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  • il y a 7 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Manuel Bompard, député et coordinateur national de La France insoumise, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:05Il s'agit de Manuel Bompard, bonjour, député LFI des Bouches-du-Rhône, coordinateur national de la France Insoumise.
00:12Les enquêteurs ont identifié 6 suspects dans la mort du jeune Quentin ce week-end.
00:17Si, et il se confirme que ces suspects sont membres de la jeune garde, est-ce que vous allez couper
00:22les liens avec ce mouvement Antifa ?
00:25Mais d'abord, ce mouvement, la jeune garde, il a été dissous.
00:30Donc je vois difficilement comment l'enquête pourrait aboutir sur l'idée que la jeune garde, en tant qu'organisation,
00:37a une responsabilité.
00:38Alors il y a une confirmation attendue du Conseil d'État ?
00:41Oui, mais le recours n'est pas suspensif, donc la dissolution est effective.
00:45Donc pour vous, la jeune garde n'existe plus ?
00:46Elle a été dissoute.
00:48Sauf si vous avez des preuves qui vous permettent de dire qu'il y a eu une reconstitution de dissous.
00:52Visuellement, ils se retrouvent ensemble.
00:53Non mais ça, je n'en sais rien, vous n'êtes ni enquêteur, ni vous, ni moi.
00:57Beaucoup de témoins ont identifié des militants de la jeune garde à Lyon ce jour-là.
01:01Oui, mais faites attention si vous voulez bien aux témoins, parce que vous savez, par exemple, j'ai vu dans
01:04la presse ce matin
01:05que des témoins, comme vous dites, ont dénoncé une personne sur les réseaux sociaux, une jeune femme qui s'appelle
01:11Blandine, qui a 20 ans.
01:12Et ce matin, dans la presse, sa famille dit que Blandine, elle est au Brésil, en Erasmus.
01:18Et que depuis qu'il y a eu ces dénonciations sur les réseaux sociaux, elle est menacée, que sa famille
01:23est menacée, qu'elle est sous protection policière.
01:26Donc, c'est la raison pour laquelle il faut être prudent.
01:28Il y a une enquête qui est en cours.
01:30Maintenant, moi, j'ai condamné dès la première heure ces faits-là.
01:35Parce qu'évidemment, je ne peux pas être d'accord avec le fait qu'on frappe un homme à terre,
01:39qu'on tue quelqu'un.
01:40Et évidemment, c'est totalement étranger à ce que sont les méthodes politiques et les principes politiques de la France
01:46insoumise.
01:46Sauf que dans votre groupe parlementaire, il y a un député LFI, Raphaël Arnaud, qui est le confondateur de cette
01:52jeune garde.
01:52Cette jeune garde qui a été soutenue par Jean-Luc Mélenchon.
01:55L'été 2023, Jean-Luc Mélenchon est allé au camp d'été de la jeune garde.
02:00Lorsque le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Rotaillot, décidait de dissoudre la jeune garde, vous étiez contre.
02:04Vous l'avez d'ailleurs manifesté à l'Assemblée nationale.
02:09Est-ce que vous regrettez d'avoir soutenu jusqu'au bout ce mouvement ?
02:13Pas du tout, écoutez, regardez.
02:14Moi, je soutiens, j'ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir des groupes et des militants qui font
02:21un travail d'autodéfense populaire.
02:23L'autodéfense et de la violence ?
02:25Non, justement.
02:26C'est bien la distinction qu'il faut poser dans ces faits.
02:28Moi, je soutiens des groupes ou des militants qui font ça.
02:32Pourquoi ?
02:32Parce que vous avez un contexte à Lyon qui, depuis des années et des années, fait que vous avez des
02:37groupes d'extrême droite qui sèment la terreur dans la ville.
02:40Et je voudrais bien qu'on puisse le dire quand même.
02:42Ismaël Ali a été tué au mois de janvier.
02:44Il y a un jeune homme qui a été tué avec un meurtre raciste.
02:47Il a été retrouvé dans un étang.
02:48Il y a des personnes LGBT ou des personnes racisées qui se font agresser dans la rue.
02:52Donc c'est aux gens de faire la justice eux-mêmes ?
02:54Non, attendez, laissez-moi terminer si vous voulez bien.
02:56Ça, c'est le contexte à Lyon.
02:57Et donc, il y a des gens qui se sont organisés pour faire en sorte que les personnes soient en
03:02sécurité,
03:02pour faire en sorte que les événements puissent se tenir.
03:05Quand c'est de l'autodéfense...
03:06À coup de point.
03:06Non, précisément.
03:08Vous allez me laisser jusqu'à mon terme et vous allez comprendre la distinction qui est très importante.
03:12Précisément, quand il s'agit de se défendre, oui, j'appuie et je soutiens ces initiatives.
03:17Vous avez l'impression que là, le Quentin s'est défendu ?
03:19Est-ce que vous avez l'impression que Quentin s'est défendu ?
03:21Pas du tout.
03:22Il a été lynché.
03:23Ils étaient 6, ils sont 10 sur lui, à lui taper sur la tête.
03:26Monsieur, vous ne pouvez pas dire ça.
03:27On ne parle pas d'autodéfense, il n'était pas en train de se défendre.
03:30Si vous m'avez laissé terminer ma phrase plutôt que de m'agresser pour commencer, madame...
03:33Mais parce que vous ne pouvez pas dire ça, monsieur Bompard.
03:35Vous êtes un élu aujourd'hui.
03:36Madame, laissez-moi terminer mon propos au lieu de le couper, d'accord ?
03:38Moi, je soutiens les initiatives d'autodéfense et donc je ne soutiens pas et je condamne absolument
03:45le fait qu'on ne fera pas un homme à terre parce que ça n'a rien à voir avec
03:49de l'autodéfense.
03:49Vous voyez cette distinction ?
03:52Mais si vous m'avez laissé parler jusqu'au bout, vous l'auriez compris ?
03:54Oui, mais madame Bompard, le terme d'autodéfense est très ambigu.
03:56La jeune garde organisait des camps où ils apprenaient à se battre, des arts martiaux, etc.
04:01On sait très bien que l'autodéfense, c'est faire le coup de poing.
04:03Pardon, je ne comprends pas ce que vous préconisez.
04:06Dans un État républicain, c'est la police qui assure l'ordre.
04:09Ce n'est pas les gens qui eux-mêmes vont dans la rue se défendre ou s'autodéfendre.
04:14Mais monsieur, depuis la nuit des temps, il y a des services d'ordre dans les organisations politiques.
04:17Vous êtes d'accord ? Et ces services d'ordre, ils s'entraînent pour pouvoir faire face à une attaque.
04:21Ça ne veut pas dire que ce sont des gens violents.
04:22Mais les services d'ordre ne sont pas condamnés pour violences, comme l'a été Raphaël Arnaud,
04:26que vous avez ensuite investi alors qu'il a été condamné pour des violences.
04:31C'est bien, parce qu'on va faire la collection.
04:32Vous connaissez le motif de cette condamnation ?
04:34Vous connaissez les contextes de cette condamnation ?
04:37Vous connaissez les contextes de cette condamnation ?
04:39Est-ce que vous connaissez ? Est-ce que vous avez lu le procès verbal de cette condamnation, madame ?
04:42Vous êtes avocate. Est-ce que vous l'avez lu ?
04:44Je vais vous dire une chose.
04:44Vous savez, c'est comme un casier judiciaire. Peu importe.
04:46Non, non, non, pas peu importe.
04:48Il va nous expliquer.
04:49Alors, expliquez-nous.
04:50Voilà ce qui s'est passé ce jour-là.
04:51Il y avait une manifestation à Lyon de personnes LGBT, d'accord ?
04:54Et il y a 80 néo-nazis qui ont attaqué cette manifestation.
04:58Voilà ce qui s'est passé ce jour-là.
04:59Et Raphaël Arnaud a arrêté une personne.
05:02Ça s'est fait sous une caméra de vidéosurveillance.
05:04Il n'y a pas eu un coup qui a été porté.
05:06Et ce qu'on a reproché à Raphaël Arnaud dans cette condamnation,
05:08on lui a dit « Ah, vous avez fait le travail de la police. »
05:10Donc la justice a eu tort.
05:11Il faudrait que ce soit la police qui fasse son travail ce jour-là.
05:13Parce que quand on attaque à 80 néo-nazis une manifestation LGBT,
05:17eh bien oui, normalement c'est à la police de s'interposer.
05:19Donc vous contestez une décision judiciaire.
05:21Non, je ne la conteste pas.
05:23Je vous dis quel a été le contenu de cette condamnation.
05:26C'est ça.
05:27Les faits, ce n'est pas une contestation.
05:29La justice dit ça.
05:30Dit ces faits-là.
05:31Mais reconnaissez que...
05:32Donc ça n'a rien à voir avec cette violence.
05:34Ça n'a rien à voir avec des coups portés.
05:35D'accord, mais reconnaissez que cette violence n'a rien à faire en politique.
05:37Mais quand on attaque une personne,
05:39il faut savoir pourquoi on l'attaque.
05:41Il ne faut pas jeter des accusations comme ça.
05:43Alors, M. Bonpart, on reste sur Raphaël Arnaud,
05:48je le rappelle, qui est fiché S.
05:49Vous cautionnez le fait qu'il ait dit par rapport à cette femme
05:52qui s'appelle Alice Cordier,
05:53on va lui mettre une balle dans la tête ?
05:54Il n'a jamais dit ça.
05:54Parce qu'il y a des enregistrements qui, justement...
05:57M. Bonpart a arrêté.
05:59Il n'a jamais dit ça et vous sortez des citations d'un contexte.
06:01Maintenant, vous avez dit...
06:02Il n'y a aucun contexte qui peut justifier,
06:04on va lui mettre une balle dans la tête.
06:05C'est comme Rima Hassan, excusez-moi M. Bonpart,
06:07qui dit et qui a relayé sur les réseaux publics...
06:09Elle a multiplié les mensonges et les fake news,
06:11mais ça n'en fera pas des vérités, madame.
06:13Et le fait que...
06:14Puisque vous répétez ça comme ça,
06:16comme si c'était infamant...
06:17Elle a relayé que Nemesis,
06:18il fallait qu'elle soit dissoute dans l'acide.
06:20Oui, c'est la même chose.
06:21Pas du tout, madame.
06:22Ah bon ?
06:22Non, c'est vrai, à chaque fois, je ne fais que mentir.
06:24Et l'apprécement aussi et les enquêtes aussi.
06:26À chaque fois, je ne me permettrai pas de dire ça,
06:26mais là, en l'occurrence, c'est ce que vous faites.
06:28Vous commencez par dire
06:30Raphaël Arnaud a été fiché S.
06:31Est-ce que vous savez que la fiche S,
06:32c'est une mesure administrative ?
06:34Et alors ?
06:34Que ce n'est pas une mesure de condamnation judiciaire.
06:36Oui, bien sûr.
06:36Est-ce que vous savez qu'il y a sans doute,
06:37dans vos rédactions,
06:38vous, les journalistes,
06:39des personnes qui sont fichées S,
06:40ça n'en fait pas des délinquants ?
06:41Ah bah si, si vous avez des impôts,
06:42il faut les donner.
06:43Il y a un certain nombre de journalistes
06:43qui sont fichées S.
06:44Ah bah ils donneraient des informations.
06:45Ça devrait être un critère d'inéligibilité,
06:46ça d'ailleurs, d'être fiché S.
06:47Ça devrait être un critère d'inéligibilité.
06:48Mais n'importe quoi, madame.
06:49Ah si, je suis désolé.
06:50Le principe de la fiche S,
06:50c'est une surveillance
06:51parce que c'est des gens
06:52qui ont accès à des données
06:53ou à des questions sensibles.
06:54Et il y a différents degrés d'ailleurs
06:56de fiches S.
06:57Et d'ailleurs,
06:57le principe de la fiche S,
06:59c'est que c'est une mesure administrative
07:00de renseignement
07:00et que précisément,
07:01ça ne devrait pas se retrouver
07:02dans la presse
07:03et sur la place publique
07:04pour essayer de stigmatiser
07:05les opposants politiques.
07:06La question, Manuel Bompard...
07:06Donc vous voyez,
07:07il faut faire attention à ce qu'on fait.
07:08Il faut faire attention à ce qu'on dit.
07:09Quand on est membre d'un parti
07:12qui aspire à prendre le pouvoir,
07:14peut-on sincèrement
07:15s'appuyer sur des mouvements
07:17aussi sulfureux
07:18que celui de la Jeune Garde ?
07:19Sincèrement,
07:20et je le dis sans polémique,
07:22Jean-Luc Mélenchon,
07:23il veut être président de la République.
07:24Oui.
07:24Est-ce que Jean-Luc Mélenchon
07:25peut être à l'Élysée
07:27en s'étant appuyé
07:28sur des personnes
07:31comme Raphaël Arnaud
07:32qui sont très contestables
07:33et des mouvements
07:34qui sont très violents ?
07:35Et son assistant parlementaire ?
07:37Il n'est pas contestable.
07:38Raphaël Arnaud a une doctrine
07:40et sa doctrine,
07:41c'est celle de l'autodéfense.
07:43Elle a toujours été celle
07:44de l'autodéfense.
07:45D'ailleurs,
07:45la Jeune Garde
07:45a été fondée
07:46Si vous êtes au pouvoir,
07:47l'autodéfense sera généralisée ?
07:49On pourra tous aller
07:50faire le coup de poing
07:51quand on n'est pas d'accord ?
07:51Non, précisément, monsieur.
07:53Parce que si je suis au pouvoir,
07:54je peux vous dire
07:54si on était au pouvoir
07:56que ça ferait des années
07:57et des années
07:57que les groupes fascistes
07:59qui sèment la terreur
08:00dans les rues de Lyon
08:00auraient été mis
08:02hors d'état de nuire.
08:03Vous voyez ?
08:03Parce que vous savez, monsieur,
08:04Il n'y aura que l'ultra-gauche
08:05qui aura le droit d'être là ?
08:06Depuis 10 ans...
08:07Non, pas du tout, monsieur.
08:07Avec 10 000 militants
08:08et 3 000 fichiers S.
08:09Pas du tout, monsieur.
08:10Mais vous savez,
08:11depuis 10 ans...
08:11La violence,
08:12elle est aussi la ultra-gauche.
08:13Elle est à l'ultra-droite,
08:14ça existe,
08:14mais aussi l'ultra-gauche.
08:15Non, attendez, monsieur.
08:16On va dire les choses
08:16telles qu'elles sont.
08:17Est-ce que vous savez
08:18que depuis 10 ans à Lyon,
08:19il y a eu 100 attaques
08:20de l'extrême-droite ?
08:21Des agressions au coup de couteau
08:22de gens qui sortaient des bars.
08:24Et ça, ça se fait
08:25dans une impunité absolue
08:26malgré nos alertes.
08:27Il y a aussi des condamnations
08:28dans l'ultra-gauche.
08:2970% des faits
08:30dont je suis en train
08:31de vous parler
08:32de l'extrême-droite à Lyon
08:33n'ont donné lieu
08:34à aucune condamnation, monsieur.
08:36Aucune condamnation.
08:37Et vous pourrez vérifier
08:37si les chiffres que je vous donne
08:39sont vrais
08:39ou s'ils ne sont pas vrais.
08:41Donc non, évidemment...
08:42Donc au pouvoir,
08:42vous continuerez à vous appuyer
08:43sur ce type de mouvement ?
08:44Mais je ne m'appuie sur rien, monsieur.
08:46Moi, je suis un garant
08:47de la concorde
08:48et de la paix civile.
08:49D'accord ?
08:50Et quand des personnes
08:53s'attaquent à des gens
08:54en raison de leur couleur de peau,
08:56de leurs origines,
08:57de leur sexualité...
08:58Mais il faut laisser faire la police.
08:59C'est son métier.
09:00Non, mais justement,
09:01il faudrait que la police
09:01fasse davantage son métier
09:02sur ce sujet.
09:03Pourquoi vous n'avez jamais parlé
09:04du fait que l'extrême-droite...
09:05Là, on a l'impression
09:05que vous nous décrivez...
09:06Pourquoi vous n'avez jamais parlé, monsieur,
09:07du fait que l'extrême-droite
09:08a tué 12 personnes
09:09depuis 2022 dans ce pays ?
09:11Pourquoi vous n'en avez jamais parlé ?
09:12Pourquoi vous n'avez jamais parlé
09:13du rugbyman argentin,
09:15un monsieur Arambourou
09:15qui a été tué ?
09:17Ce n'est pas vrai.
09:18Pourquoi vous n'avez jamais parlé ?
09:19C'est un mensonge.
09:19Du coup, c'est vous
09:20qui mentez, là, cette fois-ci.
09:22Sortez les vidéos.
09:23Mais bien sûr qu'on a parlé.
09:24Je peux vous dire,
09:25j'ai fait des émissions
09:25sur BFM TV
09:26sur l'histoire de ce rugbyman
09:28qui a été...
09:30Monsieur, laissez-moi terminer.
09:31Est-ce que vous avez déjà prononcé
09:32une fois le nom
09:34de monsieur Jamel Benjabala
09:35qui, en 2024,
09:36s'est fait tuer
09:37par un militant d'extrême-droite
09:38au niveau de l'en deux fois dessus ?
09:39On en a parlé également.
09:40Vous n'en avez parlé.
09:41Et je pourrais vous en faire
09:42la démonstration.
09:42Moi, je suis surpris
09:43de vous voir énerver.
09:44Je ne suis pas énervé.
09:45Je suis très calme,
09:45mais je suis très ferme.
09:46La meilleure des foncées
09:46est l'attaque.
09:47Vous en faites la démonstration.
09:48Mais moi, l'image que j'ai de vous,
09:50avant ce matin,
09:51c'est celle d'un éternel étudiant
09:53à la terrasse d'un café
09:55qui refait le monde.
09:56Alors, j'ai regardé votre programme.
09:57Il n'y a rien qui tient la route.
09:59J'ai regardé tout votre programme.
10:00Allez-y.
10:01Mais là, c'est vous qui vous énervez.
10:02Moi, je ne suis pas énervé du tout.
10:06En s'accrochant à sa place
10:11comme un vieux dignitaire soviétique
10:13avec sa carrière d'opportuniste.
10:18Allez-y.
10:18De vieux bourgeois.
10:21Je parle de Jean-Luc Mélenchon.
10:22Soyez pas insultants quand même.
10:23Avec ses outrances mégalomaniacs.
10:26Avec ses amis dictateurs
10:28qui mettent les peuples dans la famine.
10:30Il vous fait pas honte, monsieur Mélenchon ?
10:32Non, c'est vous qui me faites honte
10:33de parler comme ça.
10:34Vous me faites honte, monsieur.
10:36J'ai honte pour vous
10:38de répéter...
10:38Ça fait juste écho avec ce que pense la France.
10:40J'ai honte pour vous de répéter comme ça
10:41les mensonges que vous entendez
10:43sans jamais les appuyer sur des faits.
10:45Monsieur, monsieur, dites-moi...
10:46Et les dictateurs sud-américains,
10:48c'est pas des faits ?
10:48Tu bats dans la misère depuis Batista,
10:51c'est pas des faits ?
10:52Monsieur, allez,
10:53vous allez prendre votre boîte à meuf Venezuela
10:54et vous allez la renverser.
10:55C'est bon, on la connaît.
10:56Monsieur, monsieur, monsieur,
10:58la Bolivie, vous voulez qu'on parle de la Bolivie, monsieur ?
11:00Vous voulez qu'on parle de la Bolivie ?
11:01Et vous, Morales, vous le connaissez ?
11:03L'ancien président bolivien ?
11:04Non, mais ne faites pas de diversion.
11:05Non, mais vous voulez parler de la Bolivie,
11:06c'est vous qui allez parler de la Bolivie.
11:06Monsieur Mélenchon et votre parti
11:07ne connaissent rien à la Bolivie.
11:08Conscient des dictatures sud-américaines.
11:10Vous ne savez rien, monsieur.
11:11Vous ne savez même pas positionner la Bolivie
11:13sur une carte du monde
11:14et vous venez me donner des leçons.
11:16Alors, monsieur, maintenant,
11:17vous allez me dire...
11:18Mais attendez, moi, madame,
11:19on m'agresse, je réponds.
11:20Vous voyez ?
11:21Monsieur, vous allez me dire...
11:23Vous allez vous calmer d'abord ?
11:24Parce que moi, je ne suis pas là
11:25pour répondre à vos intimidations
11:27et à vos agressions.
11:29Donc, premièrement,
11:29vous allez vous calmer.
11:30Parce que moi, vous ne me parlez pas comme ça.
11:31Je ne suis pas votre ami,
11:32on ne se connaît pas.
11:33D'accord ?
11:33Ça, c'est pour être clair
11:34et pour être ferme.
11:35Maintenant, monsieur,
11:35dites-moi une déclaration de ma part.
11:37Une déclaration de Jean-Luc Mélenchon.
11:39Une déclaration de qui que ce soit
11:40qui, une fois dans sa vie,
11:41a appelé à la violence en politique.
11:43Allez-y.
11:43Monsieur Mélenchon, Mélenchon,
11:45ramenez-moi leur scalp
11:47en parlant du collectif Némésis.
11:48Monsieur Mélenchon,
11:49attendez-moi à côté.
11:50Qu'est-ce que vous racontez ?
11:51Ramenez-moi leur scalp
11:52en parlant du collectif Némésis.
11:53C'est pas vrai.
11:54C'est violent quand même.
11:55C'était dans un meeting.
11:56Regardez, madame,
11:57parce que moi, je connais le contexte.
11:58C'est faux.
12:00Vous, vous connaissez le contexte ?
12:00C'était où, madame ?
12:01Il y a toujours le contexte, vous savez.
12:02Madame, c'était où ?
12:03Vous avancez une accusation, dites-moi.
12:05C'était lors d'un meeting.
12:06Expliquez-nous.
12:08Vous n'avez pas, hein ?
12:09Vous avez fait un extrait,
12:10vous l'avez trouvé sur les réseaux sociaux,
12:11vous n'avez même pas vérifié
12:12ce qu'il y avait derrière.
12:12Donc, c'est un meeting à Toulouse
12:14qui a eu lieu il y a quelques semaines,
12:15monsieur, dans lequel
12:16nous étions en meeting,
12:17pacifiquement et tranquillement,
12:18et des militantes du collectif Némésis
12:20sont rentrées à l'intérieur du meeting
12:21pour essayer de le perturber.
12:23Il y avait un service d'ordre
12:23de la France insoumise,
12:25pacifique, vous voyez,
12:26qui les a fait sortir calmement.
12:27Elles avaient une banderole, monsieur.
12:29Elles avaient une banderole.
12:30Mais oui, parce que le service d'ordre
12:31de la France insoumise,
12:31ce sont des femmes.
12:32Elles avaient une banderole.
12:33On les voit, elles ont pas l'air très dangereux.
12:34Et Jean-Luc Mélenchon a dit,
12:35en plaisantant,
12:36vous pouvez le voir sur cette vidéo,
12:37ramenez-moi son scalp,
12:38c'est-à-dire ramenez-moi cette banderole.
12:40Et là, vous faites croire
12:41que Jean-Luc Mélenchon a appelé à la violence.
12:43Mais en fait, vous n'en savez même pas,
12:45vous ne connaissez même pas le contexte,
12:46vous ne savez même pas où c'est.
12:47Quand on dit le scalp,
12:48on parle pas d'une banderole.
12:49Vous pouvez arrêter
12:50de raconter n'importe quoi, monsieur.
12:53Manuel Bompard,
12:54ça vous gêne
12:56qu'il y ait des perturbations de meeting.
12:57Mais quand, par exemple,
12:58des féministes rentrent dans une salle
13:00pour perturber un spectacle d'un humoriste
13:02qui avait été accusé d'agression sexuelle
13:04et qui a été blanchi par la justice,
13:05là, vous trouvez ça formidable.
13:07Donc, c'est deux poids, deux mesures.
13:08Moi, je veux bien condamner
13:09toutes les intrusions
13:10dans les meetings et les salles.
13:12Mais alors, dans ce cas-là,
13:12c'est pour tout le monde.
13:13Mais est-ce que j'ai frappé ces gens, moi ?
13:16Moi, je frappe personne, moi.
13:17Mais le Mises, il ne frappe pas.
13:18Les femmes, l'Alice Cordier,
13:19elle va vous frapper.
13:20Enfin, sincèrement,
13:21vous n'allez pas me dire,
13:21vous, Manuel Bompard,
13:22vous avez peur d'une jeune fille
13:22qui doit poser...
13:25Mais si vous trouvez désormais
13:26que dans la démocratie
13:27à laquelle vous aspirez,
13:29quand des formations politiques
13:30avec lesquelles on n'est pas obligés
13:31d'être d'accord
13:32organisent des meetings
13:33ou des réunions publiques,
13:34vous considérez que n'importe qui
13:35peut rentrer à l'intérieur
13:36pour venir à l'heure de la provocation ?
13:38Alors, condamnés à chaque fois
13:39parce que vous,
13:39vous applaudissez
13:40lorsque des gens vont perturber
13:42un meeting de Jordan Bardella
13:43ou un humoriste
13:44qui a été condamné
13:46ou qui a été blanchi
13:46pour agression sexuelle.
13:47Ça vous traite ?
13:48C'est formidable ?
13:48Parce que la cause est juste.
13:50Donc, il y a des causes
13:50qui sont justes pour vous
13:51et puis des causes
13:52qui ne sont pas justes.
13:52Ce n'est pas le sujet.
13:53Vous m'avez interrogé sur...
13:57Attribuer...
13:58Parce que c'était ça
13:59le début de notre discussion.
13:59Il a quand même dit...
14:00Attribuer à Jean-Luc Mélenchon
14:01des propos violents
14:02alors qu'il n'y avait aucun propos violents.
14:04D'ailleurs, ce jour-là,
14:05les personnes de Némécis
14:06se sont sorties très calmement
14:07et très tranquillement.
14:08Et d'ailleurs, monsieur...
14:09Ramenez-vous leurs scalps
14:10que vous avez même pensé
14:11à la banderole.
14:11Et d'ailleurs, monsieur...
14:13Et d'ailleurs, monsieur...
14:15Depuis des années et des années
14:16dans tous les meetings,
14:18toutes les réunions publiques
14:19de la France insoumise,
14:20il y a des gens
14:20qui viennent nous menacer.
14:21Alors, parfois,
14:22c'est juste...
14:23Comme ceux du RN.
14:24Des gens qui rentrent
14:25dans une banderole.
14:26Mais, monsieur,
14:27est-ce que vous savez
14:28qu'il y a deux ans,
14:28à Bordeaux,
14:29dans une conférence
14:30avec mes collègues
14:31Louis Bouaillard
14:32et Carlos Martens-Bilongo,
14:34il y a 30 néo-nazis
14:35avec des barres de fer
14:36qui sont rentrés
14:36pour essayer de frapper.
14:38Et pourquoi la police
14:39qui est arrivée sur place,
14:40elle ne les a même pas contrôlées, monsieur ?
14:42Pourquoi ?
14:42Pourquoi ?
14:43Parce que vous dites
14:43que c'est à la police
14:44de faire son travail.
14:45Très bien, je suis d'accord,
14:45on les a appelés.
14:46Donc la police ne fait pas son travail.
14:47Pourquoi ce jour-là,
14:48elle ne les a pas contrôlées.
14:49Pourquoi ?
14:50Pourquoi ?
14:50Répondez à cette question.
14:51Pourquoi ?
14:52Donc nous,
14:53le service d'ordre
14:54de la France Assoumise,
14:55il fait preuve d'un courage
14:57et d'une exemplarité
14:59absolument extraordinaire.
15:00Il n'a jamais frappé personne.
15:01Il a toujours repoussé les gens.
15:02On verra ce que dit l'enquête.
15:03Tranquillement,
15:03et quel moment...
15:04Non, on verra ce que dit l'enquête.
15:06Ce que dit l'enquête,
15:07jamais une personne
15:08de la France Assoumise
15:09n'a été impliquée.
15:10Non, mais si c'est des membres
15:11du personnel
15:12qui étaient là
15:13pour sécuriser
15:14la venue de Rima Hassan...
15:16Mais absolument pas.
15:17Rima Hassan,
15:18elle est venue dans cette conférence.
15:20Elle est arrivée sur place
15:21à la conférence.
15:22Malheureusement,
15:23cette scène qu'on a vue,
15:24elle avait déjà eu lieu.
15:26Je peux même vous en faire
15:26la démonstration.
15:27C'est assez simple.
15:28C'est dans ce contexte-là.
15:29Oui, mais vous ne pouvez donc
15:30pas mettre en cause
15:31des gens qui accompagnaient
15:32Rima Hassan
15:33et garantissaient sa sécurité
15:34puisqu'ils n'étaient pas sur place.
15:35Donc là,
15:36j'en ai la certitude absolue,
15:37monsieur.
15:37Ou alors,
15:38vous êtes capable de me dire
15:39pourquoi la vidéo qu'on a vue,
15:40il fait jour
15:40et quand Rima Hassan
15:41arrive à la conférence
15:42à 18h10,
15:43s'il fait nuit.
15:43Vous voyez,
15:44tous ces gens-là étaient là.
15:45Ça n'avait rien à voir
15:46avec la venue de Rima Hassan.
15:47Le service d'ordre de la...
15:48Mais à quel moment j'ai dit ça ?
15:50Le service d'ordre
15:50de la France insoumise
15:51qui était mobilisée
15:52ce jour-là
15:53n'a eu aucun contact
15:55d'aucune sorte que ce soit
15:56avec aucun des groupes
15:57qui étaient à l'extérieur.
15:58D'ailleurs,
15:58Rima Hassan est même resté
15:5915 minutes sur le perron
16:00de Sciences Po
16:01à l'issue de sa conférence
16:02et ça se passait très bien.
16:03Donc, il ne faut pas lui faire
16:04porter une responsabilité
16:05sur quelque chose
16:05qu'elle n'a pas.
16:06Eh bien, on va continuer
16:07à en parler
16:15à Sciences Po
16:18parce que ces meetings
16:20provoquent un trouble
16:21à l'ordre public.
16:22Vous allez me dire
16:22si vous êtes d'accord ou pas.
16:23On y écoutera le ministre
16:24qui s'appelle Philippe Baptiste
16:25pour ceux qui ne le savaient pas.
16:26À tout de suite
16:27sur RMC, RMC Story.
16:44La suite des Grandes Gueules
16:46sur RMC, RMC Story
16:48avec Maître Pégan,
16:49Emmanuel Devilliers,
16:50Abel Boyi
16:50et notre invité
16:51Emmanuel Bompard,
16:52député LFI des Bouches-du-Rhône
16:53et coordinateur national
16:55de la France Insoumise.
16:56Monsieur Bompard,
16:57je voudrais vous faire écouter
16:57le ministre de l'Enseignement supérieur,
17:00Philippe Baptiste,
17:01qui a annoncé ce matin
17:02sur BFM TV
17:03qu'il n'y aurait pas
17:04d'autres meetings
17:05dans les universités
17:06s'il y a un risque
17:07de trouble
17:08à l'ordre public.
17:10Ce qui est sûr,
17:11c'est qu'avec les risques
17:12qu'on a aujourd'hui
17:13qui sont maintenant
17:15tristement très très clairs,
17:16évidemment,
17:16non.
17:17Il n'y aura pas d'autres meetings
17:18de ce type-là,
17:19évidemment,
17:20dans les établissements.
17:21Je veux dire,
17:21ce n'est pas possible
17:21puisque les troubles
17:22à l'ordre public
17:23qui sont malheureusement,
17:24et pardon de le dire comme ça,
17:26mais avérés
17:27de manière extrêmement brutale.
17:29Il n'y aura plus donc
17:30de Rima Hassan à Sciences Po ?
17:32C'est scandaleux
17:33parce qu'en fait,
17:34on a besoin
17:35dans nos universités
17:36d'avoir du débat politique,
17:37quel qu'il soit d'ailleurs.
17:38On a besoin d'avoir
17:39du débat politique
17:40Donc on peut accueillir
17:40tout le monde aussi.
17:41Mais attendez, attendez.
17:42Si maintenant il suffit
17:43qu'un ministre considère
17:44qu'il y a trouble
17:45à l'ordre public,
17:46regardez la logique folle
17:47dans laquelle ça va nous mener.
17:48Ça veut dire que
17:49quelqu'un que je n'aime pas,
17:50moi,
17:51qui va être invité,
17:52je n'aime pas,
17:52ça veut dire
17:52que je ne partage pas
17:53ses idées politiques,
17:54qui va être invité
17:54dans une université.
17:55Je vais faire quoi ?
17:56Je vais appeler
17:56un rassemblement devant,
17:57je vais envoyer des courriers
17:58à l'université
17:59de telle sorte
18:00à ce que le ministre dise
18:01qu'il y a un trouble
18:02à l'ordre public
18:02donc je vais interdire
18:03sa participation.
18:04C'est un critère
18:05qui est un critère arbitraire.
18:06On ne peut pas fonctionner
18:07comme ça.
18:07La vérité,
18:08c'est que la responsabilité
18:10des pouvoirs publics,
18:11c'est de garantir
18:12la capacité de chacun
18:14à pouvoir exprimer
18:15librement ses idées.
18:16Et donc,
18:17quand il doit y avoir
18:17un événement,
18:18et d'ailleurs,
18:19c'est une question
18:19qu'on peut se poser
18:20sur le drame
18:21qui est survenu à Lyon
18:22puisque manifestement,
18:23on sait que Némécis
18:24avait informé,
18:26que la préfecture de Lyon
18:28avait été informée
18:28du fait qu'il y allait avoir
18:29une manifestation devant.
18:31On peut se poser la question
18:32de savoir
18:32quelles ont été
18:33les mesures de sécurisation
18:34qui ont été mises en œuvre ?
18:36Pourquoi il n'y avait pas,
18:36par exemple,
18:37on a vu une première scène
18:38qui est une scène
18:38d'altercation
18:39entre Némécis
18:40et un groupe d'étudiants ?
18:41Pourquoi il n'y avait pas
18:42de cordon policier ?
18:43Donc là,
18:43vous demandez plus de police.
18:45En général,
18:45c'est l'inverse.
18:46Mais moi,
18:46non,
18:47ce n'est pas l'inverse.
18:47Ça dépend,
18:48en fait.
18:48Vous avez des mots très durs.
18:50Je demande une police
18:50qui est républicaine,
18:52qui respecte les règles déontologiques.
18:54Je n'ai jamais dit
18:54que j'étais contre la police.
18:56Tout ça est absurde.
18:56Vous dites,
18:57par exemple,
18:58les hommages à Quentin
18:59ont été interdits
19:00à Toulouse
19:01par le préfet
19:02justement parce qu'il y avait
19:03un risque de trouble
19:03à l'ordre public.
19:04Donc là,
19:05vous dites,
19:05il faut laisser les hommages
19:06à Quentin se réaliser aussi ?
19:07Mais ça dépend
19:07si c'est des hommages
19:08qui sont des hommages
19:10pacifiques,
19:11calmes.
19:12Et encore une fois,
19:13quelles que soient les idées
19:14des personnes
19:14qui les portent,
19:16moi,
19:16je ne suis évidemment pas d'accord
19:17avec la mouvance politique
19:19à laquelle appartenait
19:20cette personne,
19:21qui était une personne
19:22qui était engagée
19:23dans un certain nombre
19:23de groupes
19:24d'extrême droite néo-nazis.
19:26Je ne suis évidemment
19:26pas d'accord avec sa mouvance.
19:28C'est néo-nazis, non ?
19:29Écoutez,
19:29franchement,
19:30excusez-moi.
19:31Vraiment,
19:31je trouve qu'il faut faire attention
19:32parce que je ne veux pas
19:34donner l'impression
19:35de vouloir parler
19:36d'une personne
19:37qui vient de décéder.
19:38Mais ce que vous dites
19:38est faux.
19:39Il y a des photos de lui,
19:39y compris dans des défilés
19:40néo-nazis.
19:41Pardon.
19:41Donc,
19:42je suis désolé
19:43de devoir le dire.
19:44Mais en l'occurrence,
19:44c'est la vérité.
19:46et ça ne justifie
19:48évidemment pas,
19:48on va le dire comme ça
19:49pour ne pas qu'on me fasse
19:50des procès
19:50qui seraient particulièrement
19:52odieux et infamant.
19:53Ça ne justifie évidemment
19:53pas qu'ils soient morts.
19:54Donc,
19:55si c'est des manifestations
19:56calmes et pacifiques,
19:57oui.
19:58Si c'est des gens
19:59qui vont avoir
20:00des propos
20:01qui sont des propos haineux,
20:02racistes,
20:03xénophobes,
20:04alors là,
20:04évidemment,
20:04non,
20:04parce que c'est un délit
20:05et c'est un trouble
20:06à l'ordre public.
20:06Abel Boyy,
20:08alors moi,
20:08je vais commencer mon propos
20:09en me faisant l'avocat du diable.
20:10Il y a une chose
20:10que je vous reconnais,
20:12c'est que vous ne vous plaignez pas
20:15à la hauteur
20:15de tout ce que vous prenez
20:16dans la gueule.
20:17Ça,
20:18c'est une réalité
20:18et ça,
20:19on ne le dit pas assez.
20:20D'autres partis
20:21en prennent plein dans la gueule
20:22mais vous faites partie
20:23de ceux qui en prennent
20:24quand même beaucoup.
20:25Maintenant,
20:25moi,
20:25la chose qui me gêne
20:27avec LFM
20:27et comme avec tous les partis politiques,
20:29moi,
20:29mon reproche sera vraiment global.
20:31Parce que moi,
20:31je fais partie de ceux
20:32qui,
20:33en voyant le spectacle politique,
20:34se disent
20:34« moi,
20:35je vais être soit dans l'abstention,
20:37soit dans le vote blanc ».
20:38La première chose
20:39en ce qui concerne LFM,
20:40quand vous vous adressez
20:41à la population,
20:42vous ne parlez pas
20:43à tous les Français,
20:44vous donnez l'impression
20:45de ne vous adresser
20:46qu'à votre base électorale en fait.
20:48C'est en gros
20:49« restons forts face à la tempête »
20:51et vous n'avez pas cette démarche
20:52de rassurer
20:54des personnes
20:54qui peuvent avoir peur
20:55à tort ou à raison
20:56parce qu'un propos
20:57peut être mal interprété
20:58mais une communication
20:59peut être maladroite aussi.
21:00Et je n'ai pas l'impression
21:01quand je vous entends,
21:03quand j'entends vos collègues,
21:04quand j'entends Jean-Luc Mélenchon,
21:05que vous allez vers ceux
21:06qui sont susceptibles
21:08d'être comme moi,
21:08d'être dans l'abstention
21:09ou même de voter
21:10dans d'autres partis
21:10pour se dire
21:11« on a un projet pour la France,
21:12on veut vous parler à vous aussi ».
21:14Et la dernière chose
21:15et je finirai dessus.
21:16Pour moi,
21:17tous les partis sont coupables
21:18d'une communication violente.
21:20Qu'est-ce que ça fait
21:21pour les gens comme moi
21:22qui essayons d'être mesurés ?
21:23Je n'ai pas envie
21:24de vivre dans la France
21:24et je vais prendre
21:25les citations de tout le monde.
21:26Ou la police tue,
21:28ou le blanc est raciste,
21:29ou le noir est violeur,
21:31ou l'arabe est terroriste,
21:33ou le juif a plein d'argent,
21:34ou le chef d'entreprise
21:36c'est un salopard
21:37qui abuse du prolétariat
21:39et vous êtes tous complices,
21:40chacun dans votre idéologie,
21:42de cette communication radicalisée
21:44qui fait que nous,
21:45on est pris en étau au milieu.
21:46Et pour des personnes comme moi,
21:47qu'est-ce qui se passe au quotidien ?
21:49Je vais dire une chose
21:50qui va dans un sens,
21:51je vais me faire traiter
21:51d'islamo-gauchiste.
21:52Je vais dire une chose
21:53qui va dans un autre sens,
21:54je vais me faire traiter
21:55d'arabe,
21:56pas d'arabe de maison,
21:57de nègre de maison plutôt,
21:58ou de bounti,
21:59parce que la communication politique
22:01nous prend en étau.
22:03Est-ce que ça,
22:03au moins,
22:03vous pouvez le reconnaître
22:04qu'il y a aussi des erreurs
22:06de tous les partis
22:07par rapport au spectacle pitoyable
22:08que nous voyons ?
22:09D'abord,
22:10évidemment,
22:10qu'il peut y avoir des erreurs
22:11dans tous les partis,
22:12y compris à la France insoumise.
22:14Moi,
22:14je ne considère pas
22:15que nous sommes parfaits,
22:16que toutes nos communications
22:18sont extraordinaires.
22:20Ça peut arriver,
22:21comme tout le monde,
22:21parce que nous ne sommes
22:22que des êtres humains,
22:23que nous puissions faire des erreurs.
22:25Par rapport à vos questions,
22:26je vais vous dire deux choses.
22:28Premièrement,
22:29je regrette,
22:29si vous avez l'impression,
22:30qu'on ne s'adresse
22:31qu'à une partie de la population,
22:32parce que ce n'est pas
22:33notre intention.
22:34Et d'ailleurs,
22:35c'est dommage,
22:35peut-être qu'on ne parle pas
22:36suffisamment des programmes
22:37et des propositions,
22:38mais vous ne trouverez
22:39aucune de nos propositions.
22:41Évidemment,
22:41vous pouvez être d'accord,
22:42pas d'accord avec nos propositions.
22:44Ça,
22:44ça s'appelle la démocratie.
22:45Mais vous ne trouverez
22:46aucune de nos propositions
22:47qui ne s'adresse pas
22:48à la population dans son ensemble,
22:50qui ne s'adresse qu'à une catégorie
22:52particulière de la population.
22:53Là,
22:54on va parler des élections municipales.
22:55Quand vous défendez
22:56la gratuité de la cantine scolaire,
22:58ça s'adresse à l'ensemble
22:59de la population.
23:00Quand vous défendez
23:01une politique de lutte
23:02contre le logement indigne,
23:03ça s'adresse à l'ensemble
23:04de la population.
23:05Donc,
23:05je regrette
23:06si vous avez ce sentiment.
23:07Sans doute,
23:07ça veut dire qu'il faut
23:08qu'on améliore des choses.
23:09Mais en tout cas,
23:09c'est certainement pas...
23:10Et je le dis pour tous les partis.
23:11Mais il n'y a pas de problème
23:11et vous avez tout à fait
23:12le droit de le dire.
23:13Mais en tout cas,
23:14ce n'est certainement pas
23:14notre intention.
23:15Pour le deuxième point
23:16que vous avez abordé,
23:17pardon.
23:18Je suis désolé,
23:19mais vous avez fait
23:19une énumération
23:20et complète,
23:21mais qui met sur le même plan
23:23des éléments,
23:24là aussi,
23:24avec lesquels vous pouvez
23:25être en accord ou en désaccord,
23:26mais qui ne sont pas
23:26de même nature.
23:28Excusez-moi,
23:28pour reprendre
23:29les propos cités,
23:30ce n'étaient pas les vôtres,
23:31évidemment.
23:31Quand vous dites
23:32que les Arabes
23:32sont des voleurs,
23:34ça,
23:34ça s'appelle du racisme.
23:35Et le racisme en France,
23:36c'est un délit
23:37condamné par la loi.
23:38Ce n'est pas une opinion politique.
23:40Quand vous dites
23:41que dans telles circonstances,
23:43parce que c'est un drame,
23:45il y a eu un gamin
23:47qui,
23:48après un refus
23:48d'obtent opérer,
23:49s'est fait tuer
23:49par la police,
23:51ça,
23:51ça s'appelle un fait.
23:52Ça ne s'appelle pas
23:53une opinion.
23:53Mais ça ne veut pas dire
23:54que tous les policiers
23:55sont des tueurs.
23:55Vous avez tout à fait raison.
23:57Et aucun d'entre nous
23:57n'a jamais dit
23:58que tous les policiers
23:59sont des tueurs.
23:59Quand on fait une phrase
24:00qui essentialise,
24:02en fait,
24:03vous donnez le bâton
24:03à ceux qui sont
24:04de l'autre côté,
24:05qui vont dire
24:05la police tue,
24:07les Arabes sont ceux-ci,
24:08les Noirs sont ceux-là,
24:09et on se retrouve,
24:09nous, au milieu,
24:11on se retrouve pris
24:12en tenaille comme ça
24:12et tous les partis,
24:14vous ne le voyez pas.
24:15Permettez que je vous fasse
24:15juste une remarque.
24:18Regardez,
24:19quand vous dites
24:21l'école,
24:22l'EHPAD
24:23maltraitent nos aînés,
24:24vous ne dites pas
24:25que toutes les personnes
24:26qui travaillent en EHPAD
24:26sont responsables
24:27d'une maltraitance.
24:28Vous dites qu'il y a
24:29un problème structurel,
24:30un manque de moyens,
24:31un manque d'encadrement
24:32qui font qu'on considère
24:33que nos personnes âgées
24:34ne soient pas suffisamment
24:35bien prises en charge
24:36dans les EHPAD.
24:36Quand vous dites
24:37l'école est à bout de souffle,
24:39vous trouvez qu'il y a
24:39un problème de financement
24:40de l'école,
24:41mais vous ne dites pas
24:42que les institutrices
24:43et les institutaires
24:43sont tous responsables.
24:43Mais la police tue,
24:44c'est plus fort
24:45que dire que l'école
24:45est à bout de souffle.
24:46Il s'agit de poser
24:47évidemment pas
24:48une responsabilité
24:49individuelle des policiers,
24:50mais une question
24:51d'un système d'impunité
24:52qui est organisé
24:53et que l'on dénonce.
24:55Mais ça,
24:56vous avez le droit
24:57d'être d'accord
24:57ou de ne pas être d'accord
24:58avec ce que je suis en train de dire.
24:59Mais vous ne pouvez pas
25:00le faire sur le même plan
25:01que des propos
25:02qui sont des propos
25:02de délireux ou racistes.
25:03Non, parce qu'il nous reste
25:04peu de temps
25:04et je voudrais qu'on parle
25:05des municipales.
25:05Je vous remercie de la question
25:06et j'espère vous avoir répondu.
25:07Je voudrais qu'on parle
25:08des municipales
25:08puisqu'on est à 4 semaines
25:09du premier tour.
25:10La France Insoumise
25:12historiquement
25:12n'a pas une implantation locale
25:14encore très très forte
25:16parce que c'est un parti récent
25:17par rapport au Parti Socialiste
25:19notamment.
25:20Est-ce que vous avez
25:20là des ambitions précises ?
25:22Prendre des grandes villes
25:24qui seraient un peu des symboles ?
25:24On parle beaucoup de Roubaix
25:26qui est une ville
25:26de plus de 100 000 habitants.
25:28Oui, bien sûr.
25:29Vous l'avez dit,
25:29la France Insoumise
25:30elle a fêté ses 10 ans
25:31l'année dernière.
25:32Donc c'est un jeune mouvement politique
25:34qui effectivement
25:34n'a pas aujourd'hui
25:36une représentation,
25:37une implantation
25:38dans des conseils municipaux
25:39qui soit très importante
25:40qui d'un certain point de vue
25:42fait que dans l'élection municipale
25:43en quelque sorte
25:44on ne peut que progresser.
25:45On ne parle pas de grand-chose
25:46il faut dire tel que c'est.
25:48Bon, oui, notre objectif
25:49c'est d'avoir davantage
25:50de membres des conseils municipaux
25:52et pourquoi pas
25:52de gagner plusieurs mairies.
25:54Alors après,
25:55combien on verra ?
25:56C'est les électrices
25:57et les électeurs.
25:58Mais on a deux mairies aujourd'hui.
25:59Qu'est-ce qui vous différencie
26:01des autres ?
26:02Pourquoi voter
26:02France Insoumise
26:03et au municipal ?
26:03C'est une bonne question
26:04parce que je trouve
26:05que c'est dommage
26:05qu'on ne parle pas suffisamment
26:06des programmes
26:07des uns et des autres.
26:08Je disais,
26:08chacune de nos listes
26:09elle porte l'idée
26:10qu'il faut que la comptine
26:11soit bio et gratuite
26:13parce que nos gamins...
26:13Gratuit, c'est payé
26:14par quelqu'un quand même.
26:15Non mais d'accord,
26:16mais la différence...
26:17Mais évidemment,
26:17gratuit, ça veut dire
26:18que c'est payé par tous.
26:20Et pourquoi ?
26:21Parce qu'on considère
26:21que le fait que nos enfants
26:23puissent manger à leur faim,
26:25parfois c'est leur seul repas
26:26dans la journée
26:26quand vous êtes
26:27dans une famille populaire.
26:28Parfois le repas à la comptine
26:29c'est le seul repas.
26:30Donc il faut que ça soit gratuit.
26:31Il ne faut pas qu'il y ait des gens
26:32qui ne puissent pas aller
26:33à la comptine
26:33par manque de moyens.
26:35Et il faut que ça soit bio
26:36parce qu'il y a des tarifs sociaux.
26:38Mais parfois les tarifs sociaux,
26:39je ne vais pas citer de ville
26:40parce que je sais quoi,
26:41après ça pose des difficultés
26:42du point de vue
26:42du comptage du temps de parole,
26:44mais je connais
26:44un certain nombre de villes
26:45dans lesquelles
26:46vous avez des familles
26:47qui disent
26:47moi je n'ai pas les moyens
26:48même avec les tarifs sociaux
26:49de mettre mes enfants
26:50à la comptine.
26:50Il faut que ces comptines
26:51soient bio
26:52parce qu'on parle beaucoup
26:53de pesticides, etc.
26:54en ce moment.
26:54La nourriture de qualité,
26:55ça ne peut pas être réservé
26:56qu'à une catégorie
26:57de la population.
27:03les logements délabrés,
27:04les ascenseurs
27:05qui ne fonctionnent pas
27:06et bien souvent
27:07les mairies abandonnent
27:08les habitants qui y habitent.
27:09Moi je connais
27:10un certain nombre de villes
27:11là aussi,
27:11je n'ai pas le droit d'en citer,
27:12dans lequel il y a
27:12des copropriétés dégradées,
27:14dans lequel le logement social
27:15est dans un état
27:15absolument calamiteux.
27:17Là il faut que les pouvoirs
27:17publics se bougent.
27:18La question de la sécurité
27:19et de la tranquillité publique
27:21parce que souvent
27:21on nous fait des procès
27:22sur ce sujet.
27:23Moi je dis mais
27:24ce n'est pas les recettes
27:25de ceux qui sont au pouvoir
27:26aujourd'hui qui fonctionnent.
27:27Attendez,
27:28ne faites pas de caricatures,
27:29regardez.
27:33C'est votre programme
27:35M. Montpard
27:36qui est une caricature ?
27:37Non, c'est vous
27:38qui êtes une caricature
27:38dans vos questions,
27:39on l'a vu déjà tout à l'heure.
27:40Écoutez,
27:41laissez-moi donner un argument
27:42si vous voulez bien
27:43avant de lancer une polémique.
27:44Non, je ne sais rien.
27:45Vous connaissez la ville
27:46la plus vidéosurveillée de France ?
27:47Oui, c'est Nice.
27:48C'est Nice.
27:49Nice, il y a eu 80%
27:50sur les cinq dernières années
27:51d'augmentation des délits
27:52liés au trafic de drogue
27:53et 20% d'augmentation
27:54des violences.
27:55Vous connaissez la ville
27:56de Perpignan ?
27:56Il y a eu une augmentation
27:57très importante des violences
27:58et une mairie dirigée
27:59par le Rassemblement National
28:00ces cinq dernières années.
28:02Alors moi, je veux bien
28:02qu'on essaye de me faire croire
28:03que c'est ceux qui sont au pouvoir
28:04et qui mettent en place
28:05des recettes qui ne fonctionnent pas
28:06qui vont régler les problèmes
28:07qu'ils ont eux-mêmes posés.
28:08Parce que dans les villes de gauche,
28:09on est plus en sécurité aujourd'hui ?
28:11Non, mais la question de la sécurité...
28:12On n'est pas sûr qu'à Nantes,
28:13par exemple,
28:13que ce soit le constat.
28:13La question de la sécurité,
28:15elle existe partout.
28:16J'aspire à une rupture
28:18avec les politiques
28:18qui sont à l'oeuvre sur ce sujet.
28:19Et comment on fait ?
28:20On fait de la prévention.
28:22On fait de la tranquillité publique.
28:23On fait de la présence humaine.
28:24Mais vous pouvez souffler, monsieur...
28:26Votre partie, c'est l'anarchie,
28:28la France ruinée,
28:28la France de l'immigration sans limite,
28:30la France qui brûle,
28:31la France des émeutes.
28:32Vous êtes vraiment une caricature
28:33sur Paz, quoi.
28:35Vous n'avez même pas d'argument,
28:36vous répétez...
28:37Et au bout de votre programme,
28:38il y a le racisme,
28:39les Français,
28:39les uns contre les autres.
28:40Monsieur, est-ce que vous êtes capable
28:41d'avoir un débat posé,
28:43argument contre argument,
28:45fait contre fait ?
28:46Bon, c'est bon, c'est bon.
28:47Monsieur Bompard,
28:48est-ce que vous craignez...
28:49Est-ce que vous craignez
28:50que l'affaire de Quentin,
28:51parce qu'on va revenir quand même
28:51à quelque chose d'important,
28:52est-ce que vous craignez
28:53que l'affaire de Quentin
28:55pèse électoralement
28:56sur vos listes aux municipales ?
28:57Non, parce que je crois
28:58que les gens sont intelligents
28:59et ils ne croient pas
29:00à un certain nombre de mensonges
29:01qui sont proférés médiatiquement
29:03visant à faire porter
29:04quelques responsabilités
29:05que ce soit à la France insoumise
29:06dans ce drame.
29:07Vous savez,
29:07il faut avoir un peu
29:08de recul historique
29:09sur les événements
29:10et en l'occurrence,
29:11l'instrumentalisation
29:12dont fait l'objet
29:13ce terrible drame,
29:14elle ressemble beaucoup
29:15par exemple
29:15à ce qui s'est passé aux Etats-Unis
29:17après la mort de Charlie Kirk
29:18où vous avez Trump
29:19qui a expliqué
29:20que c'était les démocrates
29:21qui étaient responsables
29:21alors qu'évidemment
29:22ils n'avaient aucune responsabilité.
29:24Donc j'ai suffisamment
29:24de recul sur l'histoire
29:25d'expérience
29:26et de vision internationale
29:27pour ne pas être naïf
29:28des instrumentalisations politiques
29:30qui sont à l'œuvre aujourd'hui.
29:31Et je pense que les Françaises
29:32et les Français
29:32sont suffisamment intelligents
29:34pour ne pas tomber
29:34dans ce piège
29:35et dans ce panneau.
29:36Parce que là,
29:36ça vient de tomber,
29:37on vient d'apprendre
29:38que c'est Anne-Claire Lejean
29:40dans une conseillère
29:41d'Emmanuel Macron
29:41qui va succéder à Jack Lang
29:43à la tête de l'Institut
29:44du Monde Arabe à Paris.
29:45Elle était conseillère diplomatique
29:46à Anne-Claire Lejean.
29:47Je ne connais pas cette personne
29:48donc je peux difficilement commenter.
29:50Je ne sais pas
29:50qu'elle est son...
29:51C'est une proche d'Emmanuel Macron.
29:52Par contre,
29:52j'observe effectivement
29:53que j'ai bien compris
29:54que dans toutes les nominations stratégiques
29:56ces derniers jours
29:56et ces dernières semaines,
29:58Emmanuel Macron se rapproche
29:59de la sortie du pouvoir
30:00et donc il essaye de replacer
30:01ses plus proches
30:02dans à peu près
30:03toutes les fonctions stratégiques
30:04de l'État.
30:04Quand Jean-Luc Mélenchon
30:05sera président,
30:05il ne meura aucun proche ?
30:07Jamais.
30:07Jamais.
30:08Par exemple,
30:09très concrètement,
30:10monsieur,
30:11quand on parle de la Cour des Comptes,
30:13nommer quelqu'un
30:14qui est ministre en exercice,
30:15qui a donc préparé le budget
30:17à la tête de l'institution
30:18qui va avoir ensuite
30:19pour mission d'évaluer ce budget,
30:20ça pose quand même un problème
30:21que tout le monde peut remarquer.
30:23Donc évidemment
30:23que vous pouvez nommer des gens
30:24en fonction de leur proximité politique
30:26mais vous faites attention
30:27de respecter quand même
30:28un petit peu les institutions.
30:29Et je vois monsieur De Villiers
30:31qui hoche la tête,
30:31vous voyez,
30:32on peut même mettre
30:33sur un sur un...
30:33Il y a des convergences.
30:35Des convergences.
30:36Et je préfère qu'on termine comme ça
30:37que comme on dit.
30:38Merci Manuel Bompard
30:39d'être venu dans les grandes gueules.
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