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  • il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Clément Baune, haut-commissaire au plan, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:05Parce que c'est toi qui avais initié cette envie de débat avec Clément Beaune,
00:11monsieur le haut-commissaire au plan. Bonjour.
00:12Je vois.
00:13On va repasser cet extrait de Charles Consigny dans les GG.
00:17On se demandait à quoi servait le haut-commissariat au plan.
00:20Il a d'abord servi à fournir au duc de Pau, monsieur Bayrou,
00:26un secrétariat de bureau, de chauffeur, etc.
00:28Ensuite, le jeune Beaune, fringant macroniste de la première heure,
00:33s'est retrouvé le bec dans l'eau après les législatives.
00:37Où allait-on pouvoir lui fournir un revenu, une logistique
00:42et des interviews dans la presse au plan ?
00:46Et voilà qu'il faut du coup quand même faire quelque chose
00:48parce que sinon c'est un emploi purement fictif.
00:51Donc qu'est-ce qu'on fait ?
00:52Quand on a fait l'ENA et qu'on est dans un job vaseux,
00:55on invente une usine à gaz.
00:56– C'était quoi l'usine à gaz déjà ?
01:00– L'éco-chèque.
01:00– L'éco-chèque, on va y revenir.
01:02Mais alors Charles, explique pourquoi tu t'en prends…
01:05– Au jeune Beaune.
01:05– Qui n'est pas si jeune d'ailleurs,
01:07donc au moins il y avait un compliment dans la phrase.
01:09– Au commissaire au plan.
01:10– C'était seul.
01:11– Il y a une part d'ironie évidemment quand je dis le jeune Beaune
01:14étant probablement plus jeune que le jeune Beaune.
01:17– Je le crains.
01:17– Même si j'ai moins de cheveux.
01:18– Non, moi je pense que ce n'est pas pour être désagréable avec l'intéressé.
01:23D'abord je vous remercie Clément Beaune d'être là
01:25malgré ses amabilités qu'on vient de diffuser.
01:28Mais c'est très bien.
01:30Vous savez qu'au Parlement, il y a à peu près le même genre d'attaques.
01:34Moi je pense que le plan effectivement est une espèce de résurgence
01:39et surtout de manifestation de tout ce qui, à mon sens, va mal dans notre pays.
01:45Donc je pense que ça montre à quel point on doit sortir la tronçonneuse
01:51et élaguer joyeusement et profondément dans les dépenses publiques.
01:56C'est tout.
01:57Ça vaut pour le plan, ça vaut pour le Conseil économique, social et environnemental,
02:00ça vaut pour toutes ces agences qui font doublon avec l'État,
02:05ça vaut pour un certain nombre d'institutions.
02:07Et il est vrai que, m'intéressant à cette institution qui est le plan,
02:13je peux constater qu'en plus c'est une espèce de mine d'or,
02:18si l'on peut dire, de mine d'or d'argent public,
02:22à ce qu'il faudrait supprimer.
02:24J'ai pris un exemple dans notre précédent débat.
02:26Là, j'en ai trouvé un autre qui, franchement, m'interpelle.
02:32J'ai lu le rapport sur les territoires zéro chômeur de longue durée,
02:38qui vise à faire en sorte que les chômeurs de longue durée ne leur restent pas,
02:44si vous voulez, retournent dans l'emploi.
02:45Alors comment...
02:45Je lance territoire zéro chômeur de longue durée.
02:49Personne.
02:50Donc, qui rédige ce rapport ?
02:52D'abord, tout un tas de rédacteurs,
02:54notamment des gens qui travaillent à la Dares.
02:56Alors, qu'est-ce que la Dares ?
02:57C'est déchouper le monde du travail pour éclairer...
03:00Vous prenez toute l'administration et pas seulement le plan,
03:02je ne vais pas pouvoir répondre pour tout le monde.
03:03Le débat public.
03:04Non mais, oui, mais ce qui m'intéresse, c'est toute cette administration.
03:06Je voudrais répondre quand même.
03:08Donc, on a quasiment plus d'une dizaine de rédacteurs pour ce rapport,
03:12je ne serai pas loin.
03:13Et notamment, donc, des gens de cet organisme qui s'appelle la Dares.
03:17Et qu'en gros, ils nous expliquent quoi ?
03:19Qu'ils vont donner un emploi public, puisqu'en fait, c'est ça,
03:22à des gens qui sont chômeurs de longue durée,
03:24parce qu'il faut quand même essayer de les resocialiser.
03:27Alors, pour ça, il y a des associations.
03:29Il y a le fonds ETCLD, l'association TZCLD,
03:36les CLE, CLE, c'est les comités locaux pour l'emploi,
03:39pour les PPDE, donc les personnes privées durablement
03:43d'emploi, qui vont être orientées vers les EBE,
03:46les entreprises à but d'emploi, etc., etc.
03:49Et alors, quand on lit le rapport,
03:53donc, il y a des groupes de chercheurs qui sont nombreux,
03:55qui viennent de Eval Lab, IPP, ACME, SPE, PE.
04:00– Oui, mais ça, M. Beaune, c'est la France d'aujourd'hui.
04:11Je termine juste.
04:13Ce qui m'intéresse beaucoup, c'est que je me suis donc renseigné
04:15dans le détail là-dessus.
04:17Qu'est-ce qu'on apprend finalement au terme de ce rapport,
04:19puisque, somme toute, les rédacteurs sont d'assez bonne foi,
04:22c'est que tout ça présente un coût réel pour les finances publiques,
04:25et qu'en gros, remettre au travail des gens qui en sont sortis,
04:29puisqu'ils perçoivent énormément d'allocations diverses, etc.,
04:32autant leur retrouver un emploi, même public,
04:35ça coûte moins cher que le cumul des allocations.
04:37Moi, je propose la suppression de ces allocations.
04:39Et je pense que dans les pays où il n'y a pas de BE,
04:42de TZ, CLD, de haut commissariat au plan,
04:46de Dares, etc.,
04:47les gens, quand ils n'ont plus de revenus,
04:50ils se remettent au boulot tout seuls,
04:51ils n'ont pas besoin de tout ça.
04:52Clément Beaune, vous êtes content d'être là ?
04:55Oui, je serais content d'être là.
04:56Moi, non, en vrai, je suis toujours content de débattre,
04:57mais Charles Consigny a toujours un peu le même talent,
05:00mais aussi la même dérive,
05:01c'est que vous amalgamez plein de choses.
05:03Vous êtes contre un certain nombre de dépenses publiques,
05:04c'est votre droit,
05:05mais si on peut répondre comme sur l'objet,
05:07moi, je ne vais pas être content de toutes les dépenses publiques.
05:08Le haut commissariat au plan, c'est un rapport du plan ?
05:11Justement, non,
05:12mais c'est une commande du Parlement, en l'occurrence.
05:14J'ai répondu, d'ailleurs, tout groupe confondu,
05:15de LR au groupe PS,
05:17et je crois qu'il y avait même LFI,
05:18qui ont commandé cette étude.
05:20Donc, moi, je réponds aux parlementaires aussi,
05:22pour éviter d'ailleurs qu'ils le fassent
05:23avec leurs propres moyens
05:23et qu'on économise un peu d'argent.
05:25Mais je vais quand même répondre sur le plan.
05:27D'abord, moi, je suis arrivé pour,
05:28justement, faire des économies,
05:29parce que quand je suis arrivé,
05:30il y avait le haut commissariat au plan,
05:31on m'appelle encore haut commissaire au plan,
05:33ce n'est plus tout à fait le cas,
05:33parce qu'on l'a supprimé,
05:34le haut commissariat au plan.
05:35Il y avait un autre organisme
05:36qui faisait aussi un peu la même chose.
05:37Il a fusionné avec France Straté.
05:38Oui, et bien, moi, je le dis,
05:40c'est comme les frites McCain,
05:41c'est ceux qui en parlent le moins
05:41qui en mangent le plus,
05:42parce que tout le monde,
05:43y compris Charles Consigny,
05:44mais même dans l'administration,
05:45on dit, on va faire des fusions,
05:47on va rationaliser,
05:47il y a trop d'organismes, etc.
05:49Et en fait, personne ne le fait.
05:50Dans l'État, il y a eu une fusion l'an dernier,
05:52c'est moi qui l'ai faite,
05:52c'est celle du haut commissariat au plan
05:54qu'on a supprimé
05:55et de France Stratégie
05:56qui en organise d'évaluation.
05:57Ça s'appelle comment maintenant ?
05:58Ça s'appelle le haut commissariat
05:59à la stratégie au plan.
06:00Justement, M. Beaune,
06:01j'insiste juste là-dessus,
06:02on a fait 15% d'économie
06:04dès 2025,
06:05il n'y a pas beaucoup d'endroits
06:06dans l'État
06:06qui ont fait ça d'un seul coup.
06:07De fonctionnement ?
06:08Oui, de fonctionnement.
06:08Vous êtes passé le haut commissariat au plan,
06:10c'était 7 millions de budget.
06:12La fusion avec France Stratégie,
06:13c'est 20 millions d'euros de budget.
06:15Vous êtes à combien aujourd'hui
06:16de budget ?
06:16C'est 15% de l'économie de fonctionnement.
06:18Aujourd'hui, c'est quoi le budget
06:20du haut commissariat
06:21à la stratégie au plan ?
06:22Le budget avec les dépenses
06:23de personnel, etc.,
06:23ça va être à peu près
06:24une dizaine de millions d'euros
06:25cette année
06:26parce qu'on gère aussi
06:27d'autres organismes.
06:28Vous connaissez le Conseil
06:30d'orientation des retraites,
06:31par exemple,
06:31qui évalue les retraites,
06:32le COR,
06:33quand on parle beaucoup,
06:34qui est utile, je crois.
06:35Il y a deux personnes
06:35qui travaillent pour chiffrer
06:37nos besoins de retraite.
06:38C'est nous aussi
06:38qui gérons leur budget.
06:40En gros, on a un budget
06:41qui est un peu inférieur
06:42pour nous-mêmes
06:42à 10 millions d'euros,
06:44tout compris.
06:44Et on fait 15%
06:47d'économies de fonctionnement
06:48dès 2025.
06:48Ça s'est fait.
06:49Combien de fonctionnaires
06:50qui travaillent dans votre organisme ?
06:51Il y a à peu près
06:5275 fonctionnaires aujourd'hui.
06:53C'était 80 quand on a fait la fusion.
06:55On a ramené à 75
06:56et on sera moins de 70
06:57à la fin de l'année.
06:58On réduit là aussi
06:58de presque 20%
06:59de nos effectifs.
07:02Ça existait avant M. Bérou,
07:03le commissaire en plan ?
07:04Ça s'appelait France Stratégie.
07:05Non, non, bien sûr.
07:06Le plan, ça existe.
07:07On a fêté les 80 ans.
07:08Ça a été créé
07:09par le général de Gaulle
07:10et par Jean Monnet.
07:11Là-dessus, moi, je veux bien
07:12que vous pouvez me dire...
07:13Alors, ça sert à quoi, le plan ?
07:14Au départ, ça servait,
07:16d'où le nom,
07:17ça servait à faire
07:18une planification.
07:20Après-guerre,
07:20on a créé cette petite structure.
07:22On a dit,
07:22il faut que vous disiez
07:23pour l'agriculture,
07:24pour la sidérogie,
07:25pour les tristés,
07:26combien on produit chaque année.
07:27Bon, maintenant,
07:27on ne fait plus ça
07:28parce que ça fera plaisir
07:29à Charles Consigny.
07:29On n'est plus une économie
07:30administrée,
07:32socialiste,
07:32dirait Charles.
07:33Il y a même eu un temps
07:34à un ministère du plan.
07:36Bien sûr,
07:36Michel Rocard
07:36a été ministre du plan.
07:37L'illustre Michel Rocard
07:39a été ministre du plan.
07:40Et François Mitterrand disait
07:41les pays qui ont un plan
07:42sont en avance sur les autres.
07:43Moi, je pense...
07:44Ah oui !
07:44Mitterrand,
07:44il nous a bien mis en avance
07:46sur les autres.
07:47Ça, c'est du RSS.
07:48Si je peux finir là-dessus...
07:49Après 14 ans,
07:50Mitterrand dit,
07:51la France était plus forte.
07:52Est-ce que...
07:53On va parler du budget,
07:54je crois, après.
07:54Est-ce qu'on a trop
07:55de planification et de long terme
07:56ou pas assez ?
07:57Je crois qu'on en a,
07:57en fait, pas assez.
07:58Après, c'est moi
07:59ou c'est d'autres,
07:59peu importe l'organisation.
08:01Est-ce qu'il faut
08:01qu'on réfléchisse à long terme ?
08:02Je prends l'exemple
08:02sous le contrôle de mon voisin.
08:04C'est moi qui le demande, là.
08:05Exactement.
08:06C'est pas vous qui le dites,
08:06c'est moi qui le demande du long terme.
08:07Le premier rendez-vous
08:08qui m'a été demandé,
08:09c'était les jeunes agriculteurs.
08:11J'étais surpris.
08:11Je me suis dit,
08:12ils vont faire comme Charles Consigny,
08:13ils vont dire,
08:14vous ne servez à rien,
08:14on est en plus en plus
08:15de subventions,
08:15de la PAC, etc.
08:16Ils sont venus et ils m'ont dit,
08:17on crève,
08:18je cite leurs mots,
08:19de ne pas avoir de la planification
08:20à 20 ans parce qu'il y a
08:21des secteurs,
08:22le maïs doux dans le sud-ouest,
08:23la viticulture dans certaines régions.
08:24On sait que dans 20 ans,
08:25c'est terminé.
08:25Mais ça, le ministère de l'Agriculture
08:26peut le faire.
08:27Non, parce que vous avez besoin
08:28de mettre autour de la table,
08:28bien sûr,
08:29le ministère de l'Agriculture,
08:30les chambres de l'Agriculture,
08:31les syndicats agricoles,
08:33les parlementaires.
08:33Mais ça, le ministère de l'Agriculture
08:34peut le faire.
08:34Je ne le fais pas,
08:35parce que dans le quotidien,
08:37j'ai été ministre,
08:37je ne jette la pierre à personne.
08:38On est, vous voyez bien,
08:40il y a une catastrophe
08:40dans le domaine des transports,
08:41il y a la crise agricole
08:42qui occupe beaucoup la ministre.
08:43Et peut-être,
08:44on peut le regretter.
08:44Mais dans les ministères,
08:46je le dis comme je l'ai vécu,
08:47on travaille à court terme.
08:48On travaille trop,
08:48peut-être, à court terme.
08:49Donc, il y a un endroit dans l'État,
08:51vous appelez ça le plan,
08:52tous les pays européens
08:52sont en train de le faire.
08:53En attendant...
08:54Oui, il y a des gens.
08:54Et on crée zéro emploi public,
08:55j'insiste,
08:56parce qu'on prend des gens
08:56des autres ministères.
08:57C'est un mode d'organisation.
08:59Moi, je n'ai créé aucun emploi public,
09:00j'en supprime.
09:01Oui, mais Clément Bounes,
09:02l'une des critiques de Charles
09:03était de dire, finalement,
09:05ces organismes servent à recaser
09:07les battus,
09:09les battus des élections
09:11ou les anciens ministres.
09:12Le CSE, vous êtes obligé.
09:14J'aime pas le recasage.
09:16Vous n'êtes pas obligé,
09:16M. Beaune, de le dire poliment ?
09:18On est au grand gueule,
09:19vous n'êtes pas obligé.
09:20Bon, ben alors,
09:20moi, je trouve que c'est dégueulasse.
09:22Je veux dire,
09:22j'avais le choix
09:22entre venir débattre
09:23et porter plainte pour diffamation.
09:24Quand vous dites que j'ai un endroit fictif,
09:25je préfère le débat,
09:26parce que je ne suis pas procédurier,
09:27et puis vous êtes sans doute meilleur.
09:28C'est dégueulasse de dire que c'est un endroit fictif.
09:30Mais oui, parce que,
09:31et je ne parle pas que de moi,
09:33regardez le cas par cas.
09:34Moi, je demande juste
09:34d'être jugé sur les actes
09:35et sur les rapports qu'on s'en a.
09:36Vous pouvez critiquer les propositions,
09:37ça, ça m'intéresse.
09:38Mais je pense qu'on a besoin
09:39de planification,
09:40je pense qu'on a besoin de quelqu'un.
09:41Moi, je vais vous dire,
09:41quand on m'a proposé,
09:42c'est de prendre la République
09:43qui m'a proposé
09:43de prendre cette fonction
09:44et de fusionner.
09:45C'est la question,
09:46c'est la condition que j'ai posée.
09:47J'ai dit, moi,
09:47je vais faire des économies
09:48et rationaliser.
09:49Il m'a dit, ok, fais-le.
09:50Bon, j'étais prêt
09:51à partir dans le privé.
09:52J'étais en train de partir
09:53dans le privé.
09:53J'avais trouvé un emploi
09:54beaucoup mieux payé.
09:55Je trouvais que c'était intéressant
09:57de faire cette mission
09:57de service public
09:58pendant 2-3 ans.
09:59Moi ou un autre.
10:00Je pense que c'est utile.
10:01Et moi, je suis fonctionnaire.
10:02D'ailleurs, j'en suis fier.
10:03Je crois que vous êtes
10:04dans l'éducation nationale.
10:06Fonctionnaire, c'est un statut,
10:07ce n'est pas un métier.
10:07Je suis enseignante.
10:08Bien sûr.
10:09Moi, mon statut,
10:11c'est fonctionnaire.
10:11Votre métier, c'est quoi ?
10:12Mon métier, je travaillais
10:13au ministère des Finances
10:13pendant des années
10:14avant de faire de la politique.
10:15Non, mais ce n'est pas un métier
10:16de travailler au ministère des...
10:17Administrateur de l'État,
10:17pour être précis.
10:18Administrateur de l'État.
10:19Je faisais budget.
10:20Vu l'état des finances.
10:21Oui, on peut chacun cliquer.
10:23Vu l'état de l'éducation nationale,
10:24c'est le plus compliqué.
10:26Ah ben, nous, on fait ce qu'on peut
10:27avec l'on a.
10:27Moi aussi, moi aussi.
10:28Ça fait 25 ans qu'on se débat.
10:29Moi aussi, mais j'ai travaillé.
10:31Et d'ailleurs, je pense que
10:32vous pourriez le saluer,
10:33en politique, c'est plutôt bien
10:34d'avoir travaillé,
10:34que ce soit dans le public
10:35ou dans le privé,
10:35avant d'avoir un mandat.
10:36Je le revendique.
10:37Et j'aurais une carrière
10:38à la politique.
10:39Parce que j'ai un métier,
10:40j'ai passé des concours,
10:41j'ai travaillé dans un ministère,
10:41comme des millions de Français
10:42qui travaillent dans le public
10:43ou dans le privé.
10:44Je ne suis pas un professionnel
10:44de la politique.
10:47Moi, je ne confonds pas non plus
10:48le haut fonctionnaire
10:49et le petit fonctionnaire.
10:50Moi, je suis une petite fonctionnaire
10:51et vous êtes un haut fonctionnaire.
10:53Si, si, c'est un petit fonctionnaire.
10:54C'est le secrétaire en préfecture
10:55qui gagne beaucoup de combien de temps.
10:56Non, non, le petit fonctionnaire,
11:04qui s'appelle déjà
11:04cette institution
11:05qui représente
11:06les entreprises françaises
11:07à l'étranger.
11:09Business France ?
11:10Business France.
11:11Des émissaires
11:12d'un précédent Premier ministre
11:14m'ont proposé
11:14de prendre la tête
11:15de Business France.
11:17Ben oui.
11:17Quelle erreur.
11:18Oui.
11:18En me disant
11:19tu serais bien là,
11:20tu irais défendre
11:20les boîtes françaises,
11:21etc.
11:22J'ai décliné cette proposition.
11:24J'ai décliné cette proposition.
11:26Pourquoi ?
11:27Parce que je pense
11:28que Business France
11:28ne sert à rien.
11:30Je pense que le patron
11:31de Business France
11:31est trop payé.
11:32Il veut venir sur ce débat.
11:33Oui, je pense qu'il est trop payé
11:35et je pense que nos grandes entreprises
11:36Total, Carrefour, etc.
11:38n'ont absolument pas besoin
11:39d'avoir...
11:41Peut-être les PM aussi.
11:43Mais non,
11:44les entreprises françaises
11:45ont toujours exporté.
11:46Elles n'ont pas besoin
11:47d'avoir...
11:48Est-ce que vous avez regardé ?
11:48Elles n'ont pas besoin
11:49d'avoir...
11:50Excusez-moi.
11:51Elles n'ont pas besoin
11:52d'avoir un macroniste
11:53de plus
11:54qui les accompagne
11:55en Business
11:56à Abu Dhabi
11:58et dans le Mercosur
12:00pour implanter leurs entreprises.
12:02Les boîtes françaises
12:03elles sont conquérantes
12:04par nature.
12:04Ça fait partie
12:05de notre ADN.
12:06Et moi, je suis désolé,
12:07Monsieur Beaume...
12:07Parce qu'on est moins bons
12:08en export que l'Italie
12:09qu'un organe
12:09comme Business France.
12:10Vous savez que dans
12:11le secteur privé,
12:12avant d'avoir 70 salariés
12:15et 10 millions d'euros
12:16de chiffre d'affaires,
12:17il faut vraiment
12:18se lever très très tôt
12:19et il faut vraiment
12:20être extrêmement utile
12:22à son prochain.
12:23Et moi, je suis désolé,
12:24mais quand je prends
12:25les rapports
12:26que je trouve
12:27sur le site
12:28de Business France,
12:29je voulais citer
12:29l'autre jour
12:31sur BFM TV,
12:32mais on a par exemple
12:33un rapport
12:33sur la résurgence
12:36des stéréotypes
12:37filles-garçons,
12:38je suis désolé,
12:39je ne suis pas sûr
12:40qu'on ait besoin
12:40du haut commissariat
12:41au plan pour ça.
12:42On a un rapport,
12:44ce n'est même pas un rapport,
12:45d'ailleurs c'est un point de vue,
12:45parce qu'ils ont aussi
12:46leur point de vue
12:47d'un de vos employés,
12:51enfin d'un des fonctionnaires
12:52du haut commissariat
12:52qui nous met en garde
12:53sur la fast fashion,
12:55trompe l'œil
12:55pour le pouvoir d'achat.
12:56H&M existe depuis maintenant
13:00à peu près 25 ans,
13:01il n'y a pas besoin
13:02d'un rapport
13:03pour expliquer aux gens pauvres
13:04qu'en réalité
13:05c'est plus utile pour eux
13:07d'acheter un jean cher
13:08qu'ils vont garder longtemps
13:09qu'un jean pas cher
13:10qu'ils vont garder moins longtemps.
13:11J'ai vu,
13:11vous avez fait une vidéo
13:12Instagram pour ça.
13:14Je suis désolé,
13:14mais tout ça...
13:15En tout cas,
13:16je donne du boulot
13:16à Charles Poissini,
13:17c'est déjà pas mal.
13:17Mais en période de crise,
13:19ce n'est pas raisonnable.
13:19Est-ce que tu vas là-dessus ?
13:21Parlons concrètement
13:22de ce que vous faites,
13:23parce qu'on en a dépensé.
13:24Non, mais sur les dépenses publiques
13:25en général,
13:25parce que moi je suis pour
13:26qu'on ait un certain nombre
13:26de fusions de suppressions.
13:28Là, pour avancer un petit peu,
13:30puisque tu viens de parler
13:31du problème de la fast fashion,
13:33etc.
13:33Vous avez lancé ce qu'on appelle,
13:34enfin vous proposez
13:35l'éco-chèque.
13:36On en a parlé dans les grands jeux.
13:37Oui, ça ne m'a pas échappé.
13:38C'est de là que ça part le problème.
13:39C'est un chèque
13:40qui serait donc donné
13:41sous certaines conditions
13:43pour acheter des vêtements français.
13:46Oui.
13:47Alors, Juvien,
13:48c'est exactement ça.
13:48Moi je pense que ce rapport
13:49sur la fast fashion,
13:49au contraire,
13:50il est vital.
13:51Parce que la fast fashion,
13:52je pense que ce n'est pas
13:52un truc anecdotique
13:53où on parle une fois
13:54de temps en temps
13:55au moment des soldes.
13:56C'est un drame pour la France.
13:58Bon, pourquoi ?
13:59Sur le plan écologique,
13:59sur le plan des conditions
14:00de travail en Chine, etc.
14:01C'est en train de tuer,
14:03comme on l'a fait dans l'industrie
14:03il y a 20 ans,
14:04notre petit commerce.
14:05On a perdu 1500 boutiques
14:06en 3 ans.
14:07Ça fait 30 ans que ça existe.
14:08Non, non, non,
14:08c'est pas vrai.
14:10C'est pas vrai.
14:10H&M, on avait les mêmes débats.
14:12Mais justement,
14:12c'est quand même important
14:13d'avoir des chiffres.
14:13H&M et Zara.
14:14Avec les professionnels,
14:14on a perdu,
14:15Charles Consigny,
14:16ça c'est pas il y a 20 ans,
14:17c'est depuis le Covid,
14:18on a perdu près de 10 000 emplois
14:19dans le secteur de l'économie.
14:20On est en train de crever.
14:21On va tuer un secteur.
14:23Et donc, moi ce que je propose,
14:24et je l'assume,
14:24ça ne vous plaira peut-être pas
14:25sur cette mesure,
14:26mais on en débat,
14:27c'est qu'on prenne conscience
14:28du fait que ce n'est pas anecdotique,
14:29c'est un drame,
14:30la fast fashion.
14:30Cette note,
14:30elle n'est pas sur l'éco-chèque,
14:32elle est sur la fast fashion.
14:33Et sa mesure principale,
14:34c'est de dire
14:34la taxe à 2 ou 3 euros
14:35pour essayer de gagner
14:36un peu d'argent
14:37et de faire des contrôles,
14:38ce n'est pas suffisant.
14:39Il faut bloquer Chine et Témou.
14:40Et donc pour ça,
14:41il faut mettre des taxes
14:41à 10-15 euros
14:42que ne va pas payer le consommateur
14:43parce que ça va juste les bloquer.
14:45Et ce qu'on a dit,
14:45c'est pas la même position
14:47que la proposition d'achète.
14:50Si on lit la note,
14:51c'est ça qu'on propose avant.
14:52Et ce qu'on dit,
14:53c'est que,
14:54parce que c'est vrai,
14:55moi c'est facile de dire
14:55je n'ai pas besoin de Chine,
14:56je n'achète pas beaucoup sur Chine.
14:57Bon, je n'ai jamais acheté
14:58même sur Chine.
14:59Mais quand vous avez des familles
15:00qui ont des gamins
15:01et qui n'ont pas beaucoup d'argent,
15:02ils ont besoin parfois de ça.
15:03Mais pourquoi ils n'ont pas
15:04beaucoup d'argent ?
15:05J'y viens, j'y viens.
15:05Et ce que je dis,
15:06c'est que lorsqu'on fait
15:07les autres pays européens,
15:08on a juste regardé ça,
15:09il y a une première mesure
15:10qui est de baisser la TVA
15:11sur tout ce qui est
15:11activité de réparation.
15:12Ça, ce n'est pas soviétique,
15:13c'est de baisser les impôts.
15:14Ça devrait vous plaire.
15:15Je pense que c'est utile.
15:16Et on a regardé
15:17comme une des idées,
15:18ce n'est pas l'alpha et l'oméga,
15:19mais comme une des idées
15:20qui est l'éco-chèque,
15:21comme sur le chèque vacances,
15:22ce n'est pas un chèque d'argent public.
15:24C'est comme le chèque vacances
15:25ou c'est comme le chèque restaurant.
15:26C'est payé par les entreprises.
15:27Moi, je n'ai aucun problème.
15:28Moi, je ne suis pas d'ailleurs
15:28fanatique de ce chèque.
15:30C'est une des mesures
15:30d'accompagnement
15:31parce qu'un jean à 150 euros,
15:33il y a plein de gens
15:34qui ne peuvent pas se l'acheter.
15:34Et si on leur dit
15:35qu'il n'y a plus Chine à court terme,
15:36il faut leur apporter aussi
15:37des solutions.
15:38Et cette note,
15:39moi, j'en suis très fier
15:39parce que je pense qu'on est seuls.
15:40Mais on connaissait qu'en France
15:40il y a un problème,
15:41on fait un chèque.
15:42Ce n'est pas le chèque
15:43des finances publiques,
15:44ce n'est pas le chèque du ministère.
15:45On va demander une fois plus
15:46aux entreprises
15:47qui en demandent beaucoup,
15:49notamment dans le budget.
15:49Ça ressemble quand même
15:50une usine à gaz.
15:51Non, la première mesure.
15:52On est d'accord que ça ressemble
15:53à la gaz ?
15:54Si vous retenez une mesure
15:55de ce qu'on a proposé
15:55sur la fast fashion,
15:56c'est la taxe pour bloquer Chine.
15:57Oui, mais je suis désolé,
15:58M. Beaune.
15:58Moi, je trouve que c'est très important.
16:00Clément Beaune,
16:00ce n'est pas anecdotique
16:01et on est les seuls
16:02à dire qu'il faut un plan d'ensemble
16:03contre la fast fashion.
16:04Pour moi, tout ça ne suffit pas
16:04à justifier l'existence
16:06de cet organisme.
16:07Clément Beaune.
16:07Je suis désolé,
16:08ce n'est pas suffisant.
16:0910 millions d'euros par an
16:10pour ça, non.
16:11Mais ce n'est pas encore une fois,
16:12j'insiste,
16:12on organise la réflexion
16:13au sein de l'État,
16:14on ne crée pas d'argent
16:15d'emploi public
16:15et je pense,
16:16si de Gaulle le pensait,
16:17je ne dis pas qu'on l'est,
16:18mais si de Gaulle pensait
16:19qu'un pays avait besoin
16:20de réfléchir à 10 ou 30 ans,
16:22on ne peut pas toute la journée
16:23dire que les Chinois
16:23ils sont vachement forts
16:24parce qu'ils planifient
16:25et ne pas se donner la peine
16:26de planifier nous-mêmes.
16:27Après, vous appelez ça
16:28comme vous voulez,
16:28c'est moi ou un autre.
16:29La question est de savoir
16:30si vous êtes souvent suivi
16:31parce que des rapports,
16:33on en fait beaucoup en France.
16:34La Cour des comptes,
16:36le CESE,
16:37à un moment donné,
16:38est-ce que ça ne fait pas
16:38d'oublons tout ça ?
16:39Il faut filmer
16:40un certain nombre
16:40de ces organismes.
16:41On a commencé,
16:42moi je fais ce que je peux
16:44pour être efficace.
16:45Êtes-vous pour la suppression
16:46du CESE ?
16:47Le CESE, d'abord,
16:48il est dans la Constitution.
16:52Il y aurait bien du ménage à faire.
16:54Je pense qu'en tout cas
16:54avoir plusieurs organismes,
16:56ce n'est pas utile
16:56et que sans doute
16:57il faudrait de la rationalisation
16:58entre Cour des comptes,
16:59CESE,
17:00les services du Parlement
17:01qui parfois font des rapports
17:02de très bonne qualité.
17:03Moi, quand je suis arrivé,
17:03j'ai dit à Madame Broun-Pivet
17:04et à M. Larcher,
17:05puis il décide librement,
17:07ne faites pas toujours
17:07des rapports techniques,
17:08donnez-nous,
17:09on a la base de données
17:10des chercheurs,
17:11on est là,
17:12on va recruter des gens en plus
17:13pour faire des rapports.
17:13Mais alors pourquoi ?
17:14Dans ce cas-là,
17:14on va avoir McKinsey ensuite
17:15pour avoir un autre rapport ?
17:16De moins en moins
17:17et heureusement,
17:18et ce n'était pas tout à fait
17:19le même sujet.
17:19On demandait à McKinsey
17:20souvent comment on réorganisait
17:21les administrations de ça.
17:22Moi, je ne défends pas
17:22qu'on aille voir
17:23et qu'on paye très cher
17:24des cabinets de conseil privés.
17:25D'ailleurs, on a beaucoup réduit ça.
17:27On peut déléguer tout ça au privé.
17:28Alors, Clément Beaune
17:28va rester avec nous
17:30au conseiller au plan
17:31et à la stratégie
17:32pour discuter de ce qu'il fait.
17:35Parlons un peu de budget quand même.
17:37Du rapport qualité-prix
17:38Clément Beaune
17:39pour les finances publiques,
17:40question Didier Giraud
17:41et de Barbara Lefebvre aussi.
17:43Il est 11h20.
17:46Olivier Truchot
17:48Les Grandes Gueules
17:49Il est venu débattre
18:00face à Charles Consigny
18:02et face au GG.
18:03C'est le haut-commissaire
18:04au plan et à la stratégie.
18:07C'est Clément Beaune
18:08qui a accepté la discussion
18:09après qu'on ait qualifié
18:10son poste d'emploi fictif.
18:12Mais vous êtes rémunéré ?
18:14Oui.
18:15Je travaille à plein temps
18:16et même beaucoup.
18:17Quelle est votre rémunération ?
18:18La rémunération,
18:19c'est la fonction publique
18:20que vous ne négociez pas.
18:20C'est des grilles.
18:21Je l'ai déjà dit,
18:21je n'ai pas de problème.
18:22C'est à peu près 7000 euros net
18:24avant impôt.
18:24Avec chauffeur ?
18:25Alors, avec un chauffeur
18:27pour la structure.
18:28Donc, j'utilise de temps en temps.
18:29Pas le week-end, pas le soir.
18:30Et de temps en temps
18:30pour les déplacements professionnels.
18:32Voilà.
18:33Donc, taxi ou chauffeur
18:34de temps en temps.
18:35Et beaucoup de métro
18:36parce que j'ai été misé transport
18:37et puis parce que je suis un Parisien
18:38qui prend le métro.
18:39Alors, Barbara Lefebvre
18:40et Didier Giraud, question.
18:41En tout cas, sur le salaire,
18:427000 euros,
18:43c'est le prix d'un haut fonctionnaire
18:45de toute façon.
18:46De toute façon,
18:46vous le savez mieux que moi.
18:48Dans la fonction publique,
18:48on ne négocie pas.
18:49C'est normal.
18:50D'ailleurs, on est nommé.
18:50Il y a des grilles
18:51en fonction de son ancienneté.
18:52Surtout quand on gèle
18:53le point d'indice
18:54comme celui des profs.
18:55Pardon, en passant,
18:56le chauffeur,
18:57moi, je le supprime.
18:58Excusez-moi.
18:58Le chauffeur,
18:59que ce soit pour vous,
19:00pour la structure,
19:01je ne vois pas l'utilité
19:02du chauffeur.
19:03Je suis désolé.
19:04Le chauffeur,
19:04je le supprime.
19:05Mais vous savez,
19:06Charles Consigny,
19:06on ne peut pas faire de démagogie.
19:07Vous savez comment ça marche.
19:08Y compris, d'ailleurs,
19:09moi, j'ai été invité ici
19:10quand je n'avais plus
19:10de fonction politique.
19:11On vous paye un taxi.
19:12Donc, les déplacements professionnels
19:14quand vous venez sur une émission...
19:15On paye aux invités,
19:15mais pas aux chroniqueurs.
19:17Soit du temps passant.
19:17Vous négocierez.
19:18Vous avez des petites rémunérations,
19:19j'imagine, quand même.
19:20Bon, voilà.
19:21Donc, c'est des modes de transport.
19:22Mais je vous rassure,
19:22l'essentiel de mes transports,
19:23je les fais en transport public.
19:24J'ai mon Navigo
19:25comme tout bon parisien.
19:27Et donc,
19:28surtout quand j'étais ministre des Transports,
19:29je m'astreignais à garder ce contact
19:31parce que sinon,
19:32vous ne savez pas
19:32ce que vivent les gens
19:33dans les galères des transports publics.
19:34Alors, Barbara Lefeuille.
19:35Non, mais je pense que si Charles
19:36et d'autres interviennent énormément
19:39sur la question de ces postes
19:42et du coût
19:43pour le contribuable que ça représente,
19:47ce n'est pas en soi contre vous,
19:49contre le CESE, etc.
19:50et contre les individus.
19:51C'est juste que la situation de la France
19:54ne justifie plus
19:56un certain nombre de ces hauts commissariats.
19:59C'est-à-dire que si,
20:00à côté de ça,
20:01on avait en France, par exemple,
20:04un territoire dans lequel
20:05la couverture des soins palliatifs,
20:07par exemple,
20:08était suffisante,
20:09déjà ça permettrait d'éviter
20:10de discuter de certaines lois
20:12qui peut-être ne seraient pas très utiles
20:13si on avait justement
20:14des services de soins palliatifs,
20:1630 lits de soins palliatifs,
20:19c'est entre 2,5 et 4,5 millions d'euros.
20:22Voilà, là il y a de l'argent à dépenser.
20:24Un petit commissariat de quartier,
20:25c'est entre 3 et 6 millions d'euros.
20:27On manque de commissariats de quartier.
20:29Je ne vous parlerai même pas
20:30de quelques collèges et lycées à rénover,
20:31ça à la limite,
20:32c'est les régions et les départements.
20:34Mais si la situation
20:36de nos services publics
20:38n'était pas aussi dégradée,
20:39peut-être que Charles
20:40vous parlerait d'autre chose,
20:42et peut-être que les Français,
20:43dans leur ensemble,
20:44seraient moins véhéments
20:46vis-à-vis d'un certain nombre
20:47de comités théodules
20:48qui sont aujourd'hui.
20:50Alors maintenant,
20:51vous qui êtes justement
20:52un macroniste de la première heure
20:54et un fidèle des fidèles,
20:55et là franchement,
20:56cette fidélité vous honore,
20:58comment est-ce que vous pouvez expliquer
21:00que depuis 2017,
21:01les services publics
21:02ne se sont pas améliorés
21:04et qu'au contraire,
21:05non seulement ils se sont dégradés
21:06pour les usagers,
21:06mais je peux vous dire aussi
21:07qu'ils se sont dégradés
21:08pour les fonctionnaires
21:09qui y travaillent,
21:09et je reparle,
21:10des petits fonctionnaires de terrain.
21:12Pour les profs,
21:13les choses ne se sont pas
21:13vraiment améliorées,
21:14pour le flic de terrain non plus,
21:16et pour le médecin
21:17et l'infirmière de l'hôpital public,
21:18vous le savez,
21:19puisque je crois
21:20que votre mère est infirmière
21:22dans un très grand hôpital parisien,
21:23l'hôpital Necker,
21:24qui est hélas un hôpital
21:26que j'ai eu à fréquenter,
21:28et je peux vous dire
21:28que les personnels hospitaliers
21:30de l'hôpital Necker,
21:31en 10 ans,
21:32et il s'avère que je fréquente
21:33cet hôpital depuis 15 ans,
21:35ça s'est considérablement dégradé,
21:37aussi dans un hôpital
21:38aussi prestigieux que Necker.
21:40Comment est-ce que vous expliquez ça ?
21:41Il y a beaucoup de choses.
21:41D'abord, moi,
21:42je n'ai aucun problème
21:43à reconnaître
21:43que les héros des services publics,
21:45c'est d'abord les soignants
21:46et les profs,
21:47et sans doute aussi nos policiers,
21:48et que le cœur de l'État,
21:49c'est ça.
21:50Et après,
21:51il y a plein de gens quand même utiles,
21:52et on a aussi besoin
21:53de chercheurs publics,
21:53on a aussi besoin...
21:54Non, mais si, c'est important.
21:55Et d'ailleurs,
21:56je vais vous dire,
21:56et encore une fois,
21:57je ne dis pas ça pour moi,
21:58aussi parce que d'abord,
21:59il y a une équipe de gens qui bossent,
22:00qui étaient là avant moi,
22:01qui seront là en août après moi.
22:03Je vous invite à venir
22:03une journée ou une demi-journée
22:04voir ce qu'ils font,
22:06essayer de comprendre
22:06les politiques publiques
22:07pour qu'on dépense mieux
22:08l'argent public,
22:08parce que c'est quand même utile,
22:09au-delà des slogans
22:10et des débats qu'on a ici,
22:11d'évaluer.
22:11Bon, y compris pour faire
22:13des économies sur la sécu,
22:14sur la santé,
22:15sur plein de politiques publiques,
22:15même qui ne vous plaisent pas.
22:16Quand le général de Gaulle
22:17et Jean Monnet, en 1946,
22:18ont créé le commissariat au plan,
22:19je peux vous dire,
22:20l'état de notre pays
22:20et de nos services publics,
22:21c'était encore beaucoup plus grave.
22:22Il y a encore du rationnement
22:31et ils ont pensé
22:33que c'était utile,
22:34encore une fois,
22:35je ne dis pas ça pour moi personnellement,
22:36d'avoir une réflexion
22:37sur le temps long
22:38et je pense qu'on en meurt,
22:39on l'organise comme on veut,
22:40mais de ne pas avoir
22:41une réflexion sur le temps long,
22:42le budget,
22:42on en crève d'avoir
22:43ces discussions au jour le jour
22:44qui nous enferment.
22:46Mais sur nos services publics,
22:48je suis évidemment d'accord
22:49que l'essentiel,
22:49il doit se mettre
22:50sur les grands services publics
22:51que vous avez décrits.
22:52Mais je le dis aussi,
22:53comme ancien
22:54du ministère des Finances,
22:55si on veut redresser
22:56nos comptes publics,
22:57il faut que la gauche
22:57arrête de penser
22:58qu'on va tout traiter
22:59en taxant les riches,
23:00parce qu'elle peut faire
23:00exactement le même raisonnement
23:01en vous disant,
23:02même si c'est 100 millions,
23:03elle vous le dit,
23:04M. Consigny,
23:05ça fait quand même
23:05X commissariats,
23:06donc ce n'est pas négligeable,
23:07mais on ne résoudra pas
23:08le problème des Finances publiques
23:09françaises en taxant les riches
23:10et on ne résoudra pas non plus
23:11le problème des Finances publiques,
23:12ça c'est ce qu'on pense à droite,
23:13en tapant sur l'AME
23:15et sur quelques agences.
23:16Pourquoi pas le faire
23:17sur les agences ?
23:17Bien sûr,
23:18et je l'ai fait moi-même,
23:19je ne peux pas vous dire le contraire,
23:20mais je ne pense pas
23:21qu'il faut être sérieux
23:21dans le débat public,
23:2350% de la dépense publique
23:24c'est la dépense sociale,
23:25mais vous savez pourquoi je suis...
23:27Et donc c'est ce que là,
23:27attendez je finis,
23:28je finis là-dessus,
23:28c'est ce qu'on appelle,
23:29c'est ce qu'on appelle,
23:31vous diriez si vous présentez ça
23:32comme ça,
23:32l'exemplarité,
23:33et donc sur l'exemplarité,
23:34moi je suis un fonctionnaire,
23:35une famille de fonctionnaires,
23:36j'ai choisi de rester
23:37dans la fonction publique,
23:38j'aurais pu faire autre chose,
23:39parce que j'y crois,
23:39à ce poste et à beaucoup d'autres,
23:41mais justement,
23:41je vais vous dire,
23:42moi j'y crois d'autant plus
23:43que j'ai été détachée
23:45pendant trois ans
23:45au Haut Conseil à l'intégration
23:47de 2008 à 2011,
23:49j'y ai travaillé,
23:50j'y ai travaillé beaucoup,
23:51on y rédigeait des rapports,
23:52on y auditionnait des gens
23:53passionnants,
23:54et je pense que les rapports
23:55du Haut Conseil à l'intégration,
23:56surtout à l'époque où on y était,
23:58il y aurait beaucoup de choses
23:59à dire,
23:59et beaucoup de choses à utiliser,
24:01mais j'ai très vite compris
24:02que je préférais être réintégrée
24:03dans mon corps,
24:04c'est-à-dire retourner
24:04à l'éducation nationale
24:05et être la petite prof de terrain,
24:07parce que j'ai vite compris
24:07que tous les rapports
24:10que nous avons faits,
24:11ils ont calé les armoires,
24:12on les a rendus
24:13au Premier ministre à l'époque,
24:14c'était M. Fillon,
24:16mais qu'on les ait rendus
24:17à M. Fillon,
24:17à M. Tartampion,
24:18c'était pareil,
24:19ça servait à caler les armoires,
24:20les rapports du Haut Conseil
24:21à l'intégration,
24:23il faudrait les ressortir,
24:24ça réglerait bien des problèmes
24:25de l'intégration
24:25des populations immigrées,
24:27personne ne s'en est jamais servi
24:28des rapports du Haut Conseil
24:29à l'intégration,
24:30donc c'était très bien
24:31que M. Hollande
24:32supprime le HCI,
24:33parce que j'en ai fait partie,
24:35je sais que finalement,
24:35et là, ça ne servait à rien.
24:36Oui, mais ce que je veux dire,
24:36c'est qu'il y a des trucs
24:37à supprimer,
24:38moi je n'ai aucun problème avec ça
24:39et encore une fois,
24:39je le fais moi-même
24:40et ce n'est pas facile,
24:41je gère des gens,
24:41d'expliquer qu'on va réduire
24:42les effectifs,
24:43mais je le fais
24:43et je l'assume complètement
24:45et je le revendique même devant vous.
24:46Mais ce n'est pas comme ça,
24:48il faut le dire aussi aux Français
24:49parce qu'on a un débat budgétaire,
24:50qu'on va passer
24:51de 5,5% de déficit
24:53à 3 ou à 2%,
24:54aucun pays ne l'a fait
24:55sans avoir des mesures difficiles
24:57sur la question des retraites,
24:58sur la question
24:59de la baisse des impôts.
25:00Mais là,
25:01c'est important.
25:02Du coup,
25:03j'ai un vrai problème
25:04et monsieur Beaune,
25:05vous avez prononcé
25:06le mot exemplarité,
25:08vous avez parlé
25:09de temps long,
25:10mais comment vous pensez
25:13que les Français
25:13voient ce qui est en train
25:14de se passer
25:15à l'hémicycle aujourd'hui ?
25:16Où on a fait passer
25:18une réforme des retraites
25:19par 49,3%,
25:21on a fait des promesses
25:23quand on est Premier ministre
25:24et qu'on arrive,
25:25on a fait des promesses
25:26de on n'ira plus jamais
25:28au 49,3%
25:29et tous ces grands principes-là,
25:30ils ont tous volé en éclats
25:32pour juste une chose,
25:34ne pas aller à la dissolution,
25:36faire passer un budget
25:37et demain,
25:38réutiliser le 49,3%.
25:40Est-ce que vous ne croyez pas
25:41qu'à un moment donné,
25:42les Français,
25:43les citoyens
25:44qui vont voter demain
25:45se rappelleront
25:47de l'exemplarité
25:48qui a été donnée ?
25:49Je pense que les Français,
25:50vous avez raison,
25:51ce qui se passe au Parlement,
25:51j'ai été parlementaire,
25:52donc je ne vais pas faire
25:53de la démagogie
25:54en disant que c'est n'importe quoi,
25:55il y a des parlementaires
25:55de tous bords
25:56qui font super bien leur boulot,
25:57qui bossent,
25:58qui ne sont pas si bien payés
25:59que ça,
25:59contrairement à ce qu'on raconte.
26:00Bon, je ferme cette parenthèse.
26:01Mais oui, évidemment,
26:02je me désole du spectacle
26:03qu'on voit tous les jours,
26:03on ne comprend rien,
26:04on ne sait même pas
26:04ce qui a été voté ou pas voté,
26:06on allume la radio le matin,
26:07on a un résumé des débats de la nuit,
26:09il y a eu un amendement,
26:09une taxe, un machin,
26:10on ne sait même pas
26:11combien ça coûte,
26:11combien ça rapporte,
26:12donc évidemment,
26:13je me désole de tout ça.
26:14D'ailleurs, on a fait
26:14des propositions pour dire
26:15qu'il faut réduire
26:16la durée de la procédure budgétaire
26:18pour qu'on comprenne mieux.
26:19Bon, mais...
26:19Enfin, pardon,
26:20mais Clément,
26:20sur le 49-3,
26:21on y est.
26:22Le Premier ministre,
26:23on peut lui faire
26:24tous les reproches du monde
26:25si on veut,
26:25mais il a,
26:26on se fait tous les efforts du monde
26:28et même au-delà,
26:29on dit même que c'est trop long,
26:30pour essayer de trouver un compromis.
26:31Bon, il aurait pu faire le 49-3
26:33au bout de 15 jours.
26:34Il a fait,
26:35sur le budget de la Sécu,
26:36il a réussi à avoir un compromis.
26:38Et là,
26:39on va voir ce qui se passe.
26:39D'accord,
26:40mais Clément Beaune,
26:40vous, Macronisme...
26:41Il n'y a sans doute pas de chemin
26:42sans avoir une procédure exceptionnelle
26:48Clément Beaune,
26:48vous, Macronisme de la première heure,
26:50Emmanuel Macron avait promis
26:51un nouveau monde.
26:51En fait,
26:52c'est la quatrième république.
26:53C'est-à-dire qu'on termine
26:54l'ère Macron
26:56avec le retour de la quatrième république.
27:00Tout ce que, justement,
27:02le général de Gaulle
27:03ne voulait plus,
27:04vous avez cité de Gaulle plusieurs fois,
27:06eh bien, ça y est,
27:06on y est.
27:07C'est-à-dire que c'est des magouilles.
27:09Sébastien Lecornu
27:10renonce à toutes ses convictions.
27:11La politique de l'offre
27:12que vous avez défendue
27:13n'existe plus.
27:14On va surtaxer,
27:15une fois de plus,
27:16les grandes entreprises.
27:17Pour tenter de sauver un budget
27:18qui sera non censuré
27:20par les socialistes.
27:21Mais là aussi,
27:21il y a deux débats.
27:22Il y a la dissolution.
27:23Bon, moi, j'ai été victime
27:24de la dissolution.
27:24Ce n'est pas moi
27:24qui peux dire que c'était formidable.
27:25C'est une erreur.
27:26En tout cas, ça a produit ça.
27:28Dites-le, c'est une erreur.
27:29Je suis respecté du président.
27:31Ce n'est pas la peine.
27:32Lui-même, il n'a pas le droit.
27:33Lui-même, comment je crois
27:34à reconnaître que c'est une erreur.
27:35Ce qui a produit ça, c'est surtout
27:35la politique des castors.
27:36En tout cas, ça n'a pas apporté
27:37ce que c'était censé apporter,
27:38c'est-à-dire une majorité claire
27:40et qui était capable d'agir.
27:41Mais après, les Français,
27:42ils ont voté avec même
27:43un taux de participation
27:44qui est historique.
27:45Donc, c'est ce Parlement-là.
27:46Il n'est pas entré par effraction.
27:48Les gens qu'on voit en photo
27:48dans l'hémicycle,
27:49ils ont tous été élus par les Français.
27:50Tout le monde réclamait
27:51la proportionnelle.
27:52Eh bien, moi, je pense
27:54qu'il faut la proportionnelle
27:55parce que cette situation-là
27:56qu'on voit,
27:57moi, je ne pense pas
27:58qu'elle soit un accident
27:58parce que ce n'est pas
27:59que la dissolution.
28:00C'est pour ça que j'insiste
28:01sur la suite.
28:02En 2027, il n'est pas exclu
28:04qu'il y ait aussi un Parlement
28:05aux élections législatives
28:06qui soit tout aussi fragmenté.
28:08Et quand je regarde
28:08les autres pays européens,
28:09j'ai été mis à faire européen,
28:10je me suis beaucoup baladé
28:11dans les pays européens,
28:12si je puis dire.
28:13Ils ont tous,
28:14quel que soit leur mode de scrutin,
28:15des Parlements très fragmentés.
28:16Donc, je pense que c'est
28:17une réalité qui va durer.
28:18La question,
28:19c'est une fois que c'est fragmenté,
28:20trouver des accords.
28:21C'est ce qu'est le Premier ministre.
28:22Il n'a pas fait Emmanuel Macron
28:23en 2022.
28:24Il perd les législatives.
28:25Il n'a pas de majorité.
28:26Je vais vous dire.
28:26Il refuse de faire ce qu'il n'a qu'un droit.
28:27Je vais vous dire.
28:30Chacun doit prendre
28:31ses responsabilités en politique.
28:32À ce moment,
28:32j'étais au gouvernement.
28:33Je pense que là,
28:33on aurait dû trouver un accord
28:35avec la position ou parlementaire.
28:37Moi, je ne viens pas de la droite,
28:37mais peut-être qu'on aurait dû
28:38le faire avec la droite
28:38parce que c'est tout ça.
28:39Ça va durer aussi
28:40parce que le monde politique
28:42est maintenant complètement éclaté
28:48décomposition.
28:49Il ne faut pas exagérer.
28:50Maintenant qu'il n'y a plus
28:51que cette espèce de bloc central,
28:53ça fausse beaucoup
28:54le choix démocratique.
28:56Les gens ne peuvent plus
28:57choisir une direction.
28:58Si ça avait été juste
28:58une parenthèse
28:59et la faute de Macron
29:00et des macronistes,
29:01en 2022,
29:02on aurait vu
29:02un parti socialiste requinqué.
29:04Au contraire,
29:04il s'est effondré.
29:05Et une droite requinquée,
29:07au contraire,
29:07elle s'est écrasée.
29:08Donc, c'est bien
29:09que ce n'était pas que Macron
29:10qui a fait que les partis politiques
29:11se sont effondrés.
29:12Pour revenir au départ
29:14de notre discussion
29:15au commissaire au plan
29:16et à la stratégie,
29:17c'est combien de temps
29:18à ce poste ?
29:19C'est autant
29:20que le Premier ministre décide.
29:22Moi, je suis nommé.
29:23Chaque mercredi,
29:23en conseil des ministres,
29:24ils peuvent me remplacer
29:25s'ils le souhaitent.
29:26Je le dis,
29:26il y a toujours eu
29:27des hauts commissaires,
29:28des commissaires généraux,
29:28peu importe.
29:29Ça a changé de nom,
29:30mais depuis 1946,
29:31on continue.
29:32On parle de temps long.
29:33Il n'y a pas tant
29:33d'institutions que ça
29:34qui ont été maintenues
29:34par deux républiques
29:35et toutes les alternances politiques
29:36parce que je pense
29:37que ça a été utile.
29:38Une question.
29:38Qu'est-ce que vous pensez
29:39de suite Mme El Haïry,
29:40le haut commissariat
29:41à l'enfance ?
29:42Que lui,
29:43il n'existe pas
29:43depuis De Gaulle.
29:45Je pense qu'il est utile
29:45et je vais vous dire,
29:46oui, mais c'est une question
29:47de l'organisation.
29:47Il y a toujours eu,
29:48depuis 30 ans,
29:49il y a toujours eu
29:50un ministre
29:50en charge de l'enfance.
29:53Il y en a un,
29:53il y en a un ministre
29:54de l'Église.
29:54Cela aussi,
29:55il faut être cohérent.
29:56Quand il y a eu
29:56le gouvernement
29:57qui a été nommé à l'époque,
29:58je crois que c'était
29:58M. Barnier,
29:59toutes les associations
30:00qui s'occupaient
30:01de petite enfance
30:01ont dit
30:02qu'il n'y a personne
30:02qui s'occupe
30:03de petite enfance
30:03et c'est l'engagement
30:04qu'a pris alors
30:05Michel Barnier,
30:05je crois,
30:06et le président Macron
30:07de dire,
30:07il faut qu'il y ait
30:08une petite structure.
30:08Donc on a pu recaser
30:09de protéger de Bayrou.
30:10C'est ça qui s'est passé.
30:11Non, ça existait déjà
30:12les gens qui sont au commissariat.
30:14Merci M. Beaune.
30:15Merci au commissaire
30:16au plan et à la stratégie
30:17d'être passé par les GG.
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