- il y a 7 mois
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Générique
00:00Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique.
00:13Elle est, sans aucun doute, l'une des révélations politiques de cette année qui s'achève dans quelques jours.
00:18L'eurodéputée reconquête, Sarah Knafo, est notre invitée aujourd'hui.
00:23Elle s'est affichée aux côtés des agriculteurs cette semaine.
00:25Est-ce qu'elle les appelle, comme le gouvernement a désormais levé les barrages que certains tiennent encore
00:31pour laisser les Français passer des fêtes de Noël plus calmement ?
00:35Sera-t-elle candidate à la mairie de Paris ?
00:37C'est une hypothèse qui semble de plus en plus sérieuse.
00:40Elle nous répond dans un instant, mais avant cela, le flash avec Fanny Wegscheider.
00:45Bonjour Guillaume, bonjour à tous.
00:47Dans l'actualité, aujourd'hui, la mobilisation agricole, on en parlait, qui faiblit, mais qui ne s'arrête pas.
00:521.619 personnes ont protesté hier dans 50 actions.
00:56Un mouvement en baisse, mais 34 actions, regroupant 1.100 agriculteurs, sont encore annoncées ce dimanche.
01:02Au sujet de la dermatose nodulaire, près d'un bovin sur cinq a été vacciné dans les dix départements
01:06où le gouvernement a décidé mercredi de généraliser la mesure.
01:10C'est l'annonce de Sébastien Lecornu qui rappelle sur X l'objectif de vacciner au plus vite les 750 000 bovins du sud-ouest.
01:17Dans l'actualité également, cette annonce de l'entourage de Sébastien Lecornu,
01:23justement au sujet de la discussion sur la loi spéciale.
01:26Les consultations commencent dès aujourd'hui avec les présidents des groupes parlementaires
01:31à l'Assemblée, issu du Bloc central, la loi spéciale qui fait suite au rejet du budget de l'État
01:36vendredi en commission mixte paritaire.
01:39Cette frayeur à présent pour des passagers d'un vol Air France Paris-Ajaccio hier,
01:45dont certains déclarent avoir vu un moteur en feu.
01:47L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry où l'A320 a été dérouté dément à BFMTV.
01:52Aucun feu de moteur n'a été constaté par les pompiers à l'issue des vérifications.
01:56De son côté, Air France évoque un problème technique, sans plus de précision,
02:00justifiant l'atterrissage forcé 37 minutes seulement après ce décollage.
02:04Les passagers ont ensuite été réacheminés dans la soirée vers Bastia,
02:08puis transférés en bus à Ajaccio.
02:10Personne n'a été blessé.
02:11Un homme a été blessé par balle par des policiers à Toulouse hier soir.
02:16Des fonctionnaires appelés vers 21h30 pour un individu suspecté d'avoir légèrement blessé deux personnes.
02:22À l'heure arrivée, l'homme se jette sur les policiers.
02:24Il est armé d'un couteau.
02:26Certains policiers ouvrent alors le feu à plusieurs reprises et blessent le suspect.
02:30Pris en charge par les secours, son pronostic vital était engagé encore hier soir.
02:34Et puis dans le dossier des négociations de paix en Ukraine,
02:37l'Elysée juge bienvenue que le président russe se dise prêt au dialogue avec son homologue français.
02:43Paris en fixera les modalités dans les prochains jours, précise le communiqué.
02:47De son côté, le Kremlin affirme qu'une rencontre entre les émissaires des États-Unis,
02:51de l'Ukraine et de la Russie n'est pas en cours de préparation.
02:55Pour le moment, les discussions ont lieu séparément depuis vendredi à Miami.
02:59Tout de suite, BFM politique.
03:01Je vous laisse avec Guillaume Daré qui reçoit Sarah Knafow.
03:03Aujourd'hui, l'eurodéputé reconquête.
03:05Vous êtes bien sûr BFM politique, notre invitée Sarah Knafow.
03:15Bonjour Sarah Knafow, merci d'être avec nous ce matin, eurodéputé reconquête.
03:19A mes côtés, pour vous interroger, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV,
03:24et Jules Pécnard de La Tribune.
03:26Dimanche, le partenaire de notre émission.
03:29Alors je le disais en introduction il y a quelques secondes,
03:31vous êtes affiché aux côtés des agriculteurs cette semaine en leur apportant votre soutien,
03:36notamment dans la lutte contre le Mercosur.
03:39On voit aussi ce matin la mise en garde du ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès,
03:42dans le journal du dimanche, qui demande à ce qu'il n'y ait plus aucun blocage.
03:47La tolérance doit avoir ses limites, dit-il.
03:50La vie du pays ne peut être entravée.
03:52Les Français doivent pouvoir partir en vacances pour les fêtes, dans la sérénité.
03:58Est-ce que vous partagez cette mise en garde du ministre de l'Intérieur ?
04:01Est-ce que vous appelez les agriculteurs à lever leur barrage ?
04:04Alors je n'appelle jamais personne à la violence.
04:06Je pense que c'est absolument pas la violence qui peut résoudre quoi que ce soit.
04:09Mais je suis très frappée, et je pense que beaucoup de gens vont être meurtris
04:12des propos de notre ministre de l'Intérieur,
04:14puisqu'il est la démonstration, une fois de plus,
04:16qu'on a un État qui est totalement faible, lâche avec les délinquants,
04:21et qui est impitoyable avec les honnêtes gens.
04:23Je pense que beaucoup de gens ont été choqués quand ils ont vu
04:26ces hélicoptères de gendarmerie avec du gaz lacrymogène sur les agriculteurs.
04:32Quand on connaît la faiblesse de notre État, la lâcheté de notre État,
04:36notamment dans les banlieues, mais aussi à chaque soir de fête,
04:38là encore on a un dispositif policier qui se prépare.
04:39Le gouvernement a précisé que lorsqu'il y avait eu des violences avec les policiers,
04:43c'est parce qu'il s'agissait de militants d'extrême-gauche
04:45qui s'étaient infiltrées, pas d'agriculteurs.
04:47Alors on a vu les images d'agriculteurs, vous les avez vues comme moi,
04:49des agriculteurs à genoux, avec les autorités publiques qui arrivent sur des fermes.
04:53Si on parle de cette détresse des agriculteurs,
04:55encore une fois je le répète, j'appelle à aucune violence,
04:58c'est absolument évident.
05:00Il faut comprendre la détresse sociale des agriculteurs en ce moment.
05:03Ce que je regrette, c'est qu'on ne parle d'eux que lorsqu'ils bloquent.
05:05C'est-à-dire qu'on a des gens qui ne bloquent pas pour détruire,
05:09mais qui bloquent pour survivre, pour qu'on parle d'eux.
05:12Sinon on ne parle jamais d'eux.
05:13Quand sont les dernières fois qu'on a parlé des agriculteurs ?
05:15À chaque fois qu'il y a eu des blocages, à chaque fois qu'il y a eu des manifestations,
05:18notamment devant le Parlement européen.
05:20Moi je suis pour le coup l'une des rares avec d'autres Français,
05:24mais l'une des rares à à chaque fois aller les voir quand ils viennent au Parlement européen,
05:28les recevoir, aller les voir sur leurs fermes, sur leurs exploitations,
05:31discuter avec eux.
05:32Et je n'attends pas ni des violences, ni des blocages pour m'intéresser à leur sort.
05:36Mais regardez ce qui leur arrive en une seule semaine.
05:39En une seule semaine, ils ont le maire Cossure,
05:40qui est une trahison, une trahison de les agriculteurs.
05:42Refusé par l'Union européenne, reporté en tout cas par l'Union européenne.
05:45On va y venir dans une seconde.
05:46On y viendra, ça fait déjà bien longtemps que ce traité est négocié,
05:49ça fait plus de 10 ans.
05:50Et à chaque fois, on reporte et jamais on enterre ce projet,
05:55puisqu'à chaque fois il revient sur la table et personne n'arrive vraiment à le bloquer.
05:58On a dans la même semaine cette épidémie de dermatose,
06:01avec des abattages de troupeaux entiers, de cheptels,
06:04peut-être qu'on reviendra sur cette question,
06:06mais qui est un drame pour un agriculteur.
06:07J'ai rencontré en Alsace, vous l'avez dit, j'étais aux côtés des agriculteurs,
06:11j'ai rencontré en Alsace un éleveur qui, lorsqu'il avait 15 ans,
06:14a vu les autorités publiques entrer chez lui pour abattre un troupeau.
06:18Il ne dit pas que ce n'est jamais légitime
06:20et qu'il ne faut jamais tuer aucune bête malade qui pourrait contaminer une autre.
06:23Mais ce qu'il me raconte, pour le coup, glace le sang.
06:24Vous voyez, l'autorité publique qui rentre sur la ferme,
06:27il voit les vaches qui sont les siennes,
06:30qu'il nourrit, se réveille à 5h du matin pour leurs bêtes,
06:32qui sont abattues, il entend le bruit des cadavres dans des bennes à ordures.
06:35Ils ont été cherchés jusqu'au dernier petit veau pour les tuer.
06:38Parce que malheureusement, aujourd'hui, le consensus scientifique
06:41dit qu'il n'y a pas d'autre solution que l'abattage systématique
06:44si une bête est contaminée.
06:45Pas forcément.
06:46Je voulais vous entendre là-dessus parce que vous proposez,
06:49vous avez fait une résolution au niveau européen
06:51pour dire qu'il fallait explorer les alternatives à l'abattage systématique.
06:56Je vais vous donner des exemples.
06:57Quels sont-elles ?
06:58Pour finir sur cet exemple de cet éleveur alsacien,
07:02aujourd'hui, c'est 20 ans plus tard,
07:0320 ans après l'abattage de son troupeau tout entier,
07:06il n'a pas encore reconstitué son troupeau.
07:08Le patrimoine génétique d'un troupeau,
07:10ça met des années à se constituer et à se reconstituer.
07:12Son père, s'il n'avait pas eu son fils, aurait pu se suicider.
07:15Aujourd'hui, on a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours.
07:18Et quand on voit qu'ils ont besoin de bloquer des routes
07:20pour qu'on parle d'eux,
07:21pour que M. le ministre de l'Intérieur daigne tourner son regard vers eux,
07:24ça, je pense que c'est blessant et que ça peut meurtrir des gens.
07:26Mais cette stratégie d'abattage, effectivement,
07:28qu'évoque Amandine, par exemple, on l'a vu dans les Savoies,
07:31ça a été efficace, ça a permis de juguler cet épisode.
07:33J'ai effectivement déposé un projet de résolution,
07:35j'espère qu'il sera voté par mes collègues au Parlement européen,
07:38pour demander qu'on étudie toutes les pistes d'alternatives
07:42à l'abattage de troupeaux entiers.
07:43Et il y en a.
07:44Des vétérinaires vous disent,
07:45quand, par exemple, il s'agit de troupeaux sur des vallées,
07:48on pourrait confiner certains,
07:49puisque, comme vous le savez, c'est une maladie qui se transmet
07:51par des moustiques, par exemple,
07:53qui viennent sur une bête
07:54et qui ensuite propagent la maladie ailleurs.
07:57Donc, on pourrait confiner, si c'est sur certaines vallées,
07:59confiner les bêtes malades,
08:01ne pas tuer jusqu'au dernier veau.
08:03On pourrait les soigner.
08:04Ce sont des bêtes qui peuvent ne pas mourir,
08:06c'est-à-dire qu'elles vont être fébriles,
08:07il y a des manifestations physiques de la maladie,
08:10mais elles peuvent ne pas mourir.
08:11Donc, il existe des alternatives.
08:13Je ne dis pas que certains troupeaux,
08:14il faut laisser l'épidémie se répandre,
08:17c'est évident, surtout quand vous avez une très forte densité,
08:19que vous avez énormément de bêtes qui sont collées les unes aux autres.
08:21Et vous croyez en la science, Sarah Knapho.
08:22C'est la preuve, c'est pour ça que je vous dis ça.
08:24Je parle d'étudier scientifiquement,
08:26de faire confiance à des vétérinaires.
08:28Et vous ne croyez pas que le gouvernement l'aurait fait si c'était possible ?
08:30Personne n'a envie de rendre encore plus malheureux les agriculteurs aujourd'hui.
08:34Vous vous souvenez du Covid ?
08:35Est-ce qu'on peut vraiment dire que le gouvernement a la science infuse,
08:37sans vouloir faire de mauvais jeu de mots ?
08:39Sur le Covid, on a bien vu que tout avait été mal fait à toutes les étapes,
08:42les étapes de prévention.
08:43Là, le vaccin s'est fait en catastrophe.
08:44Là, encore une fois, ce n'est pas la même chose,
08:46il y a un consensus scientifique et vétérinaire.
08:48Vous êtes d'accord ?
08:49Le vaccin, il y a un consensus scientifique pour dire que ce vaccin aurait pu être fait.
08:52On n'avait pas assez de doses.
08:53On t'a tonné sur le Covid.
08:54Je ne parle pas du Covid, je parle de la dermatose.
08:55Là, il y a un consensus.
08:55Je parle de la dermatose.
08:56Le fait de vacciner les bêtes.
08:58Vous êtes d'accord que là aussi, il y avait un consensus ?
09:00Pourtant, le gouvernement ne l'a pas fait.
09:02Ils le font en catastrophe, encore une fois,
09:04quand des agriculteurs se disent qu'on est arrivé trop loin
09:06et que l'abattage de troupeaux en pied va les tuer.
09:08La deuxième proposition que je fais, je vais en finir sur ça,
09:11c'est de les indemniser au plus tôt et au prix du marché.
09:14Aujourd'hui, vous avez des agriculteurs, des éleveurs.
09:15Et en suspendant les contraintes environnementales temporairement,
09:17si j'ai bien lu votre résolution.
09:18C'est la troisième proposition, mais alors celle-ci est différente.
09:20L'écologie, ça suffit, comme disait Nicolas Sarkozy ?
09:22Attendez, je vais y venir.
09:23Sur la deuxième proposition, il s'agit de les indemniser immédiatement.
09:26Certains attendent pendant des années et au prix du marché.
09:29Aujourd'hui, ils sont rémunérés sur le prix de ce que valait une vache il y a deux ans.
09:32Autant dire que pour eux, c'est la mort.
09:33Donc les indemniser tout de suite et au prix du marché quand on procède à un abattage.
09:37Et la troisième proposition, en effet, merci d'y venir,
09:39c'est le fait de supprimer l'article 12 de la PAC
09:42qui évoque une conditionnalité environnementale
09:45pour que les agriculteurs puissent bénéficier des aides.
09:47À mon sens, il faudrait la supprimer tout court
09:48pour revenir à la PAC des origines,
09:50c'est-à-dire une PAC qui promote la production
09:53et pas qui met des freins sur la production
09:55en ne promouvant que le mode environnemental de production.
09:59C'est la PAC des origines, c'est celle qui visait à dire
10:01qu'il faut que les Européens aient les moyens de nourrir les Européens.
10:05On est passé à un système exactement inverse
10:06où aujourd'hui les Européens vont importer leur nourriture.
10:09On est dépendant en France à plus de 20%.
10:11On a été autosuffisant pendant des siècles.
10:13On est dépendant à plus de 20% de nos importations.
10:15Et on va défavoriser la production à l'intérieur,
10:18ce qui est, à mon sens, le compte de l'absurdité
10:19et le contraire de la politique agricole commune.
10:22On le disait, cette colère agricole,
10:22elle a des raisons multiples.
10:23Et il y a évidemment cette question de l'opposition
10:25au traité de libre-échange avec les pays d'Amérique du Sud.
10:27Le Mercosur.
10:28Le Mercosur, dont la signature a été reportée,
10:33ça fait 25 ans que cet accord de libre-échange est en discussion.
10:38Les filières en France sont un peu divisées sur le sujet.
10:42Il y en a certaines qui donc rejettent cet accord,
10:44d'autres qui le soutiennent,
10:46comme la filière du vin au sel ou la filière laitière.
10:49Est-ce que vous comprenez aussi que ces filières-là
10:52espèrent que cet accord soit enfin finalisé ?
10:56Vous avez donc des filières qui vont bien,
10:58notamment la filière viticole française.
11:00Ça peut toujours aller mieux, évidemment,
11:01mais on a un produit tellement exceptionnel
11:03qu'il est exporté,
11:04quand bien même il n'y aurait pas d'accord de libre-échange.
11:06Donc la filière viticole,
11:07ce n'est pas une question de vie ou de mort
11:08qu'il y ait le traité du Mercosur.
11:10À l'inverse, pour les éleveurs,
11:12là, c'est une question de vie ou de mort.
11:13Pour eux, c'est la mort.
11:14C'est-à-dire qu'il faut quand même prendre conscience
11:16qu'on peut vivre dans un monde
11:17où vous, moi, nous tous,
11:18dans 10 ans,
11:19on ne mangera plus jamais de viande française.
11:22Il est possible que nos enfants
11:23ne sachent jamais ce qu'est une viande française.
11:26L'élevage peut mourir en France.
11:27Aujourd'hui, tous les agriculteurs que je côtoie,
11:29et j'en ai beaucoup parmi mes amis,
11:30même mes amis intimes,
11:31je leur dis,
11:32est-ce que votre enfant, votre fils,
11:34vous allez lui dire de reproduire
11:35et de prendre ce que vous avez créé,
11:38à savoir votre cheptel, etc.
11:39Tous ne me disent pas du tout.
11:41Si je veux qu'il continue dans l'agriculture,
11:42je lui dirais plutôt d'aller faire des céréales
11:44ou autre chose.
11:45L'élevage, se disent,
11:46les jeunes agriculteurs d'aujourd'hui,
11:48dans 20 ans, c'est mort.
11:49Est-ce que la non-signature du Mercosur,
11:51est-ce que ça ne va pas
11:52principalement avantager la Chine ?
11:55Dans quel sens ?
11:56Dans le sens où la Chine bénéficierait
11:57d'un accord avec les pays du Mercosur.
12:00Les pays du Mercosur
12:01pourraient se tourner davantage vers la Chine
12:02que vers...
12:03Je me demande à quelle échelle vous pensez
12:05quand vous parlez d'avantager un pays
12:06plutôt qu'un autre.
12:07Moi, ce que je regarde,
12:07c'est notre pays, notre intérêt.
12:09Est-ce que nous voulons vivre dans un monde
12:11où nous n'avons plus d'élevage en France ?
12:13Ma réponse est claire.
12:14Est-ce qu'il faut sacrifier les agriculteurs
12:15pour l'industrie automobile allemande
12:17et pour essayer de lutter contre la Chine
12:19sur cette partie-là de l'accord,
12:20à savoir la partie industrielle ?
12:21Ma réponse est non.
12:22Vous trouvez franchement
12:23qu'Emmanuel Macron sacrifie
12:25les agriculteurs français
12:26pour l'industrie allemande ?
12:26Je trouve que sa voix ne porte pas beaucoup.
12:28C'est-à-dire que pendant des années,
12:29je pouvais vous répondre oui,
12:30il s'aidait devant l'Allemagne
12:32de manière absolument claire
12:33et sur tous les sujets,
12:34sur le nucléaire,
12:35sur l'industrie allemande,
12:36parce que je m'arrête en deux phrases
12:38pour dire pourquoi je dis ça.
12:40C'est que généralement,
12:40ces accords de libre-échange
12:41sont conclus pour qu'on puisse
12:43importer des produits agricoles
12:44et exporter des produits industriels.
12:46Donc le plus souvent,
12:47c'est l'Allemagne qui a intérêt,
12:49parce qu'elle a une agriculture
12:49bien plus faible que la nôtre
12:50par définition,
12:51et une industrie plus forte
12:52que la nôtre,
12:53notamment automobile.
12:54Donc ce qu'on signe comme traité,
12:56ça vise à dire aux autres pays
12:57importer plus facilement
12:59des voitures qui viennent de chez nous,
13:00nous Europe,
13:00mais en réalité Allemagne,
13:02et en échange,
13:03nous importerons vos produits agricoles.
13:04Donc on sacrifie nos éleveurs
13:06au profit de la voiture allemande.
13:07Néanmoins, ce traité
13:08aurait dû être signé hier au Brésil,
13:10il ne l'a pas été,
13:11parce que,
13:12Durdja Mélanie,
13:13mais Emmanuel Macron également
13:14s'y sont opposés à ce que vous dites,
13:16bravo Emmanuel Macron.
13:17Évidemment,
13:18bravo Durdja Mélanie,
13:19bravo Emmanuel Macron,
13:20bravo à ceux qui empêchent
13:21que ce soit signé.
13:22Moi, ce que j'observe,
13:23c'est que déjà depuis des mois,
13:24Emmanuel Macron dit
13:25je ne le tolère pas,
13:26je ne le tolère pas,
13:26il a fallu l'adjonction
13:27d'un allié
13:28pour qu'enfin se soit stoppé,
13:30et j'espère maintenant
13:31que le projet sera enterré.
13:32Jusqu'où il doit aller
13:33dans le rapport de force
13:34le président français ?
13:36Parce qu'on n'est pas suivi
13:36par beaucoup de pays, malheureusement.
13:37Vous vous souvenez
13:38de ce que faisait
13:38le général de Gaulle,
13:39on est en 1965,
13:41et il dit
13:41on a besoin de la voix de la France
13:42parce qu'énormément de sujets
13:43sont adoptés à l'unanimité
13:44au Conseil.
13:45Il fait ce qu'on a appelé
13:46la politique de la chaise.
13:47C'est-à-dire qu'il dit
13:48je ne serai plus là
13:49et plus aucune décision
13:50ne pourra passer
13:50parce que je ne serai plus là.
13:52Oui, c'est a fortiori.
13:53Et vous pensez
13:53qu'on repèse assez aujourd'hui
13:54pour que ça ait le même effet ?
13:56C'est une très bonne question.
13:57C'est une très bonne question
13:58parce que je crois
13:58que la France d'Emmanuel Macron
14:00ne pèse plus assez,
14:01mais que la France reste la France.
14:02Et que sans la France,
14:04l'Union Européenne n'existe plus.
14:05Si vous n'avez plus
14:06la voix de la France,
14:07si la France refuse,
14:08comme aujourd'hui,
14:09de coopérer à sa propre perte,
14:10alors il n'y a plus
14:11d'Union Européenne.
14:12Donc si Emmanuel Macron
14:13prend conscience
14:14de la force qu'il a,
14:15non pas parce que c'est lui,
14:16vous savez,
14:16je pense ce que je pense de lui,
14:18mais parce qu'il est
14:18à la tête d'un grand pays,
14:20d'un des plus grands pays d'Europe,
14:21qui est le seul
14:22de l'Union Européenne
14:23à avoir l'arme nucléaire,
14:25qui a la meilleure armée du continent,
14:26qui a une économie
14:28qui, bien qu'elle soit en déclin,
14:32donc pour cette raison,
14:33on aurait tous les leviers
14:34de pression nécessaires,
14:35notamment notre contribution,
14:37ce qui est quand même
14:38le principal.
14:39On est contributeurs nets
14:40au sein de l'Union Européenne.
14:42C'est-à-dire qu'on donne
14:43plus qu'on ne reçoit.
14:44On donne plus qu'on ne reçoit,
14:45donc la France contribue
14:46à hauteur de 25 milliards
14:47chaque année
14:48et reçoit en retour.
14:49Mais les pays d'Amérique du Sud
14:50disent, en fait,
14:50on nous dit que ce traité,
14:51ce n'est qu'un report,
14:52que ça sera signé peut-être
14:53le 12 janvier,
14:54ce n'est pas confirmé
14:55de source européenne.
14:56Certains disent, finalement,
14:57ce n'est qu'un report d'un mois.
15:02Emmanuel Macron,
15:03d'avoir repoussé d'un mois,
15:04vous voyez à quel point
15:04ce serait insignifiant.
15:06Mais depuis 25 ans,
15:08on a à chaque fois,
15:08effectivement,
15:09ce traité qui revient,
15:10qui repart et qui revient.
15:10Donc vous comprenez
15:11que cette colère des agriculteurs
15:12se poursuive pour certains
15:13sur les routes
15:14et ça ne vous pose pas
15:15de problème
15:15qu'ils continuent à bloquer,
15:16y compris pendant
15:17ces congés de fin d'année
15:18où certains vont essayer de...
15:19Monsieur, ce qu'il y a de pire,
15:21c'est que les agriculteurs,
15:22vous le savez,
15:22ne peuvent pas tenir
15:23un long temps des révoltes.
15:24Quand ils sortent de leur ferme,
15:25ils laissent leurs bêtes
15:26sur leur terre,
15:28ils ne cultivent pas leurs terres.
15:29Eux, ils n'ont pas le choix.
15:31Leur outil de travail,
15:32c'est leur vie.
15:32Ils sont obligés
15:32d'y être tous les jours.
15:33Tout le monde sait
15:34que les agriculteurs,
15:34ça ne peut pas tenir longtemps
15:35une révolte
15:36parce que sinon,
15:36ils meurent.
15:37Ils se sacrifient
15:38parce qu'ils doivent survivre.
15:40C'est pour ça que,
15:40quand ils font ça,
15:41c'est ni du nihilisme,
15:42ni la volonté de détruire.
15:43Ils le font parce qu'ils n'ont pas le choix.
15:44Et ce sont des pertes économiques
15:45énormes quand ils sortent
15:46de leur ferme.
15:47Dans la tribune dimanche,
15:49nous écrivons que
15:50cette colère
15:53est beaucoup alimentée
15:57pour republier
15:59une pétition
16:00de soutien aux agriculteurs.
16:03Vous allez me dire
16:03que c'est un mot
16:04qui est cliché,
16:05mais est-ce que vous assumez
16:05de faire partie
16:06des mouvements politiques
16:07qui récupèrent
16:09le plus
16:10cette colère ?
16:12Est-ce que vous en profitez
16:12d'une certaine façon ?
16:14Si vous me dites
16:14qu'on est le mouvement politique
16:15qui défend le plus
16:16les agriculteurs,
16:17je vous dirais oui
16:17et merci de le remarquer.
16:19Je pense que beaucoup
16:20d'agriculteurs le remarquent aussi.
16:21En revanche,
16:22utiliser des mots
16:22comme récupérer,
16:23profiter, etc.
16:24ou alimenter,
16:26là, je pense que
16:26c'est mépriser
16:27les agriculteurs
16:28qui, eux, voient
16:29qu'ils n'ont absolument
16:30pas besoin
16:30ni des réseaux sociaux,
16:32ni de reconquête,
16:33ni d'un parti politique,
16:34ni de personne
16:34pour souffrir en eux-mêmes.
16:36Quand il y a un agriculteur
16:36qui se suscite
16:37tous les deux jours,
16:38je pense que ça,
16:38ça n'est pas alimenté
16:39ni par les réseaux sociaux,
16:41ni par reconquête,
16:42ni par un parti.
16:43Nous, ce qu'on fait,
16:43c'est qu'on essaye
16:44de défendre les Français
16:44tous les jours
16:45et donc quand on voit
16:46une filière qui est aussi stratégique,
16:48parce que pour moi,
16:49l'agriculture est aussi stratégique
16:50que le nucléaire,
16:51nourrir un pays,
16:52c'est sa survie.
16:53Donc pour cette raison,
16:54je ne peux pas être absente
16:55et on ne peut pas être absent
16:56chez Reconquête
16:56et donc merci de le signifier.
16:58On a en effet
16:58une pétition de soutien,
17:00soutien-agriculteur.fr
17:02et on invite tous ceux
17:03qui veulent soutenir
17:03les agriculteurs
17:04à aller la signer
17:05pour montrer qu'on est nombreux.
17:06Sarah Knafo,
17:06le Premier ministre Sébastien Lecornu
17:08va commencer à recevoir
17:09dès aujourd'hui
17:10les responsables politiques,
17:11notamment du Bloc central,
17:12pour essayer de trouver
17:13une solution
17:14sur cette question du budget.
17:15Il n'y aura pas de budget
17:16avant le 31 décembre.
17:18Un Conseil des ministres
17:19se réunira demain
17:20en fin de journée
17:20pour enterriner le principe
17:21d'une loi spéciale.
17:24Il appelle le Premier ministre
17:25à la responsabilité
17:26de tous les acteurs politiques.
17:28Est-ce que vous l'entendez ?
17:29Moi aussi,
17:30je les appelle à la responsabilité.
17:31S'ils veulent être responsables,
17:33je leur propose
17:33un contre-budget
17:34que j'ai établi,
17:35un contre-budget
17:36qui propose 80 milliards d'économies.
17:3880 milliards,
17:39c'est réaliste ?
17:40Mais ce n'est même pas assez.
17:41C'est un plan d'urgence.
17:42C'est uniquement un plan d'urgence
17:43parce que je les connais,
17:43cette Assemblée,
17:44on a l'image devant nous,
17:45on a cette image
17:46de ces parlementaires.
17:48On les connaît.
17:48En réalité,
17:49leur consensus aujourd'hui
17:50est très clair.
17:51Ils veulent toujours dépenser plus
17:52et ils veulent toujours taxer plus.
17:5380 milliards,
17:54ceux qui nous regardent
17:54se disent
17:55on va nous saigner.
17:56Non, pas du tout.
17:57Ceux qui nous regardent
17:58se disent
17:58il est enfin temps
17:59que l'État baisse ses dépenses
18:00pour pouvoir baisser les impôts.
18:02On est aujourd'hui,
18:03chez Reconquête,
18:03le seul parti à le proposer.
18:05Tous les autres proposent
18:06en réalité de taxer plus
18:07pour que l'État puisse
18:07dépenser plus.
18:09Si on dit 80 milliards,
18:10vous dites on va les saigner.
18:10Les Républicains le proposent aussi.
18:11On va les saigner.
18:12Mais ce n'est pas ce qu'ils votent
18:13malheureusement
18:13à l'Assemblée nationale
18:14où j'ai établi
18:15là encore un tableau
18:16qui montre les votes
18:16de chacun
18:17sur les différentes taxes
18:18et vous voyez que
18:19main dans la main,
18:20alors même qu'on nous dit
18:20que cette Assemblée
18:21ne s'entend pas,
18:22qu'il n'y a pas de majorité,
18:23quand il s'agit de voter des impôts,
18:24ils sont tous d'accord.
18:25LFI vote main dans la main
18:26avec le RN,
18:27le PS avec le Modem,
18:28la Macronie avec le RN,
18:29etc.
18:30Inventer des taxes,
18:31ça les met d'accord.
18:31Donc on a trouvé peut-être
18:32le triste consensus national.
18:34Moi, je m'inscris en faux
18:35contre ce consensus.
18:36Je ne suis absolument pas d'accord
18:37pour qu'on continue
18:38dans cette logique.
18:39Je propose de renverser
18:40totalement la logique
18:41et donc ça n'est absolument pas
18:43un programme,
18:44comme vous dites,
18:44qui vise à saigner les Français
18:46ou même un programme
18:47d'austérité ou de rigueur.
18:48Non, c'est un programme
18:49d'enrichissement.
18:50Le fait est qu'aujourd'hui,
18:52les Français s'appauvrissent
18:52parce que l'État
18:53leur prend tout.
18:54Je propose exactement l'inverse.
18:55C'est-à-dire leur prend tout
18:56par les impôts, vous voulez dire ?
18:57Par les impôts.
18:58Notre impôt, il finance aussi
18:59l'hôpital, je vous le accorde,
19:00qui n'est pas toujours
19:01en bonne forme,
19:02mais l'école,
19:03l'enseignement public,
19:04ça sert à ça aussi.
19:05Il n'est pas en bonne forme,
19:05vous pouvez continuer
19:06parce que vous allez me donner raison.
19:08Quand on dit qu'on finance
19:10ce genre de services publics
19:11et qu'on est le peuple
19:12le plus taxé du monde,
19:13rappelons-le,
19:14et de l'histoire
19:15pour financer ces services publics,
19:16est-ce que vous pouvez comprendre
19:17que les Français ressentent
19:18qu'ils n'en ont pas
19:19pour leur argent ?
19:20Vous pouvez l'entendre.
19:21Quand vous dites
19:22on va saigner les Français,
19:23quel est mon contre-budget ?
19:2415 à 20 milliards d'euros
19:26à supprimer d'économie
19:27sur les prestations sociales
19:29non contributives
19:30à des étrangers
19:30parce que je considère
19:32qu'il n'est pas moral
19:33d'aider le monde entier
19:35tant qu'on aura encore
19:36un seul SDF
19:37dans les rues françaises.
19:38Ça n'est pas moral.
19:39C'est immoral
19:40que notre État s'occupe
19:41d'aller aider le monde entier
19:42comme par exemple,
19:43j'en viens à ma deuxième
19:44mesure d'économie,
19:4515 milliards d'euros
19:46d'aide au développement par an.
19:47Je trouve cela immoral.
19:49Aller former des infirmières
19:50aux comores
19:50alors qu'on manque
19:51de personnel soignant chez nous,
19:53c'est immoral.
19:53Votre contre-budget
19:54n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui.
19:56Ce qui est discuté,
19:57c'est en l'occurrence
19:57le budget à la santé nationale.
19:59Oui, bien sûr.
20:00Mais si ça finit
20:00avec une loi spéciale
20:02finalement,
20:03c'est-à-dire la reconduction
20:04du budget précédent
20:05parce qu'il sera impossible
20:05de voter ce budget,
20:07vous dites moindre mal ?
20:09Forcément non
20:10puisque c'est toute la logique
20:11de ces 40 dernières années
20:12qu'on poursuivra.
20:14Là où on peut dire
20:14moindre mal,
20:15c'est qu'avec cette loi spéciale,
20:16on n'aura au moins pas
20:17les taxes qui ont été inventées
20:18par les parlementaires
20:19ces derniers mois.
20:20Oui, parce que ça fait tout sauter.
20:20Donc la taxe inventée
20:21par le RN sur la fortune
20:23dite improductive
20:24et portée à la fin
20:25par le Modem,
20:26toutes ces taxes
20:26sur les multinationales
20:27qui visent en réalité
20:28à faire payer aussi
20:29les grands groupes français
20:30comme Dassault,
20:31comme Thalès,
20:31toutes ces taxes,
20:32si elles peuvent sauter,
20:33malheureusement,
20:34vous aurez raison
20:35de dire que c'est le moindre mal.
20:36Même si ça n'est provisoire
20:37parce qu'une loi spéciale,
20:38ce n'est que dans l'attente
20:39du vote d'un nouveau budget
20:40dans quelques semaines
20:40ou dans quelques mois.
20:41C'est comme pour le Mercosur,
20:42provisoire.
20:43Malheureusement,
20:43on en est là,
20:44c'est-à-dire qu'on en est à dire
20:45qu'est-ce que le moindre mal.
20:46Moi, ce que je propose aux Français,
20:47c'est d'enfin refuser
20:48d'accepter le moindre mal.
20:50Il faut se dire
20:51qu'on mérite tous
20:52mieux que rien.
20:53On mérite mieux.
20:54Donc on mérite
20:55d'élire un nouveau pouvoir.
20:57Oui, mais si Sébastien Lecornu
20:58survit à cette crise,
20:59on n'avait pas l'impression
20:59qu'en fait,
21:00il restera jusqu'à la fin
21:01du quinquennat d'Emmanuel Macron
21:03et que...
21:04Sans doute.
21:04Cette démission
21:05que vous appelez de vos voeux
21:08du président
21:08n'arrivera jamais.
21:09Vous avez sans doute raison
21:11pour Sébastien Lecornu,
21:12mais je crois que ça n'est plus
21:12la question.
21:13C'est-à-dire qu'on a bien vu
21:14que le nom du Premier ministre
21:15ne changeait rien
21:16à nos problèmes,
21:17rien à notre vie
21:17et même rien à la politique
21:18du gouvernement.
21:19À part peut-être la méthode,
21:20la personnalité,
21:21le tempérament,
21:22mais on a eu François Bayron,
21:23on a eu Michel Barnier,
21:24on a eu Sébastien Lecornu
21:25et le sentiment qu'on a
21:26c'est que rien n'avance,
21:27que tout stagne.
21:28C'est-à-dire qu'on reste
21:28avec la même philosophie
21:29que ces 40 dernières années
21:31et ce qu'il y a de pire
21:32c'est que dans la situation
21:33où nous sommes,
21:33stagner c'est tomber.
21:34Mais sur ce budget,
21:35ça reste à faux.
21:36La faute à qui ?
21:37Aux socialistes
21:37qui en ont trop demandé
21:38ou aux Républicains
21:39qui n'ont trop pas accepté ?
21:41Ah mais à tous,
21:42à tous,
21:42au RN,
21:43à LFI,
21:44à tous.
21:44Il ne faut pas en cibler
21:45que deux.
21:47Quelle est la responsabilité
21:48du RN ?
21:49C'est toute la classe politique
21:49qui a inventé
21:508 nouvelles taxes
21:52dans son contre-budget,
21:53qui a voté pour 43 milliards
21:55d'euros de nouvelles taxes,
21:56qui a voté main dans la main
21:57avec le modem
21:58l'impôt sur la fortune
21:59improductive.
22:00En se prévalant,
22:01j'ai entendu Marine Le Pen
22:03dire qu'elle était fière
22:04de l'impôt inventé
22:06par le modem
22:06sur la fortune improductive
22:07puisqu'elle disait
22:08c'est le mien cet impôt.
22:09Un impôt,
22:09rappelons-le aux gens quand même,
22:10qui à mon sens
22:11est totalement socialiste
22:12puisqu'il vise à dire
22:13que posséder des actions
22:15dans l'économie française
22:16c'est improductif,
22:17que posséder une assurance vie
22:18qui est investie
22:19dans la dette française
22:20c'est improductif,
22:21qui vise à dire
22:22que posséder du bitcoin,
22:23des œuvres d'art,
22:23etc.
22:24c'est improductif
22:25et qui vise à taxer
22:25cela davantage.
22:26À mon sens,
22:27c'est le début du communisme
22:28dans le sens où on dit
22:29et les bons ont un sens
22:30Avec si j'ose dire
22:30une franchise qui est assez élevée
22:31à plus d'un million.
22:32Dans le sens où on dit
22:33qu'en réalité
22:34la propriété des gens
22:35ne sera jamais
22:36vraiment leur propriété.
22:38On remet en cause
22:38le droit de propriété
22:39en disant
22:40tout ce que vous avez
22:41travaillé,
22:42tout ce que vous avez
22:43opérent.
22:43Marine Le Pen est socialiste
22:44pour vous.
22:45Voir communiste.
22:46Marine Le Pen est communiste.
22:47Je pense que cette taxe
22:48est communiste.
22:48Je ne vais pas m'embarquer
22:49dans des qualificatifs
22:50sur la personne.
22:52Cette taxe-là,
22:53c'est le début du communisme
22:54et peut-être même
22:54qu'ils ne l'ont pas vue
22:55comme ça.
22:55Donc je ne les accuse pas,
22:56je lis ce que je lis,
22:57je vois cet amendement,
22:58je vois cette taxe
22:59et je me dis
23:00dire ça,
23:01c'est accepter
23:01que les Français
23:02n'ont pas de propriété.
23:03Et à mon sens,
23:04le droit de propriété
23:05est aussi important
23:06que le droit de vote.
23:07C'est le début de la liberté.
23:08Quand on nous retire
23:09ce pour quoi on s'est battu,
23:11vous disiez tout à l'heure
23:12saignez les Français,
23:13les Français se saignent
23:14pour posséder quelque chose.
23:15Et à la fin,
23:15on leur dit
23:16même votre assurance vie
23:17ne vous appartiendra
23:17jamais réellement,
23:18l'État pourra toujours
23:19à un moment ou à un autre
23:20imposer une taxe
23:21et puis après faire monter le taux.
23:22Encore une fois,
23:22il y a un plafond
23:23qui est assez élevé,
23:24je crois que c'est plus
23:24d'un million précisément
23:25jusqu'à cette somme-là.
23:26La propriété des gens,
23:28c'est leur propriété.
23:28Quel que soit le montant.
23:29Ça n'est pas l'argent
23:30de l'État.
23:30Les plus riches
23:31peuvent contribuer aussi
23:32d'avantage.
23:32Bien sûr qu'ils peuvent contribuer,
23:33mais quand vous avez contribué
23:35avec votre impôt sur le revenu,
23:36que vous avez déjà payé,
23:37vous êtes le pays le plus taxé,
23:39retaxé, surtaxé,
23:40des revenus qu'on a déjà taxés
23:41plusieurs fois dans votre vie.
23:42À la fin,
23:43vous vous dites
23:43maintenant c'est à moi.
23:44Je les épargne
23:45et j'ai déjà payé énormément,
23:47j'ai déjà payé mon dû
23:47à la collectivité,
23:48vous avez payé vos charges sociales.
23:50Comme disait M. Daré,
23:50vous avez financé l'hôpital,
23:52vous avez financé l'école,
23:53vous avez déjà tout payé.
23:54Oui, mais encore une fois,
23:54on parle des ultra-riches.
23:56Non, on ne parle pas
23:57des ultra-riches,
23:58on parle de tout le monde.
23:59On parle de tout le monde.
24:00Regardez,
24:01quand je vous dis
24:01que nous sommes le peuple
24:02le plus imposé du monde,
24:04je ne parle pas de Bernard Arnault,
24:05tous les Français
24:06sont les plus imposés du monde.
24:07Quelqu'un qui gagne le SMIC
24:09paye énormément d'impôts aujourd'hui.
24:11Quand vous payez un salarié
24:132000 euros,
24:13vous devez débourser 4000
24:15pour le payer.
24:15Donc imaginez déjà
24:16que la richesse
24:17que lui a produite,
24:19la richesse qu'il produit
24:19dans l'ensemble du PIB national,
24:21c'était 4000 euros.
24:22Ça, c'est la richesse
24:23qu'il a produite.
24:23Sur ces 4000 euros,
24:24on va lui en prendre 2000.
24:25Ça n'est pas normal.
24:27Il n'y a pas d'autres pays
24:27au monde où ça se passe comme ça.
24:28Vous êtes la rivière
24:29Milaï française.
24:30Écoutez, moi,
24:31je suis la Sarah Knafo française
24:32et je regarde des sources
24:34d'inspiration partout dans le monde
24:35parce que je pense qu'il faut,
24:36quand on est un grand pays,
24:37regarder ce qui se passe le mieux
24:39partout ailleurs
24:39et avoir une sorte de clause
24:41de la nation la plus favorisée,
24:42comme on dit à l'OMC,
24:43c'est-à-dire regarder
24:44ce qui marche le mieux
24:45dans différents pays.
24:46Je vous donne un exemple.
24:47Ça peut être le système éducatif coréen,
24:49coréen du Sud, évidemment.
24:50Ça peut être le système
24:51démocratique suisse.
24:54Ça peut être la politique économique
24:56de lutte contre l'inflation
24:57et la dépense publique
24:58de Ravier Milaï.
24:59Ça peut être la politique
25:00de lutte contre l'immigration
25:00clandestine de Donald Trump,
25:02etc., etc.
25:03Donald Trump,
25:04on en parlera tout à l'heure
25:04parce que ça fait presque un an
25:05qu'il est revenu au pouvoir.
25:07La question, évidemment,
25:08de la sécurité aussi
25:09qui était cette semaine
25:10au menu du gouvernement.
25:11Au menu du gouvernement
25:11avec un déplacement
25:12d'Emmanuel Macron
25:13à Marseille en début de semaine.
25:15Il a déclaré à nouveau
25:16la guerre contre le narcotrafic.
25:17On en sait un peu plus
25:18dans une interview
25:19accordée aux Parisiens
25:20par Gérald Darmanin
25:21sur le nouveau parquet national
25:23anticriminalité organisée,
25:24le PNACO,
25:25qui va donc démarrer
25:26son activité le 5 janvier.
25:29L'amende forfaitaire
25:30va passer de 200 à 500 euros
25:31pour la consommation
25:32de stupéfiants.
25:34Question très simple.
25:35Est-ce que, d'après vous,
25:36la réponse de l'État
25:36face au narcotrafic
25:37est suffisante
25:38à la hauteur des enjeux ?
25:39Alors, je dirais que c'est nécessaire,
25:41ça va dans le bon sens.
25:42Tout ce qui va dans le sens
25:43de plus de fermeté,
25:44je serais toujours là
25:45pour dire que c'est bien
25:46et qu'il vaut mieux ça
25:47que plus de laxisme.
25:48Mais pourquoi est-ce
25:49que ça n'est pas suffisant ?
25:50C'est que, revenons
25:51sur la philosophie actuelle
25:52de la lutte contre le narcotrafic.
25:54Aujourd'hui, l'État français,
25:55pour aller vite,
25:57a une politique qui vise
25:58uniquement à attraper
25:59les gros poissons,
26:00les gros caïds,
26:01ceux qui ont déjà gagné
26:01des millions d'euros
26:02grâce à la drogue.
26:03Pour cela, on va mettre
26:04sur écoute les petits,
26:05les petits dealers,
26:06les petits guetteurs.
26:07On va les mettre sur écoute
26:08pendant longtemps,
26:09des mois.
26:09Les policiers vous disent
26:10que les enquêtes durent des années.
26:11On met sur écoute,
26:12on remonte les filières.
26:13Et puis, une fois qu'on aura
26:14remonté la filière,
26:15on va arrêter le gros.
26:15En attendant, il aura déjà
26:16gagné des millions d'euros.
26:18Et c'est peut-être
26:18à ce moment-là seulement
26:19qu'il risquera la prison
26:21et qu'il fera de la prison.
26:22Pour lui, vous comprenez,
26:23si on pense en économie rationnelle,
26:25que le jour en veut la chandelle.
26:26Il se dit,
26:27je vais rester pendant des années,
26:28je vais avoir le temps
26:28de devenir très gros,
26:29je vais gagner des millions d'euros
26:30et peut-être
26:31que je ferai deux ans de prison.
26:32Avec notre système laxiste,
26:33peut-être qu'il sera gentil en prison,
26:35il fera de la poterie.
26:35Juste, je précise,
26:36le gouvernement revendique
26:37de vouloir imiter la méthode
26:38du juge Falcon en Italie,
26:40en Sicile.
26:40Oui, les gros poissons.
26:41C'est la méthode anti-mafia
26:42à l'italienne.
26:43Donc, la méthode,
26:44c'est, comme était le sujet italien,
26:45ce n'est pas le nôtre
26:46et je vais expliquer pourquoi,
26:47on attrape uniquement les gros,
26:48on remonte les filières
26:49et une fois qu'on arrive au gros,
26:51on les arrête.
26:51Vous vous proposez quoi ?
26:52Alors, moi, ce que je propose,
26:53c'est qu'il faut se rendre compte
26:54de ce que c'est aujourd'hui
26:55l'économie de la drogue.
26:56250 000 personnes concernées
26:57par l'économie de la drogue.
26:59C'est-à-dire bientôt,
27:00presque autant
27:00que le nombre d'agriculteurs en France,
27:02pour faire un lien
27:02avec ce qu'on disait tout à l'heure.
27:03250 000 personnes concernées.
27:05Vous avez du bas en haut de l'échelle
27:06une sorte de main d'œuvre
27:08abondante et bon marché.
27:10Vous avez des jeunes de 14 ans
27:11qui sont en bas des tours.
27:12D'ailleurs, ce sont eux
27:13qui dérangent le plus les riverains
27:14et pour avoir grandi en Seine-Saint-Denis,
27:16je peux vous dire
27:16que ce qui est le plus obsédant
27:18et pénalisant quand on y habite,
27:20c'est d'entendre toute la journée
27:21ce bruit de ces gamins
27:22qui crient
27:23« il y a la police, il y a la police »
27:24qui hurlent toute la nuit
27:25à chaque fois qu'ils voient
27:26une voiture de police.
27:27Ces gens-là ne sont jamais arrêtés
27:28parce qu'on a un code des mineurs
27:30aujourd'hui qui fait
27:30que c'est très difficile
27:32de les arrêter
27:32et encore plus de les enfermer.
27:34Je pense qu'il faut revenir sur ça
27:35et qu'un enfant de 15 ans,
27:38un adolescent de 15 ans
27:39qui deal comme un adulte
27:40doit être enfermé comme un adulte.
27:42Donc, première chose.
27:43Deuxième chose,
27:44pour les petits dealers,
27:45les fameux,
27:45ceux dont on les met seulement sur écoute
27:47et on les arrête jamais,
27:48il faut être extrêmement ferme.
27:49Là encore,
27:50du deal,
27:51y compris un petit dealer
27:52en bas de l'échelle,
27:53ça doit être de la prison ferme.
27:54Mais est-ce que les arrêter
27:55du jour au lendemain,
27:56si je veux dire,
27:57ce n'est pas s'empêcher
27:58de remonter la filière
28:00pour attraper les gros poissons
28:01comme vous parlez ?
28:02C'est ça aussi le travail
28:02des enquêteurs.
28:03C'est très intéressant
28:04et c'est la bonne question.
28:05En réalité,
28:06ce qu'il faut se demander,
28:07c'est est-ce qu'il vaut mieux
28:07arrêter les gros poissons
28:09ou est-ce qu'il vaut mieux
28:10tuer toute la chaîne ?
28:11J'ai ma réponse.
28:12Je pense qu'il vaut mieux
28:12arrêter toute la chaîne,
28:14c'est-à-dire les empêcher
28:15ces gros poissons
28:15d'avoir accès.
28:17Non, non,
28:17c'est plus facile de le faire
28:18tout ce qu'on ne veut pas le faire.
28:20Explosent.
28:20Il y a déjà une chèque
28:21population carcérale immense.
28:23Il faut un plan d'urgence
28:24de création de 100 000 places
28:26de prison,
28:26un plan d'urgence pour le faire,
28:28si vous voulez,
28:28on pourra le détailler.
28:30C'est-à-dire,
28:30mais dur à financer.
28:31Emmanuel Macron lui-même
28:32a eu beaucoup de mal
28:33à financer les milliers
28:34de places de prison commises.
28:35Il ne s'en est absolument
28:35pas donné les moyens
28:36pour le faire.
28:37Je vous donne un exemple.
28:38Boukele, au Salvador,
28:39qui en 7 mois
28:40a construit 70 000 places
28:41de prison.
28:42Comment est-ce qu'il a vu ?
28:43Vous avez vu ces images
28:43au Salvador
28:44où on les voit assis
28:45de façon qu'on soit d'accord
28:46ou pas indignes.
28:47C'est pas un modèle.
28:48Les prisons les plus modernes
28:49du monde.
28:49Ce qui est un modèle pour moi,
28:50c'est d'abord la première chose,
28:52pardonnez-moi de revenir au B.A.B.
28:53Si on enferme les délinquants,
28:54on pacifie la société.
28:55Si on enferme les criminels,
28:56on empêche la criminalité
28:57d'enlève.
28:58Vous-même,
28:58ils sont 250 000
28:59à participer au trafic de drogue.
29:00Une question à la fois,
29:01sinon ça va être un peu dur
29:03d'exprimer ce que je veux exprimer.
29:04Donc, première chose
29:05que nous montre le Salvador,
29:07et c'est Naïb Boukele
29:07qui le disait
29:08à la tribune des Nations Unies,
29:09il disait
29:10vous ne pouvez pas vous prétendre
29:11le monde libre
29:11quand votre propre peuple
29:13a peur dans la rue.
29:14Vous n'êtes pas le monde libre.
29:15Et lui disait-il
29:16moi j'ai enfermé 70 000 criminels
29:18et j'ai libéré
29:19des millions d'habitants salvadoriens.
29:20Je pense qu'il faut faire
29:21exactement la même chose.
29:22Premièrement,
29:23revenir sur cette philosophie.
29:24Enfermer les gens,
29:25ce n'est pas immoral.
29:26Au contraire,
29:26c'est moral
29:27parce que c'est protéger
29:28le reste de la société.
29:29Et la prison doit servir à ça.
29:30Une fois qu'on accepte cela,
29:32une fois qu'on accepte
29:33que toute la philosophie
29:34de la justice aujourd'hui,
29:35qui vise à dire
29:36qu'il faut éviter
29:36à tout prix la prison,
29:38pourquoi est-ce qu'on n'a pas
29:40de place de prison ?
29:40Parce qu'on n'a pas voulu
29:41en construire justement
29:42parce qu'on pensait
29:43que la prison c'était mal.
29:44Une fois qu'on se dit
29:45qu'en réalité la prison
29:46protège le reste de la société,
29:48je peux vous dire
29:48que ça va rouler
29:49pour construire
29:49ces places de prison.
29:50On a énormément de moyens.
29:52Vous avez typiquement
29:52pour la construction...
29:52Il y a par ailleurs
29:53un code pénal.
29:54Vous ne pouvez pas enfermer
29:55les gens
29:56à moins de changer les lois
29:57des mineurs avec des crimes.
29:58Là, aujourd'hui,
29:58on n'enferme pas des criminels.
30:00Il y a des délinquants
30:00qu'on n'enferme pas.
30:01Il y a des délinquants
30:02à qui on met des bracelets électroniques.
30:03Il ne s'agit pas
30:03de changer les lois,
30:04il s'agit de les faire appliquer.
30:05Aujourd'hui,
30:06on ne les applique pas
30:06parce qu'on n'a pas de place.
30:08Faute de moyens,
30:08faute de place,
30:09les juges vous disent
30:10bon, on va le mettre
30:11sous bracelet électronique
30:12parce que de toute façon,
30:12il n'y a pas de place en prison.
30:22Moi, je pense le contraire.
30:24Il faut que les gens
30:24dorment en prison
30:25quand ils ont commis
30:26un crime ou un délit.
30:27Donc typiquement,
30:28si vous êtes un dealer,
30:30y compris ce qu'on appelle
30:30un petit dealer
30:31avec un petit surnom affectif
30:33comme si c'était normal
30:34d'être un petit dealer,
30:35il faut dormir en prison.
30:36Et les consommateurs ?
30:37On disait
30:37amende-formateur
30:38de 200 à 500 euros ?
30:39Et les consommateurs aussi.
30:40C'est pour ça que je disais
30:40que ça va dans le bon sens.
30:41À mon avis, 500 euros,
30:42c'est pas assez suélo.
30:42Les consommateurs,
30:43ils doivent aller en prison ?
30:43Non, pas en prison.
30:44Il faut des amendes.
30:45Il faut des amendes, attention.
30:46Il faut des amendes
30:47pour les consommateurs.
30:48Si vous récidivez,
30:49si on vous attrape trois fois
30:50en train de consommer
30:50de la cocaïne,
30:51il faut aller en prison
30:52au bout d'un moment.
30:53Comme pour tous les délits,
30:54la récidive est un délit en soi.
30:56Donc il faut, à mon sens,
30:58arrêter cette politique
30:59qui vise à dépénaliser
31:00la consommation.
31:01Et je vois que ça va
31:01dans le bon sens
31:02puisqu'on accepte
31:04d'augmenter au moins
31:04le coût des amendes.
31:06Et se dire que maintenant,
31:08il faut passer à un système
31:09où toute la chaîne doit payer.
31:10Tout le monde doit payer.
31:11Du guetteur au gros trafic.
31:12Au-delà bien même
31:13de cette question évidemment
31:14du narcotrafic.
31:15Il y a une question
31:16judiciaire et pénale
31:17sur laquelle je ne vous ai
31:17jamais entendu.
31:18On pose parfois la question
31:19à Marine Le Pen,
31:20à Jordan Bardellam.
31:21Peut-être que vous avez
31:21déjà répondu
31:22chez d'autres confrères.
31:23Sur le principe philosophique,
31:25vous êtes pour ou contre
31:26la peine de mort ?
31:27Moi, je suis plutôt contre.
31:28D'accord.
31:30Donc ce ne sera pas
31:31dans un éventuel programme
31:32en reconquête
31:33lors de prochaines élections
31:34prises que ce soit ?
31:34Non, ça ne l'était pas d'ailleurs.
31:35D'accord, et ça ne le sera
31:36pas davantage.
31:37Merci de cette réponse importante
31:39parce que c'est une question
31:40qui parfois se pose,
31:41notamment on le sait,
31:41pour les personnes
31:44questions de perpétuité réelle.
31:47On l'a vu récemment
31:47dans le Mentre de la Genoa
31:48où certains avaient appelé
31:50à cette perpétuité réelle.
31:53Deux questions courtes.
31:54Réponse courte,
31:56Sarah Knafo.
31:57Est-ce que vous êtes favorable ?
31:58On pourrait appeler
31:59ces questions-là,
31:59si j'ose dire,
32:00les questions Sarkozy.
32:01Est-ce que vous êtes favorable ?
32:03Supprimer les feux rouges,
32:04supprimer les panneaux
32:05de circulation,
32:07supprimer les lignes blanches.
32:08Louis Sarkozy,
32:09qui est candidat à Menton,
32:10juge très clairement
32:11qu'à ses yeux,
32:12ça peut favoriser
32:13des meilleures comportements.
32:14en matière de sécurité routière.
32:16Pour ou contre ?
32:17Je suis plutôt contre
32:18et je pense que
32:19le libéralisme
32:20s'accompagne toujours
32:21de règles,
32:22mais de règles claires
32:23et lisibles.
32:23Et être libéral,
32:24ça ne veut pas dire
32:25supprimer soudain
32:26toutes les lois
32:26et toutes les règles.
32:27Est-ce que vous incitez
32:28les Français
32:29à davantage faire l'amour ?
32:31Ça, c'est aussi
32:32une proposition de Louis Sarkozy
32:33qui a fait une chronique
32:33cette semaine
32:34chez nos confrères,
32:35de RMC,
32:35qui juge que
32:36le problème démographique
32:37de la France,
32:38c'est que les femmes
32:39font des enfants trop tard.
32:40Moi, je pense que
32:41le problème de la parole publique,
32:42c'est qu'elle veut s'initier
32:43dans les chambres à coucher
32:44et dans la vie privée des gens,
32:45donc je ne me permettrai pas.
32:46Mais en revanche,
32:47ce qui est vrai,
32:47c'est qu'on a un sujet
32:48démographique important,
32:50une dénatalité importante
32:51en France
32:51et dans l'Occident en général
32:53et pour ça,
32:53il y a des mesures
32:54qu'on doit prendre.
32:55Et je pense aussi
32:55que le fait
32:56de vouloir refaire des enfants
32:57viendra de tout un ensemble
32:59de politiques publiques
33:00et d'essayer
33:01d'enfin pouvoir
33:02visualiser sa vie heureuse
33:03dans un pays
33:04comme la France.
33:05J'en profite juste
33:06pour Louis Sarkozy
33:07qui est donc candidat
33:08au municipal à Menton.
33:09Je me posais la question
33:10entre Alexandra Masson
33:11qui est la candidate
33:12du Rassemblement National
33:13et Louis Sarkozy.
33:14Qui est-ce que
33:15vous soutiendriez
33:16s'ils étaient tous les deux,
33:18s'ils acceptaient
33:18tous les deux
33:19à un second tour ?
33:20C'est une bonne question
33:21dans le sens où
33:21chez Reconquête,
33:22on se sent toujours
33:23à équidistance
33:24entre les Républicains
33:25et le Rassemblement National.
33:26Donc pour vous répondre
33:27sur cette élection précise,
33:28on étudiera les programmes.
33:30On a une très bonne candidate
33:31à Menton,
33:32Émilie que je salue
33:33et que je félicite
33:34pour sa campagne.
33:35Et donc à l'issue,
33:37si ce n'est pas elle
33:37qui est au second tour,
33:38on étudiera les programmes
33:39et on sera en mesure
33:40de répondre.
33:41Vous vous sentez plus proche
33:42de qui ?
33:42De Louis Sarkozy
33:43des Républicains
33:44ou du Rassemblement ?
33:45Vraiment,
33:46quand on dit à équidistance,
33:48ce n'est pas un élément
33:48de langage politicien.
33:49Je pense vraiment
33:50qu'on incarne
33:51une voix centrale
33:52au milieu de cette droite LR
33:55et du Rassemblement National.
33:57Et je pense que c'est aussi
33:57pour ça que les LR
33:58pensent à nous
33:58pour cette fameuse
33:59primaire de la droite,
34:00mais aussi la raison
34:01pour laquelle
34:02on a été les seuls à droite
34:03à appeler à voter Marine Le Pen
34:04quand elle s'est retrouvée
34:05face à Emmanuel Macron.
34:07Alors, question simple justement,
34:08puisque ces municipales
34:09pourraient vous concerner
34:09vous aussi.
34:10Est-ce que vous serez
34:11candidate à la mairie de Paris ?
34:13Alors, Jules va me reprocher
34:15de ne pas répondre,
34:16mais je réfléchis.
34:17J'étudie, là encore,
34:18les programmes
34:19des différents candidats.
34:20Je m'intéresse
34:21tout particulièrement
34:22à ce qui se passe
34:22dans la capitale de mon pays
34:24puisque, voilà,
34:25Paris, c'est Paris.
34:26Paris dépasse
34:27les frontières du périphérique.
34:29Ça a une importance capitale,
34:31sans mauvais jeu de mots.
34:33Donc, je regarde,
34:34j'étudie cela
34:35et je verrai si je considère
34:36que les Parisiens
34:37ont déjà le candidat
34:37qu'ils méritent.
34:38Est-ce que vous,
34:39intérieurement,
34:39vous avez déjà décidé ?
34:41Non.
34:42Qu'est-ce que vous déciderez ?
34:44J'espère bientôt
34:45puisque le premier tour
34:46allié le 15 mars,
34:47a priori.
34:48On comprend dans vos propos,
34:49honnêtement,
34:49que vous êtes prête
34:50à y aller.
34:52Ah oui,
34:52prête à y aller forcément.
34:54Maintenant,
34:54ça m'intéresse beaucoup.
34:55Je regarde,
34:56j'étudie
34:57et je donnerai ma réponse
34:57quand j'aurai ma réponse.
34:58Vous avez décidé,
34:59mais il est encore trop tôt
34:59pour...
35:00Je connais la référence.
35:01Qu'est-ce que vous apporteriez
35:02dans cette élection ?
35:03Ce serait quoi le pari
35:04de Sarah Knafo ?
35:05Je répondrai quand j'aurai décidé
35:06à ces questions.
35:07Mais on sent que vous avez
35:08envie d'être candidate.
35:10Je répondrai quand j'aurai décidé
35:11à tout le reste
35:11parce que sinon,
35:12on va pouvoir tourner
35:13autour du pôle longtemps.
35:14On fera une belle émission,
35:15je vous le promets.
35:16Si jamais je suis candidate,
35:18j'accepterai bien volontiers
35:19de revenir pour en parler.
35:20Très concrètement,
35:21il y a plusieurs candidats
35:23qui se sont lancés.
35:24Il y a une gauche,
35:25Amandine, désormais.
35:26Une partie de la gauche,
35:27en tout cas quand même,
35:27qui apparaît unie à Paris.
35:29Oui, tout à fait.
35:29Avec des propositions,
35:31notamment celles
35:32d'Emmanuel Grégoire
35:33sur les policiers municipaux
35:35qui dit qu'ils ne doivent pas
35:36avoir d'armes létales
35:37parce que les missions
35:38de la police municipale à Paris,
35:40c'est par exemple
35:41la verbalisation des cyclistes
35:43ou bien le maintien
35:44de la tranquillité publique,
35:46sur la voie publique.
35:48Il veut faire la part des choses
35:49entre police municipale
35:51et police nationale.
35:52Quelle est votre position
35:53sur ce point à vous ?
35:54Est-ce qu'il faut armer
35:55de façon létale
35:56la police municipale à Paris ?
35:57Alors oui, absolument oui.
35:59Et je pense que ces propos
36:00sont tout à fait irresponsables.
36:02Pourquoi ?
36:02Comme d'habitude pour la gauche.
36:03Irresponsables parce qu'il dit
36:04qu'il faut faire la part des choses
36:05entre, dites-vous,
36:06la police municipale
36:07et la police nationale.
36:09Mais est-ce que les délinquants,
36:11est-ce que les racailles,
36:12eux, font la part des choses
36:12entre la police municipale
36:13et la police nationale ?
36:15Quand vous êtes un policier,
36:16quand vous avez un uniforme de policier,
36:17vous êtes menacé au même titre
36:18que vous soyez municipal ou national.
36:21Si vous êtes menacé au même titre,
36:22c'est criminel de dire
36:23qu'il ne faut pas armer des gens
36:24qui peuvent être, pour le coup,
36:26menacés de mort
36:27par des gens qui, eux, sont armés.
36:29Qui peuvent foncer sur eux en voiture.
36:30On a vu des images terribles
36:32à Paris, notamment sur les Champs-Elysées,
36:33de policiers qui se faisaient charger.
36:35Quand on voit un policier municipal
36:36qui baisse les yeux
36:37parce qu'il est obligé,
36:38parce qu'il n'a pas les armes...
36:38Mais vous voulez dire
36:39que c'est un principe de précaution
36:40pour les policiers municipaux ?
36:42Absolument.
36:42Un principe de précaution
36:43et de remise en ordre
36:45des villes.
36:46D'ailleurs, ça ne s'applique pas qu'à Paris.
36:48Ça serait légitime
36:49pour toutes sortes
36:49d'autres municipalités.
36:50À chaque fois qu'une police municipale
36:52souhaite un armement,
36:53elle doit être armée
36:53et elle doit se former pour ça.
36:55Ça me paraît légitime.
36:56Donc, je vous disais,
36:56quand on voit un policier municipal
36:58qui baisse les yeux,
36:59c'est l'autorité publique
37:00qui en prend un coup.
37:01Et ce sont les racailles
37:01qui sont renforcées.
37:03Et puisqu'on parle de la gauche,
37:04j'enchaîne.
37:05Écologistes, socialistes
37:06et communistes
37:07se sont unis
37:08dès le premier tour.
37:09Si vous vous présentez,
37:10puisque vous y réfléchissez,
37:11est-ce qu'en fait,
37:16de la droite ?
37:17Alors, si j'y allais,
37:18je ne serais jamais là
37:20pour faire perdre la droite,
37:21mais au contraire
37:21pour faire gagner la droite.
37:23Et vous avez raison
37:24de signifier
37:24que la gauche
37:25arrive toujours à s'unir.
37:26Je sors du sujet parisien
37:27parce que, comme je vous l'ai dit,
37:28on ne va pas faire
37:29tout le sujet sur Paris,
37:30mais je réponds
37:30sur la question
37:31de l'union de la gauche.
37:32Quand on est de droite,
37:33en tout cas,
37:34quand on est de droite
37:35et favorable à l'union,
37:36on est toujours très jaloux
37:37de voir la gauche
37:37qui arrive toujours
37:38à s'allier,
37:39qui arrive toujours
37:40à comprendre
37:41que l'intérêt,
37:42notamment des électeurs,
37:43c'est d'avoir,
37:46vous l'avez vu,
37:47pour les législatives,
37:47ils se sont tapés dessus
37:48pendant toute la présidentielle
37:49et le lendemain,
37:50ils ont réussi
37:51à se dire
37:52maintenant,
37:52il faut une alliance.
37:53Oui, mais là,
37:54je réitère,
37:54c'est important
37:55sur votre rôle éventuellement.
37:57Je vous ai répondu sur Paris,
37:58maintenant,
37:58je vais parler à l'échelle.
37:59Non, vous ne m'avez pas répondu.
38:00Votre candidature
38:01peut empêcher Rachid Haddati
38:02d'être...
38:03J'ai déjà répondu
38:04sur cette question
38:04et je serais plus précise
38:05si un jour,
38:06j'étais candidate.
38:07Sur l'union des droites.
38:09Juste pour aller
38:09dans le sens
38:10de ce que dit Amandine,
38:11parce que vous dites
38:12que ce n'est pas encore décidé,
38:13je regarde ce qui se passe
38:14à Paris
38:14et notamment à droite.
38:16Est-ce que ça veut dire
38:16que ce matin,
38:17vous appelez Rachid Haddati
38:18à vous unir
38:20dès le premier tour ?
38:21Est-ce que c'est une possibilité
38:22que vous pourriez regarder ?
38:24Je n'appelle absolument pas
38:25Rachid Haddati
38:26à une alliance,
38:26je dis que je serai
38:27toujours responsable.
38:28Mon objectif,
38:29si j'y allais
38:30et mon objectif,
38:31même si je n'y allais pas,
38:32ce c'est que la gauche
38:33perde la ville.
38:34Il faut enfin
38:35que la gauche,
38:36après 24 ans de socialisme,
38:38perde la ville de Paris.
38:39Donc, je ferai tout pour ça.
38:41AIS si j'y allais
38:42et, comme je vous l'ai dit,
38:44je ne serai jamais là
38:45pour faire perdre la droite
38:46mais au contraire
38:47pour la faire gagner.
38:47Mais si Rachid Haddati
38:48vous accueillait sur sa liste
38:49dès le premier tour ?
38:50Je pense que vraiment,
38:51là, on est très très loin
38:52des questions.
38:53Ce n'est absolument pas
38:54ni l'actualité du jour
38:56ni l'état d'esprit du jour.
38:59Sur l'union des droites,
39:00comme je vous le dis,
39:00c'est pour moi un sujet majeur.
39:02On est très peu nombreux
39:04en France à le défendre,
39:05de plus en plus
39:05mais peu nombreux.
39:07J'ai vu que Nicolas Sarkozy,
39:08lui aussi,
39:08disait qu'il fallait
39:09qu'un jour il y ait cette alliance.
39:11Je l'appelle de mes voeux.
39:11Je pense qu'il faudra
39:12enfin pour redresser le pays
39:14qu'on arrive à tous
39:15se mettre en ce sens.
39:15Le chemin de reconstruction
39:16de la droite
39:17ne pourra passer
39:18que par l'esprit
39:18de rassemblement
39:19le plus large possible,
39:20écrit Nicolas Sarkozy,
39:21effectivement,
39:22dans son journal
39:23d'un prisonnier.
39:23Sans exclusif, dit-il.
39:25Absolument.
39:25Sans anathème.
39:27Mais quand on voit aujourd'hui
39:28l'union des droites,
39:30vous la prenez,
39:30mais il y a quand même
39:31un paquet,
39:31notamment,
39:33d'élus et de responsables
39:33comme Xavier Bertrand.
39:34Prenons un exemple.
39:35Il n'est pas de droite.
39:36Pour vous,
39:39Xavier Bertrand
39:39n'est pas de droite ?
39:40Je pense qu'il le prouve
39:41à chacune de ses interventions.
39:43Il a même remis en cause
39:44la commission d'enquête
39:45sur l'audiovisuel public.
39:46Alors, c'est dire
39:47si, sur chaque sujet,
39:48la droite trouve toujours
39:50Xavier Bertrand
39:50comme adversaire.
39:51Il a encore le droit
39:52de défendre cette...
39:53Ah, mais il a tous les droits.
39:54Alors, attention,
39:55on a le droit d'être de gauche aussi.
39:56On a tous les droits.
39:56On a même le droit
39:57d'être de droite
39:57et défendre l'audiovisuel public.
39:59Ce n'est pas contradictoire.
40:00C'est devenu contradictoire.
40:01Mais quand on voit
40:02que c'est un monsieur
40:02qui est capable
40:03d'appeler à voter communiste,
40:04moi, j'ai un peu des doutes
40:05sur le caractère de droite
40:07de Xavier Bertrand.
40:08Et à chaque fois
40:08qu'il y a une initiative
40:09qui est prise à droite,
40:10je le vois être toujours
40:11le premier sur les plateaux.
40:12Il critique les initiatives
40:13de droite avant Jean-Luc Mélenchon.
40:15Donc, pour en revenir à ça,
40:16l'union des droites,
40:17forcément,
40:18quand on parle d'union,
40:19c'est allié des gens
40:20qui ont chacun
40:21des caractéristiques,
40:22des spécificités,
40:23des lignes propres.
40:24Sinon, ça s'appellerait
40:25la fusion
40:25si on était tous identiques.
40:27Donc, je considère normal
40:28et légitime
40:29que chacun représente sa ligne,
40:30mais qu'à la fin,
40:31il y a une union la plus large,
40:32notamment lors du second tour
40:33de l'élection présidentielle,
40:35l'union la plus large
40:36pour pouvoir enfin
40:37remporter une victoire commune.
40:40Donc, une union
40:41pour le second tour
40:41de la présidentielle,
40:42une union,
40:43une coalition
40:43pour les législatives,
40:44je considère que c'est normal.
40:46Ce qui veut dire
40:46que chacun peut évidemment
40:48être légitime
40:49à représenter sa ligne
40:50avec ses spécificités propres.
40:51On a les nôtres,
40:52le Rassemblement national
40:53a les siennes,
40:54les Républicains ont les leurs
40:55et à la fin,
40:56j'espère qu'on sera tous
40:57capables de se retrouver.
40:57Jules, justement,
40:58sur cette...
40:59parfois utilisation,
41:00on a le sentiment même
41:01que les Républicains
41:02font de reconquête
41:04un petit peu
41:04dans le débat public.
41:05On sait que vous avez rencontré
41:07donc Laurent Wauquiez
41:08qui défend cette hypothèse
41:10qui reste à matérialiser
41:12de primaire
41:13qui irait donc de vous
41:14à Gérald Darmanin,
41:16sauf que,
41:16jusqu'à preuve du contraire,
41:17Laurent Wauquiez
41:18n'est pas celui
41:18qui dirige les Républicains,
41:20c'est Bruno Retailleau.
41:21Or, Bruno Retailleau,
41:22lui, il a rencontré,
41:23c'était d'ailleurs
41:24une révélation
41:25de la tribune dimanche,
41:26il a rencontré cette semaine
41:27les dirigeants du centre
41:29de Renaissance et d'Horizon
41:31en vue des municipales.
41:33Donc, en réalité,
41:34cette hypothèse de primaire
41:35pourrait être mornée.
41:36Est-ce que vous n'êtes pas,
41:37pour poser la question
41:38de façon un peu provoquante,
41:38est-ce que vous n'êtes pas
41:39les idiots utiles,
41:40finalement,
41:41de la droite
41:41dans cette perspective ?
41:43Et pourquoi ?
41:45Parce qu'en gros,
41:46l'idée serait d'utiliser
41:47Reconquête,
41:48de rendre visible Reconquête
41:49pour ramener leurs électeurs,
41:51mais au final,
41:51on n'est pas du tout traité avec...
41:52On n'est pas les idiots utiles
41:53puisque vous dites
41:54que c'est pour rendre visible.
41:55Oui, mais au final,
41:56si vous vous retrouvez seul
41:57après toutes ces discussions,
42:00toutes ces hypothèses, etc.
42:01Mais eux aussi se retrouvent seuls.
42:02C'est-à-dire qu'il n'y a pas
42:03de gagnant et un perdant
42:05à cette idée
42:06qu'il n'y ait pas de primaire.
42:07Tout le monde,
42:07il serait gagnant.
42:08C'est la raison pour laquelle,
42:09à mon sens,
42:10c'est la bonne chose à faire.
42:11C'est toute la droite
42:11qui gagnerait
42:12à ce qu'il y ait
42:13une primaire de la droite.
42:14Notamment parce que ça remet
42:15le projecteur sur les idées de droite.
42:17Peut-être que vous vous rappelez
42:18comme moi qu'en 2016...
42:19Édouard Philippe a dit qu'il aurait eu du mal
42:19à qu'il n'irait pas dans cette primaire
42:20parce qu'au final,
42:20si vous la gagnez,
42:21il aurait du mal à vous soutenir.
42:23Vous l'avez entendu.
42:24Qui se place dans cette hypothèse
42:25et révélateur.
42:26C'est un aveu de faiblesse,
42:27à mon sens.
42:28La primaire de la droite,
42:30vous vous rappelez de 2016,
42:31ça avait mis un coup de projecteur
42:32énorme sur les idées de droite.
42:33Il y avait eu 4 millions d'électeurs
42:35pour cette primaire.
42:35Et je me souviens même
42:38que,
42:39et d'ailleurs,
42:39vous devez vous en souvenir,
42:40que c'était le démarrage
42:42des audiences
42:42sur les chaînes d'informations
42:43en continu.
42:44Puisque c'est à ce moment-là
42:45que les Français,
42:46étant tellement attentifs
42:48et intéressés par cette primaire,
42:50ils regardaient de plus en plus
42:51les chaînes d'info en continu.
42:52Donc je pense que ça rendrait service
42:53à tout le monde.
42:54Peut-être qu'aujourd'hui,
42:55certains s'imaginent
42:57réussir tout seuls
42:58à retrouver une dynamique personnelle.
43:00Peut-être.
43:01S'ils ne la trouvent pas,
43:02je vous dis que cette idée
43:03de primaire de la droite
43:03sera le serpent de mer
43:05de toute l'année 2026,
43:06qu'elle reviendra sur la table
43:08à chaque fois qu'on verra
43:09que personne n'arrive à surnager
43:11tous ceux que vous avez cités,
43:12M. Retailleau, M. Édouard-Philippe, etc.
43:14Quand ils verront que personne
43:16n'arrive à surnager dans les sondages,
43:18puisque c'est ce qu'ils regardent
43:18en priorité,
43:20ils se rendront à l'évidence
43:21du fait que cette primaire
43:22est certainement une bonne idée.
43:24Pour moi, elle est une bonne idée
43:25aussi, je suis en finie par là,
43:26parce qu'elle permet
43:27d'avancer dans la prise de conscience
43:29de l'existence d'un bloc de droite.
43:31C'est-à-dire que les gens
43:32qui se reconnaissent de droite,
43:33ils viennent.
43:33Bloc de droite dans lequel
43:34vous mettez le RN ?
43:35Moi, oui.
43:36Eux, non.
43:37Mais moi, je mets leurs électeurs
43:38dans ce bloc-là.
43:38Je pense qu'il y a une forme
43:40de hiatus entre les électeurs
43:41du RN qui votent pour eux
43:42en imaginant que c'est
43:43un parti de droite
43:44et la direction du RN
43:46qui ne cesse de répéter
43:47« Nous ne sommes pas
43:47un parti de droite ».
43:48En un mot, Marine Le Pen,
43:49à vos yeux,
43:49c'est une alliée ou une adversaire ?
43:52Une potentielle alliée,
43:53mais qui refuse de l'être
43:54et qui se place comme une adversaire.
43:55Vous l'avez entendu
43:56ces derniers jours
43:57chez certains de nos confrères.
43:57Elle a dit, je cite,
43:59que la seule fois
43:59où vous avez été élue,
44:00c'était sous le nom de Le Pen,
44:02c'est-à-dire sous le nom
44:02de Marion Maréchal,
44:03qui menait, dit-il,
44:04la liste reconquête
44:05sur laquelle vous figuriez
44:06lors des dernières élections européennes.
44:07Qu'est-ce que vous répondez
44:08à Marine Le Pen ?
44:09Je réponds que Marion Maréchal,
44:11comme moi et comme les autres,
44:12avons été élues sur une liste
44:13qui portait le nom Reconquête.
44:14Élues avec les finances de Reconquête,
44:16les militants de Reconquête,
44:17le travail des bénévoles
44:18de Reconquête.
44:21Oui, et avec tous les autres.
44:22C'est une élection de liste,
44:23un scrutin de liste.
44:24Donc voilà ce que j'ai à répondre.
44:26Mais ce genre de phrase,
44:27vous voyez malheureusement
44:28qu'elle se place plutôt
44:29comme une adversaire
44:30que comme une alliée.
44:31et elle devrait se souvenir
44:32qu'en 2022,
44:33nous avons appelé à voter pour elle
44:34à la seconde où elle est arrivée
44:36au second tour
44:37sans rien négocier du tout.
44:39Quand on a fait 7% des voix,
44:41qu'elle n'a jamais eu
44:42à aucun moment
44:43de ralliement de poids
44:44dans aucun de ses seconds tours.
44:45Que c'est d'ailleurs même
44:45ce qui nous cause la défaite
44:47à chaque fois
44:47puisque malheureusement,
44:48tous les autres,
44:49les LR,
44:49tous sont responsables.
44:50Ils appellent à voter Macron contre elle.
44:52Nous, malgré tout ce qui s'était passé
44:53pendant la campagne,
44:54on a tout de suite appelé
44:55à voter pour elle
44:56sans rien négocier.
44:57Elle, elle considère franchement
44:58que 2022,
45:00vous avez été des adversaires.
45:01Oui, puisqu'elle a des propos
45:02qui sont clairs.
45:04Je la lis,
45:04c'était une interview.
45:05Elle dit
45:05vous avez failli l'empêcher
45:07d'être au second tour
45:08de l'élection présidentielle.
45:09En fait, la question sous-jacente,
45:11c'est à quoi servez-vous
45:12dans cette élection ?
45:13D'autant plus
45:15si vous avez le risque
45:15de faire perdre
45:16ceux qui sont de votre camp.
45:18Vous êtes porte-parole
45:18de Marine Le Pen.
45:19C'est intéressant.
45:20Je retraduis ses propos
45:21parce qu'elle n'est pas sur ce plateau.
45:22Merci de traduire ses propos.
45:22Oui, vous êtes donc
45:23sa porte-parole.
45:24C'est intéressant.
45:25Pas du tout.
45:26Je pense que
45:27quand on regarde le RN aujourd'hui,
45:28la manière de s'exprimer,
45:29notamment le propos
45:30que vous venez de me lire,
45:31il se comporte exactement
45:32comme un monopole.
45:34Qu'est-ce qu'un monopole ?
45:35Qu'est-ce que déteste le plus
45:36un monopole ?
45:36C'est la concurrence.
45:38Donc nous,
45:38vous nous demandez
45:38si on était des adversaires,
45:39je dirais non,
45:40mais des concurrents,
45:40en revanche, oui.
45:41Un monopole,
45:42c'est-à-dire que le RN
45:43depuis 50 ans
45:44a eu le monopole
45:45de la lutte contre l'immigration.
45:46Il l'a eu,
45:47notamment par leur courage,
45:49puisque c'était courageux
45:50à cette époque
45:50de prendre position
45:51sur ces questions,
45:51mais il l'a eu aussi
45:52par la lâcheté
45:54des adversaires
45:54et des concurrents de droite
45:55qui ont diabolisé,
45:57excusez-moi,
45:57je veux juste finir sur ça,
45:58qui ont diabolisé
45:59la question de l'immigration
46:00et qui leur ont donc
46:00laissé ce monopole.
46:01Depuis,
46:02comme tous les monopoles,
46:03il y a une sorte
46:03de rente du monopole.
46:04C'est-à-dire que les Français
46:05ne se disent pas juste
46:07est-ce que le RN
46:07a le meilleur programme,
46:08mais seulement
46:09qui est le mieux placé aujourd'hui
46:10pour lutter contre l'immigration.
46:12Et du fait de cette rente monopolistique,
46:14ils se retrouvent
46:14à être les mieux placés.
46:16Nous,
46:16qu'est-ce qu'on vient faire là-dedans
46:17puisque vous me posez
46:17la question de manière aimable ?
46:18On vient remettre
46:19de la concurrence dans ce jeu-là.
46:20On dit aux gens
46:21ne cédez pas
46:22sur le reste de vos convictions
46:24uniquement parce que le RN
46:25vous propose
46:26l'arrêt de l'immigration.
46:27Nous aussi,
46:27on vous propose
46:28l'arrêt de l'immigration,
46:29mais avec un programme
46:29économique crédible
46:31où vous n'avez pas besoin
46:32de sacrifier vos exigences
46:33en matière, par exemple,
46:34d'excellence scolaire
46:35puisque nous sommes
46:36le seul parti
46:36à avoir créé une initiative
46:38comme les Parents Vigilants,
46:39à énormément parler d'école,
46:41à avoir un projet économique
46:42que je considère être
46:43le plus sérieux
46:44aujourd'hui de ce qui se fait à droite.
46:45Donc, nous disons aux électeurs
46:47arrêtez de croire
46:48uniquement dans le monopole.
46:50Voyez comme il parle
46:50de leurs concurrents.
46:51Il faut rester très prudent
46:52avec les sondages.
46:53Les sondages,
46:54les crédits pour l'instant
46:54de 35%.
46:55Vous, que ce soit
46:56votre éventuel candidateur
46:57ou celle d'Éric Zemmour,
46:59c'est entre 6 et 8%.
47:00Est-ce que vous êtes
47:00des concurrents du RN ?
47:02Comme vous le dites,
47:03il faut rester très prudent
47:04avec les sondages.
47:05Il y a une particularité
47:06dans la Ve République,
47:07c'est que tous ceux
47:08qui ont été donnés
47:09comme gagnants
47:10un an et demi avant
47:11ont toujours perdu.
47:13Pour vous,
47:14perdra que ce soit
47:14Marine Le Pen
47:15ou Jordan Bardella
47:15en 2017 ?
47:16Je n'ai pas de boule de cristal.
47:17Je dis juste qu'il faut
47:17rester prudent pour cette raison-là.
47:19Après, vous savez,
47:19les séries statistiques,
47:20ça peut changer.
47:21Éric Zemmour disait toujours
47:21que Marine Le Pen
47:23jamais ne pouvait gagner
47:24une élection présidentielle.
47:25Et elle a gagné ?
47:26Elle n'a pas gagné pour l'instant.
47:27Mais d'où ma question.
47:28Est-ce qu'aujourd'hui,
47:28vous dites,
47:29puisque Jordan Bardella
47:30sera peut-être candidat,
47:31je n'ai pas à penser,
47:32je vous pose la question.
47:33Est-ce que vous pensez
47:34que Jordan Bardella
47:34a une chance
47:35de gagner l'élection présidentielle
47:36ou que c'est impossible ?
47:37Je pense qu'il a autant
47:37de chances que les autres.
47:39C'est-à-dire que je ne vous dis
47:39absolument pas qu'il va perdre,
47:41mais je vous dis,
47:42c'est beaucoup plus ouvert
47:42que certains veulent le penser.
47:44Et il faut se rappeler
47:45que tous ceux qui ont cru
47:46que c'était fait d'avance
47:47ont perdu.
47:48Balladur, Jospin, Juppé,
47:50à chaque fois qu'ils se sont imaginés
47:52élus d'avance,
47:53ça n'a pas fonctionné.
47:54Bardella, c'est Balladur,
47:55Jospin, Juppé ?
47:56Peut-être.
47:56Et peut-être pas.
47:57Donc là, je vous dis,
47:58il y a une série en tout cas
47:59qui existe.
47:59Pourquoi est-ce que ça existe
48:00en réalité ?
48:01Ce n'est pas juste
48:02un coup du sort
48:02et à chaque fois qu'on est élu
48:03un an et demi d'avance,
48:04on perd.
48:05C'est que ça induit
48:06une sorte de comportement.
48:07On n'ose plus prendre aucun risque.
48:09Moi, je me souviens,
48:09M. Juppé,
48:10on était en 2016,
48:11j'étais à Sciences Po,
48:12les gens l'appelaient déjà
48:12M. le Président.
48:14Et que se disait Alain Juppé ?
48:15Il se disait,
48:15mais puisque je suis aussi haut
48:16dans les sondages,
48:17il ne faut plus bouger une oreille.
48:18Surtout, ne faisons rien,
48:19ne prenons aucun risque,
48:21ne risquons de déplaire à personne.
48:22À la fin, ça devient malheureusement
48:24des candidatures ennuyeuses
48:25puisque les gens se disent
48:26qu'il n'y aura rien,
48:26il n'y a pas de prise de risque,
48:27il n'y a pas d'idées nouvelles
48:28à porter au débat,
48:29il n'y a pas d'innovation.
48:30Donc, c'est la raison
48:30qui a fait que ces trois candidats
48:32ont perdu.
48:33Ils n'innovent pas,
48:34ils ne prennent pas de risque.
48:35Il reste un an et demi.
48:36Donc, autant je vous dis,
48:37je ne suis pas de celles
48:38qui vous diront
48:38c'est sûr qu'ils vont gagner,
48:40mais je ne suis pas non plus
48:40de celles qui vous disent
48:41c'est sûr qu'ils vont perdre.
48:42Je vous dis, nous verrons.
48:43Il reste un an et demi.
48:43Vous évoquiez il y a quelques instants
48:45l'audiolique,
48:45il y a une mission d'enquête
48:46qui a lieu en ce moment
48:47à l'Assemblée nationale.
48:49Qu'est-ce que vous répondez
48:51à ceux qui jugent
48:52que ce n'est pas une commission
48:53mais un procès politique
48:54qui est fait à l'audiovisuel public
48:55et que c'est une chasse aux sorcières ?
48:57Je leur réponds qu'ils ont peur
48:58et que tous ceux qui disent ça
49:00ce sont généralement
49:01soit des gens qui ont des intérêts
49:02à ce que l'audiovisuel reste public,
49:04cet audiovisuel reste public,
49:05soit des gens dont les actions
49:09ont été mises en lumière
49:10par cette commission d'enquête.
49:12Moi, je félicite le rapporteur
49:13Charles Aloncle.
49:14Je trouve qu'il a fait
49:15un excellent travail.
49:16Qui est député UDR du groupe
49:17d'Éric Setti.
49:18Oui, l'union des droites
49:19c'est aussi dans les mots
49:21et je trouve qu'il a fait
49:21un excellent travail.
49:23On sera d'ailleurs tous les deux
49:23dans une émission sur Thinkerview
49:25le 15 janvier prochain
49:26et je pense qu'on aura le temps
49:27de parler beaucoup
49:28de cette question
49:29d'audiovisuel public.
49:30Je suis pour ma part
49:31pour la privatisation
49:32de l'audiovisuel public.
49:35Pourquoi est-ce davantage
49:36que des réformes
49:37ou une modernisation ?
49:38Alors, j'allais dire
49:39non pas seulement
49:39pour les raisons de propagande
49:40qui sont souvent évoquées.
49:41On dit que l'audiovisuel public
49:43penche à gauche
49:43et je le crois.
49:44Mais ce n'est pas seulement
49:45pour ça que je pense
49:45qu'il faut privatiser.
49:46C'est que je crois
49:47qu'aujourd'hui
49:47alors où nous sommes
49:48ça n'a plus lieu d'être
49:50pour des raisons économiques.
49:52Vous aviez au 19e siècle
49:54l'État qui produisait
49:55des allumettes.
49:55Il y avait même
49:56le monopole de l'allumette.
49:57Aujourd'hui ça paraît
49:58très farfelu.
49:58Je pense que dans 20 ans
49:59ça paraîtra farfelu
50:00que l'État ait continué
50:01si longtemps
50:02de créer des émissions
50:03de divertissement
50:04de payer des animateurs
50:05et des humoristes
50:06sur France Inter.
50:06Je pense que ça paraîtra
50:07farfelu.
50:08Ça existe dans de nombreuses
50:09démocraties.
50:09Absolument.
50:10Et je pense que le sens
50:10de l'histoire
50:10c'est que ça s'efface.
50:12Donc on voit déjà
50:12que beaucoup de groupes
50:13ont été privatisés
50:14dans d'autres démocraties.
50:15Il en reste.
50:16Vous avez raison.
50:16Il en reste en Angleterre.
50:17Il en reste dans quelques pays.
50:18L'Allemagne.
50:19Absolument.
50:19Et je pense que le sens
50:20de l'histoire c'est que
50:21petit à petit
50:21il n'y en est plus.
50:22Il y avait d'autres démocraties
50:23qui produisaient des allumettes
50:24dont l'État produisait des allumettes.
50:25Mais petit à petit
50:26ce genre de mission s'efface.
50:27Pourquoi ?
50:28Quand on a créé l'ORTF
50:29quand on a créé
50:30des chaînes de télévision publiques
50:31c'était un moment
50:32où ça nécessitait
50:33tellement de coûts fixes
50:34de créer une chaîne de télé
50:35que seul l'État pouvait le faire.
50:37Aujourd'hui vous avez 300 chaînes.
50:39On crée une télévision
50:40une chaîne de télévision
50:41avec un micro et un ordinateur.
50:43Donc à mon sens
50:44ça n'a plus lieu d'être
50:45que l'État s'en occupe.
50:46D'autant plus
50:46pour le cas de la France
50:47que quand vous voyez
50:49nos commissariats vétustes
50:50nos armées qui manquent de munitions
50:51des policiers qui doivent parfois
50:53se payer des gilets pare-balles
50:54eux-mêmes
50:54on se dit
50:55est-ce que c'est légitime
50:57qu'avec les pauvres moyens
50:59qu'il nous reste
51:00on en soit
51:01à payer le salaire
51:02de M. Patrick Cohen ?
51:03Ça veut dire qu'à vos yeux
51:04l'audiovisuel
51:04n'est pas une mission
51:05de service public ?
51:06Absolument.
51:07Voilà c'est exactement ça.
51:08L'audiovisuel
51:08n'est pas une mission
51:09de service public.
51:10À mon sens
51:10un service public
51:11c'est une école.
51:13Notre école tombe en ruine.
51:14C'est un hôpital.
51:15On le voit dans le cahier
51:16des charges de France Télévisions
51:17en matière d'information
51:17en matière de délivrance
51:19effectivement d'enseignement
51:20par exemple
51:21on l'a vu pendant le Covid
51:21où le service public
51:22avait joué un rôle
51:23d'enseignement
51:23à travers l'UMI par exemple.
51:25C'est un sujet très intéressant
51:26vous le savez
51:26puisque vous êtes
51:27une chaîne privée
51:27vous avez aussi
51:28un cahier des charges
51:29n'est-ce pas ?
51:30Sur votre cahier des charges
51:31l'État peut tout à fait
51:33y ajouter une mission
51:34d'information
51:34n'est-ce pas ?
51:35On peut supprimer
51:36des chaînes
51:36quand elles ne respectent
51:37pas leur cahier des charges
51:38vous vous rappelez de C8 ?
51:39Très bien.
51:40Donc une fois qu'on a dit ça
51:41tout ce que vous accolez
51:42à l'audiovisuel public
51:43vous pouvez très bien
51:44le retrouver grâce au privé.
51:46La seule différence
51:46ce sera que ces chaînes-là
51:471. ne nécessiteront plus
51:50qu'on se saigne
51:50pour reprendre vos mots
51:51en impôts
51:52pour payer 4 milliards d'euros
51:53pour les financer
51:54et 2. qu'elles soient
51:56elles-mêmes responsables
51:57de trouver des clients
51:58de trouver de l'audimat
51:59donc de proposer
51:59des bons programmes
52:00ou encore meilleurs
52:01qu'ils ne sont aujourd'hui
52:02et de réussir en plus
52:04à rapporter de l'IS à l'État
52:06puisqu'ils paieront un impôt
52:07sur les sociétés
52:08une fois qu'elles seront
52:09redevenues rentables.
52:10Donc je pense que c'est
52:11le meilleur système possible
52:12et je passe même
52:13sur la propagande de gauche
52:16sur ces antennes
52:17payées pourtant
52:17avec nos impôts.
52:19Je le...
52:20Alors...
52:21On voulait vous poser
52:22une question
52:22sur Donald Trump également
52:24parce qu'il y a des sondages
52:26qui...
52:26Enfin, vous étiez en soutien
52:27de Donald Trump au début
52:28et notamment
52:29des personnalités de reconquête
52:31s'étaient rendues
52:31à son investiture.
52:32Aujourd'hui,
52:33il y a des sondages
52:34qui sont en assez net baisse
52:35pour lui,
52:35notamment sur le plan économique
52:36puisqu'il y a une remontée
52:37du chômage,
52:38il n'y a pas de résultat attendu
52:39sur le pouvoir d'achat
52:40qui est une grande préoccupation
52:41des Américains.
52:42Est-ce que vous faites partie
52:43des déçus de Donald Trump
52:44aussi aujourd'hui ?
52:46Alors,
52:47première chose,
52:48je ne suis pas
52:49une porte-parole
52:50de la Maison-Blanche.
52:51Quand vous dites
52:51un soutien de Donald Trump,
52:53rappelons ce que c'est
52:53et d'ailleurs,
52:54je me souviens
52:54que vous aviez
52:54un plateau sur place
52:56et je m'étais rendu
52:57à votre antenne
52:57pour le dire.
52:58Je disais,
52:59avec Donald Trump
52:59et je le pense toujours,
53:01nous avons des objectifs
53:02intérieurs communs
53:03mais nous avons
53:04des intérêts nationaux
53:05différents.
53:06Donc,
53:06c'est le premier élément
53:07à bien avoir en tête.
53:08Il a des objectifs
53:09qui sont les mêmes que nous.
53:11Pour aller vite,
53:12lutter contre le wokisme,
53:13lutter contre l'immigration,
53:15retrouver une forme
53:15de fierté de son pays,
53:17qu'il a allié
53:18avec ce qui me parle beaucoup,
53:19une sorte de technophilie
53:21qui visait à dire
53:21on va conquérir
53:23de nouveaux secteurs.
53:25Vous vous souvenez
53:25de la fusée
53:26d'Elon Musk
53:26qui montait
53:27et qui retournait
53:28à sa base, etc.
53:28Donc ça,
53:29ça me parle beaucoup
53:29comme ligne politique.
53:31Donc,
53:31avec des objectifs communs,
53:33notamment de réindustrialisation,
53:34de souveraineté technologique
53:35par rapport à la Chine.
53:37Autant d'objectifs
53:38qui prennent du temps
53:40à être atteints
53:40pour certains,
53:41notamment la réindustrialisation.
53:43Moi,
53:43j'observe beaucoup
53:44ce qu'il fait
53:44et ce qui m'importe
53:45dans le trumpisme aujourd'hui,
53:47comme dans le mélanisme,
53:48si on peut parler ainsi,
53:49comme dans le milléisme,
53:50c'est qu'est-ce qui marche
53:51pour des gens
53:52qui veulent à peu près
53:53la même chose que nous,
53:53qui veulent arriver
53:54au même objectif.
53:55Comment ils s'y prennent ?
53:57Est-ce que certaines choses
53:58fonctionnent ou échouent ?
53:59Quand elles échouent,
54:00comment est-ce qu'ils corrigent ?
54:01Combien de temps
54:01est-ce que ça prend ?
54:02Est-ce que finalement,
54:03la promesse n'était pas irréaliste,
54:05on a promis trop vite
54:06et trop tôt ?
54:06Je vous donne un exemple.
54:07Typiquement,
54:08vous dites
54:08« Est-ce que je suis déçu ? »
54:09Ce programme de baisse
54:10de dépenses publiques
54:11qui avait été porté
54:12à l'époque
54:13par Elon Musk et le Doge.
54:14Moi, j'ai observé
54:15la manière dont ils l'ont mise en œuvre.
54:17Je pense qu'il y a certaines choses
54:18qui, évidemment,
54:19ne seraient pas à reprendre.
54:20Typiquement,
54:20je crois qu'il faut connaître
54:22l'administration
54:23pour prétendre lutter
54:23contre la bureaucratie.
54:25La manière dont Elon Musk
54:26l'a traité,
54:26il y avait un côté
54:27« On va mettre des codeurs
54:29et des développeurs de 18 ans
54:30et ce sera la même chose ».
54:31Ça,
54:31ce n'est pas mon état d'esprit.
54:32Je pense que ça n'est pas
54:33compatible avec
54:34notre administration
54:35telle qu'elle est
54:36et qu'il faut vraiment
54:36la connaître
54:37dans sa complexité
54:38pour pouvoir prétendre
54:39lutter contre la bureaucratie.
54:40Et sur la méthode
54:41de gouvernement
54:42de Donald Trump,
54:43ce matin,
54:44dans les colonnes
54:44de la Tribune dimanche,
54:45l'écrivain italien
54:46Giuliano Dampoli
54:47qui est connu
54:48pour savoir
54:49prendre le pouls
54:50des grands basculements
54:51de notre monde,
54:52explique, je cite,
54:53qu'avec Donald Trump,
54:54on est passé de la logique
54:54du scandale
54:55à celle de la sidération.
54:58Est-ce que c'est ça
54:58la nouvelle méthode
54:59de gouvernement dans le monde ?
55:00La sidération ?
55:01Je ne pense pas
55:02que ce soit
55:02la nouvelle méthode
55:03de gouvernement mondial
55:04puisque vous voyez aussi
55:05si on prend l'exemple
55:06d'une Mélanie,
55:07je pense que sur sa méthode
55:07il y a peu de choses
55:08à redire
55:09et au contraire
55:09les gens se disent
55:10on s'attendait
55:10à ce que ce soit
55:11scandaleux,
55:13le bruit,
55:13la fureur, etc.
55:14Pas du tout,
55:15elle réalise calmement
55:16certains de ses objectifs,
55:17notamment la lutte
55:18contre l'immigration clandestine.
55:20Sur l'immigration légale,
55:21c'est un peu plus décevant
55:22mais l'Italie
55:23n'a pas notre problème,
55:24elle n'a pas le droit du sol,
55:25elle n'a pas les aides sociales
55:27non contributives
55:28que j'évoquais tout à l'heure
55:28pour les supprimer
55:29donc elle a des problèmes
55:30que nous n'avons pas
55:31ce qui fait que l'immigration
55:32quand elle est légale
55:33et qu'elle arrive en Italie
55:34repart généralement
55:35après son contrat
55:36et ne s'installe pas
55:37comme chez nous
55:38puisqu'on a créé
55:39tous les incitatifs
55:39pour que l'immigration
55:40s'installe.
55:41Si on parle du milléisme,
55:43là encore on voit
55:44des résultats flagrants
55:45et importants
55:46en à peine deux ans
55:47donc là je dis aux Français
55:48votez bien
55:49à la prochaine élection
55:50et vous verrez les résultats
55:51tout de suite,
55:52immédiatement,
55:53pas seulement pour vos enfants
55:54et vos petits-enfants
55:54mais pour vous-même.
55:55On peut obtenir
55:56des résultats très rapidement.
55:57Merci beaucoup Sarah Knafo
55:58et puis donc dans quelques semaines
55:59vous viendrez nous dire
56:00s'il y aura justement
56:00un bulletin Knafo
56:01lors des élections municipales
56:02à Paris en janvier,
56:03c'est ça ?
56:03Écoutez, si vous me réinvitez
56:04je viendrai avec des heures.
56:05Réponse en janvier.
56:06Merci à vous d'avoir été
56:07notre invitée.
56:08Vous restez sur BFM TV.
56:10Excellente fête d'année
56:11à vous tous et en famille.
56:13Joyeux Noël.
Commentaires