- il y a 15 minutes
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Il est maire de Nice, c'est l'allié numéro 1 de Marine
00:05Le Pen et il compte jouer un rôle essentiel dans la future campagne présidentielle.
00:09Notre invité ce matin est Eric Ciotti. Il était au Palais de l'Elysée vendredi lors de la grande réunion
00:14lors de laquelle Emmanuel Macron a mis en garde devant la menace russe.
00:18BFM Politique, c'est parti !
00:33Bonjour à tous, bonjour Eric Ciotti, président de l'UDR, maire de Nice. Merci d'être notre invité à mes
00:38côtés, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV et Pierre Le Pelletier de la Tribune dimanche.
00:44Dans un instant, on va venir effectivement à cette menace russe contre laquelle le président de la République a mis
00:50en garde.
00:50Vous étiez à cette réunion à l'Elysée, mais avant de démarrer, ces images de violences urbaines survenues cette nuit
00:56à Saint-Pierre-des-Cors.
00:58Des violences qui ont éclaté après qu'un véhicule de police a heurté hier soir un scooter qui était impliqué
01:03dans un rodéo urbain, blessant son conducteur à la jambe.
01:07Le policier a été placé en garde à vue. Il y a cinq émeutiers interpellés, neuf membres des forces de
01:10l'ordre qui ont été blessés.
01:12Comment vous réagissez à ces images, Eric Ciotti ?
01:14D'abord en exprimant mon entier total soutien aux forces de l'ordre.
01:18Nos policiers, j'étais à leur côté lorsqu'ils ont manifesté cette semaine devant l'Assemblée nationale pour réclamer plus
01:25de considérations et de moyens.
01:27Nos policiers, cette situation à Saint-Pierre-des-Cors le démontrent, sont la dernière digue contre la barbarie.
01:37On voit cette montée de l'ultra-violence dans certains quartiers d'une forme de barbarie.
01:44Et il faut que l'État se redresse pour donner les moyens pour éradiquer ces comportements qui sont insupportables.
01:52Et il y a une dérive, je dirais, qui est inverse.
01:56On a quelque part aujourd'hui une utilisation de l'État de droit qui se fait plus au profit des
02:03auteurs de ces actes que des victimes.
02:06Donc il faut inverser les problématiques, notamment dans les jurisprudences du Conseil constitutionnel,
02:12qui a annulé des décisions, des législatives qui permettaient d'armer nos policiers.
02:18Et il faut leur donner des moyens, des moyens budgétaires, mais aussi ces moyens juridiques qui leur font défaut.
02:24Il faut faire de la lutte contre la barbarie, une priorité nationale.
02:28À l'inverse, il y a justement ce week-end plusieurs manifestations contre la nouvelle loi
02:32qui instaure la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
02:38Les opposants disent que c'est un permis de tuer.
02:40Pour vous, il n'y a quand même pas un risque, un minima, d'envoyer un signal plus permissif aux
02:45policiers ?
02:46Absolument pas. Je crois que les policiers ont besoin d'être protégés.
02:50Ils font face à une ultra-violence de plus en plus expressive, de plus en plus dangereuse.
02:57Donc il faut protéger ceux qui nous protègent.
03:00Cette loi, je l'ai votée aujourd'hui.
03:02Et donc il faut aller plus loin.
03:06Ceux qui manifestent, ce sont les amis de M. Mélenchon.
03:10Ils étaient hier dans ma ville avec une banderole honteuse.
03:13La police tue. Ça suffit.
03:15Il y a aussi des chercheurs, des sociologues, des gens qui ont des chocs de derrière.
03:18Oui, il y a toute la galaxie d'extrême-gauche qui aujourd'hui veut déstabiliser notre société.
03:22Et quand vous dites aller plus loin, vous voudriez quoi de plus ?
03:24Aller plus loin au plan budgétaire.
03:26Aller plus loin au plan réglementaire.
03:29Dans cette loi, il y avait des dispositifs qui permettaient de lutter contre la délinquance.
03:34Vous savez, on devait examiner au mois de septembre, le Parlement est en vacances,
03:38ce qui est ahurissant, c'est presque la première fois depuis le début de la Ve République.
03:42On devait examiner une loi sur les polices municipales.
03:45Cette loi, elle était extrêmement utile.
03:47Elle avait notamment une disposition qui permettait aux policiers municipaux,
03:50ils sont presque 20 000 aujourd'hui, troisième force de sécurité,
03:53sur le terrain de rédiger des amendes forfaitaires délictuelles pour les consommateurs de drogue.
04:01C'était attendu, c'est un gain de temps pour la police nationale,
04:05c'est un gain de temps pour les polices municipales,
04:08ça permet de simplifier les procédures, ça permet d'être plus sévère.
04:12Eh bien, cette loi, elle est partie au calendre grec,
04:14parce que le gouvernement actuel ne voulait pas heurter le Parti Socialiste.
04:18Ça fait partie de cette démission que l'on constate depuis 2012
04:23face à la violence et l'insécurité dans notre pays.
04:26Éric Ciotti, je le disais, vous étiez à l'Élysée vendredi
04:28où Emmanuel Macron a réuni les principaux responsables et chefs de parti
04:32pour mettre en garde contre la menace russe,
04:35une menace hybride qui vise la France et l'Europe.
04:37Il explique qu'elle s'est intensifiée,
04:39il demandait au gouvernement de préparer un plan de protection des infrastructures.
04:42Racontez-nous un peu de l'intérieur,
04:44quel était le climat de cette réunion et qu'est-ce qu'il vous a dit ?
04:47Écoutez, je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment
04:50d'avoir été quelque part un des acteurs
04:54d'une opération de communication de l'Élysée.
04:56Pour vous, c'est une opération de communication ?
04:58Ce que nous avons appris à l'Élysée ce jour-là,
05:02vous le dites tous les jours sur vos plateaux,
05:05vous l'écrivez dans vos journaux,
05:07il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
05:09La menace russe, nous la connaissons,
05:11il ne faut pas la négliger, elle est là,
05:14elle n'est pas nouvelle depuis la Seconde Guerre mondiale,
05:16nous sommes confrontés à cette menace russe.
05:20C'est quoi la stratégie du coup derrière ?
05:22À quoi ça sert ?
05:23Je crois qu'il y a un peu une stratégie de diversion
05:25dont le président de la République, Écoutoumier,
05:28quand il est en difficulté au plan national
05:31et nous avons une crise sociale majeure,
05:34nous avons une crise financière qui s'annonce,
05:37nous y sommes déjà,
05:38eh bien il y a la recherche de voies de dérivation
05:41pour que des coupables ou des boucs émissaires
05:44ou des subterfuges soient convoqués
05:48pour masquer un peu le déclin,
05:52le déclassement français.
05:53Mais ce que vous dites est extrêmement...
05:55Pour vous, il n'y a aucune réalité derrière cette menace russe ?
05:58La menace, elle est là, je viens de vous le dire, bien sûr,
06:01mais il n'y a aucun élément supplémentaire...
06:04Les drones, par exemple, dans les différents pays ces dernières semaines ?
06:07Il y a l'affaire de Leipzig,
06:09mais j'ai vu un de vos confrères spécialistes des questions géopolitiques,
06:13Georges Malbruneau,
06:14qui a interrogé ce matin un spécialiste du renseignement
06:17qui indiquait qu'il n'y avait rien de nouveau.
06:20Les drones à la frontière polonaise ?
06:22Et que tout ça était quand même un peu surjoué.
06:25On a évoqué également la situation au Moyen-Orient
06:28qui, bien entendu, est également une source de préoccupation.
06:33Mais la convocation à la dernière minute de cette réunion,
06:38voilà, elle m'étonne.
06:39C'est pour faire peur pour la présidentielle ?
06:40Vous allez jusqu'à dire ça ?
06:41Le président de la République a été un peu coutumier
06:44de jouer sur ses cordes assez sensibles.
06:47Voilà.
06:47Après, ça ne veut pas dire, bien entendu,
06:50qu'il faut, et c'est ce que j'ai toujours défendu,
06:52qu'il faut, comme on l'évoquait sur la sécurité,
06:55c'est le même sujet sur la défense,
06:57réarmer notre pays,
07:00passer progressivement à 3,5% de notre PIB
07:05en matière d'efforts de défense.
07:08On s'est désarmé pendant des décennies.
07:10Il faut se réarmer.
07:12La menace, elle est multiple.
07:14C'est la menace russe.
07:15C'est la menace djihadiste.
07:17Donc, il faut que la France soit forte.
07:20Et aujourd'hui, le meilleur moyen de protéger la France,
07:22je dirais, c'est de faire partir ceux qui l'ont affaibli.
07:26Et pour être clair, est-ce que pour vous,
07:28la Russie est une menace existentielle pour la France ?
07:31Ça a toujours été une menace existentielle, bien sûr.
07:34C'est une puissance nucléaire avec près de 10 000 têtes nucléaires,
07:39dont beaucoup sont pointées manifestement vers l'Europe, vers la France.
07:44Donc, en soi...
07:44On est dans une éventuelle volonté de conquête aujourd'hui.
07:47Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
07:51du fait surtout de cette puissance nucléaire,
07:53la Russie, la Russie soviétique, la Russie de Poutine,
07:57aujourd'hui, constitue une menace.
08:00Maintenant, nous voyons aussi en Ukraine,
08:03grâce à l'extraordinaire courage du peuple ukrainien,
08:07grâce à la combativité de l'armée ukrainienne,
08:10grâce au soutien des démocraties occidentales,
08:13l'extraordinaire résistance de l'Ukraine
08:16et l'immense difficulté à conquérir
08:21quelques kilomètres dans le Donbass de l'armée russe.
08:25Donc, on a un peu une armée russe qui est extrêmement faiblie,
08:28qui est plutôt en déroute.
08:30Ça m'interroge sur sa capacité à ouvrir d'autres fronts
08:34alors qu'elle est totalement enlisée en Ukraine.
08:37Est-ce que vous considérez qu'il faudra continuer d'aider l'Ukraine
08:40ou est-ce que vous dites qu'il faut couper le robinet,
08:41comme l'a dit sur ce plateau même Louis Alliot du Rassemblement national ?
08:44Il faut continuer à aider l'Ukraine,
08:47mais sans doute de façon différente.
08:50C'est-à-dire ?
08:50Aujourd'hui, le principal déficit pour l'Ukraine,
08:54c'est qu'elle manque de missiles antimissiles,
08:59en tout cas d'hommes de protection.
09:01On voit bien que les drones russes atteignent Kiev,
09:05les missiles balistiques russes,
09:08et il y a un déficit parce que les batteries antimissiles
09:12ont beaucoup été mobilisées au Moyen-Orient,
09:15dans les pays du Golfe,
09:16qu'il y a un déficit aujourd'hui.
09:19L'Ukraine est en train de produire ces matériels.
09:23Mais l'aider différemment, ça veut dire quoi ?
09:24Moins d'argent ?
09:25Nous pouvons et nous devons l'aider.
09:27Nous devons aller vers sa capacité de formation.
09:32Après, nous avons une équation budgétaire
09:34qui est de plus en plus difficile.
09:36On va en parler et elle n'autorise pas tout.
09:39Mais comment c'est possible au sein d'un même parti,
09:41juste sur un sujet aussi grave,
09:42que vous disiez des choses aussi différentes ?
09:45Entre un membre important du Rassemblement national
09:47qui dit qu'il faut tout couper,
09:48vous qui dites qu'il faut continuer,
09:49d'autres qui disent qu'il en faut moins.
09:52D'abord, vous n'avez pas échappé
09:54que nous ne sommes pas dans le même parti.
09:57Vous êtes proche de Marine Le Pen.
09:58Premier point.
09:58Marine Le Pen, qui est candidate avec son présidentiel,
10:01a exprimé l'exigence de la continuité
10:05du soutien à l'Ukraine.
10:06Il n'y a pas d'ambiguïté.
10:08Elle l'a dit aussi,
10:09et je fais aujourd'hui ce constat,
10:13qu'il y a une équation budgétaire
10:16qui n'autorise plus pour notre pays tout.
10:20Donc il faut donner moins d'argent à l'Ukraine ?
10:21Et plus aux automobilistes français ?
10:25Il y a une aide européenne de 90 milliards d'euros
10:28qui est financée par un emprunt européen
10:31qui permet d'accompagner l'Ukraine face
10:35au désengagement américain.
10:37Cette aide, elle est là.
10:39Elle doit être amplifiée.
10:41Elle doit être poursuivie.
10:42Est-ce que la France doit donner moins d'argent
10:44pour garder cet argent pour les contribuables français ?
10:46Déjà, la France a donné beaucoup de matériel.
10:49Aujourd'hui, et c'est ce que nous a dit
10:51le président de la République d'ailleurs vendredi,
10:54ces matériels ne sont plus disponibles
10:56au risque d'affaiblir notre propre capacité de défense.
11:00On ne peut pas, on nous dit que la menace est forte,
11:03donc ce n'est pas à ce moment que la France va et doit se désarmer.
11:07Moi, personnellement, je considère qu'il faut continuer
11:11à accompagner l'Ukraine pour créer cette résistance
11:15et cet équilibre, et que cet équilibre
11:17doit conduire à l'ouverture des négociations de paix
11:21pour arrêter ce conflit.
11:23Sur le lien avec la campagne présidentielle,
11:24et après, on passe à cette colère sociale,
11:26parce que le prix des carburants, c'est une conséquence
11:27de ces conflits.
11:28Vous faites partie de ceux qui craignent
11:30une ingérence numérique pendant cette campagne présidentielle ?
11:33C'est un sujet qui revient beaucoup
11:34dans les autres camps politiques.
11:35Il peut y avoir, bien sûr, des ingérences numériques.
11:39Je ne les surestime pas.
11:42J'ai trouvé un peu ridicule.
11:44Ça a été représenté à l'Élysée.
11:46La com' de M. Attal,
11:48la com' de M. Glucksmann.
11:50Bon, il y a des fake news sur les réseaux sociaux.
11:54Mais ça fait partie des sujets,
11:55évoquez pas le président ?
11:56Tout le monde a été victime.
11:58Oui, ça a été évoqué.
12:01Donc, ce risque, il est là.
12:03Je ne le sous-estime pas.
12:04Je ne le surestime pas.
12:05Alors, avec ce petit, au cours de cette réunion,
12:07vous avez évoqué aussi les crises plus largement
12:09qui touchent le monde
12:10et qui entraînent une explosion du prix des carburants.
12:12Record ce matin à la pompe en France.
12:14Prix du gazole à 2,41 euros en moyenne.
12:17C'est un nouveau record.
12:18Maude Bréjean a annoncé
12:19que le gouvernement travaille un nouveau dispositif d'aide.
12:21Très concrètement,
12:22quelles mesures est-ce qu'il faut prendre pour vous,
12:24selon vous ?
12:25Baisse de la TVA.
12:27C'est ce que font la plupart des pays européens.
12:30Vous avez vu l'Allemagne,
12:32une baisse de l'ordre de 15 centimes.
12:34L'Espagne,
12:35l'Espagne,
12:36le coût du carburant est 60 centimes par litre,
12:39moins cher.
12:40Mais ils n'ont pas nos difficultés budgétaires.
12:43À cause de qui ?
12:44À cause de qui ?
12:45Donc, on est victime aujourd'hui,
12:47c'est ce que je disais tout à l'heure
12:49par rapport à la réunion de l'Elysée,
12:51de la faiblesse française
12:52et de la faibresse de la politique
12:54de ceux qui nous dirigent.
12:55On ne peut pas rester comme ça.
12:57Parce que si on reste comme ça,
12:59le coût...
13:00On me dit,
13:01quand nous demandons avec Marine Le Pen
13:04et Jordan Bardella
13:05de passer la TVA de 20 à 5,5,
13:08bien sûr que ça a un coût
13:10de 12 à 13 milliards d'euros.
13:12Mais si on reste dans cette situation,
13:15on aura un coût social,
13:17un coût économique
13:18qui peut enjanter
13:20ce qu'on a connu pendant le Covid.
13:22Vous savez, j'ai un député de mon groupe,
13:26Bartholomé Lenoir,
13:27qui est élu de la Creuse,
13:28un département extrêmement pauvre.
13:30Il me disait,
13:31dans ses permanences,
13:33il y a des personnes
13:34qui sont dans une forme
13:36de confinement énergétique,
13:38qui ne peuvent plus sortir de chez elles,
13:40y compris pour aller se soigner.
13:43Donc, on a des conséquences sociales
13:45et on a aussi des conséquences économiques,
13:48puisque naturellement,
13:49à ce coût du carburant,
13:51on va avoir une diminution du travail
13:53de la production des entreprises
13:55et ce n'est pas supportable.
13:57Donc, il faut agir.
13:59Quand tous les pays,
14:01quand la plupart des grands pays d'Europe,
14:03Allemagne, Italie, Espagne,
14:07agissent massivement
14:08pour faire baisser la fiscalité,
14:10qui est une fiscalité confiscatoire,
14:13parce qu'aujourd'hui,
14:14sur le coût que vous évoquiez,
14:162,40 euros en moyenne sur le gazole,
14:18on a même vu sur certaines stations,
14:20sur les autoroutes,
14:22tangenter les 3 euros,
14:24je l'ai vu,
14:25dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur,
14:29et sur ce montant,
14:31la moitié va dans les poches de l'État.
14:34Et ça, ce n'est plus possible.
14:36On a des taxes
14:37qui sont très supérieures
14:38à la moyenne européenne
14:40et on ne peut pas rester dans cette logique.
14:43Ça conduit aussi...
14:45Que vous a répondu le chef de l'État là-dessus ?
14:46Le chef de l'État n'a pas voulu ouvrir ce sujet.
14:50C'est pour ça que je disais tout à l'heure
14:51que tout ça relève quand même un peu
14:53de l'opération de communication.
14:54Il a renvoyé aux annonces du Premier ministre,
14:57qui lui-même a été...
15:00qui n'a pas posé son plan
15:03lors de la réunion.
15:05Donc...
15:05Et lui insiste beaucoup sur le fait
15:07que ce n'est pas la faute,
15:08entre guillemets,
15:09de la France,
15:10c'est-à-dire que c'est une crise
15:11qui a été créée par ce qui se passe
15:12au Moyen-Orient
15:13et que mieux vaut agir sur le plan diplomatique
15:15si on veut de vrais résultats.
15:16Oui.
15:17L'action diplomatique, bien sûr,
15:19aujourd'hui,
15:20la voie de la France au Moyen-Orient,
15:22elle n'existe plus.
15:24Nous avons émis une proposition,
15:27d'ailleurs,
15:27lors de cette réunion,
15:28c'est qu'il y ait un engagement
15:30plus important
15:31pour protéger
15:32l'oléoduc
15:33Est-Ouest
15:35qui permet
15:36à l'Arabie Saoudite
15:37et au pays du Golfe
15:39de livrer encore
15:42jusqu'à ce que cet éoléoduc
15:43soit attaqué
15:44par les autistes,
15:46de livrer
15:467 à 8 millions
15:47de barils par jour.
15:48Avant la crise,
15:49on était à 20
15:50sur les pays du Golfe.
15:52Donc,
15:52il n'y a que deux dérivations,
15:55une vers Jumeirah
15:57sur les Émirats Arabes Unis
15:58et l'autre
15:59sur l'oléoduc Est-Ouest.
16:01Le Premier ministre
16:02a annoncé un effort
16:02de 54 milliards d'euros
16:03sur le budget
16:05pour l'an prochain.
16:06Parmi les pistes d'économie,
16:07il y a notamment
16:08la question évidemment
16:09des retraités,
16:10il y a la question
16:10des allocations aussi
16:11pour les personnes
16:12d'origine immigrée.
16:1354 milliards,
16:14est-ce que c'est un effort
16:15qui est à la hauteur ?
16:15Est-ce que vous dites
16:16OK, c'est le bon effort ?
16:17D'abord,
16:18bullshit,
16:18je dirais.
16:20On nous annonce
16:21un déficit budgétaire
16:23aujourd'hui,
16:26pour 2026,
16:27de 5,5.
16:28Ce qui traduit
16:30une augmentation
16:30depuis 2025
16:33de près de 15 milliards d'euros,
16:34ce qui est gigantesque.
16:36L'année prochaine,
16:37on nous dit
16:37qu'on va revenir
16:38à 5%.
16:40Donc,
16:41si je compte bien
16:43de 5,5 à 5,
16:45ça fait un demi-point de PIB,
16:46ça fait autour
16:47de 12 à 13 milliards d'euros.
16:4912 à 13 milliards d'euros
16:50de diminution
16:52des dépenses publiques,
16:52ce n'est pas 54 milliards.
16:54Donc déjà,
16:55on est dans la grosse ficelle
16:57de communication.
16:58Parce qu'on nous dit
16:59qu'on va ralentir la hausse.
17:01C'est comme quelqu'un
17:03qui est face
17:05à un projet
17:07pour maigrir,
17:08on lui dit
17:09vous pesez 70 kilos,
17:12l'année prochaine
17:13vous allez faire 85,
17:15mais si vous faites un effort,
17:17vous serez à 78.
17:18Mais il y aura toujours
17:198 kilos de plus.
17:20On est dans cette démarche.
17:22Il y a quand même
17:24des mesures très concrètes,
17:25notamment une question
17:27de carence
17:27pour les personnes
17:28qui arrivent sur notre territoire.
17:29Oui, il y aurait
17:29un délai de carence,
17:30demande le Premier ministre,
17:32avant qu'il puisse toucher
17:32des prestations sociales.
17:34Bon, ça par exemple,
17:34ça va dans votre sens.
17:35C'est ce que vous souhaitez.
17:36Oui, c'est ce que je demande,
17:38c'est ce que nous demandons
17:39depuis des années.
17:40Je l'ai fait
17:41lorsque j'étais président de LR.
17:43On a même déposé
17:44un texte là-dessus.
17:46C'est ce que demande
17:47le Rassemblement national.
17:48Mais le diable
17:49se cache toujours
17:50dans les détails.
17:51La carence,
17:51elle est de trois mois
17:52pour que cela soit efficace.
17:55Il y aurait deux solutions.
17:57Soit on ne verse pas
17:58de prestations sociales
18:00non-contributives.
18:01C'est-à-dire non-contributives,
18:02c'est pour ceux
18:03qui ne travaillent pas.
18:04Ceux qui travaillent
18:05payent des cotisations.
18:06Il est normal
18:07qu'ils aient des prestations.
18:09Et notamment
18:09les prestations de santé
18:11ou de retraite.
18:12C'est logique.
18:13On cotise,
18:14on reçoit en contrepartie.
18:16Mais ce qui arrive,
18:17ce qui est le cas aujourd'hui
18:19de 90%
18:20des étrangers
18:22qui rentrent
18:22sur notre territoire national.
18:24550 000,
18:25il y en a à peu près
18:2550 000,
18:26même pas 50 000
18:27qui viennent pour travailler
18:29l'année dernière.
18:31À eux,
18:32on peut légitimement,
18:33et c'est aujourd'hui
18:34la solution que je prends,
18:36dire,
18:36il n'y a pas
18:37d'allocation familiale,
18:38il n'y a pas
18:39d'allocation logement.
18:40On peut avoir
18:41une position intermédiaire
18:42de dire,
18:42comment on le fait
18:43pour le RSA aujourd'hui ?
18:44C'est 5 ans,
18:46mais 3 mois,
18:47bon,
18:48il y a cette question-là.
18:49Naturellement,
18:50je ne vais pas vous dire
18:50le contraire.
18:51Je suis favorable
18:54à cette décision.
18:55C'est une main tendue quand même.
18:56Mais c'est quelques centaines
18:58de millions d'euros.
18:59L'enjeu qui nous manque,
19:00ce sont des dizaines
19:01de milliards.
19:01L'autre gros dossier,
19:02c'est aussi la question
19:03des retraites.
19:03Est-ce qu'il faut davantage
19:04faire contribuer
19:05les retraités ?
19:05Est-ce qu'il faut aller
19:06vers la désindexation,
19:07des pensions,
19:07selon vous ?
19:08Non,
19:08j'y suis totalement opposé.
19:11Pourquoi ?
19:12Parce que les retraités
19:14viennent du monde du travail.
19:15Viennent du monde du travail.
19:17Ils ont cotisé
19:18toute leur vie
19:19dans une forme
19:20de contrat social.
19:22Ils ont payé
19:23des cotisations.
19:24Et au moment
19:26où ils arrivent
19:26dans ce temps de la vie
19:28où légitimement
19:29ils aspirent
19:31à des moments
19:33de repos,
19:34de répit,
19:36eh bien,
19:36on vient leur faire
19:37les poches.
19:38Je trouve qu'il y a
19:39d'autres moyens
19:40beaucoup plus efficaces
19:42pour faire des économies
19:44que trahir la parole
19:45de l'État.
19:46C'est grave,
19:47trahir la parole
19:48de l'État.
19:48Ça veut dire
19:49que les prix augmentent
19:51et ils vont augmenter,
19:52l'inflation va repartir
19:53avec la hausse
19:54des carburants
19:55et que les retraités,
19:57notamment les petits retraités,
19:59n'auraient pas
20:00la même tendance
20:01pour vivre au quotidien.
20:03Moi,
20:03je vois dans ma ville,
20:04à Nice,
20:05il y a des veuves,
20:06il y a des retraités
20:07très modestes
20:08qui ont beaucoup de mal
20:09à boucler leur fin de mois,
20:11qui se chauffent au gaz,
20:12le gaz vient d'augmenter,
20:13va augmenter trois fois
20:15en quelques mois,
20:16qui ont du mal
20:17à se déplacer.
20:17Mais alors,
20:18Éric Ciotti,
20:18ça veut dire quoi ?
20:19Très concrètement,
20:19quand vous voyez
20:19les premières pistes
20:20avancer par Sébastien Lecornu,
20:21en l'État,
20:22ce budget,
20:22vous le votez
20:23ou ne le votez pas ?
20:23En l'État,
20:24naturellement,
20:25si on touche aux retraités,
20:27je ne le vote pas.
20:28Si jamais une motion de censure
20:29est déposée,
20:29est-ce que vous votez
20:30une motion de censure ?
20:30Nous verrons bien le contenu,
20:32mais je serai enclin
20:33à voter une motion de censure
20:35s'il y a cette disposition
20:36contre les retraités.
20:37On disait,
20:38il y a la question des retraités,
20:39c'est un grand débat
20:39de l'élection présidentielle.
20:40À quel âge souhaitez-vous
20:42fixer cette retraite ?
20:43Est-ce que c'est 67 ans
20:46ou proche de cet âge-là
20:47comme Édouard Philippe
20:48ou 62 ans
20:49comme Marine Le Pen ?
20:50Je crois que la question
20:52de l'âge
20:53est un mauvais débat
20:54depuis des années.
20:56Mais 62 ans
20:56comme le dit Marine Le Pen,
20:57vous êtes à l'aise avec ça ?
20:58Quand j'avais été candidat
20:59à la primaire de la droite,
21:01c'était en automne 2021.
21:05J'étais arrivé en tête
21:06au premier tour d'ailleurs
21:07et j'avais perdu
21:08face à Mme Pécresse
21:10avec les conséquences
21:11que l'on sait par la suite.
21:12J'avais porté une mesure
21:14en disant,
21:14il faut travailler plus
21:16sur la durée de la vie
21:17et je le redis aujourd'hui.
21:19Compte tenu
21:20de l'évolution démographique,
21:21je ne vois pas comment
21:22et de l'état
21:23de notre régime de retraite,
21:24bien sûr,
21:25on ne pourrait pas travailler plus.
21:27Mais je ne pense pas
21:28que la question soit vraiment
21:29celle de l'âge de départ.
21:30La question,
21:30c'est celle des annuités.
21:33Comment on fait évoluer
21:35ces annuités ?
21:36Mais ce que je dis,
21:37surtout,
21:38si on veut sauver
21:40notre système de retraite
21:41et notamment
21:42notre système de répartition,
21:44il faut lui adosser
21:46un système
21:47par capitalisation.
21:48Oui, mais Eric Chiotty,
21:49sur l'âge,
21:49ça reste quand même
21:50un sujet
21:50de désaccords majeurs
21:52avec Marine Le Pen.
21:53Est-ce que vous pensez
21:54pouvoir encore
21:55la faire évoluer
21:55sur ce plan
21:56ou c'est fini ?
21:57C'est trop tard ?
21:57Désaccords majeurs ?
21:58Non.
21:59Désaccords.
22:01Désaccords, oui.
22:02Sa réforme coûte
22:03extrêmement cher.
22:04Nous n'avons pas voté
22:06ensemble
22:06à l'Assemblée nationale.
22:08Mais permettez-moi
22:09là-dessus
22:10d'ouvrir une parenthèse.
22:12Et pourquoi
22:12on a une augmentation
22:13des déficits ?
22:14Juste sur Marine Le Pen,
22:16sur l'accord que vous avez,
22:16comment on peut
22:17ne pas être d'accord
22:17sur un sujet aussi essentiel ?
22:19C'est un problème central,
22:19non ?
22:21Marine Le Pen
22:21n'est pas fermée
22:22à ce qu'on travaille
22:23aux propositions
22:24que formule l'UDR
22:26pour mettre
22:28un étage
22:30de capitalisation.
22:31Je verrai demain matin
22:32Marine Le Pen.
22:33je vais lui faire
22:34des propositions
22:36sur ce plan.
22:37On en a déjà parlé.
22:39Elle est ouverte
22:40à la capitalisation.
22:41En tout cas,
22:41elle n'est pas fermée.
22:43Ce débat est ouvert.
22:44Il y a une question.
22:45Il y a une question,
22:45c'est comment on finance
22:46la transition ?
22:47Parce que qui dit
22:49capitalisation
22:49dit dans un...
22:50Les bénéfices,
22:51ils sont sur le moyen
22:53et le long terme.
22:54Ceux dont bénéficient
22:55aujourd'hui les pays
22:56qui ont eu le courage,
22:57notamment tous les pays
22:58de l'Europe du Nord
22:59qui sont assis
23:01sur des masses
23:02financières extrêmes,
23:03qui sont extrêmement importantes,
23:04qui ont des taux
23:04de remplacement très forts
23:06et qui ont des retraités.
23:07Vous allez peut-être
23:07réussir à la convaincre
23:08alors,
23:08Madame Marine Le Pen.
23:09Mais dans un premier temps,
23:11et c'est ce qui préoccupe
23:12Marine Le Pen,
23:12elle a raison,
23:13c'est comment on finance
23:14la transition.
23:15Nous avons des propositions,
23:17mais ce que je veux dire...
23:18Et on continue de développer
23:18sur les retraites.
23:19Dans une seconde,
23:20on se retrouve dans quelques secondes.
23:22Vous restez avec nous.
23:22BFM Politique continue.
23:30Vous êtes bien sur BFM Politique,
23:31notre invité Éric Ciotti,
23:32président de l'UDER,
23:33maire de Nice.
23:34Éric Ciotti,
23:35c'était l'objet d'une polémique
23:37d'ampleur à France Inter.
23:38Charles Sapin,
23:39directeur adjoint de Valeurs Actuelles,
23:41ne fera plus son édito le dimanche.
23:43Il l'a annoncé lui-même hier,
23:45puisqu'après la grogne
23:46d'une partie des salariés,
23:48France Inter lui a proposé
23:49de transformer cela en débat.
23:51Ce qu'il a refusé,
23:53il quitte donc France Inter,
23:54il l'a annoncé.
23:55Regardez les mots
23:56qu'il a employés hier
23:57en annonçant justement
23:58son départ de la radio publique.
24:01Le directeur adjoint de Valeurs Actuelles
24:03qui estime, je cite,
24:04« On ne peut que s'incliner
24:06devant cette brillante innovation démocratique,
24:09la censure préventive. »
24:11Ce sont ces mots.
24:11Comment vous réagissez à cela ?
24:13C'est une honte pour Radio France,
24:15c'est une honte pour le service public.
24:18Aujourd'hui,
24:19qu'est-ce que cela signifie ?
24:21Que nous ne sommes plus vraiment
24:23dans une démocratie.
24:25Puisque quand le service public
24:27de l'audiovisuel
24:29est pris en otage par LFI,
24:31vous avez vu aussi
24:33les communiqués de Victoire hier soir,
24:36les tweets de M. Léoman
24:38et qu'on sort de LFI.
24:40Ça veut dire quoi ?
24:41Ça veut dire qu'aujourd'hui,
24:42Radio France est aux mains de LFI.
24:45C'est une opération politique de LFI ?
24:49Mais en revanche,
24:51Radio France est payée
24:52et financée par le contribuable.
24:54Moi, ça ne me gênerait pas
24:55si M. Mélenchon
24:58et son parti
24:59finançaient leur radio de propagande.
25:01Ce qui me dérange
25:03et ce qui constitue un scandale,
25:05et ce que nous avons voulu
25:07d'ailleurs mettre en exergue
25:09lors de la commission d'enquête
25:11sur la neutralité
25:13du service public
25:13de l'audiovisuel
25:14que j'ai souhaité
25:16et dont Charles Laloncle
25:17a été le rapporteur brillant,
25:20c'est aujourd'hui
25:22de dire
25:22pas avec notre argent.
25:24Mais où sommes-nous aujourd'hui ?
25:27C'est ahurissant.
25:28On a des contribuables
25:30qui payent
25:31pour 4 milliards d'euros.
25:32On cherche de l'argent
25:33dans le budget,
25:35sur les retraites.
25:36On va faire les poches
25:39des retraités
25:40et on met 4 milliards d'euros,
25:43c'est déjà privatisé
25:44par M. Mélenchon.
25:45Mais au moins,
25:46il faudrait de la clarté.
25:47Vous en appelez à qui ce matin ?
25:49J'en appelle
25:49à la ministre de la Culture.
25:51Elle a été,
25:52je ne sais pas
25:52si elle était en week-end,
25:53peut-être,
25:55mais quand même,
25:56son silence
25:57est assourdissant.
25:58Qu'est-ce que vous demandez ?
25:59Que la ministre de tutelle
26:00ne réagisse pas
26:03pour quelque chose
26:04qui va être
26:04une tâche internationale
26:07sur l'image de la France.
26:08que le service public
26:09de l'audiovisuel,
26:10qui plus que n'importe
26:12quel autre média,
26:13doit être guidé
26:15par une forme
26:15de neutralité,
26:17on l'attend
26:18du service public,
26:19eh bien,
26:20sombre dans une telle dérive
26:22de propagande idéologique.
26:24Moi,
26:24j'ai souvent rencontré
26:26dans les différents médias
26:28dans lesquels
26:29il a travaillé
26:30Charles Sapin,
26:31il a été au point,
26:32je crois qu'il a été
26:32au Figaro parisien.
26:35J'avoue que
26:36je ne saurais pas vous dire
26:37ce que vote
26:39Charles Sapin.
26:40Mais vous lui demandez quoi
26:40à la ministre de la Culture ?
26:41Moi, c'est comme vous,
26:41des journalistes
26:42qui font leur travail,
26:44mais là,
26:45on veut imposer
26:46à des journalistes
26:48une vision unilatérale
26:50d'extrême-gauche.
26:51C'est totalement ahurissant.
26:52Qu'est-ce que vous demandez
26:53à la ministre de la Culture ?
26:54Je lui demande
26:55qu'elle remette de l'ordre,
26:56qu'elle demande
26:57la démission
26:58de la direction
26:58de Radio France
26:59et qu'elle soit garante
27:01de la neutralité.
27:02Moi, je demande aujourd'hui
27:04la démission
27:05de la direction
27:07de Radio France.
27:08Vous demandez la démission ?
27:09Absolument,
27:09mais on ne peut pas
27:12laisser passer ça.
27:12Et le gouvernement
27:13ne peut pas laisser passer ça,
27:16autrement,
27:17il sera complice.
27:18On évoquait il y a quelques minutes
27:19la candidature de Marine Le Pen.
27:21On va venir un petit peu
27:21dans le détail
27:22de la façon dont vous travaillez
27:23avec elle,
27:23avec Jordan Bardella.
27:24Mais il y en a un autre
27:24qui nous a presque involontairement
27:26annoncé sa candidature
27:27jeudi soir sur le plateau de BFM.
27:29Il s'agit d'Éric Zemmour.
27:30Il nous a confirmé
27:31qu'il serait candidat
27:32à Éric Zemmour.
27:33Qu'est-ce que vous pensez
27:34de cette nouvelle candidature
27:35d'Éric Zemmour ?
27:36Je n'y accorde
27:37qu'assez peu d'intérêt.
27:40Voilà,
27:40ce n'est pas là
27:41où ça va se jouer.
27:42Donc,
27:43regardons les grands enjeux,
27:45les candidatures
27:46de témoignage
27:47ou de protestation.
27:49C'est une candidature
27:49de témoignage,
27:50Éric Zemmour ?
27:51Oui,
27:51aujourd'hui,
27:51ce n'est plus qu'une candidature
27:53de témoignage.
27:54Alors,
27:55il devrait se retirer,
27:55non ?
27:56À quoi sert sa candidature ?
27:57C'est son problème.
27:58Moi,
27:58je n'ai pas à juger.
27:59Il est dans une démarche
28:02avec Mme Knafow
28:03un peu unipersonnelle.
28:05C'est leur problème.
28:06Ce n'est pas celui
28:07du pays.
28:08Mais vous l'invitez
28:08à vous rejoindre quand même ?
28:09Aujourd'hui,
28:10la seule qui peut
28:11gagner l'élection présidentielle
28:13et mettre un terme
28:15au déclin,
28:16au déclassement
28:17et engager
28:18le redressement
28:20du pays
28:20parce qu'autrement,
28:21on va disparaître,
28:22c'est Marine Le Pen.
28:23Éric Zemmour dit
28:24que c'est une candidate
28:25de gauche.
28:25Oui,
28:26mais tout ça,
28:27ça fait partie
28:29des outrances
28:30de M. Zemmour.
28:31Il est venu à Nice
28:32soutenir mon concurrent,
28:33M. Estrosi,
28:34au mois de novembre dernier.
28:35Il avait dit du bien
28:36de lui dans la presse,
28:38donc je suis habitué
28:40aux propos
28:41de M. Zemmour.
28:42Mais ça peut être
28:42un allié ?
28:43C'est trop loin ?
28:44Il est parti trop loin ?
28:44Les électeurs
28:45qui votent
28:46pour M. Zemmour
28:48voteront
28:49au second tour
28:50Marine Le Pen.
28:51Il n'y a aucun doute
28:52là-dessus
28:53parce qu'ils ne s'en tromperont
28:54pas de combat.
28:55M. Zemmour,
28:56lui,
28:56se trompe de combat
28:57et c'est grave.
28:58Mais sur le fond,
28:59est-ce que vous êtes d'accord
28:59avec lui ?
29:00Par exemple,
29:00il nous a dit
29:00qu'il faut expulser
29:02les étrangers,
29:03y compris ceux
29:03qui sont en situation
29:05régulière,
29:05s'ils sont au chômage
29:06depuis un an.
29:07Vous êtes d'accord
29:08avec ça,
29:08par exemple ?
29:08Ce concept
29:10de remigration
29:11qu'il a développé
29:13n'est pas un concept
29:15réaliste.
29:16On ne fait pas
29:17retourner
29:17des Français
29:19où voilà,
29:20c'est ce que prône
29:21la FD en Allemagne
29:22aussi et c'est totalement
29:25irréaliste,
29:25délirant.
29:26J'ai envie de dire
29:27soyons sérieux
29:28et passons aux choses
29:30qui sont réalistes.
29:31La vraie alternance,
29:32elle ne se joue pas là.
29:36Quand on voit
29:37chaque jour
29:38certaines différences
29:39qui sont mises en avant
29:40par les entourages
29:41dans le tandem
29:42du Rassemblement national,
29:44je vais vous proposer
29:44ces deux photos.
29:45Entre Jordan Bardella
29:46et Marine Le Pen,
29:47Éric Setti,
29:47vous vous sentez
29:48plus proche duquel ?
29:50Cette question,
29:52elle est perfide.
29:55Perfide,
29:56je ne sais pas,
29:56mais on sait
29:57qu'il y a des différences.
29:58Vous savez,
29:59j'ai d'excellentes relations,
30:00ce n'est pas
30:00une formule de style.
30:03J'ai réalisé
30:03en 2024
30:04l'accord
30:05historique
30:07président de LR
30:08où j'ai pour la première fois
30:09coupé
30:10ou cassé
30:11ce mur,
30:13coupé
30:13ce pseudo
30:14cordon sanitaire
30:15en disant
30:16nous avons plus
30:19d'accointances,
30:20nous avons plus
30:20de points communs
30:21avec le Rassemblement national
30:22que nous n'avons
30:24avec personne d'autre
30:25pour combattre
30:26la gauche
30:27et l'extrême gauche
30:28de M. Mélenchon
30:29et pour enrayer
30:30le déclin macroniste.
30:31Donc j'ai été
30:32le dernier président
30:33de LR indépendant.
30:34J'ai fait cet accord
30:35après en avoir
30:36longuement discuté
30:38avec Marine Le Pen.
30:39Vous ne voulez pas me dire
30:40duquel vous êtes
30:40le plus proche
30:41entre Marine Le Pen
30:41et Jordan Bardella ?
30:42Avec elle,
30:42j'ai d'excellentes relations.
30:44À Nice,
30:44vos électeurs,
30:44ils en disent quoi
30:45entre les deux ?
30:47Ils souhaitent
30:48la victoire
30:48de notre camp.
30:51Ils souhaitent
30:52la victoire
30:52de Marine Le Pen.
30:53Ils souhaitent
30:54qu'aujourd'hui
30:56la page macroniste
30:57qui a mis
30:57le pays à terre
30:58soit tournée
31:00et ils ont peur
31:00de la page
31:01mélenchoniste.
31:02Donc ils ne se trompent pas.
31:04Ces commentaires,
31:05ils sont un peu
31:07ridicules.
31:07Est-ce que l'un sourit
31:09ou est-ce que l'autre
31:10sourit un peu moins ?
31:11Il y a des différences
31:12de fond quand même.
31:12Par rapport à la gravité
31:13de la situation,
31:14moi, je travaille
31:15avec Marine Le Pen,
31:16avec Jordan Bardella,
31:17on était avec Jordan Bardella
31:19à l'Élysée,
31:20on a communiqué
31:21tous les deux
31:21sur la même position
31:23à la fois
31:24dans la réunion
31:26et à la sortie
31:27de la réunion
31:27pour demander
31:28la baisse des carburants.
31:29j'échange avec Marine Le Pen.
31:31On est un allié.
31:33L'UDR est aujourd'hui
31:35le premier allié
31:36du Rassemblement national.
31:37Nous sommes les seuls
31:38d'ailleurs
31:39dans ces formations
31:40de droite
31:40à avoir un groupe
31:41indépendant à l'Assemblée.
31:43Si Marine Le Pen
31:43l'emporte
31:44et qu'elle vous demande
31:45de la rejoindre
31:46au gouvernement,
31:47est-ce que vous quitterez
31:48la mairie de Nice ?
31:49Écoutez,
31:50moi, je ferai tout
31:51pour que Marine Le Pen
31:53soit élue.
31:54Oui, d'accord.
31:55Parce que ce n'est pas
31:56une option,
31:57c'est une obligation.
31:59Là-dessus,
31:59vous pouvez avoir
31:59un engagement tout clair.
32:00C'est une obligation.
32:01Pour le reste,
32:02ça relève
32:02de la politique fiction.
32:03Je suis maire de Nice,
32:05je suis très heureux
32:06à Nice.
32:06J'engage des politiques
32:08qui d'ailleurs
32:09pourront être appliquées
32:10au plan national.
32:11Ce que nous avons fait
32:12à Nice en six mois
32:13ouvre un chemin,
32:15porte un exemple par Nice.
32:16Oui, mais si vous voulez
32:17agir, Éric Ciotti,
32:19vous ne refuserez pas
32:20d'être ministre.
32:20Les impôts
32:21et les dépenses.
32:23Si vous voulez agir,
32:24vous ne refuserez pas
32:24d'être ministre.
32:25Je resterai maire de Nice.
32:26Est-ce que vous avez
32:26l'ambition d'être,
32:27justement,
32:28quand vous voyez porter
32:29ces différents dossiers,
32:30vous dites ce que je porte à Nice,
32:30je peux le porter
32:31au niveau national
32:32pour Marine Le Pen
32:33si elle est présidente.
32:33Est-ce que vous avez
32:34l'ambition d'être
32:34le Premier ministre
32:35de Marine Le Pen ?
32:36Je crois qu'elle a dit
32:37clairement qui serait
32:38son Premier ministre,
32:39Jordan Bardella
32:40et moi,
32:41ça me va très bien
32:42et je crois que c'est
32:43un tandem de la réussite
32:44et de l'efficacité.
32:46Pierre.
32:46Une autre question
32:47sur la droite.
32:48Est-ce que Bruno Retailleau
32:49peut être un partenaire
32:50ou alors c'est un adversaire
32:51pour vous ?
32:52J'ai du respect
32:54pour Bruno Retailleau.
32:56Nous avons longtemps
32:57été membres
32:59de la même formation politique.
33:00Je l'ai battu
33:01lorsque j'ai été élu
33:02président de LR.
33:04C'était en 2022.
33:06je suis inquiet
33:08sur son positionnement futur
33:10et j'ai envie
33:12de lui dire
33:13aujourd'hui
33:14de nous rejoindre.
33:15Voilà.
33:15On voit bien
33:16que sa démarche
33:17elle ne prospère pas
33:18parce qu'il ne peut pas
33:20prétendre à la victoire
33:21au second tour.
33:23Voilà.
33:23Donc là aussi
33:24je crois que le moment
33:25est fait
33:27pour mobiliser le courage
33:28pour additionner
33:29les forces
33:30et je dis à Bruno
33:31de nous rejoindre.
33:33Je redoute
33:34je redoute
33:35qu'il soit aspiré
33:37par le système
33:37qui m'a combattu
33:39celui de Mme Pécresse
33:40de M. Copé
33:42de M. Bertrand
33:43de M. Larcher
33:44et que la pression
33:46qui va peser sur lui
33:47elle commence à peser.
33:48Vous allez voir
33:49dès le lendemain
33:50des élections sénatoriales
33:51les appels
33:52au retrait
33:53de la candidature
33:54de Bruno Retailleau.
33:55Je ne suis pas certain
33:56qu'il résiste
33:57à cette pression
33:57et je redoute
33:59qu'il rejoigne
34:00Édouard Philippe.
34:01Je lui dis
34:02de revenir
34:03dans une maison
34:04de droite
34:05forte
34:06courageuse
34:07audacieuse
34:08et avec nous
34:09de renverser la table.
34:10C'est ce dont
34:11le pays a besoin
34:11on n'a pas besoin
34:12de continuer
34:14les mêmes discours
34:16impuissants
34:16stériles
34:17le moment est venu
34:19de s'attaquer
34:20aux impôts
34:20de s'attaquer
34:21aux dépenses publiques
34:22de remettre
34:23de l'ordre
34:23dans la rue
34:24de combattre
34:25ce modèle migratoire
34:26insupportable.
34:27Et vous avez été
34:28le premier à franchir le pas
34:29Éric Ciutti
34:30rejoint de Marine Le Pen
34:31est-ce que vous pensez
34:31qu'il peut y avoir
34:32à l'occasion de la présidentielle
34:33un vaste mouvement
34:35d'élus de droite
34:36important peut-être
34:37qui rejoindrait le RN
34:38et qu'est-ce que vous leur dites
34:39aujourd'hui ?
34:40J'ai ouvert cette voie
34:41de l'alliance
34:42encore une fois
34:43c'est une alliance
34:43dans l'indépendance
34:44on a un groupe autonome
34:45vous l'avez rappelé
34:46sur les retraites
34:47et j'en suis fier
34:49bien sûr
34:50que si demain
34:53l'appareil
34:54tout ce qu'il en reste
34:55le peu qu'il en reste
34:57de LR
34:59va à la soupe
35:00d'Edouard Philippe
35:02bien sûr
35:03qu'une grande majorité
35:04de parlementaires
35:05qu'ils soient
35:06sénateurs
35:07ou députés
35:07nous rejoindront
35:09et je pense
35:09qu'ils rejoindront
35:10l'UDR
35:10parce que nous serons
35:11la seule famille
35:13d'une droite
35:14d'une droite gaulliste
35:15Pourquoi vous dites
35:16va à la soupe
35:16avec Edouard Philippe
35:17parce qu'il y a une logique
35:18il est de droite
35:19Edouard Philippe ?
35:19Il est de droite
35:20Edouard Philippe
35:21quand il a augmenté
35:23les impôts
35:24quand il a fermé Fessenheim
35:27quand il a augmenté
35:29la dette
35:30et les dépenses publiques
35:31non
35:32Edouard Philippe
35:33n'est pas de droite
35:33d'ailleurs
35:34il vient de la gauche
35:35il a souvent revendiqué
35:37de la gauche
35:38oui au départ
35:40vous parlez du documentaire
35:41ses origines
35:44il était secrétaire
35:45il a lui-même revendiqué
35:48directeur général de l'UMP
35:49en tout cas
35:50il est surtout
35:51il est surtout
35:53le dernier avatar
35:55de ce système
35:58immobile
35:59impuissant
35:59sans idée
36:01ce en même temps
36:02macroniste
36:02si monsieur Philippe
36:04devait être élu
36:05il faut que les français
36:06mesurent
36:07qu'il serait
36:08le dernier
36:10coadjuteur
36:11du déclin français
36:12il serait
36:14porteur
36:14de la continuité
36:16du bilan
36:17de monsieur Macron
36:17qu'est-ce qu'il vous fait ?
36:18sincèrement aujourd'hui
36:19quand on voit
36:20tout ce qui se passe
36:20est-ce qu'on peut se dire
36:22on va continuer
36:22avec les mêmes
36:23ils ont menti aux français
36:25ils ont trahi
36:26ce sont les hommes
36:27des impôts
36:28des déficits
36:29des normes
36:30de la fin
36:32de la puissance nucléaire
36:34du désarmement
36:36sécuritaire
36:37du chaos migratoire
36:38on va continuer
36:39avec les mêmes
36:40donc il n'y a qu'une voix
36:42il n'y a qu'une voix
36:43pour inverser
36:44avec courage
36:45la tendance
36:46c'est celle que porte
36:47aujourd'hui Marine Le Pen
36:47il y en a certains
36:48qui vous critiquaient
36:48en privé
36:49qui aujourd'hui vous disent
36:50vous aviez raison
36:50à droite ?
36:52on le voit
36:53de plus en plus
36:54c'est les cadres du parti
36:56je crois que ma victoire
36:57à Nice
36:57a aussi ouvert une voie
36:59et on montre
37:00que quand on gagne
37:01on peut changer
37:02le cours des choses
37:03je le redisais tout à l'heure
37:05les économies
37:06que nous avons faites
37:08depuis le mois d'avril
37:10à Nice
37:10sont impressionnantes
37:12on a
37:13diminué massivement
37:15les indemnités
37:15des élus
37:16j'ai divisé par deux
37:17les dépenses
37:18de communication
37:19on a
37:20remis
37:22ces moyens
37:23à la disposition
37:24des Niçois
37:25avec une baisse
37:26extrêmement importante
37:28de la fiscalité
37:29on a remis
37:30de l'ordre
37:31dans la rue
37:31donc la politique
37:32vous savez
37:33les français aujourd'hui
37:33pensent que la politique
37:34ne sert plus à rien
37:35parce qu'ils sont
37:36l'habitude
37:37depuis des années
37:39d'avoir
37:40des responsables
37:41qui ne font que parler
37:42et qui n'agissent pas
37:43on peut démontrer
37:45que la politique
37:45elle sert à quelque chose
37:46justement
37:47il y a quelqu'un
37:47qui veut s'impliquer
37:49dans cette campagne présidentielle
37:50on l'a vu aussi
37:50c'est Marion Maréchal
37:51est-ce que vous souhaitez
37:53qu'elle ait une place
37:53de premier rang
37:54aux côtés de Marine Le Pen
37:55c'est la numéro 2
37:56derrière Marine Le Pen
37:56elle est
37:57bien sûr
37:58c'est pas à moi
37:59de donner des places
38:01dans la campagne
38:01de Marine Le Pen
38:02c'est une candidature
38:03c'est la rencontre
38:05en l'occurrence
38:05une femme
38:06avec le peuple
38:07moi
38:07j'ai beaucoup de respect
38:09d'amitié
38:10pour Marion Maréchal
38:11c'est à Marine Le Pen
38:13de voir la place
38:14qu'elle convient
38:15de lui donner
38:16mais après
38:17ce que je constate
38:18c'est que
38:19je ne suis pas certain
38:20que la plus-value
38:21elle soit de ce côté
38:22il y a une histoire
38:25commune
38:25de leur côté
38:27très bien
38:27après il faut
38:28que Marine Le Pen
38:29voit
38:29ceux qui peuvent
38:32lui permettre
38:32d'élargir
38:34son électorat
38:35son électorat
38:35vous diriez
38:35à Marine Le Pen
38:36il faut que
38:37tu t'élargisses
38:37pour le second tour
38:39l'enjeu au second tour
38:40c'est de faire
38:41plus de 50%
38:42c'est une litote
38:43de dire ça
38:44et donc
38:45naturellement
38:46sur la base
38:47d'un socle
38:48très puissant
38:49au premier tour
38:50parce que
38:51les sondages
38:52valent ce qu'ils valent
38:53mais
38:54lui donnent
38:55quand même
38:55une force
38:57impressionnante
38:57et quasiment
38:58inédite
38:59depuis
38:59des années
39:01depuis
39:02le début
39:03de la 5ème république
39:04au premier tour
39:04maintenant
39:05il faut convaincre
39:08pour avoir
39:08une majorité
39:09de changement
39:10au second tour
39:11Eric Ciotti
39:11il y a des sportifs
39:12qui ont pris la parole
39:13cette semaine
39:14qui parlent politique
39:15et qui ont suscité
39:16le débat
39:17on va parler
39:18de Kylian Mbappé
39:19il y a aussi
39:20Teddy Riner
39:21qui a expliqué
39:21je cite
39:22que ce qu'il angoissait
39:23c'était la tournure
39:24que prend le pays
39:24ça m'angoisse
39:25même moi
39:26sportif de haut niveau
39:27ça m'angoisse
39:27de voir tout ça
39:28la montée des extrêmes
39:29ça me fait flipper
39:30c'était sur Stade 2
39:31chez nos conférences
39:31de France Télévisions
39:32et le journaliste
39:33lui a demandé
39:33qui il pensait
39:34extrême droite
39:35ou extrême gauche
39:35et il a répondu
39:36l'extrême droite
39:37je cite
39:37il faut appeler
39:38un chat
39:38un chat
39:39qu'est-ce que
39:40vous pensez
39:41de cette prise d'opposition
39:42et de cette peur
39:42qu'il peut ressentir
39:43ça fait partie peut-être
39:44aussi de ce qui peut
39:45empêcher Marine Le Pen
39:46de l'emporter
39:46pas sa prise d'opposition
39:47mais Teddy Riner
39:48comme un autre français
39:49a peut-être peur
39:49moi je vois
39:50beaucoup de français
39:51qui flippent surtout
39:52de la victoire
39:53de monsieur Mélenchon
39:54qui sont terrorisés
39:55par la haine
39:56extrémiste
39:57qui aujourd'hui
39:58se propage
39:59et la violence
40:00qui est derrière
40:02cette haine
40:02qu'est-ce que vous dites
40:03à Teddy Riner ?
40:04il a le droit
40:05d'exprimer son opinion
40:06on est en démocratie
40:07moi je ne suis pas
40:08journaliste à Radio France
40:09donc je ne vais pas
40:10dire à monsieur
40:12Teddy Riner
40:12de se taire
40:13il dit ce qu'il veut
40:14je ne partage en rien
40:16ce qu'il dit
40:17et sa voix
40:18ce n'est pas parce qu'il a
40:19un immense talent
40:19que je salue
40:20que sa voix
40:21est plus pertinente
40:21que d'autres
40:22vous trouvez déplacé
40:23que des sportifs
40:23ou des artistes
40:24on peut penser à Alain Souchon
40:25qui avait beaucoup critiqué
40:26le RN
40:27prennent position
40:28fermement dans cette campagne
40:29vous savez
40:30comme il y a une forme
40:31de logique médiatique
40:32qui depuis des années
40:33va dans ce sens
40:34et on revient au débat
40:35sur Radio France
40:36ceux qui ont
40:38de la notoriété
40:39qu'elle se soit
40:40dans le milieu sportif
40:41ou culturel
40:42souvent
40:42ont tendance
40:44à vouloir
40:45s'insérer
40:46dans le moule
40:46de la bien-pensance
40:48et donc
40:49ils abondent
40:50je ne sais pas
40:50s'ils pensent
40:51vraiment ça
40:52mais c'est mieux
40:53d'être ce côté
40:53ceux qui sont allés
40:56souvent de l'autre côté
40:57ont subi des conséquences
40:59justement
40:59parce qu'il y a
41:00ce système
41:01qui est lourd
41:01qui pèse
41:02et qui n'est pas pluraliste
41:04qui est sectaire
41:04voilà
41:05mais cette voix
41:07je crois que les Français
41:08n'écoutent plus
41:09ceux qui vivent
41:10dans le confort
41:12et qui viennent
41:13et qui viennent
41:13leur donner
41:13des leçons
41:14mais est-ce que vous
41:15craignez quand même
41:15que ça empêche
41:16qu'il y ait des
41:17grandes mobilisations
41:17c'est comme
41:18M. Pigasse
41:19qui vient donner
41:19des leçons
41:22bras-dessus
41:23bras-dessous
41:24avec M. Mélenchon
41:28pour effacer la dette
41:29ce qui a été un message
41:30terrifiant
41:31pour les marchés
41:32et puis
41:32on voit
41:33que ces modes de vie
41:35je ne vais pas les juger
41:36mais sont totalement
41:37contraires
41:38à ces discours
41:39donc on sent là-dedans
41:40qu'il y a beaucoup
41:41d'insincérité
41:42Eric Sotin
41:43il y en a un autre
41:43qui a pris position
41:44c'est Kylian Mbappé
41:45mardi dernier
41:46avant un match
41:46du championnat espagnol
41:47il a refusé
41:47d'enfiler entièrement
41:48un maillot de soutien
41:49aux habitants de Ceuta
41:50ce territoire
41:51cette enclave espagnole
41:52en Afrique du Nord
41:53qui avait été touchée
41:54par une entrée massive
41:55et illégale
41:55de près de 70 000 migrants
41:57c'était à la fin
41:58du mois de juillet
41:58il a expliqué
41:59je cite
42:00qu'il était pleinement
42:01solidaire de Ceuta
42:02et de toutes les victimes
42:03mais qu'il tenait
42:04également
42:05à faire un geste
42:06et avoir une pensée
42:07pour tous les migrants
42:07qui ont perdu la vie
42:08et qui vivent eux aussi
42:10dans des conditions difficiles
42:11dans un instant
42:11je vous demande votre avis
42:12mais écoutez d'abord
42:13ce que nous en a dit
42:14Eric Zemmour
42:14qui est allé très fort
42:15contre Kylian Mbappé
42:16on voit bien que
42:19la solidarité
42:21je dirais
42:22qui naît
42:23dans les banlieues
42:24la solidarité
42:24islamique
42:26pour tout dire
42:26est supérieure
42:28à la solidarité
42:29française
42:30ou même
42:31de son pays d'accueil
42:32l'Espagne
42:32je dirais que
42:33Kylian Mbappé
42:34a manifestement
42:35des solidarités
42:36qui nous échappent
42:38et qui ne sont pas
42:39qui ne relèvent pas
42:40du pays
42:42dans lequel il a nationalité
42:43ou du pays
42:44dans lequel il vit
42:45comment vous pouvez dire ça
42:45parce que je vois
42:47ses réflexions
42:48je vois ses réactions
42:48il s'engage
42:49il aurait pu se taire
42:50je veux dire
42:51Zidane ne disait jamais
42:52un mot
42:52et il avait bien raison
42:54alors pareil
42:55on a vérifié
42:56Zidane en 2002
42:57avait pris position
42:58face au Front National
42:59de l'époque
43:01qu'est-ce que vous en pensez
43:02vous iriez aussi loin
43:02qu'Éric Zemmour
43:03à propos de Kylian Mbappé
43:04encore une fois
43:05je laisse à Éric Zemmour
43:07ses commentaires
43:08ils sont souvent
43:10outranciers
43:11voilà
43:13je préfère Mbappé
43:14sur le terrain
43:15que Mbappé
43:17dans le commentaire politique
43:18mais vous dites pareil
43:19il devrait se taire ou pas ?
43:21là encore
43:21il dit ce qu'il veut
43:22ce qu'il a fait
43:23choque beaucoup d'Espagnols
43:25parce que
43:25il y a une solidarité
43:27de l'Espagne
43:27pour
43:28les populations
43:29de Ceuta
43:30qui aujourd'hui
43:31vivent un enfer
43:32il y a beaucoup
43:33d'agressions sexuelles
43:35et
43:36ils en veulent
43:37à leur gouvernement
43:37aussi
43:38donc
43:39il n'a pas
43:40souhaité
43:42exprimer
43:42cette solidarité
43:44moi je pense
43:45et j'exprime
43:45cette solidarité
43:46mais
43:47il faut arrêter
43:48de mélanger les genres
43:49où on fait du sport
43:50où on fait de la politique
43:51je crois que
43:51ce n'est pas parce que
43:52on est
43:54le plus grand footballeur
43:55au monde
43:55que cela donne
43:57des compétences
43:58pour juger
43:58et pour donner
44:00des satisfaits sites moraux
44:02voilà
44:03il n'a pas plus de qualité
44:05pour le faire
44:05que n'importe quel citoyen français
44:07qui ressent
44:08au plus profond
44:09de lui-même
44:09mais c'est dangereux
44:10quand on a cette notoriété
44:11de vouloir influencer
44:15sans prétendre
44:15s'il veut influencer
44:17on est dans une démocratie
44:18il faut aller devant l'élection
44:19vous lui dites quoi
44:20Kylian Mbappé
44:21présentez-vous
44:22c'est ça que vous dites
44:22mais s'il veut défendre des causes
44:24il peut se présenter
44:25pourquoi pas
44:25mais il ne faut pas mélanger les gens
44:27voilà
44:28plus largement
44:29est-ce qu'il reste
44:30si on élargit un peu
44:31un plafond de verre
44:32concernant le Rassemblement National
44:33c'est-à-dire qu'on voit que
44:35les artistes
44:35les sportifs
44:36ne prennent jamais position
44:37pour le Rassemblement National
44:38ou presque
44:39une part des français
44:40vous les connaissez bien
44:41de droite
44:42in extremis
44:43calent parfois
44:44pour voter pour Marine Le Pen
44:45parce qu'ils ont peur
44:47sur son sérieux
44:48vous croyez toujours
44:49qu'il y a un plafond de verre
44:50à faire sauter aujourd'hui
44:51et comment ?
44:52le plafond de verre
44:53on l'a subi
44:55en 2024
44:56on l'a subi en 2024
44:57parce qu'il y a eu
44:58pourquoi aujourd'hui
44:59la France est dans le chaos
45:00parce qu'au second tour
45:02il y a eu une majorité
45:04qui nous a battus
45:05qui allait de monsieur Wauquiez
45:07à monsieur Mélenchon
45:09tout ce beau monde
45:10se sont retirés
45:12les uns pour les autres
45:13c'est ça la réalité
45:13donc à l'Assemblée Nationale
45:16il y a eu au second tour
45:18les amis de Wauquiez
45:19n'étaient pas
45:20contre ceux
45:20de monsieur Mélenchon
45:21au premier tour
45:22il n'y avait aucun
45:23macronisme
45:24contre les députés
45:26de monsieur Wauquiez
45:27et tout ça
45:28ça
45:29ça
45:29vous espérez
45:30que ce coup-là
45:30ça ne se produit pas ?
45:31ça a produit ce monstre
45:32ça a produit ce monstre
45:33parce que naturellement
45:34ils étaient d'accord
45:35pour garder leur siège
45:36mais ils étaient d'accord
45:37sur rien d'autre
45:38et donc on a une majorité
45:40une Assemblée Nationale
45:41un gouvernement
45:41merci Eric Ciotti
45:42les français ont vu
45:43ce que ça a donné
45:44la dette
45:44les déficits
45:45le chômage
45:46les impôts
45:47l'insécurité
45:47le chaos migratoire
45:49je crois qu'ils n'auront pas
45:50envie de recommencer
45:51je crois que ce plafond
45:52il est brisé
45:52merci Eric Ciotti
45:53d'avoir été notre invité
45:54dans un instant
45:55vous retrouvez
45:56Pauline Rovna
45:57et Laurent Valdiguier
45:58cette averse suivante
45:59vous restez bien sûr
46:00sur BFM TV
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