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  • il y a 2 semaines
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique.
00:03Comment pouvons-nous désormais faire face à ces vagues de canicules qui se multiplient ?
00:07Est-ce qu'il faut un grand plan de climatisation, un congé climatique ?
00:11Dans un instant, les réponses de notre invitée Marion Maréchal.
00:15Avec elle, on va aussi bien sûr évoquer les premiers éléments de l'inspection
00:18qui a été lancée après le drame de l'affaire Liana.
00:21Comment mieux protéger nos enfants ?
00:23BFM Politique, c'est parti !
00:38Bonjour à tous, bonjour Marion Maréchal, députée européenne,
00:42présidente du parti Identité Liberté.
00:43Merci d'être avec nous ce matin.
00:45À mes côtés, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV
00:48et Ludovic Vigon de la Tribune.
00:51Dimanche, le partenaire de notre rendez-vous.
00:54On le disait à l'instant, la France fait face à une vague de canicules majeures.
00:5835 départements en alerte rouge, c'est 26 millions de personnes qui sont concernées.
01:02Le gouvernement affirme par la voix de la ministre de la Santé
01:05qu'il n'y aura pas de main qui tremble.
01:08S'il faut fermer les écoles, on fermera les écoles.
01:10Est-ce que vous, par exemple, considérez que désormais, dans ces conditions-là,
01:13il faut fermer les écoles ?
01:15Mais ce qui me dérange, si vous voulez, avec ce gouvernement,
01:16c'est qu'on est toujours dans la communication d'urgence et de dernière minute.
01:19Ça veut dire qu'on prenne des mesures d'urgence pour pallier au fait
01:23qu'on ait pris un retard considérable pour de pures raisons dogmatiques, idéologiques,
01:27parce qu'on a refusé depuis des décennies d'équiper nos écoles, nos hôpitaux,
01:31nos maisons de retraite de climatisation.
01:34Ok, mais ça, si vous voulez...
01:35Vous pensez que c'est dogmatique plus qu'un manque d'argent pour le faire ?
01:37Je pense que c'est absolument dogmatique.
01:39Il y a une criminalisation, une diabolisation de la climatisation depuis maintenant des décennies.
01:43On est très en retard, y compris par rapport à de nombreux pays européens.
01:45Je veux dire, l'équipement moyen en Italie, c'est à peu près 50% pour l'ensemble des foyers.
01:51En France, on est à 25%.
01:52On pourrait même aller au-delà en faisant référence au Japon où c'est 91%.
01:56Donc à un moment donné, il faut savoir, on est face à un bouleversement et un réchauffement climatique.
02:00C'est avéré, ça va se multiplier.
02:02Donc de deux choses l'une, soit on regarde ça et on prend des mesures en catastrophe,
02:07comme c'est le cas aujourd'hui en fermant les écoles et en mettant les parents qui travaillent en grande
02:10difficulté.
02:11Soit on s'adapte et on accepte de s'adapter par la technologie qui est à notre disposition
02:17et notamment, évidemment, par un grand plan climatisation,
02:20parce que les plus touchés aujourd'hui, ce sont les plus vulnérables.
02:23Ce sont nos enfants, ce sont nos personnes âgées et ce sont nos malades.
02:26Et ça, c'est absolument inadmissible.
02:27Vous allez renvoyer vos enfants à l'école, vous ?
02:29Alors, il se trouve que j'ai de la chance, figurez-vous, parce que le maire, moi, ma petite, ça
02:32est à l'école publique.
02:33Il se trouve que le maire, moins dogmatique que la moyenne, a équipé au moins, on va dire, les salles
02:38communes de climatisation.
02:39Donc les enfants sont au moins préservés de ce point de vue-là.
02:41Mais j'ai de la chance, voilà, parce qu'il y a beaucoup de parents pour lesquels ça n'est
02:43pas le cas.
02:44Si ça n'était pas le cas, je me poserais la question ?
02:45Oui, bien évidemment.
02:47Et si vous voulez, alors on parle du coup de ce plan d'équipement et à juste titre,
02:51parce qu'il nous faudrait un million de climatiseurs pour pouvoir équiper l'ensemble des écoles et hôpitaux et EHPAD.
02:57C'est à peu près 3 milliards d'euros par an.
02:59Je me permets une équivalence, puisqu'on entend beaucoup en ce moment parler d'une agence qui s'appelle l
03:04'ADEME,
03:04qui est en charge de la transition écologique,
03:06qui milite ardemment et médiatiquement contre un plan de climatisation.
03:10Et précisément, le budget de cette agence...
03:11Ils disent, en tout cas, on ne peut pas tout climatiser, ça pourrait faire augmenter la température moyenne.
03:16Ils ne disent pas qu'ils sont frontalement opposés à la climatisation.
03:18Oui, oui. J'aimerais bien d'ailleurs savoir si leurs propres bureaux sont climatisés ou pas,
03:21ou s'ils travaillent à 45 degrés, ça m'intéresserait.
03:23En tout cas, le budget de cette agence, c'est précisément 3 milliards d'euros par an.
03:273 milliards d'euros par an pour une agence quand même, précisons-le,
03:29qui est bien souvent un recueil de militants écolos assez radicaux,
03:34qui fait doublon d'ailleurs avec énormément de compétences d'autres agences,
03:38voire de l'État elle-même,
03:40qui a un budget d'ailleurs de fonctionnement absolument considérable,
03:43un budget de communication, d'études qu'on pourrait aussi interroger.
03:46Donc voilà, moi je pense qu'il y a parfois des priorités.
03:48Il me semble que ce serait plus utile, voyez-vous,
03:50que ces milliards aillent dans un grand plan de climatisation
03:52qu'essentiellement dans le budget de fonctionnement de l'ADEME.
03:54Malgré tout, la climatisation a des inconvénients.
03:56Guillaume, il faisait allusion.
03:58L'air chaud que ça renvoie à l'extérieur peut créer des îlots de chaleur.
04:01Ça a un coût aussi, comment aider les foyers les plus modestes à se climatiser ?
04:06C'est pas non plus la panacée la climatisation.
04:08Alors vous savez, il y a des choses qui existent,
04:09puisqu'en l'occurrence, à travers la prime Rénov',
04:11vous savez, qui est une aide d'État, on finance les pompes à chaleur.
04:14Or, voyez-vous, il y a des pompes à chaleur réversibles,
04:16c'est-à-dire qu'ils font à la fois chauffage et climatisation.
04:18Or, ces fameuses pompes, pour l'essentiel, sortent de ces aides d'équipement.
04:22Donc déjà, assez facilement, avec des choses qui existent,
04:24on pourrait revoir le périmètre pour aider les foyers à s'équiper.
04:29Ensuite, en ce qui concerne les fameuses études qui nous sont avancées,
04:31donc les plus alarmistes venant précisément de l'agence dont je viens de vous parler,
04:35il y a des contre-études qui sont beaucoup moins alarmistes.
04:37Donc il y a manifestement un débat.
04:39Et surtout, quand on se pense sur le sujet,
04:41moi je ne suis pas une grande spécialiste,
04:42mais enfin, je lis les études là-dessus,
04:44il y a des réponses technologiques.
04:46Ça veut dire que ce n'est pas la même chose, par exemple,
04:48de placer une climatisation sur le toit d'un immeuble
04:50que de le mettre à un étage.
04:51Et donc les conséquences en termes de réchauffement
04:53liées à ce que vous venez d'évoquer sont déjà moindres.
04:56Mais à un moment donné, encore faut-il qu'il y ait une volonté politique
04:58et qu'on travaille ensemble sur le sujet
05:00et qu'il y ait une forme, j'ai envie de dire,
05:02de foi dans le génie humain.
05:03C'est-à-dire qu'on ne peut pas à chaque fois,
05:04face à ce sujet écologique et climatique,
05:07être dans l'interdiction, la punition, la diabolisation, la terreur.
05:11Acceptons d'aller vers des solutions scientifiques, technologiques,
05:14alors même qu'on a aujourd'hui déjà à notre disposition
05:16une nouvelle génération de climatiseurs
05:19qui a beaucoup moins d'impact négatif
05:23sur la question de l'environnement.
05:24Ce qu'évoquait Ludovic est intéressant,
05:26parce que ça devient un sujet politique.
05:28Par exemple, Jean-Luc Mélenchon, effectivement,
05:30a mis en garde contre une généralisation de la climatisation.
05:33Il a dit, je le cite, allez mettre la clim partout,
05:35vous allez voir le résultat.
05:36Moi, je ne mets pas mon gosse ou ma petite fille
05:38ou mon arrière-petite-fille là où il y a de la climatisation
05:40du matin au soir.
05:42Oui, d'accord.
05:42On voyait d'ailleurs que, je vous parlais tout à l'heure
05:44de dogme écologique,
05:46la déclaration de Jean-Luc Mélenchon en est la démonstration.
05:48Enfin voilà, une fois de plus,
05:49on a des pays développés qui sont nos voisins frontaliers,
05:52qui sont beaucoup plus équipés que nous.
05:53Bon, je n'ai pas l'impression que ce soit un drame,
05:56y compris d'ailleurs sur le fameux réchauffement
05:58des centres-villes dont on parle.
05:59Et une fois de plus, quelle solution ?
06:02Moi, je veux bien qu'on me dise cela,
06:03mais une fois de plus, quelle solution ?
06:05Parce que la chaleur sur les personnes vulnérables,
06:07et notamment les personnes âgées en maison de retraite,
06:09c'est une aggravation du taux de mortalité.
06:11Donc, est-ce qu'on est prêt à payer ce coût-là
06:13à partir du moment où on sait que les canicules
06:15vont se multiplier et vont s'allonger ?
06:17Alors, justement, le pendant quand même,
06:19c'est aussi, est-ce que vous croyez
06:21au réchauffement climatique ?
06:22Je crois que vous avez déjà indiqué par le passé que oui.
06:24Est-ce que vous pensez qu'on peut encore faire quelque chose
06:26pour éviter que ça s'aggrave aujourd'hui ?
06:28Quel serait votre plan ?
06:29Parce qu'en général, ce n'est pas une priorité
06:31dont vous faites état.
06:33Moi, je n'ai évidemment aucun problème
06:35à admettre factuellement qu'il y a un bouleversement
06:36et un réchauffement climatique.
06:38D'ailleurs, preuve en est, je suis pour m'y adapter.
06:40Maintenant, j'essaye d'avoir une réponse énergétique
06:43et économique cohérente,
06:44que je n'ai pas toujours vue en face.
06:46C'est-à-dire, quand on sait qu'aujourd'hui,
06:47la moitié des émanations de gaz à effet de serre en France
06:50viennent des importations, ça questionne aussi
06:52un modèle économique qui consiste à les produire ailleurs
06:55et ensuite importer sur le sol français.
06:57Est-ce que vous considérez que c'est l'action de l'homme
06:58qui est à l'origine de ce que nous sommes en train de vivre ?
07:00Indéniablement, il y a une part.
07:01Ça, c'est vrai.
07:02Maintenant, il y a un débat scientifique
07:03sur quel est le niveau de cette part.
07:04Personne n'a absolument la réponse.
07:05Et votre conviction, c'est quoi ?
07:07Je ne suis pas un scientifique.
07:08J'aurais du mal à vous dire 14%, 25%,
07:10ce serait mentir.
07:11Mais en tout cas, ce qui est sûr,
07:12c'est qu'il faut agir de ce point de vue-là.
07:14Moi, je n'ai aucune difficulté, d'ailleurs,
07:15bien au contraire, à défendre les énergies décarbonées.
07:18Je suis une adepte du développement
07:20et du soutien au nucléaire depuis des décennies
07:22quand beaucoup ont essayé de l'abandonner.
07:25Je suis une grande défenseuse de la géothermie
07:27qui pourrait d'ailleurs apporter des réponses
07:28à la fois sur le chaud et sur le froid.
07:30On a des ressources dans notre sous-sol
07:33qui sont exceptionnelles
07:34et dans lesquelles on sous-investit totalement.
07:37Encore pour ça, faut-il avoir une vision de long terme
07:39et ne pas s'enfermer dans le tout renouvelable
07:41dont on voit les limites chaque jour ?
07:43À court terme, aujourd'hui,
07:44c'est la fête de la musique ce soir.
07:46Dans 35 départements,
07:48ceux qui sont en vigilance rouge,
07:50après une réunion gouvernementale,
07:51il a été décidé d'interdire la consommation d'alcool.
07:54Mais la fête de la musique est maintenue
07:56dans de nombreuses villes,
07:58certaines ont fait le choix de l'annuler,
07:59par exemple Poitiers, Boulogne ou encore Brive.
08:01Est-ce qu'il fallait l'annuler pour vous au niveau national ?
08:03On ne va pas s'arrêter de vivre non plus
08:05parce qu'il y a des fortes chaleurs.
08:06On peut compter quand même un minima
08:07sur la responsabilité individuelle des gens
08:09qui ne font pas n'importe quoi.
08:10Maintenant, que l'alcool puisse être interdit
08:12pour éviter qu'il puisse y avoir des débordements
08:15ou des fragilités supplémentaires,
08:17ça, je peux l'entendre,
08:17mais on ne va pas mettre le pays à l'arrêt.
08:19Une fois de plus,
08:20il s'agit d'ailleurs aussi de soutenir la productivité.
08:22Et quelle est la productivité dans une entreprise,
08:25dans une école,
08:26quand on travaille sous des chaleurs insupportables ?
08:28Proposition très concrète
08:30qui est faite ce matin par Marine Tondelier.
08:31Les écologistes lancent une pétition
08:33pour réclamer la mise en place
08:34d'un congé climatique,
08:36cinq jours par an maximum,
08:38notamment pour protéger de la canicule.
08:40Les travailleurs particulièrement exposés.
08:42Est-ce que vous allez signer
08:43cette pétition des écologistes ?
08:45Un congé climatique, oui ou non ?
08:46Non, je ne vais pas la signer,
08:48mais j'ai bien compris.
08:48De toute façon,
08:49tout le programme des écolos
08:50et de l'extrême gauche dans ce pays
08:51consistait à en foutre le moins possible.
08:53Parce qu'entre le congé climatique,
08:54le congé musstruel,
08:55le congé mal de tête,
08:56le congé en cumulé,
08:58je ne sais pas quand est-ce que
08:58ces gens vont travailler.
08:59Donc, je ne sais pas comment
09:00ils vont soutenir leur transition écologique.
09:02Puisqu'à un moment donné,
09:03il faut quand même produire
09:04et créer de l'argent
09:05pour avoir des rentrées.
09:06Voilà, donc je trouve ça grotesque,
09:09je trouve ça absurde,
09:10mais comme tout ce qu'ont proposé
09:11les écologistes depuis des décennies
09:12et qui nous conduisent d'ailleurs
09:13dans cette situation
09:14qui fait que maintenant,
09:15on est mis dos au mur
09:16parce que le magistère moral des écolos,
09:18c'est lui aujourd'hui
09:19qui fait que nous sommes
09:20dans cette situation.
09:21Après, il y a des métiers
09:21qui sont vraiment impossibles
09:22à travailler.
09:23On voit dans la situation actuelle,
09:24elle met cette proposition à la table
09:25parce que quand on voit
09:2540, 45 degrés,
09:28ceux qui nous écoutent disent
09:28peut-être que ce n'est pas inutile
09:29de pouvoir s'adapter à cela.
09:31Non, mais de fait,
09:31mais à un moment donné,
09:32vous comprenez bien
09:33que de toute façon,
09:34les employeurs sont responsables.
09:36Ils sont responsables
09:37de leurs employés,
09:38y compris parfois sur le plan pénal
09:39s'ils les mettent en danger.
09:40Donc évidemment que
09:41dans certaines professions,
09:42je pense notamment aux travaux publics,
09:44les employeurs de toute façon
09:45prennent des dispositions
09:46quand ils voient qu'ils ont
09:47des employés en situation
09:48de vulnérabilité.
09:49Donc je veux dire,
09:51arrêtons maintenant
09:51la démagogie permanente
09:53sur ce sujet
09:53parce qu'une fois de plus,
09:55bon, je pense que la société
09:56est suffisamment responsable,
09:57il y a suffisamment de dispositifs
09:58aujourd'hui
09:59pour permettre de nous protéger.
10:00Quand on vous entend,
10:00est-ce qu'à vos yeux,
10:01la question écologique,
10:02la question climatique
10:03doit être une question prioritaire
10:05de la prochaine élection présidentielle ?
10:07Ça doit être une des questions
10:08pour une raison simple,
10:09c'est qu'au-delà
10:10de la préservation bien légitime
10:11de nos environnements,
10:12de nos écosystèmes,
10:13de notre biodiversité,
10:14ça touche aussi à la question
10:15de l'indépendance
10:16et de l'autonomie
10:17parce que derrière
10:17cette question de l'écologie,
10:18vous le voyez bien
10:19à travers la climatisation,
10:20c'est la question
10:20de l'approvisionnement énergétique.
10:22Et là, c'est vrai
10:23qu'il y a un grand choix
10:24de société à faire.
10:25Est-ce qu'on continue
10:26à aller d'ailleurs
10:27sous la pression
10:28de l'Union européenne
10:29et on travaille
10:30pour inverser cela
10:31vers de plus en plus
10:32de renouvelables
10:33avec des taux de productivité
10:35insatisfaisants,
10:36un coût qui est
10:37là encore très important
10:38et une forme
10:39d'incompatibilité
10:40même technique
10:40avec le nucléaire
10:41parce qu'on sait
10:42qu'aujourd'hui,
10:43on ne va pas revenir
10:44dans le détail,
10:44mais on est obligé
10:45d'arrêter ponctuellement
10:47les centrales
10:48pour permettre
10:48au flux du renouvelable
10:49de passer ce qui est...
10:50Mais donc pour vous,
10:50il faut freiner
10:51les énergies renouvelables ?
10:52Je pense qu'il faut
10:53réorienter
10:54ces centaines de milliards d'euros
10:56que nous mettons
10:57vers l'éolien
10:57et le solaire
10:58vers d'autres types
10:59une fois de plus
11:00d'énergie,
11:02pas seulement d'ailleurs
11:02sur la question
11:03de l'électricité
11:04au-delà du nucléaire
11:05et au-delà de la géothermie
11:07mais même sur la question
11:08aujourd'hui du biocarburant
11:10là aussi où on a pris du retard
11:11pour des raisons dogmatiques,
11:12des raisons idéologiques
11:14alors qu'on a des solutions
11:16souveraines
11:16qui sont là
11:17et qui non seulement
11:19répondent à la question écologique
11:20des émissions de gaz
11:21à effet de serre
11:21liées aux fossiles
11:22mais qui de surcroît
11:25limitent notre dépendance
11:26à l'égard
11:26du gaz algérien
11:29ou du GLN américain
11:31qui est aujourd'hui
11:31même un sujet budgétaire
11:32en fait.
11:33Mario Maréchal,
11:34ça va être l'un des moments
11:35extrêmement forts
11:35de la semaine
11:36qui s'ouvre
11:36dans les prochaines heures.
11:38Eh bien les conclusions
11:39des inspections
11:39qui ont été diligentées
11:41à la suite
11:41des dysfonctionnements
11:42qui ont été observés
11:43autour du drame
11:44qui a provoqué
11:45la mort de la jeune Liana,
11:47ces conclusions
11:47vont être publiées,
11:49rendues publiques,
11:50ça le ministre de la Justice
11:51l'avait annoncé.
11:52Ce matin,
11:53nos confrères
11:53de la tribune dimanche
11:54révèlent plusieurs
11:55de ses premières conclusions.
11:57Le document met notamment
11:58en avant une série
11:58de défaillances graves
11:59qui a amené au fait
12:00que Jérôme Barrella
12:01n'ait jamais été poursuivi.
12:03Le rapport pointe tout le temps
12:04qui a été perdu,
12:05notamment lors de la dernière
12:07plainte déposée
12:08en août dernier
12:08par la maire de Rosa
12:10qui accuse
12:11Jérôme Barrella
12:12de viol.
12:12Autre élément
12:13qui est mis en avant,
12:14ce rapport révèle
12:15que lorsqu'une plainte
12:16est arrivée en papier,
12:18il n'y a pas de caractère
12:18d'urgence au parquet d'Auchelopli,
12:20n'a été ouvert
12:20que trois semaines plus tard.
12:23Qui est responsable
12:24de tout ça,
12:25Marion Maréchal ?
12:26Alors,
12:26déjà sans surprise,
12:27il y a indéniablement
12:28une succession
12:29de responsabilités individuelles
12:30dans ce dossier
12:31et il faudra évidemment
12:32que les responsables
12:33en répondent.
12:34Ça me paraît absolument évident.
12:35Mais j'ai envie de vous dire
12:36que dans cette affaire,
12:37Liana,
12:38qui a retourné l'estomac
12:39de toute la France
12:39et à juste titre,
12:41il ne faut pas s'arrêter
12:43au cas précis,
12:44si je puis dire,
12:45de ces responsabilités individuelles
12:46dont certains pourront dire
12:47qu'elles sont circonstancielles,
12:49elles sont ponctuelles.
12:50Le cas Liana,
12:51il est révélateur
12:51et on le voit
12:52à travers toutes vos émissions
12:53d'ailleurs depuis maintenant
12:54quelques semaines,
12:55d'une faillite systémique
12:57de la justice en France.
12:58Et c'est là
12:59où il n'y a pas seulement
13:00une responsabilité individuelle
13:01de l'OPJ,
13:02du procureur
13:02ou je ne sais quoi,
13:03il y a une responsabilité politique.
13:05Quand je dis
13:06qu'il y a une faillite systémique,
13:07on est quand même
13:07dans un système,
13:08il faut bien le comprendre,
13:08chiffre à l'appui,
13:10dans lequel un délacant
13:11a peu de chances
13:12d'être arrêté.
13:13Une fois qu'il est arrêté,
13:14il a peu de chances
13:14d'être condamné à de la prison.
13:16S'il est condamné à de la prison,
13:17il a peu de chances
13:18d'aller derrière les barreaux.
13:19Et si à l'issue de tout ça,
13:21il va derrière les barreaux,
13:22il a peu de chances
13:23de faire l'intégralité
13:24de la peine
13:24pour laquelle
13:26il a été condamné.
13:27Donc on est en fait
13:28face à un système
13:29dans lequel les familles
13:30sont abandonnées
13:31avec de mémoire
13:32ces 2,7 millions
13:34de plaintes en attente
13:35dont certaines depuis
13:36plus de trois ans,
13:36y compris pour des violences aggravées,
13:38y compris pour des viols aggravés
13:39qui ne sont pas traités.
13:41C'est 10 000 peines de prison
13:42chaque année
13:43qui ne sont pas exécutées
13:45depuis plus de 36 mois.
13:46Donc des gens
13:46qui sont condamnés
13:47et qui ne vont pas
13:47aujourd'hui en prison.
13:49Et c'est en moyenne
13:50une peine de prison
13:52qui est exécutée
13:54à peu près
13:54à 62%
13:56du total
13:57pour ceux
13:58qui vont derrière les barreaux.
13:59Donc pourquoi je vous dis ça ?
14:00Parce que
14:01je crois qu'on se trompe
14:02à réduire ce débat
14:03uniquement à la question
14:04des moyens.
14:05Parce que c'est un peu,
14:06vous voyez...
14:07Qu'on ne fait pas.
14:08Non mais je ne dis pas
14:09vous, vous.
14:09Mais vous,
14:10on voit bien dans le débat...
14:11Ce que vous venez de dire
14:12prouve précisément
14:13qu'il y a un manque énorme
14:14de moyens.
14:15C'est quand même
14:15parce que la justice
14:16est sous l'eau
14:17que les plaintes traînent.
14:19Oui,
14:20mais je vais vous dire,
14:20c'est ça où j'aimerais en venir,
14:22c'est que je pense
14:22qu'on passerait à côté du sujet
14:24si on réduisait justement
14:25ce débat
14:25à la question des moyens.
14:26Et j'ai bien vu d'ailleurs
14:27que c'était un peu
14:28la tentation du politique
14:29en ce moment.
14:30Je vois Gérald Darmanin
14:35qui ne dit pas
14:35que c'est un problème de moyens.
14:36Lui-même pointe plutôt
14:37une responsabilité...
14:38Oui, enfin si, si, bien sûr.
14:40Parce que quand on l'interroge
14:40là-dessus et qu'on dit
14:41mais finalement
14:41quel est le problème derrière ?
14:42Il dit bah oui,
14:43il y a un problème de moyens
14:44d'ailleurs, j'ai augmenté...
14:46Mais ce qui est vrai,
14:47c'est que si vous voulez,
14:47Gérald Darmanin aujourd'hui
14:50qui faim de prendre ce sujet
14:51à bras-le-coeur,
14:51c'est quand même le même
14:52Gérald Darmanin
14:53qui l'été dernier
14:53a passé des consignes
14:55en sous-marin.
14:55Pourquoi vous dit-il faim
14:56de le prendre à bras-le-coeur ?
14:56Quand je vois ce même ministre
14:59il y a à peine un an de cela
15:01l'été dernier
15:01passer des consignes
15:03en sous-marin
15:03pour faire libérer
15:05de manière anticipée
15:06des prisonniers
15:07pour éviter d'avoir à gérer
15:08la surpopulation carcérale
15:10durant l'été
15:10et qu'on retrouve
15:11avec 800 détenus
15:12qui sont libérés
15:13ainsi remis dans la nature
15:14ce qui est un record
15:15à l'époque.
15:17Quand on voit ce même
15:17Gérald Darmanin
15:18il y a quelques semaines
15:19de cela
15:19passer une circulaire
15:20qui dit que dorénavant
15:22il ne veut plus
15:22qu'il y ait des matelas
15:24placés au sol
15:25et que cette circulaire
15:26a pour conséquence potentielle
15:28de faire libérer
15:28pas moins de 6 000 détenus.
15:30J'interroge en fait
15:32c'est quoi ?
15:32C'est le Gérald Darmanin
15:33de l'été dernier
15:34qui manifestement
15:35se place du côté
15:35du bien-être des prisonniers
15:38ou c'est le Gérald Darmanin
15:39d'aujourd'hui
15:39qui explique
15:40qu'il veut reprendre
15:41les choses en main
15:42qu'il veut appeler
15:42du consulatable ?
15:44Je pense qu'il aurait dû
15:45quitter 15 fois son poste
15:46il comptait quand il était
15:47ministre de l'Intérieur.
15:48Sur le problème de la justice
15:48vous n'avez pas conclu
15:49si ce ne sont pas les moyens
15:51c'est quoi ?
15:53Je pense qu'il y a
15:56plusieurs sujets.
15:57Un, la question
15:58j'ai envie de dire
15:59presque plus idéologique
16:00du laxisme.
16:01Moi je considère
16:02que le laxisme
16:03n'est pas un mythe
16:03dans l'application des peines
16:05au-delà une fois plus
16:05des moyens.
16:06Quand je vois que
16:07là j'ai le chiffre ici
16:08en moyenne
16:09un condamné écope
16:10d'à peu près 20%
16:11de la peine maximale
16:12prévue par le code pénal.
16:13C'est-à-dire qu'on a
16:14un code pénal aujourd'hui
16:14qui prévoit des peines
16:15dans l'ensemble
16:16plutôt très fermes
16:17mais la réalité
16:19de la pratique
16:19c'est que les magistrats
16:21font des peines
16:22très très faibles
16:23par rapport au potentiel.
16:24Ils font des peines individualisées
16:25en tout cas
16:26qui reposent
16:27sur l'histoire de chacun
16:28sur le monde
16:28de place de prison aussi.
16:30Moi j'interroge
16:30la manière dont est lue
16:32cette individualisation.
16:33Je vous donne un exemple
16:33très concret
16:34là-bas rien que cette semaine
16:35à Châteauroux
16:35il y a une décision de justice
16:36qui a été rendue
16:37il y a un mineur de 15 ans
16:38donc un enfant de 15 ans
16:39qui a été frappé
16:41lynché
16:42tabassé
16:42humilié
16:43séquestré
16:44filmé avec son téléphone
16:45les images ont été publiées
16:46et les deux mineurs
16:48en question
16:48à l'origine
16:49donc de cette agression
16:51ont écopé
16:51de 5 mois de prison
16:52avec sursis
16:53c'est-à-dire rien
16:54et ce genre de
16:56pardon mais excusez-moi
16:56ce genre de décision
16:57il y en a
16:58des centaines
16:59et des centaines par an
17:00Alors justement
17:01comment on fait
17:01pour changer les choses ?
17:02Si on revient
17:03sur la question
17:04des crimes sexuels
17:05parce que ce que vous évoquez
17:06là n'est pas tout à fait pareil
17:07qu'est-ce que vous proposez
17:08vous en la matière
17:09pour lutter contre
17:10les délinquants sexuels ?
17:11Oui mais excusez-moi
17:12parce que vous me dites
17:12c'est pas tout à fait
17:13le même sujet
17:13mais c'est un sujet global
17:14quand je vous explique
17:15qu'il y a du laxisme
17:16qu'il y a un manque de moyens
17:17ok mais qu'il y a aussi du laxisme
17:18voire même qu'il y a
17:19une politisation de la justice
17:20parce que je finis juste là-dessus
17:21et je vous réponds juste après
17:22sur les agressions sexuelles
17:24et les viols
17:27moi je vais vous dire
17:2862% des français
17:29ne font pas confiance à la justice
17:30je ne fais pas confiance
17:31à la justice française
17:32je ne fais pas confiance
17:33à la justice française
17:34quand je vois
17:36le cas que je viens
17:37de vous donner là
17:37quand je vois que
17:38dans l'affaire Crépole
17:39le procureur ne retient pas
17:40cette semaine là encore
17:42le cas de bande organisée
17:43de préméditation
17:44de racisme anti-blanc
17:45alors qu'il y a eu des témoins
17:47de cela
17:48qu'on a des jeunes
17:49qui ont fait un aller-retour
17:50sur une heure
17:51pour aller chercher des couteaux
17:52et qui étaient déjà connus
17:52des services de police
17:53c'est pas la fin de l'état de droit
17:54quand on dit
17:54je ne crois plus en la justice ?
17:55ça interroge en tout cas
17:56ça interroge sur la nécessité
17:58de faire quelque chose
17:59parce que moi je vous le dis
18:00franchement
18:01là je suis la mère
18:03du gamin de 15 ans
18:04qui a subi
18:05ce qu'il a subi
18:06et je vois les deux jeunes
18:07se balader encore aujourd'hui
18:08libres dans la ville
18:09je pense qu'il doit me traverser
18:11dans la tête
18:11des choses assez terribles
18:12voilà
18:13et donc moi en tant que responsable politique
18:14je ne veux pas
18:14que nous arrivions
18:15à la guerre du tous contre tous
18:16où les gens se font justice eux-mêmes
18:17donc vous dites
18:18ceux qui se font justice eux-mêmes
18:19je le comprends tout à fait
18:20c'est ce que vous dites
18:20j'ai pas dit que je l'encourageais
18:22j'ai pas dit que
18:22évidemment je voulais
18:24le justifier
18:25mais je le comprends
18:26je le comprends
18:27à un moment donné
18:27c'est interdit par la loi
18:28mais évidemment
18:29mais comment ne pas comprendre
18:30c'est ça que je suis en train de vous dire
18:31avez-vous entendu les témoignages
18:32dans le cadre de l'affaire Liana
18:33où on a des gens
18:34qui ont porté plainte
18:35pour des viols avérés
18:41c'est quoi la traduction concrète
18:43si vous étiez au pouvoir
18:43quand on dit
18:44je ne crois pas à la justice aujourd'hui
18:46je n'ai pas confiance à la justice
18:48il y a plusieurs
18:49d'abord ça peut inquiéter certains
18:50et ensuite vous feriez quoi ?
18:51il y a plusieurs traductions
18:52sur les crimes sexuels
18:53la première déjà
18:55c'est évidemment
18:56de traiter en urgence
18:57la question de la disponibilité carcérale
18:59parce que c'est la première
19:00chose qu'on nous oppose
19:01que ce soit d'ailleurs
19:02sur les viols
19:02ou les agressions sexuelles
19:03ou sur le reste
19:04on condamne peu
19:05et on libère de manière anticipée
19:06à cause de la surpopulation carcérale
19:07je vais vous dire
19:08il y a une mesure très simple
19:09d'urgence
19:09avant même qu'on tienne les promesses
19:10qui n'ont jamais été tenues
19:11de construction de prison
19:12ce qui devrait évidemment
19:13être un chantier ultra prioritaire
19:16la première chose qu'on peut faire
19:17ça se fait
19:18les Belges le font
19:19les Norvégiens le font
19:21avec les Pays-Bas notamment
19:22c'est louer des places de prison
19:24à des pays européens
19:26frontaliers d'une autre
19:27je veux dire
19:28ça c'est une solution
19:29d'urgence immédiate
19:30qui nous permettrait
19:31de pallier au moins
19:32à court terme
19:32à cette difficulté
19:33comment on protège mieux
19:34nos enfants
19:34Marion-Marie ?
19:35excusez-moi
19:35mais déjà ça c'est une manière
19:36de les protéger
19:37vous savez quand les gens
19:37sont derrière les barreaux
19:38déjà en général
19:39ils violent et ils agressent moins
19:40donc moi je crois
19:41à la dimension protectrice
19:43de la prison
19:44ensuite il faut
19:45abaisser l'âge
19:46de la responsabilité pénale
19:47on a un droit aujourd'hui
19:48pénal qui n'est plus adapté
19:50on parle d'ailleurs
19:51des violences
19:51et des agressions sexuelles
19:52on voit des mineurs
19:53de plus en plus jeunes
19:54qui sont également concernés
19:56et qui ne sont pas punis
19:57à la hauteur
19:57de la gravité des faits
19:58ensuite il faut responsabilité
19:59davantage les parents
20:01moi je ne vais pas vous surprendre
20:01c'est une mesure
20:02que je porte depuis longtemps
20:03à un moment donné
20:04quand il y a une faillite
20:06manifeste
20:06dans l'éducation
20:07la surveillance de ces enfants mineurs
20:09il faut que les parents
20:09puissent en payer le prix
20:11y compris bien sûr
20:12dans la restriction
20:13des aides sociales
20:14dont ils bénéficieraient
20:15et puis à mon avis
20:16maintenant
20:16ce à quoi il faut se pencher
20:18pour lutter justement
20:19contre cette tentation
20:20du laxisme
20:21c'est les peines minimales
20:22on a dans notre code pénal
20:23des peines maximales
20:25et bien
20:26autorisons qu'il y ait
20:27des peines minimales
20:28en deçà desquelles
20:28on ne peut pas aller
20:29voilà quand on agresse
20:30tabasse
20:30humilie un jeune
20:32pardon mais on ne peut pas
20:33avoir 5 mois de prison
20:34un exercice
20:34ça n'est pas possible
20:35un point précis
20:36sur la question
20:36des crimes sexuels
20:37est-ce que vous êtes favorable
20:38à la castration
20:39sans consentement
20:40à la castration chimique
20:41bien sûr
20:41sans consentement
20:42que propose Bruno Retailleau
20:43par exemple
20:44moi je suis ouverte
20:46à toute proposition
20:46évidemment
20:47qui permette
20:48de limiter
20:49la dangerosité
20:51de ce type de profil
20:51donc je ne suis pas
20:53opposée du tout
20:54à cette proposition
20:54mais je crains
20:55qu'elle soit insuffisante
20:56voilà
20:57et qu'au-delà de ça
20:58bon évidemment
20:59la question c'est d'abord
21:00celle de l'enfermement
21:01est posée aussi
21:02la question de l'enfermement
21:03à vie
21:04parce que ce qui est vrai
21:05c'est qu'aujourd'hui
21:06on a très très très peu
21:07de cas de perpétuité réelle
21:09et donc probablement
21:10faudrait-il là aussi
21:11élargir le champ
21:12et vous dites
21:13Marion Maréchal
21:14comprendre les français
21:15qui se font justice eux-mêmes
21:16je dis comprendre
21:17les français qui
21:18ont cette tentation
21:19qui veulent se faire justice eux-mêmes
21:21pas qui se font justice eux-mêmes
21:22heureusement
21:22ce n'est pas le cas pour l'instant
21:23par ailleurs
21:24il y a beaucoup de français
21:25aussi qui sont en faveur
21:27ils le disent
21:27du retour de la peine de mort
21:29pour les crimes commis
21:30contre les enfants
21:31est-ce que c'est également
21:31votre position ?
21:33Alors moi
21:33j'ai toujours été opposée
21:34à la peine de mort
21:36n'y voyez pas là
21:37une tentation de laxisme
21:38du tout
21:38puisque je défends
21:39une fois de plus
21:39la perpétuité réelle
21:40vous l'avez compris
21:42mais c'est vrai
21:42que je n'ai jamais été
21:44philosophiquement à l'aise
21:45avec l'idée
21:45de donner droit de vie
21:46ou de mort
21:47à des magistrats
21:49même si elle reste
21:50tout à fait résiduelle
21:51l'erreur judiciaire
21:52ça existe
21:53et en l'espèce
21:54elle serait évidemment
21:56irréversible
21:57maintenant
21:57moi
21:58je vais vous dire
21:59je n'ai pas de tabou là-dessus
22:00c'est-à-dire que
22:00s'il devait y avoir
22:02un grand débat national
22:02s'il devait y avoir
22:03un référendum
22:04et qu'in fine
22:05cette décision soit remise
22:06au peuple français
22:07je serais pour
22:08évidemment le soutenir
22:09parce que je pense
22:10que ça fait partie
22:10des grands débats de société
22:11que nous devons avoir
22:12Si vous étiez au pouvoir
22:12vous organiseriez ce référendum
22:14ou pas ?
22:14Parce qu'il faut décider
22:15de l'organiser
22:15En l'occurrence
22:16on s'en remettra ensemble
22:18au projet
22:19qui sera remis
22:19dans quelques semaines
22:21par le camp national
22:22présidentiel
22:22mais moi je vous dis
22:23à titre individuel
22:23ce que j'en pense
22:24si à un moment donné
22:25ce débat devait être mis
22:26sur la table
22:26pour des raisons
22:27par le biais référendaire
22:28au contraire
22:30je pense que je soutiendrai
22:30cette initiative
22:31parce que ça permet
22:32de remettre le débat
22:32de la justice
22:32Mais vous voteriez non ?
22:34Moi personnellement
22:35j'y suis opposée
22:36Maintenant j'ai envie
22:37de vous dire
22:37au-delà de ça
22:38puisqu'on parlait
22:39de la politisation
22:39de la justice
22:40il faut aussi interroger
22:41et qu'on parlait
22:41de la responsabilité
22:42individuelle du duel
22:43des magistrats
22:43il faut aussi poser
22:45la question
22:46moi je crois
22:47de la syndicalisation
22:48aujourd'hui de la magistrature
22:49Vous êtes toujours favorable
22:50à son interdiction ?
22:51Exactement
22:51c'est pour ça que j'allais y venir
22:52parce que pour le coup
22:52c'est une proposition
22:53que je défends depuis longtemps
22:53je considère qu'aujourd'hui
22:56avoir des syndicats
22:58ultra politisés
22:59engagés dans le débat
23:01public politique
23:01d'extrême gauche
23:02comme le syndicat
23:02de la magistrature
23:03qui représentent
23:04excusez-moi
23:05jusqu'à 50%
23:07des magistrats
23:07à Paris
23:08c'est un sujet
23:10gravissime
23:10gravissime
23:11pour justement
23:12la confiance
23:13que nous posons
23:13dans la justice
23:15et je vois d'ailleurs
23:16à travers cela
23:17je l'ai vu
23:17dans le communiqué
23:18du syndicat
23:19de la magistrature
23:19ou dans le communiqué
23:20du conseil supérieur
23:21de la magistrature
23:22sur l'affaire Liana
23:23pardon
23:23mais un corporatisme
23:24qui est insupportable
23:26dans l'affaire Liana
23:27il y a deux lignes
23:28dans ces communiqués
23:29de compassion
23:29et il y a
23:30un pavé comme ça
23:31pour expliquer
23:32qu'on ne touche pas
23:33au juge
23:33que c'est de la démagogie
23:34que le politique
23:35n'a rien à dire au juge
23:37excusez-moi
23:37mais être magistrat
23:38dans notre pays
23:38c'est être indépendant
23:40mais c'est pas être intouchable
23:41c'est pas être irresponsable
23:42Ludovic
23:42il y a un candidat
23:43à la présidentielle
23:43qui s'interroge aussi
23:44sur le bien fondé
23:45de la syndicalisation
23:46des magistrats
23:46c'est Edouard Philippe
23:47vous y voyez
23:48il y a un signe encourageant
23:49écoutez je suis très contente
23:50qu'Edouard Philippe
23:51rejoigne ma proposition
23:52si vous voulez que je vous dise
23:53voilà
23:54mais c'est vrai que oui
23:55ce débat doit être posé
23:56et je crois qu'au-delà de ça
23:57doit être aussi posé
23:58la question aujourd'hui
23:59du fonctionnement
24:00du conseil supérieur
24:00de la magistrature
24:01vous savez qui est
24:01l'organe qui donc
24:03juge les juges
24:04parce que c'est vrai
24:05qu'une fois de plus
24:06les juges qui sont élus
24:07dans ce conseil
24:08sont élus sur liste syndicale
24:10donc ils sont redevables
24:11à leurs électeurs
24:12moi je crois beaucoup plus
24:13à un système de tirage au sort
24:14qui serait me semble-t-il
24:16beaucoup plus
24:16vous êtes sur la proposition
24:17de Bruno Retailleau
24:18qui dit qu'il faut aussi
24:19que des citoyens tirés au sort
24:20puissent avec des magistrats
24:21décider de sanctions
24:22alors il y a déjà
24:23des citoyens qui siègent
24:24dans ce conseil supérieur
24:25de la magistrature
24:26pourquoi pas là aussi
24:27tirés au sort
24:27en tout cas ce qui est sûr
24:28c'est qu'il faut décorréler
24:30comment dire
24:31enfin il faut que ceux
24:31qui jugent les juges
24:33ne soient pas redevables
24:33à ces mêmes juges
24:34donc ça à mon avis
24:35c'est une piste
24:35parce que
24:37il y a un problème
24:39si vous voulez
24:39dans cette incapacité
24:40de la profession
24:42à sanctionner
24:43pour des fautes professionnelles
24:45des magistrats
24:46et moi il y a une affaire
24:48qui m'a beaucoup choqué
24:49là cette semaine
24:50qui interroge aussi
24:51sur la politisation
24:52de la justice
24:52c'est la condamnation
24:53d'Éric Tegner
24:54donc patron de frontières
24:56qui a été condamné
24:57sur la base d'un texte
24:57qui au départ
24:58était censé condamner
25:00enfin comment dire
25:01qui était le résultat
25:02vous savez
25:02de l'assassinat
25:02de Samuel Paty
25:03par un tchétchène
25:05islamiste
25:05et bien ce même texte
25:06a été utilisé
25:07pour condamner
25:07un chef de médias
25:09de droite
25:09et le juge en question
25:10est un militant
25:12on vérifiera ça
25:13vous pouvez tout à fait
25:14le vérifier
25:15un militant de gauche
25:17revendiqué
25:17qui aurait évidemment
25:18dû être récusé
25:18dans cette affaire
25:19on va vérifier ça
25:19effectivement de très près
25:20dans un instant
25:21vous nous direz
25:21quelle sera votre place
25:23dans la future
25:23campagne présidentielle
25:24qui se dessine
25:25à tout de suite
25:27vous êtes bien sûr
25:27BFM politique
25:28notre invité
25:29Marion Maréchal
25:30petite précision
25:31que j'apporte
25:31vous évoquiez
25:31il y a quelques instants
25:32la condamnation
25:33d'Eric Tegner
25:34à 6 mois de prison
25:35avec sursis
25:35pour divulgation
25:36de données personnelles
25:38d'avocats
25:38ce qui effectivement
25:39est condamnable
25:40je précise que
25:41des magistrats
25:42ont été menacés depuis
25:43et que le magistrat
25:44en question
25:45a décidé
25:46de porter plainte
25:47c'est une information
25:48qui nous a été
25:49communiquée
25:50dans la journée d'hier
25:51en matière
25:52Attends, vous précisez ça
25:54mais du coup
25:54permettez-moi de répondre
25:55parce que là
25:56en l'occurrence
25:56sur cette affaire
25:57il y a donc
25:58Eric Tegner
25:59qui en effet
25:59dans le cadre
26:00d'une enquête
26:00sur l'immigration
26:02dénonce
26:02le business
26:03qui est fait
26:03autour du droit
26:03des étrangers
26:04par un certain
26:04nombre d'avocats
26:05qui ont une activité
26:06publique
26:06qui ont même été
26:07récompensés
26:07d'ailleurs pour ça
26:07qui sont des militants
26:08activistes par ailleurs
26:09à aucun moment
26:10il ne lui divulgue
26:11des informations
26:12personnelles
26:12de type adresse
26:13à aucun moment
26:13évidemment
26:14il n'incite
26:14à quoi que ce soit
26:15donc je veux dire
26:16déjà
26:16on est quand même
26:16très loin
26:17de l'incitation
26:18et ce que vous passez
26:19complètement sous silence
26:20malgré tout
26:21c'est la polémique
26:22qui naît
26:22du profil du juge
26:24une fois de plus
26:25un profil
26:25on ne va pas
26:27on a un juge
26:28qui explique
26:29qu'il prend des positions
26:30anti-RN
26:31on va vérifier
26:32on va vérifier
26:34on va pour le temps
26:35vous pouvez tout vérifier
26:36ce juge a écrit un livre
26:37a écrit un livre
26:38où il dénonce
26:39la justice blanche
26:40c'est important
26:41de préciser
26:41effectivement
26:42que ce magistrat
26:43dit avoir été
26:44l'objet de menaces
26:45et qu'il a décidé
26:45de porter plainte
26:47en matière de
26:47juste
26:48je fais juste
26:49je suis pas sûr
26:51pour passer
26:52à la suite
26:53juste
26:53on a le droit
26:54de critiquer
26:54une décision de justice
26:55bien sûr
26:55c'est juste
26:56ce sur quoi
26:57on devait tomber d'accord
26:57en matière
27:00de justice
27:01vous l'évoquiez
27:02dans quelques jours
27:03dans moins de 15 jours
27:03désormais sera rendue
27:04la décision
27:05concernant votre tante
27:07Marine Le Pen
27:07elle saura si elle peut
27:08ou non
27:08se présenter
27:09à la prochaine élection
27:10présidentielle
27:11est-ce qu'à vos yeux
27:12il est probable
27:13ou improbable
27:14qu'elle puisse être
27:14candidate à la prochaine
27:15élection présidentielle
27:16écoutez je ne peux pas
27:17vous faire valoir
27:18des statistiques
27:18je ne suis pas dans le secret
27:20évidemment du tribunal
27:21je ne peux que vous faire
27:22valoir un espoir
27:23l'espoir de voir
27:25cette candidate
27:26qui se prépare
27:27maintenant depuis des décennies
27:28porter la voix
27:29du camp national
27:30parce que évidemment
27:31je crois qu'aujourd'hui
27:32elle a toutes les qualités
27:33que lui reconnaissent
27:34d'ailleurs les français
27:34pour être un chef d'état
27:36et que au moins
27:36j'ai envie de vous dire
27:37quel que soit
27:38in fine le candidat
27:39qui sera choisi
27:39Marine Le Pen
27:40ou Jordan Bardella
27:41nous avons la chance
27:42nous au sein du camp national
27:42d'être déjà en ordre de marche
27:44d'être alignés
27:45là où tous les autres
27:46bon ben multiplier
27:47les candidatures
27:48sont incapables
27:49finalement de donner
27:50une voix
27:51face quand même
27:52à une menace
27:52qui est une menace
27:53historique et existentielle
27:54que représente
27:54le projet de Nouvelle France
27:55de Jean-Luc Mélenchon
27:56dont je vous dis aujourd'hui
27:57qu'il y a des chances
27:58tout à fait probables
27:59qu'il se qualifie
28:00au second tour
28:00de l'élection présidentielle
28:01à moi je pense
28:03que c'est une hypothèse
28:04tout à fait vraisemblable
28:05et que donc à ce titre là
28:07il n'y a pas de temps
28:08pour les guerres d'égaux
28:10pour les aventures
28:11sans lendemain
28:11pour les impasses électorales
28:13et moi j'aurais souhaité
28:14que dès maintenant
28:15nous soyons le plus
28:16rassemblés possible
28:18parce que c'est une question
28:19de j'ai envie de dire
28:20de vie ou de mort
28:21pour notre pays
28:21dans les mois à venir
28:22Est-ce que vous êtes convaincu
28:23que Jordan Bardella
28:24sera un bon candidat
28:25de substitution ?
28:26Est-ce qu'il aura
28:27l'expérience nécessaire ?
28:28Au moment de l'élection
28:29il aura 31 ans
28:30il n'a jamais été ministre
28:32il n'a jamais été maire
28:33est-ce que ça suffit
28:34pour être un bon président
28:35de la République ?
28:35Oui, oui, écoutez
28:35moi je travaille avec lui
28:36maintenant depuis
28:37un certain nombre de mois
28:39je le vois d'ailleurs
28:40progresser de jour en jour
28:41je vois un homme
28:42qui a parfaitement conscience
28:43de l'enjeu
28:44c'est pas toujours vrai
28:45en politique
28:45on a souvent des égos
28:46démesurés
28:47qui marchent un peu sur l'eau
28:48c'est pas le cas
28:48de Jordan Bardella
28:50je sais pour y être associée
28:52qu'il y a un travail
28:54extrêmement exigeant
28:55fait sur le programme présidentiel
28:56qui sera présenté
28:57dans quelques semaines
28:59et je vois surtout
29:00cette volonté
29:01à laquelle je souhaite participer
29:03de s'entourer
29:03d'une équipe
29:04la plus large possible
29:05la plus variée
29:06la plus expérimentée
29:07et qu'à ce titre
29:08je crois que nous avons
29:09toutes les cartes en main
29:10pour pouvoir l'emporter
29:11et je vais juste finir par là
29:12et j'ai même envie de vous dire
29:13parce qu'il faut quand même
29:14que les Français
29:15en aient conscience
29:15nous sommes aujourd'hui
29:16la seule famille politique
29:17qui est à la fois
29:18en capacité de gagner
29:19l'élection présidentielle
29:19et d'obtenir une majorité
29:21à l'Assemblée nationale
29:22ça n'est pas le cas
29:22du centre avec Edouard Philippe
29:24ça n'est pas le cas
29:24de l'extrême gauche
29:25avec Jean-Luc Mélenchon
29:26c'est possible de dire pour l'instant
29:26mais en tout cas
29:27dans l'immédiat
29:28en quoi les campagnes
29:30seraient différentes
29:31selon que ce soit
29:31Jordan Bardella
29:32ou Marine Le Pen
29:34si c'est Jordan Bardella
29:35ça change quoi ?
29:35je ne vais pas vous faire
29:36de la prospective
29:36je ne sais pas
29:38puisque je ne sais pas
29:38aujourd'hui
29:39quelle stratégie
29:40je ne sais pas aujourd'hui
29:41quelle est la stratégie
29:42qui vont décliner
29:43ce qui est sûr
29:43c'est qu'il y a une différence
29:44d'incarnation
29:44ce serait ridicule
29:45de le nier
29:46puisque nous sommes face
29:47à un homme de 30 ans
29:49et à une femme de 50 et quelques
29:50et que le parcours
29:51n'est pas tout à fait
29:52évidemment le même
29:53donc à partir de là
29:54il y aura une incarnation différente
29:55mais là où je tiens
29:56à rassurer les journalistes
29:57qui semblent très
29:58comment dire
29:59prolixes sur les coins
30:00à mettre entre
30:01Marine Le Pen
30:01et Jordan Bardella
30:02je vais vous dire
30:02il y a un juge de paix
30:03très simple
30:04qui va arriver dans quelques mois
30:05c'est le programme présidentiel
30:06programme présidentiel
30:07qui donc sera l'objet
30:08des discussions
30:09des négociations
30:11internes au parti
30:11avec les alliés
30:12et qui sera finalement
30:14le projet qu'on va présenter
30:15aux français
30:15derrière lequel seront
30:16et Marine Le Pen
30:17et Jordan Bardella
30:18donc il n'y aura pas
30:18de sujet de divergence
30:19de dissonance
30:20ou de désaccord
30:20mais on a vu qu'entre eux
30:21les lignes n'étaient pas
30:22toujours similaires
30:23par exemple sur la question
30:23des retraites
30:24ils ne défendent pas
30:25tout à fait la même chose
30:25Marine Le Pen
30:26une retraite
30:27un retour à la retraite
30:28à 62 ans
30:29Jordan Bardella
30:30plaide pour qu'il n'y ait
30:31plus d'âge de départ fixe
30:33j'ai l'impression
30:34qu'il y a beaucoup
30:34d'extrapolations
30:35et parfois de réduction
30:36parce que vous voyez
30:37moi j'ai débattu
30:37il n'y a pas très longtemps
30:38avec Jean-Philippe Tanguy
30:39qui est monsieur économiste
30:41si je puis dire
30:41à l'Assemblée Nationale
30:43qui est un proche
30:43de Marine Le Pen
30:44et même sur un sujet
30:45dont certains disent
30:46qu'il serait totalement
30:47irruptif au Rassemblement National
30:48qui est la retraite
30:49par capitalisation
30:49que je défends moi
30:51depuis longtemps
30:52j'ai vu Jean-Philippe Tanguy
30:53expliquer que c'était
30:54évidemment pas un tabou
30:55et que le fonds souverain
30:56de Marine Le Pen
30:57avait aussi vocation
30:58à répondre
30:59à ce potentiel
30:59besoin de capitalisation
31:00donc voilà
31:02et j'ai envie de dire
31:02même si admettons
31:04qu'ils puissent y avoir
31:05des sensibilités différentes
31:06entre les deux
31:07dans leur manière
31:08d'apporter des propositions
31:11manifestement
31:11ils trouveront
31:12la manière
31:12de se rencontrer
31:14dans ce programme présidentiel
31:15et vous
31:15quel sera votre rôle
31:16dans cette campagne
31:16vous l'évoquiez
31:18déjà moi je vais porter
31:19le courant qui est le mien
31:20qui a aussi sa singularité
31:22je vais tâcher
31:22de lui donner aussi
31:23un maximum d'espace
31:24et je vais tâcher
31:25d'aller convaincre
31:27des Français
31:28qui ne sont peut-être
31:28pas encore totalement convaincus
31:30qui se retrouveraient
31:31peut-être pas totalement
31:31aujourd'hui
31:33au rassemblement national
31:34pour y être
31:35la première ministre
31:35de Gendarme Bardella
31:36vous savez
31:37je refuse absolument
31:38de commencer
31:38à se distribuer les postes
31:39je trouve ça un peu grotesque
31:40un an avant
31:41alors même comme vous l'avez dit
31:42tout à l'heure
31:43madame
31:43qu'on n'a pas encore gagné
31:44et on n'a pas encore
31:45la majorité
31:46de commencer à se distribuer
31:46les postes
31:47donc moi je vais vous dire
31:48avant ça
31:48je vais être toute
31:49à mon engagement
31:52pour cette campagne
31:53faire en sorte
31:54que nous gagnons
31:55essayer d'apporter aussi
31:56dans cette campagne
31:56le réseau européen
31:57dont je dispose
31:57ce qui me semble
31:58c'est pas un petit sujet
31:59moi je suis une alliée
31:59de Georgia Belloni
32:00qui est quand même porteuse
32:01d'un certain nombre
32:02de succès
32:02au niveau italien
32:03et européen
32:04et puis ensuite
32:05on fera le maximum
32:06en espérant que ça suffise
32:07est-ce que l'exposition
32:09du couple de Jordan Bardella
32:10avec Maria Carolina
32:11de Bourbon
32:12des deux Siciles
32:12peut être un handicap
32:13pour celui-ci ?
32:15je veux dire
32:16je m'en fous complètement
32:18les français
32:19aiment bien savoir
32:19qui est la campagne
32:20d'un éventuel futur président
32:21c'est une espèce d'obsession
32:21pour cette une de Paris Match
32:23mais je veux dire
32:23franchement je vous assure
32:24je pense que c'est une obsession
32:25de journaliste
32:26parce que je crois
32:26que les français
32:27se fichent pas mal
32:28de la vie privée
32:29de Jordan Bardella
32:31et que Jordan Bardella
32:32il est comme nous tous
32:32je vais vous dire
32:33moi aussi j'en ai été
32:33moi mon couple
32:34avec mon mari actuel
32:36a été outé
32:37dans la presse people
32:38voilà
32:38et je peux vous dire
32:39de manière beaucoup
32:39moins flatteuse
32:40que pour Jordan Bardella
32:41et Maria Carolina
32:41de Bourbon
32:42des deux Siciles
32:43voilà
32:43et bien je vais vous dire
32:44avec le recul
32:45on en est tous
32:45à se demander
32:46s'il ne faut pas mieux
32:48organiser finalement
32:48ces sorties
32:49et assumer
32:50puisque de toute façon
32:51quand on est un responsable
32:52politique aujourd'hui
32:52on n'a plus le droit
32:53à une vie privée
32:54voilà
32:54donc je ne vais pas lui faire
32:55le reproche
32:56alors qu'il est en couple
32:57et amoureux
32:57d'avoir fait valoir cela
33:00et je trouve
33:01objectivement
33:02totalement grotesque
33:03les espèces d'accusations
33:05aujourd'hui de la gauche
33:06qui attaquent sur l'angle
33:07là bah oui
33:08il y a même des familles
33:09privilégiées
33:10je pense qu'honnêtement
33:12vu l'histoire
33:13du camp national
33:14vu son engagement
33:16objectivement résolu
33:17auprès des classes populaires
33:18françaises
33:18depuis des décennies
33:19je pense que c'est
33:20un mauvais procès
33:20Mario Maréchal
33:21il y a un des thèmes
33:22qui vont être
33:23un des thèmes principaux
33:24de cette élection présidentielle
33:24on voit c'est la question
33:25de l'immigration
33:26ce matin dans les colonnes
33:27de la tribune dimanche
33:28Edouard Philippe donne
33:28une interview
33:29dans laquelle il dit
33:31que la France
33:32pourrait avoir vocation
33:34à avoir recours
33:34à la solution
33:35de ce qu'on appelle
33:35en quelque sorte
33:36les hotspots
33:37c'est la conséquence
33:38d'un texte
33:39qui a été voté
33:39cette semaine
33:40au Parlement européen
33:41qui s'appelle
33:41le règlement retour
33:42qui autorise les états
33:43à renvoyer une partie
33:43de migrants clandestins
33:44qui sont déboutés
33:45du droit d'asile
33:46dans des centres de rétention
33:47situés dans des pays
33:48hors de l'Union européenne
33:49avec lesquels
33:51les pays auraient passé
33:52des accords
33:53est-ce que vous y voyez
33:54un bon signe
33:55quand vous voyez
33:55qu'Edouard Philippe
33:55dit pourquoi pas ?
33:57Comme vous
33:58j'ai regardé
33:58le meeting
33:59de Bruno Retailleau
34:00et j'ai vu
34:01au premier rang
34:03Gérard Larcher
34:04Valérie Pécresse
34:05M. Barouin
34:06et je me suis vraiment
34:07demandé
34:08je pense comme
34:08la plupart des Français
34:09de droite
34:09mais cet homme-là
34:10va-t-il vraiment
34:11mettre en place
34:12le programme
34:13ferme en matière
34:13migratoire
34:14qu'il défend
34:14avec ces gens-là ?
34:15Moi je vous le dis
34:16je n'y crois pas
34:17je pense que
34:18quand c'est ça
34:19votre équipe
34:20qui a failli
34:21et qui a plutôt
34:21dévendu l'inverse
34:22jusqu'ici
34:23je ne crois pas
34:24à la possibilité
34:25d'une véritable rupture
34:26et vous parliez
34:26du règlement retour
34:27et c'est heureux
34:28parce qu'en effet
34:28c'est une victoire
34:30historique
34:30Edouard Philippe
34:31dans les tribunes
34:31de dimanche
34:31dit pourquoi pas
34:32la France
34:32pourrait avoir
34:33la vocation
34:33à utiliser cela ?
34:34Alors très bien
34:35sauf que moi
34:36je note quand même
34:36une chose
34:37au Parlement européen
34:38c'est que le vote
34:39il a été permis
34:40parce que nous avons
34:41voté ensemble
34:42donc mon groupe
34:43ECR
34:44avec les LR
34:45et avec le groupe
34:46du Rassemblement National
34:48par contre
34:48une chose que j'ai noté
34:49c'est que l'immense
34:50majorité des macronistes
34:51au Parlement européen
34:52n'ont pas voté
34:53Les députés Horizon
34:54le Parti du Borde
34:54l'ont voté
34:55la deuxième fois
34:56pas la première
34:57intéressant
34:57voilà donc moi
34:58j'ai envie de dire
34:59à Bruno Retailleau
35:01à François-Xavier Bellamy
35:02à ces états-majors
35:03de LR
35:04qui je pense
35:05objectivement
35:05je ne remets pas en cause
35:06leur sincérité
35:07j'ai envie de leur dire
35:08mais tirer les conclusions
35:09ça veut dire
35:10qu'au Parlement européen
35:11vous faites la coalition
35:12des droites
35:12avec le camp national
35:13vous obtenez des résultats
35:14et au niveau national
35:16vous continuez
35:17finalement
35:17de refuser cette alliance
35:19voire même pire
35:20vous faites des alliances
35:20aux municipales
35:21avec les macronistes
35:22justement
35:23vous parlez de Bruno Retailleau
35:24qui a tenu hier
35:25son premier grand meeting
35:25est-ce qu'avec lui
35:26vous souhaiteriez
35:27faire une alliance
35:28est-ce que vous tendez
35:29la main
35:29à certains républicains
35:30c'est ce que je suis en train
35:30de vous dire
35:31je leur ai dit
35:31mettez en cohérence
35:33vos alliances au niveau européen
35:35avec vos alliances au niveau national
35:36arrêtez de vous enfermer
35:37comme l'a fait Bruno Retailleau
35:38au municipal
35:38dans cette espèce de zèle
35:40du ni-ni
35:40ni rassemblement national
35:41ni LFI
35:42mais avec quel républicain
35:43vous vous verriez travailler
35:45avec quel responsable de droite
35:46si j'écoute Bruno Retailleau
35:48et qu'il est sincère
35:49dans ce qu'il dit
35:50ce que je crois
35:52qu'est-ce qui aujourd'hui
35:53est irréconciliable
35:54entre lui et moi
35:55ou lui et le camp national
35:56ou son sages
35:57objectivement rien
35:58je veux dire
35:58à certains égards
35:59parfois je me sens même
36:00plus proche de lui
36:01sur la ligne
36:02que d'autres au sein
36:03du camp national
36:03c'est-à-dire
36:04vous vous sentez plus proche
36:05de Bruno Retailleau
36:06attendez vous ouvrez une porte
36:07vous vous sentez plus proche
36:08de Bruno Retailleau
36:08que de Jordan Bardella
36:10ou Marine Le Pen
36:10ne paniquez pas
36:11tout va bien
36:11ce que je suis en train de vous dire
36:13c'est que dans certaines propositions
36:14il y a des choses
36:15que défend Bruno Retailleau
36:16et que je partage
36:16par exemple la retraite
36:17par capitalisation
36:18que ne défend pas
36:19une partie du camp national
36:20c'est ça que je veux dire
36:21donc en fait
36:22je ne comprends pas
36:23ce que je dis idéologiquement
36:25nous empêcherait
36:26de travailler ensemble
36:27si ce n'est une fois de plus
36:28des petites logiques partisanes
36:29des petits calculs électoraux
36:31dans lesquels on arrive au bout
36:32je dis si vraiment
36:33et je le crois
36:33on a une menace
36:34de la France Insoumise
36:36de Bali Bagayoko
36:36et de tout ce que ça induit
36:37face à nous
36:38à un moment donné
36:39il faut que cette droite
36:39prête ses responsabilités
36:40qu'elle fasse la distinction
36:41entre l'adversaire existentiel
36:42et l'allié potentiel
36:43et quand on est à 8%
36:45dans les sondages
36:45bon ben on en tire
36:46les conclusions
36:47voilà
36:48quand on voit
36:49vous évoquez à l'instant
36:49vous évoquez
36:50je cite un combat
36:51de la droite
36:51contre la France Insoumise
36:53vous citiez
36:53à Bonessi en Bagayoko
36:55le maire LFI de Saint-Denis
36:56qui cette semaine
36:57a expliqué
36:58notamment dans l'opinion
36:58qu'on pouvait siffler
36:59la Marseillaise
37:00il s'est expliqué
37:01en disant que c'était
37:01un droit de réplique populaire
37:03parce que les enfants
37:04dit-il de ceux
37:05qui sont ici
37:06dans les grands stades
37:06sont aussi citoyens
37:08aussi de là-bas
37:09il s'est expliqué
37:10il a dit qu'il ne fallait
37:11pas réduire justement
37:13ces gens qui peuvent
37:14siffler la Marseillaise
37:15à des ennemis de la France
37:16ou à des gens
37:17qui ne seraient pas
37:17pleinement français
37:19pourquoi vous n'entendez pas cela
37:20cette nuance de sa part
37:22moi je ne suis absolument
37:23pas dupe
37:24de qui est Bali Bagayoko
37:25Bali Bagayoko
37:26c'est un militant
37:28radical
37:29d'extrême gauche
37:31racialiste
37:32voilà
37:32on y reviendra
37:33et islamo-gauchiste
37:34mais il fait
37:35à chaque fois
37:35ce que fait très bien
37:36c'est élu par les habitants
37:37et c'est bien malheureux
37:38et ça dit
37:39beaucoup de choses
37:39de la situation de cette ville
37:42mais il fait la même chose
37:43que fait Jean-Luc Mélenchon
37:44à chaque fois
37:44c'est-à-dire qu'il sort une horreur
37:45voilà
37:45et puis ensuite
37:47il va faire le tour
37:48des plateaux de télévision
37:48pour dire
37:49que ce n'est pas du tout
37:49ce qu'il a voulu dire
37:50moi je vous le dis
37:51siffler la Marseillaise
37:53ça n'est pas
37:54faire valoir
37:54des opinions géopolitiques
37:56ou sociales
37:56c'est siffler la France
37:57voilà
37:57et quand pour reprendre
37:59cette fameuse épisode
38:01Jacques Chirac
38:02en 2002
38:03quitte les tribunes du stade
38:04dans un match
38:05entre la France
38:06et l'Algérie
38:07dans lesquels
38:07les supporters algériens
38:08sifflent la Marseillaise
38:09excusez-moi de vous dire
38:10que les supporters algériens
38:11ils ne sifflent pas
38:12pour des revendications
38:14géopolitiques
38:14voilà
38:14ils sifflent la France
38:15et tout ce qu'incarne
38:17la Marseillaise
38:17donc évidemment
38:18que cet élu de la République
38:19ça se rend
38:20cette légitimation
38:21encore plus grave
38:23légitime
38:23une haine
38:24et un rejet
38:25anti-français
38:25est-ce que la France insoumise
38:26est républicaine
38:27ou anti-républicaine ?
38:29je ne sais pas
38:29on se pose la question
38:30parce que si la République
38:31c'est la République
38:32une et indivisible
38:33ce n'est pas des gens
38:34qui veulent la République
38:35une et indivisible
38:36ils n'ont pas un projet
38:37bienveillant et inclusif
38:38ce sont des gens
38:38qui surfent
38:39sur un communautarisme
38:40totalement assumé
38:41qui soufflent
38:42sur les braises
38:43de la haine
38:44anti-française
38:44du ressentiment
38:45post-colonial
38:46du racisme anti-blanc
38:48de manière
38:48totalement décomplexée
38:50Bali Bagayoko
38:51c'est un homme
38:51qui explique
38:52que le projet
38:52excusez-moi
38:53juste le projet
38:54de la Nouvelle-France
38:54je cite
38:55c'est le remplacement
38:56des vieilles couches blanches
38:57il a dit ça comme ça ?
38:58oui il a dit ça comme ça
39:00aucun problème
39:00aucun problème
39:01il l'a dit dans un podcast
39:05Jean-Luc Mélenchon
39:06on lui parle de grand
39:06plaressement
39:07des générations
39:08il avait précisé
39:08oui voilà
39:09des remplacements
39:10des tout blanc tout moches
39:11des générations
39:12vous vous en souvenez
39:13des tout blanc tout moches
39:15donc oui évidemment
39:16qu'en sous-texte
39:17on comprend très bien
39:18et quand on regarde
39:18tout ce que déclarent
39:19aujourd'hui les députés
39:20et les filles
39:20il n'y a aucune ambiguïté
39:22possible
39:24donc moi je vais vous dire
39:25je ne veux pas
39:26accompagner ce récit
39:27qui est celui
39:28de Bali Bagayoko
39:29et je crois qu'aujourd'hui
39:30c'est une menace existentielle
39:31et on revient au sujet
39:32de tout à l'heure
39:33d'où la nécessité
39:33de se rassembler
39:34vous débattriez avec lui ?
39:35bien sûr
39:36moi je débat avec qui veut
39:37je lance souvent d'ailleurs
39:38des demandes de débat
39:39on lui lance l'invitation
39:40on organisera ici même
39:41un débat
39:41avec grand plaisir
39:42entre vous-même
39:42et Bali Bagayoko
39:43on le voit qu'il y a
39:44on le disait
39:44la question de l'immigration
39:45il y a aussi
39:45les questions des thèmes de société
39:47qui seront présents
39:48dans l'élection présidentielle
39:49et un thème de société
39:50qui est assez clivant
39:51qui reflète cette semaine
39:53à l'Assemblée Ludovic
39:54oui c'est la fin de vie
39:55la proposition de loi
39:56sur l'aide à mourir
39:57revient en débat
39:58à l'Assemblée nationale
39:59tout indique que ce texte
40:01sera adopté
40:02aux alentours du 14 juillet
40:03est-ce que si votre camp
40:04arrive au pouvoir
40:05l'année prochaine
40:05est-ce que vous abrogerez
40:07cette réforme de société ?
40:09ah bah moi je plaide
40:10évidemment pour
40:11et d'ailleurs
40:11c'est la position de Marine Le Pen
40:12et c'est la position
40:13de Jordan Bardella
40:14donc je crois que
40:14de ce point de vue là
40:16ce serait abrogé
40:17il n'y a pas de débat
40:19puisque de fait
40:21les chefs d'état-major
40:22du camp national
40:23sont tous opposés
40:23à cette loi
40:24qui sera à la fin
40:26l'une des lois
40:26les plus permissives du monde
40:29je dois dire
40:29que moi je suis
40:30j'ai pas les mots
40:31face à cette loi
40:32parce qu'elle me
40:33elle me terrifie
40:34elle m'attriste
40:35parce que je sais
40:36que ce sera d'abord
40:36une loi
40:37d'abord et avant tout
40:38pour les pauvres
40:38et les plus vulnérables
40:39voilà c'est-à-dire
40:40tous ceux qui n'ont pas accès
40:41aujourd'hui à des soins palliatifs
40:42tous ceux qui vivent isolés
40:43tous ceux qui ont un handicap
40:45tous ceux qui sont
40:46dans des déserts médicaux
40:47et qui évidemment
40:48faute de pouvoir être
40:49correctement pris en charge
40:50parce que je rappelle
40:50qu'on a aujourd'hui
40:52500 personnes par an
40:53qui meurent
40:54sans être pris en charge
40:55par des soins palliatifs
40:56demanderont l'euthanasie
40:57parce que ce sera
40:58l'une des manières
40:59les moins douloureuses
41:01et de partir
41:02et moi quand je regarde
41:03aujourd'hui dans les pays
41:04où ça a déjà été légalisé
41:06les motivations
41:07notamment dans les pays
41:07anglo-saxons
41:08des personnes qui demandent
41:09l'euthanasie
41:09et que je vois des personnes
41:10âgées dire
41:10je demande l'euthanasie
41:11parce que je ne veux pas
41:12être un poids pour ma famille
41:13mais je vous assure
41:14ça me donne envie de pleurer
41:15je me dis en fait
41:16c'est des gens qui demain
41:17vont porter la responsabilité
41:18de rester en vie
41:19qui vont se dire
41:19voilà je coûte tant d'argent
41:21à mes enfants
41:21à mes petits-enfants
41:22il vaudrait mieux que je meure
41:23mais enfin
41:23mais qu'est-ce que c'est que
41:24enfin je ne sais pas
41:25jusqu'ici toute la société
41:26se mobilisait quand quelqu'un
41:27voulait se suicider
41:28et aujourd'hui maintenant
41:29on les accompagne
41:30ça veut dire donc
41:30on arrête d'appeler
41:31les camions de pompiers
41:32quand quelqu'un veut
41:32se jeter d'un pont
41:33alors c'est une rupture
41:33anthropologique majeure
41:34et la réalité je vous le dis
41:36c'est qu'aujourd'hui
41:37ça n'est que le début
41:38demain ce sera donc
41:39c'est très encadré
41:40des pathologies graves
41:41un peu de médecins
41:42mais madame
41:43le problème si vous voulez
41:44c'est que c'était exactement
41:44n'importe qui ne peut pas dire
41:45je veux
41:46c'était exactement la même chose
41:47au début des pays
41:49qui ont légalisé
41:50et le résultat
41:51notamment en Belgique
41:52mais pas que
41:52au Canada ou ailleurs
41:53c'est qu'à partir du moment
41:54où on a légalisé l'euthanasie
41:56on ne parle d'ailleurs
41:56jamais d'euthanasie
41:57et de suicide assisté
41:57en la loi
41:58c'est très or les orwelliens
41:59et bien le résultat
42:00c'est qu'ensuite
42:01on a élargi
42:01on a élargi
42:03aux handicapés
42:04on a élargi
42:04aux mineurs
42:05on a élargi
42:06aux maladies psychiatriques
42:07et c'est ainsi qu'en Belgique
42:08une femme de 25 ans
42:09a été euthanasiée
42:10parce qu'elle était traumatisée
42:11à la suite d'un attentat islamiste
42:12et si votre camp
42:13l'emporte l'an prochain
42:13il y a d'autres réformes sociétales
42:15dont vous souhaiteriez la bourgation ?
42:17déjà il y a une chose
42:18sur laquelle on va se battre ardemment
42:20c'est l'offensive pro-GPA
42:22à laquelle on est en train d'assister
42:23parce qu'aujourd'hui
42:24on voit bien que
42:25Gabriel Attal
42:26mais pas que
42:26veut faire de ce combat
42:28l'un de ces grands combats
42:30dits sociétaux
42:31qui là pour moi encore
42:32est une aberration
42:33on est sur un contrat
42:35à la vie et à l'enfant
42:36on est sur la marchandisation
42:38du corps de la femme
42:39alors on essaye de nous vendre ça
42:41en GPA éthique
42:44je ne crois pas à la GPA éthique
42:48du moins j'y croirais
42:49le jour où une femme riche
42:50prêtera son ventre
42:51pour sa femme de ménage
42:52jusqu'ici je crois que ça ne va pas
42:53trop exister
42:54donc ça ça fait partie
42:55évidemment des grands sujets
42:56sur lesquels nous allons
42:57bien sûr nous mobiliser
42:58nous empêcherons
43:00coûte que coûte
43:00d'avancer vers cette rupture
43:02anthropologique une fois de plus
43:03Marion Maréchal
43:03vous étiez à Washington
43:04pour l'investiture
43:05de Donald Trump
43:06le président américain
43:07qui a signé cette semaine
43:08un accord
43:09en tout cas les discussions
43:10s'engagent avec les Iraniens
43:11y compris aux Etats-Unis
43:12certains disent
43:13c'est une forme
43:14de défaite américaine
43:16est-ce que vous vous dites
43:17je me suis trompé
43:17j'aurais jamais dû le soutenir
43:19ah non mais moi
43:20je vais vous dire
43:20j'ai toujours eu le même discours
43:21sur les Américains
43:22et sur les Donald Trump
43:24puisque en fait
43:24moi ce que je constate
43:26c'est qu'il n'y a pas
43:26de véritable rupture
43:27en réalité
43:28dans l'administration Trump
43:30et les précédentes
43:31vis-à-vis en tout cas
43:31des intérêts français
43:32la seule chose c'est que Trump
43:33il affiche la couleur
43:34il est brut de décroffrage
43:35vous voyez ce qui s'est passé
43:36en Iran
43:36le résultat de ces
43:37ah non mais moi
43:38j'étais contre
43:38cette intervention
43:39donc je ne peux pas vous dire plus
43:40je n'ai surtout pas souhaité
43:41que la France aille dedans
43:42si ce n'est pour respecter
43:43les accords de défense
43:44avec les alliés
43:45mais est-ce que ça finit
43:45par une capitulation de Trump
43:47par contre j'ai envie de vous dire
43:48on verra dans 60 jours
43:50ce qu'il en est
43:50mais moi je trouve
43:51que c'était une erreur fondamentale
43:52que d'aller vers cela
43:53donc je n'ai aucun problème
43:54à le dire
43:54maintenant je vous le dis
43:55d'un point de vue
43:55européen et français
43:57ce qui me fait peur
43:58si vous voulez
43:58dans cette affaire
43:59c'est que dans deux ans
44:00si Donald Trump
44:01était amené à perdre
44:02les élections
44:03ce qui est tout à fait possible
44:04qu'on ait la tentation
44:05et que de nombreux pays
44:06européens aient la tentation
44:07de faire
44:07oulala c'est bon
44:08Trump est parti
44:09on reprend les choses
44:10comme avant
44:10on se remet gentiment
44:12et rondement
44:13en bon petit vassal
44:14de petits vassaux
44:15pardon
44:16militaires
44:16numériques
44:17économiques
44:17des Etats-Unis
44:19on sort de cette logique
44:20qui est celle aujourd'hui
44:21bienvenue au niveau européen
44:22de défendre une préférence européenne
44:24et de tendre vers l'autonomie
44:25et l'indépendance
44:26ce serait une erreur fatale
44:28je veux dire
44:29il faut dépasser
44:29le sujet de Donald Trump
44:30les Américains
44:32aussi alliés soient-ils
44:33sur un certain nombre de sujets
44:34restent des concurrents féroces
44:36dont les intérêts
44:36ne sont pas toujours alignés
44:37avec les nôtres
44:38et donc j'espère
44:39j'espère que le passage
44:41de Donald Trump
44:42servira de leçon durable
44:43à toutes ces élites européennes
44:45en tout cas j'oeuvrerai pour
44:46et quand vous vous voyez
44:47pardon Amandine
44:48non non mais j'allais dire
44:49qu'est-ce qui vous empêche
44:49cela dit d'être critique
44:51sur ce que fait Donald Trump
44:52on voit par exemple
44:53je suis critique
44:53j'ai dit que c'était une erreur
44:55Georgia Meloni
44:56se désolidarise complètement
44:57de Trump
44:58et dit d'ailleurs
44:58ça m'annuit d'être votre ami
45:00je ne veux pas être plus critique que ça
45:02je vous dis que c'était une erreur
45:03que cette intervention
45:03il vous déçoit
45:05non mais c'est pas qu'il me déçoit
45:07si vous voulez
45:07parce que moi je ne suis pas américaine
45:08donc je n'ai pas voté pour lui
45:10mais moi je fais la part des choses
45:11j'ai aucun problème à dire
45:12que sur la politique intérieure
45:13il y a des choses
45:14que je partage avec Donald Trump
45:15ce serait ridicule de dire le contraire
45:17sur le fait de vouloir réduire l'immigration
45:19de lutter plus efficacement
45:20contre l'immigration clandestine
45:21dans la lutte contre le narcotrafic
45:23dans la lutte contre le wokisme
45:24tout ça évidemment
45:25nous l'avons en commun
45:25et ce serait ridicule de le nier
45:27maintenant je fais la part des choses
45:28avec le Trump extérieur
45:30et je le dis une fois de plus
45:31ce que nous vivons aujourd'hui
45:32avec Donald Trump
45:33n'est pas nouveau
45:34quand sous Biden
45:34nous avions
45:38j'ai oublié le terme
45:40il y a eu l'affaire Rocus
45:41il y a eu l'amende de BNP Paribas
45:42il y a eu l'affaire Snowden
45:44mais il y a eu l'affaire Ritution
45:45ah c'est exactement
45:46je cherchais le terme
45:47qui était aussi un sabotage complet
45:49de l'économie européenne
45:51bizarrement
45:52bizarrement
45:52personne n'avait rien à dire
45:54voilà
45:54et donc je le dis
45:55soyons cohérents
45:56que ce soit une administration
45:58démocrate
45:58ou une administration républicaine
46:00Donald Trump
46:01ou pas Donald Trump
46:02en fait
46:03nous sommes des Européens
46:04nous sommes des Français
46:05et donc à ce titre
46:06c'est d'abord en tant qu'Européens
46:08et Français
46:08qu'on doit raisonner
46:09et donc c'est la grande leçon
46:10me semble-t-il
46:11qu'il faut garder
46:12et l'autre leçon pardon
46:13c'est la question aussi
46:15de notre autonomie
46:15en matière de défense
46:17voilà
46:17et ça c'est le grand enjeu
46:18des années à venir
46:19que nous allons devoir défendre
46:21nous aussi
46:21à Paris
46:22comme à Bruxelles
46:22Mario Maréchal
46:23on a évoqué au début
46:24de cette interview
46:24la situation évidemment
46:25climatique en France
46:26avec près de 26 millions
46:27de Français
46:27qui sont concernés
46:29aujourd'hui
46:29par cette alerte rouge
46:30à l'instant
46:31on apprend
46:32par la voix du ministre
46:33de l'éducation
46:34que 845 écoles
46:37et collèges
46:37seront fermées lundi
46:39845 écoles
46:41et collèges
46:41fermées lundi
46:421800 autres
46:44aménageront
46:44leurs horaires
46:46oui
46:47je vais faire le même commentaire
46:49que ce que j'ai fait
46:49en ce début d'émission
46:50c'est-à-dire que je trouve ça
46:51affligeant
46:51qu'on se retrouve
46:52pour des raisons démagogiques
46:53par refus de climatisation
46:54dans cette situation
46:55parce que
46:55il faut comprendre
46:56que derrière ça
46:57même si c'est une décision
46:58on va dire légitime
47:00pour les enfants
47:00bien sûr
47:01c'est une désorganisation
47:02familiale totale
47:04pour les parents
47:04qui travaillent
47:05je pense que c'est
47:05extrêmement compliqué
47:06donc ce qui serait bien
47:07c'est que le gouvernement
47:08de temps en temps
47:09arrête la communication
47:10par à-coup
47:10en fonction de l'actualité
47:12mais c'est capable
47:12de temps en temps
47:13d'aller au bout
47:15d'une idée
47:16et s'ils sont d'accord
47:17comme ils semblent le dire
47:18pour un grand plan
47:18de climatisation
47:19d'ailleurs proposé
47:19par Marine Le Pen
47:20depuis longtemps
47:20on en attend maintenant
47:22la couleur
47:23Merci beaucoup
47:24Mario Maréchal
47:24d'avoir été notre invité
47:26Ludovic Abendille
47:26merci d'avoir été
47:27à mes côtés
47:28ce mastin
47:29merci d'avoir regardé
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