- il y a 6 heures
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
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00:00Générique
00:00...
00:10Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique.
00:14Notre invitée ce matin, Marion Maréchal.
00:17Dans un instant, elle nous dira notamment si elle continue de soutenir Donald Trump
00:22alors que la tension reste extrême entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:26Avec elle, on va bien sûr évoquer le livre qu'elle vient de publier.
00:31Si tu te sens, Le Pen, ses confidences, ses ambitions,
00:34quel rôle compte-t-elle jouer lors de la prochaine présidentielle en 2027 ?
00:39Elle nous dévoile dans un instant.
00:41Mais avant cela, le flash avec Fanny Wegschheider.
00:47Attention au Moyen-Orient ce matin, le guide suprême iranien met en garde les Américains.
00:52Écoutez-le.
00:52Les Américains doivent savoir que s'ils déclenchent une guerre,
00:59cette fois-ci, ce sera une guerre régionale.
01:04Ali Khomeini qui répond aux menaces d'intervention militaire américaine,
01:08brandie en début de semaine face à la répression du mouvement de contestation
01:12contre le régime dans le pays.
01:13Et c'est dans ce contexte que démarrent aujourd'hui
01:15des manœuvres maritimes de l'armée iranienne dans le détroit d'Hormuz
01:19où nous retrouvons notre envoyé spécial Clémence Dibout.
01:22Des opérations pourtant autorisées par les Etats-Unis
01:24engagent d'ouverture au dialogue.
01:27Un exercice militaire iranien dans le détroit d'Hormuz
01:30qui est parfois vu comme un mouchoir de poche.
01:32Et pas n'importe quel exercice militaire.
01:34Un exercice des forces navales des gardiens de la Révolution
01:37et avec des tirs réels a été précisé.
01:41Alors même que dans cet espace assez restreint
01:43transite 20% du commerce pétrolier mondial
01:47et surtout croise au large une armada américaine
01:51dont s'est vanté Donald Trump à plusieurs reprises
01:53dont le porte-avions Abraham Lincoln, le porte-avions américain.
01:58Alors forcément on craint des tensions ici.
02:00Ce n'est pas forcément une première cet exercice.
02:02D'ailleurs les pétroliers, la plupart ont été prévenus par radio
02:05qu'il y allait avoir un exercice dans une zone dédiée
02:08loin de la route maritime.
02:10Mais quant aux américains, eux ont fait savoir
02:13qu'il y avait deux lignes rouges.
02:15A savoir qu'il ne fallait pas que ces bâtiments
02:17soient dans les trajectoires de tirs iraniens.
02:20Et puis en aucun cas ils n'accepteraient
02:22que leur bâtiment militaire ne soit survolé à basse altitude
02:27par des drones ou par des engins iraniens.
02:29Un détroit d'Hormuz donc dans lequel on retient son souffle aujourd'hui.
02:33Et Mance Dibouille donc dans le détroit d'Hormuz
02:35avec Théo Toché pour BFM TV.
02:38On reste dans la région avec la bande de Gaza
02:40et cette réouverture par Israël
02:42du point de passage de Rafa à la frontière avec l'Egypte.
02:45Ouverture très partielle, limitée aux habitants de la bande de Gaza
02:49et dans des conditions très strictes.
02:51Ce point vital d'acheminement de l'aide humanitaire
02:53est le seul passage entre Gaza et le monde extérieur
02:55qui ne passe pas par Israël.
02:57Il était fermé depuis le printemps 2024.
02:59En France, Capgemini tente d'éteindre la polémique.
03:03Le géant français de l'informatique
03:05annonce qu'il met en vente sa filiale
03:07qui travaille pour l'ICE, la police anti-immigration américaine.
03:10Cette succursale fournissée à l'agence fédérale américaine
03:15qui est très critiquée pour ses méthodes.
03:17Un outil d'identification et de localisation des personnes étrangères.
03:22Et puis on termine avec ces images,
03:24terribles images des dégâts causés par la tornade
03:27qui a touché hier la Gironde.
03:30C'est près de 300 habitations de mi-haus qui ont été endommagées,
03:34heureusement sans faire de blessés.
03:36Le plan communal de sauvegarde a été déclenché
03:38dans cette petite commune de 12 000 habitants
03:41où la tornade a traversé sur un couloir d'environ 500 mètres de large
03:45et 4 km de long.
03:46Une cellule orageuse qui est venue du bassin d'Arcachon.
03:49Vous voyez donc ces images absolument dramatiques
03:53des conséquences sur cette commune.
03:56Tout de suite, BFM politique, Guillaume Daré reçoit
03:58Marion Maréchal, députée européenne
03:59et présidente du parti Identité-Liberté.
04:02Merci d'être avec nous pour BFM politique.
04:11Bonjour Marion Maréchal.
04:13Merci d'être notre invitée ce matin de BFM politique.
04:15À mes côtés pour vous interroger Amandine Atalaya.
04:17Bonjour Amandine, éditorialiste politique BFM TV.
04:20Et Ludovic Vigogne de la Tribune dimanche.
04:22Bonjour.
04:22Notre partenaire.
04:23Bonjour Ludovic.
04:24Alors on va revenir bien sûr dans quelques instants
04:26sur le livre que vous publiez,
04:28Si tu te sens, Le Pen,
04:29vos confidences, vos ambitions,
04:32ce que vous voulez faire pour la droite.
04:34On va voir vos relations avec Marine Le Pen,
04:35avec Jordan Bardella.
04:36Mais d'abord, bien sûr, on le disait,
04:38cette tension qui restait extrême
04:40entre l'Iran et les Etats-Unis,
04:42les forces iraniennes qui sont en état d'alerte maximum,
04:45l'armada américaine qui est toujours présente dans la région.
04:49Une attaque américaine déclenchera une guerre régionale,
04:52prévient ce matin le guide suprême Ali Rahmenei.
04:55Est-ce que vous, vous êtes favorable,
04:58oui ou non, à une intervention ?
04:59Américaine pour renverser le régime des Mollahs iraniens.
05:02Écoutez, je pense que sur ce dossier iranien,
05:04il faut associer à la fois l'espérance et la prudence.
05:06L'espérance, évidemment, de voir ce régime
05:09qui est basé sur le fanatisme religieux
05:10et qui opprime son peuple et ses opposants tomber,
05:13et qui est une menace d'ailleurs pour Israël
05:15et le monde en général,
05:16mais aussi prudence, en ce sens évidemment,
05:20que si une opération au sol avait lieu,
05:23nous pourrions prendre le risque demain
05:24que la chute du régime
05:27et à la fois le régime nouveau qui s'en suivrait
05:28pourrait être entachée finalement
05:30de l'idée qu'il aurait été imposé
05:34ou installé par une puissance étrangère,
05:37disons-le dans un contexte interne
05:39qui est instable en Iran,
05:41puisqu'il y a de très nombreux peuples et communautés
05:43qui cohabitent aujourd'hui sur cette terre,
05:46dans le contexte aussi géopolitique
05:48inflammable du Moyen-Orient.
05:50Et donc, ceci étant dit,
05:52prudence ne veut pas dire inaction.
05:54Et moi, je crois bien davantage sur ces dossiers
05:56à la coopération intelligente et discrète en sous-main
06:00plutôt qu'aux grandes déclarations,
06:02parfois un peu chaudes,
06:04telles qu'on peut les voir ces derniers jours.
06:08Et en l'occurrence, je pense notamment
06:09à la capacité à affaiblir et cibler
06:11les éléments les plus brutaux et les plus radicaux du régime,
06:15et notamment les flux financiers des gardiens de la Révolution,
06:18dont on sait qu'ils sont bien souvent liés au narcotrafic,
06:21éléments sur lesquels, par exemple, la France peut coopérer intelligemment
06:24pour aider le peuple iranien à se libérer.
06:26Donc très concrètement, vous êtes pour ou contre une intervention ?
06:28Très concrètement, c'est ce que je viens de vous dire à l'instant,
06:31je pense qu'une opération au sol serait une chose risquée.
06:35Donc je préférerais que le peuple iranien se libère de lui-même
06:39et que nous l'aidions à cela par typiquement...
06:43Opération au sol, vous dites non ?
06:45Des bombardements, oui ou non ?
06:46Et je pense que s'il y a une capacité à pouvoir affaiblir le régime
06:51en ciblant de manière très précise un certain nombre d'infrastructures
06:54ou une fois plus d'éléments radicaux du régime,
06:57moi je suis pour qu'on puisse aider au maximum le peuple iranien,
07:00mais je dis juste attention, parce qu'on a des expériences passées
07:03dans cette région du monde, sur lorsque des régimes tombent,
07:06que la suite ne tombe pas dans le chaos.
07:09Voilà, c'est ça.
07:09Et surtout qu'une fois plus, il n'y ait pas l'idée
07:11que ce soit finalement les Occidentaux qui a imposé ce régime-là.
07:13Le peuple iranien a la particularité d'être un grand peuple,
07:16c'est un peuple patriote,
07:18et je pense qu'il n'accepterait pas finalement
07:19qu'on lui donne le sentiment, qu'on lui ait pu lui imposer quoi que ce soit.
07:23Mais s'il n'y a pas d'intervention américaine,
07:24est-ce qu'on ne va pas accuser Donald Trump d'avoir lâché le peuple iranien ?
07:27On se souvient, il y a trois semaines,
07:28quand celui-ci a commencé à se soulever,
07:30il avait écrit sur les réseaux sociaux
07:32« L'aide américaine arrive ».
07:33Oui, je pense qu'il est dans une guerre psychologique.
07:37Il tente manifestement, non pas tant d'ailleurs,
07:39si je comprends bien, de faire forcément tomber le régime
07:41que d'obtenir coûte que coûte un accord sur le nucléaire,
07:45en vue en particulier d'assurer la sécurité d'Israël.
07:48D'ailleurs, vous avez noté que sur ce dossier,
07:49Israël est très silencieux depuis maintenant quelques semaines.
07:54Et donc, il joue d'une guerre psychologique
07:56et d'une menace militaire pour pouvoir faire plier le régime.
07:59Bon, on verra si ça fonctionne ou pas.
08:01Une fois de plus, à notre niveau, nous, Français,
08:03ça ne nous interdit pas de pouvoir faire tout ce que nous pourrons faire,
08:05notamment sur les flux financiers,
08:06et par des sanctions de plus en plus dures à l'égard, bien sûr,
08:09de ces gardiens de la République.
08:10Pas d'opération au sol, des bombardements, peut-être, dites-vous.
08:13Est-ce que la France doit s'associer à des bombardements, par exemple ?
08:16Non, je ne crois pas qu'il faille nécessairement
08:18que la France s'associe à une opération militaire au sens strict.
08:21Je vous dis, il y a bien des manières de pouvoir contribuer
08:22à aider le peuple iranien par des sanctions
08:25ou par des leviers financiers.
08:27Et une fois de plus, en s'attardant à ce sujet du narcotrafic,
08:29j'y reviens parce qu'on en parle très peu,
08:30mais les gardiens de la révolution ont le doigt,
08:33pour ne pas redire le bras, aujourd'hui,
08:35dans le narcotrafic pour pouvoir financer aussi leur activité,
08:38ça me semble être une manière déjà intelligente de coopérer
08:40pour pouvoir contribuer à ce que, une fois de plus,
08:42cette révolution et cette chute du régime
08:44viennent d'abord et avant tout du peuple iranien.
08:46Les armées européennes, qui ont d'ailleurs été classées terroristes
08:48par l'Iran au cours de la nuit,
08:50mesure justement de rétorsion aux mesures qui avaient été prises
08:53justement contre les guides suprêmes iraniens
08:55tout au long, évidemment, de cette émission.
08:56On va continuer de vous donner des informations sur ce qui se passe en Iran.
08:59Amandine.
09:00Est-ce que vous jugez toujours la politique internationale
09:03de Donald Trump intelligente ?
09:05Vous venez de dire à l'instant que c'était à vos yeux
09:06un stratège en Iran.
09:09Est-ce que les derniers événements,
09:10par exemple le Groenland ou ce qui a pu se passer
09:13avant le Venezuela, vont dans ce sens pour vous ?
09:15Écoutez, déjà, pour vous répondre précisément
09:18sur le sujet Donald Trump et américain,
09:20je permets de commencer en disant que je n'ai pas de leçons, moi,
09:22à recevoir, non pas de vous, par ailleurs,
09:24mais notamment du centre, des macronistes et de la gauche
09:28et qui sont pour moi des patriotes de pacotilles
09:31parce qu'aujourd'hui, ils viennent donc, en l'occurrence,
09:34nous faire la leçon alors qu'ils ont contribué
09:36par leurs décisions politiques au niveau européen
09:39comme au niveau français à transformer notre continent
09:41en colonie numérique et militaire des États-Unis,
09:43en colonie économique de la Chine, entre autres choses,
09:46en colonie de peuplement de l'Afrique
09:48et pour ne pas dire en colonie islamique du Moyen-Orient.
09:50Et donc, ils ont très largement amputé à la fois notre puissance
09:53et notre souveraineté.
09:54Ils sont par ailleurs, excusez-moi de le dire,
09:56incapables de tenir tête au président algérien
09:58qui, encore aujourd'hui, détient un otage français.
10:01Ils sont incapables de tenir tête aux narco-trafiquants.
10:03Ils sont incapables de tenir tête à Van der Leyen
10:05qui nous impose aujourd'hui le traité du Mercosur.
10:07Je veux bien, si vous voulez, qu'on aille défendre
10:13et bien légitimement, nous nous en indignons
10:15et je me satisfais de la solidarité européenne
10:17sur ce dossier des menaces faites sur le Groenland.
10:20Mais avant, si vous voulez, de garantir la souveraineté
10:23du Groenland, commençons déjà par garantir
10:25la souveraineté de nos propres territoires.
10:27Quand on voit aujourd'hui la reculade du gouvernement
10:29sur le dossier calédonien notamment,
10:31où chaque fois nous cédons à la pression
10:34des indépendantistes violents, où nous laissons s'installer
10:36une ingérence notamment chinoise et de l'Azerbaïdjan
10:39qui nous rapproche de plus en plus année après année
10:42malgré le vote des Calédoniens de cette idée d'indépendance,
10:45oui, je considère qu'il y a un petit problème
10:48dans les priorités.
10:49Et je continuerai là-dessus en vous disant
10:50une chose très importante parce que pour moi
10:51il y a une leçon centrale sur ce dossier du Groenland.
10:56Vous connaissez les raisons pour lesquelles
10:58aujourd'hui Donald Trump s'y attarde.
10:59Ça ne date pas d'ailleurs de l'administration Trump,
11:00disons-le, c'est un territoire qui est administré
11:03par le Danemark, qui n'est pas géographiquement européen
11:06mais géographiquement dans la zone américaine
11:08et qui est décisif pour eux, pas une grande leçon,
11:11vous le savez parfaitement, pour la protection
11:12vis-à-vis des missiles balistiques ou hypersoniques.
11:17Et pourquoi je vous dis ça ?
11:18Parce que la conclusion que nous devons en tirer
11:19c'est que lorsqu'il y a un vide géopolitique,
11:22quelqu'un s'en empare.
11:23C'est-à-dire que là, depuis des années,
11:24ce territoire administré par les Danois,
11:26les Danois ne s'occupaient plus du Groenland
11:29au point que les Chinois y étaient entrés
11:32de manière très importante.
11:33Certains vous diront donc
11:34que l'Europe doit être plus forte.
11:35Non mais donc la conclusion,
11:36déjà la conclusion, nous en tant que Français,
11:39ça veut dire que si nous laissons à l'abandon
11:41comme nous le faisons aujourd'hui
11:42nos territoires d'outre-mer,
11:43si nous laissons un vide géostratégique
11:45en Guyane, à la Réunion notamment,
11:48nous prenons le risque demain
11:49que les Américains finissent par s'y intéresser également
11:53pour des raisons de sécurité.
11:54Donc déjà c'est une leçon,
11:56évidemment je me félicite
11:57qu'il y ait une solidarité européenne
11:58parce que la réaction vis-à-vis du Groenland
12:00est scrutée par les Américains
12:02mais aussi par la Chine,
12:04par les Algériens,
12:06par les Indiens
12:07et que toute faiblesse bien sûr
12:08serait analysée
12:09comme la possibilité demain
12:11de pouvoir prendre possession
12:12justement des territoires européens.
12:14Mais la réponse de long terme,
12:17si vous voulez,
12:17au-delà du fait de ne pas céder,
12:19c'est d'abord et avant tout
12:20de retrouver un maximum d'autonomie stratégique
12:23et d'engagement stratégique.
12:23Mais que ce soit sur le Groenland ou l'Iran
12:25et on voit que les informations
12:26continuent d'arriver,
12:27on vous les donnera
12:28tout au long de cette émission,
12:29par exemple sur l'Iran,
12:29en gros vous dites
12:30prudence et espérance
12:32mais en gros ça veut dire
12:33pas de bombardement
12:33donc on laisse les Iraniens
12:35se faire massacrer.
12:35Non, c'est pas ce que je suis en train de vous dire.
12:37Je vous ai dit tout à l'heure
12:37qu'il y avait bien des manières
12:38de pouvoir aider le peuple iranien
12:40mais qu'il fallait le faire
12:41de manière prudente
12:42et intelligente.
12:44Et que quand je vous parle
12:45de coopération française
12:46notamment sur les flux financiers,
12:48ça n'est pas resté indifférent
12:50ou comment dire impuissant
12:53c'est pas un jeu,
12:55on joue pas au risque là
12:56pour ceux qui, voilà,
12:57on est quand même face
12:58à des situations extrêmement complexes
13:00dont on sait que l'expérience passée
13:02en Irak, en Afghanistan, en Syrie
13:04peut parfois aboutir
13:06lorsqu'elles sont malmenées
13:07à des chaos parfois encore plus grands
13:10et donc sur la question iranienne
13:11il ne s'agit pas de rester inactif
13:13mais il s'agit de cibler intelligemment
13:15ce que nous pouvons faire.
13:16Il y en a un qu'on évoquait à l'instant
13:17dont on a un peu l'impression
13:18parfois sur la scène internationale
13:20qu'il joue effectivement
13:21c'est Donald Trump.
13:21De Donald Trump, dans votre livre
13:23vous évoquez notamment
13:24le président américain
13:25et vous dites, je le cite,
13:27que nos élites feraient bien
13:27de s'inspirer de sa méthode
13:29défendre prioritairement nos intérêts
13:31comme le fait le président américain
13:33pas les siens
13:33mais dans tout ce que vous voyez
13:35depuis un an de Donald Trump
13:36on le voit parfois
13:38cette volonté impérialiste
13:39sur certains territoires
13:40une brutalité en matière
13:41de politique étrangère
13:42une grossièreté aussi
13:44parfois dans l'expression
13:44vous l'avez vu notamment
13:45avec une journaliste
13:46dans un avion Air Force One
13:47où il lui dit
13:47tais-toi cochonne
13:49excusez-moi pour les termes
13:50de tout cela
13:51rien ne vous pose problème.
13:52Alors qu'est-ce que je dis précisément
13:53dans ce livre ?
13:54Je dis qu'il faut s'inspirer
13:55de la méthode de Donald Trump
13:56parce qu'il réhabilite
13:58la volonté et l'efficacité politique
13:59sur la technobureaucratie
14:00et sur le gouvernement des juges
14:02c'est ce que je dis précisément
14:03c'est ce qui m'intéresse
14:04il démontre aussi
14:05que le patriotisme
14:06est une doctrine moteur
14:08qui lui permet
14:09d'obtenir des résultats
14:10je ne suis pas en train de dire
14:12que Donald Trump
14:14défend les intérêts français
14:15ou européens
14:16je ne le pense pas
14:16c'est un américain
14:17qui défend les intérêts américains
14:18je ne lui reproche pas
14:19je reproche en revanche
14:20à nos élites
14:20de ne pas faire la même chose
14:22maintenant ceci étant dit
14:23moi je n'ai aucun problème
14:24de cohérence
14:25c'est-à-dire que je dis
14:25oui bien sûr
14:26j'ai un certain nombre
14:27de combats
14:28en commun avec Donald Trump
14:30qui sont d'ailleurs
14:31des défis qui nous rassemblent
14:32et qui nous menacent
14:33ensemble
14:34à États-Unis
14:34Europe
14:35qu'il s'agisse de l'immigration
14:37de l'islamisation
14:38du wokisme
14:39du narcotrafic
14:40donc sur ce sujet
14:41je suis désolée
14:41si ça déplaît
14:42mais je continuerai
14:43de travailler
14:44avec les républicains américains
14:45mais je sais aussi
14:46et moi contrairement à d'autres
14:47je ne le découvre pas
14:48que les américains
14:49peuvent être des concurrents
14:51géopolitiques
14:51mais dans le style
14:52que le président
14:53il a écrit
14:53quand il dit
14:54tais-toi cochonne
14:55à une journaliste
14:55dans un avion
14:56ça ne vous pose aucun problème
14:57mais je ne défends
14:57absolument pas ça
14:58je ne suis pas en train
14:59de vous dire
14:59que je suis en pamoison
15:00devant le style
15:00de Donald Trump
15:01ce n'est pas ça
15:01mais à un moment donné
15:02pour moi ça c'est la mousse
15:04si vous voulez
15:04ce n'est pas ce qui est intéressant
15:05le style
15:06la brutalité
15:07le fait que dans ces négociations
15:08c'est toujours la même chose
15:09d'ailleurs ça devient habituel
15:10aujourd'hui
15:10à chaque fois qu'il commence
15:12une négociation
15:13il commence par des provocations
15:14très fortes
15:14c'est le grand retour du chef
15:15du rapport de force virile
15:17vous dites
15:17oui
15:18la politique c'est la virilité
15:20c'est un diagnostic
15:21vrai me semble-t-il
15:23oui je suis en train de dire
15:24que c'est le retour
15:24du rapport de force virile
15:25que ça nous plaise ou pas
15:26mais ce qui est intéressant
15:28c'est que parfois
15:28vous semblez avoir
15:29une forme d'incapacité
15:31ou de non-désir
15:32à le condamner
15:32sur quoi que ce soit
15:33par exemple
15:34avec ce qui s'est passé
15:35vos propos ont pu choquer
15:37après la mort
15:37des deux américains
15:38tués par la politique
15:40la police de l'immigration
15:41l'ICE américaine
15:43vous aviez parlé
15:43d'accidents malheureux
15:45je cite vos propos
15:46semblant par là
15:48tout à fait sous-estimer
15:49ce qui s'était passé
15:50est-ce que vous regrettez
15:51par exemple ces propos ?
15:52non moi vous savez
15:53j'ai pas le patriotisme
15:53à géométrie variable
15:55c'est-à-dire que typiquement
15:56lorsqu'il y a eu
15:56la signature de l'accord
15:57commercial
15:58entre les Etats-Unis
15:59et l'Union Européenne
16:01il y a quelques mois de cela
16:01j'ai dénoncé cet accord
16:03parce que je considérais
16:04qu'il était inique
16:05et injuste pour les Européens
16:06et j'ai même regretté
16:07que nous n'engageons pas
16:08un certain nombre
16:09d'outils dont nous disposons
16:10au niveau européen
16:11pour pouvoir avoir
16:12comment dire
16:13une négociation
16:13qui soit davantage
16:14évidemment à notre bénéfice
16:16comme d'ailleurs
16:17je m'étonne
16:18que aujourd'hui
16:19les élites européennes
16:21s'indignent
16:22on va dire
16:23des méthodes américaines
16:24alors que
16:25excusez-moi
16:26par le passé
16:27on se souvient
16:28de l'affaire Alstom
16:29sous Barack Obama
16:30on se souvient
16:31des Etats-Unis
16:32qui ont condamné
16:32sur ce qui s'est passé
16:34la semaine dernière
16:35je vais vous répondre
16:35mais juste j'aimerais
16:35aller au bout du raisonnement
16:36pour donner
16:36de la cohérence à tout ça
16:38et je vous réponds
16:39sans aucun problème là-dessus
16:40le fait que par le passé
16:41une fois de plus
16:42l'amende BNP Bariba
16:42l'affaire Ocus
16:43des sous-marins
16:44qui a été torpillé
16:45par les américains
16:46ce qui est étonnant
16:46ou l'espionnage massif
16:48à l'époque
16:49sous la gauche américaine
16:50des élites européennes
16:51à l'époque
16:51ça ne posait de problème
16:52à personne
16:53donc moi je vous dis
16:53juste j'ai pas le patricisme
16:54la géométrie barrière
16:55la France
16:55c'est par exemple
16:56parfaitement opposé
16:57à Ocus
16:57à Biden
16:58sur ce qu'il s'est mis
16:58sur la question
16:59d'Amandine
16:59on a eu à peine
17:03des indignations
17:04mais concrètement
17:04concrètement
17:05voilà
17:05donc moi je vais vous dire
17:06que ce soit la droite
17:06ou la gauche aux Etats-Unis
17:07ma boussole
17:08c'est la défense intérieure
17:09Qu'est-ce que j'ai dit
17:12sur la police américaine
17:13et sur cette affaire
17:13qui nous a occupé
17:14ces derniers jours
17:14déjà qui nous occupe
17:15selon moi beaucoup trop
17:17c'est-à-dire qu'on est tous
17:18transformés maintenant
17:19en commentateurs
17:20de l'actualité américaine
17:21parce qu'il me semble
17:23et moi j'ai bien vu
17:23comment cette affaire
17:25a été instrumentalisée
17:26par la gauche
17:26disons-le avec le SAV
17:28du service public
17:28quand même
17:29qui consiste en fait
17:30à laisser entendre
17:32que parce qu'il y a
17:33aujourd'hui
17:33ce type de drame
17:34aux Etats-Unis
17:35voilà
17:36et bien il faudrait
17:37finalement s'interdire
17:38d'avoir toute politique
17:39de contrôle d'immigration
17:40en France
17:40accident malheureux
17:41ce que vous regrettez
17:42c'est-à-dire
17:42je vais vous dire
17:42pourquoi j'ai employé
17:43cette expression
17:43oui mais je vais vous dire
17:45pourquoi j'ai
17:45laissez-moi juste finir
17:46là-dessus
17:47parce que c'est important
17:48en fait l'idée étant
17:50à chaque fois
17:50de culpabiliser les français
17:51en disant
17:52bah voilà
17:52si vous voulez expulser
17:54l'assassin de Philippines
17:55l'assassin de Lola
17:57ou les violeurs
17:59aujourd'hui
18:00de cette pauvre mamie
18:00de 90 ans à Nice
18:01il y a quelques jours
18:02qui sont des algériens
18:04sous OQTF
18:04finalement ce que vous voulez
18:05c'est tirer dans le dos
18:06des gens comme le fait Donald Trump
18:08et moi je refuse
18:09voilà je refuse
18:10cette culpabilisation
18:11je refuse cette propagande
18:12de la gauche
18:13et j'ai dit une chose
18:14très simple sur cette affaire
18:15parce qu'en l'occurrence
18:16je parlais de la dernière
18:17absolument
18:17vous l'avez compris
18:18parce qu'il y a deux versions
18:19qui s'opposent
18:20sur ce dossier
18:21je note juste
18:22je note juste
18:23que quand cette police américaine
18:24qui n'est pas la milice privée
18:26de Donald Trump
18:26contrairement à ce que j'ai entendu
18:27sur le service public
18:28qui est une police
18:29qui existe depuis 2003
18:30dont le chef actuel
18:32a été récompensé par Obama
18:33quand elle intervient
18:34qu'est-ce qui se passe
18:35il y a des militants
18:36de gauche
18:37et d'extrême-gauche
18:38qui organisent
18:39avec la complicité
18:40des états fédérés
18:41le blocage
18:42et cette police
18:42elle intervient dans 70%
18:44des cas pour arrêter
18:44des clandestins
18:45est-ce qu'on peut parler
18:46des clandestins criminels
18:48on a le droit de protester
18:49encore
18:49vous savez
18:50la protestation
18:51la gauche peut aller
18:52dans des manifestations
18:52et protester
18:53ah oui
18:53bien sûr
18:54elle peut faire obstruction
18:55au fait qu'on expulse
18:56des clandestins
18:56qui sont des criminels
18:58parce que je vous signale
18:59que dans la dernière affaire
19:00où il y a eu ce drame
19:01et ce militant
19:02qui est mort
19:02en l'occurrence
19:03la police intervenait
19:04pour expulser un homme
19:06qui était poursuivi
19:07pour violence conjugale
19:08voilà
19:08moi c'est pas ma conception
19:09je vous le dis
19:10la police
19:11est-ce que vous le regrettez
19:13ou pas ?
19:13non je ne le regrette pas
19:14parce qu'une fois de plus
19:15je ne crois pas
19:15que la police américaine
19:16ait eu la volonté
19:17comment dire
19:18de tuer cet homme
19:19comme si c'était
19:20un plaisir en soi
19:20maintenant
19:21ceci étant dit
19:22une fois de plus
19:23je ne suis pas
19:24pour l'importation
19:24de la doctrine d'emploi
19:25des forces américaines
19:27en France
19:27pour une raison simple
19:28déjà c'est que notre contexte
19:30légal n'est pas du tout le même
19:31c'est très intéressant
19:32ce que vous dites
19:33la question de la police
19:33de l'immigration
19:34vous étiez aux côtés
19:35des policiers
19:35qui étaient mobilisés
19:36hier notamment
19:36pour défendre le budget
19:38de la police
19:38demander davantage d'argent
19:39vous parliez de la question
19:40de l'immigration en France
19:42justement
19:42Ludovic on a une question
19:43sur ce domaine là
19:44comment effectivement
19:45mener la politique
19:46d'immigration en France
19:47au-delà bien
19:48de ce qui se passe
19:49aux Etats-Unis
19:49les chiffres officiels
19:50pour l'année 2025
19:51ont été rendus publics
19:52cette semaine
19:53ils ont montré
19:55une hausse
19:55des titres de séjour
19:56assez substantiels
19:57est-ce que vous
19:58vous seriez par exemple
19:58favorable
19:59comme Gérald Darmenin
20:00à une pause
20:00de 2 ou 3 ans
20:01en matière miratoire
20:02vous êtes modérée
20:04quand vous dites
20:05une hausse substantielle
20:06c'est une submersion totale
20:08nous n'avons jamais eu
20:09autant d'immigrés
20:10légaux et illégaux
20:12qui sont rentrés
20:13sur le sol français
20:14nous n'en avons jamais eu
20:15autant
20:15qui se sont maintenus
20:16d'ailleurs sur le territoire
20:17je crois qu'on cumulait
20:18le nombre de titres
20:19de séjour actuellement
20:20sur le territoire
20:20c'est la ville de Paris
20:21de Marseille
20:22de Toulouse
20:22c'est spectaculaire
20:24spectaculaire
20:25et donc j'ai envie
20:27de vous dire
20:27sur Gérald Darmenin
20:28quel dommage
20:29qu'il n'ait pas été
20:30ministre de l'Intérieur
20:30vraiment
20:31parce que je trouve ça
20:32formidable
20:33ces gens qui d'un coup
20:34découvrent de formidables idées
20:36alors qu'ils ont été
20:37aux affaires
20:37et que Gérald Darmenin
20:38le bilan en tant que
20:39ministre de l'Intérieur
20:40c'est le record absolu
20:41c'est le record absolu
20:43d'immigration
20:43et même d'insécurité
20:44avec je le rappelle
20:46on en parle assez peu
20:47à l'époque
20:47souvenez-vous
20:48où Georgia Meloni
20:48tentait de bloquer
20:50l'arrivée des bateaux
20:52de migrants clandestins
20:53via des ONG
20:54Gérald Darmenin
20:55n'avait rien trouvé de mieux
20:56pour ennuyer
20:56Madame Meloni
20:57que d'accueillir
20:58l'Océane Viking
20:58à Toulon
21:00et une fois d'ailleurs
21:01ce bateau accueilli
21:02les migrants avaient tous
21:03disparu dans la nature
21:04ce qui est évidemment
21:05un appel d'air
21:05à l'immigration clandestine
21:06donc je donne peu de crédit
21:07si vous voulez
21:08aux commentateurs
21:09de leur propre inaction
21:10Marion Maréchal
21:11vous publiez cette semaine
21:12ce livre
21:13Si tu te sens le peine
21:14c'est aux éditions Fayard
21:15Si tu te sens le peine
21:16ce sont les mots
21:17qu'a prononcé votre grand-père
21:19quand il vous a demandé
21:20d'être candidat en 2012
21:21lors des élections législatives
21:23pourquoi avoir écrit ce livre ?
21:25Bah écoutez au départ
21:26pour être tout à fait honnête
21:27avec vous
21:27je n'avais pas spécialement
21:28l'intention de publier un livre
21:29j'ai commencé à écrire
21:30dans un moment
21:31qui était personnellement
21:32et politiquement un peu particulier
21:33le lendemain des élections
21:34européennes
21:35moment de rupture compliquée
21:37vous en souvenez certainement
21:38Avec Éric Zemmour
21:39on va y revenir dans quelques minutes
21:40Absolument
21:41dissolution de l'Assemblée nationale
21:42espoir de victoire
21:44du camp national
21:45espoir malheureusement
21:46contrarié
21:47et donc la volonté
21:48finalement
21:49à travers tout cela
21:50de remettre un peu
21:51mes idées en or
21:51de fixer un peu
21:52ce qui importait
21:53de retracer la cohérence
21:54de mon parcours
21:55et puis
21:55deux autres événements
21:57viennent percuter
21:57si je peux dire
21:58à l'écriture de ce livre
21:59la mort de Jean-Marie Le Pen
22:00et avec lui finalement
22:01celle d'une époque
22:02qui m'oblige aussi
22:04à certains égards
22:05à interroger cet héritage
22:06en quoi je le perpétue
22:07en quoi je le réinterprète
22:07en quoi je le dépasse
22:08et puis l'inégibilité
22:10de Marine Le Pen
22:11qui évidemment
22:12amène d'autres réflexions
22:14sur la suite
22:15et puis sur la méthode
22:16même
22:17dont je parle
22:18qui selon moi
22:19est la bonne
22:19pour porter nos idées
22:20aux affaires
22:21La question justement
22:22de Marine Le Pen
22:22candidate ou pas
22:23on va en parler
22:24dans quelques instants
22:24question d'abord
22:25sur l'héritage
22:26de votre grand-père
22:26En quoi vous sentiez
22:28l'héritière
22:28de Jean-Marie Le Pen ?
22:30Écoutez
22:31très simplement
22:31aujourd'hui
22:32Jean-Marie Le Pen
22:33on pourra au moins
22:34lui accorder une chose
22:35c'est d'avoir été
22:36le précurseur
22:38sur un certain nombre
22:39de sujets
22:39il a été pendant longtemps
22:41le seul
22:42à dénoncer
22:43les risques
22:44de la politique
22:45d'immigration
22:45telle que nous la connaissons
22:46à alerter sur le risque
22:47de la montée
22:48de l'islamisation
22:49et à porter un discours
22:51qui à l'époque
22:52était d'ailleurs
22:52très original
22:53sur la dénonciation
22:55de la mondialisation sauvage
22:56sur les risques
22:57du libre-échange généralisé
22:58sur la désindustrialisation
22:59au moment où c'était la mode
23:00d'avoir une économie
23:01sans usine
23:01quand bien même
23:02il a été condamné
23:03un certain nombre de fois
23:04et d'ailleurs
23:04vous évoquez
23:05un certain nombre de choses
23:06desquelles vous êtes démarquée
23:08j'y reviens
23:08j'y reviens
23:09je ne me cache pas
23:10derrière mon petit doigt
23:11sur les désaccords
23:11que j'ai pu avoir
23:12avec lui
23:13que j'avais à l'époque
23:13manifesté publiquement
23:15du détail de l'histoire
23:16évidemment
23:16alors qu'il était
23:17en capacité d'y répondre
23:18ce qui est évidemment
23:19plus compliqué à l'époque
23:20qu'aujourd'hui
23:21justement sur ce désaccord
23:22quand il a réaffirmé
23:23en 2015
23:24que les chambres à gaz
23:26étaient un détail
23:29vous êtes donc en désaccord
23:30est-ce que Jean-Marie Le Pen
23:31était antisémite ?
23:33moi qui l'ai connu personnellement
23:34je ne le crois pas
23:35sincèrement
23:36alors je sais que vous allez
23:37me parler des condamnations
23:38évidemment
23:38est-ce que la condamnation
23:40sonde les cœurs et les reins
23:42des hommes
23:42je ne le crois pas
23:43il a été condamné
23:44à plusieurs reprises
23:44je n'ai en rien
23:47jamais validé ses propos
23:48j'étais en désaccord
23:49je l'ai dit publiquement
23:50alors qu'il pouvait y répondre
23:52voilà
23:53maintenant c'est vrai
23:54que je m'y attarde moins
23:55je ne vous le cache pas
23:55parce que j'ai d'autres ambitions
23:56dans la vie
23:57que d'aller cracher
23:57sur la tombe de mon grand-père
23:59donc je pense que les choses
24:00ayant étant dites
24:00par ailleurs je pense
24:01qu'aujourd'hui
24:02les désaccords
24:06et le malentendu
24:07y compris vis-à-vis
24:08des français de confession juive
24:09a été très largement soldé
24:10il suffit pour s'en souvenir
24:11de se rappeler
24:12l'accueil très chaleureux
24:14que j'avais eu la chance
24:15d'avoir avec d'autres
24:16et Marine Le Pen aussi d'ailleurs
24:17au moment de la manifestation
24:19contre l'antisémitisme
24:20j'ai été invitée
24:21par le gouvernement israélien
24:22à intervenir
24:24dans une conférence
24:24dans la lutte contre l'antisémitisme
24:26en Israël
24:27donc je pense qu'objectivement
24:28tout ça aujourd'hui
24:29est derrière nous
24:30on poursuit justement
24:31cet ouvrage
24:32dans quelques instants
24:32on va voir notamment
24:33comment vous vous positionnez
24:34par rapport à Marine Le Pen
24:35on parlait de la question
24:36de son procès
24:37c'est mardi
24:38qu'auront lieu notamment
24:39les réquisitions
24:40restez avec nous
24:40on se retrouve dans quelques instants
24:41vous êtes bien sûr
24:50BFM Politique
24:50notre invitée Marion Maréchal
24:52qui publie cette semaine
24:54si tu te sens
24:55Le Pen
24:55aux éditions Fayard
24:56vous revenez effectivement
24:58sur votre vie politique
25:00sur votre vie personnelle
25:02également
25:02sur la façon dont vous avez décidé
25:04de vous impliquer en politique
25:05puis la relation bien sûr
25:06à Jordan Bardella
25:07ou à votre tante Marine Le Pen
25:09Marine Le Pen
25:10dont le procès
25:11on appelle se poursuit
25:12les réquisitions
25:13ont relié
25:14dans deux jours
25:15Marine Le Pen
25:15qui lors des premiers jours
25:17de ce procès
25:17on appelle
25:18avait dit
25:18je cite
25:18si un délit a été commis
25:20et tout le monde
25:20semble dire qu'un délit
25:21a été commis
25:22je veux bien l'entendre
25:23mais je veux que la Cour
25:24sache qu'en ce qui nous concerne
25:26nous n'avions aucun sentiment
25:27d'avoir commis
25:28le moindre délit
25:29comment est-ce que vous pouvez
25:30encore clamer
25:31son innocence ?
25:33Ah bah parce que de fait
25:34Marine Le Pen
25:35dans cette affaire
25:36n'a pas volé personnellement
25:37elle ne s'est pas enrichie
25:38il n'y a pas de corruption
25:39il y a depuis le début
25:40de cette affaire
25:41vous l'avez compris
25:41une différence
25:43d'interprétation
25:44sur la manière
25:45dont on peut utiliser
25:47le travail
25:47de ses collaborateurs
25:48parlementaires
25:49avec deux versions
25:49qui s'affrontent
25:50celle du Parlement européen
25:51qui affirme en fait
25:52en gros ça va de soi
25:53et le Rassemblement national
25:54qui dit
25:55bah nous on a signé
25:55des contrats
25:56en toute transparence
25:57et vous n'avez jamais
25:57rien eu à dire
25:58parce qu'on avait fourni
25:59toutes les informations
26:00bon voilà
26:01donc moi sur ce sujet
26:02je continue d'espérer
26:03que Marine Le Pen
26:04puisse se présenter
26:05parce qu'au-delà du fond
26:06Vous continuez de le penser ?
26:07Ah bah je continue
26:08d'espérer qu'elle puisse
26:09se présenter
26:09Vous croyez en la justice ?
26:10Je ne dis pas
26:11que ce sera le cas
26:12je l'espère en tout cas
26:13j'espère que la justice
26:14laissera la possibilité
26:16aux Français
26:16de choisir leur candidate
26:17à l'élection présidentielle
26:18parce que je ne crois pas
26:19que ce soit au juge
26:20de pouvoir décider
26:21qui peut demain
26:23être président de la République
26:24on a connu par le passé
26:25un certain nombre d'affaires
26:26concernant la droite
26:27qui ont contrarié
26:28on va dire
26:28les élections présidentielles
26:29je pense que ce n'est pas
26:30une bonne manière
26:31de restaurer la confiance
26:32dans nos juges
26:32Je rappelle qu'en l'état
26:33en première instance
26:34elle avait été condamnée
26:34à 5 ans d'inéligibilité
26:36et 4 ans de prison
26:37dont 2 fermes
26:38Amandine
26:38Oui
26:39Est-ce que si Marine Le Pen
26:41ne pouvait pas
26:41in fine être candidate
26:43Jordan Bardella
26:45pourrait faire aussi bien qu'elle
26:47ou est-ce qu'à vos yeux
26:49il y aurait une déperdition
26:50en termes de chance
26:52pour le Rassemblement National ?
26:53Déjà ce qui est évident
26:54c'est que c'est maligne
26:55depuis le départ
26:56vous savez je suis pour une grande
26:57coalition des droites
26:59que chaque singularité
27:01puisse s'additionner
27:02et se mettre autour de la table
27:03pour trouver évidemment
27:04un programme commun
27:05à présenter aux Français
27:06et faire les fameux 50 plus 1
27:07si urgents
27:08et donc à partir de là
27:10moi je soutiendrai
27:12le candidat du Rassemblement National
27:14parce que
27:15c'est en fait
27:15les Français
27:16en ont décidé ainsi
27:17c'est aujourd'hui
27:17la force motrice
27:18du camp national
27:19Vous ne serez pas vous-même
27:20candidate ?
27:21Non non
27:21ça n'est d'ailleurs pas un livre
27:22de candidature
27:22vous l'avez compris
27:23Vous l'excluez ?
27:25Oui oui absolument
27:25non mais moi j'ai toujours
27:26été très claire là-dessus
27:27je m'en remets
27:28si vous voulez au choix des Français
27:29le choix des Français
27:30c'est que le Rassemblement National
27:30est le premier parti d'opposition
27:31c'est normal que ce soit
27:32la force motrice
27:34qui vous avait été dite
27:35par votre grand-père
27:36si tu te sens Le Pen
27:37est-ce que si on se projette
27:38pour la prochaine élection présidentielle
27:40le fait qu'il n'y ait peut-être
27:41aucun Le Pen
27:42sur la ligne de départ
27:43alors que ça n'est pas arrivé
27:44depuis maintenant
27:45des années et des années
27:46serait imaginable pour vous ?
27:48Enfin vous savez
27:49quand je dis
27:50si tu te sens Le Pen
27:50et je l'explique d'ailleurs
27:51si tu te sens Le Pen
27:52ça va au-delà d'un nom de famille
27:53et d'une famille
27:54pour moi c'est une attitude
27:54face aux événements
27:55vous l'avez compris
27:56Barrella est un Le Pen
27:57c'est une...
27:58En fait tous les militants
27:59qui se sont engagés
28:01avec courage
28:01et parfois au prix
28:02de leur tranquillité de vie
28:04et parfois en s'exposant
28:05à de la violence verbale
28:07ou physique
28:07se sont sentis Le Pen
28:08bien avant moi
28:09et je l'espère
28:10se le sentiront bien après moi
28:11donc oui c'est le refus
28:12du politiquement correct
28:13c'est le fait de renoncer
28:14aux conventions
28:15et au mode du moment
28:15pour voir loin
28:16c'est le fait d'être
28:17patriote dans l'âme
28:18de toujours avoir
28:18comme boussole
28:19les intérêts français
28:20en cela je crois
28:21que Jordan Bardella
28:21évidemment répond
28:22à tous ces critères
28:23C'est le candidat naturel
28:24Jordan Bardella
28:25si Marine Le Pen
28:26ne peut pas être candidate ?
28:26Ça me paraît absolument évident
28:28et donc moi
28:29mon objectif aujourd'hui
28:30vous l'avez compris
28:30c'est ce que j'essaye aussi
28:31d'expliquer dans ce livre
28:32et c'est en cela d'ailleurs
28:33que je parle notamment
28:34de Georgia Meloni
28:35et de sa méthode victorieuse
28:36de gouvernement
28:37qui est celle d'un rassemblement
28:38c'est de faire en sorte
28:39que toutes les idées
28:40que je développe dans ce livre
28:41en fait soient représentées
28:42au sein de la coalition
28:43être aux côtés
28:47à exister ces idées
28:48autour d'une équipe
28:49parce que je crois
28:49que la clé
28:49c'est celle de l'équipe
28:50et demain évidemment
28:52défendre aussi
28:53les conditions
28:53qui sont les miennes
28:54dans le cadre de cette alliance
28:54Mais si c'est Jordan Bardella
28:56le candidat
28:57il sera prêt
28:57il sera prêt
28:59à exercer le pouvoir
28:59à être président
29:00il est très jeune
29:01il aura 31 ans en 2027
29:02il n'a pas d'expérience
29:03du pouvoir
29:04il n'a jamais été ministre
29:05jamais été élu
29:06à l'Assemblée nationale
29:07est-ce qu'on peut être prêt
29:08à être président ?
29:09Écoutez moi
29:09j'ai eu un certain nombre
29:10d'échanges avec lui
29:12de longs échanges
29:13Il était présent d'ailleurs
29:13à la soirée de votre lit
29:15ça sonnait comme
29:16la réconciliation
29:16Absolument
29:17et j'en remercie d'ailleurs
29:19comme je remercie
29:20Éric Ciotti
29:20Nicolas Dupont-Aignan
29:21qui étaient présents
29:22mais évidemment
29:23Jordan Bardella
29:23est un homme
29:24qui a la pleine conscience
29:25des responsabilités
29:26qu'il pèse sur ses épaules
29:28il a la pleine conscience
29:29que évidemment
29:29cette hypothèse
29:30pourrait se présenter à lui
29:31et donc il me semble
29:34s'y préparer très sérieusement
29:35Qu'est-ce qui lui manque encore ?
29:36Et notamment justement
29:37cette logique d'équipe
29:39de variété des compétences
29:41autour de lui
29:42donc moi je suis sereine
29:44sur sa capacité
29:44à pouvoir porter ce combat
29:45Vous expliquez néanmoins
29:47dans votre livre
29:48que votre rôle désormais
29:50est de veiller
29:50je cite
29:51à ce que cette conquête
29:52du pouvoir
29:52ne se fasse pas
29:53au prix des reniements
29:54et de la facilité
29:55arriver au pouvoir
29:56après renoncer
29:56à toutes les batailles
29:57ne sert à rien
29:58Est-ce que vous trouvez
30:00qu'il y a des batailles
30:01qui ne sont pas suffisamment
30:02menées aujourd'hui
30:02par le Rassemblement National
30:03ou qu'il s'est par exemple
30:05trop affadie
30:05ou trop dédiabolisée ?
30:07En fait cette réflexion
30:08n'a pas vocation
30:08à s'adresser spécifiquement
30:10au Rassemblement National
30:10c'est une réflexion
30:11plus générale d'ailleurs
30:12parce que
30:13eu égard aux bilans
30:14qui ont pu être
30:15ceux de la droite
30:16par le passé
30:16c'est-à-dire qu'il y a
30:17quand même un phénomène
30:18assez classique en politique
30:19c'est que chaque fois
30:19qu'on se rapproche du pouvoir
30:21ou chaque fois
30:21qu'on prend le pouvoir
30:22il y en a toujours
30:23pour s'agréger
30:24souvent d'ailleurs
30:24les combattants
30:25de la dernière heure
30:26et pour vous expliquer
30:27que oulala
30:27finalement il ne faut pas
30:28faire ceci
30:28il ne faut pas faire cela
30:29parce que c'est très compliqué
30:30parce que c'est trop clivant
30:31parce que finalement
30:32c'était des promesses
30:33d'opposition
30:33mais une fois aux affaires
30:35il faut voir les choses
30:36autrement
30:36et donc ce risque-là
30:38cette tentation-là
30:39elle s'adresse à tout le monde
30:40y compris d'ailleurs
30:41à moi
30:42et à tous ceux
30:42qui peuvent se rapprocher
30:43mais vous-même
30:44aviez fait à un moment donné
30:45d'autres choix
30:45parce que précisément
30:46vous aviez des divergences
30:48bien sûr
30:48mais ça c'est un autre sujet
30:49mais ce que je veux dire
30:50dans ce livre
30:50c'est que dire moi
30:51je porte malgré tout
30:53en moi aussi
30:54la mémoire
30:55à travers justement
30:56cet héritage familial
30:57et politique
30:58de générations de militants
30:59qui ont subi
31:01des choses difficiles
31:02dans l'espoir
31:02de voir le camp national
31:04arriver aux affaires
31:05et donc je me donne aussi
31:06pour mission
31:06de m'assurer que demain
31:07si nous avons la chance
31:08et la responsabilité
31:09d'arriver aux affaires
31:10que voilà
31:11toutes ces promesses
31:12soient tenues
31:13et que tout cet engagement
31:14finalement
31:15c'est une mise en garde
31:15à l'égard de nous tous
31:18je vais vous dire
31:19vraiment là-dessus
31:20ça ne concerne pas
31:20que Jordan Bardella
31:21et en l'occurrence
31:22je constate
31:23pour avoir échangé avec lui
31:24qu'il est là encore
31:25très conscient
31:26évidemment de l'espoir
31:28que nous suscitons
31:29et auquel nous devons répondre
31:30Politiquement
31:30vous vous sentez plus proche
31:31de Marine Le Pen
31:31ou de Jordan Bardella ?
31:33D'ailleurs j'en parle
31:33très longuement dans ce livre
31:34c'est intéressant
31:35parce que je ne me cache pas
31:37non plus là derrière
31:37mon petit doigt
31:38j'ai des différences
31:39avec le Rassemblement National
31:40moi j'ai un parti aujourd'hui
31:41qui est allié
31:42vous l'avez compris
31:42Identité Liberté
31:43on aura peut-être l'occasion
31:44d'en parler
31:45sur l'économie
31:46et sur d'autres sujets
31:47Oui entre autres choses
31:48et probablement
31:49sur l'économie principalement
31:51mais je considère aujourd'hui
31:52qu'il y a des sujets
31:53qui nous rassemblent
31:55pour le coup
31:55très évidemment
31:57comme la question
31:58de l'immigration
31:58qui est pour moi
32:00un sujet central
32:00il y a aussi d'ailleurs
32:01ne caricatureront pas
32:03sur les questions économiques
32:05des choses
32:05qui peuvent aussi
32:06nous rassembler
32:07et donc
32:09l'objectif pour moi
32:10ça n'est pas tant
32:11si vous voulez
32:12de vouloir mettre en avant
32:14nos différences
32:15que plutôt
32:15de trouver le chemin
32:16et ça vaut d'ailleurs
32:16pour une partie des LR
32:17Politiquement vous vous sentez
32:19plus proche duquel
32:20Marine Le Pen
32:21ou Jordan Bardella ?
32:22La réalité aujourd'hui
32:23me semble-t-il
32:24je crois que Jordan Bardella
32:25se défend d'avoir
32:27une ligne différente
32:27de Marine Le Pen
32:28donc je ne suis pas sûre
32:29que cette question
32:30se pose à moi aujourd'hui
32:31en ces termes
32:32Vous écrivez aussi
32:33page 25 de votre livre
32:34Les grands chefs
32:35conjuguent toujours
32:36d'immenses qualités
32:37avec de grands défauts
32:39On ne va pas vous demander
32:39les qualités de Marine Le Pen
32:41et de Jordan Bardella
32:41en revanche
32:42quels sont leurs défauts ?
32:43Quels sont les défauts de Marine Le Pen ?
32:44Vous n'allez pas me demander
32:44les défauts non plus
32:45Je ne vois pas l'intérêt
32:48de cette question
32:49Je ne suis pas venue
32:50sur votre plateau
32:51pour dire du mal
32:52de Marine Le Pen
32:52ça ne m'intéresse pas
32:53Je peux vous parler
32:53de Jordan Bardella
32:54Je peux vous parler
32:55des différences politiques
32:56avec eux
32:56Je peux vous parler
32:56des convergences politiques
32:57si vous voulez
32:58des défauts de Marine Le Pen
32:59Et de Jordan Bardella ?
33:01Pareil
33:01C'est une phrase
33:03qui avait fait dire
33:03Eric Zemmour
33:05vous avait dit
33:05à un moment donné
33:06sur le fait
33:06que vous ne critiquez pas assez
33:08Jordan Bardella
33:09que vous aviez avec lui
33:10avec Jordan Bardella
33:11le syndrome de la femme battue
33:12Ce qu'il a renouvelé
33:13ici même la semaine dernière
33:14Exactement
33:15Qu'est-ce qu'il voulait dire
33:17par là ?
33:19Écoutez
33:19c'est tout l'objet
33:21de la divergence
33:22stratégique et politique
33:23que j'ai eue
33:24avec Eric Zemmour
33:25que j'explique d'ailleurs
33:25dans ce livre
33:26qui est monté en puissance
33:28si je peux dire
33:28pendant les élections européennes
33:29lorsque j'étais tête de liste
33:30et qui a abouti
33:31à ce que je me fasse exclure
33:32moi et les deux autres
33:33vice-présidents de Reconquête
33:34parce que en fait
33:35moi c'était très simple
33:36je ne me suis pas engagée
33:37en politique
33:38pour me lever le matin
33:40en me disant
33:40mon but dans la vie
33:41c'est finalement
33:43de prendre ma revanche
33:44sur Marine Le Pen
33:45le RN
33:46Jordan Bardella
33:46je veux dire
33:47j'ai des différences avec eux
33:48je les assume
33:49je ne m'en suis jamais cassée
33:50mais mon but dans la vie
33:51c'est de battre la gauche
33:52en fait
33:52et moi pendant cette élection européenne
33:54j'ai passé mon temps à dire
33:55que je ne voulais pas insulter l'avenir
33:57parce que je savais
33:57qu'au Parlement européen
33:58et c'est ce que nous faisons
33:59j'allais travailler
34:00avec Jordan Bardella
34:00j'allais travailler
34:01avec François-Xavier Bellamy
34:02dans nos groupes respectifs
34:03pour défendre les intérêts français
34:04et grâce d'ailleurs
34:05à cette position
34:06que j'ai prise
34:06aujourd'hui
34:07on a trouvé le chemin
34:08pour discuter
34:09pour faire des votes ensemble
34:10c'est comme ça
34:10qu'on détricote le Green Deal
34:11c'est comme ça
34:12qu'on va durcir la politique
34:13d'immigration demain
34:14à l'Union Européenne
34:15et donc
34:16voilà
34:16et ça
34:17ça n'a pas été entendu
34:18ni compris par
34:19Éric Zemmour
34:20et Sarah Knafo
34:21qui eux
34:21voulaient me pousser
34:23absolument
34:23à attaquer
34:25bille en tête
34:25Jordan Bardella
34:26vous êtes une opportuniste
34:27c'est pas moi qui le dit
34:28c'est Éric Zemmour
34:29qu'est-ce que vous lui répondez ?
34:30bon écoutez
34:31oui j'ai entendu
34:31Éric Zemmour
34:32sur votre plateau
34:33la semaine dernière
34:34vous l'avez noté dans ce livre
34:35moi je me garde
34:36de toute attaque à dominem
34:37parce que je pense
34:38que ça ne grandit pas
34:39la politique
34:39je pense que si j'avais été opportuniste
34:41vous savez
34:42je n'aurais pas quitté
34:42la vie politique en 2017
34:43en renonçant à mon mandat
34:44de député
34:45et de conseiller régional
34:46et je n'aurais pas non plus
34:48soutenu Éric Zemmour
34:49en 2022
34:49dans un moment
34:50où il perdait
34:51un point dans les sondages
34:53chaque jour
34:54je ne vais pas vous mentir
34:55je regrette un peu
34:56qu'il ait oublié
34:57quelle est la prochaine étape
34:58pour vous
34:59puisque vous excluez
35:00d'être candidate
35:00à l'élection présidentielle
35:02mais j'imagine
35:02que vous avez quand même envie
35:03de vous projeter encore
35:04sur de grandes choses
35:05c'est quoi la suite ?
35:06j'ai évidemment
35:07c'est ce que vous allez comprendre
35:08avec ce livre certainement
35:09c'est un livre d'affirmation
35:10politique et personnelle
35:11c'est-à-dire que le but
35:12c'est surtout de trouver la place
35:13pour les idées qui sont les miennes
35:14à laquelle je ne veux pas renoncer
35:16moi je suis député européen aujourd'hui
35:17je veux jouer un rôle
35:18dans cette élection présidentielle
35:19je veux compter
35:21évidemment dans les années à venir
35:22je veux participer demain
35:24si nous sommes amenés
35:25à arriver évidemment
35:26aux affaires
35:27à ce que ces idées aussi
35:28puissent être représentées
35:28vous seriez ministre
35:29de Jordan Bardella
35:30ou Mme Le Pen
35:31je ne suis pas en train de vous dire
35:31que je postule un rôle
35:33quel qu'il soit
35:33non mais il ne s'agit pas de postuler
35:34c'est pour que les français
35:35comprennent comment vous inscrivez
35:37dans la suite
35:37c'est-à-dire que j'essaye
35:38de faire en sorte
35:39que la singularité des idées
35:40que je défends
35:41qui ne sont pas absolument celles
35:42d'Éric Ciotti
35:42pas absolument celles en fait du RN
35:44puissent avoir leur place
35:45comptée et pesée
35:47et c'est le rôle en tout cas
35:47que je me donne
35:48vous parlez effectivement
35:49des discussions
35:50que vous pouvez avoir
35:50parfois au Parlement européen
35:51avec Jordan Bardella
35:52et François-Xavier Bellamy
35:53ça pose cette question
35:54de l'union des droites
35:55y compris pour les municipales
35:56Oui, on le sait à Paris
35:58par exemple
35:58il y a Thierry Mariani
36:00le candidat du RN
36:01qui est en lice
36:01Sarah Knafo
36:02la candidate de Reconquête
36:04est-ce que vous souhaiteriez
36:05qu'il s'entende
36:06qu'il fasse alliance ?
36:08Moi je préférerais
36:09dans l'absolu
36:09que tout le monde s'entende
36:10le problème c'est qu'aujourd'hui
36:11c'est vrai que la posture
36:13de Reconquête
36:13ne participe pas
36:15à faciliter
36:15si vous voulez
36:16les relations et le dialogue
36:17ça c'est évident
36:18par ailleurs
36:19moi je suis interpellée
36:21par
36:21personne n'enlèvera
36:22à Sarah Knafo
36:23son dynamisme
36:24et son efficacité
36:25en campagne
36:26il ne s'agit pas de ça
36:27maintenant il s'agit
36:28de la suite
36:28pour faire quoi ?
36:30Or moi j'ai entendu
36:30dans les propos de Sarah Knafo
36:31le fait que sans détour
36:32elle disait
36:34qu'elle serait prête
36:35à se désister
36:35si elle était qualifiée
36:37au second tour
36:37pour ne pas faire perdre
36:38Rachida Dati
36:39mais du coup
36:40quel sens a cette candidature ?
36:41Parce que moi je vous le dis
36:42Rachida Dati
36:43aujourd'hui
36:43ministre macroniste
36:45qui va s'allier
36:45au macroniste
36:46d'ailleurs au second tour
36:47avec le bilan qui est le sien
36:49comme ministre de la Culture
36:50tout ce qu'elle fait
36:51ou plutôt ce qu'elle ne fait pas
36:51Pour l'instant
36:51le candidat Horizon
36:52lui tape dessus
36:53on connait ça
36:55et puis ils s'accorderont tous
36:56c'est évidemment écrit
36:57au second tour
36:58son bilan
36:59comme ministre de garde des Sceaux
37:01moi pourquoi je défends
37:02aujourd'hui la candidature
37:02de Thierry Mariani
37:03parce que si Thierry Mariani
37:04en faisant 10%
37:05se qualifie au second tour
37:06il rentre au conseil de Paris
37:07et à cela
37:08et à ce titre
37:08il peut finalement être
37:10l'empêcheur
37:11de tourner en rond
37:11la garantie
37:13d'obliger
37:13Rachida Dati
37:14à composer
37:15avec ce vrai parti de droite
37:17et s'assurer
37:17qu'il y ait donc
37:18un vrai changement à Paris
37:19qui ne soit pas juste
37:20une fausse alternance
37:21comme on en a trop souvent
37:22Mario Maréchal
37:22dans votre livre
37:23si tu te sens le peine
37:24aux éditions Fayard
37:25il y a un terme
37:26qui revient
37:26à plusieurs reprises
37:27c'est celui
37:28de français de souche
37:29ce qui irrigue
37:30écrivez-vous
37:31à propos de la France insoumise
37:32ces nouveaux militants
37:33islamo-gauchistes
37:34c'est la haine indépensable
37:36dépassable
37:37du français de souche
37:38quand vous évoquez aussi
37:39votre histoire familiale
37:41et vos aïeux
37:42vous retracez
37:43et vous expliquez
37:44pensez je cite
37:45à tous ces français de l'ombre
37:46qui ont construit notre pays
37:47ce peuple de souche
37:48dites-vous
37:49qui a fait de la France
37:50ce qu'elle est
37:50les Italiens
37:51les Portugais
37:52les Polonais par exemple
37:53qui sont venus travailler
37:54dans les mines
37:55que ce soit dans le Nord
37:55ou en Lorraine
37:56ils ont contribué
37:58à faire la France
37:59d'aujourd'hui
38:00en quoi est-ce qu'il y aurait
38:02deux types de français ?
38:03je ne dis pas le contraire
38:04ce qui me dérange
38:05un peu dans le discours ambiant
38:06qui est d'ailleurs
38:07maintenant
38:07c'est de transformer
38:08à LFI
38:08vous le notez
38:09à travers les différentes déclarations
38:10sur ce que vous
38:11vous écrivez
38:11peuple de souche
38:12français de souche
38:13je vais vous répondre
38:14il y a deux types de français ?
38:15je vais vous répondre
38:15mais moi je ne comprends pas
38:17qu'on puisse avoir
38:18des complexes à un moment donné
38:19à dire qu'il y a aussi
38:20des français d'origine française
38:21ça ne veut pas dire
38:21qu'il n'y a pas des français
38:22d'autres origines
38:22ça ne veut pas dire
38:23qu'ils n'ont pas eu du mérite
38:24à certains moments de l'histoire
38:25ou par leur travail
38:26c'est juste de dire
38:27qu'en fait à un moment donné
38:28ce peuple-là
38:29il a le droit
38:30de ne pas être systématiquement réduit
38:31à un peuple
38:32pardon de le dire aussi vulgairement
38:33de salauds
38:34de colons
38:35de collabos
38:35d'esclavagistes
38:36à qui on explique
38:37toute la journée finalement
38:38que c'est l'immigration
38:39qui lui a apporté la civilisation
38:40à qui on enjoint
38:42d'accepter sa mise en minorité
38:43et la disparition de sa culture
38:44et à qui on dit
38:45c'est pas exactement ce qui se passe
38:46ah bah si
38:46parce qu'avec la promotion
38:48du multiculturalisme
38:49toute la journée
38:49on explique en fait
38:50que ce peuple
38:50qui est le porteur quand même
38:51de cette culture de référence
38:53à laquelle les autres
38:54sont censés s'assimiler
38:55finalement leur culture
38:56au milieu de toutes les autres
38:57ne vaut pas plus
38:58et moi je dis
38:58c'est ce que j'essaye d'incarner
38:59à travers cette histoire
39:00je parle en effet
39:00de mes arrière-grands-parents
39:01absolument
39:01que en fait
39:02ces français-là
39:03c'est quand même eux
39:04qui ont construit la France
39:05dans la douleur
39:06dans les larmes
39:06dans la difficulté
39:07moi je viens d'une famille
39:08de patrons pêcheurs
39:09d'agriculteurs
39:10d'ouvriers agricoles
39:10ces gens qui avaient 11-14 enfants
39:12j'ai deux arrière-grands-pères
39:13qui étaient à Verdun
39:14ils ont le droit d'exister ceux-là
39:15on a le droit de les respecter
39:16on a le droit de parler d'eux
39:17et ceux qui sont venus
39:19des colonies
39:20qui sont tombés par exemple
39:21dans un certain nombre de guerres
39:22les Italiens
39:23les Polonais
39:24qui étaient dans les mines
39:24du Nord et de Lorraine
39:25ils ont participé
39:26à la construction de la France
39:27mais ça ne s'oppose pas
39:28ce que je déplore
39:29si vous voulez
39:30c'est que le discours
39:30que vous tenez
39:31est bien légitimant
39:32moi il ne s'agit pas
39:37on dit que la France
39:43s'est constituée
39:45d'un certain nombre
39:46de Français
39:47qui sont soit là
39:48depuis très longtemps
39:48comme vous le dites
39:49soit qui sont venus
39:50et qui ont choisi la France
39:51ces Polonais
39:52ces Portugais
39:53ces Italiens
39:54ils ont choisi la France
39:55il n'y a pas de difficulté
39:56une fois de plus à ça
39:56ce que je suis en train de vous dire
39:57pourquoi d'ailleurs
39:58je suis amené à parler de ça
39:59parce qu'aujourd'hui
40:00ceux qui posent ce sujet
40:01sur la table
40:02et en font un objet de conflit
40:03c'est la gauche
40:04et l'extrême gauche
40:04c'est LFI
40:05qui aujourd'hui va maintenant
40:07dans les plateaux
40:07dans les manifestations
40:08expliquer que
40:09bah oui
40:09maintenant on assume
40:10le grand remplacement
40:11qu'en gros
40:13on fait plus d'enfants
40:13et que les autres
40:14ont casse-cousser
40:15le grand remplacement
40:15des générations
40:16dit Jean-Luc Mélenchon
40:17il ne parle pas de l'immigration
40:18pas en l'occurrence
40:18que des générations
40:19j'ai en tête
40:20je crois que c'est
40:21comment il s'appelle
40:22ce député LFI
40:22son nom m'échappe
40:23qui a fait une déclaration
40:26il n'y a pas très longtemps
40:27sur une chaîne
40:29sur internet
40:31en assumant pour le coup
40:32cette volonté
40:33de grand remplacement
40:33de ce qu'ils appellent
40:34les racisés
40:35contre justement
40:36le peuple de souche
40:36on a vu Mme Obono
40:38à la fête de l'humanité
40:38mais vous imaginez quand même
40:39elle déclare
40:41en gros
40:42je suis mal à l'aise
40:43parce que quand même
40:43à la fête de l'humain
40:44il y a trop de blancs
40:45mais enfin
40:45est-ce que vous me verriez moi
40:46aller en Côte d'Ivoire
40:47non mais excusez-moi
40:48aller en Côte d'Ivoire
40:49et me mettre au milieu
40:49des gens
40:50et dire
40:50quand même
40:50je suis assez mal à l'aise
40:51parce qu'il y a beaucoup de noirs
40:52mais ça devrait être indigné
40:53sur ce thème de l'immigration
40:55Marion Maréchal
40:55Éric Zemmour
40:56expliquait sur ce plateau
40:57la semaine dernière
40:58que lui était
40:58pour la remigration
41:00des immigrés illégaux
41:01comme des immigrés légaux
41:02pour ceux qui avaient commis
41:04des crimes
41:05des délits
41:06ou qui étaient des chômeurs
41:07de longue durée
41:07est-ce que vous êtes
41:08exactement sur cette ligne
41:10également
41:10qui a été la vôtre
41:11auparavant
41:12je crois bien légitime
41:16que demain
41:16nous puissions renvoyer
41:17des gens
41:17qui ne sont pas des français
41:19mais sont de nationalité étrangère
41:20et qui ont commis
41:21ou des crimes et des délits
41:22ou qui sont illégaux
41:23ou qui sont des chômeurs
41:24de longue durée
41:24c'est-à-dire en fait
41:25qui pèsent sur la communauté nationale
41:26je veux dire
41:27quand on voit la situation
41:28aujourd'hui économique
41:29budgétaire
41:30financière
41:30j'ai envie de dire
41:31même morale de notre pays
41:32je ne crois pas
41:33qu'on ait le luxe aujourd'hui
41:34de pouvoir continuer
41:34sur cette voie-là
41:35quand vous parlez
41:35de français de souche
41:36est-ce que vous comprenez
41:37est-ce que vous entendez
41:38que les français
41:40qui vous regardent
41:41qui sont peut-être
41:43originaires
41:43du Portugal
41:44de Pologne
41:45ou d'Italie
41:46se disent
41:47dans ces paroles
41:48j'ai le sentiment
41:48d'être un français
41:49de seconde zone
41:49je ne crois pas
41:50je pense que ça
41:51c'est une indignation
41:52de journaliste
41:53pardon de vous le dire
41:53comme ça
41:54mais je pense que
41:54même les français
41:55d'origine immigrée
41:56sont parfaitement aptes
41:57à accepter
41:58qu'il y ait des français
41:59d'origine française
41:59et que ça ne s'oppose pas
42:00et même à admettre
42:01un français d'origine immigrée
42:03comme vous en parlez
42:03un français de souche
42:04c'est la même chose
42:05en termes de droit
42:06je ne suis pas en fait
42:07pour faire une distinction
42:08évidemment
42:08sur le plan de la nationalité
42:11mais ce que je suis en train de dire
42:12c'est qu'il a paru évident
42:14pendant des années
42:15que lorsque ces français
42:16d'origine immigrée
42:18en l'occurrence européenne
42:19dont vous parlez
42:19sont arrivés
42:20ils se sont aussi assimilés
42:21à quelqu'un
42:22et à quelque chose
42:23voilà
42:23et ils l'ont admis
42:25d'ailleurs
42:25ils l'ont admis
42:26c'était normal
42:26aujourd'hui le problème
42:27c'est que ça n'est plus admis
42:28ça n'est plus normal
42:29ça veut dire que ceux qui arrivent
42:30considèrent qu'ils peuvent
42:30emporter avec eux
42:31leur culture
42:32leur mode de vie
42:33et que finalement
42:34ceux qui étaient là avant
42:34n'ont qu'à se pousser
42:35je suis désolée de vous dire
42:36que non
42:37moi je ne l'accepte pas
42:37dans ce livre
42:38vous évoquez aussi
42:39et vous redites votre opposition
42:40à la constitutionnalisation
42:41de l'avortement
42:42si vous voulez vous évoquer
42:44c'est parce que vous parlez aussi
42:45de votre histoire singulière
42:46vous dites
42:46je suis un accident
42:47qui se vit bien
42:48vous décrivez comment
42:50s'est passé
42:51votre venue au monde
42:51votre arrivée
42:52le fait que justement
42:53dans votre famille
42:54on a tout de suite dit
42:54non non
42:55il n'y aura pas d'avortement
42:56elle va grandir
42:56elle sera élevée
42:57elle sera élevée
42:58par sa famille
42:59et vous dites
43:00j'ai toujours ressenti
43:01je cite un profond malaise
43:02devant la banalisation
43:04de l'avortement
43:05question simple
43:06est-ce que vous êtes
43:07pour la remise en cause
43:07du droit à l'avortement ?
43:09non
43:09qu'est-ce que j'ai voulu faire
43:10dans ce livre
43:11vous l'avez compris
43:11j'ai vu que vous l'avez lu
43:13et je vous en remercie
43:13moi j'utilise toujours
43:14le personnel pour arriver aux idées
43:16le but n'est pas de me raconter
43:17moi-même
43:18je n'ai pas une vie assez épique
43:19pour cela
43:19mais d'expliquer en fait
43:21que j'ai voulu poser
43:22le regard
43:22d'un enfant
43:23qui en l'occurrence
43:24était l'archétype
43:25d'un enfant
43:25qui aurait dû être avorté
43:26qui est sauvé
43:28par la solidarité de sa famille
43:29les moyens matériels
43:30une famille qui a pu m'accueillir
43:31et que du coup
43:32je me suis toujours sentie
43:33particulièrement sensible
43:34au sujet
43:35notamment de ces femmes
43:37qui
43:37j'en parle dans le livre
43:38d'ailleurs
43:38les statistiques à l'appui
43:39qui voudraient garder leurs enfants
43:41et qui ne le peuvent pas
43:42parce que
43:43des moyens matériels
43:44parce que la pression du conjoint
43:45et en fait
43:47je trouve étonnant
43:48que dans le débat public
43:48on ne parle jamais
43:49du fait qu'aujourd'hui
43:50les femmes ont un désir d'enfant
43:51de 2,3
43:52alors qu'on est à 1,5
43:53dans un moment
43:54de creux
43:55de natalité
43:56et j'aimerais qu'on puisse
43:57entendre aussi
43:58la manière d'accompagner
43:59ces femmes
44:00alors que plus souvent
44:01on entend
44:02le fait de se féliciter
44:03qu'il y ait une augmentation
44:04des avortements en France
44:05moi je ne le vis pas
44:05comme un motif de satisfaction
44:08est-ce que vous souhaitez
44:09remettre en cause
44:10le droit à l'avortement ?
44:10et voilà
44:10et alors j'y viens
44:11et je vous réponds
44:12pas du tout
44:12moi je ne remets
44:13je n'ai jamais voulu remettre en cause
44:14l'accès à l'IVG
44:15je le dis d'ailleurs
44:16dans le livre
44:17il n'est plus question
44:17de déranger
44:18ces propositions que vous faisiez
44:19je crois il y a longtemps de ça
44:20l'IVG
44:21oui mais en fait
44:22dans la banalisation
44:23qu'est-ce qu'il y a ?
44:23il y a le fait
44:24quand je dénonce là
44:25je considère qu'aujourd'hui
44:26ce n'est pas un acte banal
44:27d'avorter
44:28d'ailleurs je pense
44:28qu'aucune femme
44:29qui y recourt le pense
44:30en réalité
44:30et donc il m'a paraissé logique
44:32que le politique
44:32puisse mettre aussi
44:33un encadrement
44:34et donc moi je suis gênée
44:37quand je vois à travers
44:38la constitution de l'IVG
44:39la fragilisation finalement
44:40de cet encadrement
44:42puisqu'on sait
44:43que la constitution
44:44menace
44:44la question de la clause
44:46de conscience
44:47à la fois individuelle
44:48mais aussi collective
44:49des établissements
44:50le fait qu'il puisse y avoir
44:51évidemment
44:51un délai
44:52de réflexion
44:52le fait qu'il puisse y avoir
44:53également une limitation
44:55donc à partir de là
44:56oui je considère
44:58que c'était une très mauvaise idée
44:59la constitution
44:59c'est d'abord
45:00le pacte civil
45:01qui nous lie en tant que citoyens
45:02c'est pas là
45:03pour faire le concours
45:04finalement
45:04des petits coups médiatiques
45:07et politiques
45:08de la gauche
45:08qui finalement obtiennent
45:09des victoires
45:10Vous souhaitiez remettre en cause
45:10aussi des subventions
45:11au planning familial
45:12Oui
45:13je vais vous dire
45:14je pense dans ce livre
45:15démontrer que j'ai eu raison
45:16avant les autres
45:16voilà parce qu'aujourd'hui
45:18cette dérive idéologique
45:19du planning familial
45:20elle fait consensus
45:21je vais vous dire
45:23je savais que vous alliez me parler de ça
45:24parce que je me doutais
45:25que ça faisait polémique
45:26je vais vous ramener
45:26je vous ai ramené une petite image
45:27qui va peut-être vous faire sourire
45:28ou pas
45:29ça c'est l'une des dernières campagnes
45:31de pub du planning familial
45:32ça ça remonte un peu
45:33qui ne voit pas
45:33oui enfin pas tant que ça
45:34et puis entre temps
45:35ils ont réitéré
45:35donc là vous avez une femme à barbe
45:37et un homme enceint
45:38c'était pas national
45:39voilà
45:39oui mais c'est bien le problème
45:40c'est qu'en fait le national
45:41ne condamne jamais le local
45:43et si vous voulez même
45:44en l'occurrence
45:46ça c'est une tribune
45:47d'Elisabeth Badinter
45:47on ne peut pas la soupçonner
45:48d'être de mon camp politique
45:49qui elle-même dénonce aujourd'hui
45:51la dérive idéologique
45:52monstrueuse du planning familial
45:53ce combat là
45:54c'est un combat
45:55que vous allez continuer de mener
45:57et qu'on voit
45:57dans ce que vous résumez
45:59dans ce livre
46:00en quelques mots
46:01le combat des associations
46:02politisées
46:03sur votre rôle politique
46:04d'extrême gauche
46:05pour conclure cette émission
46:06Marion Maréchal
46:07si tu te sens Le Pen
46:08en une phrase
46:10votre rôle dans les prochaines années
46:11porter la voix
46:14d'un courant identitaire
46:16libéral conservateur
46:17jusqu'à la victoire
46:18mais surtout
46:19après la victoire
46:20parce que nous sommes attendus
46:21au tournant
46:21merci Marion Maréchal
46:22d'avoir été
46:23notre invité
46:23merci Amandine
46:24merci Ludovic
46:25si tu te sens Le Pen
46:27c'est aux éditions Fayard
46:29vous restez bien sûr
46:30sur BFM TV
46:32à très vite
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