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« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
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00:06Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. La France suffoque de nombreux départements, 37 en alerte rouge canicule.
00:14Une canicule qui aggrave les risques de départ d'incendie, qui ravage une bonne partie du sud de la France.
00:19Pour faire le point sur cette situation, notre invité exceptionnel ce matin, le ministre de l'Intérieur.
00:23Bonjour Laurent Nouniez, merci d'être avec nous dans un instant.
00:26Vous allez nous dire où cela en est. On va faire le point sur la situation depuis le début de
00:30la saison sur cette question des feux de forêt.
00:32Les questions très concrètes que se posent les Français qui nous écoutent.
00:35Est-ce qu'il faut annuler par exemple tous les feux d'artifice du 14 juillet ?
00:38Quel comportement faut-il avoir face à ces incendies ?
00:41Comment les différentes communes de France peuvent-elles prendre des décisions qui nous concernent tous ?
00:47On va bien sûr évoquer cela avec Bruno Jody. Bonjour, directeur délégué de la République de l'Anche.
00:52Et Anne Sourat-Dubois qui est à mes côtés également.
00:54Mais avant cela, monsieur le ministre, cette information qui concerne la sécurité des Français,
01:00information qui nous est parvenue il y a quelques heures,
01:03300 personnes ont été évacuées samedi soir d'un quartier de Sarcelles, c'est au nord de Paris,
01:08à la suite du signalement d'un véhicule suspect dont les services de renseignement craignaient
01:13qu'il puisse être utilisé contre la communauté juive.
01:15Est-ce que vous nous confirmez cette information et de quoi s'agit-il ?
01:19Je vous confirme l'information, oui.
01:21D'abord, c'est une affaire que je suis depuis hier soir, évidemment, avec l'ensemble des
01:25responsables du ministère de l'Intérieur, effectivement, sur la base d'une information,
01:29ce qui est un renseignement qui montre que nos services travaillent bien.
01:33Un véhicule suspect a effectivement été identifié, retrouvé à proximité de la synagogue de Sarcelles.
01:39Non pas à proximité immédiate, mais à proximité.
01:42Et donc, il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises et donc les parquets compétents
01:47investiguent et voilà, une enquête judiciaire est ouverte.
01:49Ce que je veux vous confirmer, c'est que nous avons retrouvé un véhicule dans lequel il y avait une
01:52arme.
01:53Nous ne connaissons pas encore les motifs, ni les personnes ne sont pas encore identifiées.
01:57Il y a une enquête en cours qui fera toute la lumière sur cette affaire.
02:00Ce que je veux dire, et aussi pour rassurer évidemment vos téléspectateurs,
02:02c'est qu'une nouvelle fois, les services de renseignement travail sont à l'action
02:05et ont pu identifier un véhicule suspect.
02:08On ne sait pas ce qu'allait faire ce véhicule.
02:11On n'en sait rien, l'enquête...
02:11Quel type d'arme il y avait dans ce véhicule ?
02:13C'est une arme longue, une arme longue, une arme de guerre.
02:15Une arme de guerre ?
02:15Et vous comprenez, je ne peux pas vous en dire plus, il y a une enquête judiciaire en cours.
02:18Sachez simplement qu'au ministère de l'Intérieur, nous sommes sur cette affaire depuis hier soir.
02:22Et évidemment, les services de police, notamment du département du Val-d'Oise,
02:26et les services de renseignement spécialisés, voilà.
02:28C'est une menace imminente, comme on dit ?
02:29On n'en sait rien. Ce qui est sûr, c'est que les services ont fait leur travail,
02:33ont identifié un véhicule suspect dans lequel il y avait une arme,
02:35ont pu procéder à des évacuations, et les investigations se poursuivent.
02:38Est-ce que la communauté juive, le sentiment était directement visé ?
02:41Je n'en sais rien à ce stade. Je ne peux pas vous le confirmer.
02:44À partir d'aujourd'hui, on commémore les 10 ans de l'attentat de Nice.
02:47Quel est l'état de la menace terroriste, justement, aujourd'hui, sur notre territoire ?
02:51L'état de la menace terroriste, il reste le même.
02:54On a l'impression de se répéter à chaque fois,
02:55mais ça veut dire qu'on répète surtout notre vigilance, en réalité.
02:58Et on l'a bien vu encore hier soir avec ce qui s'est passé,
03:01même si rien ne permet de qualifier cette affaire de terroriste.
03:04On verra bien ce que donnent les investigations judiciaires.
03:06On est toujours à l'affût du moindre information, du moindre renseignement,
03:09parce qu'il y a toujours cet état de la menace
03:11qui est toujours celle d'individus qui seraient présents sur le territoire
03:15et qui voudraient s'en prendre aux forces de l'ordre.
03:17Vous la qualifieriez comment ? Très élevée ?
03:18Elle est toujours très élevée.
03:27Extrême ?
03:30Combien d'attentats ont été déjoués depuis le début de l'année, monsieur le ministre ?
03:33Depuis le début de l'année, je crois que nous sommes à trois attaques déjouées.
03:36Et nous avons un attentat autour de l'Arc de Triomphe.
03:39Vous vous souvenez, cet individu qui a été abattu
03:41et qui voulait s'en prendre à des gendarmes de la garde républicaine
03:43au moment des commémes, enfin, de la cérémonie quotidienne à l'Arc de Triomphe.
03:47Donc, trois attentats déjoués par les services de renseignement
03:49depuis le 1er janvier 2026.
03:51Depuis le 1er janvier 2026.
03:52Mais vous savez, surtout, ce qu'il faut regarder, c'est ce travail remarquable
03:54que font les services de renseignement, qui suivent des équipes,
03:56qui interviennent en amont, voilà.
03:57Donc, il y a un travail remarquable qui est fait
03:59et je veux à nouveau le souligner et les en féliciter.
04:02Et notamment, la DGSI sur le territoire.
04:04Alors, monsieur le ministre, il y a la question, effectivement,
04:06du front des incendies que l'on voit aujourd'hui se développer
04:09quotidiennement sur notre territoire.
04:11On le disait, la France suffoque.
04:1337 départements qui sont en vigilance rouge.
04:15Et évidemment, ça accentue le risque incendie.
04:18Aujourd'hui, l'heure où on se parle,
04:20quelle est la situation en France ?
04:22Quels sont les départs d'incendies qui sont inquiétants ?
04:25Combien depuis le début de cette saison ?
04:26D'abord, peut-être, le contexte plus général,
04:28c'est une saison des feux qui a démarré avec un mois d'avance,
04:31en fait, enfin un mois d'avance.
04:32Un mois plus tôt que les années précédentes,
04:34parce que on est dans un contexte où la végétation est abondante,
04:37avec les pluies de l'année 2025,
04:40avec la chaleur, donc un phénomène de chêcheresse,
04:43donc beaucoup de végétation, tout est sec.
04:45Et puis souvent, on a le vent aussi qui s'invite dans la partie.
04:48Et donc, ça crée une espèce, sans mauvais jeu de mots,
04:50une espèce de cocktail explosif, qui fait qu'on a beaucoup de départs de feu.
04:54Rien que sur la journée d'hier, c'était 250,
04:56un départ de feu qui ont donné lieu à une trentaine de feux critiques
04:59qu'il a fallu combattre.
05:00Donc voilà.
05:01Et au moment où on se parle,
05:02donc la saison a commencé très tôt,
05:04on en est déjà à 17 000 hectares brûlés,
05:07et quand on aura consolidé les feux en cours,
05:09on pense qu'on sera à 25 000,
05:11ce qui est 25 000 hectares brûlés,
05:12là, au moment où on se parle.
05:13Encore une fois, quand on aura consolidé nos différents bilans,
05:15ça veut dire qu'on est à x2 par rapport à la même période l'année en 2025.
05:22Et c'est même supérieur à ce qu'on avait connu en 2022 sur la même période.
05:25C'est un risque d'assemblée beaucoup plus élevé que les années précédentes.
05:28Vous les qualifiez comment ? Élevé ? Très élevé ?
05:31Le risque est très, très, très élevé.
05:32Vous aviez la directrice de Météo France qui veut dire,
05:35voilà, tous les jours, on a évidemment la cartographie rouge canicule,
05:39et puis on a aussi la cartographie des feux de forêt,
05:40qui nous permet d'identifier les départements
05:42où le risque est le plus élevé compte tenu des conditions climatiques,
05:45et surtout de prépositionner nos moyens de lutte contre les incendies
05:48pour être plus efficaces,
05:50car en réalité, la plupart des feux, ce sont des départs de feux,
05:53et la plupart des feux sont rapidement combattus et éteints.
05:56Donc, grâce au prépositionnement des moyens
05:58auxquels procèdent tous les jours la Direction Générale
06:00de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises.
06:02Vous avez indiqué que 32 personnes ont été interpellées,
06:06soupçonnées d'être à l'origine de ces départs de feux.
06:08Est-ce que vous avez des éléments sur leur profil ?
06:09Est-ce que ce sont des hommes, des femmes ?
06:11Quelles sont leurs motivations ?
06:12Les profils sont très variables.
06:13Ça peut être des jeunes ados qui s'amusent stupidement
06:16à mettre le feu avec les conséquences criminelles
06:18que ça peut avoir.
06:19Volontairement.
06:19Ou ça peut être des individus dont on sait
06:21qu'ils sont sériels sur le coup.
06:25Récidivistes.
06:25Qui sont des récidivistes, absolument.
06:27Et voilà.
06:27Donc, sur les 32 interpellés,
06:29vous en avez quand même deux tiers
06:30où les mises à feu sont volontaires
06:32et un tiers accidentelles.
06:33Donc, ça vous donne une idée du panorama des choses.
06:36Donc, on a quand même un certain nombre de personnes
06:37qui ne sont pas que dans l'imprudence.
06:39qui sont vraiment dans la volonté de mettre à feu,
06:42de provoquer des incendies.
06:43On est étonné par ce chiffre.
06:44Il est historiquement élevé
06:45ou ça s'est déjà produit dans les années précédentes ?
06:47Non, il est...
06:48Non, non.
06:48Malheureusement, souvent,
06:50l'origine des incendies est parfois criminelle.
06:53Vous savez, dans 9 cas sur 10,
06:54c'est un comportement humain.
06:55La grande majorité des cas,
06:57ce sont des comportements d'imprudence, évidemment.
06:59Mais il y a aussi un facteur volontaire
07:01dans la mise à feu,
07:02dans le départ des incendies.
07:03Il y a combien de sapeurs-pompiers
07:04qui sont actuellement déployés sur le terrain ?
07:06Sur le terrain, actuellement...
07:08Alors, vous en avez dans tous les SDIS.
07:09Vous savez, les sapeurs-pompiers,
07:10c'est 250 000 personnes,
07:12dont 200 000 sapeurs-pompiers volontaires.
07:14Et puis, vous en avez dans tous les départements de France.
07:16Ils sont tous mobilisés sur le front des incendies.
07:19Et puis, vous avez des renforts aussi.
07:20Ils sont quasi tous mobilisés.
07:21Vous avez aussi des renforts.
07:22Vous avez des sapeurs-sauveteurs de la sécurité civile.
07:25Vous avez des militaires de la sécurité civile
07:27sous l'autorité du directeur général
07:28qui viennent en renfort.
07:29Et puis, vous avez surtout...
07:30Chaque SDIS constitue des colonnes de renfort.
07:33C'est-à-dire, chaque département,
07:34chaque pompier départemental
07:36constitue des colonnes de renfort
07:37pour venir en aide à d'autres départements.
07:39Et au total, ce sont 3 500 sapeurs-pompiers
07:41des différents départements
07:43qui peuvent aller renforcer d'autres territoires.
07:45Et dans tous les feux que nous combattons actuellement,
07:46il y a des effectifs locaux
07:48et systématiquement des renforts.
07:49Vous évoquiez tout à l'heure la question de...
07:51Enfin, la proportion importante de feux volontaires.
07:54Est-ce qu'il faut durcir les peines
07:55contre les pyromanes ?
07:56Non, je crois qu'il faut continuer à les interpeller.
07:58Mais voilà, on ne va pas...
07:59Il faut continuer.
08:00C'est un acte criminel.
08:01Vous savez, la peine encourue,
08:03je ne l'ai plus en tête,
08:04mais elle est très importante.
08:05Quand vous avez une mise à feu,
08:07c'est évidemment de la mise en danger
08:08de la vie d'autrui,
08:08c'est de la dégradation.
08:09Mais quand vous avez des personnes
08:10qui décèdent à la suite de cet incendie,
08:12vous êtes sur des peines criminelles.
08:14Donc, c'est extrêmement sévère.
08:16Il faut...
08:17Je veux d'ailleurs remercier essentiellement,
08:20pour l'essentiel,
08:21les militaires de la gendarmerie,
08:22mais pas qu'eux.
08:22Il y a aussi des interpellations
08:23qui ont été effectuées
08:24par des fonctionnaires de police.
08:25Pour la journée de...
08:26Vous parliez de la journée d'hier,
08:28des dizaines de départs de feu.
08:30Pour la journée d'aujourd'hui,
08:31sur quel département
08:33vous êtes particulièrement vigilant ?
08:35Est-ce que toute la France
08:36est sous la menace des incendies ?
08:37Actuellement, toute la France
08:38est sous la menace des incendies.
08:39C'est beaucoup plus prégnant
08:40dans le Sud.
08:41Vous l'avez vu sur la Carteau.
08:42Je ne sais pas si madame la directrice
08:43de Météo France a montré cette Carteau,
08:45mais le directeur général
08:46de la Sécurité civile l'a fait
08:47dans un point presse vendredi dernier.
08:50C'est plutôt, évidemment,
08:51la frange sud.
08:52Mais vous voyez que ça remonte aussi...
08:54Une région comme la région
08:55Centre-Val-de-Loire
08:56a été, depuis le début de la saison,
08:58très impactée également.
08:59Donc on voit qu'il y a une extension
09:00du phénomène
09:01à l'ensemble du territoire national.
09:03On voit que la Sécurité civile
09:04a annoncé, justement,
09:05vous l'évoquiez,
09:06que désormais,
09:07pour la première fois...
09:08C'est là où on voit
09:09l'aspect inédit
09:10de cette vague d'incendies.
09:11Pour la première fois,
09:12l'avion militaire, l'A400M,
09:14pourrait être utilisé
09:15pour lutter contre les incendies.
09:17Ça permettrait de larguer
09:1720 000 litres d'eau.
09:19Est-ce que vous nous le confirmez ?
09:20Et à partir de quand
09:21il sera opérationnel
09:22pour lutter contre les incendies ?
09:23Alors, ce que je vous confirme,
09:24d'abord, c'est qu'on a
09:25des moyens aériens
09:26qui sont tout à fait conséquents.
09:27Ça n'a rien à voir
09:28avec 2022.
09:29On a augmenté le nombre
09:31par rapport à 2022.
09:32Nous avons 12 Canadair,
09:34nous avons 8 avions d'âge
09:35qui sont des avions
09:36qui projettent du produit retardant.
09:38On a 3 avions d'observation
09:39et puis on loue
09:40des hélicoptères bombardiers d'eau.
09:41Une dizaine
09:42d'hélicoptères bombardiers d'eau
09:43et 6 avions tractors
09:45qui sont aussi
09:46des avions supplémentaires
09:47qui larguent de l'eau.
09:49Regardez ces images.
09:50Le voici, l'A400M.
09:51Vous confirmez
09:51qu'il va être utilisé ?
09:52Je vais y venir.
09:53Donc, on a déjà
09:54une flotte qui est conséquente.
09:55Et puis, il y avait un travail
09:56qui était déjà en cours,
09:57effectivement,
09:57d'équiper le A400M
09:59de kit de largage d'eau
10:00dans les proportions
10:01que vous dites.
10:02C'est ça, c'est 20 000 litres d'eau.
10:03C'est à peu près
10:04l'équivalent de 3 Canadair.
10:05Un Canadair, c'est 6 000 litres d'eau.
10:06Et donc, le Premier ministre
10:07a souhaité
10:08qu'on accélère
10:08cette expérimentation
10:09et nous avons bon espoir,
10:16mêlé parfois avec du retardant
10:18d'ici 15 jours.
10:19Vous dites sur les Canadair
10:20qu'on a une flotte conséquente.
10:21Elle est aussi vieillissante.
10:23En tout cas,
10:23il y a une polémique
10:24autour de l'âge aussi.
10:25Une trentaine d'années,
10:26je crois, en moyenne.
10:28C'est 27 ans.
10:2827 ans de ces Canadair.
10:30Donc, on en a 12.
10:31Il y en a 4 qui ont été commandés.
10:322 livrables en 2028,
10:342 en 2030.
10:35Absolument.
10:36On ne peut pas accélérer ?
10:37Non.
10:38Les Canadair, vous savez,
10:38il faut les fabriquer.
10:40Donc, on en a acheté 2
10:43qui arriveront en 2028
10:44en partie avec des financements européens.
10:45Une grande partie de financements européens.
10:47Et puis, j'ai signé début juin
10:48l'achat de 2 nouveaux Canadair
10:50qui sont financés d'ailleurs
10:51au projet de loi de finances
10:52dans le cadre de la loi de finances 2026
10:55et qui arrivent en 2032.
10:56Mais pour le reste,
10:57nous louons des avions.
10:58Et pour répondre aux critiques
10:59sur la flotte de Canadair,
11:00elle n'est pas tellement différente
11:01de celle des autres pays européens,
11:02y compris sur la moyenne d'âge.
11:04C'est 27 ans.
11:05Il faut regarder aussi
11:05les heures de vol en matière d'évasion.
11:07C'est 6500 heures.
11:08Il faut savoir aussi
11:09que la Direction générale
11:10de la Sécurité civile
11:11achète des moteurs.
11:12C'est-à-dire que nous avons
11:15décédé à des remplacements de moteurs.
11:17Voilà.
11:18Donc, c'est une flotte
11:18qui est plutôt en bon état.
11:20Et évidemment qu'elle va augmenter.
11:21C'est un engagement
11:22du président de la République.
11:23Mais en attendant,
11:23nous louons des avions
11:24et nous avons une flotte aérienne
11:26qui est parfaitement conséquente
11:27et que nous pouvons positionner
11:29ici ou là
11:29en fonction de la menace.
11:32Monsieur le ministre,
11:33la canicule, on le disait,
11:35qui vient s'ajouter
11:35avec ses départs d'incendie
11:37et autre point de vigilance,
11:39évidemment,
11:39beaucoup de Français
11:40qui cherchent à se rafraîchir,
11:41parfois en se baignant
11:42dans des endroits dangereux.
11:44131 victimes,
11:45Parnauia Noyade
11:46depuis le 19 juin,
11:47a dit la ministre des Sports.
11:48Est-ce que ce chiffre a évolué
11:49ces derniers jours ?
11:50Il a évolué.
11:51Je pense qu'elle le donnera.
11:51Je ne veux pas lui griller la politesse,
11:53mais on est à 139 là.
11:55On est à 139 aujourd'hui
11:56avec la journée d'hier.
11:58Oui, donc d'où le plan
12:00qu'a mis en place
12:01madame Marina Ferrari,
12:02la ministre des Sports,
12:03un plan de prévention
12:03extrêmement important.
12:04139 Noyade
12:04depuis le 19 juillet.
12:06Est-ce que vous n'êtes
12:06que vous pouvez nous le redire ?
12:07Je vous dis 139, oui.
12:08Depuis ?
12:09Depuis le 19 juin.
12:10Depuis le début de l'épisode
12:12que nous connaissons.
12:13Attention,
12:14sur la même période
12:14l'année passée,
12:16on était à plus de 110.
12:17L'augmentation,
12:17elle est de plus de 18%.
12:19Donc, c'est un phénomène
12:20qui existe chaque année
12:21et qui,
12:22avec le phénomène de canicule,
12:24augmente effectivement
12:24cette année.
12:25Alors, tout ça,
12:26ça pose aussi la question
12:27de l'organisation
12:27de la canicule,
12:28les incendies,
12:29des événements,
12:29des grands événements festifs
12:30et publics,
12:31et notamment la question
12:32du 14, du 13 et 14 juillet
12:34qui arrive, Bruno.
12:34Oui, il y a de nombreux maires,
12:36de plus en plus de maires
12:37qui sont en train d'annuler,
12:39de prendre des décrets
12:39pour annuler les festivités
12:41du 14 juillet,
12:42feux d'artifice notamment.
12:43Est-ce que vous les encouragez
12:45à le faire,
12:46compte tenu du risque
12:47qui pèse
12:47dans de nombreux endroits
12:49du territoire
12:49au vu de ce qu'on vient de dire ?
12:50En fait,
12:51il y a deux risques,
12:52si vous voulez,
12:52monsieur Jeudy.
12:53Il y a deux risques.
12:53C'est tout l'objet
12:55du plan hors sec,
12:57chaleur extrême
12:58que nous a demandé
12:59que nous bâtissions
13:00le Premier ministre
13:00qui a été fait
13:01en un temps record,
13:02en quelques jours,
13:03qui prévoient des mesures
13:04supplémentaires
13:05à ce qui existait déjà
13:06puisqu'on avait déjà
13:06un plan hors sec,
13:08canicule.
13:08On a énormément de mesures.
13:10Ce qu'on vise à prévenir,
13:11c'est d'une part les feux,
13:12on en a parlé évidemment,
13:14et puis d'autre part,
13:15c'est la saturation
13:15des services d'urgence.
13:16On ne veut pas
13:17qu'il y ait de phénomènes festifs
13:18où il y aurait
13:18de la consommation d'alcool
13:19et qu'il fasse que des gens
13:20se retrouvent aux urgences
13:21parce qu'ils ont trop
13:22consommé d'alcool,
13:23parce qu'il y a eu
13:23des moments festifs
13:24et qu'ils viennent gréver
13:26un peu plus
13:27les services d'urgence
13:28qu'ils sont déjà
13:28avec les personnes vulnérables
13:29et victimes de la canicule.
13:31C'est ça le but
13:31qu'il y a recherché.
13:32Effectivement,
13:32il a été demandé
13:33aux préfets,
13:34pour toutes les manifestations
13:35par exemple sportives
13:36de plein air
13:37dans les départements rouges,
13:38d'être plutôt
13:39sur des annulations
13:40d'événements.
13:41Mais ce n'est pas
13:41parce que vous lancez
13:42un appel au maire,
13:43est-ce que vous dites au maire ?
13:43Il faut annuler
13:45vos feux d'artifice.
13:46Je termine.
13:47Les événements sportifs,
13:48les maires le savent,
13:48les préfets le leur ont dit,
13:49les événements sportifs
13:50de plein air,
13:50ils sont annulés.
13:51Aujourd'hui,
13:51vous avez une étape
13:52du Tour de France
13:52qui va de Malmore-Ruxelles
13:54qui a été raccourci
13:54de 30 kilomètres.
13:56En amont de cette étape,
13:57il y avait des manifestations
13:59sportives,
13:59des jeunes qui parcouraient
14:00une partie de l'étape.
14:01Tout ça a été annulé
14:02par le préfet de Corrèze
14:03à juste titre.
14:04Donc tout ce qui est sportif
14:04en plein air,
14:05on préfère annuler.
14:06Et pour les événements
14:08festifs, culturels,
14:10ça peut être
14:11des feux d'artifice,
14:11on demande au cas par cas
14:13à chaque préfet
14:13de discuter avec
14:14les organisateurs
14:15qui d'ailleurs,
14:16d'eux-mêmes,
14:16une partie d'entre eux,
14:17ils renoncent.
14:17Soit qu'il y ait un risque
14:19avec la consommation
14:20d'alcool et autres,
14:21un risque que les urgences
14:21se retrouvent saturées,
14:23soit qu'il y ait
14:23des risques d'incendie,
14:24soit les deux d'ailleurs
14:25en même temps.
14:25Et sur les feux d'artifice,
14:26on a demandé évidemment
14:27au préfet d'avoir
14:28une lecture au cas par cas.
14:29Mais il est évident
14:30que dans une zone à risque,
14:31lorsque ce feu d'artifice
14:32est tiré en plein air
14:33et que les conditions
14:34de garantie ne sont pas assurées,
14:36oui, il vaut mieux
14:37évidemment renoncer
14:38aux feux d'artifice.
14:38Alors ça va être
14:39un 14 juillet particulier,
14:40Anne, parce qu'évidemment,
14:41il y a les festivités,
14:43il y a cette canicule.
14:45Et la demi-finale
14:46de la Coupe du Monde en plus,
14:47quel dispositif
14:48vous avez prévu ?
14:48Alors en France globalement,
14:51mais en particulier à Paris
14:52pour faire en sorte
14:52que ça se passe
14:53le mieux possible.
14:54Alors en France,
14:54d'une manière générale,
14:55pour les célébrations
14:56de la demi-finale en fait,
14:59puisque la France joue
15:00son demi-finale
15:01contre l'Espagne
15:02le 14 juillet,
15:03donc évidemment,
15:04il y aura en cas de victoire,
15:05ce que tout le monde souhaite,
15:06c'est ce à quoi
15:06tout le monde croit,
15:07moi le premier,
15:07on aura évidemment
15:08une célébration sportive
15:09à l'issue.
15:11Il peut y avoir
15:12des débordements
15:12et donc partout,
15:14il y aura des dispositifs policiers
15:15avec des instructions
15:15que j'ai passées au préfet
15:16qui sont très fermes,
15:17c'est des interventions systématiques.
15:19On intervient
15:19dès qu'il y a des dégradations,
15:21des attaques...
15:22Mais pas de chiffres
15:22en particulier ?
15:22Combien de personnes
15:23déployées ?
15:25Le 14 juillet,
15:26on aura 70 000 gendarmes
15:27et policiers déployés
15:28partout sur le territoire national.
15:2970 000 ?
15:3070 000 partout.
15:31Tant pour la journée
15:31que pour la soirée ?
15:32Tant pour la journée
15:32que pour la soirée,
15:33pour tout cela.
15:35Et évidemment,
15:37c'est ce qui s'est passé
15:37pour le quart de finale.
15:38Le quart de finale,
15:39ça s'est globalement
15:40plutôt très très bien passé.
15:41Mais on a eu,
15:42ici ou là,
15:43quelques incidents.
15:44Il y a eu des interventions
15:45systématiques
15:45des forces de sécurité
15:46pour y mettre à faire.
15:47Vous êtes serein
15:48pour cette soirée-là.
15:48On a quand même eu
15:4989 interpellations
15:50le soir du quart de finale
15:52et malheureusement
15:53le décès d'une jeune fille
15:53de 17 ans
15:54dans le département du Nord
15:57pendant ces célébrations festives
15:58suite à un accident terrible.
16:00Voilà.
16:00Mais donc,
16:00on restera très attentifs
16:02à tout débordement.
16:03Il n'y aura pas
16:03de tolérance au débordement.
16:05Il n'y aura pas de tolérance.
16:05Alors évidemment,
16:06quand il y a des prises
16:07à partir des forces de l'ordre,
16:08vous avez des interventions
16:09des forces de l'ordre.
16:10Quand il y a des tentatives
16:10de dégradation,
16:11vous avez des interventions
16:12qui sont des interventions
16:13de vive force.
16:14Combien de personnes
16:15à Paris en particulier ?
16:16À Paris,
16:17on est sur 5000,
16:19je crois.
16:20Mais à vérifier.
16:21Je pense que le PP
16:22communiquera et donnera
16:23une communication exacte.
16:24cette soirée.
16:24Vous dites,
16:25on a fait ce qu'il fallait.
16:25Vraiment,
16:26ça va dans ce passé.
16:27À Paris,
16:27attention,
16:27donner un chiffre global
16:28n'a pas trop de sens.
16:29Vous avez la sécurisation
16:30du matin du 14 juillet
16:31qui commence à 10 heures
16:32où il y a un gros dispositif
16:33de protection
16:34autour du périmètre
16:35du 14 juillet.
16:36Et puis,
16:37vous avez le soir,
16:38vous avez les rassemblements
16:39festifs du 14 juillet,
16:40habituels.
16:41Et puis,
16:41vous avez l'éventuelle
16:43célébration de la victoire
16:44de l'équipe de France.
16:45Donc,
16:45ça fait beaucoup
16:46d'événements à gérer
16:47qu'on connaît.
16:47Monsieur le ministre,
16:49un mot lié à la sécurité
16:50qu'au sport
16:51et aux déclarations
16:51qui font scandale.
16:52Je ne sais pas si vous avez vu
16:53les propos de l'ancien
16:53Premier ministre espagnol
16:55Mariano Raroeil
16:55qui dans une tribune
16:56pour un média
16:57elle débattue
16:57et estime,
16:58je cite,
16:58que la France joue très bien,
16:59que ce sera un adversaire
17:01évidemment difficile.
17:02Puis viennent ces mots
17:03au Roland Raciste.
17:04Il dit au sujet
17:04de l'équipe de France,
17:06elle dispose en outre
17:07d'un effectif de très haut niveau,
17:08certes,
17:09sans aucun français,
17:11mais elle joue très bien.
17:12Ce sera un adversaire redoutable.
17:13Qu'est-ce que vous pensez
17:14de cette déclaration ?
17:15Je n'ai pas vu cette déclaration.
17:16En tout cas,
17:17si elle est exacte,
17:17c'est absolument inacceptable.
17:19Ce n'est pas du tout
17:19ce qu'est la France.
17:20Ce n'est pas du tout
17:21ce qu'est la France.
17:22La France,
17:22c'est un pays de diversité
17:23où tout le monde
17:24peut s'épanouir,
17:25tout le monde trouve sa place.
17:27Écoutez,
17:28je suis embêté
17:29de commenter ça
17:29parce que je ne l'avais pas vu.
17:30Vous pensez à la même chose
17:31de déclaration
17:31de la sénatrice paraguayenne ?
17:33Bien sûr.
17:34Et globalement,
17:35toutes ces attaques racistes
17:36contre les joueurs
17:37de l'équipe de France,
17:38leur capitaine en particulier,
17:39Mbappé,
17:41qu'est-ce que vous dites ?
17:43Je me dis
17:43qu'on a encore
17:44beaucoup de chemin à faire
17:44pour qu'on soit vraiment
17:45tous ensemble,
17:46qu'on vive tous ensemble
17:47dans le même pays
17:48avec beaucoup de cohésion.
17:49On a encore
17:49beaucoup de chemin à faire.
17:50Entre ceux qui vous parlent
17:51de la France historique,
17:53de la France chrétienne,
17:55évidemment,
17:56il y a des racines chrétiennes,
17:57évidemment.
17:58Et ceux qui vous parlent
17:58de la Nouvelle France,
18:00je crois qu'il y a une France
18:01tout simplement
18:02qui est une république
18:03où tout le monde
18:04doit pouvoir trouver sa place
18:06et je crois qu'on s'en éloigne
18:08quand on tient
18:08des propos comme cela.
18:09On ne donne pas
18:10une image d'espérance
18:12à de nombreux jeunes
18:12qui vivent dans les quartiers
18:14et qui sont des citoyens
18:15à part entière de la République.
18:16Alors, monsieur le ministre...
18:17Ça me désespère,
18:18ça me désole tout le temps
18:18et je crois que la France,
18:22c'est une république
18:23où tout le monde a sa place,
18:24quelles que soient
18:24ses origines,
18:25ses convictions,
18:27ses orientations philosophiques,
18:28encore une fois,
18:29religieuses,
18:30ses croyances,
18:30pourvu qu'on respecte
18:32le socle commun.
18:33Le socle commun
18:33s'appelle les règles
18:34de la République française.
18:35Vous avez passé
18:35une bonne partie de la semaine
18:36à l'Assemblée nationale
18:37pour faire achever l'examen
18:38en première lecture
18:40du projet de loi Riposte
18:41sur la sécurité
18:42notamment du quotidien.
18:43Il y a un certain nombre
18:44de points sur lesquels
18:45on va revenir.
18:45Il y a notamment
18:46le durcissement
18:47des sanctions
18:48contre les organisateurs
18:50et les participants
18:51au Rêve-Party.
18:52Qu'à très concret,
18:53il y a actuellement
18:531500 personnes
18:54qui sont rassemblées
18:55dans le Morbihan
18:55pour une Rêve-Party
18:56qui est illégale
18:57malgré vigilance rouge,
18:58canicule,
18:59un risque élevé d'incendie.
19:00Est-ce que vous allez demander
19:00aux forces de l'ordre
19:01d'évacuer cette Rêve-Party ?
19:02Non, non, non.
19:03D'abord,
19:05cet événement montre bien
19:06que le texte
19:06est absolument indispensable.
19:08Il vise à durcir
19:09les sanctions
19:10pas que contre le Rêve-Party,
19:11contre les Rêve-Party,
19:12les mortiers
19:14et beaucoup de phénomènes.
19:16Au cas d'espèce,
19:17non,
19:17on n'interviendra pas.
19:18D'abord,
19:20il y a des renforts
19:20qui convergent
19:21vers le site.
19:23Il n'y a plus d'entrée
19:23sur le site
19:24et il n'y aura pas de sortie
19:25sans contrôle
19:26et sans saisie du matériel.
19:27Voilà,
19:27c'est ce que j'ai demandé
19:28au préfet du Morbihan.
19:29Il n'y aura pas d'intervention.
19:31Pourquoi ?
19:31Parce que ce sont des gens...
19:32Pourquoi ?
19:32Parce que finalement,
19:32c'est la prime à l'illégalité ?
19:34Non,
19:34ce n'est pas la prime à l'illégalité.
19:36Un ministre de l'Intérieur,
19:37comme tous les préfets
19:38de la République,
19:38il est aussi garant
19:39de l'ordre public.
19:40Ces personnes,
19:41s'il y a une intervention,
19:42ce sera des tirs de mortiers
19:43contre les forces de l'ordre.
19:44C'est toujours comme ça
19:45dans les Rêve-Party
19:46quand nous intervenons.
19:47Il y a des tirs de mortiers.
19:48Dans le Morbihan,
19:48d'ailleurs,
19:48je vous fais remarquer
19:49qu'au mois de mai
19:50ou au mois de juin,
19:50il y a eu des Rêve-Party
19:51qui ont systématiquement
19:52été évacués.
19:53Aucune espèce,
19:54on créerait un trouble
19:55plus grand que celui
19:56qu'on veut contenir
19:57puisque les tirs de mortiers
19:58pourraient déclencher
19:59des incendies.
19:59Je tiens à dire
20:00que dans le cadre
20:01d'une manifestation
20:01du dessoulèvement de la terre
20:03qui s'est tenue hier
20:04dans le département du Nord,
20:06on a eu un cortège
20:08qui a été constitué.
20:09Une partie de Black Bloc
20:10a pris à partie
20:10les forces de sécurité intérieure
20:11utilisées des mortiers.
20:12Un incendie s'est déclaré
20:13et ce sont près de 5 hectares
20:15qui sont partis en fumée.
20:16Donc, il y a un risque
20:16qui est trop important.
20:18Cela étant,
20:18cela étant,
20:19il y aura verbalisation systématique,
20:21c'est du contraventionnel,
20:22et il y aura saisie du matériel.
20:25Et grâce au texte Riposte,
20:27ce sera délituel,
20:28ce sera un délit
20:29de faire ce qui vient d'être fait.
20:30Il y a cette question
20:31des rêves parties.
20:31Il y a aussi quelque chose
20:32qui nous concerne,
20:33qui concerne tous ceux
20:33qui nous regardent
20:34parce qu'ils ont vu notamment
20:36ces bonbonnes de protoxyde d'azote
20:38parfois par terre dans la rue.
20:39Il y a un élément sur ce point-là.
20:40C'est un élément de la loi Riposte,
20:42un renforcement des sanctions
20:44contre l'usage du protoxyde d'azote.
20:48Certains voudraient aller plus loin.
20:50Est-ce que vous seriez favorables
20:51pour ce qui est de la conduite
20:52au volant
20:53que le protoxyde d'azote
20:54soit classé comme stupéfiant
20:56et entraîne des peines
20:58du même type ?
21:00Oui, bien sûr.
21:01Mais il faut pouvoir le faire
21:02en modifiant un certain nombre
21:04de règles européennes,
21:04de règles du Code de la santé.
21:06Ce qu'on fait
21:06dans le texte Riposte
21:08que je présente,
21:09sans aller jusqu'au classement
21:10du protoxyde d'azote
21:11comme produit stupéfiant,
21:12on pourra verbaliser
21:13les individus
21:14qui conduisent
21:14sous l'emprise
21:15du protoxyde d'azote.
21:16Donc voilà,
21:17on pourra le faire
21:18sans forcément
21:19que ce soit classé
21:19comme produit stupéfiant.
21:20Sauf erreur de ma part,
21:21d'ailleurs, je crois que
21:22on a beaucoup parlé
21:23du Danemark,
21:24je crois que c'est notamment
21:24le cas au Danemark.
21:25Tout à fait.
21:25On peut verbaliser...
21:27C'est-à-dire comme cocaïne,
21:27LSD,
21:28ou en tout cas au volant.
21:29Il faut pouvoir avoir un test.
21:31Vous avez la conduite
21:32sous l'emprise de stupéfiants
21:35qui peut se mesurer
21:36et puis vous avez
21:36sous l'emprise manifeste
21:37quand il est évident
21:38que vous aviez consommé
21:39des produits stupéfiants
21:41ou de l'alcool d'ailleurs.
21:42Et donc pour le protoxyde d'azote,
21:43grâce au texte
21:44qui a été voté à l'Assemblée
21:46et qui, je l'espère,
21:47donnera lieu à accord
21:48et au Sénat d'ailleurs.
21:49Il a été voté au Sénat à l'Assemblée.
21:50Maintenant, il faut trouver
21:51un accord avec la commission
21:52mixte paritaire.
21:53On pourra sanctionner
21:54les personnes qui conduisent
21:55sous l'emprise du protoxyde d'azote.
21:56Des sanctions qui sont financières
21:59et qui peuvent...
22:00C'est du délictuel.
22:02C'est du délictuel.
22:02Absolument.
22:03Donc avec une peine d'emprisonnement,
22:05une forte amende.
22:06Vous affrontez politiquement
22:07cette semaine,
22:08notamment la France Insoumise.
22:09Alors il n'y a pas qu'eux,
22:10mais ils ont été notamment signataires
22:11de cette pétition
22:13contre la présomption
22:13de légitime défense
22:14pour les forces de l'ordre
22:15qui a recueilli
22:16déjà près de 700 000 signatures
22:17à l'heure où on se parle.
22:18Pétition sur le site
22:18de l'Assemblée nationale
22:19qui s'oppose à ce texte
22:21qui a été adopté
22:22le 7 juillet dernier
22:23en première lecture.
22:25Il y en a un qui a bondi,
22:26notamment c'est Jean-Luc Mélenchon.
22:27Oui, en disant que c'est un permis
22:29de tuer XXL pour les policiers.
22:31Qu'est-ce que vous lui répondez ?
22:32Je réponds que c'est complètement faux.
22:34C'est complètement faux.
22:35Il faut que vos téléspectateurs
22:36comprennent bien
22:37que ce que l'on fait...
22:38D'abord, en 2017,
22:39il y a une loi
22:39qui a autorisé quelque part
22:41les policiers,
22:42dans un certain nombre de cas
22:43extrêmement limités,
22:45à faire usage de la force
22:46et faire usage de leurs armes.
22:48Et notamment leurs armes administratives,
22:49puisque c'est ça dont on parle.
22:51Dans ces cas limités,
22:52je vous invite à les lire.
22:54C'est quand il y a un refus d'obtempérer
22:55avec une personne
22:55qui risque de commettre
22:56d'autres refus d'obtempérer
22:58à tenter à la vie des personnes.
22:59C'est quand on a un périple meurtrier
23:01d'un individu
23:02qui tue des personnes dans la rue
23:03et qui va poursuivre son périple.
23:05C'est très encadré.
23:06Très encadré.
23:07Simplement,
23:08ce qu'on rajoute,
23:09c'est une présomption,
23:10une présomption du zèle légitime.
23:12C'est-à-dire qu'on sera...
23:12On sera supposé être
23:14dans l'un de ces cas.
23:15Voilà.
23:16Donc ça veut dire que vous présumez...
23:17Est-ce à dire que vous présumez
23:18que la justice,
23:19que la police, pardon,
23:21aura raison,
23:22quoi qu'il arrive ?
23:23On présume que l'usage
23:24s'est fait dans un cadre légitime,
23:27légal.
23:27Après, c'est une présomption simple.
23:29Elle peut être facilement démontée.
23:31Très facilement.
23:31Vous êtes sûr que ce sera si facile ?
23:32Parce que vous dites,
23:33j'ai bien regardé le texte,
23:34il suffit effectivement
23:35d'apporter la preuve du contraire.
23:36Mais comment on apporte
23:37la preuve du contraire ?
23:37Mais c'est pas forcément...
23:38Quand c'est votre parole
23:39face à celle d'un policier...
23:40Mais la France insoumise
23:41essaie de faire croire.
23:41Vous savez, dans l'hémicycle,
23:43ils ont fait venir
23:44un certain nombre de familles,
23:45de personnes
23:46qui ont été tuées
23:47par l'action de la police
23:48dans des situations...
23:49Oui.
23:49Dans des situations
23:50où la justice
23:51a blanchi les policiers,
23:53leur a donné raison.
23:54Donc, il y avait un mélange
23:55de genre
23:56qui était absolument inacceptable.
23:57Mais n'est-ce pas à dire que...
23:58Ce qu'on traite ici,
23:59c'est les cas d'usage
24:00légitimes des armes
24:01qui sont déjà prévus
24:02par la loi
24:02et on prévoit simplement
24:04une présomption.
24:05C'est-à-dire qu'on part
24:06du principe, a priori,
24:07qu'il n'y a pas de raison
24:08de penser que le policier
24:09est coupable
24:10quand il fait usage de son arme.
24:11Et qu'il n'y a pas de raison
24:12de penser qu'un policier
24:13et gendarme
24:14trouvent un certain plaisir
24:15à utiliser son arme.
24:16Il ne le fait que par nécessité
24:17et proportionnelle.
24:18Vous allez le retirer ce texte ?
24:18Certainement pas.
24:20Certainement pas.
24:21Voilà, moi,
24:22c'est une proposition de l'autre.
24:23Et si à un moment
24:23le sommet de l'État reculait...
24:24Je ne suis pas à l'origine
24:25de ce texte,
24:25mais nous l'avons amendé,
24:26le gouvernement l'a amendé,
24:28il n'y aura pas
24:28de retrait de ce texte.
24:29Ça n'est pas possible.
24:30Si à un moment
24:30le sommet de l'État reculait,
24:31vous mettez votre poste
24:32dans la balance ?
24:33Non, on n'en est pas là.
24:34Mais tout le monde
24:35est aligné sur cette position
24:36qui n'est qu'une présomption simple.
24:38Je reviens quand même
24:38juste sur la preuve.
24:39Quand vous avez des policiers
24:40qui parfois ne portent pas
24:42leur RIO
24:43ou qui n'ont pas allumé
24:43leur caméra piéton,
24:44comment on fait
24:45pour prouver effectivement
24:46que c'est votre parole
24:47contre celle des policiers ?
24:48Mais ce n'est pas comme ça
24:49que ça se passe dans la vraie vie
24:50quand vous avez,
24:50et dans la vie qu'on connaît,
24:52celle que j'ai connue
24:52quand j'étais haut fonctionnaire,
24:53notamment dans les services de police,
24:55quand il y a usage d'armes,
24:56les premiers qui regardent
24:58et qui font des enquêtes,
24:59ce sont la hiérarchie policière.
25:00On ne va pas attendre
25:01que la victime démontre
25:02qu'il y a eu un usage illégitime.
25:04Même moi,
25:05comme ministre,
25:05je regarderai.
25:06Et chaque responsable hiérarchique
25:08va regarder
25:08si l'usage a été illégitime ou pas.
25:10Mais bien sûr,
25:12ce qui change,
25:13c'est qu'on arrête
25:15de partir de ce postulat
25:16qu'un usage d'armes
25:17est forcément illégitime.
25:19Et pour la France insoumise,
25:20l'usage de la violence
25:22par la police
25:22n'est pas légitime.
25:23Eux, leur rêve,
25:24c'est d'avoir des policiers
25:26et des gendarmes
25:27qui ont des pistolets à eau.
25:28En fait, c'est ça
25:28leur vrai problème.
25:29Et ça, nous,
25:30nous devons le combattre.
25:31Et je suis très fier,
25:32très fier d'avoir défendu ce texte,
25:34d'avoir porté la position
25:35du gouvernement
25:35pour ce texte.
25:36Merci beaucoup,
25:37monsieur le ministre,
25:38pour ces précisions
25:39et notamment ces chiffres
25:39que vous avez communiqués
25:41au sujet des incendies
25:41et des canicules.
25:42Et donc, c'est mort par noyade,
25:43malheureusement,
25:44139 morts par noyade
25:45depuis le 19 juin.
25:55Merci d'être avec nous.
25:56Vous êtes bien sur BFM Politique.
25:58Notre invité,
25:58Éric Ciotti,
25:59maire de Nice,
26:00président de l'UNER.
26:02Bonjour, Éric Ciotti.
26:04Merci d'être présent avec nous
26:06pour cette émission.
26:08On le disait,
26:10bien sûr,
26:10on va évoquer la question
26:11de la candidature de Marine Le Pen.
26:13Ce sondage que nous publions aujourd'hui
26:15où elle fait figure de favorite
26:16au premier,
26:17mais également au second tour.
26:19Mais d'abord,
26:19ces premières commémorations
26:21de l'attentat de Nice,
26:23cela fait quasiment 10 ans
26:24puisque c'était le 14 juillet 2016.
26:27Première commémoration ce matin,
26:29vous qui êtes maire de Nice.
26:30Vous avez notamment aussi écrit
26:31au président de la FIFA
26:32pour demander une minute de silence
26:33au début de la demi-finale
26:35France-Espagne
26:36dans quelques jours
26:36pour rendre hommage
26:37aux 86 victimes
26:39de l'attentat de Nice.
26:4086 victimes dont 15 enfants,
26:42je le précise.
26:43Est-ce qu'il vous a répondu
26:44le président de la FIFA ?
26:45Et est-ce que vous demandez
26:46à Emmanuel Macron
26:47de vous associer à cet appel ?
26:48De s'associer à votre appel ?
26:52Pour l'instant,
26:53je n'ai pas reçu de réponse.
26:56Et c'est vrai,
26:57vous le soulignez,
26:57c'est un jour,
26:58c'est une période
27:00de deuil,
27:01de commémoration
27:02importante pour notre ville
27:04qui va se confronter
27:07à un moment
27:08d'extrême allégresse.
27:10ce match où l'on espère
27:12que la France va
27:13pour la troisième fois
27:15conquérir la troisième étoile
27:17et pouvoir accéder
27:19à la finale
27:20de la Coupe du Monde.
27:21Donc, le jour même,
27:23il y a à la fois
27:23ces moments de commémoration,
27:25ce dixième anniversaire
27:27de l'attentat islamiste
27:28qui a fait 86 victimes
27:30sur la promenade
27:31des Anglais
27:32et ce moment
27:33de fête nationale
27:35et de fête
27:36de grands rassemblements
27:38sportifs
27:38pour notre nation.
27:39J'ai demandé
27:41au président de la FIFA,
27:42je suis passé également
27:44par la Fédération française
27:45qui soutient
27:46de football,
27:47qui soutient
27:48notre démarche
27:49au travers
27:49du président Diallo
27:51et j'ai saisi hier soir
27:52le président
27:53de la République.
27:55Je n'ai pas
27:55de retour
27:56pour l'heure
27:57mais j'espère
27:58que ce match
28:00portera aussi
28:01cette considération
28:03à l'égard
28:04des victimes
28:05de l'attentat
28:05du 14 juillet
28:06et cette considération
28:08de la France entière.
28:10Bruno Jeudy.
28:11Oui,
28:11monsieur le maire,
28:11bonjour.
28:12Il y a une information
28:13assez surprenante
28:14ces dernières heures.
28:16On a appris
28:16que le frère
28:17du terroriste
28:18qui avait commis
28:19l'attentat
28:19dans votre ville
28:20il y a 10 ans
28:21a été interpellé
28:23sur la promenade
28:24des Anglais.
28:25qu'est-ce que ça
28:26vous inspire ?
28:30Le frère du terroriste
28:32de nationalité tunisienne
28:35squattait un appartement.
28:38Nous avons été alertés.
28:40En tout cas,
28:40les services
28:40de la police municipale
28:42sont immédiatement intervenus
28:44et il avait manifestement
28:47proféré à l'égard
28:49du propriétaire
28:51des menaces.
28:53Nous avons immédiatement
28:54saisi les autorités judiciaires,
28:57la police nationale
28:58qui a conduit
28:59sous l'autorité
29:00du procureur
29:01une enquête
29:01qui a conduit
29:02à l'interpellation
29:04du frère du terroriste
29:06et qui,
29:08je l'espère,
29:09va conduire,
29:09en tout cas,
29:10je l'ai demandé
29:10et ça a été annoncé
29:12à son expulsion
29:13du territoire français.
29:15Il était en situation irrégulière
29:17sur le territoire national.
29:19Ce que ça dit aujourd'hui,
29:22c'est que notre pays
29:23reste ouvert à tous les vents
29:24et que nous sommes confrontés
29:26à cette situation.
29:27Quelqu'un qui est
29:28en situation irrégulière
29:30peut venir,
29:32alors qu'il est le frère
29:34d'un terroriste
29:36qui a commis
29:37cet attentat terrifiant,
29:39en situation irrégulière,
29:41squatter un appartement
29:42sans qu'il soit
29:44préalablement détecté.
29:45Ça démontre,
29:46malheureusement,
29:46les failles
29:47de notre système sécuritaire
29:49et migratoire
29:50dans lequel nous nous trouvons
29:51encore aujourd'hui.
29:52Eric Ciotti,
29:53maire de Nice,
29:53vous êtes président également
29:54de l'UDR,
29:56allié du Rassemblement National
29:57de Marine Le Pen
29:58et de Jordan Bardella.
29:59Vous nous avez réservé
30:00votre toute première réaction
30:02justement à la décision judiciaire
30:04qui a concerné Marine Le Pen
30:05qui a donc décidé
30:06de se présenter
30:07à l'élection présidentielle
30:09condamnée deux fois
30:11pour détournement
30:11de fonds publics.
30:12Elle se pourvoie
30:13en cassation.
30:13Eric Ciotti,
30:14est-ce qu'on peut être
30:15présidente de la République
30:16en ayant été condamnée
30:17deux fois pour détournement
30:19de fonds publics ?
30:20– D'abord, à cette heure,
30:23Mme Le Pen n'a pas été condamnée.
30:25Elle a formé un pourvoi
30:27en cassation,
30:28donc aujourd'hui,
30:29sa condamnation juridiquement
30:32n'existe pas.
30:34Elle est suspendue
30:36et Mme Le Pen
30:37est présumée innocente.
30:40C'est un principe de droit.
30:42On appelle souvent
30:43au respect de l'état de droit.
30:44J'y suis attachée
30:45et j'espère
30:46et je souhaite
30:47que tout le monde
30:48respecte cet état de droit,
30:50pas simplement
30:51quand cela l'arrange.
30:52Donc Mme Le Pen,
30:53aujourd'hui,
30:54est présumée innocente.
30:55Elle peut se présenter
30:56à l'élection présidentielle.
30:59Il n'y a pas
30:59d'obstacle juridique
31:00et elle a décidé
31:02sur un plan politique
31:03de le faire.
31:04Et j'ai réagi immédiatement
31:05en disant
31:06que c'était sain
31:07pour la démocratie.
31:09Moi, je reste
31:10avec la mémoire
31:11de ce qui a été fait
31:13en 2017
31:13où il y a eu
31:14ces procédures judiciaires
31:16à l'encontre
31:17de François Fillon
31:18qui ne font pas honneur
31:20à notre démocratie.
31:21Je le dis,
31:22on a fauché directement
31:24à quelques jours
31:26du premier tour
31:26de l'élection présidentielle
31:28en plein vol
31:29François Fillon
31:30avec des procédures
31:32qui n'ont jamais,
31:33jamais été
31:35aussi courtes.
31:36Vous savez,
31:36quand je vois
31:37vous évoquer
31:38l'attentat
31:39du 14 juillet 2016
31:41à Nice,
31:42nous sommes
31:4310 ans plus tard
31:44toujours
31:45en instruction judiciaire.
31:47Les victimes
31:48réclament justice.
31:50Il y a eu
31:51plusieurs saisines,
31:53plusieurs juges
31:54d'instruction
31:55qui ont été nommés
31:56pour faire la lumière
31:58sur ce qui s'est passé.
31:5910 ans !
32:00Et on a eu
32:02ces émissions
32:03de la justice
32:04dans la politique.
32:05Eh bien,
32:05aujourd'hui,
32:06on a le sentiment
32:07qu'il y a un recul
32:09et que c'est l'électeur
32:10qui va décider.
32:11Et ça,
32:12dans une démocratie,
32:13je crois que c'est
32:15particulièrement sain
32:15qu'on retrouve
32:16ce bon sens,
32:17qu'on retrouve
32:18ce principe démocratique
32:19dans une démocratie.
32:21C'est l'électeur
32:21qui décide.
32:22Sur le cas de Marine Le Pen,
32:24spécifiquement,
32:24la Cour de cassation
32:25a dit qu'elle ferait tout
32:26pour rendre sa décision
32:27avant le premier tour
32:29de la présidentielle.
32:30Est-ce que vous ne craignez pas
32:31quand même
32:32une campagne
32:33suspendue précisément,
32:34c'est le mot
32:34que vous avez utilisé tout à l'heure,
32:35avec une épaisse démocratie
32:38suspendue
32:38à un agenda judiciaire
32:39qui pourrait la percuter
32:41à n'importe quel moment ?
32:42Est-ce que c'est possible
32:43de faire campagne comme ça ?
32:46Je le crois
32:47et j'espère
32:48que l'agenda judiciaire
32:51se tiendra
32:52à l'écart
32:52du calendrier démocratique.
32:56La Cour d'appel,
32:58avec une décision
32:59qui est elle-même
33:00frappée d'appel,
33:02a dit les choses
33:03et elle a estimé
33:04qu'il n'y avait pas lieu
33:05à ce qu'il y ait
33:07inéligibilité.
33:08À partir de là,
33:09la campagne
33:09peut se dérouler
33:10et Marine Le Pen
33:12a pris sa décision
33:14en pleine connaissance
33:16de cause,
33:16en responsabilité
33:17et quelque part
33:18dans une forme
33:19de cohérence
33:20dans la relation
33:21qu'elle nourrit
33:22avec les Français
33:23depuis des années
33:24voire des décennies.
33:26Bruno Jeudy.
33:27Nous verrons,
33:28a dit justement
33:29Marine Le Pen
33:30au sujet
33:30de la décision
33:33de la Cour de cassation,
33:34on verra
33:35si ce sera
33:36avant le premier tour
33:38ou après le premier tour,
33:39mais est-ce que ça n'aurait
33:39pas été plus simple ?
33:41Vous n'auriez pas préféré
33:42que ce soit
33:43Jordan Bardella,
33:44le candidat ?
33:45Lui, au moins,
33:45il n'est pas concerné
33:47par aucune décision judiciaire
33:49et la campagne
33:50aurait peut-être été
33:50plus simple.
33:54Moi,
33:54je respecte
33:55la décision
33:56de Marine Le Pen.
33:58Voilà,
33:58j'imagine
33:59qu'elle a,
34:00et je sais,
34:01au-delà de l'imaginer,
34:02puisque nous avons échangé,
34:04je sais qu'elle a mûri
34:06sa décision,
34:07sa réflexion
34:08avec une longue expérience,
34:09qu'elle se présente
34:10aussi
34:11dans une forme
34:12de tandem
34:13avec Jordan Bardella
34:15qui a
34:16d'immenses qualités
34:17aussi
34:18pour porter
34:19un message
34:20d'alternance
34:21devant les Français.
34:22Moi,
34:23je respecte
34:24ce choix
34:25en tant qu'allié.
34:26Je suis un allié
34:28à la fois
34:29loyal
34:30et un allié
34:31indépendant.
34:32Je n'ai pas
34:33décidé
34:34à la place
34:36de Marine Le Pen
34:37ce qu'elle doit faire.
34:38Je respecte
34:39sa décision
34:40et personnellement,
34:41elle me va bien
34:42parce que
34:43je pense
34:43qu'elle a aussi
34:44ce lien
34:45d'être candidat
34:46à l'élection présidentielle.
34:47C'est installer
34:48souvent un lien
34:49durable
34:49avec les Français.
34:51Ce lien,
34:52il existe.
34:53On ne peut pas
34:53le nier,
34:54on ne peut pas
34:54le contester,
34:55même ses pires
34:56adversaires
34:57le reconnaissent.
34:58Il y a un lien
34:59avec tous les territoires
35:00de France.
35:00Il y a un enracinement
35:01aujourd'hui
35:03et il y a
35:03une espérance
35:04à voir demain
35:06Marine Le Pen
35:06incarner
35:08ce changement
35:09que les Français
35:10attendent.
35:10Je crois que
35:11cette élection
35:11présidentielle,
35:12elle va se jouer
35:13sur ce mot,
35:14le changement.
35:15On voit
35:16l'état
35:17de notre pays
35:18aujourd'hui.
35:19La dette
35:19abyssale,
35:203 500 milliards d'euros.
35:22Les déficits
35:23qui sont tout aussi
35:24abyssaux,
35:25150 à 160 milliards d'euros.
35:27L'immigration,
35:28l'insécurité,
35:29l'effondrement
35:30des services publics,
35:31tous les comptables
35:32de cette situation
35:33sont ceux qui nous dirigent
35:34depuis 1981.
35:36Donc les Français
35:37aujourd'hui veulent changer.
35:38Il n'y a qu'un visage
35:39au changement.
35:40Et justement,
35:41est-ce que vous avez vu
35:42ce sondage
35:42que nous publions
35:43ce matin
35:43avec notre institut
35:44partenaire Elab
35:45et la Tribune dimanche ?
35:46Effectivement,
35:47Marine Le Pen
35:47se place en favorite
35:48de la présidentielle
35:49crédité entre 34
35:50et 35,5%
35:51au premier tour.
35:52Elle l'emporterait.
35:53Il faut rester prudent,
35:54c'est un sondage,
35:55mais dans tous les cas,
35:56dans toutes les hypothèses
35:57au second tour.
35:58Qu'est-ce que vous vous dites ?
35:59C'est déjà gagné ?
36:02Sûrement pas.
36:03Sûrement pas.
36:04On voit bien
36:05aujourd'hui
36:06qu'il y aura
36:07dans cette élection
36:08deux adversaires majeurs.
36:10D'abord,
36:11M. Mélenchon
36:13qui constitue
36:14en soi
36:15et avec l'idéologie
36:16qu'il porte
36:17et avec
36:18les soutiens
36:19dont il bénéficie
36:20un danger
36:21extrême
36:22pour la République.
36:23M. Mélenchon
36:24est une menace.
36:25Si M. Mélenchon
36:27était élu demain,
36:28nous ne serons plus
36:29dans une démocratie.
36:30Nous changerions
36:31de régime.
36:33Nous rentrerions
36:34dans une forme
36:34de dictature
36:36à l'égal
36:37des dictateurs
36:38qu'il a toujours
36:39soutenus.
36:40Et puis,
36:41il y a la menace
36:42de la continuité,
36:43de poursuivre
36:45les lignes
36:45avec ce qui nous dirige
36:47depuis tant d'années.
36:48En tout cas,
36:49depuis 2012
36:51pour les socialos
36:53macronistes
36:54et malheureusement
36:55depuis 2024
36:57avec mes amis
36:59de LR,
36:59en tout cas
37:00une partie d'entre eux
37:01qui ont été absorbés
37:03par la macronique.
37:04Alors,
37:04il y en a un
37:05dont vous parlez,
37:05Éric Serti.
37:05Ce conglomérat
37:06de l'immobilisme
37:07central,
37:08il représente aussi
37:10un danger
37:10parce que c'est le danger
37:11de ne rien changer,
37:13de ne rien faire
37:14sur l'immigration,
37:15de ne rien faire
37:16sur l'insécurité,
37:17de ne rien faire
37:18dans le combat
37:19contre l'islamisme,
37:20de ne rien faire
37:21pour réduire la dette,
37:22les déficits,
37:23de ne rien faire
37:24pour redonner de la force
37:26à nos services publics,
37:27à l'école,
37:29à l'hôpital,
37:30dans la justice.
37:32Éric Serti,
37:33vos anciens camarades
37:35des Républicains.
37:35Dans ce sondage,
37:36Bruno Rotaillot,
37:36la fin d'entre 8 et 11 %,
37:38quel message
37:39vous lui adressez
37:40et quel message
37:41vous adressez peut-être
37:41à ces électeurs de droite
37:43qui pouvaient être séduits
37:45par Jordan Bardella
37:45mais qui sont réticents
37:47à Marine Le Pen ?
37:50Je dis à ces électeurs
37:52d'abord parce que
37:53c'est à eux
37:53que je m'adresse.
37:54J'ai l'habitude
37:56de ces appareils
37:58totalement dépassés,
38:00déconnectés,
38:01enfermés dans leur égoïsme,
38:03à la recherche
38:03et à la quête
38:04de prébandes,
38:06de ministères,
38:06de places.
38:07Ceux-là,
38:07il n'y a pas grand-chose
38:09à en attendre.
38:10Ceux-là,
38:11ils veulent collaborer
38:12avec le pouvoir
38:13macroniste
38:14mais je m'adresse
38:15aux militants.
38:15Je dis que les militants,
38:16ils doivent saisir
38:18ce moment historique,
38:19ils doivent venir vers nous
38:20et notamment vers l'UDR
38:22qui sera dans cette alliance
38:24pour l'alternance,
38:26pour porter l'autorité
38:27demain,
38:27pour porter la défense
38:29de notre identité,
38:30pour promouvoir
38:31la liberté économique.
38:32Ils n'ont plus rien
38:33à attendre de LR.
38:34LR,
38:35c'est la petite
38:36roue de secours
38:37du macronisme
38:38mais vous m'appelez
38:39à m'adresser
38:40à Bruno Retailleau.
38:41J'ai du respect
38:42pour lui
38:42et je ne le mets pas
38:44dans le même sac
38:44que les copés,
38:46que les voquiers,
38:47que tous ceux
38:48qui se nourrissent
38:49d'opportunisme
38:50sans conviction.
38:51Je dis à Bruno Retailleau
38:52qu'il va être contraint
38:54de se retirer.
38:55Je connais
38:56et je sais par avance
38:58les pressions
38:59qu'il va subir
38:59de M. Larcher,
39:01de Mme Pécresse
39:02et donc,
39:02avant de subir
39:04cette humiliation,
39:05il ne peut pas gagner.
39:07Il ne peut pas gagner,
39:08c'est impossible
39:08aujourd'hui.
39:09Et donc,
39:10je l'appelle
39:11à rejoindre
39:11cette grande alliance
39:12des droits.
39:13C'est le seul moyen
39:15d'enrayer
39:16le déclin
39:17aujourd'hui.
39:17Je lui dis
39:18en conscience,
39:19on peut avoir
39:20des différences
39:21avec Marine Le Pen,
39:23on peut avoir
39:23des différences
39:24avec le Rassemblement
39:25national.
39:26J'ai des différences.
39:27J'en avais hier,
39:28j'en ai encore aujourd'hui
39:29même si elles sont
39:31considérablement atténuées.
39:32Mais là,
39:32c'est un choix historique.
39:34L'enjeu,
39:35c'est l'avenir
39:35de la France.
39:36Est-ce que notre France,
39:38celle dont nous avons hérité,
39:39celle du général de Gaulle,
39:40celle des Lumières,
39:42perpétuera son message
39:43ou est-ce qu'elle va
39:44arrêter le cours
39:46de son destin
39:47finalement noyé
39:48dans l'immobilisme
39:49de l'impuissance ?
39:50C'est ça,
39:51cette question.
39:52Bruno Rotaio doit choisir
39:54maintenant.
39:55Il y a une autre personnalité
39:56qui se classe
39:56comme un candidat
39:57de droite,
39:57Bruno,
39:58c'est Edouard Philippe
39:58et il cogne
39:59sur le Rassemblement
39:59national.
40:00Oui, Edouard Philippe,
40:01dont Marine Le Pen,
40:02elle en a fait son
40:03principal adversaire,
40:04c'est elle qui le dit.
40:05Edouard Philippe,
40:05il considère que le RN,
40:07c'est le nouvel
40:08en même temps,
40:08c'est ce qu'il a dit,
40:09qu'il ne s'assumerait pas,
40:11social dans le nord,
40:12libéral dans le sud.
40:13C'est donc ça
40:13que vous soutenez ?
40:17Monsieur Philippe,
40:18c'est de quoi il parle
40:19puisque c'est l'artisan
40:21premier du en même temps.
40:23Monsieur Philippe,
40:24c'est,
40:24rappelons-le quand même,
40:26celui qui a appelé
40:27au second tour
40:28des législatives
40:29à voter pour les candidats
40:31du nouveau Front populaire,
40:32à voter pour M. Mélenchon
40:35et ses amis,
40:35pour M. Panot,
40:36pour M. Ruffin,
40:38pour les communistes.
40:39C'est ça,
40:40M. Philippe,
40:42politiquement,
40:42économiquement,
40:43c'est quoi,
40:44M. Philippe ?
40:44C'est l'augmentation
40:45de la dette,
40:46c'est l'augmentation
40:47des déficits,
40:49c'est l'augmentation
40:50massive des impôts,
40:51c'est celui
40:52qui a mis le feu aux poudres,
40:53qui a déclenché
40:54la crise des Gilets jaunes
40:56par une forme
40:57d'arrogance technocratique,
40:58de mépris.
40:59Edouard Philippe
41:00ne connaît pas
41:01la souffrance des Français.
41:02C'est l'homme
41:03des 80 km heure,
41:04c'est l'homme
41:04de la déconnexion
41:06avec les territoires.
41:07C'est une forme
41:08d'arrogance technocratique,
41:11de Colin Froi
41:13ressuscité,
41:13qui ne connaît pas,
41:15qui ne parle pas
41:16à la France
41:17dans toutes ses différences.
41:19Oui,
41:19il y a une France du Sud,
41:20il y a une France du Nord.
41:21J'aimerais
41:22que M. Philippe
41:23aille à la rencontre
41:24de cette France
41:25qu'il ne connaît pas.
41:26Éric Ciotti,
41:27on le voit sur
41:28justement
41:28cet affichage
41:31du sondage
41:31qui est publié
41:32ce matin.
41:33Edouard Philippe
41:34en l'état
41:34serait battu
41:34par Marine Le Pen.
41:36Pour la première fois,
41:37il y a quelques instants,
41:38Jordan Bardella
41:39prend la parole.
41:41C'est une interview
41:41à nos confrères du Figaro
41:42et il parle
41:43de la campagne à venir.
41:44Voilà,
41:44et d'un élargissement,
41:45dit-il,
41:46non seulement possible
41:47mais nécessaire.
41:48Il dit
41:48« Je suis obsédé
41:49par l'idée du rassemblement
41:50et du dépassement
41:51parce qu'elle est
41:51la condition de la victoire.
41:53La porte sera toujours ouverte.
41:55Notre première ambition
41:56sera de constituer
41:57un gouvernement
41:58d'union nationale
41:59qui ne sera pas composé
42:00exclusivement
42:01de cadres
42:02ou de parlementaires
42:03issus du RN. »
42:04Il parle de vous
42:04en disant
42:05« On a commencé
42:05avec l'UDR d'Éric Ciotti.
42:07On s'élargira encore. »
42:09Qu'est-ce que vous lui répondez ?
42:09Jusqu'où faut-il
42:10tendre la main selon vous ?
42:15Jordan Bardella
42:16a totalement raison.
42:17D'ailleurs,
42:17je le remercie
42:18pour souligner
42:19la force de cette union
42:21que nous bâtissons
42:23chaque jour
42:23un peu plus
42:24et nous allons encore
42:25le faire
42:25aux élections sénatoriales
42:27avec un objectif
42:28de créer
42:29un groupe
42:30RN ou UDR
42:33au Sénat.
42:34Nous le ferons
42:35partout
42:36comme nous l'avons fait
42:37aux élections législatives.
42:38Oui,
42:39il faut s'élargir.
42:40Une élection présidentielle
42:42dans une telle situation
42:44de gravité,
42:45elle exige,
42:46elle appelle
42:46la mobilisation
42:47de toutes les compétences
42:49et de toutes les bonnes volontés.
42:50Juste où, M. le maire,
42:51faut-il vous élargir ?
42:51Pour autant que nous ayons
42:52forcément une majorité claire.
42:55Y a-t-il des personnalités de droite
42:56à qui vous adressez ?
42:57Au-delà de Bruno Retaille,
42:58on a bien compris que lui,
42:59vous lui tendiez la main,
42:59est-ce qu'il y a d'autres personnalités de droite
43:01à qui vous dites aujourd'hui
43:03rejoignez-nous
43:04pour cette campagne présidentielle ?
43:06Vous êtes les bienvenus.
43:06Mais bien sûr,
43:07moi, j'ai travaillé avec le général Christophe Gomart,
43:11qui est député européen,
43:12qui est un homme remarquable.
43:14J'ai travaillé avec François-Xavier Bellamy,
43:17qui mène un combat respectable au Parlement européen.
43:22Ce sont des hommes de conviction,
43:24de valeur.
43:25Ils aiment la France.
43:27Ils ont leur place dans cette exigence de changement,
43:31en tout cas de mon analyse.
43:33Je pense aujourd'hui qu'il faut qu'il y ait à nos côtés
43:38tous ceux qui privilégient l'intérêt général,
43:41qui regardent loin,
43:44qui regardent ce dont la France a l'ardente obligation aujourd'hui,
43:48plutôt que ceux qui se complaisent
43:52dans de médiocres querelles de boutiquiers
43:55comme le fait M. Wauquiez,
43:57qui a eu l'indignité d'appeler à soutenir M. Philippe.
44:01– Mais vous, Éric Ciotti, quel rôle comptez-vous jouer
44:04dans cette campagne auprès de Marine Le Pen ?
44:05On sait qu'avec Jordan Bardella,
44:07le lien était assez fort.
44:09Quel rôle vous allez jouer auprès de Marine Le Pen ?
44:13– J'ai un lien fort aussi avec Marine Le Pen,
44:16parce que vous savez,
44:17quand j'ai bâti cette alliance en 2024,
44:20j'étais président des Républicains,
44:22le choix que j'ai fait est un choix historique.
44:25Il m'a beaucoup été reproché aujourd'hui,
44:28beaucoup qui ne m'ont pas suivi le regret
44:31et trouvent que j'avais peut-être eu raison avant les autres.
44:35Mais cette alliance, je vais vous faire une confidence,
44:37qui n'en est pas une au demeurant,
44:39je l'ai bâtie avec Marine Le Pen.
44:41Je travaille bien avec elle toutes les semaines.
44:44Nous nous voyons à l'Assemblée nationale.
44:46Elle préside son groupe, je préside le mien.
44:49Donc je participerai loyalement avec l'envie de porter ce changement.
44:56– Mais ça veut dire quoi ?
44:56– L'UDR est une formation qui défendra assez.
45:00– Est-ce que vous pourriez, est-ce que vous prétendez
45:02être Premier ministre de Marine Le Pen ?
45:05– Moi, ce n'est pas du tout mon sujet.
45:09Marine Le Pen a dit les choses et ce tandem me va très bien.
45:13Je suis maire de Nice et je suis très heureux
45:16dans les fonctions que j'occupe.
45:17Mais en tant que maire de Nice, je vois aussi
45:20combien notre pays, je le redis, a besoin de ce changement.
45:24On ne peut pas continuer comme ça.
45:25Et si on ne veut pas continuer comme ça,
45:28il faut changer ceux qui nous ont conduits dans le mur.
45:32Et donc Marine Le Pen a ses qualités.
45:34Alors l'UDR que je préside au Pran national
45:36aura pour ambition de participer,
45:39après à la majorité parlementaire,
45:41lors des élections législatives qui suivront,
45:43de porter des idées, notamment de liberté économique.
45:47Vous savez, certains experts estiment qu'on pourrait avoir
45:50150 milliards d'euros de dettes à l'horizon de services de la dette,
45:573 500 milliards d'euros de dettes et 150 milliards d'euros de charges de la dette.
46:03Donc il va falloir s'attaquer à ce mur de la situation budgétaire.
46:08Donc nous voulons porter notre part.
46:11Nous voulons déréguler.
46:13Nous voulons plus de liberté.
46:14Nous voulons deux échelons de collectivité territoriale,
46:17la commune et la province.
46:19Moins d'impôts, moins d'impôts de production,
46:22moins d'impôts sur le patrimoine.
46:24C'est ces idées que nous défendrons dans la campagne.
46:27L'UDR existe aujourd'hui avec force à l'Assemblée nationale.
46:30C'est un parti d'idées.
46:32Et nous défendrons nos convictions et nos idées
46:35dans une forme de programme que nous porterons
46:38auprès de la candidate que je soutiens.
46:41Merci beaucoup Éric Ciotti, maire de Nice, président de l'UDR.
46:44Merci d'avoir été avec nous pour cette première réaction
46:47après l'annonce de la candidature de Marine Le Pen.
46:50Ce sondage que l'on a découvert ce matin.
46:52Marine Le Pen, grande favorite de cette présidentielle.
46:55Vous restez bien sûr sur BFM TV dans quelques instants.
46:57C'est affaire suivante.
46:58Pauline Linovna est le général d'Aouste.
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