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  • il y a 7 heures
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00Générique
00:00Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin, Emmanuel Grégoire.
00:09Bonjour, merci d'être avec nous.
00:11Candidat de la gauche unie hors la France insoumise à la mairie de Paris.
00:15Premier tour dans un mois, jour pour jour, effectivement.
00:18A mes côtés pour vous interroger, Amandine Atalaya.
00:20Bonjour.
00:20Bonjour Amandine.
00:21Et Bruno, jeudi de la tribune de dimanche.
00:23Bonjour Bruno.
00:24Bonjour Emmanuel Grégoire.
00:25La tribune de dimanche qui est notre partenaire pour cette émission.
00:29Dans un instant, on va décliner effectivement votre programme sur la question de la sécurité,
00:33du quotidien des habitants de la capitale.
00:36Et puis il y a un enjeu qui va même beaucoup plus loin,
00:37puisque c'est le rayonnement de Paris, c'est le rayonnement de la France,
00:41si on a pu le voir lors des derniers Jeux Olympiques,
00:43ou par exemple avec la victoire du PSG, il y a quelques mois en Ligue des Champions.
00:46Il va bien au-delà même de la question des simples habitants de Paris.
00:50Mais d'abord un mot sur ce drame à Lyon, effectivement, après la mort de Quentin,
00:55ce jeune militant nationaliste qui aurait donc été agressé par des militants d'extrême-gauche
00:59en marge d'une conférence de Rima Hassan qui a eu lieu à Sciences Po Lyon.
01:04Le président de la République, on l'entendait à l'instant, a réagi,
01:07jugeant, je cite, qu'en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue.
01:14À droite, on dénonce l'extrême-gauche qui tue, je cite, c'est ce que dit Bruno Retailleau.
01:19Est-ce que vous reprendriez ces termes ?
01:22Non, je ne reprendrai pas ces termes, mais d'abord vous dire que les images qu'on a vues sont insoutenables.
01:26Insoutenables, et quelles que soient les raisons,
01:30voir un jeune homme de 23 ans mourir dans ces conditions,
01:34dans un déferlement de violence, est inacceptable,
01:37il ne saurait trouver aucune justification.
01:39Toutes les formes de violence qui tuent la jeunesse,
01:45et elles viennent de tous bords à Paris,
01:48c'est souvent l'extrême-droite qui a tué.
01:50Brahim Bouaram, Clément Méric,
01:53ou encore il y a quelques années à peine, Martin Rambourou,
01:57tout cela ne doit souffrir d'aucune excuse, d'aucune justification.
02:01La justice doit pouvoir faire son travail,
02:04et les condamnations devront être exemplaires.
02:07Est-ce que l'extrême-gauche, à vos yeux, est en cause ?
02:10Certains à droite pointent même directement la France insoumise.
02:13Alors, je ne connais pas du tout les circonstances,
02:16et je pense que les responsables politiques doivent faire attention à leur déclaration
02:20tant que la justice ne s'est pas exprimée.
02:23Il reviendra au procureur compétent de faire un point sur l'enquête,
02:29et je crois qu'il faut lui donner des conditions sereines de travail.
02:32Et s'il s'avérait que la cause de ce déferlement de violence qui a tué un jeune homme
02:38venait de l'extrême-gauche, ça ne justifierait en rien, en rien, la moindre excuse.
02:45Cette violence est inacceptable, je le redis, d'où qu'elle vienne.
02:48Jean-Luc Mélenchon, lui, dit qu'il y a également des violences
02:52qui sont commises à l'encontre de la France insoumise,
02:54en disant qu'il y a des permanences et des locaux de la France insoumise
02:57qui ont été dégradées, il parle d'accusation sans aucun fondement,
03:02mais comme vous le dites, trop tôt aujourd'hui pour se prononcer, c'est ça ?
03:06Non, d'abord, je ne pense pas qu'on puisse se mettre sur le même plan
03:10des dégradations de permanence qui sont inacceptables également,
03:13et la mort d'un jeune homme.
03:15Et je pense vraiment qu'il faut d'abord appeler au calme,
03:18à la sérénité du travail de la justice,
03:21et de l'enquête de police qui lui sera confiée,
03:24pour faire la lumière sur ce qui s'est passé.
03:26Mais je crois aussi que c'est une leçon dont doivent s'inspirer
03:29tous les responsables politiques.
03:32C'est qu'à force de banaliser la parole,
03:34à force d'exercer la violence dans les mots,
03:38eh bien, nous assistons à une dramatisation du contexte politique,
03:43d'exacerbation des confrontations.
03:44Et ça vaut pour qui, ça ?
03:45Pour tous ?
03:46Ça vaut pour tout le monde.
03:47La gauche alimente la violence ? La droite alimente la violence ?
03:50Ça vaut pour tout le monde.
03:51Vous pensez à quelqu'un en particulier ?
03:52Il y a un récit...
03:53Non, vous savez très bien à qui on pense.
03:54Franchement, vous n'êtes pas langue de bois.
03:55Il y a des excès de toutes parts.
03:58Et Jean-Luc Mélenchon n'en est pas exempt.
04:02Il y a des excès de toutes parts.
04:04Et je crois que les responsables politiques,
04:06dans leur immense majorité,
04:07devraient faire attention aux mots qu'ils utilisent,
04:10à la violence qu'ils installent dans le débat public,
04:13qui, à un moment donné,
04:14peut se traduire par la confrontation de groupes de jeunes
04:17qui sont radicalisés, qui sont endoctrinés.
04:20et il ne me revient pas de contester leur engagement.
04:23Mais à aucun moment, on ne doit justifier
04:25et transposer, par la violence physique,
04:29la violence verbale qui s'exerce dans la vie publique.
04:31Mais ce tweet, cette réaction de Jean-Luc Mélenchon,
04:33par exemple, ça vous choque, entre guillemets,
04:35le fait que lui parle de dégradation de locaux de la France insoumise ?
04:38Qu'il condamne des dégradations de permanence,
04:40ça ne me choque pas.
04:41C'est normal et n'importe quel responsable politique le ferait.
04:44Mais l'urgence du moment,
04:45y compris dans le respect du deuil des gens
04:48qui sont touchés par ce drame,
04:49c'est, je crois, une invitation à la mesure
04:52et pour certains, au silence.
04:54Alors, le chef de l'État qui s'est exprimé, Emmanuel Macron,
04:57ce matin au micro de Radio-J,
04:59et qui parle plus largement de la France insoumise,
05:02on ne parle pas sur ce qui s'est passé dramatiquement
05:05et malheureusement à Lyon,
05:06on parle sur la qualification de la France insoumise,
05:08vous savez, qui était classifiée
05:09comme mouvement d'extrême-gauche
05:12pour les élections municipales.
05:14Emmanuel Macron juge qu'à ses yeux,
05:16la France insoumise, c'est bien un mouvement d'extrême-gauche.
05:19Est-ce que c'est votre avis aussi ?
05:20Écoutez, je ne crois pas que ce soit une caricature
05:23de dire que la France insoumise soit d'extrême-gauche
05:25et moi, je ne suis pas chargé de cette classification dans le pays.
05:29Moi, peut-être que ce que je retiens sur la France insoumise,
05:31c'est l'extrême violence de leur expression
05:34à l'égard du reste de la gauche.
05:35Et ce qui les rend extrêmes à gauche,
05:38c'est qu'ils n'ont pas de mots assez violents
05:40pour qualifier ce qu'ils devraient être normalement,
05:43certes, leurs concurrents,
05:45mais pas leurs adversaires principaux.
05:46Je le dis de façon générale dans la relation de LFI
05:49aux autres formations politiques de gauche,
05:52et je le dis aussi dans mon expérience personnelle,
05:55des mots qui sont employés contre la liste que nous présentons
05:57de gauche large, unie,
05:59avec la gauche sociale et écologiste.
06:01Mais est-ce que c'est ça le plus grand problème, Emmanuel Grégoire ?
06:03La façon dont la gauche se parle en interne,
06:05ou la façon dont, par exemple, la France insoumise
06:06se positionne parfois sur les questions notamment d'antisémitisme ?
06:11Parce que ça, c'est un reproche que fait Emmanuel Macron aussi dans cette interview,
06:15c'est-à-dire qu'il dit, et je reprends ces mots,
06:17que la France insoumise parfois contrevient à des principes fondamentaux de la République
06:21en raison des positions qu'ils prennent sur l'antisémitisme.
06:23Je ne dirais pas la France insoumise en général,
06:27mais incontestablement, un certain nombre de leaders de la France insoumise
06:31ont eu des paroles qui n'étaient pas à la hauteur de l'engagement
06:35contre l'antisémitisme qu'est celui de la gauche, historiquement,
06:38et des paroles que j'ai à titre personnel.
06:40Par exemple, pour être précis,
06:41Rima Hassan qui parle d'Ariel Veil,
06:44qui est un de vos colistiers tête de lice dans le centre de Paris,
06:47est-ce que vous considérez que ce sont des propos antisémites ?
06:49La réponse est oui.
06:52Ces propos et ces attaques, et la virulence de ces attaques est inadmissible.
06:56Et nous avons fait le choix de les condamner dans l'immense clarté,
07:00mais ne pas donner aussi de caisse de résonance
07:02à cette espèce de vomi permanent qui se déverse à notre endroit.
07:07Mais de la même manière, quand Daniel Obono, député,
07:11dit que le Hamas est un mouvement de résistance,
07:14alors que le Hamas est un mouvement terroriste,
07:17qui est antiféministe, qui est homophobe,
07:19qui est inspiré par une théologie extrêmement rigoriste,
07:23je considère que c'est une faute morale et politique,
07:25et ce n'est pas anodin, dans le choix que nous avons fait,
07:28que j'ai fait à titre personnel,
07:30de construire la plus grande union de la gauche
07:33qui soit dans l'histoire des municipales à Paris,
07:35en dehors de LF.
07:36Mais ça veut dire...
07:37Partagez-vous l'avis du président de la République
07:39qui a proposé que les élus qui seraient coupables
07:44de tenir des propos antisémites
07:46tomberaient sous le coup d'une inégibilité
07:50pour cause de propos antisémites ?
07:52Alors, la réponse est oui,
07:54mais je pense que le président de la République
07:55fait une erreur en le limitant à ce sujet.
07:58Parce qu'il n'y a pas de raison que ça le soit le cas
08:01dans notre intransigence vis-à-vis de l'antisémitisme
08:04et que nous n'ayons pas la même intransigence
08:05quand il s'agit du racisme.
08:07Le racisme d'extrême orate
08:09qui s'exprime jusqu'à être condamné
08:12sur le plan pénal
08:14ne doit pas souffrir de plus d'indulgence
08:16que l'antisémitisme.
08:18Il faut, sur le plan des valeurs,
08:20être rigoureux sur toutes les circonstances
08:23qui amènent des responsables politiques
08:25à s'exprimer...
08:25Mais qui fait preuve d'indulgence
08:26à l'égard du racisme, selon vous ?
08:29Parce qu'en effet, il y a des condamnations.
08:30Par exemple, les propos d'Éric Zemmour,
08:31parfois, ont été condamnés.
08:32Vous citez un excellent exemple.
08:34Et donc, je pense que les qualifications
08:36d'inéligibilité automatique
08:38devraient s'appliquer, par exemple,
08:40au cas que vous venez de citer.
08:41Quand vous évoquez la France insoumise,
08:42est-ce que ça veut dire qu'à vos yeux,
08:43la France insoumise est infréquentable ?
08:46Certains de ses responsables politiques...
08:48Après, moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche.
08:50Ma seule préoccupation, aujourd'hui,
08:52c'est de protéger Paris
08:54contre le risque de la droite
08:55et de l'extrême droite.
08:57Est-ce que ça veut dire aussi,
08:58quand on vous évoquait
08:58certains propos antisémites,
09:00être, à vos yeux,
09:01la France insoumise est antisémite ?
09:02Certains responsables politiques,
09:04oui, des expressions antisémites,
09:05sans l'ombre d'un doute, oui.
09:06Vous n'avez pas d'adversaire à gauche,
09:08M. Grégoire,
09:09c'est ce que vous venez de dire.
09:10N'empêche, Jean-Luc Mélenchon,
09:12des responsables de LFI,
09:14des candidats tête de liste,
09:16Sophia Chikirou...
09:17Sophia Chikirou,
09:18c'est donc la tête de liste,
09:18effectivement, de la France insoumise
09:20pour la mairie de Paris.
09:21Faut campagne clairement
09:22pour vous faire battre,
09:23pour faire battre la gauche.
09:24Ça ne fait aucun doute à personne, oui.
09:26Pour faire battre la gauche,
09:27est-ce que vous maintenez
09:28votre position,
09:29entendu en début de campagne,
09:31de ne pas faire alliance
09:32avec Sophia Chikirou,
09:33notamment dans l'entre-deux-tours ?
09:34Écoutez, d'abord,
09:36une campagne municipale,
09:37on se joue sur des enjeux municipaux
09:38et sur la cohérence
09:39d'une vision et d'un projet.
09:41Comme vous l'avez fort justement rappelé,
09:44ils n'ont pas eu de mots assez durs
09:45sur nous et sur moi.
09:48Sophia Chikirou,
09:49en disant que le sens de sa campagne,
09:50c'était qu'il n'y ait plus
09:52de maire socialiste à Paris
09:53et Jean-Luc Mélenchon
09:55me qualifiant d'un femme Grégoire.
09:58Et donc, voilà,
09:59il n'y aura pas d'alliance
10:00avec la France insoumise.
10:01Mais encore une fois...
10:02Il n'y en aura pas,
10:02y compris entre le premier
10:06et le deuxième tour ?
10:07Oui, c'est le sens de la phrase
10:08que je viens de prononcer
10:09et que j'ai dû prononcer
10:112500 fois.
10:12Non, mais c'est important.
10:13Oui, c'est important,
10:14mais à force.
10:15Peut-être rappeler l'essentiel.
10:17Et l'essentiel,
10:17c'est qu'il n'y a pas de risque
10:18que la France insoumise
10:19soit maire de Paris.
10:21Ça n'existe pas.
10:22Le risque, c'est que Rachida Dati
10:24soit maire de Paris
10:25avec l'alliance
10:27avec l'extrême droite.
10:29Mais vous qualifiez...
10:29Celle de reconquête,
10:31celle d'un parti
10:32dont les membres
10:33étaient pour beaucoup
10:34considérés trop extrêmes
10:35pour rester des membres
10:36du Rassemblement national.
10:37Pour la France insoumise...
10:38Je vous arrête une seconde.
10:40On va venir à Rachida Dati
10:41pour la France insoumise.
10:42C'est-à-dire que
10:42Sophia Chikirou, pour vous,
10:43c'est une adversaire politique,
10:46c'est une ennemie,
10:47c'est une alliée potentielle
10:48ensuite au Conseil de Paris.
10:49Comment vous la qualifiez ?
10:50C'est une concurrente politique
10:52et donc il n'y aura pas
10:53d'alliance avec eux.
10:54Mais encore une fois,
10:55mon obsession,
10:56c'est d'empêcher Rachida Dati
10:57d'être maire de Paris
10:58et donc de rassembler
11:00dès le premier tour
11:01le plus largement possible
11:02les électeurs de gauche
11:03qui veulent protéger l'essentiel.
11:06C'est protéger Paris
11:08des menaces de la spéculation
11:10en luttant contre
11:11ceux qui font du business
11:14au lieu de s'occuper du logement.
11:16C'est le retour en arrière
11:18sur la question écologique
11:19et le retour du tout voiture
11:20là où nous voulons poursuivre
11:21les efforts de transformation
11:22écologique de la vie.
11:24C'est là que se situe
11:25le bon niveau de débat
11:26et je ne veux pas me laisser piéger
11:28par les obsessions nationales
11:31alors que ce dont les Parisiennes
11:33et les Parisiens ont besoin
11:33c'est d'un débat éclairant
11:35sur l'avenir de leur ville
11:36où est-ce qu'ils veulent
11:37qu'on aille tous ensemble
11:38et à qui veulent-ils faire confiance.
11:39Cet avenir vous voulez l'incarner
11:41mais vous faites aussi partie
11:42de l'équipe sortante
11:43vous avez été
11:43de nombreuses années
11:44premier adjoint d'Anne Hidalgo
11:46question très simple
11:47est-ce que vous êtes
11:48l'héritier d'Anne Hidalgo
11:50ou l'homme de la rupture ?
11:51Je suis très fier de mon histoire
11:53mon histoire aux côtés
11:54de Bertrand Delanoé
11:55mon histoire aux côtés
11:56de Anne Hidalgo
11:58mais je suis aussi fier
12:00de mes différences.
12:02Nous allons tourner
12:03une nouvelle page
12:04de l'histoire de Paris.
12:05Est-ce que vous êtes son élite ?
12:06Il va y avoir
12:07je suis fier de notre histoire commune
12:09je suis fier de cela
12:10il va y avoir
12:11une nouvelle équipe
12:12avec plus de 50%
12:14de renouvellement
12:14sur les listes
12:15que la gauche unie
12:16présente.
12:18Nous avons
12:18de nouvelles priorités
12:19qui correspondent aussi
12:20à des réponses
12:22aux nouvelles crises
12:23et enfin
12:24nous avons
12:25surtout
12:25la volonté
12:26de proposer
12:27une nouvelle méthode
12:28qui est celle
12:29de l'hyper proximité
12:30de la disponibilité
12:31de l'ancrage
12:32sur le terrain
12:32et c'est cela
12:33qui m'importe
12:34donc n'est pas
12:35de faire l'exégèse
12:36de l'histoire
12:38ni héritage
12:39ni rupture
12:39c'est un peu
12:41langue de bois ça
12:41non ?
12:42Ni héritage
12:43ni rupture
12:43parce que c'est
12:44une nouvelle histoire
12:44les parisiens
12:46ne s'intéressent pas
12:47à cette question
12:48ils s'intéressent
12:49à la question
12:49de savoir
12:50quelle est l'équipe
12:50qui va mieux répondre
12:51à ces problèmes
12:53aux nouveaux enjeux
12:54et à la façon
12:54dont nous allons préparer.
12:56Ni héritage
12:56ni rupture
12:57on sent quand même
12:58une petite gêne
12:59par rapport au bilan
13:00d'Anne Hidalgo
13:01bilan dont vous êtes comptable
13:03et puis les parisiens
13:05eux-mêmes
13:05quand ils sont interrogés
13:06ils sont critiques
13:07sur certains points
13:08du bilan
13:09est-ce que vous pourriez
13:09nous citer
13:10deux réussites
13:11d'Anne Hidalgo
13:12et deux échecs
13:13d'Anne Hidalgo ?
13:14Deux réussites
13:15d'Anne Hidalgo
13:16c'est la transformation
13:16écologique
13:17de la ville
13:18et la deuxième
13:20c'est les Jeux Olympiques
13:21et Paralympiques
13:22où le monde entier
13:23est venu admirer
13:25cette ville
13:25et la dit ainsi
13:27en disant
13:28waouh
13:29la façon dont Paris
13:30a changé
13:30la façon dont cette ville
13:32est entrée
13:33dans la modernité
13:34qui est celle
13:34à la fois de la prospérité
13:35mais aussi de l'exigence
13:36environnementale
13:37qui est celle aussi
13:38d'un art de vivre
13:39et une qualité de vie
13:40essentielle
13:41et deux sujets
13:42sur lesquels
13:42j'ai des nuances
13:43parce qu'il faut faire
13:44encore plus d'efforts
13:45c'est sur la question
13:46de la propreté
13:47la question de la sécurité
13:48sur lesquelles
13:49les attentes sont fortes
13:50et qui ne sont pas
13:51des échecs
13:52ce ne sont pas des échecs
13:53comme dirait Emmanuel Macron
13:54ce ne sont pas des échecs
13:55mais ça n'a pas marché
13:55non ce ne sont pas
13:56des échecs
13:57d'Anne Hidalgo
13:57qui a la charge
13:59de la sécurité
14:00dans notre pays
14:01quand Rachida Dati
14:02ce matin encore
14:03dénonce l'explosion
14:04de l'insécurité
14:06à Paris
14:06avec des chiffres
14:07qui sont d'ailleurs
14:08fantasques
14:08et bien
14:09elle fait le procès
14:10de son propre collègue
14:11ministre de l'Intérieur
14:12qui a la mission
14:14de la sécurité publique
14:15et vous pensez
14:17que ce n'est pas
14:17un peu facile
14:18de se défausser
14:21de ces erreurs
14:23en accusant les autres
14:24Emmanuel Grégoire
14:24vous ne ferez donc rien
14:25différemment d'Anne Hidalgo
14:27il n'y a rien
14:28aucune mesure
14:28sur laquelle vous disiez
14:29celle-là je reviens dessus
14:30j'ai dit
14:31que j'assumais mes différences
14:32et je dis
14:33que ma nouvelle méthode
14:35était basée
14:36sur l'hyper proximité
14:37c'est la question
14:38du lien avec la population
14:40c'est la question
14:40des conseils
14:41des comptes rendus
14:42de mandat
14:43que je ferai
14:43dans chaque quartier de Paris
14:44c'est la façon
14:45dont nous organiserons
14:46la gouvernance
14:47du conseil de Paris
14:48et que ce soit
14:49sur l'encadrement
14:50des loyers
14:50la taxe foncière
14:51etc
14:51vous ne reviendrez
14:52sur aucune des mesures
14:53qui ont pu décevoir
14:55ou choquer
14:55l'encadrement
14:56des loyers
14:57ça marche
14:57ça protège
14:58les locataires
14:58c'est un immense acquis
14:59que nous avons
15:00ardemment défendu
15:02pendant des années
15:02obtenu
15:03et qui fonctionne
15:04et qui est l'un des seuls
15:05outils efficaces
15:06pour protéger
15:06les classes moyennes
15:07on va continuer
15:08on est passé un peu vite
15:09je voudrais revenir
15:09sur la question
15:10de la sécurité
15:10vous dites
15:11c'est la responsabilité
15:12des amis
15:13de madame Dati
15:14mais enfin bon
15:15la gauche
15:15dans son bilan à Paris
15:16Delanoé plus Hidalgo
15:19ils ont mis 20 ans
15:20à comprendre
15:20qu'il fallait créer
15:21une police municipale
15:22et ils ne veulent pas
15:24armer la police municipale
15:25ce que vous soutenez
15:27est-ce que
15:27franchement
15:28aujourd'hui
15:29ne pas armer
15:29une police municipale
15:30ça s'est envoyé
15:32des policiers municipaux
15:34totalement désarmés
15:35face à des délinquants
15:36de plus en plus
15:37armés
15:38de plus en plus
15:39déterminés
15:39à commettre des violences
15:40Quelques approximations
15:41monsieur Bruno Jaddy
15:42d'abord
15:43ce n'est pas la ville
15:44qui pouvait créer
15:45la police municipale
15:46il a fallu changer
15:47la loi pour cela
15:48c'est l'état la loi
15:49c'est le parlement
15:50et c'est à l'initiative
15:52il y avait des parlementaires
15:53de gauche quand même
15:53vous pouviez pousser
15:54il n'y avait pas de majorité
15:55de gauche depuis un moment
15:56nous avons travaillé
15:58à la préparation
15:59de cette police municipale
16:01pourquoi cette police municipale
16:02s'est imposée
16:03comme une nécessité
16:04c'est pour un fait
16:06structurant
16:07de l'histoire
16:07de notre ville
16:08qui est dans les mémoires
16:08de toutes et de tous
16:09c'est la vague
16:10des attentats
16:11de 2015
16:12la vague des attentats
16:13de 2015
16:14a une conséquence
16:15immense dans les grandes villes
16:16et en particulier à Paris
16:17c'est que les policiers nationaux
16:19ne sont plus
16:20dans les rues
16:21au sens de maraude
16:22et de police de proximité
16:24ils ne sont plus là
16:25parce qu'ils sont affectés
16:26massivement
16:27à des missions
16:28de prévention
16:29du risque terroriste
16:30de surveillance bâtimentaire
16:31et donc
16:32dans ces cas là
16:33nous ne sommes pas sectaires
16:34nous évoluons
16:36au gré des besoins
16:36et y compris
16:37de la demande
16:38de nos concitoyens
16:39d'abord
16:41l'armement
16:42deuxième approximation
16:43ils sont déjà armés
16:44nos policiers
16:45municipaux
16:46c'est pas unanime
16:47pas d'armes létales
16:48mais ils sont armés
16:50formés à cela
16:52sur l'armement
16:53létal
16:54ma réserve
16:55elle tient
16:55à un point
16:56assez simple
16:57c'est que selon
16:58les forces
16:59et les compétences
17:00qui leur sont données
17:00nos policiers
17:02municipaux
17:03n'ont pas besoin
17:04d'armes létales
17:05pour s'occuper
17:05de ce qu'est
17:06leur mission quotidienne
17:07avec le risque terroriste
17:09si un jour
17:10il y a un attentat
17:11il fait croire
17:11le policier municipal
17:13désarmé
17:13laissez-moi finir
17:14ma phrase
17:15la loi
17:16ne fixe pas
17:17à la police municipale
17:18la prévention
17:18du risque terroriste
17:19nulle part
17:20d'ailleurs
17:20le terroriste
17:21ne va pas faire
17:21la différence
17:22entre le policier municipal
17:23et le policier national
17:24qu'il va croiser
17:24dans la rue
17:25il ne fait pas non plus
17:26la différence
17:26entre un chauffeur de bus
17:28un policier national
17:29quand il est assassiné
17:30mais la différence
17:30c'est que vous pourriez
17:31armer le policier
17:32le terroriste
17:32le principe
17:33c'est qu'il frappe
17:35partout
17:35où il le peut
17:36de façon
17:37évidemment
17:38surprise
17:39est-ce que ce n'est pas
17:40d'autant plus
17:40une raison
17:41pour armer
17:41les policiers municipaux
17:42ils sont armés
17:43nos policiers municipaux
17:44et la mission
17:44de la police municipale
17:46c'est de lutter
17:46contre les incivilités
17:47c'est de verbaliser
17:49les cyclistes
17:49qui ne respectent pas
17:50les feux
17:51c'est de verbaliser
17:51le stationnement
17:52et si réflexion
17:54il doit y avoir
17:54sur les missions
17:55ce qui est à peu près
17:55le cas en ce moment
17:56puisqu'il y a
17:56un travail qui est fait
17:58sur un projet de loi
17:58et bien
17:59nous y travaillerons
18:00moi l'engagement
18:01que j'ai pris
18:02c'est qu'aujourd'hui
18:03armer de façon létale
18:05notre police municipale
18:06et faire courir
18:07un grand risque
18:08à nos agents
18:08dans l'exercice des missions
18:10que leur confie la loi
18:11mais je ne suis pas
18:12non plus
18:12quelqu'un d'obtus
18:13si le législateur
18:14faisait évoluer
18:16les compétences partagées
18:18entre la police nationale
18:18et la police municipale
18:19le seul engagement
18:20que j'ai pris
18:21de façon explicite
18:22auprès des parisiennes
18:22et des parisiens
18:23c'est que si un jour
18:24la question de l'armement létal
18:25devait se poser
18:26parce que le législateur
18:27décidait d'un coup
18:28que l'émission
18:29ait été tendue
18:30en plus vous le savez
18:31la préfecture de police
18:33Et vous êtes favorable
18:33à cette évolution de la loi ?
18:34Vous feriez un référendum
18:35c'est ça ?
18:35Je ferais exactement
18:36je ferais un référendum
18:39moi je veux vous dire
18:40je pense que ma police municipale
18:42elle devrait être
18:43prioritairement consacrée
18:44à la tranquillité
18:45du quotidien
18:46je souhaite que ce soit
18:47une police municipale
18:49de proximité
18:50qu'elle soit massivement déployée
18:52dans les rues
18:53dans la prévention
18:54des incivilités
18:54dans la question
18:55de la régulation
18:56de l'espace public
18:57et que nous laissions
18:58la police nationale
18:59pouvoir faire son travail
19:01sur les missions
19:01qui sont les tiennes
19:02Rachida Dati vous en parliez
19:04contre le narcotrafic
19:05propose un doublement
19:06des caméras de vidéosurveillance
19:07vous dites je ferais pareil ?
19:08Alors là dessus
19:09madame Dati
19:10raconte souvent n'importe quoi
19:12Pourquoi ?
19:12Parce que l'implantation
19:14des caméras de vidéosurveillance
19:15à Paris
19:15est de la compétence
19:16exclusive du préfet de police
19:18nous avons soutenu
19:20le plan de vidéoprotection
19:22de la préfecture de police
19:23nous l'avons d'ailleurs
19:24co-financé
19:25pour qu'il aille plus vite
19:26alors que ce n'était pas
19:27notre obligation
19:28puisque c'est elle seule
19:29la police
19:30la préfecture de police
19:32rappelez-vous d'ailleurs
19:33le mensonge incroyable
19:35de la ministre
19:36sur la question
19:37du vol
19:38du cambriolage
19:39au Louvre
19:40où sa première réaction
19:41ça a été trop peu souligné
19:43a été dire
19:43c'est la faute de la mairie
19:44il n'y avait pas de caméra
19:45d'abord
19:46c'est la préfecture de police
19:47qui installe des caméras
19:48et en l'occurrence
19:48il y en avait
19:49et en l'occurrence
19:51c'est simplement
19:52parce qu'il manquait d'agents
19:53pour regarder les images
19:54en question
19:54non elle ne filmait pas
19:56au bon endroit
19:56ce n'est pas vrai
19:58ce n'est pas vrai
19:59l'enquête
19:59a montré
20:01que le champ
20:02de couverture
20:03du lieu en question
20:04était couvert
20:05par les caméras
20:06il était couvert
20:06vous voyez
20:07vous avez même intégré
20:08d'une certaine manière
20:09le mensonge de la ministre
20:10le ministère de l'intérieur
20:12a confirmé
20:13la préfecture de police
20:13a confirmé
20:14que ce n'était pas un problème
20:15de champ de caméras
20:15mais plus exactement
20:17de personnes
20:18qui sont derrière les écrans
20:18pour regarder les caméras
20:19ce qui est d'ailleurs
20:20un sujet
20:20dont parle peu Rachida Dati
20:22c'est quand il y a des caméras
20:23pour qu'elles fonctionnent
20:23il faut qu'il y ait des gens derrière
20:24pour analyser
20:25et regarder comment ça se passe
20:26donc oui
20:27la vidéoprojection
20:28j'ai un principe simple
20:29quand c'est utile
20:30et quand la police
20:30pense que c'est nécessaire
20:31je le fais
20:32quand il y a des riverains
20:33qui nous disent
20:34ça nous aiderait sans doute
20:35à faire de la prévention
20:36et bien je le soutiendrai
20:37vous n'êtes pas un naïf
20:38de la sécurité
20:38comme disent certains
20:39de vos adversaires
20:40non je suis quelqu'un
20:41d'extrêmement exigeant
20:42sur la sécurité
20:42parce que la sécurité
20:43c'est un élément essentiel
20:45de la qualité de vie
20:46du quotidien
20:47je parle évidemment
20:48de la prévention
20:49des risques majeurs
20:50cambriolages
20:50atteints de ton personne
20:51mais c'est aussi
20:52de la qualité de vie
20:53du quotidien
20:54de ne pas subir
20:55les nuisances
20:56d'un certain nombre d'individus
20:57qui s'exonèrent
20:58de leur devoir
20:59de responsabilité globale
21:00merci dans un instant
21:02on va évoquer évidemment
21:03cette question
21:04qui concerne beaucoup
21:05de parents d'élèves
21:06avec ces drames
21:07dans le périscolaire
21:08notamment à Paris
21:09effectivement
21:09où il y a
21:10beaucoup d'enfants
21:10malheureusement
21:11qui ont été concernés
21:12par des agressions sexuelles
21:13de la part des animateurs
21:14et puis on verra aussi
21:16l'enjeu de cette municipale
21:17puisqu'on le disait
21:18Paris c'est la capitale
21:19il y a un rayonnement mondial
21:20bien au-delà
21:21pour les seuls habitants parisiens
21:22à tout de suite
21:22vous êtes bien sûr
21:30BFM politique
21:31notre invité Emmanuel Grégoire
21:32candidat de la gauche
21:34à la mairie de Paris
21:35parmi les thèmes
21:37de cette élection
21:38scrutée d'extrêmement près
21:39dans la capitale
21:40il y a effectivement
21:41ce qui concerne
21:42ces scandales
21:43qui ont été révélés
21:44dans le périscolaire
21:46cette semaine encore
21:46on a appris que 6 animateurs
21:47ont été suspendus
21:48après de nouvelles révélations
21:50notamment après le reportage
21:52de nos confrères
21:53un cache-investigation
21:54sur France 2
21:55près d'une vingtaine
21:55en 2025
21:57pour des signalements
21:58à caractère sexuel
21:59là aussi
21:59votre concurrente
22:00Rachida Dati
22:01ce matin
22:01vous cible dans la presse
22:03elle évoque
22:03je cite
22:04un véritable scandale
22:06dont l'entière responsabilité
22:08incombe à madame Hidalgo
22:09et monsieur Grégoire
22:11est-ce que
22:12vous assumez
22:13une part de responsabilité
22:14dans ces scandales ?
22:15alors j'ai eu l'occasion
22:16de dire que oui
22:17j'assume une part de responsabilité
22:19madame Dati
22:20devrait en faire de même
22:21puisqu'elle est maire
22:22du 7ème
22:22et le plus grand scandale
22:24de cache-investigation
22:25est une affaire du 7ème
22:26elle ne peut s'en exonérer
22:28comme tout élu local
22:29on est responsable
22:31de tout
22:32et à cet égard
22:35j'invite tous
22:36et toutes
22:36à la prudence
22:37parce que
22:38il y a eu
22:39un défaut
22:40de surveillance
22:41de l'organisation
22:41évident
22:42je veux d'abord avoir
22:44une pensée
22:45pour les familles
22:45et les victimes
22:47de donner les garanties
22:49évidemment
22:49sur un travail libre
22:50de la procureure
22:52et de ses services
22:53pour faire les investigations
22:55nécessaires
22:56il y a eu des mesures
22:57d'urgence
22:58qui ont été prises
22:58et j'ai moi-même
22:59fait des propositions
23:00radicales
23:00il faut tout changer
23:02elle dit que
23:03vous n'avez pas reçu
23:04les familles des victimes
23:05Rachida Dati
23:05j'ai reçu
23:07beaucoup de familles
23:08notamment de victimes
23:09notamment dans ma circonscription
23:10j'ai reçu
23:11tous ceux
23:12qui ont demandé
23:12à être reçu
23:13que ce soit
23:15d'ailleurs
23:15des associations
23:16ou des parents
23:17de victimes
23:19donc là encore
23:19elle ment
23:20mais ce n'est pas
23:20le plus important
23:21en l'occurrence
23:22le plus important
23:24c'est de donner
23:25aux parents
23:26et aux enfants
23:27un cadre de sérénité
23:29sur ce qu'est
23:30l'école de la république
23:31elle doit être
23:32un havre de paix
23:34et de protection
23:35d'émancipation
23:36et d'excellence
23:37pour changer cela
23:38et pour que les parents
23:39n'aient plus peur
23:40d'envoyer leurs enfants
23:41au centre
23:42aéré
23:43ou dans le périscolaire
23:44j'ai proposé
23:45trois choses
23:46majeures
23:47au-delà de ce qui a déjà
23:48été engagé
23:49la première
23:49c'est d'organiser
23:50dès le début du mandat
23:51une convention parisienne
23:53sur les temps de l'enfant
23:54parce que l'une des causes
23:56de la situation
23:57est évidemment
23:58l'organisation
23:59des temps scolaires
24:00et la répartition
24:02de l'organisation
24:03du temps périscolaire
24:04dans lequel
24:05il y aura des mesures
24:06qui seront prises
24:07applicables
24:08dès la rentrée
24:09de septembre
24:102026
24:10la deuxième chose
24:12et c'est en matière
24:13de prévention des risques
24:14et d'obligation de résultats
24:16la plus importante
24:17c'est de mettre en place
24:18un contrôle interne
24:20et un contrôle externe
24:22au long cours
24:23qui visera
24:24à évaluer
24:25les procédures
24:27leur bonne application
24:28et le fait
24:29que nous garantissions
24:30l'avoir à disposition
24:32pour encadrer les enfants
24:33des personnels
24:34formés
24:35des personnels
24:36qui sont accompagnés
24:38parce qu'il faut comprendre
24:40que dans le moment
24:41de gravité
24:42que nous vivons
24:43qui est aussi un moment
24:43de libération
24:45de la parole
24:46je n'oublie pas
24:48l'immense majorité
24:50des professionnels
24:50qui font leur métier
24:52avec conviction
24:53avec application
24:54et avec une immense rigueur
24:56le problème
24:56c'est qu'Emmanuel Gérard
24:57des alertes
24:58visiblement
24:58il y en avait eu
24:59oui parce que l'opposition
25:00pointe notamment
25:01vous le savez très bien
25:02ce rapport de 2015
25:04de l'inspection générale
25:05de la ville
25:06qui pointait déjà
25:07des risques
25:07et des problèmes
25:08en matière notamment
25:09d'emploi aussi
25:11c'est-à-dire pas assez
25:12de jobs pourvus
25:13etc
25:13et il vous accuse
25:15mais vous avez déjà dit
25:16que vous avez en partie
25:17une responsabilité
25:18de ne pas avoir suffisamment
25:19réagi en tant qu'adjoint
25:20est-ce qu'il y a eu
25:21des manquements
25:22sur ces dix dernières années
25:24quand on observe
25:25que remonte
25:26un certain nombre
25:27d'affaires
25:27c'est qu'il y a eu
25:28des manquements
25:29je veux dire
25:30posons les mots
25:31sur les choses
25:32à posteriori
25:34j'aurais dû m'occuper
25:35plus de ce sujet
25:36il n'était pas du tout
25:37dans mon portefeuille
25:38quand Rachid Adati
25:39dit que j'étais chargé
25:40des recrutements
25:40c'est tout simplement
25:41et factuellement
25:42un mensonge
25:43des ressources humaines
25:44j'étais en charge
25:45des ressources humaines
25:45mais quand je suis devenu
25:46premier adjoint
25:47j'étais en charge
25:47des finances
25:48et ensuite de l'urbanisme
25:49et je le redis
25:50à madame Dati
25:51qu'elle soit prudente
25:55en la matière
25:56quand on donne
25:57des leçons aux autres
25:58il faut s'assurer
25:59soi-même
26:00d'une exemplarité
26:01qui n'est pas la sienne
26:02y compris dans la gestion
26:03du dernier cas
26:04très problématique
26:05qui a émergé
26:06dans une école
26:07de son arrondissement
26:08là-dessus
26:09s'il y a eu
26:10des manquements
26:11ils sont partagés
26:12par beaucoup
26:13y compris par elle
26:15y compris par elle
26:16pour donner un ordre
26:16à nos téléspectateurs
26:17qui ne sont pas forcément
26:18au fait d'une affaire
26:19qui concerne surtout
26:20la ville de Paris
26:22la défenseur des enfants
26:23de la ville de Paris
26:24évoque le chiffre
26:25de 150 saisines
26:27oui c'est des signalements
26:29qui font l'objet
26:29d'instructions
26:30si vous voulez
26:30il y a deux choses
26:31il y a un
26:32deux façons documentées
26:33ils ont déjà un certain
26:34nombre de cas
26:35qui sont remontés
26:37de gravité différente
26:38entre évidemment
26:39des comportements
26:40inappropriés
26:40de personnel encadrant
26:42et de l'autre
26:43des cas
26:43beaucoup plus graves
26:44et qui me touchent
26:45énormément
26:46de pédocriminalité
26:47que je suis incapable
26:49évidemment
26:50de qualifier
26:51ou de commenter
26:52puisque un
26:53j'en ignore tout
26:53et deux
26:54ça fait l'objet
26:55d'instructions judiciaires
26:57et notamment
26:58beaucoup des cas
26:59qui sont évoqués
27:00datent d'un moment
27:01en plus
27:02où je n'étais plus
27:02premier adjoint
27:03puisque je ne le suis plus
27:04depuis mi-2024
27:06et donc
27:07il faut laisser
27:08la procureure de Paris
27:09je le dis d'ailleurs
27:10et j'aurai un échange
27:11avec la procureure de Paris
27:12l'une des angoisses
27:13des parents
27:13c'est que dans le cadre
27:15du secret de l'instruction
27:16et des enquêtes
27:16de police
27:17il y a une sorte
27:18de silence
27:19qui peut paraître
27:19un peu assourdissant
27:20pour les parents
27:21qui se posent
27:22beaucoup de questions
27:23des questions aussi simples
27:24et qui sont les miennes
27:25comme papa
27:26et qui seraient
27:26celles de n'importe quel parent
27:28est-ce que mon enfant
27:29est concerné ou pas
27:31il s'est passé quelque chose
27:32on a entendu qu'eux
27:33mais de quoi
27:34retourne-t-il exactement
27:35des questions aussi simples
27:37aujourd'hui
27:38il n'y est pas répondu
27:39parce que
27:40on veut protéger
27:41vous défaussez
27:42de vos responsabilités
27:43on va vous le dire franchement
27:44je me défausse de rien
27:45comme vous venez de le voir
27:46je me défausse de rien
27:47et je le redis
27:48parce que c'est mon état d'esprit
27:50quand on est maire
27:50on est responsable de tout
27:52y compris de ce qu'on ne voit pas
27:55y compris à posteriori
27:57de ce qu'on considère
27:58aurait pu avoir mieux fait
27:59et donc
28:00moi la responsabilité
28:01c'est quelque chose
28:02qui inspire mon mode d'action
28:04voilà
28:04et donc
28:05j'ai observé des choses
28:06inacceptables
28:07et donc nous allons
28:08tout
28:09tout revoir
28:10des questions très concrètes
28:12parce qu'il y a notamment
28:12évidemment
28:12comme dans beaucoup de vies
28:13la question du logement
28:14qui se pose
28:15vous avez notamment
28:16Airbnb en ligne de mire
28:17Emmanuel Grégoire
28:19maire de Paris
28:19ça veut dire quoi ?
28:20Airbnb à Paris
28:21c'est terminé ?
28:22c'est fini complètement ?
28:23oui oui
28:24je veux faire une distinction
28:25d'abord
28:26nous sommes favorables
28:27au fait que les parisiens
28:29puissent louer leur appartement
28:30en meublé touristique
28:31quand ils vont eux-mêmes
28:32en vacances
28:33mais aujourd'hui
28:34qu'est-ce qui se passe à Paris ?
28:35mais comme dans toutes
28:36les grandes villes du monde
28:37qui sont notamment
28:37très attractives
28:39et hyper touristiques
28:40et bien
28:40c'est le marché
28:42la spoliation
28:43la spéculation
28:44a vidé les appartements
28:46pour les consacrer
28:46à des usages
28:48de meublé touristique
28:49et une ville
28:50qui perd ses habitants
28:51c'est une ville
28:52qui meurt à petit feu
28:53et Paris perd des habitants
28:54Paris perd des habitants
28:55précisément
28:56parce que le marché
28:57chasse les familles
28:58le marché
28:59chasse les étudiants
29:00donc Airbnb
29:01interdit de Paris ?
29:02nous voulons tendre
29:03vers l'interdiction
29:04des meublés touristiques
29:05permanents
29:05des Airbnb permanents
29:07total
29:07nous voulons cela
29:08parce que nous avons
29:10atteint des niveaux
29:11qui sont inacceptables
29:12à Paris
29:12il y a un logement
29:14sur cinq
29:14qui n'héberge personne
29:16et alors évidemment
29:17il ne faut pas s'étonner
29:17que la population
29:18baisse dans ces circonstances-là
29:19il ne faut pas s'étonner
29:20quand on a besoin
29:21de trouver un logement
29:21de voir un nombre
29:23d'annonces faméliques
29:24et des centaines
29:25de candidatures
29:26parfois sur un seul logement
29:27donc dans le choc
29:28de l'offre
29:28que je veux porter
29:29pour développer le logement
29:31continuer à construire
29:32transformer des bureaux
29:34en logements
29:35massivement
29:36mais aussi
29:37lutter
29:37contre la vacance
29:38des logements
29:39c'est-à-dire
29:39le trop de logements
29:41qui sont consacrés
29:41à des résidences
29:42secondaires
29:42ou à des meublés touristiques
29:44on veut savoir
29:44quand on vote
29:45dans des municipales
29:46c'est aussi
29:46où va notre argent
29:47à propos de la taxe foncière
29:49notamment
29:49qui a beaucoup augmenté
29:51en 2023
29:51sous Anne Hidalgo
29:52notamment
29:53est-ce que si c'était vous
29:54le maire
29:55elle resterait
29:56à niveau constant
29:56est-ce que vous vous engagez
29:57à ne pas l'augmenter
29:58oui j'ai déjà pris
29:59cet engagement
30:00de ne pas augmenter
30:01la taxe foncière
30:02pourrait-elle même baisser
30:03non elle ne pourra pas baisser
30:04et ceux qui racontent ça
30:05mentent
30:06ou alors il faut qu'ils expliquent
30:08quels sont les champs
30:09d'action publics
30:10qu'ils abandonneraient
30:11donc il n'y aura pas de baisse d'impôt
30:12à Paris avec vous
30:12il n'y aura pas de baisse d'impôt
30:13avec moi à Paris
30:14et ce ne serait pas juste
30:15ce ne serait pas juste
30:17sur le plan
30:17de la redistribution
30:19des richesses
30:19et du partage
30:20de l'espace public
30:21Paris est une ville
30:22qui est riche
30:23mais dans laquelle
30:24il y a beaucoup de gens
30:25qui ont besoin
30:26qu'on les aide
30:27les plus vulnérables
30:28la question du sans-abrisme
30:30la question des enfants
30:31à la rue
30:31la question de la solidarité
30:33la question du soutien
30:34à l'école publique
30:35qui est le levier
30:37par lequel on s'arrache
30:38au déterminisme social
30:39je suis un candidat de gauche
30:41qui considère
30:42qu'il y a à Paris
30:43des gens
30:44qui peuvent contribuer
30:45à l'effort pour tous
30:46il n'y aura pas de baisse d'impôt
30:47est-ce que vous dites
30:48il n'y aura pas de hausse d'impôt
30:49oui c'est le sens
30:50de ma phrase
30:51sur la taxe foncière
30:52n'augmentera pas
30:53et je le redis
30:54elle a augmenté
30:55mais à Paris
30:56la taxe foncière
30:57elle est inférieure
30:58de 50%
30:59à la moyenne
31:00de la taxe foncière
31:00des villes
31:01de plus d'100 000 habitants
31:01et donc
31:02il ne faut pas non plus
31:03dire que l'augmentation
31:05était insoutenable
31:06je voudrais revenir
31:07vous dites
31:08Paris est riche
31:09mais Paris est également
31:09endettée
31:10alors je ne vais pas donner
31:11trop trop de chiffres
31:12mais enfin grosso modo
31:13entre 2014 et 2024
31:15la dette a doublé
31:16elle était à peu près
31:18autour de 4 milliards
31:19elle est aujourd'hui
31:20supérieure à 8 milliards
31:21pour 2024
31:234,3
31:249,37
31:25voilà ok
31:26enfin bon
31:27donc tous les cas
31:28on est d'accord
31:28que la dette a doublé
31:29elle a doublé pourquoi ?
31:30parce que vous avez
31:31beaucoup
31:31acheté
31:32beaucoup acheté
31:33beaucoup emprunté
31:34et également
31:36vous n'avez pas
31:37beaucoup diminué
31:38la charge de fonctionnement
31:40et notamment
31:40le nombre de fonctionnaires
31:42de la ville de Paris
31:43autour de 50 000
31:45comment comptez-vous
31:46réduire cette dette
31:47et est-ce qu'il ne faut pas
31:48accélérer
31:49parce qu'une ville
31:49très endettée
31:50c'est une ville
31:51qui a moins de marge
31:51de manœuvre
31:52c'est une ville
31:52qui va s'appauvrir
31:54c'est quand même
31:54ce qui guette
31:55la plus grande ville
31:57de France
31:57et une des principales villes
31:59non
31:59vraiment
31:59je m'inscris en faux
32:01par rapport à cela
32:02qui est un procès
32:02qui est instruit
32:03par nos adversaires
32:04qui eux-mêmes
32:05ont ruiné le pays
32:06ruiné le pays
32:07Madame Dati
32:08avec le gouvernement
32:09auquel elle appartient
32:10avec Emmanuel Macron
32:11le président
32:12qui la soutient
32:13Dati
32:13la candidate d'Emmanuel Macron
32:15ils ont ruiné le pays
32:16et ils entendent
32:17nous donner
32:17des leçons de bonne gestion
32:18elle n'est pas ministre
32:19de l'économie
32:19Rachida Dati
32:20non mais enfin
32:21c'est une ministre
32:21très puissante
32:22puisque c'est la seule
32:23qui est restée
32:23quasiment au cours
32:24des quatre derniers
32:25remaniements
32:26donc j'imagine
32:26que le président
32:27a avec elle
32:27une proximité
32:28et une relation
32:29de confiance
32:29j'imagine
32:30d'ailleurs
32:31il la garde
32:31très longtemps
32:32elle a plutôt aidé
32:34à sauver le budget
32:35de la culture
32:36non pas du tout
32:37pas du tout
32:37mais ce que je dis
32:39pas du tout
32:39je vais revenir là-dessus
32:42sans problème
32:42Rachida Dati
32:43a connu
32:44une baisse spectaculaire
32:46du budget
32:46de la culture
32:47les deux années
32:48où elle a exercé
32:48c'est-à-dire que Macron
32:49avait plutôt augmenté
32:50le budget de la culture
32:51manque de pot
32:52les deux années
32:53où Rachida Dati
32:54est ministre de la culture
32:55ça baisse
32:56Emmanuel Grégoire
32:57où sont les économies
32:58pour réduire la dette
32:59alors la dette
33:01d'abord expliquer
33:02en trois mots
33:02ce que c'est
33:03la dette
33:03ce sont des investissements
33:05là où on a passé
33:06la dette de 4,3
33:07à 9,4 milliards d'euros
33:10nous avons augmenté
33:11les actifs
33:12de la ville de Paris
33:13de 24 milliards
33:15à 47 milliards
33:16pourquoi
33:17parce que la totalité
33:19de nos investissements
33:20donc la totalité
33:21de cette dette
33:21c'est principalement
33:23de l'immobilier
33:23les parisiens
33:25dans leur ensemble
33:25sont propriétaires
33:26de 130 000 logements sociaux
33:28tous les grands équipements
33:30ça a une valeur immense
33:31immense
33:32et d'une certaine manière
33:33les parisiens
33:35se sont enrichis
33:36considérablement
33:37avec la dette
33:38qui a été générée
33:39et nous n'avons
33:40aucun problème
33:41pour assumer
33:43le remboursement
33:44de cette dette
33:45mais est-ce que parallèlement
33:46il ne fallait pas diminuer
33:47essayer de diminuer
33:48les charges de fonctionnement
33:49et notamment
33:50le nombre de personnels
33:53qui travaillent
33:53à la mairie de Paris
33:54alors non
33:55et c'est tout le paradoxe
33:56des adversaires
33:56c'est-à-dire qu'ils annoncent
33:57qu'ils veulent supprimer
33:58plein d'agents publics
34:00mais en même temps
34:0110% sur la totalité
34:03vous ne ferez aucune économie
34:05demain
34:05je ferai des économies
34:07mais pas sur la masse salariale
34:07vous posez deux questions
34:10ou trois
34:11attendez je réponds
34:11à la première
34:12quand on dit
34:13qu'on baisse
34:14la moitié des fonctionnaires
34:15de la ville de Paris
34:16c'est la moitié des agents
34:16c'est ce que dit Sarah Cnavo
34:17ça revient à licencier
34:1911 000 fonctionnaires
34:20c'est d'abord juridiquement
34:20impossible
34:21impossible
34:22et deuxièmement
34:23ça se traduirait
34:24par une dégradation
34:25spectaculaire
34:26du service public
34:27pour entretenir
34:28Paris
34:29certes a perdu des habitants
34:31on nous dit
34:31comment on pouvait
34:31augmenter les effectifs
34:32alors que le nombre
34:33d'habitants a baissé
34:33cette ville
34:34connaît une attractivité
34:36historique
34:36avec les Olympiques
34:38c'est la ville
34:38la plus fréquentée
34:39du monde
34:40elle attire
34:41en moyenne
34:42entre 3,7 et 4 millions
34:43de personnes
34:44par jour au total
34:45et bien
34:46il faut s'en occuper
34:47il faut s'en occuper
34:49et c'est à la ville de Paris
34:50de s'occuper
34:50de ce rôle de capital
34:52qui concentre beaucoup
34:54les bonnes nouvelles
34:55du pays
34:55vous même vous reconnaissez
34:56que la propreté
34:56ça ne va pas très bien
34:57je reconnais qu'on peut
34:58précisément
34:59parce qu'il y a une augmentation
35:01de la fréquentation
35:01etc
35:02qu'on peut faire
35:03et qu'on doit faire
35:03beaucoup mieux
35:04c'est réel
35:05mais la dette
35:06ceux qui font le procès
35:07de la dette
35:07font le procès
35:08de l'action publique
35:09en faveur des quartiers
35:11défavorisés
35:11c'est d'une certaine manière
35:12ceux qui s'imaginent
35:14être les seuls
35:14à payer des impôts
35:15qui disent
35:15non mais ça suffit
35:16qu'on donne de l'argent
35:17au quartier populaire
35:18etc
35:18cette dette là
35:19c'est de l'investissement
35:21dans la rénovation urbaine
35:22dans la transition écologique
35:23c'est l'action
35:24que nous menons
35:25essentielle pour la préparation
35:26de l'avenir
35:27et d'une certaine manière
35:28ce que fait l'Etat
35:29c'est-à-dire faire de la dette
35:30pour financer
35:31son fonctionnement courant
35:32en ne préparant nullement
35:34l'avenir
35:34nous faisons exactement
35:35l'inverse
35:36nous avons une situation
35:38financière saine
35:38et notre dette
35:39c'est l'investissement
35:40pour préparer l'avenir
35:41je vous demande
35:42un adjectif
35:42pour qualifier
35:43chacun de vos adversaires
35:44Rachida Dati
35:45on voyait en correctionnel
35:48pour corruption
35:49ça ne se fait pas
35:50un adjectif
35:50non mais c'est
35:52la chose la plus importante
35:53que personne ne devrait oublier
35:54y compris les journalistes
35:56et présumée innocente
35:56oui ça fait beaucoup
35:58et présumée innocente
35:59oui présumée innocente
36:00Sarah Knafo
36:01extrême droite
36:03Sophia Chikirou
36:04extrême gauche
36:06Pierre-Yves Bournazel
36:07extrême centre
36:08Pierre-Yves Bournazel
36:09qui est le candidat
36:10du parti
36:10horizon des
36:11c'est dû en même temps
36:12c'est dû en même temps
36:13je ne comprends pas
36:14toujours très bien
36:14un jour il cogne sur Dati
36:16l'autre jour il cogne sur moi
36:17j'ai du mal
36:19à avoir la constance
36:20dans la ligne politique
36:20vous lui tendez la main
36:21entre les deux tours ou pas ?
36:22non il n'y a aucune raison
36:23il ne le souhaite pas
36:24je ne le souhaite pas
36:25ce ne serait pas cohérent
36:26sur le plan du projet
36:26nous n'avons pas une même vision
36:28de l'action municipale
36:29quand on fait des alliances
36:30que ce soit avant le premier tour
36:31ou le soir du premier tour
36:32il faut que ça se fasse
36:34sur une cohérence de projet
36:35et aujourd'hui j'observe
36:36que nous n'avons pas
36:37de cohérence de projet
36:38alors on le disait
36:38ce qui donne aussi
36:39un retentissement mondial
36:41désormais
36:42depuis quelques années
36:43à Paris
36:44c'est notamment
36:44le sport
36:45vous
36:46pas de langue de bois
36:47vous êtes supporter du PSG
36:48ou du Paris FC
36:49ne me dites pas les deux
36:50plutôt du PSG
36:52historiquement
36:53mais comme maire
36:54je m'intéresse également
36:55au devenir du PFC
36:56évidemment
36:56et alors très concrètement
36:57parce qu'il y a aussi
36:58un enjeu politique
36:59derrière cela
37:00est-ce que vous êtes favorable
37:00oui ou non
37:01à la vente du Parc des Princes
37:03au PSG ?
37:04oui à titre personnel
37:04j'y suis favorable
37:05je l'ai déjà exprimé
37:08tout simplement
37:09parce que
37:10c'est un stade
37:11qui sert au sport professionnel
37:12et que je préfère
37:14que le sport professionnel
37:16finance le sport
37:18de proximité
37:19et le sport amateur
37:19plutôt que d'injecter
37:20de l'argent public
37:21dans le sport professionnel
37:23à quel point ?
37:24ça c'est quelque chose
37:25que je ne dirais évidemment pas
37:26et surtout pas
37:27sur un plateau de télé
37:28non mais pour deux raisons
37:29la première
37:29c'est qu'évidemment
37:30dans une négociation
37:30qui s'ouvre
37:31elle doit se faire
37:32dans des conditions
37:34organisées
37:35rigoureuses
37:36et respectueuses
37:37et deuxièmement
37:38tout ça se fera
37:39sous l'œil attentif
37:41de l'administration fiscale
37:43de l'administration
37:44de Bercy
37:45qui doit valider
37:46la valeur du bien
37:46avant d'être autorisé
37:47à le vendre
37:48vous voyez
37:48beaucoup de gens
37:49vont se pencher
37:49sur le sujet
37:50et moi je veux le faire
37:51avec méthode
37:51il y a la question du Louvre
37:53aussi qui s'est posé
37:53ces dernières semaines
37:54on le disait
37:54il y a des compétences
37:55qui ne sont pas forcément
37:56des compétences municipales
37:57mais ça pose des questions
37:59dans la campagne
38:00évidemment de Paris
38:01le Louvre c'est quand même
38:02une grande partie
38:03du rayonnement de Paris
38:04le plus grand musée
38:05du monde dit-on
38:05il faut beaucoup d'argent
38:08pour l'entretenir
38:09vous disiez tout à l'heure
38:10l'État a baissé
38:11le budget de la culture
38:12c'est aussi peut-être
38:13quelque chose
38:13qui doit être collectif
38:14dans son entretien
38:16dans son rayonnement
38:17est-ce que la mairie de Paris
38:19n'a pas une part supplémentaire
38:20à prendre
38:21dans cette prise en charge
38:24du Louvre ?
38:25non
38:25que la ville de Paris
38:27injecte de l'argent
38:29pour aider le Louvre
38:29notamment pour les réaménagements
38:31des abords
38:31oui nous le ferons
38:32au périmètre
38:33de nos compétences
38:33mais l'État va pas demander
38:35aux collectivités territoriales
38:36de payer à sa place
38:37les établissements nationaux
38:39c'est l'État
38:39qui encaisse les recettes
38:40c'est l'État
38:41qui loue
38:42ses tuileries
38:44par exemple
38:44la vidéosurveillance
38:45surtout tout ce qui est extérieur
38:46je redis
38:47la vidéosurveillance
38:48c'est la préfecture de police
38:49c'est l'État
38:50et donc on soutiendra ça
38:51est-ce que la patronne du Louvre
38:51a été défaillante
38:52non la ministre
38:53a été défaillante
38:53la ministre a été défaillante
38:55la ministre a été défaillante
38:56parce qu'on ne peut pas reprocher
38:57à un établissement public
38:58culturel
38:59de ne pas être doté
39:01d'assez de moyens
39:01pour faire
39:02ces rénovations
39:03nécessaires
39:03mais là c'est des choix
39:04la patronne du Louvre
39:05en termes de sécurité
39:06oui je crois savoir
39:07qu'elle a aussi
39:07beaucoup alerté
39:08elle a beaucoup alerté
39:09sa tutelle
39:10dégradation du bâtiment
39:11elle a beaucoup alerté
39:12sa tutelle
39:13il n'y a pas d'argent magique
39:14au Louvre
39:14c'est l'argent que lui donne
39:16l'État et la billetterie
39:17et donc l'État
39:18n'a pas accompagné
39:20le Louvre
39:20comme il l'aurait dû
39:21alors que ça fait
39:22de nombreuses années
39:22que la sonnette d'alarme
39:23avait été tirée
39:25que ce soit sur le plan
39:26de la sécurité bâtimentaire
39:27de l'entretien
39:28à l'exemple de l'inondation
39:29c'est un immense fiasco
39:31pour la tutelle
39:32c'est-à-dire le ministère
39:33de la culture
39:34quand on cumule
39:35en trois semaines
39:36ou trois mois
39:37un immense scandale
39:38de cambriolage
39:39quasi du siècle
39:40deuxièmement
39:41un scandale de billetterie
39:42sur dix ans
39:43où des masses énormes
39:45d'argent ont été détournées
39:47par un certain nombre
39:48d'agents
39:48ça ne fait pas dix ans
39:50que Rachida Dati
39:51est ministre de la culture
39:51non mais enfin
39:52ça fait quand même
39:52un certain moment
39:54qu'elle l'est
39:54et en l'occurrence
39:55les premiers signalements
39:56sur l'affaire d'Escroquerie
39:57datent de 2024
39:58je trouve que ça fait
39:59un petit peu long
40:00pour réagir
40:00et troisièmement
40:01l'inondation
40:02c'est pas la faute
40:03de la ministre
40:04personnellement
40:04mais enfin
40:05on voit bien
40:06que c'est l'inconséquence
40:07de l'État
40:08qui n'a pas su accompagner
40:10ses grands
40:11et peut-être d'ailleurs
40:14que cela souligne aussi
40:15l'ambiguïté
40:16de la position
40:17de la ministre
40:17la ministre
40:18elle fait tout
40:19à la fois
40:19et donc rien de bien
40:20elle est ministre
40:21elle est candidate
40:22elle fait un peu des deux
40:24mais on sait pas exactement
40:25quoi
40:26c'est une confusion
40:28des rôles
40:29qui me paraît
40:29totalement inacceptable
40:31en démocratie
40:31elle allait quitter
40:32le ministère de la culture
40:33avant les élections municipales
40:35le premier ministre
40:36a annoncé la semaine dernière
40:37qu'il y aurait effectivement
40:38un remaniement gouvernemental
40:40qui aurait lieu
40:40d'ici le 22 février
40:41pour vous c'est dès aujourd'hui
40:43qu'elle doit partir ?
40:43Elle aurait dû partir
40:44déjà il y a longtemps
40:45je le rappelle
40:45d'abord on n'avait jamais accepté
40:47qu'une ministre en fonction
40:48ou un ministre en fonction
40:49soit mis en examen
40:51depuis elle a été renvoyée
40:53en correctionnelle
40:54et moi je veux en finir
40:55avec cette droite
40:57et cette politique
40:58des magouilles
40:59celle des casseroles
41:01celle des arrangements
41:02celle des arrières cuisines
41:03c'est le vieux monde
41:05c'est le vieux monde
41:06Rachida Dati
41:06elle était déjà ministre
41:08il y a 20 ans
41:0920 ans
41:10voilà
41:10et je veux tourner
41:12la page de ces pratiques
41:13comment peut-on imaginer
41:15que la ville de Paris
41:16soit dirigée
41:18par quelqu'un
41:19qui devra rendre compte
41:21devant les juges
41:22on se rappelle
41:23et les parisiens
41:23certains parisiens
41:24se rappellent
41:25de ce moment de l'histoire
41:26où la ville de Paris
41:27son actualité
41:28se jouait dans les tribunaux
41:30mais si elle est innocentée
41:31elle n'a pas encore été jugée
41:32elle est présumée innocente
41:33mais on est présumée innocente
41:35d'abord il y a des faisceaux d'indices
41:36qui conduisent
41:37à un renvoi en correctionnel
41:38ça veut dire que c'est plus sérieux
41:39que la simple mise en examen
41:40mais ce qui compte
41:41c'est la justice d'opinion
41:43si j'ose dire
41:43ou c'est la justice dans les prétoires
41:44alors ce qui compte
41:45c'est deux choses
41:46la première
41:47c'est qu'il faut
41:48un haut niveau
41:50de probité
41:51et de transparence
41:53d'accord
41:53elle est renvoyée
41:55en correctionnel
41:55pour une affaire
41:56mais vous savez très bien
41:57qu'il y en a
41:58de très nombreuses autres
41:59qui sont en instruction
42:01et je suis désolé
42:02tout le monde n'est pas obligé
42:03d'être maire de Paris
42:04et d'être ministre
42:05vous-même
42:06si vous étiez renvoyé
42:06en correctionnel
42:07pour corruption
42:08vous ne présenteriez plus
42:10cette émission
42:10parce que votre employeur
42:12il considérait
42:13en vous considérant
42:15présumé innocent
42:16que c'est dans l'intérêt
42:17de l'institution
42:18et peut-être de vous-même
42:20de se protéger
42:22et il y a une forme
42:23d'indulgence
42:25qui s'installe
42:26et qui pour moi
42:27est très triste
42:29parce qu'elle alimente
42:30l'idée
42:31que finalement
42:32tout ça n'est pas grave
42:33tout ça
42:34c'est des petits arrangements
42:35et puis peut-être
42:35que tout le monde
42:36est pourri
42:36etc
42:37non tout le monde
42:38ne l'est pas
42:38l'immense majorité
42:40l'immense majorité
42:41des élus
42:42sont des gens honnêtes
42:43qui se consacrent
42:44à la chose publique
42:45avec conviction
42:46et souvent des intéressements
42:48et bien je suis
42:49particulièrement peiné
42:50que d'une certaine manière
42:53s'installe une forme
42:53d'indulgence
42:54ou d'immunité
42:55pour tel ou tel
42:58face à la gravité
42:59des faits
43:00qui sont dénoncés
43:01la semaine dernière
43:02l'une de vos concurrentes
43:03Sarah Knafo
43:04sur ce plateau
43:04avec mon confrère
43:05Marc Fauvel
43:06a eu du mal
43:06à ne pas réussir
43:07à répondre
43:07notamment sur la question
43:08du pass Navigo
43:09il y a certains
43:09de vos soutiens
43:11qui l'ont donc
43:12vertement critiqué
43:13sur internet
43:15à notre tour
43:16de vous poser
43:16quelques questions
43:17effectivement
43:17sur Paris
43:19et sur son histoire
43:20est-ce que vous vous rappelez
43:20en quelle année
43:21a eu lieu la commune
43:22de Paris
43:23qui est un moment fondateur
43:24en 1871
43:25pas mal
43:25vous étiez fort
43:26en histoire
43:27on se demande aussi
43:27l'arrondissement
43:29c'est ça
43:29l'arrondissement
43:30le plus peuplé
43:30de la capitale parisienne
43:31le 15ème arrondissement
43:32le 15ème
43:33230 000 habitants
43:34effectivement
43:35le sport
43:36on le disait
43:37là aussi
43:37vous y connaissez pas mal
43:38combien de titres
43:39de champion de France
43:39pour le PSG
43:4011
43:41plus
43:42plus
43:43je sais pas
43:44raté
43:4413
43:4513 titres
43:46en route pour le 14ème
43:47peut-être
43:47en route pour le 14ème
43:48ça va jouer contre Lens
43:49on verra
43:50et oui effectivement
43:51Lens qui est désormais
43:52effectivement
43:53en tête du championnat
43:55et le prix moyen
43:56au mètre carré
43:57à Paris
43:57on va rester sur
43:58de l'appartement
43:58ça représente
43:59l'achat
44:00ou l'allocation
44:01non non l'achat
44:01c'est 10 000 à peu près
44:02et pour vous dire
44:04c'est entre
44:04je connais très bien
44:06les prix de l'immobilier
44:06à Paris
44:07quasiment quartier par quartier
44:08on peut trouver encore
44:09dans des états
44:10pas très bons
44:10à 6 000
44:11et dans les plus spectaculaires
44:12ça peut monter
44:14à des dizaines
44:15de milliers d'euros
44:16le mètre carré
44:16donc ce qui veut dire
44:17que le prix moyen
44:18c'est ça
44:19on est juste en dessous
44:23de 10 000
44:23puisqu'il y a eu
44:23un petit assement
44:24post-crise ukrainienne
44:25heureusement que je sais ça
44:26oui
44:27merci beaucoup
44:28d'être venu nous voir
44:30ce soir justement
44:31c'est l'une de votre adversaire
44:32Sophia Chikirougou
44:33qui débattra face à Alain Duhamel
44:35dans l'émission de Marc Fauvel
44:37vous restez bien sûr
44:38sur BFM TV
44:39la municipale
44:40c'est dans tout juste à moi
44:41pas c'est fini
44:44
44:46j'ai d'accord
44:46j'ai l'air
44:47j'ai l'air
44:47vivé
44:51j'ai l'air
44:52你有
44:55avui
44:56tu
44:5710 000
44:5720 000
44:58à
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