- il y a 11 minutes
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
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00:00Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique, alors que le drame de l'affaire Liana
00:05reste au cœur du débat politique.
00:09Comment mieux protéger nos enfants ? Certains veulent traiter les prédos criminels comme des terroristes, d'autres créent une sorte
00:16de fiche S pour les agresseurs sexuels.
00:18Quelles sont les propositions de la France insoumise ? Manuel Bompard, le coordinateur national de LFI, est notre invité. BFM
00:25Politique, c'est parti.
00:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
01:00a été enterré dans un strict cadre familial, mais on voit que cette question, au-delà de ce que certains
01:06jugent comme un fait divers, est bien au-delà aujourd'hui un fait de société.
01:09C'est ce qu'évoque le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même, qui explique à nos confrères du Parisien ce
01:15matin que c'est une réponse qui doit être intégrale,
01:18que c'est une question nationale, que ce n'est pas un fait divers, mais un fait de société, et
01:23que ce débat, c'est un débat désormais au long cours.
01:26Est-ce que les réponses qui ont été apportées par le Premier ministre, par son gouvernement, vous semblent aujourd'hui
01:31à la hauteur de ce qui est donc un fait de société ?
01:35– Non, les réponses ne sont pas à la hauteur, mais le Premier ministre a raison de dire que ce
01:40n'est pas un fait divers,
01:42et que cette tragédie, ce drame, et je vais avoir évidemment une pensée pour les proches et la famille,
01:48doit permettre d'affronter enfin dans sa globalité ce fléau des violences sexistes et sexuelles, et des violences contre les
01:56enfants.
01:56Et si vous voulez, il y a une onde de choc qui traverse la société aujourd'hui, et la question
02:01qui nous est posée, c'est est-ce que face à cette onde de choc,
02:04on y répond par quelques mesures démagogiques, où on fait semblant, on utilise des grands mots, des grandes phrases,
02:10mais à la fin, ça ne changera absolument rien au problème.
02:12– Ce qu'a proposé le gouvernement, c'est démagogique pour l'instant ?
02:13– Là, je parlais en l'occurrence, par exemple, des mots utilisés par Gabriel Attal dans son interview hier,
02:19ou des propositions telles celles qu'a formulées M. Retailleau,
02:22ou est-ce qu'au contraire, on prend vraiment à bras le corps cette question comme une question systémique,
02:27qui couvre et qui nécessite des réponses qui, malheureusement, sont à la fois des réponses de prévention,
02:32à la fois des réponses d'enquête de police, à la fois des réponses de justice,
02:35à la fois des réponses d'accompagnement des victimes ?
02:38C'est ça la question qui nous est posée aujourd'hui.
02:40Et donc c'est la raison pour laquelle, plutôt que d'aller essayer de mettre une mesure choc,
02:44je crois qu'il y a déjà des mesures qui ont été formulées,
02:47il y a des associations, des coalitions d'associations qui ont formulées des propositions,
02:51il y a une commission qui s'appelle la CIVIS, qui a formulé des recommandations,
02:55c'était en 2023, aujourd'hui 25% seulement de ces recommandations ont été suivies d'effets.
02:59Et vous demandez quoi concrètement ?
03:00Moi je demande très concrètement, d'abord qu'on débloque les financements nécessaires.
03:04Et ça il y a une chose, une manière très simple de le faire, on peut le faire demain,
03:07c'est que le gouvernement convoque l'Assemblée nationale pour décider d'un budget rectificatif,
03:12et qu'à l'intérieur de ce budget rectificatif,
03:14on attribue les 3 milliards d'euros demandés par toutes les associations
03:17pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles,
03:20et pour lutter contre les violences sexuelles contre les enfants.
03:23Première chose.
03:24Mais Emmanuel Macron, juste je me permets de préciser,
03:26Emmanuel Macron comme Gérald Darmanin,
03:27ont dit que selon eux ce n'était pas une question de manque de moyens, aujourd'hui.
03:32Emmanuel Macron dit que ce n'est pas une réponse en termes de moyens,
03:36et il va à l'encontre de tout ce que disent aujourd'hui l'ensemble des associations qui travaillent,
03:40que ce soit sur la question des violences sexistes et sexuelles,
03:43que ce soit sur la protection de l'enfant.
03:45Toutes disent qu'il y a un problème de moyens.
03:48L'avocat, y compris, je ne veux pas parler en son nom,
03:51de la famille de Liana dit qu'on a besoin de moyens et d'efficacité,
03:54plutôt que des mesures qui soient des mesures d'hémagogique.
03:56Par exemple dans cette affaire qui a avancé par l'entourage du ministre de la Justice,
03:59c'est-à-dire par exemple qu'il y avait 4 postes de magistrats à hauche,
04:02les 4 postes seraient été occupés,
04:03c'est plutôt une priorisation des dossiers qui n'a pas eu lieu,
04:05parce qu'ils se sont rendus compte que je crois un tiers du contentieux qui était traité,
04:09c'était du contentieux routier, là où des priorités différentes avaient été données par le garde des Sceaux.
04:13D'abord, le ministre M. Darmanin,
04:16quand il dit qu'il a demandé la priorisation de la lutte contre les violences sexuelles contre les enfants,
04:22pardonnez-moi, mais ce n'est pas vrai.
04:24C'est ce qu'il a fait dans une circulaire qu'il a diffusée en janvier 2020.
04:27Vous avez lu cette circulaire ou pas ?
04:29Globalement oui.
04:30Vous voulez dire que c'est bref en termes de...
04:31Non, ce n'est pas que c'est bref, c'est que ce n'est même pas la première priorité
04:34de cette circulaire.
04:35Dans cette circulaire dont vous venez de parler,
04:37la première des priorités est la question de la lutte contre le narcotrafic.
04:41Et la deuxième des priorités, c'est la question des violences de manière générale.
04:44Et à l'intérieur de ce paragraphe sur les violences de manière générale,
04:48il y a quelques phrases sur les violences sexistes et les violences sexuelles contre les enfants.
04:53Écoutez, il y a eu plus de 100 circulaires qui ont été pris par M. Darmanin.
04:57Donc dire qu'il a demandé une priorisation et que ça n'a pas été suivi des faits,
05:01franchement, oui, mais je parlais sur les dernières années.
05:03C'est absolument faux.
05:04Attendez juste sur la question des moyens, parce qu'à un moment,
05:07il faut juste regarder les choses telles qu'elles sont aujourd'hui en France
05:11par rapport à la moyenne de l'Union européenne.
05:14Il y a 4 fois moins de procureurs.
05:16Il y a 2 fois moins de juges.
05:17Il y a 15 fois moins de greffiers.
05:19Donc vous pouvez me dire que ce n'est pas une question de moyens.
05:23Il y a une réalité chiffrée.
05:24C'est celle-là, c'est celle que je suis en train de vous donner.
05:26Et ces chiffres, vous pouvez les vérifier, ils sont incontestables.
05:29Donc évidemment qu'il y a un problème de moyens.
05:30Vous mettriez le paquet sur les moyens ?
05:32Mais évidemment, évidemment.
05:34Mais en fait, ce serait bien qu'on n'ait pas besoin d'attendre l'année prochaine
05:37et les élections présidentielles, qu'on puisse le faire demain.
05:40Qu'est-ce qui empêche aujourd'hui, quand on est capable de dégager
05:43plus de 40 milliards d'euros supplémentaires, par exemple, dans le budget de la défense ?
05:46Vous demandez un budget.
05:46On n'est pas capable de mettre 3 milliards pour protéger nos enfants
05:49et protéger de manière générale les enfants et les femmes dans cette société
05:53contre les violences sexuelles.
05:54Si le gouvernement ne le fait pas, si ces réponses continuent à vos yeux
05:57à être insuffisantes pour répondre à ce drame,
06:00est-ce que vous pourriez déposer une motion de censure ?
06:02Mais des motions de censure, de toute façon, sans doute qu'à la fin de l'année,
06:07il y en aura, parce que sur le budget, si le gouvernement s'entête
06:11à vouloir passer sa propre politique...
06:13Mais sur cette question, ce serait emblématique ?
06:15Oui, pourquoi pas, mais pardonnez-moi de considérer que la réponse
06:21ne peut pas être une réponse uniquement politique ou politicienne.
06:24Et moi, je ne veux pas donner l'impression, pour que les choses soient claires,
06:27que sur la base de ce drame ou de cette tragédie,
06:29j'essaye de donner du carburant au travail d'opposition
06:32qu'on mène contre le pouvoir en place.
06:34Je pense que, franchement, si on répond comme ça,
06:36on répond en dehors de la vague et de l'onde de choc
06:39qui frappe la société aujourd'hui.
06:40Il y a aujourd'hui la nécessité que tout le monde se mette autour
06:43de la table. Qu'on débloque, c'est 3 milliards d'euros.
06:46Il y a une proposition de loi intégrale.
06:48Nous, on a parlé de loi cadre, loi cadre, loi intégrale,
06:51peu importe. Jean-Luc Mélenchon, lors du meeting
06:53que nous avons tenu à Saint-Denis la semaine dernière,
06:55disait qu'il faut une loi cadre pour lutter contre
06:57les violences sexistes et sexuelles.
06:58Je sais que des députés socialistes, macronistes ont déposé
07:01une loi intégrale. Je ne suis pas forcément d'accord
07:03avec l'ensemble des mesures. De mon point de vue, il en manque.
07:05Mais ayons ce débat.
07:07Inscrivons cette loi intégrale
07:09à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
07:11Et puis nous, on fera un travail d'amendement. Parce que par exemple,
07:13de notre point de vue, il manque des choses sur
07:14l'accompagnement des victimes, sur le suivi
07:18y compris post-prison
07:19des personnes qui ont été condamnées.
07:20On peut faire mieux. Mais déjà, il y a un support à la discussion.
07:23Et on se débat.
07:24Vous avez évoqué Gabriel Attal. Proposition qu'il met sur la table.
07:27Voilà. Vous disiez, ça n'a pas d'intérêt
07:28ou c'est de la démagogie. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi
07:30Gabriel Attal dit qu'il veut aligner le traitement
07:33des pédocriminels sur celui
07:34des terroristes ? Pourquoi ça n'est pas intéressant ?
07:37D'abord, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:39Ben voilà. Donc en fait,
07:40je crois que Gabriel Attal
07:42met le mot terroriste dans son interview
07:45pour se donner une certaine forme
07:47de volontarisme pour lutter contre
07:48le sujet. Mais que malheureusement,
07:51il ne suffira pas d'un mot
07:52pour mettre à terre ce fléau
07:54des violences sexistes et sexuelles. La réponse,
07:57elle doit s'appuyer, à mon avis,
07:59sur trois piliers. Il doit y avoir
08:00une politique de prévention et de
08:03meilleure prise en compte, prise
08:05en charge de la parole des victimes.
08:06Il y a des propositions qui ont été faites
08:08par les associations sur ce sujet,
08:10par exemple des entretiens annuels avec des enfants
08:12pour pouvoir détecter
08:14les problèmes. Deuxièmement,
08:16évidemment, il doit y avoir un renforcement
08:18des mesures qui permettent de sanctionner
08:20les actes. Et là, on sait que le problème,
08:22c'est moins d'ailleurs le quantum de peine
08:24que le fait qu'aujourd'hui, vous avez 70%
08:27des plaintes
08:28pour viol contre mineurs
08:30qui sont classées sans suite.
08:32Donc là, dans la loi intégrale, il y a des mesures,
08:33par exemple, pour rendre obligatoire un certain nombre
08:36d'actes, de procédures,
08:38pour qu'on ne classe pas sans suite comme ça
08:40une procédure parce qu'on doute
08:42de la parole de l'enfant.
08:43Il faut un travail de formation.
08:44Il faut des juridictions et des équipes spécialisées.
08:47Un parquet national, pourquoi pas ?
08:48Pourquoi pas ? Mais en l'occurrence,
08:50nous, la proposition qu'on formule,
08:51c'est plutôt des équipes locales spécialisées.
08:53Un parquet national, c'est une équipe nationale.
08:55En l'occurrence, par exemple,
08:56même si on ne peut pas tout renvoyer à cette tragédie,
08:59dans la tragédie de Liana,
09:00on voit bien que c'est localement qu'il a manqué
09:02ses équipes spécialisées pour prioriser le traitement
09:04de ce type de cas.
09:06Et puis après, il y a la question de ce qu'on appelle
09:10l'accompagnement des victimes.
09:12Aujourd'hui, bien souvent, ces violences,
09:14et là, ça va contre ce que dit M. Attal en particulier,
09:17elles sont dans le cadre familial,
09:18pour une grande partie d'entre elles,
09:19ou en tout cas de proches, des gens qu'on connaît.
09:22Donc évidemment, la question de comment on met
09:24et comment on protège les personnes
09:26dans le cadre familial,
09:27ça nécessite des accompagnements,
09:28des accès à des logements,
09:29de pouvoir isoler les personnes.
09:31Bon, tout ça, vous voyez,
09:33c'est un peu plus compliqué.
09:34Deux mesures...
09:35Deux mesures qui sont évoquées,
09:37pas seulement par Gabriel Attal,
09:38mais notamment aussi par Jean-Horale Darmanin,
09:40rendre imprescriptibles les crimes sur mineurs.
09:42Oui, non ?
09:43C'est un sujet compliqué, pour être honnête.
09:45Je suis assez d'accord avec la manière
09:46avec laquelle Edouard Philippe,
09:48dans son interview ce matin, pose le sujet.
09:49C'est-à-dire qu'il y a des avantages.
09:51Évidemment, on comprend tous,
09:52c'est que bien souvent,
09:53quand on est dans le cadre de violences sexuelles
09:55contre les enfants,
09:56le moment de la réalisation
09:58qu'on a été l'objet d'une violence
10:00n'arrive pas forcément immédiatement.
10:02Ça peut arriver très tard dans la vie.
10:04Et donc, à ce moment-là,
10:04parfois, on se heurte à des problèmes de prescription.
10:06Et en même temps,
10:07le principe de la prescription,
10:08c'est qu'on considère,
10:09au bout d'un certain temps,
10:10que ça devient de plus en plus difficile
10:12d'enquêter sur la matérialité des faits.
10:14Donc, sincèrement,
10:15moi, je souhaite qu'il y ait le débat sur ce sujet.
10:16Je trouve qu'il y a des arguments pour,
10:17des arguments pondres.
10:18On aura le débat.
10:19Et puis, on vous donnera
10:20notre position définitive
10:21à l'issue de ce débat.
10:22Perpétuité pour les récidivistes,
10:23comme le propose Sébastien Lecornu ?
10:26Mais en fait, ça, ça existe déjà.
10:28La perpétuelle et la perpétuité.
10:30Si vous avez un criminel
10:33qui viole et qui tue plusieurs personnes,
10:35dans le système judiciaire français,
10:37aujourd'hui,
10:38il peut être condamné à la perpétuité.
10:40Mais franchement, là aussi,
10:41pour aller au-delà des grands mots
10:42et des grandes phrases,
10:43je pense qu'on a un problème.
10:45Et le problème, il se situe aujourd'hui
10:47entre la détention
10:49et le retour dans la société.
10:50C'est-à-dire que bien souvent,
10:52dans l'entre-deux,
10:53il y a la nécessité
10:55d'avoir des mesures de suivi,
10:56d'avoir des mesures de soins.
10:59Et que tous les professionnels
11:01du domaine vous disent aujourd'hui
11:03que malheureusement,
11:04ces mesures de suivi,
11:06ces mesures de soins,
11:06elles ne sont pas suffisamment
11:08mises en œuvre
11:09parce qu'il n'y a pas suffisamment
11:10de moyens,
11:11parce qu'il n'y a pas suffisamment
11:11de psychiatres,
11:12parce que les informations se perdent.
11:13Et c'est plutôt autour de ça
11:15qu'il faut travailler.
11:15Comment on fait en sorte
11:16qu'une personne qui vient
11:18d'être libérée
11:18parce qu'elle a été condamnée
11:19pour une violence sexiste
11:21et sexuelle,
11:22elle ne se retrouve pas,
11:22par exemple,
11:23au contact des enfants.
11:24Voilà, à mon avis,
11:25plutôt les mesures
11:26sur lesquelles il faut travailler.
11:28Il y a aussi tout le débat
11:29sur les fichiers aujourd'hui,
11:31avec notamment cette proposition
11:32d'Edouard Philippe
11:33qui dit que les parents
11:34doivent pouvoir avoir
11:35des informations
11:35sur ceux qui entrent en contact
11:37avec les enfants.
11:37Et il cite l'exemple
11:38de l'Angleterre,
11:40où les parents peuvent saisir
11:41la police pour vérifier
11:42l'absence d'antécédent
11:43d'une personne qui entre
11:44en contact avec leurs enfants.
11:45C'est intéressant, ça ?
11:46Alors, je ne suis pas d'accord
11:47avec cette mesure.
11:48Je vais vous dire pourquoi.
11:49Par contre, il existe déjà
11:50un fichier des personnes
11:52qui sont auteurs
11:54d'infractions
11:55ou de délits
11:56à caractère sexiste ou sexuel.
11:58Il faut, je pense,
11:59renforcer ce fichier
12:00parce que les inscriptions
12:00dans ce fichier
12:01ne sont pas automatiques.
12:02Mais pour l'instant,
12:02ce fichier ne peut être consulté
12:04que par la police,
12:05la justice
12:05ou les responsables
12:06d'administration
12:07ou dans certains emplois,
12:08notamment les emplois
12:09devant les enfants.
12:10Je pense qu'il faut en rester
12:11à ce système-là,
12:12mais renforcer les inscriptions
12:13dans le fichier.
12:13Je vais vous dire pourquoi.
12:14Parce que si vous rendez public
12:16ce fichier,
12:16c'est d'une certaine manière
12:19à vous ouvrir la possibilité
12:20premièrement
12:21à ce que des gens
12:22veuillent se faire justice
12:23eux-mêmes.
12:24Et ça, c'est assez dangereux.
12:26Et deuxièmement,
12:27je pense que c'est répandre
12:28en quelque sorte
12:29un mythe, une illusion
12:30qui est qu'on connaîtrait
12:32toutes les personnes
12:32et puis il suffirait
12:34d'aller voir
12:35s'ils sont dans le fichier
12:36ou pas.
12:36Alors que comme je vous le disais
12:37tout à l'heure,
12:37bien souvent,
12:38c'est dans l'entourage
12:40que les auteurs,
12:42les coupables se trouvent.
12:43Et donc le fichier,
12:44il peut donner
12:44une illusion de protection
12:45s'il était consultable
12:46par tout le monde
12:47qui, à mon avis,
12:47ne remplacera pas
12:49la nécessité
12:49de faire progresser
12:50la vigilance
12:51de toute la société
12:52pour lutter
12:53contre les violences
12:53Ludovic, une proposition
12:54qui est mise sur la table
12:55par un député LR.
12:56Oui, qui s'appelle
12:56Antoine Vermorel-Marques
12:57qui propose de créer
12:59un fichier AS
13:00comme agresseur sexuel
13:02sur le modèle
13:02des fichiers S.
13:04Et le principe serait
13:05que dès le même nom
13:07apparaît deux fois
13:07dans des signalements
13:08distincts,
13:09une fiche AS
13:09serait créée automatiquement.
13:11Est-ce que vous seriez
13:11favorable
13:11à une telle proposition ?
13:13Honnêtement,
13:13je ne comprends pas
13:14la différence
13:14avec ce qui existe déjà.
13:17Je lui explique
13:18qu'en fait
13:18les dossiers
13:19aujourd'hui
13:19quand vous allez
13:20à la police
13:20c'est vous qui allez
13:21par exemple
13:21porter plainte
13:22faire un signalement
13:23que c'est plus
13:23au nom de la victime
13:25supposée
13:25et que ce n'est pas
13:26au nom de la personne
13:27mise en cause
13:27qui apparaît
13:28dans les dossiers
13:28et que de ce fait-là
13:29ça permet très facilement
13:30de croiser les noms.
13:31Pardonnez-moi,
13:32il y a un fichier
13:32qui existe aujourd'hui.
13:34Donc qu'est-ce
13:34qu'ajoute la fiche AS
13:35par rapport au fichier
13:36qui existe aujourd'hui ?
13:38Absolument rien
13:39de mon point de vue.
13:40Donc je crains
13:40qu'on soit encore
13:41dans les mesures
13:45mais je termine
13:46juste une chose quand même.
13:48Je vois bien
13:48que maintenant
13:49pardon
13:49c'est un peu
13:50le concours lépine
13:50des propositions
13:51les plus démagogiques.
13:52Je rappelle que les combats
13:53dont je suis en train de parler
13:54les 3 milliards nécessaires
13:57qui sont demandés
13:58par les associations
13:58les mesures d'accompagnement
14:00les mesures de prévention
14:01nous les défendons
14:03à l'Assemblée nationale
14:04depuis des années
14:05et des années
14:06depuis des années
14:07et des années
14:08nous faisons
14:08dans le cadre budgétaire
14:09des amendements
14:10pour consacrer
14:11ces 3 milliards
14:11à la lutte contre
14:12les violences sexistes
14:13et sexuelles.
14:13Et aujourd'hui
14:14vous avez des gens
14:14qui ont quasiment tous
14:15été ministres
14:17premiers ministres
14:19qui donc ont eu
14:20la responsabilité
14:20de conduire
14:21la politique de la nation
14:22et qui plutôt
14:23que de voir
14:24quelles ont été
14:24leurs propres responsabilités
14:26dans cette situation
14:26pour s'en exonérer
14:28en quelque sorte
14:29viennent exhiber
14:30des propositions
14:31qui sont absolument
14:32inefficaces.
14:33Franchement
14:33toutes les associations
14:35qui ont travaillé
14:35sur le sujet
14:36elles n'ont pas mis
14:36sur la table
14:37ces propositions
14:37Bruno Retailleau
14:38Bruno Retailleau
14:39par exemple
14:41Bruno Retailleau
14:42ça a beaucoup fait parler
14:43dit qu'il faut
14:44la castration chimique
14:46obligatoire
14:47pour les criminels
14:49sexuels
14:49récidivistes
14:50les plus dangereux
14:51aujourd'hui
14:51c'est sur le principe
14:52du volontariat
14:53pour vous ça
14:54je reprends votre propos
14:55c'est concours
14:55l'épine
14:56des propositions
14:57inutiles
14:57c'est ça ?
14:58A peu près toutes
14:58les personnes
14:59du monde médical
15:00vous disent
15:01que c'est absolument
15:02inefficace
15:02parce que maintenant
15:03on a un peu évolué
15:04on a un peu travaillé
15:05pour comprendre
15:06ça ne veut évidemment
15:07pas dire les excuser
15:08mais pour essayer
15:09d'identifier
15:09les raisons
15:10des passages à l'acte
15:11et l'idée
15:12que ce serait
15:13en quelque sorte
15:13des pulsions sexuelles
15:14et que
15:15ce qu'on appelle
15:16la castration chimique
15:17c'est un traitement médical
15:18qui permet
15:18de diminuer
15:21la sécrétion
15:22de testostérone
15:23c'est l'idée
15:23que les personnes
15:24qui passent à l'acte
15:25ça serait pour des pulsions sexuelles
15:26or bien souvent
15:27malheureusement
15:27c'est d'autres motivations
15:29qui rentrent en compte
15:29des rapports de pouvoir
15:30des rapports de domination
15:32et donc toutes les personnes
15:33du monde médical
15:34que vous interrogez
15:35sur le sujet
15:35de la castration chimique
15:36vous disent
15:36mais c'est absolument absurde
15:38ça ne fonctionne pas
15:39et ça ne réglerait
15:39absolument pas les problèmes
15:40donc c'est encore
15:41cette idée
15:42qu'il va y avoir
15:42une mesure magique
15:43qu'on va mettre
15:44sur la table
15:44et qui va
15:45tous nous protéger
15:47pour vous ils ne sont pas
15:48incurables
15:48comme le dit Gérald Darmanin ?
15:51d'abord si vous dites
15:52qu'il y a des possibilités
15:53de castration chimique
15:54c'est la preuve
15:55qu'on considère
15:56qu'il y a des mesures
15:57de soins
15:57qui sont possibles
15:59donc c'est déjà
15:59à l'encontre
16:00de ce que dit
16:01M. Darmanin
16:01après évidemment
16:02qu'une personne
16:04qui est multirécidiviste
16:06qui a tué
16:06qui a violé
16:07évidemment
16:08qui doit être
16:08dans une peine de détention
16:09qui doit être extrêmement lourde
16:11mais quand on parle
16:12du problème
16:12des violences sexistes
16:13et sexuelles
16:13de manière générale
16:14de centaines de milliers
16:15de cas
16:15ça recoupe des personnes
16:17comme ça
16:17et ça recoupe des actes
16:18qui sont très graves aussi
16:19mais qui ne sont pas
16:21le viol
16:21le meurtre
16:22etc
16:22et donc la question
16:23que vous devez vous poser
16:24c'est quelles sont
16:25les mesures que vous avez
16:26qui vous permettent
16:27d'avoir un suivi
16:28pour que précisément
16:29ça ne se traduise pas
16:31ensuite par un drame
16:31parce qu'on n'a pas suivi
16:32suffisamment longtemps
16:33la personne
16:34après sa mesure de détention
16:35ou après la peine
16:36qu'elle a encourue
16:37et si on voudrait
16:38être intelligent
16:38c'est là-dessus
16:39qu'il faudrait mettre
16:40le paquet et les moyens
16:40par exemple
16:41sous l'impulsion
16:42du député Paul Vannier
16:43et de Mme Violette Spilbut
16:45suite à l'affaire Betaram
16:46on a fait voter une loi
16:47à l'Assemblée nationale
16:48dans laquelle on a dit
16:49par exemple
16:49qu'il devait y avoir
16:50un meilleur suivi
16:51des sanctions
16:51à l'intérieur
16:52des établissements scolaires
16:53là en l'occurrence
16:54c'était des établissements privés
16:56qui permettent
16:57d'avoir un suivi
16:57pendant plus longtemps
16:58du dossier
16:59pour dire
16:59ah là il y a quelqu'un
17:00qui a eu des comportements
17:01qui étaient des comportements
17:02inacceptables vis-à-vis des enfants
17:03de suivre plus longtemps
17:04pour pas après
17:05être confronté à un drame
17:07bon ça c'est des mesures
17:08qui vont dans le bon sens
17:09et dans la bonne direction
17:10mais oui il y a ceux
17:11qui travaillent sur ce sujet
17:12pour essayer de régler
17:13vraiment le problème
17:14et qu'il y a ceux
17:15qui essayent en quelque sorte
17:16de faire une sorte
17:17de petit buzz politique
17:19que je trouve absolument indécente
17:21je trouve absolument indécente
17:22vous n'iriez quand même
17:22pas jusqu'à nous dire
17:24que si vous étiez au pouvoir
17:25malheureusement
17:26de tels drames
17:27ne se dérouleraient plus
17:28celui qui serait capable
17:30de dire ça
17:30il serait vraiment
17:31bien imprudent
17:32parce que si on considère
17:33que c'est un problème
17:35systémique
17:36qu'il y a un problème
17:37de culture
17:39du viol
17:40du patriarcat
17:40de la culture
17:41de la domination
17:42et considérer
17:43qu'il suffirait
17:44qu'on réglerait ça
17:45d'un revers de la mince
17:46je pourrais vous le dire
17:47pour faire semblant
17:48mais honnêtement
17:48personne n'y croirait
17:49par contre il faut avoir
17:50une action qui soit
17:51beaucoup plus volontariste
17:52pour lutter contre ce sujet
17:54ils mettent les moyens
17:54arrêtez d'inventer des propositions
17:56toutes les propositions
17:57elles sont sur la table
17:57et elles sont sur les tables
17:58depuis des années et des années
17:59alors qu'est-ce qu'on attend
18:00maintenant ?
18:00Emmanuel Bonpaillet aussi
18:01la question des magistrats
18:02on n'en a pas encore parlé
18:03de leurs responsabilités
18:04on connaîtra les résultats
18:06de l'enquête administrative
18:07commandée par le gouvernement
18:08le 22 juin
18:09pour éclairer les dysfonctionnements
18:10qui ont conduit
18:11au meurtre de la petite Liana
18:14Gérald Darmanin a promis
18:15des sanctions exemplaires
18:16si des fautes ont été commises
18:18par des magistrats
18:19s'il y a sanctions
18:21ça vous choquerait ?
18:22quelqu'un devra payer
18:23a dit Gabriel Attal
18:24dans cette affaire
18:25vous pensez comme lui ?
18:26Écoutez
18:26il y a des enquêtes administratives
18:28qui sont en cours
18:29on a beaucoup insisté d'ailleurs
18:30sur les enquêtes administratives
18:31dans la justice
18:32et c'est vrai qu'il y en a une
18:33qui a été lancée
18:33il y a aussi une enquête administrative
18:35dans la gendarmerie
18:36qui a été lancée
18:37si ces enquêtes administratives
18:39identifient des responsabilités individuelles
18:41elles peuvent donner lieu
18:42à des sanctions
18:43évidemment
18:44s'il y a des responsabilités
18:46individuelles
18:46qui sont établies
18:47par ces enquêtes
18:48je n'ai pas de difficulté
18:48avec l'idée de dire
18:49que quelqu'un qui n'a pas respecté
18:50les règles
18:51puisse être sanctionné
18:51mais si on croit
18:52qu'on va régler le problème
18:54en ayant en quelque sorte
18:56un fusible
18:56c'est-à-dire une sanction individuelle
18:58contre une personne
18:58et on croit
18:59qu'on va avoir réglé le sujet
19:00et on va
19:01c'est bon
19:02on a réglé la question
19:03jusqu'au prochain drame
19:04ou jusqu'à la prochaine tragédie
19:05bah franchement
19:07sincèrement
19:07je pense qu'on ne sera pas
19:08à la hauteur
19:08de l'émotion
19:09qui est suscitée
19:10par la tragédie
19:11et le drame de Lyanna
19:13Pourtant vous
19:13il y a bien un fusible
19:14que vous auriez dû faire sauter
19:15c'est le ministre de la Justice lui-même
19:16c'est Gérald Darmanin
19:17vous avez demandé son départ
19:18lui juste que sa démission
19:19ne serait pas utile
19:20il dit à nos confrères du Parisien
19:22je pense même
19:22que ça aurait diminué
19:23mon autorité
19:24vis-à-vis d'un ministère
19:25très difficile à réformer
19:26et que j'essaye de changer
19:27depuis un an
19:28que je suis en fonction
19:28il ne partira pas
19:30et qu'est-ce que ça aurait changé
19:30d'abord moi
19:31je ne vous ai jamais dit
19:32que le départ de monsieur Darmanin
19:34aurait réglé les problèmes
19:35par contre il me semble normal
19:37dans une démocratie
19:38qu'un ministre
19:39qui a une responsabilité politique
19:42quand on est face à une situation
19:45où il y a manifestement
19:48un drame
19:49qui met en cause
19:50le fonctionnement général
19:52de la police
19:52de la justice
19:53dans la lutte contre
19:54les violences sexistes
19:54et sexuelles
19:55qui prennent sa part
19:56de responsabilité
19:57et ce que je lui reproche
19:58le plus
19:58c'est d'aller être à la télévision
20:01pour dire
20:01et pour mentir
20:02parce qu'il a menti
20:02j'en ai fait la démonstration
20:03tout à l'heure
20:04sur les soi-disant circulaires
20:05et pour dire
20:06c'est surtout pas de ma faute
20:07c'est de la faute des autres
20:08et bien je trouve
20:09excusez-moi
20:09mais quand on est à la tête
20:10d'un ministère
20:11on assume
20:12on ne se défausse pas
20:13sur les personnes de son ministère
20:14voilà la raison pour laquelle
20:15nous on considérait
20:16que son départ
20:17et on considère toujours
20:18que son départ serait utile
20:19est-ce que son départ
20:20réglerait le problème ?
20:21absolument pas
20:22pour régler le problème
20:22il faut les financements
20:23et les mesures dont j'ai parlé
20:24oui vous dites
20:25son départ ne réglerait pas le problème
20:26d'ailleurs c'est ce que pensent
20:27à peu près les français
20:28puisqu'on a vu qu'un sondage
20:29donc ça publié
20:29dans le Figaro vendredi
20:31montrait que 39%
20:32des français seulement
20:33souhaitaient son départ
20:34et que 59%
20:36pensaient qu'il devait rester en poste
20:37bah oui mais c'est quand même
20:38pas la majorité
20:38oui si vous voulez
20:39mais en fait franchement
20:40ça n'a pas beaucoup d'importance
20:43la vérité c'est que
20:44ce qui importe
20:45et préoccupe je pense
20:46les gens qui nous écoutent
20:47c'est de savoir
20:48qu'est-ce qui va permettre demain
20:50que nos enfants soient mieux protégés
20:52voilà
20:53vous voyez
20:53donc moi je tourne pas autour du pot
20:55je considère que
20:56normalement
20:57les ministres
20:58ils devraient assumer
20:59leur responsabilité
21:00il veut pas le faire
21:00sincèrement ça me surprend pas
21:02c'est dans la droite lignée
21:03de ce qu'a été
21:04le comportement des ministres
21:05sous Emmanuel Macron
21:06depuis qu'Emmanuel Macron
21:07est au pouvoir
21:07cette idée que c'est jamais
21:08de leur responsabilité
21:09et qu'on se défausse
21:10toujours sur les autres
21:11mais vous avez raison
21:12le coeur du débat
21:12et le coeur du sujet
21:13c'est pas ça
21:13le coeur du débat
21:14et le coeur du sujet
21:15c'est qu'est-ce qu'on fait
21:16à propos de vos responsabilités
21:17puisqu'on parle des violences
21:18faites aux enfants et aux femmes
21:19une affaire avait quand même
21:21beaucoup marqué
21:21à la France Insoumise
21:22Adrien Quatennens
21:23qui avait mis une gifle à sa femme
21:24et qui avait été condamné
21:25à 4 mois de prison
21:26avec sursis ensuite
21:27est-ce que vous avez des regrets
21:29parce qu'à l'époque
21:29vous aviez quand même
21:30beaucoup tardé
21:31à le suspendre
21:32d'une part du groupe
21:32de la France Insoumise
21:33et Jean-Luc Mélenchon
21:34avait commencé par le soutenir
21:35ardemment
21:36en disant notamment
21:37qu'il était très fier de lui
21:38est-ce que vous avez fait passer
21:40le mauvais message ?
21:41pardonnez-moi de vous dire
21:45après le drame de Liana
21:48parler de ce sujet
21:49me paraît assez déconnecté
21:51mais puisque vous abordez
21:52vous abordez ce sujet
21:54madame
21:56il y a eu en l'occurrence
21:57à la France Insoumise
21:58une suspension
21:58de son groupe parlementaire
22:00et il n'a pas été candidat
22:01aux élections législatives suivantes
22:02j'aimerais bien
22:03que dans toutes les formations politiques
22:05les personnes qui sont mises en cause
22:07dans des problèmes
22:08et dans des situations
22:09de violence
22:10de violence sexiste
22:11ou de violence sexuelle
22:12aient fait l'objet
22:13de mêmes mesures
22:15j'aurais bien aimé
22:16y compris jusqu'au plus haut
22:17niveau de l'Etat
22:18y compris à l'intérieur même
22:19du gouvernement
22:20suivez mon regard
22:21cette question de la protection
22:23des enfants et des femmes
22:24plus largement
22:25est au cœur de l'actualité
22:25on l'a vu au travers aussi
22:26de l'affaire Bruel
22:27qui ces dernières semaines
22:29marque l'actualité
22:30il y a deux nouvelles plaintes
22:30qui ont été déposées
22:31ces dernières heures
22:33à révéler BFM
22:34dont l'une pour agression sexuelle
22:35tentative de viol
22:36qu'est-ce que vous dites
22:37aux maires des villes
22:37dans lesquelles
22:38des concerts sont encore prévus
22:39à partir de l'automne
22:40parce que c'est pas annulé
22:40notamment les Zénith
22:41qu'est-ce que vous dites
22:42aux maires de ces communes-là ?
22:43D'abord je dis aux organisateurs
22:44des spectacles
22:46que la moindre des choses
22:47ce serait d'annuler
22:48ces représentations
22:50y compris dans le contexte
22:51dont on est en train de parler
22:53et aux maires ensuite
22:54mais c'est pas eux
22:55qui ont l'autorité directe
22:56d'organisation de ces spectacles
22:57oui je les invite
22:58à prendre position
22:59à prendre contact
23:00avec les organisateurs
23:01de ces spectacles
23:02pour demander son annulation
23:03l'annulation de ces spectacles
23:05y compris
23:05vous voyez bien
23:06le message qui est envoyé
23:07alors après je veux dire
23:08on a parlé à juste titre
23:10beaucoup
23:10des représentations
23:11de M. Bruel
23:12mais quand je vois
23:12que dans certaines mairies
23:13du Rassemblement National
23:14aujourd'hui
23:15on maintient
23:16des concerts
23:16d'une personne
23:17M. Jean-Luc Laé
23:18qui est mise en examen
23:19pour des problèmes
23:21ou des sujets
23:22de violence
23:22contre mineurs
23:25je trouve que là
23:25ça mériterait aussi
23:26des mesures
23:27qui soient des mesures
23:28des prises de position
23:29claires sur ce sujet
23:30la vigilance de la société
23:32elle nécessite
23:32d'être extrêmement claire
23:34sur ces sujets
23:35et malheureusement
23:36je considère
23:37que tout le monde
23:37ne l'est pas suffisamment
23:38à l'époque
23:39notamment de l'affaire
23:40Depardieu
23:40il y avait eu des associations
23:41qui avaient poussé
23:42en disant
23:42il ne faut plus diffuser
23:43ces films
23:44il faut voir les choses
23:45différemment
23:45certaines associations
23:46poussent aujourd'hui
23:47en disant
23:47attention Patrick Bruel
23:48il ne faut quasiment
23:48plus diffuser
23:49ces musiques
23:51à la radio
23:52ou les films
23:52dans lesquels
23:52il a pu jouer
23:53vous en pensez quoi ?
23:54Je comprends
23:55présomption d'innocence
23:56il est présumé innocent
23:57vous avez raison
23:57c'est la raison
23:58pour laquelle
23:58moi j'ai parlé
23:59pour l'instant
24:00des représentations
24:01parce qu'il me semble
24:02qu'il y a quand même
24:03un nombre de plaintes
24:04aujourd'hui
24:05qui font que
24:06une mesure
24:07ce n'est pas une remise
24:08en cause
24:08de la présomption
24:09d'innocence
24:10de dire qu'il y a
24:10une mesure de prudence
24:11et que cette mesure
24:13de prudence
24:13c'est de dire
24:13on n'organise pas
24:14ces représentations
24:15le temps de l'enquête
24:16dans un instant
24:17la suite de BFM politique
24:19on reviendra
24:20notamment
24:21sur cette gauche
24:21qui est un peu éparpillée
24:23façon puzzle
24:24et puis
24:24pas nous
24:25non pas vous
24:26et puis on verra aussi
24:27qu'Emmanuel Macron
24:28déroule le tapis rouge
24:29à Donald Trump
24:30il va le recevoir
24:31mercredi
24:32pas n'importe où
24:33au château de Versailles
24:34à tout de suite
24:47vous êtes bien sur BFM politique
24:49notre invité ce matin
24:50Manuel Bonpart
24:51coordinateur
24:52de la France Insoumise
24:53Ludovic Vigon
24:54et Amandine Attalaya
24:55sont à mes côtés
24:56Manuel Bonpart
24:57les 7 plus grandes puissances
24:58du monde
24:58seront réunies
24:59cette semaine
25:00en France
25:00à Evian
25:01précisément
25:01à partir de demain
25:02pour le G7
25:04un G7
25:04à l'issue duquel
25:05on a appris
25:06Emmanuel Macron
25:07recevra Donald Trump
25:08mercredi soir
25:09pour un dîner
25:10au château de Versailles
25:11au lieu de l'amitié
25:12franco-américaine
25:13où fut signé
25:14en 1783
25:15le traité consacrant
25:16l'indépendance
25:17des Etats-Unis
25:18est-ce qu'Emmanuel Macron
25:19en fait trop
25:21avec Donald Trump ?
25:22en tout cas il n'est pas rancunier
25:23puisque à l'issue du dernier G7
25:27Donald Trump était parti plus tôt
25:29Emmanuel Macron avait dit
25:30qu'il partait pour parler
25:32d'un cessez-le-feu
25:32il lui avait dit
25:33qu'il ne comprenait rien
25:34et qu'il racontait tout le temps
25:34n'importe quoi
25:35donc manifestement
25:36ça ne lui a pas
25:37il lui en tient pas rigard
25:39franchement
25:39qu'il parle avec tout le monde
25:40le président de la République
25:41en soi
25:42ça ne me choque pas
25:43dérouler le tapis rouge
25:44à Donald Trump
25:45dans la période actuelle
25:47me choque davantage
25:48mais surtout
25:49je vais vous dire
25:49ça ça vous choque quand même
25:50vous dites ça me choque
25:51franchement
25:53voyez ce qui se passe
25:54en ce moment
25:54par exemple
25:55pour la coupe du monde
25:55de football
25:56avec des gens qui sont
25:57des équipes qui ne peuvent pas venir
25:59des personnes qui n'ont pas
25:59le droit de venir
26:00alors voyez la décision
26:01qu'a prise Donald Trump
26:02dans la nuit de vendredi
26:03à samedi
26:05d'interdire l'usage
26:07de certains outils
26:08d'intelligence artificielle
26:09bon donc
26:10évidemment que je trouve
26:11que le moment est mal choisi
26:12mais à la limite
26:13ça c'est le symbole
26:14l'image qu'on envoie
26:15la question qui nous est posée
26:17surtout
26:17c'est comment on fait en sorte
26:18d'avoir des politiques
26:19qui coupent nos chaînes
26:20de dépendance
26:21avec les Etats-Unis d'Amérique
26:22de Donald Trump
26:23parce que sinon
26:24on est condamné
26:24à aller le voir gentiment
26:26et à lui demander
26:27d'être sympathique avec nous
26:28donc on vient de parler
26:30de la question
26:30de l'intelligence artificielle
26:31par exemple
26:32qu'est-ce qu'on fait nous
26:33pour développer nos propres outils
26:35et avoir un numérique
26:36qui soit un numérique
26:36qui soit souverain
26:37et qui soit pas
26:37dans les bras des Etats-Unis
26:39qu'est-ce qu'on fait
26:40ma collègue Aurélie Trouvé
26:42vient de mener
26:43une commission d'enquête
26:43à l'Assemblée nationale
26:44sur ce qu'on appelle
26:45les fonds souverains
26:46ces entreprises
26:47qui viennent
26:48ces fonds
26:49en particulier américains
26:51qui viennent
26:51qui prennent des actifs
26:53industriels en France
26:54et qui ont contribué
26:55à casser absolument
26:56notre souveraineté industrielle
26:57qu'est-ce qu'on fait
26:58en manière militaire
26:59en matière de défense
27:00pour être indépendant
27:01des politiques
27:02des Etats-Unis d'Amérique
27:03voilà à mon avis
27:04la question qu'il faut poser
27:05le reste c'est du symbole
27:06mais les symboles ça leur importe
27:07un G7 ça sert encore
27:08à quelque chose à vos yeux ?
27:09non moi j'ai jamais
27:11été favorable
27:11à cet outil
27:12et je considère
27:14qu'il y a un cadre
27:15aujourd'hui
27:15de la légitimité
27:17de la légalité internationale
27:18c'est l'organisation
27:19des Nations Unies
27:20c'est ce cadre là
27:20qu'il faut relancer
27:21plus personne ne l'écoute
27:21vous avez l'impression
27:22que ça servait à quelque chose
27:23ces derniers mois ?
27:24pas suffisamment
27:24vous avez raison
27:25il faut dire que
27:26quand on a l'impression
27:27qu'il y a une forme
27:27de double standard permanent
27:32pas de la même manière
27:33à l'encontre de l'autre
27:34évidemment qu'il y a des gens
27:35qui commencent à douter
27:37de la pertinence
27:38de ce cadre
27:39mais si on n'a pas ce cadre
27:40qu'est-ce qu'il nous reste ?
27:41donc évidemment
27:42qu'une politique internationale
27:44de non-alignement
27:45et d'indépendance
27:46de la France
27:47que l'on porte
27:47et que l'on portera
27:48dans la campagne présidentielle
27:49autour de Jean-Luc Mélenchon
27:50c'est une politique
27:51qui nécessite de rétablir
27:52les Nations Unies
27:53et le droit international
27:53ça veut dire que
27:54si dans un an
27:55Jean-Luc Mélenchon
27:56était élu à l'Elysée
27:57il ne participerait pas au G7 ?
27:59ça veut dire en tout cas
28:01qu'on mettrait
28:03toute notre énergie
28:04pour relancer
28:05le cadre des Nations Unies
28:06voilà
28:06c'est ça la priorité
28:07qui doit être la nôtre
28:09et après je vous ai parlé
28:10de la nécessité
28:11d'avoir une politique
28:12d'indépendance
28:13et cette politique
28:14d'indépendance
28:14elle doit se déployer
28:15en matière numérique
28:16en matière industrielle
28:17en matière de politique
28:19de défense
28:19est-ce que vous savez
28:20qu'on a encore
28:20dans un certain nombre
28:21de nos ministères
28:22aujourd'hui
28:22des contrats
28:23qui sont passés
28:24avec les grandes entreprises
28:25américaines
28:25avec Microsoft
28:26qui détiennent nos données
28:28et on trouve ça normal
28:29alors après on peut poser
28:30le problème
28:31de savoir
28:31s'il faut aller parler
28:32avec Donald Trump
28:32ou pas
28:33mais quand il a accès
28:34à toutes nos données
28:35d'éducation
28:35qui peut nous couper
28:37un certain nombre
28:37de nos instruments
28:39de défense
28:40franchement le sujet
28:41il ne devient pas très important
28:42donc Jean-Luc Mélenchon
28:43n'irait peut-être pas au G7 ?
28:44je ne sais pas
28:45il faudrait poser la question
28:46à Jean-Luc Mélenchon
28:46mais en tout cas
28:47ce dont je suis sûr
28:49c'est qu'il mettrait
28:49la priorité
28:50sur l'organisation
28:51des Nations Unies
28:53la limite
28:53justement
28:54dans ce que
28:54le président français
28:56peut concéder
28:57ou obtenir
28:58avec Donald Trump
28:59à Versailles
29:00c'est quoi pour vous ?
29:01qu'est-ce qu'il ne faut pas
29:02franchir comme limite ?
29:03je ne sais pas
29:04je ne sais même pas
29:05quels sont les sujets
29:06dont ils vont discuter
29:07moi je peux vous dire
29:08ce que je souhaite
29:09et la position
29:10que de mon point de vue
29:12le président de la République
29:13doit apporter
29:14c'est la nécessité
29:14d'avoir un cessez-le-feu
29:17immédiat
29:18inconditionnel
29:18sur l'ensemble
29:19de la région
29:20pour mettre un terme
29:21à la guerre illégale
29:22qui a été déclenchée
29:23par Trump et Netanyahou
29:24contre l'Iran
29:25et contre le Liban
29:25je pense que la France
29:27doit défendre
29:28la fin du génocide à Gaza
29:29je pense que la France
29:30doit agir
29:31pour un cessez-le-feu
29:32le plus rapidement possible
29:33entre l'Ukraine et la Russie
29:34et que la France
29:34doit apporter une politique de paix
29:36voilà ça c'est ma position
29:37question courte réponse courte
29:38est-ce qu'il faut réintégrer
29:39Vladimir Poutine
29:40dans le G7
29:40qui reviendra un G8
29:41oui ou non ?
29:42en tout cas
29:42il faut discuter avec Vladimir Poutine
29:44si on veut créer
29:44les conditions de la paix
29:45il faut bien parler avec lui
29:46donc il faudrait le remettre
29:47autour de la table de ce G7
29:48peut-être une fois
29:48qu'on a trouvé un accord de paix
29:51et une des dispositions
29:53de cet accord de paix
29:54peut être ça
29:55mais pas avant
29:56à mon avis
29:57qu'on ait réussi
29:58à faire en sorte
29:59qu'il y ait un cessez-le-feu
30:00et qu'on ait trouvé
30:01les conditions
30:01d'un accord de paix
30:02qui soit acceptable
30:02et qui soit juste et équitable
30:03un G7 qui sera bien sûr
30:05à suivre en direct
30:06tout au long de cette semaine
30:07sur BFM TV
30:09on voit que les grandes manœuvres
30:11pour la prochaine élection présidentielle
30:12se sont évidemment lancées
30:13la gauche
30:14qui semble-t-il
30:15elle a l'air un peu éparpillée
30:17alors pas chez vous
30:17à la France Insoumise
30:18effectivement
30:19hier c'est Raphaël Glucksmann
30:20qui a tenu son premier grand meeting
30:21Raphaël Glucksmann
30:22qui avant-hier
30:23dans une interview
30:23au confrère du Parisien
30:25disait au sujet
30:25de Jean-Luc Mélenchon
30:26l'envoyer au second tour
30:28c'est garantir la victoire
30:29de Jordan Bardella
30:30ou de Marine Le Pen
30:30qu'est-ce que vous lui répondez ?
30:32que c'est absolument faux
30:33que je pense à l'inverse
30:35que s'il y a bien aujourd'hui
30:36une personne à gauche
30:37qui est en mesure
30:38de mobiliser suffisamment
30:39la population
30:41en particulier
30:42celles et ceux
30:42qui ne vont pas voter
30:43parce qu'il propose un programme
30:45qui a un programme de rupture
30:46avec le pouvoir macroniste
30:47en place
30:48qui est donc en capacité
30:49de l'emporter
30:49face à l'extrême droite
30:50c'est Jean-Luc Mélenchon
30:51je pense que c'est le seul
30:52aujourd'hui
30:53les sondages disent
30:53l'exacte inverse
30:54a priori il perd
30:56il y aurait 75%
30:58pour Jordan Bardella
30:58par exemple
30:59candidat face à Mélenchon
31:00dans un second tour
31:01d'abord on va
31:02après on va parler des sondages
31:02je le mets dans un coin
31:03mais vous me remarquez
31:04que vous m'avez posé
31:05la question sur Raphaël Glucksmann
31:06le problème c'est que
31:07Raphaël Glucksmann
31:08tous ceux qui utilisent
31:08cet argument
31:09M. Glucksmann
31:10M. Ford
31:11tous
31:12en fait ils ne sont jamais
31:13sondés au deuxième tour
31:14vous savez pourquoi
31:15parce qu'ils ont manifestement
31:16en tout cas aujourd'hui
31:17pas les chances
31:18de s'y qualifier
31:19donc je trouve assez surprenant
31:21que des voix
31:21qui se revendiquent
31:22de la gauche
31:23en quelque sorte
31:24si vous voulez
31:25se mettre presque
31:26à faire la campagne
31:26de Jordan Bardella
31:27en disant
31:28face à Mélenchon
31:29limite
31:30il ne faut pas voter
31:32Raphaël Glucksmann
31:33fait la campagne
31:33de Jordan Bardella
31:34je dis que tous ceux
31:35qui
31:35alors qu'ils n'ont
31:37aujourd'hui
31:37aucune possibilité
31:39de se qualifier
31:39au second tour
31:40passent leur temps
31:41à essayer d'affaiblir
31:42la candidature
31:42de Jean-Luc Mélenchon
31:43qui est aujourd'hui
31:44la meilleure possibilité
31:45pour la gauche
31:45de se qualifier
31:46au second tour
31:46et donc de l'emporter
31:48ensuite
31:48parce que pour l'emporter
31:49au second tour
31:49il faut se qualifier
31:50au second tour
31:50je pense qu'ils feraient mieux
31:52ils seraient mieux inspirés
31:53de passer leur temps
31:54à concentrer leur coup
31:55contre l'extrême droite
31:56contre le pouvoir macroniste
31:58plutôt d'essayer
31:59d'affaiblir
32:00Jean-Luc Mélenchon
32:00dont la dynamique
32:01je crois est assez incontestable
32:02vous avez vu
32:03l'ampleur du meeting
32:04que nous avons réalisé
32:05la semaine dernière
32:06à Saint-Denis
32:06quant au sondage
32:07madame Atalaïa
32:08oui attendez
32:08on passe ça juste
32:09parce qu'on parle
32:10Raphaël Glucksmann
32:10qui a fait son premier
32:12grand meeting
32:12hier de campagne
32:134000 personnes disent-ils
32:14il dit vouloir vous plier
32:16est-ce que ce premier meeting
32:17que vous avez vu de sa part
32:18vous avez fait peur ?
32:19je ne sais pas
32:19vous comparez les deux
32:21celui que nous avons réalisé
32:22à Saint-Denis
32:23la semaine dernière
32:23celui de Raphaël Glucksmann
32:24la semaine dernière
32:25moi je n'utiliserai pas
32:26la brutalisation
32:27de la vie politique
32:28contre la France insoumise
32:30auquel monsieur Glucksmann
32:31veut participer
32:31je ne dirais pas
32:32qu'on l'appelait
32:33mais en termes d'affluence
32:34j'ai l'impression
32:35que la différence
32:35était assez majeure
32:37et assez manifeste
32:38quant au sondage
32:39madame Atalaïa
32:40si vous regardez bien
32:41les sondages de second tour
32:42vous remarquerez que
32:43par rapport au premier sondage
32:44de second tour
32:45de la fin de l'année dernière
32:46déjà Jean-Luc Mélenchon
32:47a récupéré quasiment
32:4810 points au second tour
32:50et pour ma part
32:50j'ai une mémoire
32:51des sondages précédents
32:53et je sais que
32:54par exemple
32:54pour vous prendre un exemple
32:55quand il y a eu
32:56le traité constitutionnel
32:57européen en 2005
32:58je me rappelle
32:59c'était mes premiers
33:00engagements politiques
33:00au début de la campagne
33:02le oui était annoncé
33:03à 70%
33:04et le non à 30%
33:05finalement
33:05le oui a fait 45%
33:07et le non à 50%
33:08donc Raphaël Glucksmann
33:09peut remonter la pente
33:09et regardez
33:10pour ceux qui sont
33:11encore plus anciens que moi
33:124 mois avant
33:13l'élection présidentielle
33:14de 1981
33:16M. Giscard d'Estaing
33:17devait gagner
33:1760-40
33:18contre M. François Mitterrand
33:194 mois avant
33:20l'élection présidentielle
33:21de 1980
33:22donc vous voyez
33:23il ne faut pas faire confiance
33:23au sondage
33:24et en particulier
33:24au sondage de second tour
33:25à un an de l'élection présidentielle
33:27quand on ne connait même pas encore
33:28le nombre de candidats
33:29au premier
33:29et malgré tout
33:30ils sont aujourd'hui
33:31s'en s'appellent
33:31et comment vous expliquez
33:32que Jean-Luc Mélenchon
33:33soit à ce point rejeté
33:34qu'il soit battu
33:35à plate couture
33:36comme ça
33:36par Jordan Bardella
33:37il progresse
33:38il est en train
33:39au contraire
33:40de rattraper
33:40selon vos propres sondages
33:42auquel je ne crois
33:43absolument pas
33:44le retard qu'affiché
33:45quant à l'idée
33:45de dire
33:46qu'il serait davantage rejeté
33:47j'ai vu
33:48les fameux barèmes
33:49de popularité
33:51cette semaine là
33:52par exemple
33:52cette semaine
33:53les barèmes de popularité
33:54je peux dire
33:55que M. Mélenchon
33:55il est moins rejeté
33:56dans l'opinion
33:57que M. Macron
33:59que M. Zemmour
34:00que d'autres figures à gauche
34:02d'ailleurs
34:02qui souvent utilisent
34:03cet argument
34:03mais dans les barèmes
34:04de popularité
34:04ils sont plus rejetés
34:05que Jean-Luc Mélenchon
34:06franchement
34:07arrêtez avec ces arguments
34:08je pense qu'on a le droit
34:09d'avoir dans la campagne
34:10présidentielle qui vient
34:11un affrontement
34:12projet contre projet
34:13c'est pas les sondages
34:14qui vont décider
34:15c'est les électrices
34:16et les électeurs
34:16et moi je leur dis
34:17si vous voulez
34:18le partage de la richesse
34:19si vous voulez
34:20l'augmentation des salaires
34:21si vous voulez
34:21la planification écologique
34:22le passage à la 6ème république
34:24une France indépendante
34:25non alignée
34:26comme j'en ai parlé
34:26tout à l'heure
34:27il y a une seule candidature
34:28qui porte cette parole
34:29ce programme-là
34:30clair
34:30c'est Jean-Luc Mélenchon
34:31et c'est l'équipe
34:32que nous formons
34:33autour de lui
34:34avec la France insoumise
34:35et avec toutes celles
34:36et ceux qui seront
34:36les bienvenus
34:37évidemment
34:37Fabien Roussel
34:38lui il dit
34:38je vais y aller
34:38entre les lignes
34:39clairement une nouvelle fois
34:40nouvelle candidature
34:41du Parti communiste
34:41Bah écoutez
34:42Fabien Roussel
34:43il fait évidemment
34:44ce qu'il veut
34:45maintenant je crois
34:46en tout cas
34:47pour ma part
34:47je rencontre beaucoup
34:48de militants
34:49d'adhérents
34:50de sympathisants
34:51du Parti communiste
34:52qui n'ont pas envie
34:53de reproduire
34:54ce qui s'est passé en 2022
34:56où il nous a manqué
34:57à l'époque
34:57400 000 voix
34:58avec Jean-Luc Mélenchon
34:59pour nous qualifier
34:59au second tour
35:00de l'élection présidentielle
35:02et où Fabien Roussel
35:03avait fait je crois
35:03de mémoire
35:04autour de 700 000 voix
35:05donc en vérité
35:07je pense qu'il y a
35:08beaucoup d'adhérents
35:09de militants
35:09de sympathisants
35:10communistes
35:10qui veulent le rassemblement
35:11qui veulent travailler
35:12avec nous
35:12parce que la vérité
35:13j'ai entendu ce que
35:14disait Stéphane Peux
35:15le président du groupe
35:15communiste à l'Assemblée nationale
35:17et il a raison
35:17c'est que dans
35:18plus de 95% des cas
35:20à l'Assemblée nationale
35:21les députés insoumis
35:22les députés communistes
35:23on a les mêmes votes
35:24on vote les mêmes choses
35:25on a les mêmes positions de vote
35:26il peut y avoir des sujets
35:27sur lesquels on n'est pas d'accord
35:28mais dans l'immense majorité
35:30des cas on est d'accord
35:31donc en vérité
35:32il y a un chemin
35:32pour un rassemblement
35:33de cette ligne de rupture
35:34moi je tends la main
35:35aux militants
35:36aux partis communistes
35:37aux écologistes
35:38aux directions
35:39mais aussi aux militants
35:40aux sympathisants
35:41je leur dis
35:42on peut faire ensemble
35:42parce que c'est notre devoir
35:44c'est notre responsabilité
35:45dans la situation particulière
35:46que connaît le pays
35:46de proposer une alternative
35:47un autre qui semble vouloir
35:48se lancer
35:48Emmanuel Bompard
35:49Le banquier homme d'affaires
35:50Mathieu Pigasse
35:51qui a une proposition
35:53sur les salaires notamment
35:54qui dit
35:55qu'il faudrait augmenter
35:56le SMIC de 20%
35:57soit 1773 euros net
35:59c'est plus que ce que vous proposez
36:00à la France insoumise
36:011700 euros net
36:02C'est bien
36:03c'est bien
36:04parce que
36:04d'habitude
36:05quand je fais le SMIC
36:06à 1700 euros
36:07on me dit
36:07c'est pas possible
36:09bon bah
36:09là maintenant
36:10c'est monsieur Pigasse
36:12qui est quand même
36:13une personne
36:14qui travaille dans le monde
36:15de la finance
36:17et lui il dit
36:18que c'est possible
36:18d'aller même au-delà
36:19donc c'est bien la preuve
36:21que c'est possible
36:21d'augmenter le SMIC
36:22vous savez en Belgique
36:23candidature crédible pour vous ?
36:24la proposition d'augmenter le SMIC
36:26elle est absolument crédible
36:27quand sa candidature ?
36:27je crois pas qu'il ait déclaré
36:29sa candidature aujourd'hui
36:29il met des propositions
36:30sur la table
36:31ça l'intéresse en tout cas
36:31et bah il a raison
36:32d'être intéressé
36:33par l'élection présidentielle
36:34qui n'est pas intéressé
36:35on devrait tous être intéressé
36:36par l'élection présidentielle
36:37ça va décider notre avenir
36:38pour les prochaines années
36:40mais ça me permet
36:41de parler du SMIC
36:41et j'en suis très heureux
36:42oui il faut augmenter le SMIC
36:43immédiatement
36:44il faut indexer les salaires
36:45sur l'inflation
36:45il faut augmenter le point d'indice
36:47de la fonction publique
36:48parce que tout simplement
36:48avec un SMIC aujourd'hui
36:49vous vous en sortez pas
36:50et ceux qui disent
36:51que c'est pas possible
36:52et bah il va falloir m'expliquer
36:53pourquoi l'Espagne
36:54a réussi à augmenter le SMIC
36:55de plusieurs dizaines de pourcents
36:56sur les dix dernières années
36:58pourquoi la Belgique
36:59a réussi à augmenter le SMIC
37:00et pourquoi en France
37:01on serait pas capable
37:02d'aller au-delà
37:02de l'augmentation sur l'inflation
37:04qu'on a chaque année
37:05et qui en vérité fait qu'aujourd'hui
37:07si vous êtes au SMIC
37:07vous avez perdu du pouvoir d'achat
37:09et vous arrivez pas
37:10à vous en sortir
37:10donc évidemment qu'il faut
37:12avoir une politique
37:12d'augmentation du SMIC
37:14des bas salaires
37:14de tous les salaires
37:15d'indexation des salaires
37:16ça doit être une priorité politique
37:17le 7 juillet
37:18nous saurons qui est le candidat
37:19du RN à l'élection présidentielle
37:21Marine Le Pen
37:21ou Jordan Bardella
37:22est-ce que ça change
37:22quelque chose pour vous ?
37:24bah c'est pas le même candidat
37:26je sais pas si ça sera
37:27le même programme
37:27je me pose de plus en plus
37:28de questions
37:29quand je vois les déclarations
37:31dans la presse
37:31des uns et des autres
37:32j'ai remarqué que
37:33Madame Le Pen
37:34était pour taxer
37:34les super profits
37:35M. Bardella est contre
37:37que si j'ai bien compris
37:39la retraite a 62 ans
37:40M. Bardella a été contre
37:42il pense qu'il faut pas
37:42d'âge de départ à la retraite
37:44donc je vois qu'il y a
37:45de plus en plus de sujets
37:47sur lesquels
37:48manifestement
37:48ils sont pas d'accord
37:49il y en a un qui est plus dur
37:50à affronter pour vous
37:50à vos yeux ?
37:51non chacun
37:53chacun aura
37:55offrira si vous voulez
37:56des angles d'attaque politique
37:58évidemment
37:59qui sont sans doute
38:00pas les mêmes
38:00mais vous inquiétez pas
38:01face aux deux
38:02on sera en mesure
38:03de les battre
38:04en tout cas c'est notre objectif
38:05et je crois que c'est une nécessité
38:06pour le pays
38:07aujourd'hui
38:08aucun des deux
38:09en tout cas
38:09propose un programme
38:10qui soit en mesure
38:12d'apporter des réponses
38:14qui sont crédibles
38:15et qui sont à la hauteur
38:17des urgences sociales
38:18écologiques
38:19démocratiques
38:19que connaît ce pays
38:20aujourd'hui
38:20aucun des deux
38:21aucun de ces deux programmes
38:22ne porte
38:23ces mesures là
38:25et en vérité
38:26de plus en plus
38:26je vois bien
38:27que le Rassemblement National
38:28essaye d'inscrire sa politique
38:30dans la continuité
38:31des politiques
38:32macronistes
38:33d'être un petit peu
38:33si vous voulez
38:34la planche de salut
38:35d'un système macroniste
38:36qui est aujourd'hui
38:37à bout de souffle
38:38je vois que
38:38monsieur Bardella
38:39de plus en plus
38:39c'est ça qu'il fait
38:40il passe son temps
38:40à aller rencontrer
38:41les grands patrons
38:42du MEDEF
38:43les grands patrons
38:44des grandes entreprises
38:45de Total
38:46en vrai il veut défendre
38:47leurs intérêts
38:48moi je veux défendre
38:48les intérêts du peuple
38:49des travailleuses
38:50des travailleurs
38:51des catégories populaires
38:52qui souffrent trop
38:52dans notre pays
38:53aujourd'hui
38:54et qui ont besoin
38:54d'avoir un bulletin de vote
38:55pour les représenter
38:56et ce bulletin de vote
38:57c'est celui de Jean-Luc Mélenchon
38:57et de la France Insoumise
38:59dans les sondages pourtant
39:00le Rassemblement National
39:01a beaucoup progressé
39:02sur sa crédibilité
39:04en tout cas supposée
39:05il y a des sondages
39:06qui indiquent aussi
39:07qu'il fait moins peur
39:08à beaucoup d'électeurs
39:09vous avez d'autres questions
39:10que les sondages ou pas ?
39:11c'est tout ce qu'on a aujourd'hui
39:12en termes d'indicateurs
39:15de l'opinion
39:16est-ce qu'ils ont franchi
39:19des barrières
39:19en tout cas pour vous
39:20de légitimité démocratique
39:23aux yeux des français ?
39:24je pense qu'il y a
39:25un phénomène très clair
39:26qui est que vous avez
39:27aujourd'hui un pouvoir
39:28Macroniste
39:28qui depuis 10 ans
39:29et notamment
39:30ces 5 dernières années
39:31a repris de plus en plus
39:32dans les politiques
39:34mises en place
39:34des choses directement inspirées
39:36du programme
39:36du Rassemblement National
39:37là il y a quelques mois
39:38par exemple
39:39quand on a décidé
39:40de supprimer
39:41ou d'augmenter
39:42les frais
39:42d'inscription
39:42pour les étudiants étrangers
39:44à l'université
39:44c'était une mesure
39:45qui traditionnellement
39:46était dans le programme
39:46de Jean-Marie Le Pen
39:47donc c'est clair
39:48que le pouvoir Macroniste
39:49d'un certain point de vue
39:50a un peu banalisé
39:51le Rassemblement National
39:52en reprenant des propositions
39:54mais je vous taquinez
39:55sur les sondages
39:55parce que
39:56ce qui me fatigue un peu
39:57si vous voulez
39:57c'est que moi je me rappelle
39:58qu'en 2024
39:59au moment des élections législatives
40:00vous savez en 2024
40:01il y a eu
40:01les élections européennes
40:03il y a eu la dissolution
40:04de l'Assemblée Nationale
40:04dans la foulée
40:05de la dissolution
40:06de l'Assemblée Nationale
40:07il y a eu 27 sondages
40:08sur les 27 qui ont été réalisés
40:09qui annonçaient que
40:10c'est l'extrême droite
40:11qui allait gagner
40:11les élections législatives
40:13et c'est pas l'extrême droite
40:13qui a gagné les élections législatives
40:15en même temps vous appuyez aussi
40:15sur ces sondages
40:16pour dire que Jean-Luc Mélenchon
40:17est le meilleur candidat
40:18du premier tour
40:18mais non
40:19je m'appuie sur la dynamique
40:20que nous avons constituée
40:21c'est 315 000 signataires
40:23sur le site
40:23Mélenchon 2027.fr
40:25j'en profite
40:25si vous voulez venir
40:26nous aider et nous appuyer
40:27il faut aller signer
40:28sur le site Mélenchon 2027.fr
40:29c'est 26 000 personnes
40:30que nous avons rassemblées
40:31l'année dernière
40:32moi c'est ça
40:32mes indicateurs de campagne
40:34c'est ça qui est important
40:35écoutez monsieur Daré
40:36si vous allez à la boulangerie
40:38et que une fois sur deux
40:39le pain qu'on vous sert
40:40il est brûlé
40:41bah franchement
40:42vous allez changer de boulangerie
40:43et bah vous les sondages
40:44ils se plantent
40:44une fois sur deux
40:48et vous continuez
40:49à en faire l'alpha et l'oméga
40:50du commentaire
40:51de la vie politique
40:52moi je crois
40:53à la bataille politique
40:54à la nécessité
40:55d'un travail de conviction
40:56et l'extrême droite
40:56on les battra
40:57si on est capable
40:57de mobiliser le temps
40:58il y a beaucoup de gens
40:58qui s'inquiètent
40:59du contexte dans lequel
41:00va se dérouler cette présidentielle
41:01oui Sébastien Lecornu
41:03a réuni jeudi
41:03les partis politiques
41:05à Matignon
41:05dont la France Insoumise
41:06pour évoquer le risque
41:07d'ingérence étrangère
41:09dans la campagne présidentielle
41:10de 2027
41:11le Premier ministre
41:12craignant des menaces lourdes
41:13est-ce que vous
41:15vous craignez
41:15une présidentielle
41:16qui se déroule
41:17sous influence
41:18d'influence étrangère
41:19oui et je trouve
41:20que cette réunion
41:20était la bienvenue
41:21d'ailleurs nous l'avions demandé
41:22puisque nous-mêmes
41:23les Insoumis
41:24pendant la campagne
41:25des élections municipales
41:26avons été victimes
41:27ça a été maintenant documenté
41:28le rapport a enfin été
41:29publié cette semaine
41:30d'une opération
41:31d'ingérence électorale
41:32venant d'une officine
41:33qui s'appelle Black Corps
41:34qui est installée en Israël
41:35donc oui bien sûr
41:37qu'il faut protéger
41:38l'élection présidentielle
41:39et toutes nos élections
41:40de manière générale
41:41des influences étrangères
41:42donc moi je souhaite
41:43qu'un certain nombre
41:44de recommandations
41:45que nous avons mises
41:46sur la table
41:47que nous avons écrit
41:47d'ailleurs au ministre Lecornu
41:49cette semaine
41:49puissent être mises en oeuvre
41:51par exemple
41:51je souhaite
41:52qu'il puisse y avoir
41:53une instance
41:54de suivi de la campagne présidentielle
41:56dans lequel il y a
41:57des représentants des candidats
41:58et dans lequel on peut être informé
41:59de ces ingérences étrangères
42:00par exemple
42:01je souhaite qu'on renforce
42:02les effectifs
42:03de Viginium
42:03de la CNIL
42:04de l'ANSI
42:05qui sont les instances
42:05de l'État
42:06qui sont chargées
42:07de lutter contre
42:08les influences étrangères
42:09la cybercriminalité
42:10pour la protection des données
42:11par exemple
42:12je souhaite qu'on ajoute
42:13l'intégrité
42:15du processus électoral
42:16dans les intérêts vitaux
42:17de la nation
42:18pour qu'on puisse mieux sanctionner
42:19ces ingérences étrangères
42:20par exemple
42:21je souhaite qu'on augmente
42:22les pouvoirs des juges
42:23des référés
42:23pour qu'on puisse agir en urgence
42:24pour supprimer des contenus
42:25qui sont mensongers
42:26par exemple
42:27il faut un cadre de régulation
42:28d'utilisation de l'intelligence artificielle
42:30dans le cadre
42:30de l'élection présidentielle
42:31pour qu'on ne voit pas
42:32prospérer
42:32des deepfakes
42:33des faux montages
42:34des faux contenus
42:36voilà
42:36il y a plein de choses
42:36qu'on peut faire
42:37donc moi je souhaite
42:38qu'on puisse avancer
42:38sur ce sujet
42:39c'est vital
42:39si l'élection présidentielle
42:45ok la question
42:45de cette coupe du monde
42:46de football
42:46qui s'est ouverte
42:48il y a quelques jours
42:49déjà vous croyez
42:50à la victoire de la France ?
42:51je la souhaite
42:52après on verra
42:53il faut gagner pour ça
42:54ensuite
42:54coupe du monde
42:55effectivement
42:56si j'ose dire
42:56de Donald Trump
42:57qui se joue en grande partie
42:58aux Etats-Unis
42:59même s'il y a des matchs
42:59au Mexique et au Canada
43:00certains avaient appelé
43:01justement à boycotter
43:02cette coupe du monde américaine
43:04vous la boycottez
43:05ou vous la regardez ?
43:06non moi je
43:07la coupe du monde
43:08elle existe
43:08par contre il me semble
43:09qu'il y a un certain nombre
43:11aujourd'hui d'attentes
43:12aux droits humains
43:13je parlais tout à l'heure
43:14du fait que certaines équipes
43:15par exemple
43:16ne puissent pas rentrer
43:17aux Etats-Unis
43:18un arbitre somalien
43:19un arbitre somalien
43:21là par contre
43:22je pense que ça pose
43:22de gros problèmes
43:23et donc entre le boycott
43:25de la société
43:26de gens qui ne regardent pas
43:27et des mesures
43:28qui peuvent être
43:28des mesures diplomatiques
43:30qui peuvent être
43:30prises par la France
43:31moi je considère par exemple
43:32que si ces problèmes
43:33ne sont pas réglés
43:35alors il me semble
43:35que par exemple
43:36la participation de la France
43:38à la cérémonie de clôture
43:39par exemple
43:39est une question qui est posée
43:40c'est à dire
43:41vous dites
43:41si les questions
43:42ne sont pas réglées
43:43la France ne doit pas participer
43:44je crois qu'on peut
43:45se poser effectivement
43:46la question
43:46on ne peut pas accepter
43:47comme ça
43:48que les principes
43:49les règles de droit
43:50élémentaires
43:51à l'échelle internationale
43:52soient bafouées
43:52sans qu'il n'y ait
43:53aucune mesure de répercussion
43:54est-ce que ça vous choquerait
43:55qu'Emmanuel Macron
43:56ce qui est probable
43:57se rende aux Etats-Unis
43:58voir les matchs
43:58par exemple
43:59à partir des demi-finales
44:00si la France se qualifie
44:01moi ce que je peux vous dire
44:02c'est que je pense
44:03qu'il pourrait aller au Mexique
44:04ou au Canada
44:05la coupe du monde
44:06elle est organisée
44:06par plusieurs pays
44:07pourquoi forcément
44:08aller au
44:09il peut y aller
44:11au quart de finale
44:12peut-être que symboliquement
44:13on pourrait envoyer
44:14un autre message
44:15plutôt que d'aller accompagner
44:16ce que fait Donald Trump
44:17donc vous appelez
44:18Emmanuel Macron
44:18à ne pas se rendre
44:19aux Etats-Unis
44:19même si la France se qualifie
44:20je sais que vous voulez
44:22que j'appelle plein de gens
44:22à faire plein de trucs
44:23mais la vérité
44:24c'est que je pense
44:25ça vous choquerait en tout cas
44:26oui je pense
44:26que ce ne serait pas
44:27un bon signal
44:27qu'on enverrait
44:28en tout cas vous avez endossé
44:29vous allez dire
44:30même en matière
44:30de communication politique
44:31cette coupe du monde
44:32parce que regardez
44:33ce que l'on peut commander
44:34sur le site de la France insoumise
44:35il y a un maillot
44:36de l'équipe de France
44:38aux couleurs de Mélenchon
44:40Mélenchon 27
44:41on a regardé très près
44:42c'est marqué
44:43fabriqué en Europe
44:43il est fabriqué où ce maillot
44:44on le sait précisément
44:45il est fabriqué
44:46dans un pays
44:47de l'Union Européenne
44:48je crois que c'est en Pologne
44:49je crois
44:49pourquoi pas en France ?
44:51alors on a fait
44:53honnêtement
44:54on a fait le travail
44:55d'essayer de voir
44:56s'il était possible
44:57d'avoir une production
44:58en France
44:59le problème c'était
44:59que les délais de fabrication
45:00étaient très importants
45:02on risquait d'avoir
45:02les maillots après la coupe du monde
45:03ce qui n'était pas
45:04l'objectif de cette opération
45:05mais vous avez raison
45:06ça soulève un vrai problème
45:08je parlais tout à l'heure
45:08de souveraineté industrielle
45:10et sans doute
45:10la nécessité de réintroduire
45:12en France
45:12y compris une filière
45:13de production de textiles
45:15donc celui-ci
45:15sont produits en Pologne
45:16c'est ce que nous a dit
45:18le fournisseur
45:19en tout cas nous
45:19on a vérifié évidemment
45:20qu'ils étaient fabriqués
45:21au moins en Europe
45:22et pas fabriqués
45:23dans le reste du monde
45:24ça nous paraissait
45:25très important
45:26dans le cadre
45:26de cette opération
45:27une fois ceci dit
45:28j'invite toutes celles
45:29et ceux qui nous écoutent
45:30à aller acheter ce maillot
45:31on pensait que vous viendriez
45:32avec le maillot
45:32sur les épaules ce matin
45:33il n'est pas encore arrivé
45:34mais c'est déjà
45:35je crois quasiment
45:3610 000 personnes
45:37qui ont acheté ce maillot
45:38donc c'est un super succès
45:39prenez-le
45:40et puis portez-le
45:40dans les fanzones
45:41que nous allons mettre en place
45:46pendant la coupe du monde
45:47c'est bien
45:47merci beaucoup
45:48merci Emmanuel Bompard
45:49d'avoir été notre invité
45:50je vous retrouve avec grand plaisir
45:51ce soir à 20h45
45:53aux côtés d'Alice Darfeuil
45:54pour un entretien exceptionnel
45:56nous recevrons
45:57le président du rassemblement national
45:59Jordan Bardella
46:00au coeur de cet entretien
46:01bien sûr
46:01toutes les questions
46:02qui se posent
46:03après le terrible drame
46:04de l'affaire Liana
46:05comment faire en sorte
46:06qu'un tel fiasco
46:07ne se reproduise pas
46:08rendez-vous ce soir
46:1020h45
46:10pour cette interview
46:11de Jordan Bardella
46:12avec Alice Darfeuil
46:13à tout à l'heure
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