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  • il y a 4 minutes
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Je suis ravi de vous retrouver.
00:03Que ferait le Rassemblement National sur la crise lycéenne s'il était au pouvoir ?
00:08Eh bien l'une de ses têtes d'affiches est aujourd'hui notre invité.
00:11Il s'agit de Jean-Philippe Tanguy avec lui.
00:12On précisera aussi le budget, le plan économique présenté par Marine Le Pen.
00:17Il y a pas mal de questions qui se posent encore.
00:18BFM Politique, c'est parti.
00:34Bonjour à tous, bonjour. Jean-Philippe Tanguy, merci d'être avec nous, présent sur ce plateau.
00:40Vous qui êtes un des principaux responsables du Rassemblement National, député également du Rassemblement National,
00:45à nos côtés Ludovic Wiggen de la Tribune dimanche et Amandine Attalaya, éditorialiste BFM Politique.
00:51Pas que BFM Politique d'ailleurs, BFM d'un soir, on s'en trouve tous les dimanches dans BFM Politique.
00:56Alors on va évoquer, on le disait, le programme économique, la crise lycéenne.
00:59Mais d'abord, cette actualité internationale avec ces mots prononcés par Donald Trump,
01:04des mots saisissants à l'égard de Volodymyr Zelensky.
01:08Je vous propose qu'on écoute ce que dit le président américain
01:10et on va préciser ensuite quelle est votre position et quelle serait à votre lieu la position française
01:14si Marine Le Pen était au pouvoir.
01:16Écoutez le président américain.
01:18Je suggère qu'il se dote d'un nouveau dirigeant capable de conclure un accord
01:22car il aurait pu en conclure beaucoup.
01:24Mais pour une raison ou une autre, il ne le fait jamais.
01:26Et je pense qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
01:31Alors Donald Trump qui lâche clairement l'Ukraine et le président Volodymyr Zelensky,
01:36il est temps que l'Ukraine est un nouveau président.
01:38Est-ce que c'est votre avis également ?
01:40Non mais M. Trump a eu des allers-retours très impressionnants sur l'Ukraine,
01:45sur le régime de M. Zelensky.
01:47On se souvient qu'il avait été reçu à la Maison Blanche avec ce rendez-vous assez humiliant,
01:53il faut bien le dire, et puis après finalement il était revenu sur des positions.
01:56Donc sur ce sujet-là, c'est assez difficile de suivre la position de M. Trump.
01:59En tout cas, nous, nous avons évidemment une position sur l'intégrité territoriale de l'Ukraine,
02:05sur le respect du droit international, sur le fait que c'est un peuple qui se bat pour sa liberté.
02:09Nous espérons que l'Ukraine soit dans la meilleure ou la moins pire des positions
02:12pour négocier favorablement et récupérer sa souveraineté,
02:16pour la paix, enfin pour un armistice d'abord, pour la paix.
02:19Et c'est ça qui nous intéresse.
02:19Est-ce que vous pensez qu'il est temps qu'il y ait un nouveau président en Ukraine ?
02:22Non, mais c'est les affaires intérieures de l'Ukraine.
02:24Nous, vous savez que le Rassemblement National est un parti souverainiste.
02:27Nous respectons la souveraineté des nations, du peuple ukrainien.
02:30C'est au peuple ukrainien de se choisir son dirigeant.
02:34C'est aux institutions ukrainiennes de choisir leur façon de choisir ce dirigeant.
02:38Et ce n'est pas aux pays étrangers de se mêler de leurs affaires.
02:42Ce qui compte, c'est comment on renoue avec des discussions
02:44qui permettent l'armistice, qui permettent la paix,
02:46qui permettent de recouvrer la souveraineté ukrainienne.
02:50Et les polémiques, à mon avis, sur le régime ou d'autres sujets,
02:55nous éloignent de ce sujet qui devrait tous nous rassurer.
02:58Vous n'avez pas...
03:00Nous unir, pardon, excusez-moi.
03:01Vous n'avez pas, Jean-Philippe Tanguy,
03:02la même lecture que le président Trump, si je comprends bien,
03:05sur le fait que Zelensky est un élément de blocage pour conclure un accord.
03:10C'est-à-dire que Donald Trump affirme que le président russe en voudrait un,
03:14mais c'est la faute de Zelensky si nous n'y parvenons pas, en résumé.
03:16Non, mais vous savez, moi, je le reste à ma place.
03:19Je ne vais pas, comment dire, je ne vais pas entrer en polémique.
03:21Je veux dire, tant de croire que ce que je peux dire ici changera quelque chose.
03:27Marine Le Pen, évidemment, est en charge de nos sujets internationaux.
03:31Mais en fait, l'incidence des déclarations de M. Trump sur la situation en Ukraine,
03:36c'est surtout sur la question énergétique.
03:39puisque les États-Unis ont annoncé un accord important.
03:42Un accord avec Vladimir Poutine pour des livraisons de diesel russes
03:45pour faire baisser le prix, évidemment, des carburants avant les élections de mi-mandat.
03:48Absolument.
03:48Donc ça nous renvoie, si vous voulez, à la position qu'avait eue Marine Le Pen
03:51au début de l'invasion russe de l'Ukraine.
03:54Nous avions dit, sous les critiques injustes
03:57et les accusations plus fantasmagoriques les unes que les autres,
04:00que la seule façon d'avoir de vraies sanctions contre le régime de M. Poutine,
04:04ce n'étaient pas des sanctions énergétiques qui allaient pénaliser l'Europe sur les prix et la croissance
04:09et qui allaient enrichir le régime russe.
04:11C'est exactement ce qui s'est passé.
04:13Donc en fait, les sanctions, les pseudo-sanctions ont en fait favorisé le régime russe
04:17et ont sanctionné l'Europe.
04:18Mais qu'il fallait un accord international,
04:20des pays producteurs de pétrole, exportateurs de pétrole et de produits pétroliers,
04:24pour faire baisser les prix ou les maintenir à un niveau très bas,
04:27ce qui fait que les pays européens et occidentaux
04:31n'auraient pas été sanctionnés dans leur économie,
04:32auraient eu les moyens financièrement de soutenir davantage l'Ukraine
04:35et ça aurait ruiné les devises du régime russe.
04:38Mais c'est l'inverse qui s'est fait.
04:41Et à l'époque, Marine Le Pen avait à peine le temps
04:44de finir sa phrase pour faire cette proposition.
04:46Sur les sanctions, justement.
04:47Qu'est-ce que vous voulez dire par là que Trump a eu raison
04:50de faire cet accord avec Poutine ?
04:52Non, mais c'est-à-dire que comme on a pris nos adversaires politiques,
04:56tous unis et avec une interdiction de débattre intellectuellement
05:00et rationnellement de la situation,
05:02on ferait n'importe quoi,
05:04et bien M. Trump, il défend les intérêts.
05:05Donc c'est un accord qui ne vous choque pas ?
05:06Mais ce n'est pas la question.
05:08La question, c'est que les États-Unis font toujours ça.
05:10Donc moi, je prétends avoir un peu de culture historique,
05:13je connais bien le comportement des États-Unis,
05:16ils défendent toujours leurs intérêts.
05:18Que ce soit M. Trump, que ce soit M. Biden, que ce soit M. Obama.
05:21Est-ce qu'on doit, nous aussi, signer un accord, alors, avec la Russie ?
05:24Mais il faut revenir à ce que défendait Marine Le Pen.
05:28Il faut que cette proposition, à mon avis, très intéressante et pertinente,
05:32revienne dans le débat, et c'est ce que je fais, évidemment, aujourd'hui.
05:35Donc on arrête les sanctions envers la Russie ?
05:37Il faut choisir les bonnes sanctions.
05:38La bonne sanction, c'est comment on s'arrange
05:40pour que le prix du pétrole, du gaz et d'autres matières premières
05:45dont dispose la Russie soit le plus bas possible sur les marchés,
05:48ce qui fait que la Russie doit approvisionner les marchés mondiaux,
05:51mais ne doit pas gagner d'argent avec.
05:52C'est ça qu'on aurait dû faire.
05:53Donc il faut un accord international des pays consommateurs.
05:56C'est quoi ces pays consommateurs ?
05:58C'est, en gros, l'Asie de l'Est, la Chine, l'Europe, les États-Unis et l'Amérique du
06:04Sud.
06:04Vous voulez dire, c'est ce qui a réagi, Jean-Philippe Tanguy ?
06:06Non, mais si tout le monde se met d'accord sur cet accord
06:09pour acheter à un prix donné et faire baisser les prix massivement
06:12et que la Russie doive livrer, par exemple, à la Chine et à l'Inde
06:16à des prix très bas rentrées dans les prix mondiaux,
06:18on ne ferait pas rentrer de l'argent.
06:19Est-ce que nous, on doit acheter, passer un accord ?
06:21Est-ce que demain, Marine Le Pen au pouvoir et le RN au pouvoir ?
06:23Vous, peut-être, au ministère de l'Économie,
06:25vous allez signer un accord avec les Russes
06:27pour importer, par exemple, du diesel russe.
06:29Est-ce que ce serait une solution pour faire baisser les prix des carburants en France ?
06:31Ce ne serait pas une solution pour deux raisons.
06:33D'une part, l'incidence sur les prix mondiaux serait très faible
06:36d'un accord entre la France et un autre pays
06:39puisque la France ne consomme pas énormément de carburants.
06:43Mais excusez-moi, là, M. Daré, il y a une grosse hypocrisie
06:45parce que le gaz russe, pendant des années,
06:48il est rentré en Europe massivement
06:50et il est rentré par la France avec M. Macron.
06:53Donc, en fait, il n'y a que de l'hypocrisie là-dedans.
06:55On prend des sanctions, et Marine Le Pen l'avait dit,
06:57qui n'ont jamais fonctionné.
06:58Le régime russe a continué à s'enrichir
07:00sur le pétrole et les carburants via l'Inde, via la Chine,
07:04avec beaucoup d'hypocrisie
07:05parce que c'est un marché mondial, M. Daré, vous savez.
07:08Non, mais juste pour que les gens comprennent.
07:09Si vous dites, ah, nous, on n'utilise pas de gazole russe,
07:12si le marché chinois et indien n'utilise plus du gazole,
07:16par exemple, des pays du Golfe,
07:19le remplacent par du gazole russe pas cher,
07:21eh bien, en fait, on en bénéficie indirectement.
07:23Mais sur la question des sanctions, des aides,
07:26vous le disiez il y a quelques instants,
07:27vous le disiez, M. Daré,
07:28nous, on veut des sanctions qui marchent.
07:29Il arrêterait de cibler les raffineries russes
07:30quand ils arrêteront les russes
07:31de cibler les installations énergétiques ukrainiennes.
07:34Ça pose quand même la question de l'aide à l'Ukraine, lui.
07:35Est-ce que si Marine Le Pen arrive au pouvoir l'an prochain,
07:38vous maintiendrez les aides à l'Ukraine ?
07:40Mais Marine Le Pen a indiqué
07:42que nous maintiendrons la parole de la France
07:45de manière souveraine.
07:46C'est-à-dire que nous ne voulons plus
07:48être entraînés, on ne l'a jamais voulu d'ailleurs,
07:50être entraînés par les décisions
07:52de Mme Verdaléienne et de l'Union européenne
07:54qui n'a ni la compétence,
07:55ni le mandat, ni la légitimité
07:58pour prendre des décisions sur la défense,
08:00des décisions sur les sanctions,
08:01des décisions sur la diplomatie
08:03et maintenant même sur le renseignement
08:04puisque Mme Verdaléienne contre tous les traités
08:06s'est constituée visiblement
08:08ou veut se constituer son petit service
08:09de renseignement personnel.
08:10Donc on ne veut pas être entraînés là-dedans.
08:12Oui, mais alors est-ce que de manière souveraine,
08:14vous maintiendrez ou pas les aides à l'Ukraine
08:16au niveau actuel ?
08:17Les aides qu'on a toujours indiquées,
08:19des aides de défense,
08:20des aides de formation
08:22et ce qui sera utile à l'Ukraine.
08:24On ne va pas se faire entraîner
08:27dans des dispositions
08:29qui ne sont pas souverainement décidées
08:30et non plus sans contrepartie
08:32dans le sens où la France
08:34est dans une situation financière
08:35extrêmement difficile
08:37et donc l'aide à l'Ukraine
08:38doit aussi être associée
08:39à un certain nombre de garanties
08:43financières et économiques
08:44ce que font tous les pays à part la France.
08:45L'Allemagne a des garanties,
08:46nous on n'en a pas.
08:47Les Etats-Unis ont des garanties,
08:48nous on n'en a pas.
08:49Économiquement, est-ce que vous dites aujourd'hui
08:50la priorité c'est le pouvoir d'achat des Français,
08:52c'est plus l'aide à l'Ukraine ?
08:53C'est ce que disent certains
08:54dans le débat politique français.
08:55Mais ce qui est certain,
08:56c'est que de ne pas avoir fait attention
08:59à nos engagements en Ukraine ou ailleurs
09:02peuvent avoir conduit les Français
09:03dans des extrêmes difficultés.
09:05Les propositions...
09:05Excusez-moi, moi je reviens
09:06à ce que Marine Le Pen disait en 2022
09:08de manière très couragée.
09:08Ce que vous dites, c'est que les aides
09:11versées aux Ukrainiens,
09:12c'est quelque chose qui manque
09:13au pouvoir d'achat des Français aujourd'hui ?
09:14Moi je dis qu'on aurait pu faire autrement.
09:16C'est-à-dire que le constat,
09:18la coupe que certains arrivent,
09:19mais parce qu'on aurait pu faire autrement.
09:21Je suis désolé,
09:22la vie ce n'est pas tout blanc,
09:23ce n'est pas tout noir
09:23et je ne tomberai pas dans le piège
09:25de nos adversaires politiques
09:26qui consistent à croire
09:27que ce qu'ils ont fait
09:28était la seule façon de faire.
09:29Comme je l'ai expliqué,
09:30Marine Le Pen avait courageusement
09:32fait des propositions
09:33qui permettaient de ne pas gâter
09:35l'économie européenne,
09:36de ne pas abîmer l'économie européenne,
09:38toutes en aidant l'Ukraine
09:40en faisant baisser
09:40les revenus du régime de M. Poutine.
09:43Ils n'ont pas voulu le faire.
09:44Ils ont pris des sanctions
09:44qui ont parfois même enrichi...
09:46Tout ça, ça pose la question du carburant.
09:48Le Premier ministre Sébastien Le Corneur
09:49en a parlé, Jean-Philippe.
09:50Oui, il nous a repris nos propositions.
09:52C'est la question des stocks stratégiques.
09:53Très bien.
09:53Oui, puisque la France annonce
09:55qu'elle va libérer au cours de l'automne
09:5710 millions de barils
09:59pour faire baisser potentiellement
10:00le prix de l'essence
10:02entre 12 et 18 centimes.
10:04Est-ce que si vous arrivez au pouvoir,
10:05c'est un instrument
10:06que vous utiliserez aussi ?
10:07Est-ce que vous irez plus fort ?
10:09Est-ce que c'est utile ?
10:10Dans les montants qui ont été annoncés,
10:11c'est plutôt la bonne méthode
10:12parce qu'on a 3 à 4 mois de stock,
10:14on ne peut pas non plus
10:15tout vider d'un coup.
10:16Mais excusez-moi,
10:17j'étais sur ce plateau
10:18en mars.
10:19D'ailleurs, je vous remercie,
10:20j'avais été un peu insistant à l'époque
10:21pour pouvoir en parler.
10:21Vous étiez venu avec des documents ?
10:23Voilà, j'avais été un peu insistant
10:24pour en parler
10:25parce qu'on avait beaucoup de mal
10:26à en parler dans certains milieux
10:27et au gouvernement.
10:28Et vous y étiez favorable ?
10:29Oui, c'était notre idée,
10:30c'était l'idée de Marine Le Pen
10:31et de Jordan Bardella
10:32parce qu'on a des stocks
10:34qui ont été constitués
10:35à des prix entre 30 et 60 dollars
10:37le baril,
10:38les stocks stratégiques,
10:39et ils n'étaient pas gérés
10:41dans l'intérêt de la France
10:42et des Français,
10:42ils étaient gérés
10:43dans l'intérêt total
10:43des pétroliers
10:44et de la grande distribution.
10:45Et à l'époque,
10:46c'était vraiment très difficile
10:47d'en parler.
10:47Donc moi, je suis très content
10:48que le gouvernement
10:49nous ait enfin suivi.
10:50Bon, à l'époque,
10:50M. Lescure m'avait critiqué vertement
10:53en disant que j'étais incompétent,
10:54que je n'y connaissais rien,
10:55qu'il avait raison sur tout.
10:56Bon, pour finalement,
10:57six mois après,
10:58venir sur notre proposition.
10:59Après, il faut être très attentif
11:00à l'exécution de la mesure
11:01parce que sur le papier,
11:02c'est très bien.
11:04Les réserves stratégiques
11:05doivent être libérées
11:05sous contrôle
11:06pour bien que ça alimente
11:08les raffineries françaises,
11:09que ça ait directement
11:10dans les stations-services françaises
11:12au bénéfice des Français,
11:13mais peut-être aussi
11:13un certain nombre de professions.
11:15Parce que vous voyez,
11:15par exemple,
11:15les marins-pêcheurs,
11:16il n'y a pas de taxes
11:17sur le carburant.
11:18Donc, si on leur livre
11:20des réserves
11:21constituées à 30 dollars,
11:22oui, le baril,
11:24ça peut faire diminuer
11:24leur facture
11:25sans que ça ne coûte rien
11:25à l'État.
11:26Jean-Philippe Tanguy,
11:27cette semaine va être encore
11:28marquée par des mobilisations lycéennes.
11:30Prochaine mobilisation,
11:31mardi,
11:31il y a une réponse du gouvernement
11:32qui a été mise en place.
11:3330 millions d'euros de dégâts
11:35déjà avancent le gouvernement.
11:36Est-ce que le mouvement,
11:37aujourd'hui,
11:37vous le jugez,
11:38doit cesser, oui ou non ?
11:39Il doit cesser,
11:40en tout cas,
11:41les violences,
11:45entraînés par des députés,
11:47des responsables politiques
11:48irresponsables,
11:48comme M. Mélenchon,
11:49les insoumis,
11:50doit cesser.
11:50Oui, mais ça,
11:50tout le monde est d'accord.
11:51Mais est-ce que vous appelez
11:52les lycéens à cesser
11:53de manifester tout court ?
11:55Ou est-ce que, par exemple,
11:56mardi, ça a du sens pour vous
11:57qu'ils se mobilisent à nouveau ?
11:58Mais ça dépend
11:59de la condition
11:59de la manifestation.
12:00Si pour aller dévaster,
12:01une fois de plus,
12:02la place de la Bastille,
12:03ça n'a pas d'intérêt,
12:05évidemment.
12:05Si c'est pour s'attaquer
12:05aux forces de l'or,
12:06ça n'a pas d'intérêt.
12:07Manifester pacifiquement,
12:16soutenez leurs revendications
12:17sur le fond ?
12:17Ce n'est pas que je soutiens,
12:18c'est qu'on a le droit
12:18de manifester en France.
12:19Moi, je suis un démocrate,
12:20je suis un républicain,
12:21donc j'estime qu'on doit manifester
12:22sans heures, sans violence,
12:24sans gêner les autres.
12:25Donc, chacun manifeste.
12:26Est-ce que certaines
12:26des revendications
12:27sont légitimes à vous ?
12:28Oui, je veux dire,
12:29on a le droit de vouloir étudier
12:29dans de bonnes conditions,
12:30on a le droit de vouloir avoir
12:31des professeurs face à nous.
12:33D'ailleurs, la solution
12:33de M. Jeffrey,
12:34ministre de l'Éducation,
12:35est quand même très problématique,
12:36M. Daré,
12:36parce que dire que du jour
12:38au lendemain,
12:38il y a 3 000 enseignants
12:40qui peuvent faire
12:41des remplaçements,
12:43ça pose question
12:44parce que la rentrée des classes
12:44c'était il y a un mois,
12:45ce n'était pas il y a six mois,
12:46donc on ne comprend pas trop
12:47comment ça fonctionne.
12:49Donc, j'espère qu'on aura
12:49quand même des éclaircissements
12:50parce que s'il y avait
12:513 000 professeurs disponibles,
12:53capables d'être devant
12:54les élèves aussi rapidement,
12:56ça pose une vraie question
12:57d'organisation.
12:58Et d'ailleurs,
12:58la critique principale
12:59du Rassemblement National
13:00sur la situation du ministère
13:03et des lycées,
13:03mais d'autres endroits,
13:05c'est une critique d'organisation.
13:06Nous, on a toujours été critiques
13:07de l'organisation,
13:08de ce que d'autres
13:08avaient appelé le mammouth,
13:10cette incapacité
13:11de la bureaucratie,
13:12Claude Allègre,
13:13feu Claude Allègre,
13:14d'intervenir et de mettre
13:16des postes rapidement
13:16à disposition.
13:17Donc, visiblement,
13:18il y a un énorme problème
13:19quand même d'organisation,
13:19ce qui prouve bien
13:20que ce n'était pas
13:20un problème d'argent.
13:21Qu'est-ce que vous auriez fait
13:22de différent pour gérer
13:23cette crise ?
13:24Si vous aviez été au pouvoir,
13:25comment vous auriez fait, vous ?
13:26Déjà, j'espère qu'on l'aurait
13:27anticipé parce qu'une fois plus,
13:29ce qui est consternant,
13:30c'est le temps
13:31entre le début
13:31de la mobilisation,
13:32je crois, en Seine-et-Marne
13:33ou dans le Val-de-Marne,
13:34je ne sais plus,
13:35et puis ensuite,
13:37son extension
13:38dans la quasi-totalité
13:39de l'Hexagone,
13:41sans qu'il y ait de réaction
13:43du gouvernement
13:43et du ministre en particulier.
13:45Aussi, la mise en place
13:47d'un certain nombre
13:47de protections,
13:49de forces de l'ordre
13:50qui n'ont pas été disposées
13:51de manière a priori,
13:52de manière préventive,
13:54sur un certain nombre
13:54de lieux
13:55qui avaient l'air dangereux
13:57ou qui ont été susceptibles
13:59d'être abîmés.
14:00Donc, une fois plus,
14:01ils ont laissé la situation,
14:02il faut bien le dire,
14:02pourrir.
14:03Pareil,
14:03laisser un certain nombre
14:04de personnes,
14:04de jeunes,
14:05moins jeunes d'ailleurs,
14:06extérieurs au lycée,
14:08voire extérieurs à l'université,
14:09venir pourrir
14:10les mouvements lycéens
14:11sans intervenir,
14:12ça ne pouvait que
14:13mettre de l'huile
14:14sur le feu.
14:15Donc, on a l'impression
14:15toujours que ce gouvernement,
14:17si vous voulez,
14:19non pas favorise,
14:20mais laisse toujours
14:20les mouvements sociaux
14:22pourrir de l'intérieur.
14:23Ils sont complices à vos yeux ?
14:24Pas complices,
14:24mais en tout cas
14:25qu'ils n'agissent pas avant
14:25pour faire en sorte
14:26que ce soit juste
14:27un mouvement pacifique.
14:27Mais Marine Le Pen,
14:28elle parle très peu
14:29d'éducation.
14:30Enfin, on a du mal
14:30à citer spontanément
14:31des propositions fortes,
14:32à part, je crois
14:33qu'elle est en faveur
14:34de la revalorisation
14:36du salaire des enseignants.
14:37Mais qu'est-ce que vous proposez
14:38concrètement sur
14:39Parcoursup,
14:39les remplacements de profs ?
14:40Quelles sont vos mesures phares ?
14:42C'est vrai qu'on est assez peu,
14:43on a un programme d'éducation
14:45très fort,
14:46mais on est assez peu
14:47interrogés dessus,
14:48c'est vrai.
14:49Donc, nous,
14:49on était très critiques
14:50de la réforme du lycée.
14:51Donc, nous,
14:51on a une vision,
14:52c'est vrai,
14:54assez conservatrice,
14:55on va dire,
14:55de l'éducation.
14:56On estime qu'il faut toujours
14:57se concentrer
14:58sur les savoirs fondamentaux,
14:59un certain nombre
15:00de matières indispensables,
15:01les mathématiques,
15:02le français,
15:02l'histoire,
15:03des matières après au lycée
15:04qui sont en lien
15:05avec le monde professionnel.
15:06Et on voit bien aussi
15:07dans les emplois du temps,
15:09dans ces emplois du temps
15:10qui s'étendent
15:11ou qui sont mal construits.
15:12C'est la multiplication
15:13des matières,
15:14le flou qu'il y a
15:15sur le fait qu'on puisse choisir
15:16tout et n'importe quoi.
15:17Et on voit bien
15:18que c'est la difficulté
15:19parce qu'on ne peut pas
15:20promettre le beurre
15:20et l'argent du beurre.
15:21Donc, les macronistes
15:23et avant eux,
15:23les socialistes ont promis
15:25aux lycéens
15:26de pouvoir choisir
15:26tout un tas de matières,
15:27de pouvoir faire
15:28les emplois du temps
15:29à la carte.
15:30Et bien, ça ne marche pas.
15:31Ça ne marche pas
15:31parce que si vous avez
15:32des emplois du temps
15:32à la carte,
15:34vous arrivez avec
15:34des emplois du temps
15:35qui sont déconstruits,
15:36qui vont dans tous les sens.
15:38Donc, moi,
15:39je ne suis pas sûr que ça.
15:39Parcoursup, vous le gardez ?
15:40Non, mais Parcoursup,
15:42on est contre Parcoursup
15:43depuis le début.
15:43Mais pourquoi Parcoursup
15:44a été créé ?
15:45Parce qu'il faut toujours
15:46faire un peu rapidement
15:46des généalogies.
15:47C'est qu'on était arrivé
15:48à une situation
15:49complètement absurde
15:50sous les socialistes
15:51où on tirait au sort
15:52les élèves
15:52pour aller dans les facs.
15:53Pour aller en médecine,
15:54ce n'était pas sur le mérite,
15:55on tirait au sort.
15:56Pour aller en droit,
15:57ce n'était pas au mérite,
15:58on tirait au sort.
15:59Donc, ils ont changé
16:00une horreur
16:01par une moindre horreur
16:03qui était un mensonge.
16:04On en revient à l'hypocrisie.
16:04Qu'est-ce que vous feriez ?
16:06Ça fonctionnait très bien avant.
16:07Est-ce qu'il faut laisser
16:08cette jeunesse
16:08à Jean-Luc Mélenchon ?
16:09Vous critiquez le fait
16:10qu'ils soient sur le terrain
16:10mais ils sont sur le terrain
16:11pour écouter leurs revendications ?
16:13On n'a pas vu de député RN
16:14pour aller discuter avec les lycéens ?
16:15Ce n'est pas parce qu'on n'en fait pas
16:16la publicité
16:17qu'on ne va pas sur le terrain.
16:18Dans toutes nos circonscriptions,
16:19moi, en l'occurrence,
16:20j'ai été bloqué par le budget.
16:21J'ai beaucoup de collègues
16:23qui étaient sur le terrain
16:24à la rencontre des lycéens.
16:25C'est vrai que c'est des lycées plus calmes
16:27où il n'y a pas d'agitation,
16:28sans doute,
16:28dans le monde rural, notamment.
16:30Mais enfin, il y avait des mobilisations,
16:32il y avait des préoccupations.
16:33Le monde rural, vous savez,
16:34ils se font beaucoup de trajets,
16:36ils prennent le bus tous les matins.
16:37C'est souvent une heure le matin,
16:38une heure l'après-midi.
16:39Donc, eux aussi,
16:39ils ont des difficultés dans le monde rural.
16:40Ils ont reçu le soutien
16:42d'un certain nombre de personnalités,
16:43ces lycéens,
16:44notamment la star du basket,
16:46pas seulement français,
16:47basket mondial,
16:48ou Victor Wambayama.
16:49Écoutez-le.
16:51Ce qui me touche,
16:51c'est que
16:54ce n'est pas quelque chose
16:55de totalement inconnu pour moi.
16:58J'étais au lycée à Nanterre.
17:00Ce sont des problèmes
17:00que j'ai la chance de ne plus vivre
17:02ou de ne pas vivre.
17:04Mais c'est des réalités,
17:06c'est des inégalités systémiques
17:08et des problèmes tellement profonds.
17:13En réalité, je suis content
17:14que les lycéens et les jeunes
17:18en général ne se fassent entendre.
17:20Parce que moi,
17:21je les entends et je les soutiens.
17:22Et j'espère que les gens
17:23qui sont là-haut,
17:24tout là-haut,
17:25renferont d'eux-mêmes.
17:26Les sportifs qui apportent
17:27leur soutien aux lycéens,
17:29vous l'entendez, ça ?
17:30Très bien.
17:31Mais moi, tout le monde
17:31a le droit de s'exprimer.
17:32Les sportifs, les artistes,
17:34tout le monde est citoyen.
17:35Tout le monde peut avoir
17:35une opinion.
17:36Du moment qu'elle est pacifique,
17:37qu'elle n'appelle pas la violence,
17:38chacun peut s'exprimer.
17:40Il fait ce qu'il veut.
17:42Concrètement aussi,
17:42pour répondre à la question
17:44de Mme Attalaia,
17:48qui avait promis
17:48que le fait de donner
17:49les lycées aux régions,
17:51les collèges aux départements,
17:52on ne comprend pas très bien
17:53déjà cette distinction,
17:54puisque beaucoup d'endroits,
17:55le collège et le lycée,
17:56ils sont sur le même lieu.
17:57Donc, on ne voit pas bien
17:58la distinction
17:59pourquoi ça a été séparé.
18:00On voit bien que ça n'a pas marché.
18:01Et que ces conseils régionaux
18:04qui ont beaucoup d'argent
18:06et qui sont des baronnies...
18:08Qui sont en charge des lycées,
18:09effectivement.
18:10Qui sont rarement
18:10dans l'intérêt général.
18:13Ça dépend de ce qu'on est copain
18:15ou pas avec le maire,
18:16est-ce qu'on est copain ou pas
18:16avec le président
18:17d'intercommunalité ?
18:18Donc, on voit bien
18:19que cette gestion décentralisée
18:21à l'échelle régionale,
18:22ça n'a pas fonctionné.
18:23qui devrait gérer les lycées ?
18:24Soit on pourrait fusionner
18:26avec la gestion des départements,
18:27soit on pourrait imaginer
18:28que tout soit reconcentré.
18:30Moi, je ne vois pas...
18:31Je ne vois pas...
18:32C'est une réflexion
18:33qu'on a
18:34et qu'on présentera
18:35dans les semaines à venir.
18:36Mais je ne vois pas,
18:36en tout cas,
18:36le gain
18:37qu'a été de confier
18:38aux régions,
18:39enfin aux conseils régionaux,
18:42ces lycées.
18:42Voilà.
18:42Je vois des gens
18:43très contents d'eux-mêmes,
18:44qui font beaucoup de communication,
18:47et au final,
18:47il y a des endroits
18:48qui sont très délabrés,
18:49très abîmés.
18:50Et d'une manière générale,
18:51on en revient toujours
18:51au problème depuis dix ans,
18:53l'énormité des impôts
18:55que paient les contribuables,
18:56les familles
18:56et le service rendu à la fin,
18:58il n'y a pas de rapport.
18:59Donc, les gens se demandent toujours
19:00mais où va notre argent ?
19:01Jean-Philippe Tanguy,
19:02il y a des images,
19:03effectivement,
19:03de violences policières
19:05qui ont été présentées
19:06comme telles,
19:07effectivement,
19:07par un certain nombre
19:07de manifestants.
19:08Il y a des enquêtes,
19:0924 enquêtes,
19:10qui ont été ouvertes
19:10par l'IGPN.
19:11Regardez, par exemple,
19:12il y a cette vidéo
19:13à Dunkerque
19:14où on y a vu un véhicule
19:15de la police
19:16fonçant vers des lycéens,
19:17une enquête disciplinaire
19:18en cours,
19:19on a vu un policier
19:19aussi donnant un coup de genou
19:20à un manifestant à Paris.
19:23Comment vous pouvez dire
19:24que vous soutenez
19:25les forces de l'or
19:26de façon inconditionnelle
19:27quand on voit
19:27telles images ?
19:29Je suis un peu surpris
19:30par votre question
19:31parce que j'espère
19:31que presque tout le monde
19:32soutient les forces de l'ordre
19:34de manière inconditionnelle.
19:36Ça ne veut pas dire
19:36qu'il n'y a pas d'enquête.
19:37Ça veut dire qu'on estime
19:38à la base
19:39que la police
19:40et le cas échéant
19:41de la gendarmerie
19:41font leur travail,
19:43sont bien formés
19:44et ne sont pas,
19:45comme le dit M. Mélenchon,
19:46des racis,
19:47des sédicieux,
19:48des violents.
19:48Il peut y avoir
19:49des épisodes
19:50où il faut une enquête,
19:51il peut y avoir
19:51des sanctions
19:51qui doivent être prises
19:52si des manques
19:53ont été constatés,
19:54si les instructions,
19:57les règles
19:57n'ont pas été respectées
19:59mais spontanément,
20:00c'est évidemment
20:01la police et la gendarmerie.
20:02Vous ne pouvez pas faire
20:02les deux à la fois,
20:03c'est-à-dire soutenir
20:04les forces de l'ordre.
20:05Non, vous ne condamnez pas
20:05très fermement
20:06des images
20:07qui paraissent être problématiques.
20:09Moi, je ne me fie pas
20:10aux images,
20:11je me fie à une enquête.
20:13Donc, si on commence
20:14à se fier aux images,
20:15il y a eu par ailleurs
20:15un jeune étudiant
20:16qui a eu une main
20:18arrachée à un lycéan.
20:20J'ai immédiatement
20:21apporté mon soutien
20:22à ce jeune
20:23parce que quoi qu'on fasse,
20:25on ne doit jamais perdre
20:25une main évidemment
20:26quand on manifeste.
20:28Donc, ça, c'est un problème grave.
20:30Donc, là-dessus,
20:31ce n'est pas une image,
20:32si vous voulez.
20:32La main, elle a été perdue.
20:33Oui, il y a des conséquences
20:33très concrètes.
20:34La main, elle a été perdue.
20:35Donc, là, il n'y a pas d'image.
20:36Et il y aura une enquête également.
20:38Mais les images,
20:39moi, je ne me fie pas aux images.
20:40Donc, il peut y avoir
20:41des réalités,
20:41il peut y avoir des choses choquantes.
20:43Moi, je comprends
20:43que les familles puissent être choquées,
20:44évidemment,
20:44que des jeunes soient énervés.
20:46Mais il faut des enquêtes.
20:47J'espère que ce sera
20:47des enquêtes rapides
20:49qui apporteront toute la lumière
20:50là-dessus.
20:57Il se pose la question concrète,
20:59là aussi,
21:00de l'usage des grenades,
21:01notamment des grenades assourdissantes.
21:03Leur usage a été suspendu
21:04par le ministre de l'Intérieur.
21:05Si vous arrivez au pouvoir,
21:06est-ce que dans des manifestations
21:07de jeunesse,
21:08vous les maintiendrez
21:09ou vous trouvez
21:10qu'elles n'ont plus leur place ?
21:11Moi, je ne suis pas du tout
21:12spécialiste du maintien de l'ordre.
21:14Donc, moi, je me fierais
21:15à des gens qui ont ces compétences.
21:17En tout cas,
21:18on ne peut pas prendre une décision
21:19dans un sens ou dans l'autre
21:20juste parce qu'il y a eu
21:22un incident, un accident,
21:23y compris s'il est grave.
21:24On ne peut pas prendre
21:24des décisions sur l'émotion.
21:25Ça, c'est aussi un peu
21:26le problème de la classe
21:28politique contemporaine.
21:29C'est qu'au lieu de prendre
21:29des décisions rationnellement,
21:31dans un sens ou dans l'autre,
21:32d'ailleurs,
21:32sur l'usage de ces grenades
21:34pour peut-être,
21:35comment dire,
21:36justement donner le sentiment
21:36qu'on met l'ordre immédiatement,
21:39inversement de la retirer
21:39quand il y a de la panique,
21:41il faut que les décisions
21:42soient prises en raison.
21:43Moi, ce que j'ai cru comprendre,
21:44c'est aussi que cette doctrine
21:45du maintien de l'ordre
21:46évite ou éviterait
21:47d'aller systématiquement
21:48au corps à corps
21:49et qu'il y a d'autres
21:50pays européens,
21:50par exemple le Royaume-Uni,
21:52où il n'y a pas
21:52l'utilisation de cette grenade,
21:53mais on va directement
21:54corps à corps
21:54à la matraque du bouclier.
21:56Je ne suis pas sûre
21:57que ce serait beaucoup mieux.
21:58Vous soutenez les forces de l'ordre ?
21:59Est-ce que vous soutenez
21:59aussi leur ministre,
22:00Laurent Nunez ?
22:01Est-ce que vous avez trouvé
22:03l'action du ministre de l'Intérieur
22:04à la hauteur
22:04pour gérer ce mouvement ?
22:06Non, pas du tout,
22:06parce que justement,
22:07il n'a pas du tout été
22:08dans l'anticipation.
22:09Donc le problème,
22:10c'est la protection des lieux.
22:11Tout le monde sait
22:12qu'un mouvement lycéen
22:13ou étudiant,
22:14il peut dégénérer
22:15dans la violence.
22:16Tout le monde sait
22:16qu'il y a des éléments
22:17perturbateurs.
22:18Et au début,
22:19toutes les informations
22:19qui nous sont remontées,
22:22notamment via Mathieu Vialet,
22:23qui est un spécialiste,
22:25qui est un ancien commissaire
22:26et ancien syndicat commissaire
22:27qui connaît très bien ces sujets,
22:29nous a bien indiqué
22:29qu'un certain nombre de lieux
22:31n'avaient pas été protégés
22:32en amont,
22:32donnant lieu à des débordements
22:34qui auraient pu être évités.
22:35Moi, je ne l'accable pas,
22:36mais je ne vais pas non plus
22:37soutenir M. Nunez
22:38qui, par ailleurs,
22:39fait toujours de la politique
22:40politicienne quand ça l'arrange.
22:41Quand vous voyez tout ça,
22:42est-ce que vous craignez
22:43ou est-ce que vous soutenez
22:44la journée de mobilisation
22:45qui est prévue le 17 octobre
22:46où certains voient un retour
22:48d'ailleurs du mouvement
22:48des Gilets jaunes ?
22:50Moi, par définition,
22:52si vous voulez,
22:52pour moi,
22:53un homme politique
22:53ou une femme politique,
22:54elle n'a pas essayé
22:54de faire de la récupération.
22:55Donc moi,
22:56il y a un énorme pouvoir
22:57de pouvoir d'achat.
22:58Vous pourriez descendre
22:59sur les ronds-points
22:59avec certaines des personnes
23:01qui vont peut-être être présentes
23:02le 17 octobre ?
23:03Déjà, au moment des Gilets jaunes,
23:05les députés et reines
23:06de l'époque,
23:07il n'y a pas très nombreux,
23:08et c'était 5 ou 6 de mémoire,
23:10ce n'était pas mélanger
23:11un mouvement social
23:12parce qu'à partir du moment
23:13où vous mélangez
23:13un mouvement social,
23:14vous pouvez venir saluer,
23:15vous pouvez venir soutenir
23:17très ponctuellement,
23:18mais vous mélangez intimement
23:20un mouvement social,
23:21c'est quand même,
23:21comme le fait la gauche
23:22et l'extrême gauche,
23:23venir le récupérer
23:24et venir éventuellement
23:25en changer le sens.
23:27Donc, le problème
23:28de pouvoir d'achat,
23:29nous, on est constant.
23:30Marine Le Pen,
23:31depuis 6 ans maintenant,
23:32défend la baisse
23:33de la TVA de 20 à 5,5
23:35sur les carburants,
23:36la suspension
23:36de la hausse de taxes
23:37de M. Philippe
23:38et de M. Macron
23:39en 2018
23:39de 19 centimes
23:41sur le gazole.
23:41Donc, on a des mesures
23:42très concrètes
23:43qui permettent de baisser
23:44entre 40 et 50 centimes
23:46le litre
23:48sur d'autres,
23:49sur la TVA,
23:50sur les produits
23:50prématiques.
23:51Mais vous ne serez pas
23:51le 17 octobre
23:52dans la rue ?
23:53Non, parce qu'il faut
23:53respecter le mouvement social
23:54et il faut respecter
23:55l'indépendance,
23:56l'autonomie
23:57et ne pas faire de la récup.
23:59Est-ce que vous avez vu
24:00dans ce mouvement
24:00des lycéens
24:01une répétition
24:01de ce qui pourrait se passer
24:02si Marine Le Pen
24:03accéder au pouvoir
24:03l'année prochaine ?
24:04Non, parce que je ne vois pas
24:05le rapport.
24:07Il y a aussi une grande partie
24:15de la jeunesse
24:15qui soutient Marine Le Pen
24:16et Jordan Bardella.
24:18On est aussi très forts
24:19chez les jeunes,
24:20les lycéens sans doute,
24:21mais aussi les jeunes actifs,
24:23les jeunes qui s'installent
24:24dans leur famille,
24:24qui commencent dans la vie.
24:26On a un soutien massif
24:27des jeunes
24:27et nous surtout,
24:28on ne mènera pas
24:28de politique
24:29qui conduise cette situation.
24:31Est-ce qu'on mettra des moyens
24:32et on a présenté
24:32dans le contre-budget ?
24:33On va en parler justement.
24:34Est-ce qu'on va sacraliser
24:35les moyens de l'éducation nationale ?
24:37Oui.
24:37Or, comme il y a une baisse
24:38de la démographie,
24:39si vous maintenez constant
24:41le butelet de l'éducation nationale,
24:42ça veut dire que vous avez
24:43plus de moyens
24:43par professeur
24:44et par élève.
24:46Donc en fait,
24:47c'est une augmentation
24:47de moyens par élève.
24:48On l'évoque dans un instant.
24:49Vous restez bien sûr avec nous
24:50ce soir, 17h45,
24:52édition spéciale bien sûr
24:53sur BFM TV
24:53pour les résultats
24:55de la primaire de la gauche
24:56sous votre décisive.
24:57Vous pouvez les découvrir
24:58à partir de 17h45.
25:00Rendez-vous sur BFM TV.
25:01On se retrouve dans quelques instants.
25:10Vous êtes bien sur BFM Politique.
25:11Notre invité,
25:12Jean-Philippe Tanguy
25:13à mes côtés,
25:13Ludovic Vigoni,
25:14Amandine Atalaya.
25:15On va évoquer bien sûr
25:17Jordan Bardella
25:18dans quelques instants.
25:19On va évoquer aussi
25:20la primaire de la gauche
25:21qui est toujours
25:22en train de se dérouler.
25:23Mais d'abord,
25:23le projet économique
25:24du Rassemblement National
25:25qui a été présenté cette semaine.
25:26Jean-Philippe Tanguy,
25:27c'est vous le spécialiste.
25:28Tous les économistes,
25:29la plupart en tout cas,
25:30jugent qu'il est peu crédible.
25:32Qu'est-ce que vous leur répondez ?
25:33140 milliards d'euros
25:34d'économistes
25:34et le contre-projet.
25:36Où est-ce que vous les trouvez ?
25:37Qu'est-ce que vous répondez
25:38à ces économistes ?
25:38Je leur réponds
25:39qu'il ne faut pas
25:40être de mauvaise foi comme ça.
25:41Ce n'est pas parce qu'il n'y a
25:41que le Rassemblement National
25:42qui prend le sujet au sérieux,
25:44que tous ces économistes
25:45qui ont fait beaucoup de rapports,
25:46qui ont fait beaucoup d'alertes
25:47sur le niveau d'endettement,
25:48sur le fait qu'il fallait absolument
25:49passer le plus vite possible
25:51en excédent primaire,
25:52c'est-à-dire que les dépenses
25:53et les recettes
25:53sont équilibrées
25:54en dehors de la charte de la dette.
25:55Donc, il n'y a que le Rassemblement National
25:57qui le prend au sérieux,
25:58qui propose un plan
25:59pour le rendre possible
26:00et il y a beaucoup de mauvaise foi.
26:01Moi, je n'ai entendu
26:03aucun argument rationnel
26:04sur notre contre-budget.
26:05Et d'ailleurs, moi, je ne suis à la disposition
26:06aucun, vous allez sans doute
26:07en avoir quelques-uns,
26:08mais je suis à la disposition
26:10de tous ces économistes
26:11pour débattre
26:12et je pense que je ne travaille pas
26:14de secret, M. Daré,
26:15en disant que les rédactions
26:16et celles de BFM TV
26:17c'est que je cherche
26:18beaucoup de contradicteurs
26:19depuis des années
26:20sur les questions budgétaires
26:21et économiques,
26:23les ministres successifs
26:24ou des économistes
26:26et qu'il n'y a personne
26:27qui veut venir débattre
26:27avec le Rassemblement National.
26:28L'invitation est lancée.
26:29Oui, mais vous savez
26:30qu'elle est lancée depuis longtemps,
26:30M. Daré.
26:32Vous promettez, par exemple,
26:3315 milliards d'économies
26:34en matière d'immigration.
26:36Cette somme a paru
26:37très surestimée
26:38par plusieurs économistes
26:40spécialistes de ces questions.
26:41Guillaume, il faisait à Lyon.
26:42Comment vous feriez,
26:43sachant notamment
26:44que pour faire adopter
26:45certaines de vos mesures,
26:46il faudra des changements
26:48constitutionnels ?
26:48C'est extrêmement compliqué.
26:50Vous n'êtes pas sûr
26:50d'y arriver.
26:51Comment vous faites
26:51pour arriver à ces 15 milliards ?
26:53C'est tout simple.
26:54C'est qu'on a proposé
26:55ce référendum.
26:55J'ai lu effectivement
26:56des articles disant
26:57oui, pour réaliser le programme
26:59de Marine Le Pen
26:59sur l'immigration,
27:00il faut un référendum
27:01sur l'immigration.
27:01Je pense que ça fait
27:03que Marine Le Pen dit
27:04qu'il y aura un référendum
27:04sur l'immigration.
27:06Elle l'a rappelé encore
27:06aujourd'hui, ce sera
27:07le premier des référendums.
27:08Il se tiendra sans doute
27:10au mois de juin 2027.
27:12Donc, on a parfaitement conscience
27:13que pour réaliser
27:14ces 12 milliards d'économies
27:15et ces 3 milliards de recettes,
27:17donc 12 milliards d'économies,
27:183 milliards,
27:18donc 15 milliards
27:19sur l'immigration,
27:20il faudra ce référendum.
27:21Mais la première année,
27:22on peut prendre
27:22un certain nombre de mesures
27:24sans référendum.
27:24Par exemple,
27:25la fin des visas pour soins,
27:281 milliard d'euros,
27:29un certain nombre
27:30de prestations
27:30qui pourraient être
27:31déjà réservées aux étrangers
27:33qui cotisent au moins 5 ans
27:34en équivalent temps plein.
27:36Donc, il y a des mesures
27:37qu'on peut prendre
27:37la première année
27:38et il y a des mesures
27:38qu'on prendra
27:39après le référendum
27:40si les Français le souhaitent.
27:41Mais nous,
27:42si on le dit en amont,
27:43on ne se cache pas.
27:44Nous considérons aujourd'hui
27:45que la submersion migratoire
27:46dans notre pays
27:47d'une immigration
27:48peu ou pas qualifiée
27:49et plus inactive,
27:51plus au chômage
27:51que les nationaux
27:52est un poids
27:53sur notre système social,
27:56est un poids
27:56sur notre économie
27:57et que quand on a
27:585 à 6 millions de chômeurs
27:59ou de personnes mal employées,
28:00évidemment, cette immigration
28:01ne peut pas rapporter.
28:02Et donc, on est les seuls
28:03à avoir une vision rationnelle
28:04de l'immigration
28:05parce qu'on nous dit toujours
28:05oui, vous n'allez pas
28:06exclure les médecins.
28:08Oui, évidemment,
28:08on ne va pas exclure les médecins.
28:09Le problème,
28:09ce n'est pas les médecins
28:10à l'hôpital,
28:11les médecins étrangers
28:12à l'hôpital.
28:12Le problème,
28:13c'est le fait
28:14qu'il y ait le double
28:15de chômeurs
28:15de chômage.
28:15Est-ce que vous diriez
28:16qu'il y a Éric Zemmour
28:17jusqu'à renvoyer
28:18certaines personnes
28:19qui sont pourtant
28:20en situation régulière
28:21si elles sont au chômage
28:23plus d'un an ?
28:24Oui, oui.
28:25C'est Éric Zemmour
28:27qui a repris une proposition
28:28de Marine Le Pen.
28:29Si les étrangers
28:30sont longtemps au chômage,
28:32nous, c'est
28:33trois mois
28:34par année de présence.
28:35C'est-à-dire que
28:35si vous avez été présent
28:36un an en France,
28:38à bout de trois mois de chômage,
28:39vous devez quitter le territoire.
28:40Si vous avez été présent
28:42dix ans en France,
28:43vous avez 30 mois
28:44pour retrouver un emploi.
28:46Mais effectivement,
28:46on ne peut pas
28:47garder sur notre territoire
28:49des étrangers
28:50qui n'ont pas
28:51un emploi pérenne
28:52et qui ne peuvent pas
28:52subvenir à leurs propres besoins,
28:54d'autant plus
28:55qu'en France,
28:55nous avons,
28:56comme je l'ai dit,
28:575 à 6 millions
28:57de personnes au chômage
28:59ou mal employées.
28:59Sur la retraite,
29:00vous avez légèrement évolué.
29:02Retour à l'âge de départ
29:04entre 60 et 62 ans
29:06et des cotisations
29:07pour les annuités
29:08entre 40 et 42 ans.
29:10Marine Le Pen a dit
29:10« j'apporterai encore
29:11des précisions ».
29:12Ça veut dire qu'il y a encore
29:13une marge d'évolution.
29:14Ça peut être quoi
29:15de votre part ?
29:16C'est-à-dire que
29:17pour financer
29:18cette réforme
29:19des retraites
29:19de Marine Le Pen
29:20qui coûtera
29:21entre 3 milliards
29:23la première année
29:23et 9 milliards
29:24en année pleine,
29:25nous avons trouvé
29:26des économies
29:26sur le système actuel
29:28ce qui est des économies
29:29de tuyauterie,
29:30de gabegie,
29:30de droits qui sont mal attribués,
29:32qui sont détournés.
29:33Et donc,
29:33c'est ce qu'on a appelé
29:34un programme de réparation
29:36du système actuel
29:36des retraites
29:37qui permet de faire
29:37des économies.
29:38Il sera présenté
29:38dans les semaines à venir.
29:41J'étais...
29:41Combien de milliards,
29:42vous dites ?
29:42Entre 15 et 20 milliards
29:44d'euros d'économies à terme.
29:45Ça, c'est mis en doute aussi.
29:46Oui, c'est mis en doute
29:47sauf qu'ils ne connaissent pas
29:47le plan.
29:47C'est assez intéressant aussi.
29:49C'est-à-dire qu'on nous dit
29:50les mêmes économistes
29:50qui nous se disent
29:51qu'avec eux,
29:52on va faire 30,
29:5450 milliards d'économies.
29:55Ils critiquent un plan d'économie
29:56de 15 à 20 milliards
29:57et qu'ils ne connaissent pas.
29:59Donc, c'est assez symptomatique
30:00ça, monsieur Daré.
30:00C'est-à-dire que nous,
30:01je suis désolé,
30:02on n'allait pas faire
30:03une conférence de presse
30:04de 36 heures.
30:05Donc, il y a un tableau
30:07avec plus de 100 mesures.
30:08Donc, si on présentait
30:09chaque mesure le jour même,
30:11personne n'aurait réussi
30:12à le traiter.
30:12D'ailleurs, il y a beaucoup
30:13d'informations qu'on a données
30:13qui n'ont pas été spécialement
30:15traitées.
30:15Ce n'est pas une critique.
30:16C'est comme ça.
30:17Le ratio entre ce que les médias
30:19sont capables de traiter
30:19d'un événement
30:20et ce qu'on dit,
30:21il doit être raisonnable.
30:22Donc, on fera les retraites.
30:24C'est un sujet très important.
30:25On fera une conférence de presse
30:27dédiée avec Marine Le Pen
30:28et Jordan Bardella.
30:29À cette occasion,
30:29on présentera aussi
30:30notre solution
30:31pour la capitalisation.
30:32Et au passage,
30:33qu'on soit clair,
30:34avec le RN au pouvoir,
30:35il y aura donc,
30:35avec ce nombre d'annuités,
30:36des Français
30:37qui partiront à la retraite
30:38à 65 ans, 66 ans.
30:40Ça, ça ne change pas.
30:41C'est-à-dire que c'est
30:41le système actuel.
30:42Effectivement,
30:43je découvre de la part
30:43de nos adversaires
30:44un certain nombre d'étonnements
30:45quand on dit
30:46Marine Le Pen promet un départ
30:47entre 60 et 62 ans.
30:49Et ensuite,
30:50il y a les annuités.
30:50Et vous pouvez partir
30:51entre 60 et 62 ans
30:52à taux plein
30:53si vous avez vos annuités.
30:54Par exemple,
30:54quelqu'un qui a commencé
30:55à travailler à 18 ans
30:56et qui partirait à 60 ans
30:58s'il a travaillé 40 ans,
30:59il part à 60 ans
31:00sans décote.
31:01Par contre,
31:02quelqu'un qui a commencé
31:03à travailler à 25 ans,
31:05il peut partir à 62 ans
31:06mais il n'aura pas
31:07à ses trimestres
31:07donc il y aura une décote
31:08jusqu'à ce qu'il atteigne
31:10les 42 ans de cotisation.
31:11Donc, 67 ans
31:12à taux plein dans ce cas.
31:14Oui, mais ça,
31:1466 ans en l'occurrence.
31:15Mais lui,
31:16s'il avait commencé à 25 ans,
31:16vous avez raison,
31:17Madame Atalaya,
31:18ça aurait été 67.
31:18Il y a le coup.
31:20C'est vraiment de la moitié.
31:21Ça, c'est pas ce que vous dites
31:21là aujourd'hui.
31:22Mais j'ai vu des adversaires
31:23qui ont réagi en disant
31:23oui, le Rassemblement national
31:25a menti.
31:25On n'a jamais menti.
31:26Vous prenez le tableau
31:28très détaillé de Marine Le Pen
31:29en 2022 sur sa réforme.
31:31Ce que je viens de vous dire
31:32était totalement dans le tableau.
31:34Et sinon, c'est pour ça
31:34que c'est intéressant.
31:35C'est-à-dire,
31:36ceux qui ont dit
31:37que notre réforme
31:37coûterait 30 milliards,
31:39c'est justement
31:39qu'ils n'avaient pas lu
31:40notre réforme
31:40et qu'ils avaient dit
31:41que tout le monde partira
31:42entre 60 et 62 ans à taux plein.
31:43Ça n'a jamais été le cas.
31:44C'est pour ça que ça coûte 9 milliards.
31:45C'est déjà pas mal.
31:46Et pas 30.
31:47Ça, c'est le contre-projet
31:49du Rassemblement national.
31:50Il y a le budget du gouvernement
31:51qui va arriver en débat
31:53dans l'hémicycle cette semaine.
31:55Très concrètement,
31:56on connaît désormais la copie.
31:57Est-ce que vous censurerez ce budget
31:59ou est-ce que vous continuez
32:01de préférer un mauvais budget
32:02à pas de budget du tout ?
32:03Pour le moment,
32:04il n'y a pas d'éléments
32:05parce qu'en fait,
32:06ce qui s'est passé en commission,
32:08en fait,
32:09il ne s'est pas passé grand-chose.
32:10Donc, on va voir
32:11ce que fait le gouvernement.
32:12Notamment, on nous dit
32:12oui, mais en fait,
32:13sur les retraites,
32:14il n'y aurait peut-être pas
32:14l'indexation.
32:15On a présenté ça
32:16pour je ne sais quelle raison.
32:17Tout ça est très flou.
32:19S'il n'y a pas d'indexation ?
32:20Non, mais c'est très flou.
32:21Non, mais c'est-à-dire
32:21qu'il y a des choses
32:22qui sont lignes rouges.
32:22C'est-à-dire qu'effectivement,
32:23nous, la désindexation
32:24des pensions de retraite,
32:25c'est inacceptable
32:26parce que c'est une rupture
32:27du contrat moral
32:28contre la France
32:29qui a travaillé
32:29et ce n'est pas possible
32:31de l'accepter.
32:32Mais s'ils font d'autres économies...
32:32Qui entraînent la censure ?
32:34On n'a jamais de censure automatique.
32:35C'est Marine Le Pen
32:36qui décide à la fin.
32:37Mais c'est sûr que pour nous,
32:39c'est très compliqué
32:40et c'est totalement injuste.
32:42Mais on veut laisser la chance
32:43comme à la discussion
32:43parce que quand je vois
32:45les forces de gauche,
32:45en particulier les socialistes
32:46qui l'année dernière
32:47ont laissé passer le budget
32:48et cette année
32:49sont plus intraitables
32:50qu'intraitables,
32:51ce n'est pas très cohérent.
32:51On a l'impression
32:52que tout ça est quand même
32:53lié beaucoup aux élections
32:54et pas beaucoup
32:54à l'intérêt national.
32:55Nous, on attend la discussion.
32:57On va voir ce qui se passe.
32:58On va voir ce qu'ils proposent.
32:58Il est encore temps,
32:59d'ailleurs, M. Daré,
33:00de faire des économies.
33:02Ce gouvernement
33:02pourrait faire des économies.
33:04Là, les dépenses
33:05augmentent en volume,
33:05c'est-à-dire hors inflation,
33:07de 0,2%.
33:08Ce n'est pas possible.
33:09Ils continuent à augmenter.
33:10Ils vont embaucher
33:11entre 6 000 et 8 000 fonctionnaires
33:12de plus
33:13alors qu'on est au bord
33:14de la ruine.
33:14Ce n'est pas possible
33:15de faire ça.
33:16Donc, tant qu'ils ne font pas
33:16d'économie,
33:17c'est sûr que toute discussion
33:18est compliquée.
33:18Parmi les nouvelles propositions
33:20de la semaine,
33:21celle d'Edouard Philippe
33:22pour relancer notamment
33:23la natalité.
33:24Il propose une allocation
33:26sociale unique
33:27pour le premier enfant
33:29à 350 euros
33:30et ensuite,
33:31des baisses d'impôts
33:32sur le revenu,
33:32environ 3 000 euros
33:34par année
33:35pour les classes moyennes.
33:37Est-ce que ça va
33:38dans le bon sens
33:38et qu'est-ce que vous proposez-vous
33:40pour essayer
33:40de relancer la natalité ?
33:41C'est inspiré
33:42de Marine Le Pen
33:43en moins bien
33:43parce que la baisse
33:44d'impôts sur le revenu
33:45de 3 000 euros,
33:46c'est inférieur
33:47à la part fiscale pleine
33:49dès le deuxième enfant
33:50que propose Marine Le Pen
33:53qui est en moyenne
33:54de 3 500 euros
33:55de mémoire.
33:56Donc bon,
33:56il trouve une bonne source
33:57mais il est moins généreux
33:59que nous,
33:59si je puis dire,
34:00en tout cas moins juste
34:00avec les familles
34:01et l'allocation familiale unique
34:04elle est très floue,
34:05je m'explique.
34:05On ne comprend pas
34:06ce qu'il propose.
34:07Est-ce que c'est
34:08tout fusionné,
34:09tout ce qui existe
34:09comme aide aux familles
34:10fusionnée en une seule allocation
34:12ou est-ce que c'est
34:13une nouvelle allocation
34:13qui remplace
34:14l'allocation familiale
34:15qui s'ajouterait
34:16à la page,
34:17à l'allocation de naissance,
34:19à l'allocation
34:20pour les jeunes enfants,
34:22pour tout ce qui est
34:22crèche et aide maternelle ?
34:24On ne comprend rien.
34:24Et d'ailleurs,
34:25j'ai regretté,
34:26moi je l'ai dit en direct
34:27à vos confrères,
34:28à vos consœurs
34:28de France Télévisions,
34:29je ne veux pas critiquer
34:29pour critiquer
34:30mais j'ai trouvé
34:31qu'il n'avait pas été cuisiné
34:32sur cette allocation.
34:34Or, là vraiment,
34:34le diable est dans le détail.
34:36Deuxième problème.
34:36Et vous,
34:36sur les allocations,
34:37ce sera plus ou moins ?
34:38Ah non,
34:38ce sera maintenu.
34:39Non,
34:40nous ce sera maintenu,
34:41on ne fait pas de promesses là-dessus.
34:42On fait des problèmes
34:42sur le pouvoir d'achat
34:43via la baisse des taxes,
34:44des impôts,
34:45sur la consommation.
34:47Marine Le Pen
34:47fera d'autres propositions,
34:48il y a la demi-parfiscale
34:49mais on ne peut pas
34:50augmenter aujourd'hui
34:51les allocations,
34:52on n'a pas les moyens
34:53malheureusement.
34:54Mais juste pour finir,
34:55dans la proposition,
34:56pour le coup,
34:56j'ai eu le temps
34:57de regarder techniquement
34:58avant de lui répondre
34:59jeudi dernier,
35:00j'ai l'impression
35:00qu'il veut faire payer
35:02les allocations
35:02pour les familles
35:03entre 1 et 2 enfants
35:04par les familles
35:05qui ont 3, 4 enfants
35:06ou plus
35:07et ceux qui ont des enfants
35:09de plus de 14 ans
35:09où il y a une prime
35:11de 75 euros.
35:12Donc si la politique familiale
35:13de M. Philippe
35:14pour favoriser les naissances
35:15c'est de sanctionner
35:16les familles
35:17entre 3 et 4 enfants
35:17pour favoriser
35:18les familles
35:19qui ont un enfant,
35:19je trouve que
35:20ce n'est pas très juste.
35:21Jean-Philippe Tanguy,
35:22Jordan Bardelet
35:22est toujours dans la tourmente
35:23Mediapart révèle
35:24il y a quelques jours
35:25avoir pu établir
35:26à ses yeux
35:27un lien direct
35:27entre son compte Twitter
35:28et le film Messenger
35:29sur lequel il aurait
35:30déversé des propos antisémites.
35:32Il y a une corrélation
35:33qui est évoquée
35:34notamment en septembre 2013
35:35avec des propos
35:36qui auraient été tenus
35:37à quelques minutes
35:37d'intervalle
35:39avec des propos
35:40extrêmement proches.
35:41Il annoncerait
35:42sur l'un de ses comptes
35:43à son interlocuteur
35:43avoir fait une découverte
35:45importante évoquant
35:46notamment le conseiller
35:47je cite d'économique
35:47de François Hollande
35:48qui était employé
35:49à la banque Rothschild
35:50c'est ce qu'il évoque
35:51Mediapart
35:51et quelques minutes seulement
35:53après l'avoir écrit
35:54dans une conversation Facebook.
35:56Il dément formellement
35:57Jordan Bardella.
35:58Est-ce qu'aujourd'hui
35:59vous avez une confiance
36:01absolue
36:01dans le président
36:02de votre parti ?
36:02Est-ce qu'il vous l'a dit
36:03les yeux dans les yeux ?
36:04Non mais totale
36:05j'ai une confiance absolue
36:06en Jordan Bardella
36:07puis j'ai aussi
36:07de l'amitié totale
36:08pour Jordan Bardella
36:09et ce qui évite
36:10absolument insupportable.
36:11Je veux dire là
36:11ce que font les journalistes
36:15comme les complotistes
36:16de faire des raisonnements
36:17complètement dingues
36:18en voyant un détail insignifiant
36:19en disant
36:20vous voyez
36:20s'il y a X qui a fait ça
36:22en même temps qu'Y
36:22ça veut dire que
36:23éventuellement
36:23il s'est passé ça.
36:24C'est une enquête derrière.
36:24Non ce sont des preuves
36:26qui s'amient du mule
36:27a priori
36:28de la réalité
36:29de la détention
36:30de ce compte
36:31par Jordan Bardella.
36:31Ils font les poubelles
36:32d'ailleurs de manière
36:33très choquante
36:33puisque vous avez
36:34entre guillemets
36:34des journalistes
36:35qui vont interroger
36:37des anciens amis
36:38ou des amis actuels
36:39d'ailleurs de Jordan Bardella
36:39pour leur demander
36:40des conversations
36:41alors qu'ils avaient
36:41je cite 12, 13, 14
36:43jusqu'à 17 ans
36:44donc on est passé
36:45de la chasse à l'homme
36:46à une chasse
36:47à l'adolescent
36:48voire à l'enfant
36:49d'aller fouiner
36:50dans des histoires
36:50pas possibles
36:51mais on n'accepterait ça
36:52de personne d'autre.
36:53Moi si demain
36:54il y aurait une enquête
36:54sur vous monsieur Daré
36:56ou vous madame Attalaya
36:57on va interroger
36:57vos petits camarades de classe
36:58peut-être jusqu'à la maternelle
37:00pour demander
37:00si vous avez volé un goûter
37:01je pense que vous trouverez ça
37:02indigne
37:02et non trop ça indigne
37:03qu'il était coupable
37:06alors qu'il était innocent
37:07donc c'est assez intéressant
37:08si vous voulez
37:09en fait Mediapart
37:09qui n'est pas content
37:10que son affaire ne fonctionne pas
37:12parce que
37:12et je les remercie
37:13je les salue
37:13une écrasante majorité
37:15de françaises et de français
37:16ne croit pas à cette histoire
37:17ou nous soutient toujours
37:18pour ce qui est de nos électeurs
37:19Mediapart n'est pas content
37:20de son mauvais coup
37:21et donc on devrait
37:21inventer une culpabilité imaginaire
37:23nous ne l'acceptons pas
37:24et tout se déconfle quoi
37:27Jacques Chirac avait dit
37:27ça fait pchit
37:29comme la source principale
37:30de Mediapart
37:31il a quand même été pris
37:32en flagrant délit de faux
37:33le mail
37:34le fameux Gmail
37:35d'ailleurs ma première réaction
37:36ça avait été de dire
37:37qu'il manquait la moitié du Gmail
37:38donc on a eu l'autre moitié du Gmail
37:39qui disqualifie Mediapart
37:42et qui prouve
37:42que Jordan Bardella
37:43était innocent
37:44et la source principale
37:45que j'avais dit
37:45le lendemain matin
37:46le lendemain matin
37:47de l'article de Mediapart
37:48qui était sur une chaîne concurrente
37:49je dis
37:50ça sent
37:51la racaille soralienne
37:52la racaille antisémite
37:53et la source principale
37:54de Mediapart
37:55c'était donc bien
37:55un mec qui a été viré
37:57pour antisémitisme
37:58et d'ailleurs
37:58il y a encore eu
37:59un énième mensonge
38:00disant que le Rassemblement National
38:01n'avait pas viré
38:02cette personne
38:02avant les fuites
38:03elle avait été virée
38:04six mois avant l'affaire
38:05soit disant
38:09de Mediapart
38:09donc tout est faux
38:11mais le problème
38:11c'est toujours la vie doctrine
38:12ça lissait, ça lissait
38:14il en restera toujours quelque chose
38:15et c'est triste
38:16mais malgré tout
38:16est-ce que ça ne peut pas
38:17devenir un feuilleton
38:18qui vous poursuit
38:19toute la campagne présidentielle
38:20et est-ce que
38:21dans ce cas
38:22Jordan Bardella
38:23ne dit pas en train
38:24de devenir un poids politique
38:25pour Marine Le Pen ?
38:26Non, Jordan Bardella
38:27est plus talentueux
38:29de sa génération
38:30les français lui reconnaissent
38:31d'ailleurs ce talent
38:31en étant la première
38:32ou la deuxième personnalité
38:34préférée des français
38:35et il mérite bien cela
38:36moi je vais vous dire
38:37quel feuilleton ça va faire
38:38ça va faire le feuilleton
38:39du discrédit
38:40d'une partie
38:41des élites médiatico-politiques françaises
38:43qui sont paniquées
38:44à l'idée
38:45que les françaises
38:46et les français
38:46pourraient choisir
38:47un choix de rupture
38:47l'alternative
38:48de Marine Le Pen
38:49et Jordan Bardella
38:50que certains de nos adversaires
38:52sont prêts à tout
38:52à toutes les salissures
38:53à tous les mensonges
38:54moi je le sais
38:55j'en ai été victime
38:56à ma petite échelle
38:57où j'ai été traité
38:58de rat
38:59sur France Inter
39:01ça n'a pas intéressé
39:02grand monde
39:02Marine Le Pen
39:03a été insultée
39:04dans un festival
39:05payé par monsieur Pigasse
39:06et relayé des insultes
39:07relayées par monsieur Pigasse
39:09une insulte misogyne
39:10si ça avait été
39:11non non mais si ça avait
39:12concerné une autre femme politique
39:13ça aurait fait la une
39:15je constate que comme ça constate
39:16ça concerne Marine Le Pen
39:18et encore BFM
39:19on a un peu parlé
39:19contrairement à d'autres
39:20ça n'a intéressé personne
39:21qui vous dit que le RN est impeccable
39:22il y a quelques jours
39:23le député RN
39:24des Bouches-du-Rhône
39:25Franck Alizio
39:25a licencié son principal collaborateur
39:27après des révélations
39:28sur des propos
39:29sur Facebook
39:30faisant l'apologie de Pétain
39:31du fascisme
39:31du nazi
39:32c'est Libération
39:32qui avait publié ça
39:34Franck Alizio
39:35évoque des propos
39:36qui dateraient
39:37d'il y a 10 ans
39:37qui étaient inconnus
39:39de tous
39:39et antérieurs
39:40à son recrutement
39:41par l'Assemblée Nationale
39:42le ménage n'a pas été fait au RN
39:43si mais on ne peut pas faire
39:44un ménage qu'on ignore
39:45moi j'en ai viré plusieurs
39:46en tant que président délégué
39:48du groupe Assemblée Nationale
39:49j'en ai viré beaucoup
39:51des dingues
39:51mais ils se cachent
39:52vous savez très bien
39:53comment j'appelle ça
39:53ils font la taquilla
39:54donc il y a des dingues au RN ?
39:56non mais ils sont pas
39:56ils sont infiltrés
39:57ils sont infiltrés
39:58ils font de la taquilla
39:59et je ne le dis pas
40:00depuis l'année dernière
40:00pour me protéger
40:01je le dis depuis 2012
40:03au législatif de 2024
40:05il y a eu des dizaines
40:06de cas
40:07de personnes
40:08qui se présentaient
40:10du RN
40:10et qui tenaient
40:11des propos antisémites
40:13homophobes
40:13madame Atalaya
40:14ce que je ne comprends pas
40:16oui ce que je ne comprends pas
40:17dans ce reproche
40:19c'est qu'on a l'impression
40:20qu'on a les services de renseignement
40:21qu'on est la police
40:22qu'on a des fiches
40:22moi je ne connais pas
40:23la vie des gens
40:24je ne connais pas
40:25leur vie secrète
40:26j'ai pas des personnes
40:27qui sont là toute la journée
40:28à pouvoir vérifier
40:29surtout si c'est sur pseudonyme
40:31leur délire différent
40:32dès qu'on est au courant
40:33on les vire
40:34il y aurait un problème
40:35si une enquête prouvée
40:36que le RN était au courant
40:38votre serviteur par exemple
40:39au groupe était au courant
40:40qu'un assistant parlementaire
40:41avait ses opinions inacceptables
40:42que je l'aurais couvert
40:43non seulement j'en ai couvert aucun
40:45non mais le problème
40:45ça peut être qu'ils sont encore nombreux
40:46à venir au RN
40:47mais qu'il y ait des picassiettes
40:49et des parasites
40:49et qu'ils veulent venir
40:51gagner des sous
40:51parce que c'est des misérables
40:53parce que ça aussi
40:53Mediapart présente ces gens
40:55maintenant comme des gens
40:55absolument incroyables
40:56et des premiers prix de vertu
40:57donc ce n'est pas des premiers prix de vertu
40:59ce sont des pauvres types
41:00et des pauvres filles
41:01qui ne sont même pas le courage
41:02d'assumer leur opinion pourrie
41:04qui viennent au RN
41:05comme des picassiettes
41:06et qui cachent leur opinion
41:07moi je les connais bien
41:08ils me détestent
41:09d'accord
41:09donc moi ils m'insulent toute la journée
41:11ils insultent Marine Le Pen
41:11toute la journée
41:12vous aviez même des assistants parlementaires
41:13qui travaillaient pour nous
41:14et qui sous pseudo
41:16nous insultaient en parallèle
41:17donc moi je ne suis pas psychiatre
41:18et je ne suis pas
41:20la DGSI
41:21donc je n'ai pas ces informations
41:22et dès qu'on nous les communique
41:24y compris d'ailleurs des journalistes
41:25qui parfois m'interrogent
41:27sur des cas avant
41:28si c'est avéré
41:29je les vire même avant
41:30que ça sorte dans la presse
41:31mais je ne peux pas deviner
41:33voilà
41:33et moi je dis à ceux
41:34qui nous font confiance
41:35faites-nous confiance
41:36je le regrette
41:37je le déplore
41:37il y a des gens
41:38que je n'arrive pas
41:39à empêcher de venir
41:40alors que j'aimerais bien
41:41vous croyez que ça me fait plaisir
41:42de gâcher du temps de parole
41:43vous faites votre métier
41:44vous avez raison de poser la question
41:45mais de gâcher du temps de parole
41:47à parler de ces nazes
41:48plutôt que de parler
41:49plutôt que de parler
41:50des problèmes des français
41:51je préférais qu'on parle
41:52des problèmes des français
41:53justement
41:53parce qu'il y a des problèmes des français
41:55ils nous font du tort
41:55de A à Z
41:56Jean-Philippe Tanguy
41:56vous êtes ciblé le RN
41:57par quelqu'un qui est
41:58Bruno Rotaillou
41:59il a publié un certain nombre
42:00de lettres aux français
42:01il s'adresse notamment
42:01à un électeur RN
42:02il commence en écrivant
42:04en disant
42:04peut-être vous êtes ceux
42:05que la droite a déçus
42:06il vous accuse d'incohérence
42:08il dit que Marine Le Pen
42:09promet la fermeté régalienne
42:10mais sans sérieux budgétaire
42:12il vous accuse de pas dire
42:13la vérité aux français
42:14et estime que l'élection
42:15de Marine Le Pen
42:15ce serait un pari
42:16qui pourrait provoquer
42:17la chianlit
42:17qu'est-ce que vous lui répondez ?
42:19je trouve ça très étrange
42:20que monsieur Rotaillou
42:20se soumette justement
42:22au risque de la chianlit
42:23aux insoumis
42:24à la racaille
42:25aux casseurs
42:25c'est-à-dire que les françaises
42:26et les français n'auraient pas
42:27le droit de choisir
42:28parce que peut-être
42:29ceux qui font du deal
42:30quand monsieur Rotaillou
42:30est émise de l'intérieur
42:31et qu'il n'a pas empêché
42:32de faire du deal
42:32serait mécontent
42:33que Marine Le Pen
42:34mette de l'ordre
42:34je suis bien content
42:35que ces gens nous contestent
42:36peut-être que
42:38les antisémites
42:38les racistes
42:39les haineaux de tout genre
42:40ne veulent pas
42:40que Marine Le Pen
42:41arrive au pouvoir
42:41parce qu'elle les ferait taire
42:42on les fera taire
42:43donc c'est très étrange
42:44cet argument monsieur Rotaillou
42:45consistant à dire
42:46qu'en fait Marine Le Pen
42:47appliquera son programme
42:49et luttera contre
42:50les gens malhonnêtes
42:51et les voyous
42:52c'est très bizarre
42:53bon par ailleurs
42:53il y a quand même
42:53un petit problème
42:55que le Figaro publie
42:56une extenso
42:56si vous voulez
42:57la propagande
42:57de monsieur Rotaillou
42:59moi j'ai lu
42:59c'est en pleine page
43:00c'est pas une recension
43:01d'une lettre
43:01c'est carrément
43:02la publication du tract
43:03alors la prochaine fois
43:04c'est quoi
43:05c'est qu'il y aura
43:05le Figaro magazine
43:06mettra le tract
43:07des républicains
43:08au milieu de leur magazine
43:09remarque
43:09il n'y a plus de militants
43:10pour les distribuer
43:10il n'y a peut-être plus
43:11que le Figaro pour le faire
43:12mais malgré tout
43:12il vous faudra bien
43:14des alliés
43:14pour l'emporter
43:15l'année prochaine
43:16notamment au second tour
43:18est-ce que vous pourriez
43:18tendre la main
43:19aux républicains
43:20est-ce que vous tendrez
43:21la main à Bruno Rotaillou
43:22à David Lissnard
43:23à d'autres
43:23mais on l'a déjà fait
43:24notamment avec notre alliance
43:25avec Éric Ciotti
43:27qui nous a quand même permis
43:28de gagner
43:28la grande et belle ville de Nice
43:30contre tout le système réuni
43:31ou d'autres lieux ailleurs
43:32ou au sénatorial
43:33d'ailleurs dans le même département
43:35d'avoir une belle victoire
43:36aux élections sénatoriales
43:37donc nous
43:38tous les gens de bonne foi
43:39les patriotes
43:40qui veulent venir aider
43:41sont bienvenus
43:42mais il y a un certain nombre
43:43de gens qui comportent aussi
43:44qui commencent quand même
43:45à très mal se comporter
43:46voilà
43:46je l'ai dit plusieurs fois
43:47à Bruno Rotaillou
43:48qui vient de la famille
43:48souverainiste comme moi
43:49il était avec Philippe de Villiers
43:50j'étais avec Nicolas Dupourgnan
43:52quand j'étais plus petit
43:53notamment au référendum de 2005
43:54j'étais dans des meetings
43:57contre évidemment
43:57la constitution européenne
43:59où M. Rotaillou
44:00ne pouvait pas forcément intervenir
44:02mais en tout cas
44:02était au premier rang
44:03donc je lui rappelle
44:05à ses vieux souvenirs
44:07à ses valeurs
44:08et je dis à M. Rotaillou
44:09d'arrêter de se compromettre
44:11avec les macronistes
44:12même s'il l'a déjà fait
44:13de rompre avec cela
44:14et de demander peut-être
44:16de s'excuser
44:16de présenter ses excuses
44:17devant les Français
44:18d'avoir favorisé
44:20la politique de M. Macron
44:21et de revenir
44:22à ses vraies valeurs
44:23avec Philippe de Villiers
44:23par exemple
44:24Jean-Philippe Tanguy
44:25on le disait
44:25la primaire de la gauche
44:26est toujours en cours
44:27édition spéciale
44:27à partir de 17h45 ce soir
44:29sur BFM TV
44:31parmi ces candidats
44:32est-ce que
44:33vous avez une préférence
44:34parmi tout cela
44:36l'un d'entre eux
44:36sera votre futur adversaire
44:38comment vous avez vu ces débats ?
44:40je ne vais pas lui faire
44:41le baiser de la mort
44:43ce serait le baiser de la mort
44:44quand même
44:47intellectuellement
44:47celui qui a apporté
44:48des choses plus essentielles
44:49au débat
44:50qui a une vision du monde
44:51intéressante
44:51et qui est un peu
44:52enracinée dans la réalité
44:53même si je ne suis pas d'accord
44:54évidemment avec ses conclusions
44:55c'est Manuel Moral
44:56qui est d'ailleurs
44:57quelqu'un de courageux
44:57qui avait rompu
44:59avec le parti socialiste
45:00qui est le moins connu
45:00c'est peut-être pour ça
45:01qu'il est moins connu
45:03souvent à gauche
45:04les gens les moins brillants
45:05sont les moins connus
45:06Raphaël Luxman
45:07voilà
45:07bonne démonstration
45:08très connu
45:09et pas brillant
45:09est-ce que pour vous
45:10le candidat du PS
45:11le futur candidat
45:12a une chance
45:13de se qualifier
45:14au second tour
45:14dans cette élection
45:15ou à gauche
45:16de toute façon
45:16Jean-Luc Mélenchon
45:19par rapport au choix
45:20des électeurs
45:21je veux dire
45:21tout le monde a sa chance
45:22tout candidat peut émerger
45:23nous on doit faire nos proches
45:24c'est pas parce qu'aujourd'hui
45:26et une fois de plus
45:26on les remercie
45:27il semble qu'on est
45:28confiants des électeurs
45:29il faut se battre
45:30comme si on était à 5%
45:31c'est ce qu'on fait d'ailleurs
45:32parce que je pense
45:33qu'un peu surpris
45:33aussi nos adversaires
45:34c'est pour ça qu'on fait face
45:35à des campagnes de calomnie
45:36aussi violentes
45:37c'est que Marine Le Pen
45:38elle lance des sujets
45:38elle est à l'offensive
45:39elle n'est pas là
45:40en train de gérer son avance
45:41elle a lancé sa rentrée
45:42sur les problèmes de logement
45:43le pouvoir d'achat
45:44lié au logement
45:45la dignité lié au logement
45:46la France est propriétaire
45:48demain elle fera un déplacement
45:49sur un sujet essentiel
45:50pour les français
45:51elle était au salon de l'agriculture
45:52jeudi
45:52je pense qu'on peut reconnaître
45:53qu'elle a eu un très bon accueil
45:54quand même de la France rurale
45:56des éleveurs
45:57salon de l'élevage
45:57oui salon de l'élevage
45:59pardon
45:59oui à Cournon
46:00un très bon accueil
46:01des propositions fortes
46:02pour que les éleveurs
46:03vivent enfin de leur travail
46:04face à la concurrence déloyale
46:05et qu'on leur simplifie la vie
46:06donc Marine Le Pen
46:07elle est vraiment en l'offensive
46:07sur le fond
46:08et c'est sûr que
46:09Emmanuel Morel
46:10il sera l'offensif sur le fond
46:11si c'est monsieur Glucksmann
46:12je pense plutôt
46:13qu'il fera les poubelles
46:14quand on voit Ségolène Royal
46:15aussi qui est très présente
46:16dans cette campagne
46:17est-ce que vous vous dites
46:18quand même
46:18que c'est quelqu'un
46:19qui a supporté
46:20des sujets importants
46:22tout le monde rigolait d'elle
46:23il y a 20 ans
46:24ça c'est vrai
46:25moi j'ai toujours eu
46:25de la sympathie
46:26d'ailleurs ça me vaut des problèmes
46:27parfois sur internet
46:28parce que je le dis
46:29sur Madame Royal
46:30qui est une femme courageuse
46:32qui a quand même fait face
46:33à la vraie misogynie
46:34des éléphants du PS
46:35je rappelle que Madame Royal
46:37aurait dû diriger le PS
46:38au congrès de Lille
46:39je crois
46:39que le congrès de Lille
46:40a donné lieu à une triche
46:41une triche reconnue
46:43par les commentateurs
46:44à Reims
46:44en tout cas un congrès
46:45qui avait été reconnu
46:47frauduleux
46:48où Madame Royal
46:49avait gagné
46:49et Madame Aubry
46:50et Monsieur Delanoé
46:51s'étaient alliés à l'époque
46:52pour truquer le vote
46:53et piquer la place
46:54à Mont Royal
46:54donc évidemment
46:55c'est une adversaire politique
46:56elle a eu des déclarations
46:57très étranges
46:58sur nos compatriotes
46:59de confession juive
47:00enfin j'imagine
47:01que c'était
47:02une erreur temporaire
47:04enfin je l'espère
47:06mais oui c'est une femme courageuse
47:08et c'est vrai que la misogynie
47:09existe encore
47:11dans ma force politique
47:12on n'aime pas trop le dire
47:13parce qu'on considère
47:13que les femmes
47:14ne sont pas des victimes
47:15et sont maîtresses
47:16de leur destin
47:17mais quand même
47:17il y a en politique
47:18beaucoup de misogynie
47:19et c'est pas facile
47:20d'être une femme d'état
47:21ou une femme de pouvoir
47:22face à un certain nombre
47:24de compétiteurs
47:25qui n'hésitent pas
47:25à vous mordre les mollets
47:26et Monsieur Mélenchon
47:27sur la misogynie
47:28n'est pas le dernier
47:29je vous rappelle
47:29qu'il avait insulté
47:30plusieurs fois
47:30Madame Le Pen
47:31dans plusieurs campagnes
47:32mais j'ai cru voir
47:33qu'il avait dit à ses troupes
47:34d'arrêter d'être misogyne
47:35avec Marine Le Pen
47:36ce qui veut donc dire
47:37qu'il l'avait été avant
47:38Merci d'avoir été notre invité
47:39Jean-Philippe Tanguy
47:40édition spéciale ce soir
47:41à partir de 17h45
47:42pour le résultat
47:43de cette primaire
47:44de la gauche
47:45tout de suite
47:46c'est affaire suivante
47:47avec Dominique Rizet
47:48et Pauline Rovna
47:49vous restez sur BFM
47:50Merci d'avoir regardé cette vidéo

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