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  • il y a 6 heures
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Léopold Audebert donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:05Bonjour Mathilde Panot, merci d'être avec nous sur BFM TV dans BFM Politique, vous êtes la présidente du groupe
00:10La France Insoumise à l'Assemblée Nationale.
00:12Pour vous interroger avec moi Amandine Attalaya, bonjour Amandine, éditorialiste BFM TV et Jules Pecknard, bonjour Jules, de La Tribune.
00:20Dimanche, une actualité très dense en ce dimanche, il s'est passé beaucoup de choses cette semaine.
00:25Vous êtes peu exprimé, c'est le moment aujourd'hui peut-être de clarifier certaines positions, on va en reparler.
00:32On va évidemment commencer par les conséquences de la mort de Quentin de Ranque avec ces images, des images qui
00:38nous viennent de Lyon,
00:39images d'hier, de cette marche, cet hommage à Quentin de Ranque, on le répète, ce militant nationaliste, mortellement roué
00:47de coups en pleine rue par des militants d'ultra-gauche.
00:49Ça s'est passé hier, 3200 personnes réunies selon la préfecture du Rhône et parmi les présents, nos équipes ont
00:56également pu constater des membres,
00:58deux groupuscules d'ultra-droite, d'extrême droite, le leader néo-nazi par exemple, Marc de Cacré-Valmény, mais il
01:06y en a énormément.
01:07Et puis au moins trois signalements de la préfète auprès de la justice pour des propos racistes.
01:13Je cite Abbalébounioul, Salbounioul ou encore je cite toujours Salras et puis des salus nazis.
01:19On voit ici cette image, regardez en bas de l'écran, cet individu qui lève le bras à plusieurs reprises.
01:25Des propos homophobes également. Comment vous qualifiez ce qui s'est passé hier Mathilde Panneau ?
01:30Vous avez prévenu, non ? Nous étions nombreux, y compris le maire de Lyon, à demander l'interdiction,
01:36non pas d'une marche d'hommage à Quentin de Ranck, mais un défilé de ligues fascistes et de membres
01:44de groupes néo-nazis,
01:46de groupuscules, vous venez de les citer, avec effectivement des salus nazis qui ont été faits,
01:51vous l'avez dit, des chants homophobes, des chants racistes, des propos racistes qui ont été tenus.
01:55Et donc cette marche aurait dû être interdite.
01:57Et l'histoire retiendra qu'en France en 2026, 82 ans exactement après l'exécution de Missak Manouchian
02:04qui a été panthéonisé dans notre pays il y a deux ans.
02:07L'histoire retiendra que certains ont permis un défilé de néo-nazis tel que celui-ci.
02:12Vous accusez qu'il a le ministre de l'Intérieur ?
02:14Épave ainsi la voie à l'extrême droite.
02:16Oui, oui, je mets le ministre de l'Intérieur devant ses responsabilités, car je le redis,
02:21il ne faut pas minimiser la gravité des événements qui se sont tenus lors de cette marche,
02:25il ne faut pas banaliser le racisme dans ce pays.
02:28Et je rappelle que faire un salut nazi est évidemment condamnable par la loi,
02:32mais aussi une apologie du régime nazi et de la Shoah qui en a été faite.
02:37Je pense que tout le monde est d'accord effectivement sur ce point.
02:39Oui, mais cette marche aurait dû être interdite.
02:42Et d'ailleurs nous le savions depuis le début, je veux quand même le dire.
02:44Mais sur quel fondement Mathilde Panot ?
02:45Il aurait fallu, parce que vous savez que ça ne peut être interdit,
02:47que s'il y a des troubles à l'ordre public qui sont avérés et impossibilités de les encadrer.
02:54Il se trouve que dimanche dernier, il y a d'ores et déjà eu une marche,
02:56évidemment moins impressionnante, mais une marche qui avait lieu à Paris.
03:00Et que s'est-il passé à Paris suite à cette marche ?
03:02Nous avons retrouvé sur la statue de la République des croix gammées qui avaient été tagués,
03:06ainsi que des slogans antisémites qui avaient été tagués.
03:09Et un peu plus loin, un peu plus tard dans la soirée,
03:11à Ménilmontant, dans le nord de Paris, ont été aperçus et filmés
03:15des groupes d'individus d'une trentaine à une cinquantaine d'individus cagoulés
03:18qui eux aussi faisaient des saluts nazis.
03:20Donc nous savions ce qui allait se passer.
03:23Et d'ailleurs, vous n'avez qu'à voir, dans celle qui a organisé la manifestation...
03:26A priori, en fait, toutes les manifestations de l'ultra-droite, c'est ça ?
03:30Mais je crois qu'il y avait tout ce qu'il fallait pour interdire cette manifestation.
03:34Mais est-ce que dans tous les cas, Mathilde Panot,
03:36cette manifestation n'aurait pas eu lieu de manière sauvage ?
03:39Est-ce que ce n'est pas pour ça également que le ministre de l'Intérieur a pris les devants
03:43?
03:43Est-ce que dans tous les cas, il n'y aurait pas eu cette manifestation ?
03:45On est d'accord avec le fait qu'on laisse des néo-nazis qui sont contre la République.
03:49Je rappelle que normalement, l'antifascisme est un principe cardinal de la République.
03:54La République a été construite contre le fascisme.
03:57Et je le rappelle, au long de notre histoire,
03:59c'est par exemple la construction du Front Populaire.
04:02C'est la résistance au nazisme dans ce pays.
04:04Et donc, tout le monde dans ce pays, je rappelle que même des hommes de droite,
04:07se définissaient comme antifascistes.
04:09Je pense à Raymond Aron.
04:11Nous allons bientôt panthéoniser, cette fois-ci, Marc Bloch, qui lui-même était antifasciste.
04:15En juin prochain.
04:15Et donc, nous, nous sommes antifascistes et nous resterons antifascistes
04:19parce que ce sont des valeurs cardinales de la République.
04:21Est-ce que vous n'êtes pas néanmoins pour le droit de manifester,
04:24y compris en toutes circonstances, et parfois ça concerne la gauche,
04:27avec des risques aussi de troubles à l'ordre de la République et de violences,
04:29par exemple les protestations et les manifestations contre les Megamasines,
04:32contre l'autoroute A69, dans ces cas-là, vous êtes pour ces manifestations ?
04:36Oui, je suis pour que les manifestations puissent s'exprimer dans le cadre des règles de droit
04:41et de notre État de droit.
04:42Il n'y a pas un trouble à l'ordre public dans ces cas-là ?
04:45Dans le cadre de notre État de droit, non.
04:47Ce qui a été prouvé sur Sainte-Sauline, par exemple,
04:49et ça a été prouvé par des institutions internationales, notamment par l'ONU,
04:53c'est que c'est justement le dispositif policier qui a été mis en place,
04:56et surtout les ordres qui ont été donnés à la police,
04:58qui ont conduit à ce qu'il y ait des blessés extrêmement graves.
05:01Et fort heureusement, il n'y a pas eu de mort.
05:03Mais donc, c'est d'abord la répression qui conduit à des violences.
05:06Mais je veux juste vous lire...
05:07Non, certains étaient venus avec l'intention de commettre des violences,
05:09et vous le savez, Mathieu Panet, dans ces manifestations.
05:13Certains étaient venus armer dans l'intention de commettre des violences.
05:16Vous connaissez Michel Forst, le rapporteur spécial de l'ONU
05:18sur les droits des personnes qui défendent l'environnement,
05:21qui montre que la France est aujourd'hui un des pays,
05:24voire le pays en Europe, dit-il,
05:25où il y a le plus de répression de militants écologistes.
05:27Mathieu Panet, vous vous souvenez...
05:28Non mais pardon, excusez-moi, pardon.
05:30Vous vous souvenez quand même qu'à l'époque,
05:32on avait vu ces photos avec ces armes par destination
05:35qui avaient été saisies également dans ces manifestations à Sainte-Solines.
05:40C'est un fait, ça ?
05:41Oui, mais du coup, vous pouvez saisir des armes, et alors du coup...
05:44Alors, il n'y a pas un troubleur de public ?
05:45Oui, mais du coup, on fait ce qu'on fait dans toutes les manifestations.
05:49S'il y a, par exemple, je ne sais pas,
05:51alors parfois, les armes, alors qu'on regarde les photos,
05:53une boule de pétanque, et bien la boule de pétanque est saisie,
05:55et toutes les familles qui sont en train de manifester
05:57contre le fait qu'on est en train d'accaparer l'eau des nappes phréatiques
06:03et qu'il y a un dérèglement majeur du cycle de l'eau,
06:06je rappelle que là, nous sommes en train de parler de faits évidemment graves,
06:10mais qu'il y a toute une partie de la France qui est sous des crues historiques
06:13et donc qui est l'enjeu numéro un du XXIe siècle,
06:16dont plus personne ne parle,
06:17qui est pourtant le plus destructeur.
06:19Non, non, les crues, les inondations, on n'en parle pas tous les jours.
06:22Il n'y a pas de département en vigilance rouge en ce moment.
06:24Si, si, ah bah oui, justement.
06:26On n'a pas des reporters sur le terrain en permanence ?
06:28On n'a pas des reporters en permanence sur le terrain, Mathilde Panot ?
06:30Je veux avoir une pensée pour les trois personnes qui sont mortes,
06:32mais peut-être faites-vous des reportages,
06:34mais vous trouvez que dans le débat politique,
06:35on parle encore du dérèglement climatique ?
06:37Non, on n'en parle pas.
06:38Pourquoi ?
06:38Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire à l'avenir,
06:41et notamment de l'inaction politique d'un gouvernement
06:43qui se retrouve deux fois condamné pour inaction climatique,
06:47qui ne cesse d'enlever de l'argent à l'écologie
06:49dans les budgets passés en force par 49-3,
06:51et qui se retrouve aujourd'hui à continuer un modèle
06:54qui est absolument destructeur
06:55pour le seul écosystème compatible avec la vie humaine.
06:58On va avancer, Mathilde Panot,
07:00on va s'arrêter sur les propos désormais de Jean-Luc Mélenchon.
07:03Aujourd'hui, dans la tribune dimanche,
07:05à propos du meurtre de Quentin de Ranque,
07:07je cite,
07:08« Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les insoumis,
07:12qui avons tué un jeune dans la rue,
07:13ce n'est pas crédible »,
07:14martèle-t-il dans le journal ?
07:16Et puis dit-il qu'il se souviendra d'ici à 2027
07:18de ce qu'il se qualifie, je cite,
07:21« de bataille de rue qui aurait mal tourné ».
07:25Mathilde Panot, vous êtes capable de regarder la caméra
07:27de dire aux parents de Quentin de Ranque
07:29que c'est une bataille de rue qui a mal tourné ?
07:31Mais est-ce qu'il y a eu une rixe, oui ou non ?
07:33Est-ce que vous pouvez dire ça aux parents de Quentin de Ranque ?
07:35Mais arrêtez, arrêtez, nous avons dit notre émotion,
07:38Jean-Luc Mélenchon a dit son émotion pour des parents
07:40et aucun parent ne mérite qu'on revienne
07:43avec son enfant qui est mort.
07:45Jean-Luc Mélenchon a dit exactement
07:46« la mort ne fera jamais partie
07:48ni de nos pratiques, ni de nos rangs
07:50et nous avons condamné fermement
07:52le fait qu'on frappe un homme à terre jusqu'à la mort ».
07:54Bataille de rue.
07:55Est-ce que cela n'a rien à voir avec l'antifascisme ?
07:57Est-ce que c'est un terme qui vous semble approprié ?
07:59Est-ce qu'il vous plaît ?
08:00Rappelons que le titre retenu par la justice
08:02pour les deux mises en examen
08:04sont d'homicide volontaire et de complicité de meurtre.
08:07Encore une fois, est-ce que d'après vous,
08:09vraiment, le terme de bataille de rue,
08:11est-ce qu'il est approprié ?
08:13Mais le procureur lui-même dit qu'il y a eu une rixe
08:15et ce sont d'ailleurs vos collègues du Canard Enchaîné
08:18qui ont fait sortir la vidéo
08:19qui montrent que Quentin de Ranque et les autres
08:21n'étaient malheureusement pas là par hasard.
08:23Il y avait une volonté de venir agresser.
08:26Ça s'est passé effectivement en plusieurs temps.
08:28Qui s'est passé exactement.
08:29Mais pour autant, est-ce qu'utiliser ce terme ?
08:32Attendez, attendez.
08:33Moi, je veux juste en disant qui s'en souviendra,
08:35Mathilde Palot, tout en disant qui s'en souviendra.
08:38Mais n'essayez pas de tordre.
08:41N'essayez pas de tordre.
08:42C'est évident de minimiser ce qui s'est passé.
08:45Personne ne minimise la gravité de ce qui est en train de se passer.
08:48Et je veux alerter sur le fait que nous, nous avions dit depuis des années
08:52qu'il y avait un problème avec la violence de l'extrême droite,
08:55de groupuscules liées à l'extrême droite et notamment à Lyon
08:58où je rappelle qu'en 15 ans, il y a eu 100 de faits de violence
09:03et qui, du coup, n'ont pas été entendues ces alertes-là.
09:06Je vais vous dire.
09:07Ce drame aurait pu arriver bien avant.
09:09Laissez-moi terminer parce que c'est très important.
09:10Ce drame aurait pu arriver bien avant.
09:13Je rappelle qu'en décembre 2022, il y avait une conférence
09:16dans laquelle il y avait à la fois Carlos Martins Bilingo
09:19et Louis Boyard dans une université à Bordeaux.
09:21Nous avons été, dans cette conférence, attaqués par une trentaine de personnes
09:25cagoulées avec des barres de fer que, fort heureusement,
09:27notre service d'ordre a réussi à repousser.
09:30Mais s'ils n'avaient pas été repoussés par notre service d'ordre,
09:33il y aurait pu avoir un drame.
09:34Savez-vous combien de fois dans l'année, il y a des RICS
09:37qui auraient pu à chaque fois mal tourner à Lyon ?
09:40Et pourquoi est-ce que c'est cela ?
09:41Moi, je veux poser la responsabilité du gouvernement.
09:43Je suis scandalisée que le Premier ministre n'ait pas répondu à ma question.
09:47On va en reparler tout à l'heure.
09:48On va revenir sur ce passage tout à l'heure.
09:50Pourquoi est-ce qu'on ne protège pas nos réunions ?
09:51Pourquoi est-ce qu'on laisse l'extrême droite à chaque fois attaquer nos réunions ?
09:54On va en reparler, Mathilde Panou.
09:55Nos alertes n'ont jamais été entendu.
09:56S'il vous plaît, je reviens sur ce terme,
09:57parce que c'est quand même très important qu'on s'y arrête.
10:00Bataille de rue, vous le reprenez vous aussi ?
10:03Oui, il y a eu une RICS, c'est ce qu'a dit le procureur de la République.
10:05Il n'y a pas une ambiguïté dans le propos qui est là ?
10:08Bataille de rue ?
10:08Mais non, il n'y a aucune ambiguïté.
10:10Il y a un jeune homme qui a été mortellement tué.
10:12Oui, Jean-Luc Mélenchon a redit son émotion à la famille.
10:15Jean-Luc Mélenchon dit que rien ne peut justifier
10:17de taper un homme jusqu'à la mort.
10:19Mais Jean-Luc Mélenchon a aussi la conscience
10:21de ce qui est en train de se passer dans le pays.
10:23Et moi, je veux alerter dans le moment politique
10:26dans lequel nous sommes.
10:27Il ne s'agit pas juste d'essayer de détruire
10:29la principale force d'opposition de gauche de ce pays
10:32et la principale alternative.
10:33Il s'agit aussi d'attaquer nos institutions démocratiques.
10:37Quand vous avez un ministre de l'enseignement supérieur
10:39qui ose expliquer que les conférences dans les universités
10:43seront déronnavant interdites
10:44en cas de risque de trouble à l'ordre public,
10:46qu'est-ce que ça veut dire ?
10:48Ça veut dire que désormais,
10:49ce sont des groupuscules d'extrême droite
10:50comme Némésis, comme l'Action française,
10:52comme l'Oeuvre française et d'autres
10:53qui peuvent décider de la démocratie.
10:55Nous sommes à un an d'échéance politique majeure
10:58pour notre pays.
10:59Et donc, la question de savoir
11:01comment est-ce que nous pourrons mener une campagne,
11:03comment est-ce que le débat démocratique peut s'exprimer
11:05est une question qui est fondamentale.
11:07Ce n'est pas le seul propos que tient Jean-Luc Mélenchon
11:09dans notre journal.
11:10Il explique également, il estime qu'une fois
11:12l'émotion retombée,
11:13l'opinion publique va se retourner,
11:16je cite,
11:16« comme d'habitude ».
11:18Vous qui connaissez très très bien Jean-Luc Mélenchon,
11:21qu'est-ce que ça veut dire ?
11:21Ça veut dire que c'est une péripétie de plus,
11:24on passera à autre chose,
11:25et puis une fois de plus...
11:26Non, non, ce n'est pas une péripétie
11:27parce que nous, nous sommes habitués aux attaques,
11:29mais nous avons peur de ce que ça veut dire
11:30pour notre pays.
11:31Et quand il y a une inversion des valeurs,
11:33avec une parole médiatique qui est aussi en jeu,
11:35moi je veux quand même vous voir,
11:36quand il n'y a une inversion des valeurs,
11:37nous serions désormais les racistes,
11:38désormais nous sommes les nouveaux fascistes
11:40dans ce pays, selon Marianne.
11:42La une de Marianne,
11:43l'Express LFI d'Angers Public,
11:45et la une que vous avez faite aujourd'hui
11:46dans votre journal,
11:47le Poison Mélenchon.
11:48D'accord, donc c'est la presse,
11:50c'est la presse qui est responsable,
11:51Mathilde Panot ?
11:52Non, non, non, non.
11:52Non, mais c'est très important
11:53ce que vous venez de faire.
11:54Il y a une parole médiatique et politique...
11:54Il n'y a pas une liberté de la presse en France ?
11:56Écoutez-moi.
11:57Je vous écoute, mais c'est très important
11:59ce que vous venez de faire.
12:00Oui, c'est très important.
12:01Il y a une parole médiatique et politique
12:03dans ce pays
12:04qui vise à une inversion totale des valeurs,
12:06qui vise à diaboliser la gauche de rupture
12:09et à dédiaboliser l'extrême droite.
12:10Mathilde Panot,
12:11quand il y a des choses à reprocher,
12:12quand il y a des choses à dénoncer
12:13dans le comportement du Rassemblement National,
12:15nous le faisons,
12:15nous faisons d'une également là-dessus.
12:17Alors pourquoi est-ce que vous ne rappelez pas
12:18que depuis 1986,
12:2190% des meurtres à caractère idéologique
12:23sont du fait de l'extrême droite ?
12:25Pourquoi vous ne rappelez pas
12:26que depuis 2017,
12:27sur les 19 actes terroristes
12:28qui ont été déjoués,
12:30il y avait 9 membres
12:31du Rassemblement National dedans ?
12:32Et pourquoi ne rappelez-vous pas
12:34que rien que depuis 2022,
12:36il y a 12 personnes
12:37qui ont été tuées
12:37par l'extrême droite dans ce pays
12:39et je crois que personne ici
12:40ne connaît le nom de Djamal Benjabala
12:42avec les brigades françaises patriotes
12:44dont vous n'avez jamais demandé la dissolution.
12:46Jamais.
12:46Mais on en a parlé.
12:47Oui, alors les brigades françaises patriotes,
12:49pourquoi ne sont-ils pas dissoutes ?
12:50Je ne suis pas politique, Mathilde Panot.
12:52Ce n'est pas moi d'apporter une réponse à ça.
12:53Oui, mais je vous interroge
12:54sur cette question-là.
12:55Moi, je vous dis juste
12:56que ces autres affaires que vous évoquez,
12:57on en a parlé sur BFMTV.
12:58Vous avez entendu l'avocat
13:00de Federico Martin Arambourou
13:01qui se dit écœuré par le deux poids
13:04de mesure qu'il y a autour de cette affaire.
13:05Écœuré pour la famille
13:06de Federico Martin Arambourou.
13:08Nous, les Insoumis,
13:09sommes des gens raisonnables.
13:10Nous disons que nous sommes
13:11contre la violence physique
13:13pour régler des conflits politiques.
13:14Nous sommes contre,
13:15je ne sais pas par quel autre biais le dire.
13:17Cet avocat qui était sur les fontaines
13:18il y a quelques heures encore.
13:19Oui, eh bien c'est très bien.
13:20Mais nous l'avons dit mille fois
13:21à Federico Arambourou
13:22qui n'a jamais eu le droit
13:23à une minute de silence
13:24à la TV national.
13:24On rappelle, c'est ce rugbyman argentin
13:26qui a été, je rappelle juste l'effet,
13:27qui a été tué par deux membres
13:29d'un groupuscule d'extrême droite
13:31en plein milieu du boulevard Saint-Germain.
13:33C'était il y a quelques mois maintenant.
13:35Revenons sur les faits précisément,
13:36Mathieu Panot.
13:38Revenons sur les faits précisément
13:39de ce qui s'est passé très récemment
13:42avec notamment vos propos
13:43que vous avez eus à l'Assemblée nationale
13:45en disant que dans cette affaire
13:48autour du meurtre de Quentin,
13:50aucun Insoumis n'est impliqué
13:51ni de près ni de loin
13:52dans ces violences.
13:53Je recite juste pour qu'on ait
13:55parfaitement le contexte.
13:57Les faits, sept hommes,
13:58sont aujourd'hui mis en examen.
13:59Six d'entre eux pour homicide volontaire
14:00dont un assistant parlementaire
14:02de Raphaël Arnaud,
14:03député de la France Insoumise
14:04et fondateur de la Jeune Garde.
14:06Il y a Jacques-Élie Favreau,
14:08assistant parlementaire de Raphaël Arnaud
14:09qui est mis en examen lui aussi
14:10pour complicité de meurtre.
14:12Est-ce que vous maintenez
14:13que ni de près ni de loin,
14:14aujourd'hui, la France Insoumise
14:15n'a de lien avec ce qui s'est passé ?
14:18Oui, je maintiens que la France Insoumise
14:20n'a rien à voir avec ce qui s'est passé
14:21et que nous avons toujours défendu
14:23la non-violence en politique
14:24et la révolution citoyenne par les urnes,
14:26c'est-à-dire de changer notre société
14:28par le vote
14:29et que, sur ce qui a été dit,
14:32qu'il n'y a pas, non pas un assistant
14:34et collaborateur de Raphaël Arnaud
14:36puisque, je le rappelle,
14:38les liens contractuels ont été rompus,
14:40donc il n'est plus assistant.
14:42Et nous verrons
14:42ce qu'il y a trois collaborateurs
14:44de Raphaël Arnaud
14:45qui sont trois collaborateurs
14:47de Raphaël Arnaud
14:48qui ont été...
14:48Si on est sur les faits,
14:50on rétablit les mises en cause.
14:51Donc, il y a un collaborateur
14:53dont nous verrons
14:54ce que donnent les responsabilités
14:55sur l'enquête
14:56mais qui nie avoir donné
14:58les coups mortels
14:58ce qui correspond
14:59à ce qui a été demandé
15:01par la justice.
15:02Nous verrons ce que ça donnera.
15:03Ensuite, il y en a
15:04un autre qui a été libéré
15:06et donc qui n'est pas du tout
15:08mis en cause,
15:09n'était d'ailleurs pas sur les lieux
15:10au moment du drame.
15:12et donc, voilà.
15:14Et il y en a un qui est
15:15mis en examen
15:16pour complicité de meurtre
15:17par investigation.
15:18Et qui n'est pas
15:19collaborateur de Raphaël Arnaud.
15:20Non, ça c'est Jacques-Élifabreau.
15:22Enfin, c'est le même.
15:23Qui lui est mis en examen
15:24pour complicité de meurtre.
15:25Donc, il y a un ancien collaborateur
15:27de Raphaël Arnaud.
15:28Alors, juste...
15:29Mais donc, en fait,
15:29pour vous,
15:29il n'y a pas de responsabilité
15:32de la part de ce député
15:34de la France Insoumise
15:35dans le choix
15:36de ses collaborateurs
15:37pour commencer ?
15:38Je ne sais pas.
15:38Il n'y a pas de responsabilité
15:39morale et politique.
15:40Vous avez demandé à Jordan Bardella
15:41de démissionner.
15:42Mais non, mais là,
15:42on parle de vous.
15:42On parle de vous.
15:44Non, non, non, non.
15:44Parce qu'on va parler
15:45des collaborateurs.
15:46Vous avez déjà demandé
15:47à Gabriel Attal
15:47ce qu'il pensait
15:48du collaborateur
15:49de la seule affiche renaissance
15:51qui est accusée par Ciframe
15:52ne viole pas leurs juridités
15:53et de menaces.
15:54Il n'y a pas de responsabilité
15:55politique et morale.
15:56On pose une question
15:56très directe.
15:57Répondons à ça,
15:58si vous plaît.
15:58Oui, oui.
15:58Je réponds à ça.
15:59Mais je pointe quand même
16:01le deux poids deux mesures
16:02dans les questions
16:02que vous posez.
16:03Mais je continue.
16:04Raphaël Arnaud
16:05était le jeudi 12 février.
16:08Il était à l'Assemblée nationale
16:09jusqu'à minuit.
16:10Raphaël Arnaud
16:11n'a rien à faire
16:12dans cette histoire,
16:13n'a rien à voir
16:14dans cette histoire,
16:14n'est d'ailleurs pas impliqué.
16:15Pénalement.
16:16Pénalement, Mathilde Panot.
16:17C'est quand même bien
16:17que vous le disiez.
16:18Pénalement ?
16:19Oui.
16:19J'entendais hier
16:20sur ma centaine
16:21qu'il se rendait pas fin.
16:22Aujourd'hui,
16:23à ce stade de l'enquête,
16:24pénalement,
16:25il n'y a rien contre lui.
16:26Mais Amandine vous pose
16:26une question plus précise.
16:28Elle vous parle
16:28de la responsabilité morale,
16:29le choix des collaborateurs,
16:31notamment.
16:32Eh bien,
16:32les choix des collaborateurs,
16:34je peux vous citer
16:34dans toutes les familles politiques
16:35des collaborateurs
16:36avec lesquels
16:37il y a des gardes à vue
16:38et des choses...
16:39Vous nous répondez
16:40par rapport aux autres
16:40mais pas par rapport à vous-même.
16:41Non, non.
16:42Du coup,
16:42je pointe le fait
16:43que Raphaël Arnaud
16:44n'a pas de responsabilité
16:46dans ce qui s'est passé
16:47et donc Raphaël Arnaud
16:48doit rester dans notre groupe.
16:49Mais c'est lui
16:49qui choisit les collaborateurs
16:50donc parce que d'autres...
16:52Ah oui,
16:52et vous,
16:52vous n'avez jamais eu à BFM
16:53un collaborateur
16:54qui a fait je ne sais quoi ?
16:55Arrêtez,
16:56arrêtez,
16:56ce n'est pas sérieux.
16:57Il n'y a pas...
16:58On parle de politique là,
17:00Mathilde Panot.
17:00Oui,
17:00en responsabilité pénale,
17:01ce sont des responsabilités individuelles.
17:04Donc Raphaël Arnaud
17:04ne doit ni démissionner...
17:05La deuxième chose
17:06sur la responsabilité morale
17:07que nous aurions,
17:08quel propos,
17:09quel acte avons-nous fait
17:11qui permet d'affirmer ainsi cela ?
17:13Mais pardon,
17:14il n'est pas fondateur
17:15de la Jeune Garde,
17:15Raphaël Arnaud ?
17:16et la Jeune Garde,
17:17est-ce que la Jeune Garde
17:18cautionne ce type d'acte
17:21comme nous l'avons vu
17:21sur une vidéo ?
17:22On va venir à la Jeune Garde
17:23après,
17:24il y a des membres
17:26de la Jeune Garde
17:26qui sont aujourd'hui...
17:27Mais vous savez
17:28que la Jeune Garde
17:28est dissoute aujourd'hui ?
17:30Ça ne veut pas dire
17:30qu'ils n'ont pas été
17:30membres de la Jeune Garde ?
17:31Oui,
17:32et alors ?
17:32Du coup,
17:33vous avez une preuve
17:34que la Jeune Garde
17:35est impliquée dans ce dossier ?
17:36Mais ils ne sont pas
17:37anciens membres de la Jeune Garde ?
17:38Ça ne raconte pas quelque chose ?
17:39Il y a des anciens membres
17:40de la Jeune Garde ?
17:40Ça ne raconte rien ?
17:42Ah non,
17:42je ne crois pas.
17:43Je crois que la Jeune Garde
17:45était un mouvement
17:45d'autodéfense populaire
17:47comme ça existait
17:48tout au long
17:48du mouvement ouvrier
17:49tout au long
17:50du mouvement socialiste
17:51y compris,
17:51je le dis,
17:52pour ceux qui pensent
17:53qu'en République,
17:54on pourrait mettre
17:54dos à dos
17:54les fascistes
17:55et les antifascistes
17:56parce que je rappelle
17:57que ces fascistes
17:59font une erreur historique.
18:00Pour être très factuel
18:01sur Raphaël Arnaud,
18:02toujours ce député
18:03de la France Insoumise
18:04avec ses collaborateurs
18:05pour certains
18:06impliqués dans l'enquête
18:07pour le moment,
18:09il n'y a pas une responsabilité
18:10pour vous
18:10de l'employeur non plus ?
18:12C'est-à-dire
18:14ses collaborateurs
18:14sont censés
18:15travailler à ses côtés
18:16à Paris ?
18:17Pourquoi ses collaborateurs
18:18étaient-ils à Lyon
18:20ce jour-là ?
18:20Ils étaient sur leurs heures
18:21de travail par exemple ?
18:23Ou dans le Vaucluse ?
18:24Je ne sais pas.
18:25Je ne sais pas
18:25et je vais vous dire
18:26vous n'êtes pas procureur
18:27moi non plus
18:27vous n'êtes pas en dépris
18:28point n'est pas
18:29de la responsabilité
18:30de lui.
18:31Du coup,
18:32il y a une enquête
18:33j'aimerais que
18:34le secret de l'enquête
18:35et le secret de l'instruction
18:36soient y compris
18:37respectés
18:37pour que la justice
18:38puisse faire son travail
18:40sereinement
18:40pour punir
18:41ceux qui ont fait ça
18:42parce que moi je souhaite
18:43que ceux qui ont conduit
18:43à la mort d'un homme
18:44soient punis
18:45je le dis
18:46mais ceux qui instrumentalisent
18:48ce drame
18:49pour essayer de nous faire
18:50porter une quelconque responsabilité
18:51en faisant croire
18:52que les insoumis
18:53auraient du sang sur les mains
18:54sont hautement irresponsables.
18:56Mais donc c'est très important
18:57votre parole était attendue
18:58Mathilde Panneau
18:59sur ce point
18:59pas de démission
19:01de Raphaël Arnaud ?
19:02Certainement pas
19:03ni de suspension
19:04du groupe de la France Insoumise.
19:05Il sera réinvesti
19:06aux prochaines élections
19:07législatives ?
19:08Oui
19:08Il sera réinvesti
19:09en 2027
19:10s'il y a dissolution
19:11après élection présidentielle
19:12il sera réinvesti.
19:13Mais s'il le souhaite
19:13oui.
19:13S'il le souhaite
19:14et vous le souhaitez vous ?
19:15Oui mais je suis fière
19:17d'avoir Raphaël Arnaud
19:18dans mon groupe.
19:18Raphaël Arnaud
19:19n'a rien à voir là-dedans.
19:21Raphaël Arnaud
19:22ne porte en aucun cas
19:23le fait qu'on puisse
19:24tabasser un homme à terre
19:25jusqu'à sa mort.
19:26Ce n'est pas
19:27ce qu'a fait
19:28la jeune garde
19:28dans son histoire.
19:29Et si vous interrogez
19:30des gens à Lyon
19:30qui vous expliquent
19:31que la jeune garde
19:32est celle qui a fait
19:33fermer avant d'être dissoute
19:35cinq locaux
19:36dans lesquels
19:36l'extrême droite
19:37était en train de s'organiser
19:38notamment pour organiser
19:39des ratonnades.
19:40Ceux qui ont protégé
19:42des gens de ratonnade.
19:42Ceux qui ont protégé
19:45pas ce que dit le décret
19:46de dissolution
19:46mais on y reviendra
19:47dans la deuxième partie.
19:48Je vais vous dire
19:50la question qui est posée
19:51par l'extrême droite
19:52dans ce pays
19:52c'est de savoir
19:53si les gens peuvent
19:54circuler librement
19:55dans leur quartier.
19:55C'est ce qui se passe à Lyon.
19:57S'ils peuvent s'aimer librement.
19:58C'est ce qui se passe aussi
19:59à Lyon avec des couples
20:00qui expliquent qu'ils ne peuvent
20:01pas faire de preuve d'amour
20:02vis-à-vis de leurs compagnes
20:03ou de leurs compagnons
20:04parce qu'ils ont peur
20:05de ce que ça crée
20:05avec l'extrême droite.
20:06Et on en reparle.
20:07Donc n'inversons pas tout.
20:08Nous sommes dans un moment
20:09politique de bascule
20:11très grave
20:11et ceux qui contribuent
20:13à faire que l'extrême droite
20:14serait devenue respectable
20:15et faire croire
20:16que nous serions les violents
20:17portent une responsabilité historique.
20:18On en reparle
20:19dans quelques instants
20:19Mathilde Panot
20:20une toute petite pause
20:21et on revient
20:21dans BFM Politique
20:22à tout de suite.
20:29De retour dans BFM Politique
20:30notre invitée
20:31c'est Mathilde Panot
20:32présidente du groupe
20:33La France Insoumise
20:34à l'Assemblée Nationale.
20:36On parlait juste avant
20:36la publicité
20:37avec Amandine et Jules
20:38de Raphaël Arnaud
20:39vous nous avez dit
20:40il n'est pas question
20:40qu'il démissionne
20:41je ne vais pas non plus
20:42lui demander de partir
20:44comment il va aujourd'hui
20:45Raphaël Arnaud ?
20:46Il est menacé de mort
20:47un peu partout dans le pays
20:48et même dans toute l'Europe
20:49et je pense qu'il est dévasté
20:51de voir qu'un homme est mort.
20:53Vous lui avez parlé récemment ?
20:54Oui.
20:55Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
20:55Qu'il était dévasté.
20:56Oui.
20:57Au-delà de ça ?
20:58Je garde les discussions
21:00avec mes parlementaires
21:01entre eux et moi-même.
21:02Pourquoi il ne parle pas aujourd'hui ?
21:03Il ne serait pas temps pour vous
21:03qu'il ait une expression publique ?
21:04Mais il parlera
21:05quand il le décidera
21:06et par ailleurs
21:07je veux vraiment alerter
21:08sur ce qui est en train de se passer
21:09parce qu'il n'y a pas seulement
21:10Raphaël Arnaud
21:11qui se trouve menacé de mort aujourd'hui
21:12j'ai 12 parlementaires
21:13qui ont leur permanence parlementaire
21:16qui a été attaquée
21:16Un domicile je crois aussi ?
21:17Le domicile d'une tête de liste
21:19en Seine-Saint-Denis
21:20et plusieurs locaux municipaux
21:21une alerte à la bombe
21:22qui a été faite
21:23des menaces de mort et de viol
21:24contre Jean-Luc Mélenchon
21:25Raphaël Arnaud
21:26Rima Hassan
21:27ou encore moi-même
21:28et donc il y a une responsabilité
21:30de chacun et chacune
21:31à nous cibler ainsi
21:33et à nous mettre en danger
21:34On a bien compris ce que vous dites
21:35En revanche
21:35le cas de Raphaël Arnaud
21:36est quand même assez particulier
21:37vous l'avez investi
21:39donc aux législatives anticipées
21:40de 2024
21:41alors que vous saviez
21:43qu'il était fiché S
21:44donc qu'il faisait l'objet
21:45d'une note de la DGSI
21:46donc pour sûreté de l'État
21:47et qu'il avait été condamné
21:49pour violence en réunion
21:52à 4 points de prison avec sursis
21:54La condamnation arrive après
21:55bon ça c'est la première chose
21:57donc vérifiez vos fiches
21:57la deuxième chose
21:58c'est que vous savez
21:59ce qu'est une fiche S
22:00dans notre pays ?
22:01C'est une décision administrative
22:03et d'ailleurs
22:04peut-être moi-même
22:05suis-je fiché S
22:06et que je ne le sais pas
22:07donc je vais vous dire
22:08Raphaël Arnaud
22:09a permis de battre
22:11et de faire partir
22:12un député du Rassemblement National
22:13de l'Assemblée Nationale
22:14et ce qui s'est passé
22:16en 2024
22:16c'est d'abord
22:18un afflux massif
22:19et citoyen
22:20vers les urnes
22:20avec la jeunesse
22:22de ce pays
22:22les quartiers populaires
22:23les militants politiques
22:24associatifs
22:25et syndicaux
22:26qui ont sauvé
22:26la République de l'extrême droite
22:27voilà ce qui s'est passé
22:29en 2024
22:29et je le dis
22:31ce qui est en train
22:32de se passer
22:33et vise à décrédibiliser
22:35l'antifascisme
22:36et nous savons ce que ça donne
22:37la condamnation
22:37de Raphaël Arnaud
22:38pardon mais j'y reviens
22:39quand même c'est important
22:39la condamnation
22:40de Raphaël Arnaud
22:41pour violences
22:41elle était antérieure
22:42à 2024
22:42c'était 2022
22:43alors après il y a eu un appel
22:44oui quand il y a un appel
22:45c'est la condamnation
22:46n'est pas définitive
22:47maintenant elle est définitive
22:48il n'empêche
22:48Jean-Luc Mélenchon
22:49a quand même fait le choix
22:50à ce moment
22:50là d'investir
22:52un candidat
22:53qui était
22:54et fiché S
22:55et condamné
22:57pour une violence
22:58à 4 mois de prison
22:59avec sursis
23:00c'est quand même
23:00un drôle de franchise
23:01la deuxième chose
23:01c'est que ce sont des violences
23:02qui ont eu lieu
23:04sans coup
23:04vous lirez
23:05tout ce qui a été fait
23:06sur ce sujet
23:06y compris avec
23:08sous caméra de surveillance
23:09et donc il n'y a pas
23:10un coup qui a été donné
23:11à quelqu'un
23:11il n'était pas dans la défense
23:14oui mais qui protégeait
23:15une manifestation LGBT
23:17avec 80 groupuscules
23:1980 personnes
23:20d'un groupuscule
23:20d'extrême droite
23:21qui a attaqué
23:22cette manifestation
23:22c'est un jeune homme
23:23je précise l'effet
23:24c'est très important
23:25oui c'est très important
23:27ce que je vais dire moi aussi
23:27je n'en doute pas
23:28allez-y
23:29c'est un jeune homme
23:30dans la rue
23:31qui a été pris à partie
23:32par Raphaël Arnaud
23:33et d'autres membres
23:34de la jeune garde
23:35et qui a été
23:36à ce moment là
23:37ciblé
23:38il n'était pas dans la défense
23:39Raphaël Arnaud
23:39à ce moment là
23:39on a pu consulter le jugement
23:41via le service
23:42politique de BFMTV
23:43attaqué par 80 personnes
23:44ce qu'aurait dû faire
23:45effectivement
23:46non pas Raphaël Arnaud
23:47mais qui aurait pu
23:48être le travail de la police
23:49ça justifie donc
23:49de s'attaquer à quelqu'un ?
23:51non mais
23:51enfin
23:53nous sommes pour
23:54l'autodéfense populaire
23:55je ne sais pas
23:56si vous comprenez
23:56ce que je veux dire par là
23:57mais ce n'est pas
23:57l'autodéfense populaire
23:58qu'est-ce que c'est d'ailleurs ?
23:59l'autodéfense populaire
24:00c'est ce qu'ont fait
24:01les mouvements ouvriers
24:02les mouvements socialistes
24:03la SFIO notamment
24:04les mouvements antiracistes
24:06les mouvements féministes
24:07dans ce pays
24:07pour se protéger
24:08de la violence de l'extrême droite
24:11ce qui est en train de se passer
24:14est exactement
24:15ce qui est en train de se passer
24:16de l'autre côté de l'Atlantique
24:17et je veux alerter dessus
24:19vous vous rappelez
24:20qu'en septembre 2025
24:21il y a eu Charlie Kirk
24:22qui a été assassiné
24:23d'ailleurs
24:24certains sur ses news
24:25notamment
24:25expliquent que
24:26Quentin Derang
24:27serait le nouveau Charlie Kirk
24:29que s'est-il passé
24:30après l'assassinat
24:30de Charlie Kirk ?
24:31d'abord vous avez
24:32Donald Trump
24:32qui a accusé les démocrates
24:34sans aucune preuve
24:35d'être responsable
24:35de cet assassinat
24:36ce qui ressemble
24:38assez à la cabale
24:39qui nous est faite
24:40la deuxième chose
24:41c'est que derrière
24:42les organisations antifa
24:44ont été déclarées terroristes
24:46au point que
24:47quand l'AIS
24:47vous savez
24:48la milice raciste de Trump
24:49a assassiné
24:50Nicole René-Goud
24:51ou Alex Prétis
24:53qui documentaient
24:54les violations
24:54qui étaient faites par l'AIS
24:55sur les droits humains
24:56et bien
24:57Trump a pu les qualifier
24:59aisément
24:59de terroristes antifa
25:01vous partez sur un autre terrain
25:02c'est exactement
25:04le même terrain
25:04faites attention
25:06à ce que vous êtes en train de faire
25:07mais non Mathilde Panot
25:08il y a un point
25:08qui relie
25:09la jeune garde
25:10à la France insoumise
25:11et la jeune garde
25:12est impliquée
25:13aujourd'hui
25:14dans la rixe
25:14qui a eu lieu à Lyon
25:15la rixe mortelle
25:16il y a au moins
25:164 personnes
25:18liées à la jeune garde
25:19qui sont impliquées
25:20dans cette rixe
25:21Jean-Luc Mélenchon
25:22revendique aujourd'hui
25:23que la jeune garde
25:24soit liée
25:25et alliée
25:26à la France insoumise
25:27et vous ne voyez pas
25:28le lien
25:28écoutez
25:29la jeune garde
25:31est dissoute
25:31jusqu'à preuve du contraire
25:32et vous et moi
25:33nous n'en savez rien
25:34nous n'en savons rien
25:35l'organisation de la jeune garde
25:37en tant que telle
25:38dans ce drame
25:38n'est pas mise en cause
25:39puisque la jeune garde
25:40a été dissoute
25:41au moins 4 membres
25:41de la jeune garde
25:42sont impliqués
25:42ce qui est des faits
25:43vous pouvez dire des faits
25:44comme journaliste
25:45il y a peut-être 4
25:46je ne sais même pas
25:47je ne suis pas au courant de ça
25:48donc apparemment
25:48on s'est renseigné
25:49c'est mieux
25:50après nos informations
25:50donc il y aurait 4
25:52anciens membres
25:52de la jeune garde
25:53organisation dissoute
25:54qui seraient impliqués
25:55la justice va faire son travail
25:57la justice va dire
25:58ce qui s'est passé
25:58et la justice va punir
26:00les responsables
26:01donc
26:01êtes-vous toujours alliée
26:02et liée
26:05l'organisation qui est dissoute
26:07mais vous êtes contre
26:08sa dissolution
26:08oui
26:09nous l'étions contre
26:10sa dissolution
26:11est-ce que vous êtes toujours
26:13aujourd'hui
26:13contre la dissolution
26:14attendez attendez
26:14excusez-moi
26:15aux côtés de syndicats
26:17aux côtés de d'autres
26:18qui se sont élevés
26:18contre la dissolution
26:19de la jeune garde
26:20et je rappelle que la jeune garde
26:21a fait des formations
26:22par exemple
26:22pour la région Occitanie
26:24qui est présidée
26:24par madame Delga
26:25ils ont fait des formations
26:26pour les écologistes
26:27Mathilde Panot
26:28donc oui
26:29nous nous sommes
26:30pour un antifascisme
26:32et pour une autodéfense populaire
26:34point
26:34tout ce qui ne relève pas
26:36de l'autodéfense populaire
26:37comme nous l'avons vu
26:37sur certaines des images
26:39n'a rien à voir avec nous
26:40et n'a jamais rien à voir avec nous
26:41Mathilde Panot
26:42s'il vous plaît
26:43on continue de rester factuel
26:44oui
26:45est-ce que vous vous opposez
26:46nous aussi
26:47est-ce que vous vous opposez
26:48toujours aujourd'hui
26:49à la dissolution
26:50de la jeune garde
26:51tant qu'il n'y a pas
26:53par la justice
26:54le fait que
26:55l'organisation
26:56de la jeune garde
26:57serait impliquée
26:58en tant que telle dedans
26:59nous sommes toujours opposés
27:00mais il y a un recours
27:02devant le conseil d'état
27:02qui devait d'ailleurs
27:03avra lieu la semaine dernière
27:05et nous verrons
27:05ce que ce recours
27:06devant le conseil d'état
27:07donne lieu
27:07et si ce lien est avéré ?
27:09si c'est avéré
27:10à ce moment-là
27:11on ne soutiendra pas
27:12qu'une organisation continue
27:13si c'est avéré
27:13que c'est la jeune garde
27:14qui a organisé cela
27:16mais je vais vous dire
27:17moi je suis clair là-dessus
27:18mais je vais vous dire
27:20faites très attention
27:21au fait de passer
27:23l'ensemble de l'antifascisme
27:25sous le bus
27:25parce que ce qui est en train
27:27de se passer dans ce pays
27:28est très grave
27:28et il y a une ambiance
27:30dans ce pays
27:30qui devient absolument
27:32irrespirable
27:32notamment pour les musulmans
27:34et musulmanes de ce pays
27:35notamment pour les personnes LGBT
27:36vous avez vu
27:37qu'il y a déjà eu des conséquences
27:38de ce qui s'est passé à Lyon
27:39puisqu'il y avait
27:40un événement festif
27:42organisé par des associations LGBT
27:43qui a dû être annulé
27:45justement parce qu'il y avait
27:46des menaces d'extrême droite
27:47je reviens aux méthodes
27:48de la jeune garde
27:48parce que vous dites
27:50dernière question
27:51sur la jeune garde
27:51on est pour l'autodéfense
27:54sauf que
27:55ce décret de dissolution
27:56de la jeune garde
27:57il est extrêmement motivé
27:58en disant précisément l'inverse
27:59que ce n'est pas de l'autodéfense
28:01mais une provocation constante
28:02aux agissements violents
28:03il est là ce décret
28:04juste le montrer
28:04pour les personnes
28:05je ne vais pas tout vous lire
28:05mais par exemple
28:06la jeune garde
28:07sous couvert d'organiser
28:08la défense de ses membres
28:09provoque à des agissements
28:10violents contre les personnes
28:11en vue d'affrontements
28:12avec les groupes d'ultra droite
28:13à cette fin
28:14elle organise au profit
28:15de ses membres
28:15des entraînements
28:16au support de combat
28:17et au combat de rue
28:18ces provocations
28:18sont revendiquées
28:19et assumées dans ces publications
28:20suivent une multiplication
28:22de descriptions de faits
28:23avec des provocations
28:24je ne vous les fais pas toutes
28:25à Paris, à Strasbourg
28:26avec des membres
28:27de la jeune garde
28:28qui suivent chez eux
28:29des membres de Némézis
28:30Madame Atalaya
28:31vous lisez le décret
28:33nous sommes d'accord
28:34oui c'est pas de l'autodéfense
28:35le décret est contesté
28:36devant le conseil d'état
28:37sur des bases juridiques
28:38donc y compris
28:39avec des faits du décret
28:41qui sont contestés
28:42par cette ancienne organisation
28:43qui depuis a été dissoute
28:45donc nous verrons
28:46ce que cela donnera
28:47mais je le répète
28:48nous nous apportons
28:49notre soutien
28:49à toutes les organisations
28:51antifascistes
28:52de ce pays
28:52féministes
28:53antiracistes
28:54qui sont disciplinées
28:55et qui font
28:56de l'autodéfense populaire
28:57face aux agressions
28:58de l'extrême droite
28:59et je suis assez choquée
29:00je suis assez choquée
29:02de voir que personne
29:03dans ceux de l'extrême droite
29:04qui se tenaient
29:05à quelques mètres
29:06d'une conférence
29:06que nous tenions
29:07à l'université
29:08à Sciences Po Lyon
29:10personne n'a été arrêté
29:11et ce alors qu'ils avaient
29:12des barres de fer
29:12on avance
29:13donc dorénavant
29:14dorénavant
29:15et la question qui est posée
29:17c'est comment vont-ils assurer
29:18le fait qu'il y ait
29:19un débat démocratique
29:20digne de ce nom
29:21dans ce pays
29:21on vous a bien entendu
29:22Mathilde Panot
29:23et comme promis
29:23on va donc avancer
29:24on va aborder les municipales
29:25parce qu'on rappelle
29:26les français qui nous écoutent
29:28vont voter
29:28le premier tour
29:29c'est dans trois semaines
29:31précisément
29:31et je voudrais revenir
29:32sur ces déclarations
29:35dans les conséquences
29:36de cette affaire
29:37que nous venons d'évoquer
29:38Bruno Retailleau
29:39Jordan Bardella
29:40ou encore Laurent Wauquiez
29:42qui appelle à
29:42je cite dresser
29:43un cordon sanitaire
29:44contre vous
29:46ça va se matérialiser
29:47selon vous
29:47dans les urnes là ?
29:48Eh bien nous verrons
29:50mais en tout cas
29:50quand j'entends
29:51que la candidate de la droite
29:52à Marseille
29:53se réclame
29:54des valeurs
29:54du pétainiste
29:56en disant que
29:57ces valeurs
29:58sont travail, famille, patrie
29:59et que je vois
30:01la niche parlementaire
30:02donc le seul jour
30:02où le groupe
30:03de la droite
30:04peut décider
30:05de l'ordre du jour
30:05à l'Assemblée nationale
30:06qui était 100%
30:08100%
30:09des mesures
30:10qui viennent directement
30:11du programme
30:11du Rassemblement national
30:13je dis qu'aujourd'hui
30:14les républicains
30:15ne sont plus l'ombre
30:16qu'eux-mêmes
30:16et qu'ils sont en train
30:18d'être menacés
30:20de dissolution
30:20dans l'extrême droite
30:21avec un bloc
30:23d'extrême droite
30:23qui est en train
30:24de se constituer
30:25avec la droite
30:26mais quand même
30:27avec ces prises de parole
30:27du président des républicains
30:29et du Rassemblement national
30:30est-ce que très froidement
30:31est-ce que vous dites
30:31il y a effectivement un risque
30:32qu'il y ait une sorte
30:33de front républicain inversé
30:35qui vous empêche
30:36vous la France insoumise
30:38d'acquérir la moindre municipalité
30:40de conquérir la moindre municipalité
30:42ou de faire
30:43de faire des bons scores
30:44alors je ne sais pas
30:45s'il y a un risque
30:46mais en tout cas
30:46il y a une volonté
30:47et un objectif
30:48je rappelle que
30:49dans la décrédibilisation
30:50de la France insoumise
30:51le dernier épisode
30:52était le fait
30:53de nous classer
30:53à l'extrême gauche
30:54et je le redis
30:55l'extrême gauche
30:55est extrêmement respectable
30:56dans ce pays
30:57mais n'a pas la même stratégie
30:58que nous
30:58nous avons décidé
30:59de prendre le pouvoir
31:00par les urnes
31:01la révolution citoyenne
31:02par les urnes
31:02et je rappelle que
31:04dans beaucoup d'autres époques
31:05Jaurès était lui aussi
31:06accusé d'extrême gauche
31:07parce qu'il était
31:08contre la guerre
31:08Clémenceau était accusé
31:09d'être d'extrême gauche
31:10etc.
31:11donc oui
31:13il y a une volonté
31:14de tenter
31:15d'ostraciser
31:16la France insoumise
31:17de la vie politique française
31:19et dans le même temps
31:20de dédiaboliser
31:21le Rassemblement national
31:22avec des ministres
31:23qui parlent
31:24exactement comme lui
31:25et qui font référence
31:26à des périodes
31:27extrêmement sombres
31:27de notre histoire
31:28Par rapport à la position
31:29maintenant des socialistes
31:31qui hésitent
31:32à se dissocier de vous
31:34et à faire des alliances
31:34au cas par cas
31:35au municipal
31:36au second tour
31:37le secrétaire général
31:38du parti socialiste
31:40a déclaré que
31:40les candidats insoumis
31:41qui souhaitaient rejoindre
31:42les listes d'union
31:42de la gauche
31:43dans d'éventuels
31:45second tours
31:46devront clarifier
31:46leur position
31:47sur la violence
31:48que vous inspirent
31:50pour l'instant
31:50ces premières réactions
31:51des socialistes
31:52vis-à-vis de vous ?
31:53D'abord
31:54moi j'ai entendu
31:55François Hollande
31:56qui dit lui
31:57que tout lien
31:58avec la France insoumise
31:59est rompu
31:59ça tombe bien
32:00François Hollande
32:01qui est celui
32:01qui a amené
32:02Macron au pouvoir
32:03d'abord au secrétariat
32:03général de l'Elysée
32:04comme ministre de l'économie
32:06et ensuite à la présidence
32:07avec la Macronie
32:08qui je le dis
32:09a une responsabilité historique
32:11dans la montée
32:11de l'extrême droite
32:12je rappelle que 2017
32:13il y avait seulement
32:148 députés d'extrême droite
32:15dans cette assemblée
32:172022 il y en a 89
32:192024 il y en a 144
32:20députés d'extrême droite
32:22donc la première des choses
32:24c'est de rompre
32:24avec une politique
32:25qui fait monter
32:26cette extrême droite
32:27et c'est ce que nous reprochons
32:28notamment aux socialistes
32:28et qu'est-ce que vous dites
32:29aux socialistes très précisément
32:30à l'approche de celle municipale
32:31ensuite la deuxième chose
32:32moi je voudrais savoir
32:32quels propos
32:33quels propos
32:34ou quels actes
32:35font que nous ne serions pas clairs
32:37sur la violence
32:38il y a des dizaines
32:39et des dizaines
32:40d'extraits
32:41il y a des dizaines
32:42et des dizaines
32:43d'extraits
32:43de Jean-Luc Mélenchon
32:44qui réexpliquent
32:45que la violence physique
32:46rabougrit nos mouvements
32:48rabougrit les combats
32:48que nous menons
32:49on va pas faire le début
32:49de l'édition
32:50mais il vous reproche
32:51précisément
32:51tout ce qu'on s'est dit
32:52tout à l'heure
32:53oui mais du coup
32:54quoi précisément
32:55je ne suis pas socialiste
32:56je ne suis pas là
32:57pour vous donner
32:58cet avis là
32:58le fait que vous ne suspendiez
33:01pas Raphaël Arnaud
33:03le fait que Jean-Luc Mélenchon
33:05en Occitanie
33:06je veux dire
33:07nous factuellement
33:08on vous dit que c'est ça
33:08qu'ils vous reprochent
33:09non non factuellement
33:10en fait à la fin
33:11quand vous vous cherchez
33:11et que nous répondons
33:12il n'y a à la fin
33:13absolument plus rien
33:14mais vous vous êtes favorable
33:14à des alliances au cas par cas
33:15avec les socialistes
33:16au second tour
33:17nous avons été extrêmement clairs
33:18des municipales
33:18nous avons été extrêmement clairs
33:20lorsque les insoumis
33:21arriveront en tête
33:23au premier tour
33:23ils proposeront
33:24le rassemblement
33:25et ils créeront
33:26les conditions
33:26pour le rassemblement
33:27notamment avec
33:28les autres listes de gauche
33:29ça c'est ce que nous
33:31nous avons dit
33:32par contre
33:32ceux qui ne sont pas clairs
33:33c'est justement
33:34les socialistes
33:34qui eux expliquent
33:36que ça serait peut-être
33:37au cas par cas
33:38d'autres disent jamais
33:39et nous avons entendu
33:41notamment des candidats
33:43à Paris expliquer
33:43qu'il n'y aurait jamais
33:45d'alliance avec les insoumis
33:46donc c'est à eux
33:47de répondre à la question
33:48ce n'est pas à nous
33:48nous avons répondu à la question
33:49autre mouvement de gauche
33:51qui est concerné
33:51donc les écologistes
33:52Yannick Jadot
33:54donc sénateur
33:54du parti des écologistes
33:56et ancien candidat
33:56à l'élection présidentielle
33:58a expliqué donc
33:59dans les colonnes
33:59de la tribune dimanche
34:00que si Jean-Luc Mélenchon
34:01n'apportait pas
34:01de clarification
34:02nécessaire
34:03sur les liens
34:04entre
34:04vous voyez où je veux en venir
34:05entre LFI
34:07et la jeune garde
34:08qu'une alliance
34:09au municipal
34:09ne serait pas possible
34:11pareil
34:11quelle est votre réaction
34:12Ma réaction c'est
34:13je me demande
34:13quelle responsabilité
34:14a M. Jadot
34:15pour dire ça aujourd'hui
34:16parce que j'ai vu
34:17les propos qui ont été tenus
34:18par la présidente de groupe
34:19Cyrielle Châtelain
34:20à l'Assemblée nationale
34:22des écologistes
34:23ou encore
34:23par Marine Tondelier
34:25il s'exprime en qualité
34:26d'ancien concurrent
34:28à la présidentielle
34:29avec une autorité
34:29également sur le parti
34:30M. Le Dill n'a aucune responsabilité
34:31particulière
34:32pour dire cela
34:32et je veux saluer
34:33la prise de parole
34:34notamment de Cyrielle Châtelain
34:35et de tous les écologistes
34:37Sandrine Rousseau
34:37et d'autres
34:38qui comprennent
34:39l'enjeu politique
34:40de ce qui est en train
34:40de se passer
34:41et qui comprennent
34:42que l'enjeu
34:43est justement
34:43de faire front
34:44contre l'extrême droite
34:45qui pilule maintenant
34:46et qui prend le pouvoir
34:47un peu partout en Europe
34:49aux Etats-Unis
34:49et à beaucoup d'autres endroits
34:50Alors on l'avait promis
34:51on parle aussi d'international
34:53bien évidemment
34:53je vais faire le lien
34:54avec tout ce qu'on vient
34:55de se dire
34:56et quelque chose
34:56qui nous parvient
34:57à l'instant
34:58Mathilde Panot
34:59c'est la France
35:00qui va convoquer
35:00l'ambassadeur américain
35:02Charles Kirchner
35:03après les propos
35:04qui ont été notamment
35:05recueillis
35:06de l'administration américaine
35:09visant la France
35:10enfin en tout cas
35:10certains mouvements
35:12quelle est votre réaction
35:13à cette convocation ?
35:14Il serait temps
35:14de comprendre
35:15que les Etats-Unis
35:15poursuivent leur propre intérêt
35:17et que ce n'est pas
35:17l'intérêt
35:18ni du peuple français
35:19ni des peuples
35:20en Europe
35:21je rappelle que la France
35:22s'est fait espionner
35:23et a fait écouter
35:25les Etats-Unis
35:26ont fait écouter
35:26des présidents français
35:28pendant des années
35:29sans qu'il n'y ait
35:29aucune réaction
35:30que nous avons
35:31un président de la République
35:32qui n'a eu de cesse
35:33d'accroître encore
35:34les dépendances
35:35aux Etats-Unis
35:36qui a vendu
35:37je rappelle
35:38Alstom à General Electric
35:39et qui de ce fait
35:40à la fois sur des enjeux
35:42numériques
35:42sur des enjeux de défense
35:44s'est livré
35:45dans la main
35:46des Etats-Unis
35:47Vous saluez cette convocation
35:48de l'ambassadeur américain ?
35:48Bien sûr
35:49et je crois qu'il est plus
35:50que jamais nécessaire
35:51de dire qu'il nous faut
35:52être indépendants
35:53et qu'il faut arrêter
35:54de poursuivre
35:56la voie
35:57de ce qui se fait
35:58au niveau du trumpisme
35:59dans notre pays
36:01je rappelle par exemple
36:02que je trouve
36:02extrêmement choquant
36:04qu'un ministre
36:05comme le ministre
36:05des Affaires étrangères
36:06M. Barraud
36:07puisse demander
36:08la démission
36:08de Francesca Albanese
36:10la rapporteure spéciale
36:11des territoires
36:12occupés en Palestine
36:15dont il l'a accusé
36:16d'avoir tenu
36:16des propos
36:17qui n'ont jamais
36:18été tenus
36:19dont le quai d'Orsay
36:20admet lui-même
36:20qu'ils n'ont jamais
36:21été tenus
36:22et qui continue toujours
36:23de demander la démission
36:24Pas que ça
36:24Il accuse également
36:26Francesca Albanese
36:27d'être exprimé
36:28dans le cadre
36:28d'une conférence
36:29avec notamment
36:29en visioconférence
36:30dans ce forum
36:32un dirigeant politique
36:32du Hamas
36:33Khaled Mechal
36:34et en présence
36:34d'un représentant
36:35du gouvernement iranien
36:36qui s'appelle
36:36Abbas Arachi
36:38Oui enfin
36:38en fait
36:39vous voyez que
36:40moi j'ai extrêmement honte
36:42de voir mon pays
36:42qui continue
36:44dans la propagande
36:45qui est faite
36:46par le gouvernement
36:46de Netanyahou
36:47qui continue
36:48à ne rien dire
36:49alors que le génocide
36:50continue toujours
36:51à Gaza
36:51que vient d'être déclaré
36:5310% des terres
36:54de Cisjordanie
36:54comme terre d'Etat
36:55donc avec une colonisation
36:57qui ne cesse de s'accroître
36:58et que la seule réaction
36:59de la France
36:59est de permettre
37:00de nouveau à Netanyahou
37:01pourtant poursuivi
37:02par un mandat d'arrêt
37:03de la Cour pénale internationale
37:05de survoler notre territoire
37:07et qui vise
37:08à faire taire
37:08les voies pour la paix
37:09notamment
37:09sur l'actualité internationale
37:10que je remercie
37:12du travail extraordinaire
37:13qu'elle a fait
37:13pour dénoncer ce génocide
37:14et j'invite toutes celles
37:15et ceux qui nous écoutent
37:16à signer l'initiative
37:17citoyenne européenne
37:18pour forcer
37:19la Commission européenne
37:20à prendre des sanctions
37:21contre Israël
37:22notamment en suspendant
37:24l'accord d'association
37:24entre l'Union européenne
37:25et Israël
37:26Amandine
37:26Sur l'actualité internationale
37:27toujours avec notamment
37:28la situation en Iran
37:30Donald Trump dit
37:31maintenant qu'il se donne
37:3210 jours
37:33pour voir si un accord
37:34est possible avec Téhéran
37:35faute de quoi
37:36je le cite
37:36de mauvaises choses arriveront
37:37on voit que les Etats-Unis
37:38renforcent leurs moyens militaires
37:40à proximité
37:41de l'Iran
37:42comment doit se positionner
37:44la France
37:44pour vous
37:45sur ce dossier ?
37:46La France doit s'opposer
37:47absolument
37:48à une intervention militaire
37:49je rappelle
37:49qu'il y a déjà eu
37:50des bombardements
37:51sur l'Iran
37:51c'était en juin 2025
37:52c'était une frappe
37:54états-unienne
37:55notamment sur la prison
37:56d'Evin
37:56dans lequel se trouvaient
37:57Jacques Collère
37:58et Cécile Paris
37:59qui je le rappelle
38:00sont toujours en Iran
38:02et n'ont pas encore
38:04quitté l'ambassade
38:05et nous appelons
38:05à ce qu'ils puissent
38:06revenir le plus vite possible
38:08mais donc je rappelle
38:09qu'on avait une inquiétude
38:10sur leur situation
38:11à ce moment-là
38:12et que dans cette frappe
38:1380 personnes ont été tuées
38:14dans la prison d'Evin
38:15et que ces 80 personnes
38:16étaient à immense majorité
38:18des opposants au régime
38:19donc on ne libère pas
38:20un peuple avec des bombes
38:22et la France
38:23doit se situer
38:24au niveau du droit international
38:25notamment pour faire en sorte
38:27qu'il puisse y avoir
38:27des élections libres
38:29et notamment libres
38:30dans leur candidature
38:30pour que le peuple iranien
38:32puisse décider
38:33de son destin
38:33et moi je suis très inquiète
38:35de voir
38:36le nombre
38:36d'armements
38:38qui se trouvent
38:39massés près de l'Iran
38:40par les Etats-Unis
38:40qui se préparent
38:41effectivement aux côtés
38:42des négociations
38:43à pouvoir intervenir
38:44Autre déclaration
38:46de Donald Trump
38:47cette semaine
38:47dans une tonalité fidèle
38:49à ses habitudes
38:51Je peux détruire un pays
38:52mais pas le taxer
38:53d'un seul dollar
38:53Il fait allusion
38:54aux droits de douane
38:55qui ont été retoqués
38:57par la Cour suprême américaine
38:59donc ça
39:00c'est un impact direct
39:01sur le commerce international
39:03et donc la France
39:04entre autres
39:05Il a annoncé
39:07faire passer
39:08sa nouvelle taxe douanière
39:09de 10 à 15%
39:11avec effet immédiat
39:13Comment est-ce que
39:14tout cela va se finir
39:15et qu'est-ce que la France
39:15peut concrètement faire
39:17face à Donald Trump ?
39:18Alors d'abord
39:19la première chose
39:20c'est que
39:21c'est un camouflet
39:22pour la politique de Trump
39:23même si derrière
39:24vous l'avez dit
39:25ça ne l'empêche pas
39:25de continuer
39:26la guerre commerciale
39:27qu'il est en train de faire
39:28Donc vous saluez
39:28la décision déjà
39:29de la Cour suprême ?
39:30Moi je salue
39:31le fait qu'il puisse
39:32peut-être y avoir
39:34puisque Donald Trump
39:35lui-même dit
39:36que sa seule limite
39:37est sa propre morale
39:38qu'il puisse y avoir
39:40non seulement
39:40des règles du droit international
39:41que Donald Trump
39:43est en train de détruire
39:43complètement avec son
39:44conseil de la paix
39:45visant à décrédibiliser
39:47l'organisation des Nations Unies
39:48mais aussi à décrédibiliser
39:50les propres règles
39:50de l'état de droit
39:51qui se trouvent aux Etats-Unis
39:52ce qu'on voit avec
39:53l'AIS
39:54et ce qu'on voit
39:55sur le commerce international
39:56donc sur le commerce international
39:57la France doit travailler
39:59à sortir de ses dépendances
40:00vis-à-vis des Etats-Unis
40:01je le dis
40:02avec une forme de gravité
40:03parce que ce qui s'est passé
40:05l'été dernier
40:05où l'Union Européenne
40:07a accepté
40:08avec un chantage
40:08aux droits de donne
40:10qui étaient faits
40:10a accepté
40:11un accord
40:12qui est absolument délétère
40:14qui vise à acheter
40:14des centaines de milliards
40:16d'armes aux Etats-Unis
40:17qui vise à acheter
40:18des centaines de milliards
40:19là aussi
40:19d'énergie
40:19aux Etats-Unis
40:20notamment du gaz de schiste
40:22Etats-Unis
40:22et bien tout cela
40:23ne correspond pas
40:24aux intérêts européens
40:26et aux intérêts français
40:27et donc pour cela
40:28il faut
40:29et nous avons demandé
40:30une commission d'enquête
40:31pour sortir des dépendances
40:32avec les Etats-Unis
40:33et je veux signaler
40:33que notre droit de tirage
40:34de commission d'enquête
40:35mené par Aurélie Trouvé
40:36actuellement
40:37porte justement
40:38sur les fonds de pension
40:39y compris états-uniens
40:41puisque la majorité
40:41ce sont des fonds de pension
40:42états-uniens
40:43qui détruisent
40:44la capacité productive
40:45de la France
40:45Alors on va juste
40:46vous remontrer
40:47la citation Jules
40:48de Jean-Luc Mélenchon
40:49dans la tribune dimanche
40:51pour recontextualiser
40:53effectivement
40:54ce qui a été dit
40:55c'est important
40:57parce qu'il faut
40:58que tout soit très clair
41:00la citation
41:01de Jean-Luc Mélenchon
41:02que vous voyez ici
41:04Jules
41:04qu'est-ce qu'il a dit
41:05précisément ?
41:06Donc ça c'est
41:10dans la tribune dimanche
41:12il qualifie
41:14ce qu'il s'est produit
41:15le moment où
41:18Quentin de Ranck
41:19a été battu à mort
41:20il le qualifie
41:21de bataille de rue
41:22il fait une analyse politique
41:23en prenant
41:23le recul
41:25sur quelles seront
41:25les conséquences
41:26pour la France insoumise
41:28et il estime
41:29que
41:30dans
41:31à court
41:32moyen
41:33long terme
41:33que le public
41:34sera
41:34Ceci d'importante
41:35il ne dit pas
41:36mot pour mot
41:37qui se souviendra
41:38d'ici à 2027
41:39de ce qu'il qualifie
41:40je le précise
41:41c'est très important
41:42C'est bien
41:43Je le fais
41:45et Jean-Luc Mélenchon
41:46a réagi à l'instant
41:47sur les réseaux sociaux
41:48nous rétablissons
41:49les faits
41:49C'est le terme de bataille de rue
41:51C'est le terme de bataille de rue
41:52qui est attribué
41:53à Jean-Luc Mélenchon
41:53Ce qu'on a interrogé tout à l'heure
41:54sur qui se souviendra
41:55il se trouve qu'il n'a pas dit cela
41:56Donc moi
41:57j'invite toutes celles et ceux
41:58qui ont
42:00des campagnes
42:01qui sont faites
42:01contre la France insoumise
42:02à vérifier d'abord
42:03les informations
42:03et à se rappeler
42:05que nous sommes
42:05face à une instrumentalisation
42:07politique
42:07qui vise à décrédibiliser
42:09notre force politique
42:10pourquoi pas
42:10à la faire disparaître
42:11puisque certains
42:11aimeraient dissoudre
42:13la France insoumise
42:14et donc
42:14j'invite toutes celles et ceux
42:16qui nous écoutent
42:17à garder leur sang-froid
42:18et à se rappeler
42:19que nous
42:19nous ne cèderons pas
42:20un pouce
42:21face à l'extrême droite
42:22parce que c'est aussi
42:23l'objet de cette offensive
42:24Merci Mathilde Panot
42:25d'avoir été avec nous
42:26dans BFM Politique
42:27La citation
42:27vous la voyez ici
42:28les faits sont rétablis
42:29Merci à vous de nous avoir suivis
42:30Dans quelques instants
42:32c'est à faire suivante
42:32avec Pauline Horonat
42:33et Dominique Rizet
42:34L'info continue
42:35sur BFM
42:36Bonne journée
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