- il y a 6 heures
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.
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00:00Générique
00:00Vous êtes bien dans BFM Politique, notre invité Xavier Bertrand.
00:09Bonjour, merci d'être avec nous à mes côtés pour vous interroger ce matin Amandine Attalaya,
00:13éditorialiste politique BFM TV et Bruno Jeudy, directeur de la Tribune Dimanche.
00:19La Tribune Dimanche qui est notre partenaire pour cette émission.
00:23Alors on va bien survenir dans un instant à la question des élections municipales
00:26et cette proposition en quelque sorte de liste potentielle d'union au second tour au cas par cas de Jordan Bardella.
00:33Mais d'abord évidemment l'actualité qui a marqué ces dernières heures.
00:36Jack Lang, l'ancien ministre, qui a donc annoncé sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe
00:41après la révélation de ses liens avec Jeffrey Epstein.
00:45Jack Lang qui apparaît à près de 700 reprises dans les millions de documents liés à cette affaire.
00:50Alors on le disait, en l'état rien de répréhensible,
00:52il n'est en rien relié en l'état aux terribles crimes de ce pédocriminel,
00:56mais se pose la question des liens d'intérêt.
00:59Son avocat précise néanmoins, l'avocat de Jack Lang,
01:01que cette démission n'est en rien un aveu de culpabilité.
01:05Ici même, sur ce plateau, il y a quelques jours, l'ancien ministre socialiste disait
01:08« Je suis blanc comme neige, je n'ai jamais eu connaissance de son passé judiciaire ».
01:13Est-ce que vous croyez Jack Lang ?
01:15Écoutez, moi je ne vais pas rentrer dans le détail de ce qu'il dit.
01:18Une chose est certaine, il devait partir, il devait quitter l'Institut du Monde Arabe.
01:24Parce que la démission, c'est la façon de protéger l'institution.
01:28Voilà, il l'a fait.
01:30Nous avons eu également des échanges dans ma région des Hauts-de-France avec sa fille, Caroline Lang,
01:34qui était membre du conseil d'administration de Sérimania,
01:37avec Laurence Herzberg, la directrice générale, Anne Bouvreau la présente.
01:40Nous estimions qu'il n'était pas possible qu'elle y reste.
01:43Il y avait aussi Pictanovo, c'est le bras armé du conseil régional des Hauts-de-France
01:48sur tout ce qui est aide à la production cinéma audiovisuel.
01:53Nous lui avons demandé de quitter ses fonctions, ce qu'elle a fait elle-même la semaine dernière.
01:57Et c'est une façon, encore une fois, de protéger les institutions.
02:00Quand vous entendez Jacques Lang, que vous inspirent ses propos quand il dit « Je suis blanc comme neige ».
02:04Je viens de vous le dire, je n'ai pas l'intention de rentrer, c'est à lui de s'expliquer
02:09et de s'expliquer devant la justice, parce que le parquet national financier s'est saisi,
02:13si je ne me trompe pas.
02:14Voilà, ça c'est la première chose.
02:16La deuxième chose, c'est qu'il ne faut pas oublier aussi une chose,
02:18c'est que dans cette affaire Epstein, je trouve qu'on ne parle plus assez des victimes.
02:23Ces jeunes filles qui sont devenues ces esclaves, ces esclaves sexuels,
02:27tout ce qu'il a pu réaliser est profondément abject,
02:30mais je pense qu'il ne faut pas non plus oublier tout cela.
02:32Vous soutenez la demande de l'ONG Innocence en danger,
02:36qui était à l'origine du premier signalement en France,
02:40justement sur de possibles victimes du prédateur Epstein,
02:47et qui demande aujourd'hui la réouverture de l'enquête,
02:50si tant est que ce soit possible, pour les faits qui ne soient pas prescrits,
02:53mais elle demande officiellement la réouverture de l'enquête.
02:55Vous soutenez cette demande ?
02:56Si c'est possible, c'est souhaitable.
02:57Maintenant, c'est la justice de saisir, elle le fait via le PNF,
03:00mais à chaque fois que c'est possible, je pense qu'il faut être capable de le faire,
03:04notamment par rapport à toutes ces victimes.
03:05Amandine ?
03:05Est-ce que Jack Lang a bénéficié d'une forme de complaisance ces années passées,
03:10comme l'avance aujourd'hui, par exemple, le Rassemblement National ?
03:12Il a en tout cas été reconduit il y a deux ans à la tête de l'Institut du Monde Arabe
03:16par Emmanuel Macron.
03:19Complaisance à un moment donné ou pas de certains ?
03:20Vous venez de le dire, le Rassemblement National,
03:22eux, je les laisse faire de la politique.
03:25Aujourd'hui, un, la priorité, le respect des victimes,
03:28est de pouvoir aller jusqu'au bout de la défense de leurs droits.
03:31Et la deuxième chose, il a démissionné, dont taxe était indispensable.
03:35Est-ce que la France insoumise a déposé une demande d'ouverture
03:40de commissions d'enquête parlementaires pour faire transparence,
03:44pour essayer de savoir ce qui s'est passé autour de ces années Epstein,
03:48notamment à Paris, en France ?
03:52Est-ce que vous soutenez la demande de LFI ?
03:55Je viens de vous répondre par avance.
03:57La justice ?
03:58Les commissions parlementaires ne peuvent pas saisir
04:00de faits qui sont effectivement poursuivis par la justice.
04:05Xavier Bertrand, le Premier ministre Sébastien Lecornu,
04:07s'exprime ce matin dans la presse quotidienne régionale.
04:10Il confirme un ajustement gouvernemental,
04:13on ne parle plus de remaniement,
04:14le terme semble écarter un ajustement gouvernemental,
04:16dit-il, d'ici le 22 février,
04:18pour remplacer les candidats aux élections municipales,
04:21et notamment Rachida Dati,
04:22qui va quitter le ministère de la Culture.
04:25Il assure, je cite, que 2026 sera une année utile.
04:27Il annonce deux décrets,
04:28notamment pour réformer l'aide médicale d'État.
04:31On trouve la porte à une révision,
04:33comme on dit, du panier de soins,
04:34même si ce n'est pas très précis là-dessus.
04:36Affirme que d'ici quelques jours,
04:37la programmation pluriannuelle sur l'énergie,
04:40ce sera pris par décret.
04:41Il dit d'ailleurs que l'électricité,
04:43si vous chauffez l'électricité,
04:44l'électricité n'augmentera pas.
04:46Est-ce que tout ce qu'il annonce,
04:47ça va dans le bon sens à vos yeux ?
04:49Immigration, énergie, armée,
04:52ce que vous venez d'indiquer,
04:53c'est bien ça, les trois priorités.
04:54Je ne sais pas, il y a 34 ministres.
04:57Donc un chef de gouvernement et un gouvernement,
04:59ça doit agir sur tous les dossiers,
05:01sur tous les fronts.
05:02Et la sécurité, ce n'est pas prioritaire.
05:04Pour les Français, pour moi, ça l'est.
05:06La santé, ça l'est également.
05:08L'école, il n'y a pas des choses à faire.
05:10Et le fait aussi de commencer à se sortir
05:14de ce blocage français,
05:17qui fait que tout est décidé,
05:19et bien souvent mal décidé à Paris.
05:21On s'y attaque quand ?
05:22À la différence d'autres candidats à l'élection présidentielle
05:25qui vous disent, ça va mal.
05:26Moi, j'ai des solutions,
05:27mais vous attendrez 2027 pour connaître mes solutions.
05:30Moi, je mets des solutions sur la table aujourd'hui.
05:33C'est un Premier ministre issu de la droite.
05:35Vous êtes assez critique.
05:36C'est-à-dire, il n'est pas courageux, Sébastien Lecornu ?
05:38Il n'y met pas assez de cœur ?
05:40On a une heure, là, je crois, un peu plus.
05:42Voilà, donc on a tout le temps.
05:44On a tout le temps.
05:45La santé.
05:46Vous avez aujourd'hui 6 millions de Français
05:47qui n'ont pas déclaré de médecin traitant,
05:50qui sont pénalisés pour cela.
05:511,5 million de Français en affection de longue durée,
05:54parmi les personnes qui sont les plus souffrantes,
05:56n'ont toujours pas de médecin traitant.
05:58Ça, de changer ses règles
06:00pour qu'autant de Français ne soient plus privés
06:02de médecin traitant,
06:03ça ne demande pas de budget,
06:04ça ne demande pas de loi.
06:06Alors, on s'y met maintenant.
06:07L'école.
06:08Le drame aujourd'hui des profs non remplacés.
06:12Des profs non remplacés.
06:14Ce n'est pas une question de budget,
06:15ce n'est pas une question de loi,
06:16c'est un sujet prioritaire.
06:19Prioritaire pour le niveau de nos élèves,
06:21prioritaire par rapport aux angoisses des parents.
06:23Un autre sujet qui concerne l'école,
06:24Parcoursup.
06:26Parcoursup, c'est le drame
06:27parce que beaucoup de nos concitoyens
06:29ont le sentiment qu'on remet l'avenir de nos enfants
06:32dans les mains des algorithmes.
06:34Ce n'est pas tout à fait la vérité,
06:35mais il y a un besoin
06:36de mieux expliquer les choses,
06:38de prendre en compte les angoisses des familles.
06:40Ça ne demande pas de budget,
06:41ça ne demande pas de loi.
06:42Qu'est-ce que l'on attend ?
06:44Ça fonctionne si mal, Parcoursup,
06:45980 000 jeunes chaque année qui s'inscrivent,
06:49et finalement, à l'usage,
06:50quand on se penche un peu sur le dossier,
06:53par rapport à ce qui se faisait avant,
06:55ça ne fonctionne pas si mal.
06:56Oui, et on ne peut pas l'améliorer ?
06:58Bien sûr que si.
06:59Parce qu'encore une fois,
07:00je disais, je dois être âgé,
07:02j'ai encore des enfants qui étaient dans la logique de Parcoursup
07:05encore l'an dernier,
07:07mais il n'y a pas assez d'accompagnement.
07:09Il n'y a pas assez d'accompagnement des familles.
07:11Il n'y a pas assez de formation.
07:13Il y a des endroits où ça se passe bien,
07:14mais un système républicain, Bruno, je dis,
07:16ça doit se passer bien partout,
07:19dans tous les établissements.
07:19Vous mettez sur la table, ça veut dire quoi ?
07:21Ça veut dire qu'à vos yeux, la feuille de route du Premier ministre,
07:24elle est insuffisante ?
07:25Elle n'est pas assez large, je vous l'ai dit.
07:27Il y a 34 ministres, il n'y a pas 3 ministres.
07:29En plus, nous avons voté,
07:32nous avons maintenant un budget qui est un budget raté.
07:36Nous ne racontons pas l'histoire.
07:37Il est raté, mais il valait mieux un budget raté
07:39que pas de budget du tout.
07:41Raté parce que l'influence du groupe socialiste
07:44a été déterminante,
07:46alors qu'il y a quand même dans la majorité
07:47d'autres formations politiques.
07:49C'est un budget socialiste ?
07:50Un budget raté.
07:51Vous l'auriez voté quand même ?
07:52Pardon ?
07:53Vous l'auriez voté quand même ?
07:54La politique du pire, ce n'est pas mon registre.
07:56Donc vous auriez voté non ?
07:57Oui, mais attendez, j'aurais été parlementaire,
07:59je l'ai dit, je l'aurais voté
08:01parce qu'on doit éviter une crise politique
08:05en plus de celle que nous connaissons,
08:07mais de l'autre côté, il y avait une autre façon de faire.
08:09L'autre façon de faire, c'est
08:11ce que vous faites dans votre ménage,
08:13ce que vous faites dans une entreprise,
08:14quand vous avez trop de dépenses,
08:16vous réduisez vos dépenses.
08:18Or, clairement, aujourd'hui,
08:20ce choix-là n'a pas été fait par le gouvernement.
08:22Et ce que je vous dis, par exemple,
08:24c'est ce que nous faisons, nous,
08:25dans l'ensemble des collectivités.
08:26Une mairie jusqu'à une région,
08:28vous avez la nécessité de baisser les dépenses.
08:31Donc, ce que je vous dis,
08:32c'est que ce budget, beau être raté,
08:33vous avez absolument besoin aujourd'hui,
08:35notamment, d'aider les entreprises,
08:38d'aider les entreprises de façon à éviter
08:40que nous ayons un décrochage économique
08:41et que nous ayons une remontée,
08:44voire une explosion du chômage.
08:45Ce qui veut dire, je finis juste sur ce point,
08:48ce qui veut dire, par exemple,
08:50aider les entreprises à se développer
08:52quand elles ont des projets
08:52et à s'implanter.
08:54Ce que je viens de vous dire à l'instant,
08:56ça ne coûte rien,
08:57ce n'est pas une loi,
08:58c'est par décret
08:59que l'on peut simplifier
09:01la vie des entreprises
09:02sans attendre 2027.
09:04En 2027, il y a d'autres propositions,
09:07mais je vous en fais aujourd'hui.
09:08Deux choses.
09:09Parmi les priorités du Premier ministre,
09:11on a vu celles qui ont été avancées,
09:13vous en avez avancé d'autres.
09:14Il y en a une,
09:15c'est l'emploi,
09:16qui semble se dégrader à nouveau,
09:18en tous les cas sur la fin de l'année 2025.
09:21On verra ce qu'il y en a au début de mai 2026.
09:23Est-ce que le Premier ministre
09:24n'a pas écarté trop rapidement
09:25la proposition du MEDEF
09:27sur l'emploi des jeunes ?
09:29Vous la détaillez pour ceux qui nous regardent,
09:31cette proposition du MEDEF ?
09:33Je sais, vous allez nous dire
09:34que c'est une sorte de CPE.
09:35C'était un CDI qui permettait
09:38une rupture sans motif
09:39durant les premières années de ce contrat
09:40avec une indemnisation
09:41qui augmentait au fur et à mesure
09:43du temps passé dans l'entreprise.
09:45Mais le pire, c'est quoi ?
09:46C'est qu'on pourrait licencier ces jeunes
09:49sans aucun motif.
09:51Alors moi, je vous le dis,
09:52avec moi, pas question.
09:54Ces jeunes ont des difficultés d'insertion.
09:57On sait tous, aujourd'hui,
09:58qu'ils sont le cœur des priorités.
10:01Mais de dire à un jeune,
10:02parce que toi,
10:02tu as eu un parcours chaotique,
10:03toi, on va pouvoir te licencier
10:06sans aucun motif,
10:07c'est inacceptable.
10:09Et je le dis,
10:10que ce soit pour cette année 2026
10:11et après 2027,
10:13si les Français me font confiance,
10:14il n'est pas question
10:15d'avoir un contrat
10:16où on peut licencier les jeunes
10:19sans aucun motif.
10:21Ce n'est pas pensable.
10:22Ce ne sont pas des sous-salariés.
10:24Donc, je sais bien
10:25ce que cherche à faire le MEDEF,
10:26c'est aussi à provoquer en disant
10:28qu'il y a un problème
10:29que personne ne regarde.
10:30Mais en attendant,
10:31cette solution-là,
10:32pour moi,
10:33il n'en est absolument pas question.
10:35Il y a quand même un problème
10:35pour l'emploi des jeunes en France
10:37qui est très important
10:38et notamment dans les quartiers populaires
10:40où c'est vrai que le niveau
10:42de chômage est très élevé.
10:44Oui, mais il y a une solution à ça
10:46qui marchait très bien,
10:47l'apprentissage.
10:49L'apprentissage,
10:50dans ma région,
10:51je crois qu'à l'époque,
10:52j'étais le seul président de région
10:53à soutenir la réforme
10:55qui avait été mise en œuvre
10:55par Muriel Pénicaud.
10:58On est passé d'à peu près
10:5933 000 jeunes en apprentissage
11:00dans ma région
11:01sur toutes ces années
11:02à 80 000.
11:03Sauf que depuis l'an dernier,
11:05on est revenu
11:06sur un certain nombre
11:07davantage liés à l'apprentissage.
11:08On a quand même le chic
11:10dans ce pays
11:10pour casser ce qui marche bien.
11:13Et encore une fois,
11:14pourquoi ?
11:15Pour des questions
11:16d'économie budgétaire.
11:18Donc, encore une fois,
11:19sur ces sujets-là,
11:20je crois qu'il faut continuer
11:21à remettre en avant
11:22l'apprentissage
11:23qui est la bonne solution
11:24parce qu'un jeune
11:25qui apprend un métier
11:26et à l'école,
11:27en école d'apprentissage
11:28et dans une entreprise,
11:30il a deux fois plus
11:30de chances de trouver.
11:32Et puis, il y a aussi autre chose
11:33qui est importante, Bruno,
11:34je dis.
11:34C'est un peu le mariage
11:36des générations,
11:37la transmission.
11:38La fierté qui y a
11:39chez des maîtres d'apprentissage
11:40qui apprennent leur métier
11:42avant de partir,
11:42avant de quitter,
11:43avant de partir en retraite
11:44à des jeunes.
11:45Ça, ça marche bien
11:46et il faut absolument
11:48remettre ça.
11:49Xavier Bertrand.
11:49Mais en tout cas,
11:50des jeunes considérés
11:51comme des sous-salariés
11:52et des jeunes
11:53qu'on peut sortir sans motif,
11:55alors pas avec moi.
11:56Xavier Bertrand,
11:57budget raté,
11:58une feuille de route
11:59qui est incomplète.
12:00Je reprends la question
12:00d'Amandine
12:01il y a quelques secondes.
12:02Finalement,
12:03Sébastien Lecornu,
12:04Premier ministre,
12:04est-il à vos yeux
12:05un Premier ministre courageux
12:06ou un Premier ministre faible ?
12:07Non mais attendez,
12:08je ne suis pas là.
12:08Et c'est votre boulot ça
12:09de filer des adjectifs.
12:10Moi, je vais vous dire une chose,
12:11je veux que mon pays avance.
12:13Mais vous le qualifiez comment ?
12:14Mais je n'ai pas à le qualifier,
12:15je ne suis pas journaliste.
12:16Vous pouvez faire un bilan.
12:16Je ne suis pas commentateur.
12:17Je vous explique.
12:18Vous pouvez faire un bilan
12:18de ces premières semaines
12:19et de ces premiers mois à Matignon.
12:20C'est votre boulot.
12:21Vous voulez que quelqu'un vienne
12:22s'asseoir là-bas et que quelqu'un vienne
12:22s'asseoir là-bas.
12:22Réussis ou loupez ?
12:24Je vous l'ai dit,
12:25ce budget, il est raté.
12:26Maintenant, on va jusqu'au bout.
12:28Moi, je suis un acteur politique
12:29qui souhaite présenter
12:32à cette élection présidentielle
12:33pour apporter des solutions.
12:35Je vous interromps une seconde.
12:36On va y revenir après.
12:37Je termine juste là-dessus.
12:39Plusieurs reprises que vous dites.
12:40Je vais m'engager
12:41comme d'autres candidats
12:42à l'élection présidentielle.
12:43Donc, on va casser la glace tout de suite.
12:45Je brise la glace tout de suite.
12:45Comme les autres.
12:46Non, mais justement.
12:47Les autres vous disent,
12:48c'est difficile aujourd'hui.
12:49Vous attendrez 27.
12:51Moi, je aide aujourd'hui.
12:52Juste, on va le dire très clairement
12:53et on va y revenir après
12:54sur ce que vous proposez.
12:55Vous avez souvent dit,
12:56je me prépare.
12:57Là, vous ne vous préparez plus.
12:58Vous êtes candidat
12:59à l'élection présidentielle.
13:00Attendez, je ne suis pas venu ce matin
13:01pour faire une déclaration.
13:02Non, mais vous le dites
13:03à plusieurs reprises.
13:04Oui, je m'y prépare
13:04et je vous explique
13:05comment je vois les choses
13:06par rapport à tout ce...
13:07Pourquoi ne pas dire franchement
13:08que je suis candidat
13:09à l'élection présidentielle ?
13:10Monsieur Daré, on a du temps.
13:11On l'a dit tout à l'heure.
13:12Je veux juste pouvoir finir mes phrases
13:14de façon à pouvoir être compris
13:15par ceux qui nous écoutent.
13:16Voilà, c'est aussi simple que ça.
13:18C'est aussi simple que ça.
13:19Donc, moi, je vous explique
13:20comment je suis dans ce débat politique
13:22et pourquoi je viens ce matin
13:24tout simplement pour dire
13:25qu'il y a d'autres solutions.
13:26Il y a d'autres choix.
13:28Et il y a une chose
13:28qui me déplaît aujourd'hui profondément.
13:32Et ça, bon, c'est aujourd'hui,
13:33ça ne date pas d'aujourd'hui.
13:35Je vous ai dit, il y a 34 ministres.
13:37Il n'y en a pas 3-4
13:38qui doivent être concernés.
13:39Mais il faut aussi des ministres
13:40qui décident.
13:42Et des ministres qui, dans notre pays,
13:44ne se laissent plus mener
13:45par le bout du nez
13:46par certaines administrations.
13:49Ça, c'est insupportable.
13:50On a connu un bal des ministres
13:52depuis des années et des années.
13:54Regardez le nombre de ministres
13:55de l'Éducation nationale.
13:56Le nombre de ministres
13:57qui se sont succédés à la santé
13:59sur les deux sujets,
14:00les deux services publics
14:02les plus importants
14:03aux yeux de nos concitoyens
14:04avec la sécurité.
14:06Et du coup, qu'est-ce qui se passe ?
14:07L'administration,
14:08la haute administration,
14:10c'est elle qui prend des décisions.
14:12Moi, je le vois sur des sujets,
14:14chez moi, des sujets importants,
14:15d'infrastructure.
14:16Il y a des ministres,
14:17Amélie de Montchalin,
14:19ministre des Comptes publics,
14:20Philippe Tabarro,
14:20ministre des Transports.
14:22Ils savent que, par exemple,
14:23un projet de grand canal,
14:25canal Sennel Europe,
14:26c'est un projet à plusieurs milliards,
14:28c'est un chantier préhentiel,
14:29il faut qu'ils voient le jour.
14:30Mais vous avez des directions,
14:31comme la direction du budget,
14:32qui leur dit qu'on n'a pas les moyens.
14:33Dès que la ministre,
14:34elle, est occupée à 150%
14:36sur le dossier du budget,
14:38qui essaye sournoisement
14:39de changer les choses.
14:40Mais qui décide dans ce pays ?
14:42Moi, je fais de la politique,
14:44parce que j'estime que c'est
14:44la politique qui a la légitimité,
14:46qui doit faire valoir...
14:48Alors, justement,
14:48la légitimité...
14:49Et pas les administrations.
14:50Et ça, ça relève
14:51d'un système à bout de souffle,
14:54où on dit
14:54les politiques sont impuissants.
14:56Non, ils ne sont pas impuissants.
14:57C'est que parfois,
14:58ils sont peut-être fatigués,
14:59et quand ils sont motivés,
15:01comme c'est le cas
15:01de ceux que je viens de vous citer,
15:03ils ne se font plus respecter,
15:05entendre...
15:05La légitimité électorale,
15:07vous en parliez avant la présidentielle.
15:09Effectivement,
15:09il y aura les élections municipales.
15:11Hier, sur notre antenne,
15:13Jordan Bardella,
15:13un peu plus d'un mois
15:15du premier tour,
15:16n'exclut pas,
15:17je cite,
15:17au cas par cas
15:18des listes d'union
15:19ou de rassemblement
15:20au second tour,
15:21en cas de danger
15:22de voir l'extrême-gauche
15:24l'emporter,
15:25une sorte de main tendue,
15:26notamment vers la droite.
15:27Qu'est-ce que vous lui répondez ?
15:29Oui, pourquoi pas ?
15:30Vous n'allez pas être surpris ?
15:31Certainement pas.
15:33Certainement pas.
15:34Pourquoi ?
15:34Parce que, en ce qui me concerne,
15:36et vous le savez,
15:37en m'interrogeant,
15:38en m'invitant,
15:39je suis résolument opposé
15:41aux dirigeants
15:42du Rassemblement national
15:43comme aux dirigeants
15:44de la France insoumise.
15:46Je combats les dirigeants
15:48de ces deux extrêmes.
15:49Parce que leur enjeu,
15:51aujourd'hui, eux,
15:52n'est pas le sortir
15:53le pays de l'ornière,
15:54c'est tout simplement
15:55de conquérir le pouvoir
15:56à tout prix.
15:58En profitant du désarroi
15:59économique, social,
16:01de l'inquiétude sécuritaire
16:03d'un grand nombre
16:04de nos concitoyens.
16:05Mais pour bien comprendre
16:05votre position,
16:06s'il y a un second tour
16:08des élections municipales,
16:09il y a une liste
16:10de la France insoumise
16:11face à une liste
16:12de Rassemblement national,
16:14quelle doit être
16:14la position des Républicains
16:15dans ce cas-là ?
16:16Vous feriez quoi, vous ?
16:17En ce qui me concerne,
16:18ni LFI,
16:19ni le Rassemblement national,
16:22ni un candidat de LFI,
16:24ni un candidat
16:24du Rassemblement national.
16:26– Quitte à ce que donc
16:27la France insoumise passe,
16:29ce que peuvent vous reprocher
16:30certains à droite ?
16:31– Non mais attendez,
16:32je sais ce que j'entends
16:33aujourd'hui.
16:34Il n'y a rien de pire
16:35que la France insoumise,
16:36Xavier.
16:36Il faut que tu fasses
16:37évoluer ta position.
16:38Non, parce qu'à ceux
16:39qui pensent que,
16:41bien évidemment,
16:42il n'y a rien de pire.
16:43Je sais exactement
16:43quelle est la stratégie,
16:45le cynisme de M. Mélenchon,
16:47avec notamment,
16:48dernièrement,
16:49son discours sur
16:50le grand remplacement.
16:51– Le grand remplacement
16:52des générations,
16:52dit-il.
16:53– Oui, le grand remplacement
16:53des générations,
16:54mais nous n'y trompons pas.
16:56C'est aussi une logique
16:58pour lui
16:58de créer uniquement
17:00l'affrontement
17:01avec le Rassemblement national.
17:03Fracturer le pays,
17:04c'est ce qu'il provoque,
17:05c'est ce qu'il provoquerait
17:06davantage encore,
17:07mais il ne cherche pas
17:08à conquérir le pouvoir.
17:09Donc certains me disent,
17:10il faut tout faire
17:11pour éviter les fiers.
17:13Si le Rassemblement national
17:14arrive un jour au pouvoir
17:16dans notre pays,
17:16et je m'y opposerai
17:17de toutes mes forces.
17:19Vous savez ce qui se passera ?
17:20– Mais là, on parle
17:20des municipales.
17:21– Mais tout est lié,
17:23vous le savez bien.
17:24Quand il fait ça,
17:25ce n'est pas le fait du hasard.
17:26Ce qui se passera,
17:27c'est qu'une fois
17:28que vous aurez
17:28le Rassemblement national,
17:29et tout le monde sait bien
17:30que, quels que soient
17:31les talents,
17:32les compétences des uns,
17:33ce n'est pas quelqu'un
17:33qui n'a aucune expérience
17:35à 31 ans
17:36qui va pouvoir sortir
17:36notre pays de l'ornière.
17:38Après l'échec
17:38du Rassemblement national,
17:40quels sont les seuls
17:41qu'on n'aura pas essayé
17:43en France ?
17:44C'est LFI.
17:45À ceux qui disent,
17:46il faudrait le Rassemblement national
17:47pour éviter LFI,
17:48ils auront
17:49et le Rassemblement national
17:50et après LFI.
17:52C'est la raison
17:53pour laquelle je combats
17:54les dirigeants
17:55de ces deux formations.
17:56Je voudrais revenir
17:57sur ce que vous venez de dire.
17:58Vous dites,
17:59ce n'est pas quelqu'un
17:59de 31 ans
18:00qui peut devenir
18:02président de la République.
18:03Vous faites de l'âge
18:04un vecteur d'inaptitude
18:07à la fonction présidentielle.
18:09Pour vous,
18:10Jordan Bardella
18:10ne peut en aucun cas
18:11aller toffe
18:14pour être président
18:14de la République
18:15en raison de son âge ?
18:16C'est les Français
18:17qui jugeront.
18:17C'est moi-même
18:18qui ai sorti cet élément.
18:20Pourquoi ?
18:21Ce n'est pas une question
18:21de compétence.
18:23Ce n'est pas une question
18:23de qualité.
18:24Moi-même,
18:24plus grande fille
18:25à 30 ans,
18:26je sais qu'elle est dynamiste.
18:28C'est une question
18:29d'expérience, bon sang.
18:31Je n'ai pas la même expérience
18:32aujourd'hui
18:33que je l'avais,
18:34voilà, 30 ans.
18:34Emmanuel Macron
18:35n'avait pas 40 ans
18:36quand il a été élu.
18:37Parce que vous le comparez ?
18:38Il n'avait pas d'expérience locale
18:39par exemple non plus.
18:40Gabriel Attal avait 34 ans.
18:41Non, je suis mis
18:42sur le critère de l'âge.
18:43Si, vous l'exercez.
18:44Alors écoutez,
18:45moi je peux d'autant plus le dire
18:46que je suis un opposant
18:47depuis toujours
18:48à Emmanuel Macron.
18:50Mais vous comparez
18:51quelqu'un
18:51qui n'a jamais eu
18:53d'expérience,
18:54M. Bardella,
18:56à quelqu'un
18:56qui a été secrétaire général
18:57de l'Élysée,
18:58ministre de l'Économie.
19:00Non mais vous faites
19:01vous-même la comparaison
19:02alors qu'elle n'a aucun sens.
19:03Voilà, c'est aussi simple
19:04que cela.
19:05Donc encore une fois,
19:06quelqu'un qui n'a pas
19:07l'expérience
19:09avec l'importance
19:10des sujets
19:11qu'on a devant nous,
19:12l'importance des défis,
19:13défis géopolitiques,
19:15le défi climatique,
19:16le défi du rapport
19:17au travail,
19:18le défi démographique,
19:20comment vous voulez
19:21quand vous n'avez pas
19:22cette expérience ?
19:23C'est aussi simple que cela.
19:23Ce n'est pas une question
19:24de compétence,
19:25ce n'est pas une question
19:26de talent,
19:26ce n'est pas une question
19:26de qualité.
19:27Vous prenez dans ces cas-là
19:28que l'expérience.
19:30Ça compte quand même.
19:31Mais je voudrais revenir
19:32quand même sur les municipales.
19:34Vous écartez quand même
19:35un peu vite
19:36la tentation
19:38quand même
19:38de beaucoup
19:39de LR
19:40sur le terrain
19:40des municipales
19:41dans l'entre-deux-tours
19:43de se raccrocher
19:44un peu
19:44aux RN
19:47et aux autres formations
19:49issues de l'extrême droite,
19:50que ce soit
19:51l'IDR
19:51ou reconquête
19:52pour pouvoir
19:53sauver leur mairie.
19:54LR n'est quand même
19:55pas très en forme
19:56à moins de...
19:58à quelques semaines
19:58du premier tour
19:59des municipales.
20:00On ne voit pas
20:01des scores florissants
20:02dans les sondages
20:03qui vous permettent
20:03d'écarter tout ça
20:04d'un revers de main.
20:06Attendez,
20:07je ne méconnais pas
20:08la tentation de certains.
20:10C'est d'ailleurs
20:10la raison pour laquelle
20:11depuis maintenant
20:12des mois,
20:13je dis à Bruno Retailleau,
20:15président des LR,
20:17qu'il est indispensable
20:18de clarifier
20:19la ligne politique
20:20et la stratégie
20:21des Républicains.
20:23Je lui ai écrit
20:24d'ailleurs
20:24cette semaine encore
20:25parce qu'il était question
20:27que je sois invité
20:29à m'exprimer
20:30devant leur commission
20:31chargée de déterminer
20:32la méthode
20:34pour le choix
20:34du candidat LR
20:36et en plus,
20:37je lui ai dit aussi une chose,
20:38on a eu un exemple
20:39très fort aujourd'hui
20:39de cette ambiguïté
20:40que vous évoquez,
20:41vous avez raison.
20:42M. Gomart,
20:43député européen
20:44LR,
20:46qui va à Nice
20:46et qui dit à Nice
20:48il faut voter Éric Ciotti,
20:49Éric Ciotti l'extrême droite.
20:51Qu'est-ce que l'on attend
20:52très clairement
20:54pour prendre les mesures
20:55qui s'imposent
20:55par rapport à M. Gomart
20:56s'il a envie
20:58d'Éric Ciotti à Nice
20:59mais qu'il aille
20:59avec Éric Ciotti.
21:00À Nice,
21:01vous soutenez Christian Estrosi.
21:02Oui,
21:03évidemment
21:03et notamment
21:04Dominique Sasson Estrosi
21:06qui est sénatrice,
21:07ce n'est pas parce que
21:08c'est l'une de mes proches,
21:09c'est quelqu'un
21:09qui a énormément de talent,
21:11je voudrais juste
21:12terminer de répondre,
21:15qui a été
21:16investi sous l'île
21:17par LR,
21:18c'est elle que choisit
21:19bien évidemment.
21:19Xavier Bartrand,
21:20vous nous direz dans un instant
21:21qu'est-ce que vous demandez
21:21très concrètement
21:22à Bruno Retailleau
21:23et s'il vous a répondu
21:24ou pas.
21:25Vous restez avec nous
21:26sur BFM Politique
21:27avec Xavier Bertrand.
21:43Vous êtes bien sur BFM Politique,
21:44notre invité Xavier Bertrand,
21:45président,
21:46les républicains de la région
21:47des Hauts-de-France.
21:47Dans un instant,
21:48on va revenir sur cette
21:49mise en garde à l'égard
21:50de Bruno Retailleau.
21:51Vous demandez une clarification
21:52de la ligne des républicains,
21:54notamment à l'égard
21:55du Rassemblement national.
21:56Mais on parlait effectivement
21:57des élections municipales.
21:59Premier tour,
21:59dans cinq semaines,
22:01il y a une guerre des droites,
22:02notamment à Paris
22:03où on voit un affrontement
22:04qui n'est plus à fleur et moucheter,
22:06très concrètement,
22:07entre Pierre-Yves Bournazel
22:08qui est soutenu
22:09effectivement par Renaissance,
22:11qui est issu du parti
22:11horizon d'Édouard Philippe,
22:12et Rachida Dati,
22:14qui elle est soutenue
22:15par les républicains.
22:16Qu'est-ce qu'il doit faire
22:17à vos yeux ?
22:18Est-ce que le combat
22:19de ses droites
22:19ne va pas finalement
22:20entraîner la victoire
22:20de la gauche ?
22:21Attendez,
22:22Rachida Dati ne se trompe pas.
22:23Elle est dans une logique,
22:24c'est la seule
22:25qui peut l'emporter à Paris
22:27et changer complètement
22:29la configuration de Paris
22:31et changer la vie
22:32des Parisiens.
22:33Bon,
22:33en ce qui concerne
22:34M. Bournazel,
22:35au bout d'un moment,
22:35il faut savoir
22:36ce qu'il préfère.
22:37Est-ce que c'est M. Grégoire
22:38ou est-ce que c'est Rachida Dati ?
22:39La seule qui peut l'emporter,
22:40mais tout le monde le sait,
22:41c'est Rachida Dati,
22:42donc il ne faut pas
22:43se tromper d'adversaire.
22:44Et je le dis clairement,
22:46Édouard Philippe,
22:49c'est le patron d'Horizon,
22:51c'est le patron
22:51de Pierre-Yves Bournazel.
22:53Au bout d'un moment,
22:53il faut qu'il dise
22:53très clairement les choses.
22:55Rachida Dati,
22:55ce n'est pas l'adversaire
22:56de Pierre-Yves Bournazel.
22:57Il faut qu'il dise quoi,
22:58Édouard Philippe ?
22:59Il faut qu'il dise quoi,
23:00Édouard Philippe ?
23:01Très sincèrement que,
23:03je ne sais pas
23:03qui est l'adversaire
23:04de M. Bournazel
23:06et d'Édouard Philippe ?
23:07C'est Rachida Dati
23:07ou c'est Emmanuel Grégoire ?
23:09C'est clair pour moi.
23:11Certainement pas les socialistes
23:12vers qui il faut regarder
23:12ou qu'il faut faciliter l'élection.
23:14Il faut aider Rachida Dati.
23:15Mais est-ce qu'il a regardé
23:16vers les socialistes
23:18puis arrive Bournazel pour l'instant ?
23:20Non mais je vous dis,
23:20à partir du moment
23:21où on fait campagne
23:23en parlant davantage
23:24de Rachida Dati,
23:25à partir du moment
23:26où on laisse entendre
23:27que pourrait résister
23:29jusqu'au bout
23:29à toute tentation
23:31de s'allier ?
23:32C'est clair quand même.
23:33Attendez,
23:34on n'est pas des perdraux
23:35de l'année
23:35autour de ce plateau.
23:37On connaît suffisamment
23:38la politique.
23:39Le choix,
23:40de toute façon,
23:40à Paris,
23:41ce sera simple.
23:42Est-ce que c'est Emmanuel Grégoire
23:43qui va continuer
23:44les années Hidalgo
23:45ou c'est Rachida Dati
23:46qui change fondamentalement
23:48les choses ?
23:48Pour moi,
23:48les choses sont claires
23:49et je pense qu'elles devraient
23:50l'être également
23:51pour Pierre-Yves Bournazel.
23:52Il doit se retirer
23:52avant même le premier tour ?
23:53Je ne vous ai pas dit ça.
23:54Je vous dis tout simplement
23:55qu'il faut arrêter
23:56de faire campagne quasiment
23:57contre Rachida Dati
23:59et qu'il va falloir
24:00s'entendre au proficelle
24:01qu'il peut l'emporter.
24:02Un tout petit mot
24:03sur la campagne
24:03de Sarah Knafo
24:04qui fait beaucoup parler.
24:05Elle est quand même
24:06pas mal montée
24:06dans les sondages.
24:08Certains la jugent
24:09plus dangereuse
24:10quand ils ne sont pas d'accord
24:11avec ses idées
24:11que par exemple
24:12Jordan Bardella
24:13ou Marine Le Pen.
24:13Quel regard vous portez sur elle ?
24:14C'est exactement la même chose.
24:16Vous savez,
24:17Éric Ciotti,
24:17Éric Zemmour,
24:18Sarah Knafo,
24:20M. Bardella,
24:21Mme Le Pen.
24:22C'est la même chose.
24:23C'est l'extrême droite.
24:24Justement,
24:24cette lettre
24:27est une clarification
24:28de la ligne des Républicains.
24:29Première chose,
24:30est-ce que Bruno Retailleau
24:31vous a répondu ?
24:32Toujours pas.
24:33Toujours pas
24:34et notamment pour M. Gomart.
24:35C'était maintenant
24:36plusieurs jours
24:37qu'il s'est exprimé
24:38en soutien à Éric Ciotti.
24:40Il est impératif
24:41que les Républicains
24:42disent très clairement
24:43qu'il n'a plus rien à faire
24:45chez les Républicains.
24:46Mais vous savez,
24:47c'est le cas aussi
24:47de certains responsables
24:48chez nous.
24:49Si quand ils viennent
24:50aux réunions LR,
24:52ils pensent à Rennes,
24:53qu'ils y aillent au Rennes.
24:54C'est qui ?
24:54Au moins,
24:55ça sera plus clair.
24:57Vous pensez à qui ?
24:57Tous ceux qui s'expriment
24:59notamment en disant
24:59que, allez,
25:01pas une voix pour la gauche,
25:02ça veut dire quoi ?
25:03Vous pensez à qui ?
25:04M. Bellamy ?
25:05Bon, écoutez,
25:05M. Bellamy par exemple.
25:06Je lui ai reproché,
25:09pas seulement sur un plateau,
25:10face à lui,
25:11à un bureau politique,
25:12d'avoir voté
25:14une motion de censure
25:15à Ursula von der Leyen
25:16parce que Jordan Bardella
25:17l'avait demandé
25:18au Parlement européen.
25:19Quand on est
25:20dans une formation
25:20comme la nôtre,
25:21gaulliste,
25:22on ne va certainement
25:23pas prendre ses ordres
25:24chez les autres
25:24et encore moins
25:25à l'extrême droite.
25:26Voilà.
25:26On croit à nos idées,
25:28on croit à notre positionnement,
25:29on croit à nos valeurs,
25:30on croit à notre indépendance,
25:31alors on se bat pour cela.
25:33Et vous voyez,
25:34quand je parle
25:34de la clarification
25:35de la ligne,
25:36Bruno Retailleau
25:37est le président
25:38de notre parti.
25:39Président du parti,
25:40j'ai animé moi-même
25:41cette fonction,
25:42ce n'est pas une fonction
25:42comme les autres.
25:43Vous êtes le président
25:44de tous les adhérents,
25:46de tous les militants.
25:48Et vous devez aussi,
25:49parce que c'était
25:49la responsabilité
25:50qui lui était confiée,
25:52bien être au clair
25:53sur la ligne stratégique
25:54et politique.
25:55Pour moi,
25:56elle est très claire,
25:56si l'on veut gagner à nouveau,
25:59ni LFI,
26:00ni RN,
26:01et ensuite de mettre
26:02notre mouvement politique
26:03en ordre de marche
26:04pour la présidentielle.
26:06C'était ça
26:06qui était demandé.
26:07Et sur ces deux points-là,
26:10aujourd'hui,
26:11on n'y est pas.
26:11Alors justement,
26:12dans le détail,
26:12deux points,
26:13pour parler sans langue de bois,
26:14ça veut dire quoi ?
26:15Vous accusez Bruno Retailleau
26:16de compromission
26:17avec l'extrême droite ?
26:18Est-ce que je vous ai dit ça ?
26:20Vous demandez une clarification,
26:21ça veut dire qu'à vos yeux,
26:22ce n'est pas très clair.
26:23Mais arrêtez de faire
26:23des procès d'intention.
26:24Moi, je ne fais pas de la politique
26:25en faisant des procès d'intention.
26:26Je fais de la politique
26:27avec mes convictions
26:28et je demande tout simplement
26:30que les gens fassent
26:31exactement ce qui leur était demandé.
26:34Voilà.
26:34Oui, mais vous avez un doute,
26:35de toute évidence.
26:36Sinon, vous ne demanderiez pas
26:37une clarification.
26:38Justement,
26:38quand j'entends notamment
26:39que Bruno Retailleau
26:40ne dit pas une voix pour la gauche
26:41dans une élection législative
26:42et qu'au final,
26:43on a l'élection...
26:44On a donc ce qu'il penche
26:45quand même à vos yeux.
26:46Il regarde avec des oeuvres
26:48le Rassemblement national.
26:49Il doit être clair.
26:50Et c'est impératif.
26:52Regardez ce qui s'est passé
26:52en haut de sa voie.
26:54Une circonscription,
26:54si je ne me trompe pas,
26:55depuis le début
26:55de la Ve République,
26:57c'est notre famille politique
26:59qui a été élue.
27:00Et là,
27:00on s'est fait quand même
27:01disqualifier
27:02et c'est l'extrême droite
27:04de M. Ciotti
27:04qui l'emporte.
27:06Non, mais c'est quand même dingue.
27:06Quand est-ce qu'on va se réveiller ?
27:08Et donc, aujourd'hui,
27:09on est en train de nous dire
27:09que la priorité,
27:11c'est de choisir
27:11le mode de désignation
27:12du candidat
27:14à la présidentielle
27:15pour LR.
27:15Non.
27:16La priorité,
27:17c'est de savoir
27:18quelle ligne politique
27:19d'indépendance
27:20on est capable d'avoir.
27:21Ici même,
27:23Bruno Retailleau
27:24nous a dit
27:25qu'à ses yeux,
27:25l'ERN fait partie
27:26de l'arc républicain.
27:28Contrairement à LFI.
27:29Est-ce qu'à vos yeux,
27:31l'ERN fait partie
27:32de l'arc républicain ?
27:33Écoutez,
27:33l'arc républicain,
27:34pour moi,
27:35c'est la conception
27:36de la liberté,
27:37de l'égalité,
27:38de la fraternité,
27:39de la laïcité.
27:40Ce n'est pas chercher
27:40des boucs émissaires
27:41comme le font
27:42M. Mélenchon,
27:43M. Bardella,
27:44Mme Le Pen.
27:45Voilà,
27:45c'est aussi simple que ça.
27:47Ce n'est pas ma conception
27:48de la façon
27:49de faire de la politique.
27:50Moi,
27:50quand je fais de la politique,
27:51c'est pour essayer
27:52de trouver des solutions
27:53pour les Français
27:54au problème des Français
27:55au problème de mon pays.
27:57Vous savez,
27:58dire la vérité,
27:59ce n'est pas si simple
28:00pour certains politiques.
28:01Trouver des solutions,
28:02ce n'est pas si simple.
28:03Moi,
28:04c'est mon ADN.
28:05Donc oui ou non,
28:05le RL dans l'arc républicain
28:06comme le dit Bruno Retailleau ?
28:07Vous me dites
28:08quelle réponse vous voulez.
28:09Je viens de vous dire
28:11que je n'ai pas
28:11la même conception
28:12que M. Mélenchon,
28:14que M. Bardella,
28:15que Mme Le Pen
28:16de l'action politique.
28:17Ce que je comprends moins,
28:19c'est depuis quelques minutes,
28:20on parle de votre parti,
28:22Les Républicains.
28:22On parle donc aussi
28:24de son dirigeant,
28:25celui qui a été élu
28:25avec trois quarts
28:26des suffrages des militants,
28:28Bruno Retailleau,
28:29que vous aviez soutenu.
28:31Et on a l'impression,
28:31un,
28:32que vous doutez
28:32de la ligne politique
28:34imposée par Bruno Retailleau
28:36et donc vous doutez
28:37lui-même,
28:38de lui,
28:39par rapport au RN.
28:41Est-ce que vous vous reconnaissez
28:42dans Bruno Retailleau ?
28:43Est-ce que vous soutiendrez
28:44sa candidature
28:45à la présidentielle ?
28:46Est-ce qu'il n'est pas
28:47le candidat naturel
28:48de votre formation politique ?
28:49Finalement,
28:50chez les gaullistes,
28:50ça fonctionnait comme ça avant.
28:51Il y avait un chef
28:52et on était derrière le chef.
28:54Vous avez vu
28:55ce que je vous ai dit
28:56tout à l'heure ?
28:56Oui, j'ai bien vu,
28:57j'ai bien entendu.
28:57Deux préalables.
28:58La ligne politique
29:00est stratégique
29:01et deuxièmement,
29:02mettre notre parti
29:03en ordre de marche.
29:04Est-ce que c'est le cas ?
29:06Non.
29:06Voilà les préalables.
29:07Si Bruno Retailleau
29:08veut être candidat
29:09à l'élection présidentielle,
29:10c'est son droit.
29:11Il n'est pas moins légitime
29:12qu'un autre.
29:13Mais si les candidats,
29:15avant même que ces deux préalables
29:16soient respectés,
29:18c'est une faute.
29:19Parce que ce qui lui a été demandé
29:20à l'époque,
29:21c'est de mettre le parti
29:23en ordre de marche.
29:24Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
29:26Il suffit de voir
29:26le dernier résultat des élections.
29:27Et quand vous me dites
29:28est-ce qu'il y a un doute ?
29:29Ce n'est pas qu'une partielle
29:30qui décide.
29:31Auparavant,
29:31il avait gagné aussi
29:32beaucoup de partielle.
29:33Les LR avaient gagné
29:34beaucoup de partielle
29:35il y a quelques mois encore.
29:38Vous pouvez vous faire
29:38l'avocat de qui vous voulez.
29:40Le problème,
29:41il n'est pas là.
29:42Monsieur Gomart va à Nice
29:44et il soutient
29:45le candidat d'extrême droite.
29:47Qu'est-ce qu'on attend
29:48pour tout simplement
29:49prendre les mesures
29:49qui s'imposent ?
29:50C'est ça la clarté.
29:51À force qu'il n'y ait plus de clarté.
29:52À force que chacun
29:53prenne à son aise
29:54avec les règles.
29:55Et après,
29:55on voudrait qu'il y ait
29:55de l'autorité dans notre pays.
29:57Quant à la tête d'un parti,
29:58on ne fait pas preuve
29:59de l'autorité nécessaire
30:00en disant à quelqu'un
30:01« Tu n'es pas d'accord,
30:02tu es pour le Rassemblement national
30:04ou pour M. Ciotti ? »
30:05Dans ces cas-là,
30:06c'est dehors.
30:06C'est simple.
30:08Vous savez,
30:08il faut quand même
30:09des choses assez simples.
30:10Justement,
30:11pour être plus simple
30:11et plus clair,
30:12est-ce que Bruno Retailleau
30:13est ou pas
30:14le candidat naturel
30:15aujourd'hui de la droite ?
30:16Je viens de vous dire
30:17à l'instant.
30:17Je viens de vous dire.
30:18Oui, mais alors
30:18admettons que ses prérequis
30:20soient satisfaits,
30:21est-ce qu'il est
30:22en position aujourd'hui
30:24d'être le candidat
30:25pour vous de la droite
30:26à l'élection présidentielle ?
30:26Il n'est pas moins légitime
30:27qu'un autre.
30:27S'il a envie de se présenter,
30:28je ne vois pas pourquoi
30:29il pourrait l'être.
30:31Moi, je souhaite porter candidat,
30:33je me prépare
30:34à cette élection présidentielle
30:35parce que je pense
30:36qu'un candidat
30:37qui sera purement
30:38les Républicains
30:39ne pourra pas l'emporter.
30:41Si vous n'avez pas envie,
30:43si vous n'êtes pas capable
30:44de rassembler
30:45au-delà de votre famille...
30:46Vous voyez à quel point,
30:47pardon Xavier Bertrand,
30:48aujourd'hui,
30:49la droite évolue,
30:50il y a une immense réflexion
30:51avec notamment aussi
30:52ce nouveau positionnement
30:53de Nicolas Sarkozy.
30:54Ça a quand même bougé les lignes
30:55qui dit par exemple
30:56que Jordan Bardella,
30:58ça le fait penser
30:59à Chirac
31:00des années 90,
31:02du RPR,
31:03c'est-à-dire
31:03c'est une dérive
31:04de Nicolas Sarkozy.
31:05Et puis quoi encore ?
31:07Non mais,
31:08ce Bardella,
31:09ce Chirac,
31:11alors qu'à l'époque,
31:12il faisait la queue
31:13pour pouvoir aller saluer
31:14Jean-Marie Le Pen,
31:15Jean-Marie Le Pen
31:16qui avait été battue
31:17par Jacques Chirac,
31:18famille politique
31:19présidée par Jacques Chirac,
31:20elle a toujours refusé
31:21les compromissions
31:21avec les extrêmes
31:22et avec l'extrême droite.
31:24Et cette idée-là,
31:25cette idée-là,
31:26pour moi,
31:26il est toujours là,
31:27il est toujours présent.
31:29La droite doit être forte,
31:30elle doit être fière d'elle-même
31:31et rendre de la fierté
31:32aux Français.
31:34Elle ne doit pas aller chercher
31:35à faire le marche-pied
31:36de l'extrême droite.
31:38Ce n'est pas ça
31:38l'histoire de notre famille politique.
31:40Tant qu'on aura
31:40des questions là-dessus,
31:42tant qu'on regardera
31:43un petit peu comme ça
31:44à l'extrême droite en disant
31:44« Allez, peut-être
31:45qu'on pourrait leur apporter
31:46la compétence ou ça ».
31:47C'est la mort.
31:49C'est la mort.
31:50La mort des idées
31:51que nous portons.
31:52La mort de ce que nous avons
31:53toujours incarné.
31:54Et je suis désolé,
31:55encore une fois,
31:56il ne faut pas céder
31:57à la facilité.
31:57Regardez,
31:58vous parlez de l'union des droites.
31:59L'union des droites,
31:59ça n'existe pas.
32:01C'est l'union de la droite
32:03avec l'extrême droite
32:04et la droite républicaine
32:06qui disparaît
32:07tout simplement
32:08pour se mettre
32:09au service
32:10de l'extrême droite.
32:10On parle aujourd'hui
32:11de primaire,
32:12mais il y en a beaucoup
32:12avec cette primaire
32:14qui cherchent à se faire
32:14un nom
32:15et pouvoir devenir ministre
32:17même si c'est avec
32:18l'extrême droite.
32:19Parce qu'il faut bien
32:19qu'on regarde aujourd'hui
32:21ce qui est en train
32:22de se jouer.
32:22Il y a des sondages
32:23qui sont impressionnants
32:25pour l'extrême droite.
32:26Et beaucoup se disent
32:27« C'est plié, c'est fait.
32:29C'est eux, c'est leur tour. »
32:30Bien sûr que non,
32:30ce n'est pas leur tour.
32:32En 2015,
32:33quand j'étais candidat
32:34aux élections régionales
32:35dans ma région
32:36des Hauts-de-France,
32:37c'était Mme Le Pen
32:37qui devait l'emporter.
32:39Circuler,
32:39il n'y a rien à voir
32:40comme il y a Félix Sébastien.
32:40C'est écrit.
32:41C'est écrit.
32:42Elle va l'emporter.
32:43Elle ne l'a pas emporté.
32:44Et elle ne l'a pas emporté
32:45six ans après.
32:46Pourquoi ?
32:47Parce que les électeurs
32:48du Rassemblement National
32:49sont des gens
32:50qui ont été trahis, déçus.
32:52Et quand ils voient aujourd'hui
32:53la droite qui va courir
32:55après l'extrême droite
32:57ou une partie de la droite
32:57qui va courir...
32:58Mais ils n'ont que mépris
32:59pour ces gens-là.
33:00Il faut être soi-même
33:01en politique.
33:01En même temps que Xavier Bertrand...
33:02Après, ça plaît
33:02ou ça ne plaît pas.
33:04Et il faut proposer
33:04non seulement de dire
33:06qu'on ne s'alliera pas avec eux
33:08mais aussi susciter de l'espoir.
33:10Faire empart n'est pas un projet.
33:12C'est l'espoir
33:13qui fait clairement la différence.
33:14Vous évoquiez Marine Le Pen...
33:15Mais M. Bardella
33:16qui ressemble à M. Chirac
33:17jamais de l'avis.
33:17Vous évoquiez Marine Le Pen.
33:19Les réquisitions ont eu lieu
33:20cette semaine
33:21dans le procès en appel.
33:214 ans de prison
33:22dont 1 ferme,
33:225 ans d'inéligibilité
33:23mais sans exécution provisoire requis.
33:26Est-ce que vous préfériez
33:27dans le fond
33:27qu'elle puisse se présenter
33:28et la battre dans les urnes ?
33:32C'est exactement la même chose.
33:33Tiens par contre
33:34vous venez de parler du jugement.
33:36Bon.
33:36On va attendre
33:37la décision du tribunal
33:39et ça montre
33:41qu'il n'y avait pas de complot.
33:42Est-ce qu'on rappelait
33:43en première instance
33:44les menaces contre les magistrats,
33:46la mise en cause
33:47de l'institution judiciaire
33:48avec une évolution
33:49de la défense de Mme Le Pen ?
33:51Ça montre bien encore une fois
33:52c'est qu'on n'a pas le droit
33:54dans notre pays
33:55de s'attaquer aux institutions
33:57et de s'attaquer à une institution
33:58comme la justice.
33:58Vous savez,
33:59il y a déjà dans notre pays
34:00aujourd'hui
34:01des piliers de la démocratie,
34:02le respect de la loi.
34:03Beaucoup trop de Français
34:04qui ne respectent pas la loi.
34:06Le consentement à l'impôt.
34:07Consentement à l'impôt
34:08où très clairement
34:09aujourd'hui
34:10il y a trop d'impôts
34:11ce qui fait que ce consentement
34:12à l'impôt vacille.
34:13Il y a la mise en cause
34:14des institutions judiciaires.
34:15Il y a la mise en cause
34:16du Conseil constitutionnel.
34:17Il y a la mise en cause
34:18pardonnez-moi au nom du pluralisme
34:19de l'audiovisuel public
34:20même s'il doit se réformer.
34:22On est en train aujourd'hui
34:23de faire vaciller
34:25des piliers de la démocratie
34:26et on laisse faire.
34:27En même temps que Xavier Bertrand
34:29les procureurs généraux
34:30eux-mêmes
34:31dans leurs réquisitions
34:32ont admis
34:33que l'exécution provisoire
34:35était peut-être
34:35disproportionnée
34:36puisqu'ils n'ont pas repris
34:38à leur compte
34:38dans les réquisitions
34:41en appel.
34:41Donc ça veut dire quand même
34:42moi je crois quand même
34:43qu'on peut avoir un avis
34:46sur la décision
34:48qui a été prise en première instance
34:49et ça avait provoqué
34:50des critiques.
34:52Moi je suis un acteur politique
34:53qui doit être candidat
34:56à cette élection présidentielle
34:57et moi je ne remets pas en cause
34:58les institutions.
34:58Vous êtes homme politique
34:59mais enfin on a bien vu
35:00que la question de l'exécution provisoire
35:01s'agissant
35:02qui est revenue sur la place publique
35:04après la condamnation
35:06de Marine Le Pen
35:07en première instance
35:07elle n'a pas été reprise
35:09à leur compte
35:09par les avocats généraux
35:11en appel.
35:13Les magistrats.
35:14Tout ça pour dire
35:14monsieur Bertrand
35:15vous dites
35:16c'est pareil
35:17mais il n'y en a pas un
35:18qui vous inquiète
35:19plus qu'un autre
35:19ou qui serait plus facile
35:20à battre
35:21ou plus dur à battre
35:22entre monsieur Le Pen
35:23et madame Le Pen
35:25et monsieur Bardella ?
35:26Parce qu'on en sera arrivé
35:26à un point
35:27où il faut chercher
35:27ce qui est le plus facile
35:28encore une fois
35:29mais c'est la fin
35:30de la politique
35:31telle que je la conçois
35:32tout ça
35:32les petites niches électorales
35:33lequel est le plus facile
35:34mais au bout d'un moment
35:35bon sang
35:36vous êtes comme vous êtes
35:37avec votre expérience
35:38avec vos projets
35:39et les français
35:40se font leur opinion
35:41est-ce que les choses
35:43changeront avec lui
35:44ou avec elle ?
35:45Donald Trump n'a jamais été
35:45mon modèle
35:46c'est ce que jure aujourd'hui
35:47Jordan Bardella
35:47ça a changé
35:48ça a changé
35:50ça a toujours été le cas
35:51qu'il a toujours été
35:52sur cette ligne
35:52il n'y a pas que les girouettes
35:53qui changent alors
35:53vous ne vous rappelez pas
35:54un peu de la fascination
35:55d'une partie d'ailleurs
35:56de la classe politique
35:57et puis du rassemblement national
35:58pour monsieur Le Pen
35:59vous savez pourquoi ?
36:00pour monsieur Trump
36:01l'absus
36:02vous savez pourquoi ?
36:04parce qu'à l'époque
36:04ça semblait plaire aux français
36:05Trump s'appelait aux français
36:07qui savaient prendre des décisions
36:10ça va plaire aux américains
36:11ça va plaire aux français
36:12il paraît qu'on suit toujours
36:13les modes américaines
36:14et puis quoi encore ?
36:16mais là aujourd'hui
36:16maintenant que monsieur Trump
36:17est moins populaire
36:18et puis qu'on s'aperçoit
36:19qu'il n'hésite pas
36:20à s'essuyer les pieds
36:21sur nombre de ses alliés
36:22il change d'avis
36:23parce que je vous parlais
36:24tout à l'heure
36:25du rapport à la vérité
36:26les dirigeants
36:28du rassemblement national
36:29ils cherchent toujours
36:30à coller
36:31à l'état de l'opinion
36:33regardez bien
36:34dès qu'il y a un sujet
36:35très difficile
36:36très sensible
36:37ils ne prennent pas position
36:38tout de suite
36:38et maintenant que les sondages
36:40changent
36:41la position du rassemblement
36:42national change
36:43je vous le disais tout à l'heure
36:44dire la vérité
36:45ça peut coûter
36:46mais il faut l'assumer
36:47de dire la vérité
36:48avoir le courage
36:49de prendre les décisions
36:50de dire ce que l'on pense
36:51je fais depuis le début
36:52de cette émission
36:53même si parfois
36:54il faut vous montrer
36:55que je ne varie pas
36:56en fonction des circonstances
36:57ou des questions
36:58ça peut coûter
36:59je l'assume
36:59on est dans des moments
37:01où les vents sont contraires
37:03il y a beaucoup de tempêtes
37:04géopolitiques ou autres
37:05il faut toujours écouter
37:06mais ne pas trembler
37:07c'est ça la différence
37:08deux questions courtes
37:09deux réponses courtes
37:10on le disait
37:10vous nous avez redit
37:11je ne suis pas là ce matin
37:12pour formaliser une candidature
37:13à l'élection présidentielle
37:14quand est-ce que vous annoncerez
37:15votre décision ?
37:15le moment n'est pas venu
37:17une primaire
37:18Gérald Darmanin dit
37:19vous en avez été un proche
37:20il est aujourd'hui au gouvernement
37:21il dit il faut une primaire
37:22il faut un seul candidat
37:23de ce bloc central
37:24y compris de ceux
37:25qui sont au gouvernement
37:26jusqu'aux républicains
37:27est-ce que c'est la seule solution
37:28aussi à vos yeux ?
37:29je n'ai rien compris
37:29est-ce que ce serait cette primaire
37:30et je ne dois pas être le seul ?
37:32vous excluez d'y participer ?
37:33non mais attendez
37:34c'est quoi cette primaire ?
37:36c'est quoi le processus
37:37de désignation des républicains ?
37:39c'est quoi ?
37:40vous savez ?
37:41moi pas
37:41pourquoi ?
37:42parce qu'on n'a toujours pas déterminé
37:43la ligne politique
37:45dans une primaire
37:46avec des gens
37:46qui ne pensent pas comme vous
37:47et qui sont prêts à s'allier
37:49notamment avec des représentants
37:51de l'extrême droite
37:52ça veut dire que celui
37:53qui perd la primaire
37:54il est prêt à suivre ce mouvement
37:56mais jamais de la vie
37:57et puis est-ce que vous êtes sûr
37:58ceux qui veulent d'une primaire
37:59jusqu'à madame Eucnafo ?
38:00madame Eucnafo
38:01elle va venir coller les affiches
38:03de celui qui aura gagné
38:04mais ça n'a aucun sens
38:05comment on fait pour choisir
38:05entre Attal, Retailleau, Philippe
38:07peut-être vous
38:07qui c'est qui dit
38:09que c'est le meilleur
38:10à la fin ?
38:11bon déjà la première des choses
38:12on est 15 mois
38:13avant l'élection présidentielle
38:14si je ne me trompe pas
38:14c'est assez proche
38:1515 mois avant
38:17le général de Gaulle
38:18n'était pas en balotage
38:1815 mois avant
38:20Valéry Giscard d'Estaing
38:21a été réélu facilement
38:2215 mois avant
38:23Édouard Balladur
38:24était président de la République
38:25et 15 mois avant
38:26Emmanuel Macron
38:27n'était même pas testé
38:28dans les sondages
38:28même pas
38:29alors je sais qu'il y a toujours
38:30une impatience
38:31et journalistique
38:32et politique
38:33mais les français
38:33c'est pas ça
38:34les français c'est là
38:35dans les 12 mois qui viennent
38:37est-ce que ma vie
38:38s'améliore ou pas
38:39on en a peu parlé tout à l'heure
38:40vous avez vu cette enquête
38:4277% des français
38:44estiment aujourd'hui
38:45que leur travail
38:46n'est pas assez payé
38:4777%
38:48moi dans ma région
38:49si j'aide les gens
38:50qui travaillent
38:51mais concrètement
38:52financièrement
38:53notamment pour la garde
38:54d'enfants
38:55pour le transport
38:56pour que les enfants
38:57puissent justement
38:58se payer leur permis
38:59de conduire
38:59c'est parce que moi
39:00je l'entends
39:00et c'est aussi pour ça
39:01que je suis candidat
39:02à cette élection présidentielle
39:03c'est pour changer
39:04pas seulement dans ma région
39:05avec 6 millions d'habitants
39:06mais changer pour
39:07l'ensemble de mon pays
39:08vous allez me faire bondir encore
39:10mais c'est pour ça
39:10que je suis candidat
39:11à cette élection présidentielle
39:12ça y est vous l'avez dit
39:13non mais Xavier Bertrand
39:14on est sérieux
39:15la seule chose
39:15qui vous intéresse
39:16c'est de savoir
39:16il va le dire
39:17il va bien le dire
39:18non
39:18non mais Xavier Bertrand
39:19au delà de votre cas
39:23la question
39:24du mode de désignation
39:27d'un candidat
39:28dans ce périmètre
39:30du bloc central
39:30est quand même déterminante
39:32elle crée de l'inquiétude
39:33vous voulez comparer
39:35les situations
39:35vous voulez comparer
39:36la situation de 2015
39:38ou 2016
39:38la situation de 65
39:40mais ce n'était pas pareil
39:41vous n'aviez pas
39:41un rassemblement national
39:42qui pointait à 37%
39:44au premier tour
39:4537% au premier tour
39:47qui laisse très très loin
39:48les autres candidats
39:49donc vous pouvez imaginer
39:50que peut-être
39:52certains de vos électeurs
39:53les électeurs de droit
39:54se disent
39:55mais comment ils vont faire
39:56diable
39:56comment ils vont s'entendre
39:58ils vont se laisser couler
39:592015
40:00c'est l'après-histoire ou pas ?
40:01non c'est pas l'après-histoire
40:02ok
40:02madame Le Pen a viré en tête
40:04au premier tour
40:04des élections régionales
40:05à 41% des voix
40:07elle l'emportait
40:08non
40:08parce que la politique
40:09c'est une part d'arithmétique
40:10c'est une question dynamique
40:11mais la question de la dynamique
40:13c'est est-ce qu'on dit
40:13la vérité aux français
40:14ce qu'ils estiment
40:15qu'on aura le courage de faire
40:16et est-ce qu'on a un projet
40:18qui est capable
40:18de nature
40:19je veux juste terminer
40:20vous pensiez être le mieux placé
40:21pour battre le rassemblement national
40:23et vous n'avez pas passé
40:24l'étape de la primaire
40:24non pardon
40:25à l'époque
40:25pour battre Emmanuel Macron
40:27pour battre Emmanuel Macron
40:28donc j'ai fait des erreurs en 2021
40:30vous inquiétez pas
40:31je ne vais pas les refaire
40:32c'est ce que j'appelais tout à l'heure
40:33l'apport de l'expérience
40:34c'est une émission qui a été très politique
40:36très politicienne
40:37pas mal politicarde
40:38mais je voudrais juste dire une chose
40:39je suis certainement responsable aussi
40:41en répondant à vos questions
40:43mais une chose est certaine
40:45l'an prochain
40:45qui sera capable
40:47d'apaiser le pays
40:49de rassembler les français
40:50et de redonner de l'espoir
40:51de remettre notre pays
40:53sur la vraie trajectoire
40:55et que les français retrouvent
40:56ça sera la réconciliation
40:57le thème de cette campagne présidentielle
40:58à vos yeux
40:59pas seulement
40:59parce qu'en 15 mois
41:01il peut aussi se passer des choses
41:02l'environnement international jouera
41:04est-ce que la France
41:05est un pays de seconde zone ou pas
41:06le discours du président de la république
41:08notamment à Davos
41:10j'en suis intimement convaincu
41:12mobilise les européens
41:14mais je pense qu'il faut aller plus loin
41:15le discours aussi à Davos
41:17du premier ministre canadien
41:19qui dit
41:20entre l'ONU
41:22qui commence de plus en plus
41:23à ressembler à la société des nations
41:24qui n'a plus l'autorité nécessaire
41:27qui est capable de mettre
41:28à la tête
41:29de comités de défense
41:30des droits de l'homme
41:30à un moment donné
41:31des dirigeants iraniens
41:32non mais n'importe quoi
41:33quand on voit le drame iranien
41:34aujourd'hui
41:35quand vous voyez aujourd'hui
41:37que l'Union européenne
41:38a besoin de se mobiliser
41:39j'étais à Varsovie
41:40avant-hier
41:41et je vois justement
41:42que les polonais ont été
41:43comme des lanceurs d'alerte
41:44qu'on n'a pas suffisamment écouté
41:46et là aujourd'hui
41:46il faut bien prendre conscience
41:47de la menace russe
41:49je pense que ça vaut la peine
41:50surtout après ce conseil
41:52de la paix
41:52ridicule de monsieur Trump
41:54où il faut faire un chèque
41:55d'un milliard
41:55pour y participer
41:56il faut qu'on s'entende
41:57il faut qu'on se parle
41:58et cette initiative
42:00entre des européens
42:01et notamment
42:01ce que propose monsieur Carnet
42:02ça a vraiment du sens
42:04vous avez souvent
42:05été sévère
42:06avec Emmanuel Macron
42:07vous ne l'avez pas aménagé
42:08est-ce que sur l'international
42:09vous diriez
42:10qu'il est à la hauteur
42:11de sa fonction ?
42:12le discours de Davos
42:12c'était important oui
42:13pour vous
42:15c'est un des discours
42:16marquants du président
42:17vous diriez ça
42:18depuis le début
42:19du second mandat ?
42:20je pense oui
42:20je pense que l'autre jour
42:22ça a eu aussi un effet
42:24et on le voit bien
42:24c'est que
42:25que ce soit
42:25la coalition des volontaires
42:27pour soutenir
42:28l'Ukraine
42:29parce qu'on ne peut pas
42:29avoir en Ukraine
42:30une paix
42:31qui soit imposée
42:32par monsieur Trump
42:33aux conditions
42:34de monsieur Poutine
42:35et où derrière
42:37il ne faut pas se raconter
42:37d'histoire
42:38la reconstruction de l'Ukraine
42:39sera payée par l'Europe
42:40et pour les entreprises américaines
42:42mais comment
42:42on a aussi clairement
42:43qu'on soit lucide
42:44sur ces questions-là
42:44comment on apaise
42:45au niveau international
42:45Xavier Bertrand
42:46face à la Trump
42:47qui a fait de la brutalité
42:48un instrument de politique étrangère ?
42:50bon déjà
42:50monsieur Trump dit cela
42:51on voit quand même
42:52qu'aux Etats-Unis
42:53c'est pas tout à fait
42:54la même histoire
42:55pas dire que les américains
42:56le soutiennent massivement
42:58loin de là
42:58je viens de vous proposer
43:00une initiative
43:00l'initiative à la fois
43:02des européens
43:03et aussi
43:04de la voie
43:05qui est proposée
43:06par monsieur Carnet
43:07parce que ça
43:08je pense que c'est
43:09une autre voie
43:10je vous le dis
43:11entre l'ONU
43:12qui aujourd'hui
43:13est décrédibilisée
43:14et le conseil de la paix
43:16de monsieur Trump
43:16il y a autre chose
43:17à proposer
43:18et pour ne pas avoir
43:19à choisir
43:19entre des options
43:20qui ne vous plaisent pas
43:21et si vous restez fidèle
43:22à l'indépendance
43:23qui est la nôtre
43:24qui est celle aussi
43:24de mon engagement gaulliste
43:25il faut une autre issue
43:27une autre voie
43:28celle-ci en est une intéressante
43:29à creuser
43:29merci beaucoup
43:31merci à vous
43:31d'avoir été notre invité
43:32ce matin
43:33merci Bruno
43:33merci
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