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  • il y a 8 heures
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00Voilà pour cette bénédiction Urbi et Torbi du pape Léon XIV depuis la place Saint-Pierre au Vatican.
00:07Une bénédiction Urbi et Torbi bien sûr marquée par des propos en relation avec cette guerre au Moyen-Orient.
00:15Le pape Léon XIV qui évoque justement ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres, qu'ils choisissent la
00:22paix.
00:23On va évoquer tout cela bien sûr avec vous Éric Zemmour. Bonjour Président de Reconquête.
00:27Vous êtes notre invité dans BFM Politique avec moi pour vous interroger Amandine Attalaya.
00:30Bonjour Amandine.
00:32Et Bruno Jeudy, directeur délégué de la tribune dimanche.
00:35Le conflit au Moyen-Orient et au Proche-Orient, au cœur on l'entendait effectivement de cette bénédiction traditionnelle du
00:42pape Léon XIV.
00:45Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix, que ceux qui ont des armes les
00:51déposent.
00:52Vous êtes plutôt pape Léon XIV l'américain ou Donald Trump quand vous entendez le pape ?
00:57Vous savez d'abord, j'ai évidemment le plus grand respect pour le pape, pour sa parole.
01:03Il est tout à fait naturel que le pape exhorte à la paix.
01:09C'est quand même la logique de son rôle, de sa foi et de la tradition millénaire de l'Église.
01:19En revanche, disons qu'il ne faut pas surestimer ce conflit.
01:24Vous le mettez un peu en scène, on n'est plus autant de Philippe Lebel avec le pape.
01:29Il n'y aura pas de conflit, il n'y aura pas de... c'est affleuré moucheté.
01:32Le pape n'est plus une puissance politique qu'elle fut au Moyen-Âge ou au plus tard.
01:39C'est une puissance diplomatique quand même, avec une représentation diplomatique dans beaucoup de pays et dans beaucoup de conflits.
01:46Oui, bien sûr. Mais je dirais que c'est une puissance morale.
01:49Et son propos est évidemment une exhortation morale.
01:53Maintenant, moi je vais vous dire, je ne suis pas le pape, donc je peux moi avoir d'autres principes.
02:01Je l'ai entendu dire, on ne fait pas la paix par la force, mais par le dialogue.
02:07Je crois exactement le contraire.
02:09Je pense, vous savez, j'ai souvent des phrases de Napoléon pour guider ma pensée.
02:14Et je vous livre celle-ci.
02:17En tout cas, ça guide la mienne.
02:19Napoléon disait, il n'y a qu'une seule façon de conduire les hommes, c'est d'être fort.
02:23Car il n'y a dans la force ni erreur, ni illusion.
02:26C'est le vrai mise à nu.
02:28Ça veut dire que, concernant, si on l'applique à cette guerre que mène Donald Trump en Iran,
02:33vous êtes plutôt favorable à ce qu'il est en train de faire ?
02:35Parce que beaucoup, y compris des Américains, s'inquiètent aujourd'hui d'un enlisement,
02:40comme une sorte de fuite en avant.
02:41Ils ne voient pas les objectifs du président américain.
02:43Alors ça, c'est un autre sujet.
02:45C'est une question très intéressante.
02:47Vous avez raison.
02:48C'est un autre problème.
02:50Je vais vous répondre.
02:51En vérité, vous n'avez pas tort.
02:53Vous savez, c'est toujours la même chose, la différence entre le fou et le génie.
02:58C'est le succès.
02:59Si Trump réussit à faire chuter ce régime, à accomplir ses buts de guerre, on dira quel génie.
03:09S'il échoue, on dira ce type était fou, ce type était nul, etc.
03:14Pour vous, fou au génie, alors, Donald Trump ?
03:15On verra.
03:16On n'en sait rien.
03:17Ça dépend s'il réussit ou s'il échoue.
03:19C'est vraiment juste que le régime peut chuter ?
03:21Je ne sais pas.
03:23Ça paraît improbable, je suis d'accord avec vous.
03:25Juste, Eric, vous préférez la stratégie de la force, donc la logique trumpiste,
03:29ou la stratégie qui repose notamment de ne pas bafouer les règles internationales,
03:36les institutions internationales ?
03:37Ça fait Trump dans ce conflit ?
03:39Moi, je vais vous dire, je ne crois pas à ce qu'on appelle le droit international,
03:44ou plutôt, je pense que le droit international peut être utile pour régler la circulation aéronautique,
03:51ou vous voyez, des choses techniques.
03:52Mais quand il s'agit de la souveraineté des États, de la guerre et de la paix,
03:56il n'y a plus de droit international, c'est les rapports de force, je vous l'ai dit.
04:00Maintenant, revenons à notre histoire.
04:01Quels objectifs ?
04:02Non, parce que c'est important.
04:04Justement, c'est le problème.
04:05Moi, vous savez, depuis le début, depuis que Trump a été élu, je fais le distinguo,
04:09vous m'avez déjà invité, pardon de me répéter, mais je vais aller très vite,
04:12je fais le distinguo entre le Trump intérieur et le Trump extérieur.
04:16Le Trump intérieur, je pense, et je vous l'ai déjà dit,
04:19qu'il incarne un mouvement idéologique, politique, occidental,
04:24de la volonté des peuples occidentaux de sauver leur identité.
04:28Et le Trump extérieur ?
04:29Et en cela, je l'approuve, et d'ailleurs, il prouve que c'est possible.
04:33Je vous donne un seul exemple qui est quand même très révélateur.
04:37Il y a eu un million et demi d'étrangers renvoyés depuis un an.
04:41Les villes de Miami et de Los Angeles ont vu leur population baisser
04:46par les expulsions d'étrangers illégaux.
04:48Un prix de méthode fortement contesté par les Américains, notamment avec sa police.
04:52Peut-être, peut-être, mais en tout cas, c'est un succès.
04:54Ça, c'est le Trump intérieur.
04:55En tout cas, la remigration, ça peut être efficace et ça peut marcher.
04:58Le Trump extérieur.
04:59Je voulais vous le signaler.
05:00Le Trump extérieur.
05:01Alors, le Trump extérieur, d'abord, j'ai toujours dit aussi,
05:05qu'il a un avantage, il assume son patriotisme et la défense des intérêts américains,
05:10là où les autres présidents faisaient la même chose, mais de manière plus hypocrite.
05:13Lui, c'est un patriote américain.
05:16Moi, je suis un patriote français.
05:18On sait bien que nous sommes alliés depuis au moins 45 et même avant,
05:23mais que nous pouvons avoir des intérêts divergents.
05:26Et nous savons aussi que les Américains ne nous ont jamais ménagés.
05:30On se souvient des frégates australiennes, de Alstom, etc.
05:34Et ce n'était pas Trump.
05:35C'était d'autres présidents qui n'étaient pas tendres avec nous.
05:41Donc, quand nous avons des intérêts divergents,
05:43eh bien évidemment, je le dis.
05:45Je dis, je ne suis pas d'accord.
05:46Nous, nous avons des intérêts divergents.
05:48Deuxième chose, la méthode.
05:49Je reviens à votre question initiale parce que c'est la question fondamentale.
05:52Vous avez raison.
05:54Je pense que Donald Trump a tiré une leçon de son premier mandat,
05:59je dirais, à moitié raté, du fait qu'il était inexpérimenté,
06:04qu'il a été pris en main par, je dirais,
06:07à la fois les classiques de son parti et la technostructure américaine,
06:10ce qu'il appelait l'État profond
06:12et ce que les médias américains appelaient ironiquement les adultes dans la pièce,
06:15vous vous en souvenez,
06:16et qu'ils l'ont, on peut le dire, ligoté et empêché de faire, de mener sa politique.
06:22Il s'en est débarrassé lors de son second mandat.
06:25Je pense que sur le plan intérieur, il a bien fait.
06:27Je pense que sur le plan extérieur, il a eu tort.
06:30Parce que, si vous voulez, à moins d'être le général de Gaulle ou Churchill,
06:34et encore, même ces géants étaient entourés de gars d'expérience,
06:39de grands diplomates, etc.,
06:41vous ne pouvez pas, comme ça, dans le domaine des relations internationales,
06:46choisir des politiques avec votre instinct, même s'il est bon.
06:49– Donc là où il en est, désormais, qu'est-ce qu'il faut faire ?
06:52Il faut se retirer ou il faut aller jusqu'au bout
06:53et envoyer des troupes sur le terrain pour renverser le régime ?
06:56– Moi, je pense que, d'abord, il est contre le fait d'envoyer des troupes.
07:01Il a fait toute sa carrière politique, je le rappelle, là-dessus.
07:05Ça serait déjà vraiment un reniement absolu de ce qu'il est.
07:08En plus, je pense que ça serait une erreur.
07:10On a vu, à chaque fois qu'on a envoyé des troupes pour changer le régime,
07:14que ça soit l'Irak, la Libye ou l'Afghanistan,
07:17que ça a été des catastrophes.
07:18– Et en même temps, on se rend compte que bombarder un pays
07:21depuis cinq semaines comme il le fait, ça ne suffit pas pour renverser un régime.
07:26Peut-être dans un mois ou deux, peut-être qu'on dira le contraire,
07:28mais aujourd'hui, on voit que c'est un premier échec.
07:31– Vous avez mille fois raison.
07:32Autant la guerre des 12 jours, vous savez qu'on a…
07:36Autant là, pour l'instant, il est mis en échec.
07:38Mais si vous voulez, moi j'essaye, en même temps,
07:41je ne suis pas chef des armées, même Emmanuel Macron, manifestement,
07:45qui a les renseignements que je n'ai pas, hésite entre différentes stratégies.
07:50– Vous êtes plutôt sur la ligne d'Emmanuel Macron aujourd'hui.
07:52C'est-à-dire une forme de retenue, de réserve, que cette guerre finisse,
07:56et puis on ne suit pas Donald Trump, si vous voulez.
07:58Il est délicat de le suivre puisqu'il ne nous a pas demandé notre avis.
08:01Il ne nous a pas averti cette guerre.
08:02– Non, mais il nous a demandé notre aide.
08:03– Il nous a demandé notre aide après.
08:05Ça fait un peu bizarre quand même, soyons honnêtes.
08:08Je veux dire, bon, il a déclaché la guerre, je peux comprendre.
08:10Ils ont des intérêts, c'est ce que j'allais vous dire.
08:12J'essaye de regarder avec rationalité.
08:14– Mais la position du président français est la bonne à vos yeux.
08:17– Mais non, ce n'est pas qu'elle est la bonne.
08:18Il fait, moi, je lui reproche une chose.
08:20Comme d'habitude avec lui, il y a toujours du bon dans ce qu'il fait.
08:24Parce qu'il y a toujours du mauvais puisqu'il fait tout et le contraire de tout.
08:26– Et qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui est mauvais
08:27dans la position d'Emmanuel Macron sur ce conflit ?
08:29– Il fait toujours, il fait de l'agitation.
08:31Il fait, vous voyez, il dit je n'interviendrai pas
08:34et en même temps, il fait des magnifiques images
08:36avec le sous-marin, les avions rapides.
08:40– Ça, c'est aussi parce qu'on a des accords avec les pays du Golfe,
08:42des accords de défense avec les pays de la région.
08:43– Non mais ça, on les avait avant.
08:44– Oui.
08:44– Donc c'est tout à fait normal qu'il les mette en œuvre.
08:46– Absolument.
08:46– En revanche, regardez, avec Israël, il fait tout et le contraire de tout.
08:50Il dit, il se propose au départ, après le 7 octobre,
08:54de mettre une coalition pour les aider.
08:57Et après, il traite Nathaniel Aoud Barbare
08:59et il interdit aux avions américains
09:01qui fournissent du matériel pour le dôme de fer
09:03de survoler le ciel français.
09:05– Quand on entend Éric Zemmour, le président américain,
09:07qui s'en prend personnellement au président Macron
09:09jusqu'à se moquer, si j'ose dire, de son couple,
09:12des relations avec son épouse,
09:14est-ce que là, vous vous dites,
09:15je soutiens le président de la République,
09:17même si je suis en désaccord avec lui,
09:18parce que s'en prendre au président de la République,
09:19c'est s'en prendre à la France ?
09:21– Vous avez tout à fait raison, mais je vais vous dire mieux.
09:23Je trouve, moi j'aime bien les plaisanteries,
09:27même paillardes, c'est une tradition française.
09:29Je trouve souvent, contrairement à beaucoup de gens
09:31et beaucoup de journalistes, que Trump est drôle.
09:34Là, en revanche, je ne l'ai pas trouvé drôle,
09:36je l'ai trouvé vulgaire, je trouve que ça ne se fait pas
09:39et qu'on ne mêle pas comme ça la vie privée
09:43avec les affaires d'État.
09:44Franchement, on s'était déplacé, honnêtement.
09:46– Le gouvernement essaye de trouver des mesures,
09:48effectivement, parce que cette crise,
09:49cette guerre au Moyen-Orient,
09:50ça a des conséquences directes dans notre pays,
09:53et évidemment, notamment sur le prix des carburants.
09:55La semaine dernière, 70 millions d'euros
09:57qui ont été débloqués pour des aides ciblées,
09:59pour la pêche, pour les transports,
10:01pour un certain nombre d'autres domaines.
10:03Le gouvernement a annoncé en fin de semaine,
10:05le ministère de l'Économie, un pré-flash carburant
10:08à destination, justement, des secteurs,
10:11dont le carburant, ça dépasse 5% du chiffre d'affaires.
10:14Est-ce que les aides du gouvernement sont à la hauteur
10:16pour aider les Français qui nous écoutent
10:17et qui ont du mal pour faire le plein ?
10:19– Écoutez, essayons encore une fois
10:21de voir ça rationnellement.
10:23Première chose, on sait que le prix de l'essence
10:27devient insupportable.
10:28On est à 2 euros.
10:30– Plus de 2 euros.
10:31– C'est complètement délirant.
10:31Plus de 2 euros, c'est complètement délirant.
10:33Les gens souffrent, surtout les gens
10:35qui, en province, doivent utiliser leur voiture,
10:38parce que nous, dans les grandes métropoles,
10:40on est tranquille, on peut ne pas utiliser notre voiture
10:42quand on ne travaille pas avec.
10:44En revanche, dans de nombreuses régions de France,
10:47il faut faire des dizaines de kilomètres
10:49pour aller travailler, pour emmener le gosse
10:51à l'école, etc.
10:53Donc, c'est insupportable.
10:54Mais de l'autre côté, nos gouvernants,
10:57et en particulier Emmanuel Macron,
10:58ont tellement mal géré les finances publiques
11:00qu'il n'y a plus d'argent.
11:01Il faut le dire.
11:02– On ne peut pas distribuer l'argent
11:03qu'on n'a pas, dit Sébastien Lecord.
11:04– Il a raison.
11:05– Oui, mais il aurait dû le dire avant.
11:07Il a été ministre de Macron, je crois.
11:08– On a déjà financé un bouclier énergétique
11:09il y a à peine 4 ans.
11:11– Mais on est bien d'accord.
11:11Quand on voit l'Italie, par exemple,
11:14réduire ses taxes et tout,
11:15l'Italie a beaucoup mieux géré.
11:16C'est paradoxal, mais ses finances publiques
11:18depuis des années que nous.
11:19– Elle est très endettée aussi.
11:20– Elle est très endettée parce que c'est le passé.
11:23Mais ce qu'on appelle le budget primaire
11:26est en équilibre.
11:27Mais passons.
11:28– Il dépense 400 millions.
11:29– Attendez.
11:30Moi, je pense, si vous voulez,
11:32que ce que fait le gouvernement n'est pas bon.
11:34Pour deux raisons.
11:35La première, c'est que ce sont toujours des aides,
11:37toujours des chèques.
11:38C'est toujours la logique.
11:38Alors évidemment, on réduit parce qu'on n'a plus d'argent.
11:40Donc, on ne fait plus table ouverte
11:42comme on faisait avant.
11:43Mais on est là toujours à faire des chèques.
11:45Ce n'est pas bon.
11:46Deux, il propose un prêt.
11:48– J'ai entendu.
11:49– Avec un taux d'intérêt.
11:51– Prêt flash carburant, tout à fait.
11:52– Donc, il va prêter de l'argent aux gens
11:55pour payer les impôts qu'il prend dans la poche des gens.
11:58Il se moque du monde.
11:59C'est l'histoire du PGE.
12:02Pendant le Covid, on sait que ça devait sauver les entreprises.
12:04– Très garantie par l'État.
12:05– Ça n'a fait que retarder les faillites.
12:06Moi, je vais vous dire,
12:07j'observe un peu tout ce que tout le monde propose.
12:09La gauche dit qu'il faut bloquer le prix à la pompe.
12:11Ça, c'est la méthode classique de la gauche
12:14que je qualifierais de vénézuélienne
12:16et qui va provoquer, évidemment,
12:19des restrictions, des manques
12:21et finalement, une catastrophe.
12:24L'ERN propose une baisse de la TVA.
12:26J'entends ça de la bouche de Mme Le Pen,
12:28de M. Bardella.
12:29– Ce qui existe ailleurs.
12:30– Absolument.
12:30– En Espagne, à la baissée de 21.
12:32– Absolument.
12:33– Bonne idée.
12:34– Ça coûte très très cher.
12:35– Il y a deux choses.
12:36D'abord, ça coûte très cher.
12:39Deuxièmement, surtout, à mon sens,
12:42c'est une mesure qui favorise les gens
12:45qui ont besoin de prendre l'essence
12:48pour aller vivre, mais pas pour travailler.
12:51C'est, je veux dire, par là que vous savez
12:52que la TVA, on l'a, les entrepreneurs
12:55et tous les patrons, la remboursent,
12:57la versent et l'État leur rembourse.
13:00Donc, baisser la TVA,
13:02c'est une mesure de pouvoir d'achat pur,
13:04mais ce n'est pas une mesure de compétitivité.
13:07– Alors, vous proposez quoi ?
13:07– Eh bien, je vais vous dire.
13:09En plus, par ailleurs, pardon,
13:10mais ça favorise les raffineries étrangères
13:12parce que vous savez que la TVA,
13:13c'est une arme de protection.
13:15– Donc, vous, c'est la baisse des taxes ?
13:16– Moi, je propose, vous savez que sur l'essence,
13:18il y a deux taxes.
13:19Il y a la TVA et il y a ce qu'on appelait jadis
13:22la TICPE et qu'aujourd'hui, on l'appelle la CISC.
13:25Je propose de baisser la CISC
13:27parce que la CISC, personne ne la rembourse.
13:29Donc, ça favorise aussi les gens qui travaillent,
13:33vous voyez, qui se font rembourser la TVA.
13:35Je pense que c'est plus efficace.
13:37Je précise, parce que ça coûte de l'argent aussi,
13:40ça coûte 12 milliards si on enlève un tiers de cette CISC.
13:42– Vous les trouvez où ?
13:43– Justement, je pense qu'il faut,
13:45ça fait longtemps qu'on le propose avec Sarat d'Info,
13:48des économies énormes.
13:49Je donne un seul exemple.
13:51Ces 12 milliards, on peut les prendre
13:52en supprimant l'aide publique au développement.
13:54C'est à peu près 12 milliards.
13:56– Mais c'est vraiment le moment, vous pensez ?
13:57On ne sait pas où va cette crise, par définition,
13:59c'est très volatil, c'est peut-être qu'il y a deux semaines.
14:01– Évidemment que si elle s'arrête en trois jours,
14:03on ne fait rien,
14:04puisque le prix de l'essence va redescendre.
14:06Je vous dis ça, c'est si elle dure.
14:08C'est le plan que je vous ai donné.
14:10Évidemment.
14:11– Ça veut dire qu'il faut attendre quelques jours,
14:14quelques semaines, pour voir durablement
14:16si cette crise ne plombe pas.
14:18Sébastien Lecornu a dit aujourd'hui, c'est la rigueur.
14:20Enfin, il n'a pas dit c'est la rigueur,
14:21il a dit qu'il faudra faire attention au sérieux budgétaire
14:24quoi qu'il arrive, en l'opposant ou quoi qu'il en coûte.
14:26Ça, c'est fini.
14:27– Non mais écoutez, il se moque du monde.
14:29Moi, je veux bien que Lecornu découvre
14:31la catastrophe qu'ont fait les gouvernements
14:35dans lesquels il était ministre.
14:37Je veux dire, moi je veux bien.
14:38Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
14:39Mais enfin, c'est quand même la conséquence
14:42de leur politique folle.
14:44– La politique du bouclier énergétique en 2022-2023,
14:49qui a coûté très cher, avait été votée au gouvernement
14:53par toutes les forces politiques.
14:56– Elles avaient tort.
14:57– Oui, mais ce que je veux dire,
14:58c'est que cette politique a été soutenue aussi par l'opinion.
15:01– Je suis d'accord, mais vous savez…
15:03– Comme les aides pendant le Covid aujourd'hui.
15:04– Vous avez raison, vous avez raison.
15:07Et puis, attendez, le Covid, petite parenthèse quand même,
15:10c'est que les autres ont fait la même chose que nous,
15:13mais en dépensant dix fois moins.
15:15Et ils se sont arrêtés beaucoup plus vite que nous.
15:17– Ça dépend des pays.
15:17Juste quand même pour revenir sur…
15:19Vous supprimez l'aide au développement, c'est ça ?
15:23Vous supprimez.
15:24– On l'a dit il y a longtemps.
15:25– Oui, ça je sais, c'est une de vos obsessions.
15:28– Non, non, il n'y a pas.
15:29– Vous sacrifiez aussi un outil d'influence,
15:34de diplomatie française qui permet aussi, j'allais dire,
15:38d'exercer du soft power et de faire rentrer de l'argent dans les caisses.
15:41– Je sais que les avocats de l'aide publique au développement
15:46le disent toujours, mais c'est faux.
15:48Je vais vous dire pourquoi en deux mots.
15:50Quand j'étais jeune, on nous apprenait, et on avait raison,
15:54exactement ce que vous dites.
15:55C'est-à-dire que l'aide au développement
15:58devait favoriser des entreprises françaises.
16:00On appelait ça l'aide liée.
16:03Vous voyez, on vous prêtait de l'argent,
16:04mais en échange, vous achetiez des produits français.
16:08Vous voyez, vous faisiez un métro français, un train français,
16:11vous avez compris.
16:12Sauf que, mon cher, c'est fini depuis 20 à 25 ans.
16:17Les raîtres de l'OMC interdisent absolument toute aide liée.
16:22Et donc, en vérité, et vous savez, je me suis renseigné
16:25avant de proposer cette mesure,
16:28c'est que tous les spécialistes de l'aide publique au développement
16:30qui sont de bonne foi,
16:32vous disent que le plus souvent,
16:34notre aide publique au développement
16:35sert aux intérêts chinois qui passent derrière
16:37et qui sont beaucoup moins chers.
16:38Sans compter les destinations loufoques
16:43de cette aide publique au développement
16:44qui a été transformée sous son dernier patron
16:47en une espèce de machine walk
16:49pour les études de genre Jordanie.
16:51On peut discuter de certaines aides,
16:53mais globalement, ces aides,
16:54elles ont aussi un intérêt de soft power
16:56et de présence d'Ivoire Brice Franck.
16:58Non, je vous assure que c'est fini.
16:59Il n'y en aurait plus,
17:00il n'y aurait plus rien pour la France.
17:01Ce n'est pas vrai.
17:02Les grands groupes,
17:03les grands groupes comme Vinci
17:04n'ont pas besoin de cette aide.
17:06Et puis, de toute façon,
17:06je vous le répète, je vous assure,
17:08vous datez,
17:09mais nous sommes à peu près de la même génération,
17:11c'est normal.
17:12Vous, comme moi,
17:13nous avons appris ça quand nous étions jeunes.
17:15Mais c'est fini depuis au moins 20 ans.
17:16Éric Zemmour,
17:17vous évoquiez les solutions
17:18mises sur la table
17:19par les différents groupes politiques,
17:21partis politiques face à cette crise,
17:22notamment sur la question du carburant,
17:23le Rassemblement national,
17:24la gauche aussi.
17:25La France insoumise s'est rassemblée hier,
17:27notamment,
17:28beaucoup de ses leaders.
17:29À Saint-Denis,
17:30derrière le nouveau maire
17:31qui a été élu,
17:32dès le premier tour,
17:33Bali-Bakayoko,
17:35plusieurs milliers de personnes
17:35réunies autour de ce maire
17:37pour une marche contre le racisme
17:40et toutes les discriminations
17:41de nombreux responsables
17:43qui étaient présents.
17:44Jean-Luc Mélenchon, bien sûr.
17:45Je vous rappelle qu'il y a une enquête
17:46qui a été ouverte pour injure
17:47à caractère raciste
17:48après des propos qui ont été tenus
17:50contre le maire et les filles de Saint-Denis.
17:52Est-ce que vous lui apportez
17:53votre soutien
17:54et condamnez ces propos
17:55inadmissibles à son encontre ?
17:57Vous savez,
17:57je ne condamne rien du tout.
17:59Je n'ai rien à condamner.
18:00Moi, je suis pour la liberté d'expression.
18:02Quand vous entendez quelqu'un
18:03qui dit sur un plateau
18:04qu'on n'est pas dans une tribu primitive
18:05comme on les décrit
18:06avec un mal dominant qui décide.
18:08J'ai écouté ce propos.
18:10Il faut ne pas couper une phrase.
18:13Elle était au milieu d'un ensemble.
18:15Quand on en écoute l'ensemble,
18:16c'est des propos inadmissibles.
18:17Non, mais pourquoi...
18:18Écoutez, moi, je vais vous dire,
18:20il y a beaucoup de propos
18:21que je juge inadmissibles.
18:23Quand M. Bailly,
18:25Bailly, Bailly,
18:27parle...
18:27Alors, je sais que vous allez me dire
18:29que ce n'est pas vrai, etc.
18:30Mais moi, je l'ai entendu.
18:31Quand il dit que Saint-Denis,
18:32c'est la ville des Noirs,
18:34moi, je trouve ça inadmissible.
18:35Il n'a jamais dit ça.
18:35Ce n'est pas vrai.
18:36Je l'ai entendu.
18:36Il n'a jamais dit ça.
18:37Le problème, c'est que Darius Rochemin
18:39parle sur lui.
18:40Quand on écoute la vidéo,
18:41on ne l'entend pas.
18:42Alors, on va rentrer dans ce détail.
18:43Alors, je vais vous dire.
18:44Moi, je l'ai entendu.
18:46Moi, je ne l'ai pas entendu.
18:47Je suis peut-être maintenant
18:47à moitié sourd,
18:48après tout, c'est l'âge.
18:49Mais en tout cas,
18:50moi, je l'ai entendu.
18:50Mais peu importe.
18:51Je vais vous dire.
18:52En fait, c'est l'esprit
18:53était le même.
18:54Et je vais vous dire pourquoi.
18:55Ah oui, mais c'est différent
18:55de dire il l'a dit
18:56et de dire l'esprit est le même.
18:57Il l'a dit.
18:57Il l'a dit, je l'ai entendu.
18:58Moi, j'ai écouté.
18:58Il ne l'a pas dit.
18:59Moi aussi, je l'ai entendu.
19:00Mais peu importe.
19:01Parce qu'il y a effectivement
19:03confusion,
19:04puisque Darius Rochemin
19:04parle sur lui.
19:06Mais quand il fait campagne,
19:07et ça, vous ne pourrez pas le nier,
19:09en disant que son adversaire,
19:11socialiste,
19:13est un promoteur immobilier
19:14parce qu'il veut gentrifier sa ville.
19:18En clair, soyons clairs,
19:19il veut faire venir des bobos blancs
19:21pour compenser démographiquement
19:23la population arabo-africaine
19:25qui est prédominante dans sa ville.
19:28Et qu'il dit que c'est un scandale
19:29et que les gens qui viennent
19:31devront s'assimiler à l'esprit
19:34de ce qui est devenu Saint-Denis,
19:36c'est exactement comme dire
19:38que c'est la ville des Noirs.
19:39Sauf qu'il ne l'a pas dit.
19:40Donc, ce n'est pas la même chose.
19:41Il n'a pas dit ses mots.
19:42Mais quels que soient ses choix,
19:43par ailleurs, politiques,
19:44en quoi ça justifie
19:45les propos de Michel Onfray
19:47que vous soutenez apparemment.
19:49De le comparer,
19:51lui et ses proches,
19:52à une tribu primitive
19:53avec des mâles, des femelles.
19:55Mais écoutez,
19:56Onfray fait une analyse
19:58anthropologique.
20:00Il dit ce qu'il veut.
20:01Il a bien le droit
20:02de dire ce qu'il veut.
20:03Moi, quand M.
20:04Balkaé au cours,
20:04dit ce qu'il veut.
20:05Moi, je dis ce que je veux.
20:07Vous savez,
20:08il faut arrêter
20:09de censurer tous les gens.
20:09Je rappelle que vous avez été condamné
20:10à plusieurs reprises,
20:11Éric Zemmour.
20:11Comment ?
20:11Je rappelle que vous avez été condamné
20:12à plusieurs reprises.
20:13J'ai été condamné par des lois liberticides
20:14et par des juges
20:16qui utilisent ces lois
20:18pour suivre un agenda politique.
20:20C'est l'état du droit
20:20en France aujourd'hui.
20:21Oui, mais il faudra le changer.
20:23Moi, je suis pour la liberté d'expression.
20:24Vous savez,
20:26il y a une très belle phrase
20:27de Spinoza qui dit
20:28dans une république libre,
20:30chacun est libre
20:31de penser ce qu'il veut
20:34et de dire ce qu'il pense.
20:35La limite étant
20:36les propos racistes et négatifs
20:37sont condamnés.
20:39C'est la limite
20:39de la liberté d'expression en France.
20:41D'abord,
20:42qu'est-ce qui est raciste ?
20:42Ce sont des propos racistes
20:44condamnables par la loi.
20:45Il y a beaucoup de propos
20:46qui me choquent, moi.
20:47Ce n'est pas pour ça
20:48que je vais les interdire.
20:48Ce n'est pas pour ça
20:49que je vais attaquer
20:49devant la justice.
20:50Il faut arrêter avec ça.
20:52Il faut accepter.
20:54La démocratie,
20:55c'est le choc
20:56des opinions différentes.
20:58Le choc des opinions
21:00dans le respect
21:00des personnes.
21:01Mais il est respecté.
21:03Arrêtez avec ça.
21:04Il n'a rien dit, lui.
21:06C'est la manipulation autour.
21:08Pour revenir sur
21:09M. Balis-Bakayoko.
21:11Et sur Jean-Luc Mélenchon
21:11qui effectivement revendique
21:12ce concept
21:13désormais de Nouvelle-France.
21:14Oui, maire de Saint-Denis
21:15qui incarne un peu
21:18la Nouvelle-France
21:19de Jean-Luc Mélenchon.
21:22Une Nouvelle-France
21:23qui avait aussi été invoquée
21:25par Yonel Jospin
21:26au début des années 90,
21:28début des années 2000.
21:30On était sans doute
21:31à une autre période.
21:32Nous sommes 25 ans plus tard.
21:34Comment vous comprenez
21:35ce concept
21:37de Nouvelle-France ?
21:39Je souris
21:40parce qu'on peut
21:41évidemment
21:43dire que
21:44l'expression
21:45Nouvelle-France
21:46est utilisée
21:47par les politiques
21:48depuis deux siècles.
21:49À chaque fois
21:50qu'il y a une campagne électorale,
21:51on peut dire
21:51ça sera une Nouvelle-France,
21:53etc.
21:53Et puis, comme ça,
21:55c'est pour ça que je souris,
21:57on passe
21:57sur le caractère
21:59authentiquement révolutionnaire.
22:01Alors là, pour le coup,
22:02et moi qui me choque,
22:03mais peut-être que ça ne me choque pas vous,
22:05de revendiquer
22:06une nouvelle population,
22:08un nouveau peuple.
22:09Ça n'a rien à voir.
22:10Un nouveau peuple
22:11qui est ce peuple
22:12arabo-musulman
22:14et africain
22:15qui est censé
22:15remplacer
22:16le peuple de souches
22:18français,
22:18de civilisations
22:19greco-romaines
22:20et chrétiennes.
22:21C'est ça
22:22dans la bouche
22:22de Jean-Luc Mélenchon
22:24ce que signifie
22:25Nouvelle-France.
22:26Jean-Luc Mélenchon
22:27dit qu'il parle
22:28des générations.
22:29Et il a raison.
22:30Vous me permettez
22:31que je vous explicite ça ?
22:33C'est très simple.
22:34Il joue sur les mots,
22:35Jean-Luc Mélenchon.
22:36Parce qu'effectivement,
22:37il a raison.
22:38Ça va être un changement
22:40de génération.
22:41Mais qu'est-ce qui se passe
22:42aujourd'hui ?
22:42Nous avons
22:44une jeunesse
22:44qui est à peu près
22:45à moitié
22:46ou au grand tiers
22:48arabo-musulmane.
22:49On voit tous les chiffres
22:49de l'Inède.
22:50C'est quoi vos chiffres ?
22:51Laissez-moi finir
22:52mon exposition,
22:52j'en ai pour une minute.
22:53Et on a des gens âgés
22:55qui sont très nombreux
22:56puisque c'est la génération
22:57qui est née en 1945,
22:59la fameuse Baby Boom,
23:00et qui sont très vieux
23:01et qui sont uniformément blancs
23:03et de culture chrétienne.
23:05Quand ces gens-là
23:08auront disparu,
23:09ce qui est une affaire
23:10de 10 ans,
23:11de 15 ans,
23:11je leur souhaite longue vie,
23:13évidemment,
23:13quand ces gens-là
23:14auront disparu,
23:15la nouvelle génération,
23:17nous aurons exactement
23:18un pays coupé en deux
23:19avec une moitié
23:21arabo-musulmane
23:22et africaine
23:23et une moitié
23:24française de souche
23:25ou héritière.
23:27On vérifiera,
23:28évidemment.
23:28C'est une illusion statistique.
23:29On va vérifier les chiffres
23:31que vous évoquez.
23:32Au-delà de ça,
23:33il y a la question
23:33de ces maires et les filles
23:34et du programme
23:35qu'ils commencent
23:35très concrètement
23:36à appliquer, Amandine.
23:37Oui, sur le fond,
23:38par exemple,
23:38avec le maire de Saint-Denis
23:39qui a dit que pour l'instant
23:40il interdisait les LBD,
23:42les lanceurs de balles de défense,
23:43qu'il réfléchissait
23:43à désarmer la police municipale.
23:45Il y a aussi l'interdiction
23:46des expulsions logatives
23:48s'il n'y a pas de solution
23:50de relogement.
23:50Que vous inspirent
23:52ces premiers pas
23:54des maires de la France insoumise ?
23:55Au moins, ils appliquent
23:57ce qu'ils ont dit
23:58et ils sont cohérents
23:59avec l'idéologie de LFI.
24:01Maintenant, c'est très simple.
24:03Cette idéologie,
24:03qu'est-ce que ça signifie ?
24:04Pas si par ailleurs
24:05le maire de Roubaix, par exemple,
24:06ne veut pas désarmer
24:07la police municipale.
24:07Très bien.
24:08Si vous enlevez...
24:09Il y a plusieurs choses.
24:10D'abord, première chose,
24:12on va parler
24:14de la police municipale,
24:15mais je tiens à dire d'abord
24:16que moi, je suis de ceux
24:18qui pensent que
24:18la première responsabilité
24:20de l'ordre
24:21revient à la police d'État.
24:23La police nationale.
24:25Nationale.
24:25Je veux dire,
24:26il faut quand même
24:26rappeler les choses à la base.
24:28Si on va discuter
24:29de la police municipale,
24:30c'est parce que l'État,
24:31depuis 40 ans,
24:32a laissé en jachère
24:34la responsabilité de l'ordre
24:35et que nous avons aujourd'hui
24:37des tas d'endroits
24:38où l'ordre n'est plus
24:41un ordre national, républicain,
24:44etc.,
24:44mais l'ordre des bandes
24:45et des trafiquants
24:47et autres.
24:49Ça, c'est la première chose
24:50que je voulais dire.
24:51Deuxième chose,
24:52sur cette police municipale,
24:53on sait
24:55que si vous enlevez
24:57les LBD
24:58à la police nationale
24:59ou municipale,
25:01ça veut dire
25:01que vous ne pourrez plus
25:03faire des contrôles
25:04des trafiquants de drogue
25:06et des gens
25:07qui vendent de la drogue
25:08en bas des tours.
25:09On ne peut pas contrôler
25:10son LBD ?
25:10Oui, je vais vous dire.
25:11C'est très simple.
25:12On m'a expliqué,
25:14ma science est récente,
25:15mais elle tient
25:18des policiers
25:19et des policiers municipaux.
25:20D'ailleurs, vous avez vu
25:21que les trois quarts
25:21des policiers municipaux
25:22de Saint-Denis
25:22veulent quitter leur travail.
25:26Qu'est-ce qui se passe ?
25:27Quand vous arrivez
25:27en bas des tours,
25:28vous avez une nuée
25:31de gamins
25:32plus ou moins agressifs.
25:34Eux, ils gagnent
25:35leur argent comme ça
25:36en vendant de la drogue
25:36au pied des tours.
25:37Si vous n'avez pas
25:38les LBD,
25:39vous ne pouvez absolument
25:40rien faire.
25:40C'est ce que vous expliquent
25:41tous les policiers.
25:42Mais c'est délibéré,
25:44vous savez.
25:44Alors, je ne dis pas
25:46pour M. Bagayapo
25:48à Saint-Denis.
25:49Vous voulez dire
25:49qu'il y a une complicité
25:49des élus
25:51et d'une partie
25:53de la population
25:53dans le narcotrafic ?
25:55Absolument,
25:55c'est ce que je dis.
25:56Vous savez,
25:56il y a beaucoup de gens
25:57qui vivent dans les tours
25:59du narcotrafic.
26:00Tous les gens
26:00qui cachent la drogue,
26:01tous les gens
26:02qui sont financés
26:03par les trafiquants de drogue,
26:04c'est les affaires sociales.
26:07des trafiquants de drogue.
26:08Et par ailleurs,
26:10vous savez,
26:11on a beaucoup dit,
26:12alors je ne sais pas
26:12si c'est vrai,
26:13je n'ai pas enquêté
26:13et je n'ai rien lu là-dessus,
26:15mais ça s'est dit
26:16qu'il y avait
26:18beaucoup dans les villes
26:19comme Saint-Denis,
26:19etc.,
26:20on avait vu
26:22des responsables
26:22des gangs
26:24de trafic de drogue
26:25qui,
26:26derrière,
26:27s'est élu.
26:28Ils l'ont totalement démenti.
26:29Ils l'ont démenti,
26:30très bien.
26:30Moi, j'entends
26:31et je vois ce qu'on me dit.
26:33Vous savez qu'en Italie...
26:33C'est des accusations d'antrisme.
26:34Oui, absolument.
26:35Formes d'antrisme des narcotraficants.
26:37Absolument.
26:38Dans le milieu politique local.
26:39C'est ce que j'entends.
26:40Vous savez qu'en Italie,
26:41ça existe
26:41et qu'ils ont voté une loi
26:44contre l'infiltration mafieuse
26:47pour dissoudre
26:48les conseils municipaux
26:49qui étaient
26:50sujets à cette infiltration.
26:52Je pense que nous devrions
26:53nous inspirer
26:53de cette loi italienne.
26:55La fin de semaine
26:56a été marquée aussi
26:57par la contre-offensive
26:58d'une élue
27:00eurodéputée
27:00de la France Insoumise
27:02qui s'appelle
27:02Rima Hassan.
27:03Elle est restée libre
27:04de sa garde à vue.
27:05Elle est convoquée
27:06le 7 juillet
27:06afin d'être jugée,
27:07je cite,
27:08pour apologie du terrorisme.
27:09Jean-Luc Mélenchon
27:10dénonce
27:10une police politique
27:12et de son côté,
27:13elle juge être l'objet
27:13d'un véritable harcèlement judiciaire
27:15en raison, dit-elle,
27:16de ses opinions politiques.
27:20Alors...
27:20Ça vous a fait bondir
27:21quand vous avez entendu ça ?
27:22Non, non.
27:22Vous savez,
27:23moi, il m'en faut beaucoup
27:23pour me faire bondir.
27:25Madame Rima Hassan,
27:26d'abord,
27:27qu'est-ce qu'elle a fait ?
27:29Elle a exalté la mémoire
27:32d'un terroriste japonais
27:34qui avait tué
27:36à l'aéroport de Tel Aviv,
27:37Lod,
27:38en Israël,
27:39en 1972,
27:4126 Israéliens.
27:43Donc,
27:44elle a été convoquée
27:45pour apologie du terrorisme.
27:47Encore une fois,
27:48vous allez me dire,
27:49c'est la loi.
27:50Mais il y a bien
27:51qu'il y a des limites.
27:52Mais moi,
27:53je vous dis,
27:54je suis pour le free speech.
27:55Je suis pour la liberté de parole.
27:57Vous voyez ?
27:57Mais donc,
27:58ça s'applique à Rima Hassan.
27:59Je ne vais pas être...
27:59Bien sûr que ça s'applique à elle
28:00parce que ça s'applique à moi.
28:02Bon.
28:02Maintenant,
28:03c'est la loi.
28:04Moi,
28:04quand je suis...
28:05Vous avez dit
28:06que j'ai été condamné
28:07à de nombreuses reprises.
28:08Voilà,
28:09je suis condamné,
28:09je paye mes amendes,
28:10etc.
28:11Je respecte la loi.
28:12Bon.
28:12Eh bien,
28:13elle,
28:13c'est la même chose.
28:14Elle est déférée,
28:15mais elle y va.
28:16Donc,
28:17elle n'est pas déférée
28:19parce qu'elle est pro-palestinienne.
28:20Vous êtes d'accord.
28:21Elle est déférée
28:21parce qu'elle a fait
28:22de l'apologie du terrorisme.
28:24Après,
28:24on trouve dans son sac
28:26de la drogue,
28:27que sais-je.
28:27Est-ce que...
28:28Alors,
28:28évidemment,
28:28ils vont dire...
28:29Du CBD,
28:30dit-elle.
28:31Et la drogue,
28:33effectivement,
28:343MMC,
28:34dit-elle,
28:35était présente
28:36dans un élément du CBD.
28:38Elle dit qu'il y a une enquête
28:39pour montrer
28:39que ce n'est pas elle
28:40qui l'a amenée.
28:41Écoutez,
28:42moi,
28:42je ne veux pas me mêler de ça.
28:44Je m'en moque complètement.
28:45Elle prend ce qu'elle veut.
28:46Ça, en revanche,
28:47c'est le respect de la loi
28:48si elle prend de la drogue.
28:48Mais c'est autre chose.
28:50Là,
28:50vous voyez,
28:51je suis pour la loi.
28:53Mais en revanche,
28:54ce que je vois bien
28:54et ce que je comprends,
28:55c'est la stratégie
28:56de Jean-Luc Mélenchon.
28:57C'est là où vous voulez m'emmener.
28:58Police politique,
28:59dit-il.
29:00Harcèlement judiciaire.
29:00Non,
29:00lui,
29:01c'est une stratégie politique.
29:03Je vais vous dire.
29:04En fait,
29:05Jean-Luc Mélenchon
29:06a une stratégie claire
29:07et simple
29:08et menée avec constance
29:09depuis des années.
29:10Il veut dominer la gauche
29:13grâce à l'électorat musulman.
29:15Comme jadis,
29:17les communistes
29:17dominaient la gauche
29:18avec l'électorat ouvrier.
29:20Les musulmans
29:21sont sa nouvelle classe ouvrière.
29:23Et grâce aux musulmans
29:25qui,
29:25je le rappelle,
29:25en 2022,
29:27ont voté à 69%
29:28pour Mélenchon.
29:30On revérifiera les chiffres.
29:32Aucun problème.
29:35il pense
29:36qu'il va dominer la gauche
29:37et qu'il se retrouvera
29:38au second tour
29:40face
29:41à d'autres.
29:42Les sondages,
29:43pour l'instant,
29:43prévoient Jean-Luc Bardella.
29:46Jordan Bardella,
29:47pardon.
29:48Donc,
29:50il le battra
29:51lors du débat
29:52d'entre deux tours,
29:53etc.
29:53Il ne doute pas
29:55qu'il le dominera.
29:56Voilà sa stratégie.
29:57Vous pensez
29:58que ce sera ça
29:58le deuxième tour ?
29:59Comment ?
29:59Mélenchon Bardella,
30:00vous pensez
30:00que ce sera ça
30:01le deuxième tour ?
30:03Vous suivez la politique ?
30:05Mais je n'en sais rien.
30:05Je ne suis pas commentateur
30:06de sondage.
30:08Je reproche
30:09beaucoup
30:10aux journalistes
30:10et ce que c'est devenu
30:11d'être devenu
30:12des commentateurs
30:13de sondage.
30:13Je ne vais pas,
30:14moi,
30:14alors que je ne suis plus
30:15journaliste,
30:16commenter des sondages.
30:17On en parlera
30:17si vous voulez.
30:18Allons-y,
30:18puisque vous évoquez
30:19effectivement cette question
30:20de Jean-Luc Mélenchon
30:20et de son opposition
30:21qu'il construit,
30:23dites-vous,
30:24avec le Rassemblement National.
30:25Il fonde
30:29toute sa stratégie
30:30là-dessus
30:30et donc il veut
30:31absolument agréger
30:33une population musulmane
30:34de plus en plus
30:35nombreuse
30:36puisqu'on laisse venir
30:38et ça c'est Emmanuel Macron
30:39qui est responsable
30:40et tous ses gouvernements
30:41500 000 étrangers légaux
30:43par an
30:44dont la plupart
30:45sont musulmans.
30:47Donc on fait grossir
30:48cette population.
30:49Comment ?
30:49Comme Mme Mélanie ?
30:50Non, Mme Mélanie,
30:51non.
30:52Vous faites semblant
30:53de croire que c'est la même chose.
30:55Non, Mme Mélanie,
30:57je ne suis pas spécialement pour,
30:58mais ils ont un autre problème.
30:59Non mais attendez,
31:00vous voulez qu'on parle de Mélanie,
31:01c'est très simple.
31:01Non, parce que sinon,
31:03on va partir.
31:04Mélanie,
31:05elle fait venir des étrangers
31:06par un contrat court
31:07et qu'elle renverra.
31:08Et en Italie,
31:09il n'y a pas de regroupement familial,
31:11il n'y a pas surtout
31:12de droit du sol.
31:13Vous évoquiez il y a quelques instants
31:15effectivement l'opposition
31:16dites-vous construite
31:17entre Jean-Luc Mélenchon
31:18et Jordan Bardella.
31:19Ça pose aussi la question
31:21effectivement de l'élection
31:22présidentielle à venir
31:22dans tout juste un an.
31:24On a vu notamment
31:25avec la tribune dimanche
31:27un grand sondage
31:27avec plusieurs hypothèses
31:28que l'on a fait paraître
31:30la semaine dernière.
31:31On voit qu'il y a
31:31deux candidatures possibles
31:32chez vous,
31:33Sarah Knaffo,
31:34Éric Zemmour.
31:35Est-ce qu'il y a vraiment
31:35une primaire chez Reconquête ?
31:38Je vois que c'est
31:39la dernière blague en cours.
31:41Non, il n'y aura pas de primaire.
31:42Non, je suis d'accord.
31:43Désolé de vous dire.
31:44Moi, je suis très content
31:47contrairement à ce qu'on prétend
31:48et ce qu'on veut me faire croire
31:51du succès de Sarah Knaffo,
31:53de la campagne magnifique
31:54qu'elle a faite à Paris.
31:57Manifestement,
31:57elle a ébloui beaucoup de gens.
31:59Je ne vais pas me plaindre.
32:00Au contraire,
32:01c'est moi qui ai tout fait
32:03pour que ça soit ainsi.
32:04Et vous allez vous décider quand ?
32:06Mais écoutez,
32:07vous savez,
32:07moi, je n'ai pas envie
32:08de vous annoncer
32:10ma candidature comme d'autres.
32:11Je trouve ça un peu dérisoire.
32:13J'ai l'impression d'ailleurs
32:14qu'ils ratent leur annonce
32:15de candidature à chaque fois
32:16et qu'après,
32:18ils sont obligés
32:18de parler que de ça.
32:19Moi, je veux parler
32:20de la France,
32:21de ses problèmes,
32:22de son sujet.
32:23On a tout notre temps.
32:24Mais ce sera vous
32:26le candidat de reconquête ?
32:27Mais j'ai tout mon temps
32:28pour me déclarer
32:29ma candidature.
32:30J'ai tout mon temps.
32:30Pourquoi voulez-vous
32:31qu'aujourd'hui,
32:31je vous dise
32:32je suis candidat ?
32:34J'en ai vu d'autres,
32:35c'était un peu ridicule.
32:36Vous ne laissez pas
32:37beaucoup de place aux doutes.
32:38On attend de savoir
32:38si c'est vous le candidat,
32:39mais vous ne la citez pas.
32:41Mais je n'ai pas compris
32:43votre question.
32:43Ce sera vous
32:44le candidat de reconquête ?
32:46Mais je dis simplement
32:48que pour l'instant,
32:49je ne vais pas annoncer
32:49ici ma candidature
32:51et que je suis heureux
32:53de voir le succès
32:55que rencontre
32:56partout Sarah Knafo
32:57parce que tout simplement
32:57elle est talentueuse,
32:59travailleuse
32:59et que moi,
33:00je suis ravi
33:01qu'elle soit à mes côtés.
33:02Ce ne peut pas être plus clair.
33:03Le succès 10,4% à Paris,
33:06c'est le score
33:07de Mme Sarah Knafo.
33:09J'ai envie de dire
33:10bon,
33:10elle s'est retirée
33:11au second tour,
33:12elle voulait faire battre
33:13la gauche,
33:14la gauche a gagné,
33:15tout ça pour ça ?
33:16Dans ce cas-là,
33:17on ne se présente jamais
33:17si on ne gagne pas.
33:18Non, mais son objectif
33:20c'était quand même
33:20est-ce qu'il n'y a pas
33:22des regrets
33:22par rapport à la stratégie
33:24de l'entre-deux-tours ?
33:25Écoutez,
33:26d'abord,
33:29on a montré
33:30qu'en six semaines
33:31de campagne,
33:33on pouvait
33:34renverser
33:34la loi
33:35des reins
33:35des sondages
33:36qu'on nous dit
33:38absolument
33:40imbattable
33:40et inarrêtable.
33:41Je vous rappelle
33:42qu'au début,
33:43elle était donnée
33:43à 4,5%,
33:43que le candidat du RN
33:44était donné à 9,10%
33:45et que finalement,
33:46elle est finie à 10%
33:47et que le candidat du RN
33:48était à 1%.
33:49Première chose.
33:50Deuxième chose,
33:51malheureusement,
33:52là vous avez raison,
33:54elle n'est pas
33:56passée en tête
33:56des candidats
33:57de la droite
33:58alors que sa campagne,
33:59son programme,
33:59le méritait largement.
34:01Les électeurs
34:02ont préféré
34:03mettre
34:04Mme Dati
34:05en tête.
34:06À partir de ce moment-là...
34:06Vous n'êtes pas la bonne candidate,
34:07Mme Dati ?
34:09Écoutez,
34:09moi je ne suis pas LR,
34:10qu'est-ce que vous voulez
34:11que je vous dise ?
34:12Moi,
34:12je ne vais pas tirer
34:13sur une ambulance...
34:14Je n'ai pas trouvé
34:16qu'elle ne fût
34:17ni une bonne candidate
34:18ni une bonne campagne,
34:19mais je ne vais pas tirer
34:20sur une ambulance,
34:21elle a perdu,
34:21c'est bon.
34:22Il y avait quand même
34:22un boulevard pour la droite
34:23cette année ?
34:24Un boulevard,
34:24vous savez,
34:25il ne faut pas exagérer,
34:26la ville est sociologiquement
34:27de gauche,
34:28mais c'est vrai
34:28qu'au bout de 25 ans
34:30de gauche,
34:30il y avait une volonté
34:31de changement
34:32que Mme Dati
34:33n'a pas réussi
34:34à incarner.
34:35La droite,
34:35justement,
34:35vous l'évoquez,
34:36vous avez échangé
34:36avec Laurent Wauquiez
34:37ces derniers mois
34:38sur la question
34:39d'un rassemblement
34:40d'une primaire
34:41de la droite.
34:42Laurent Wauquiez dit
34:43une primaire
34:44de Darmanin
34:45à Knafow.
34:46Alors,
34:46il dit Knafow,
34:47il ne dit pas Zemmour,
34:47mais il discute avec lui.
34:48Est-ce que vous êtes
34:49toujours favorable
34:51à ce que Reconquête
34:52participe éventuellement
34:53à une telle primaire
34:54et est-ce que ça veut dire
34:55que si vous y participez,
34:56vous soutiendriez donc
34:57Gérald Darmanin
34:58ou Edard Philippe
34:59s'il l'emportait ?
35:00Je veux finir d'abord
35:01de répondre,
35:02mais vraiment très rapidement
35:04sur le deuxième élément.
35:06On s'est retiré,
35:07vous avez raison.
35:08Pourquoi ?
35:09Parce que Sarah Knafow,
35:12en entrant en campagne,
35:13avait dit
35:13je ne ferai pas
35:14perdre la droite.
35:16Donc,
35:17elle s'est retirée
35:18et elle a demandé
35:19à ses électeurs
35:20de voter pour Mme Dati.
35:21En fait,
35:21elle n'a pas voté
35:22pour Mme Dati,
35:22vous avez bien compris.
35:23Elle a voté pour Paris
35:24et pour éviter
35:24la victoire de la gauche.
35:26Ce qui n'a pas suffi.
35:27Ce qui n'a pas suffi
35:28parce que,
35:28comme d'habitude,
35:29la droite s'est alliée
35:30avec le centre
35:30et on va venir
35:31à votre question.
35:32Vous inquiétez pas,
35:33c'est lié tout ça.
35:34La droite s'est alliée
35:35avec le centre
35:35qui l'a trahi comme d'habitude
35:37puisque la moitié
35:37des électeurs
35:38de M. Bournazel
35:39et M. Bournazel lui-même
35:40sont allés
35:41chez M. Grégoire.
35:42Alors justement...
35:43On a fait exactement
35:44ce que les autres
35:45n'ont pas fait.
35:46Mais je vous assure
35:47que je vais y arriver.
35:48Le Rassemblement National
35:48a laissé ses candidats
35:51à Tours,
35:52à Mont-de-Marsan
35:53pour faire perdre la droite
35:54et l'LR a laissé
35:57ses candidats
35:57à Marseille,
35:59à Nîmes
35:59pour faire perdre
36:00une fois de plus
36:01les RN.
36:02Donc vous voyez,
36:02nous, nous sommes les seuls
36:03cohérents avec cette stratégie
36:05du Nouveau des Drogues.
36:05Et alors si on se projette
36:06sur la présidentielle,
36:07Laurent Wauquiez dit
36:08une primaire
36:09de Darmanin à CNAFO.
36:10Est-ce que vous êtes favorable,
36:12est-ce que Reconquête
36:13et donc vous,
36:13probable candidat,
36:14y participe ?
36:15Et dans ce cas-là,
36:16est-ce que ça veut dire
36:16que si Édouard Philippe
36:17ou Gérald Darmanin
36:18l'emportaient,
36:19vous les soutiendriez ?
36:20La primaire,
36:21vous savez,
36:21j'ai suivi maintenant
36:22depuis 15 ans,
36:23j'ai été journaliste politique,
36:24les primaires passées.
36:26Vous vous méprenez
36:27sur les conséquences
36:29d'une primaire.
36:30Une primaire,
36:31ça n'oblige pas,
36:32et d'ailleurs le plus souvent
36:33ils ne le font pas,
36:34ça n'oblige pas
36:34les vaincus
36:36à soutenir
36:37le vainqueur.
36:39Alain Juppé
36:40est rentré à Bordeaux
36:41après sa défaite
36:41face à Fillon.
36:43Je me souviens,
36:44c'était même pire,
36:45de Fabius
36:46et de Strauss-Kahn
36:48se moquant
36:49en permanence
36:50de Ségolène
36:51qui les avait battus.
36:51Ils ne l'ont pas vraiment soutenu.
36:54Exactement.
36:55Vous y participez ou pas ?
36:57C'est la route vers l'échec
36:58dans ces cas-là.
36:58C'est la route vers l'échec.
37:00Non,
37:00ce n'est pas la route vers l'échec.
37:01Ce n'est pas ça
37:02qui a causé
37:02la défaite de Fillon.
37:03Éric Zemmour,
37:04est-ce que vous,
37:05reconquête,
37:06vous y êtes favorable ou pas ?
37:07Oui,
37:08je vais vous dire.
37:09Moi,
37:09j'ai longtemps pensé
37:12que dans la Ve République,
37:14le premier tour
37:15était la primaire
37:16et que le second tour
37:17sur le modèle américain
37:18qui n'ont qu'un tour.
37:20Je reconnais
37:21que depuis quelques années,
37:22la dispersion des candidats
37:23et surtout
37:25la division
37:26du paysage politique
37:27en trois blocs
37:28a changé la donne.
37:30Donc,
37:31il y a deux primaires possibles
37:33et tout est dans
37:35le périmètre
37:35de cette primaire.
37:36Il y a la primaire
37:37de ce qu'ils appellent
37:38eux-mêmes
37:39la droite et le centre
37:40qui va de Retailleau
37:41à Attal
37:43avec M. Edouard Philippe.
37:45Et ça,
37:46c'est là.
37:47En fait,
37:47c'est tous les anciens
37:48ministres
37:49de M. Macron,
37:51de Retailleau,
37:51Attal,
37:52Édouard Philippe,
37:52etc.
37:53Ça,
37:53vous y participez ?
37:53Ça,
37:54je n'y participe pas.
37:54Je ne suis pas là-dedans.
37:55Il n'en veut pas de moi
37:56et je ne veux pas d'eux.
37:57Après,
37:58la proposition intelligente
38:00de M. Vissnard
38:01et de M. Wauquiez,
38:03c'est une primaire
38:04de droite
38:05sans le centre.
38:07Donc,
38:08ça commence où
38:08la borne pour vous ?
38:09Si vous voulez,
38:10moi,
38:10je dirais,
38:10mais ça sera aux électeurs
38:11de décider,
38:12mais moi,
38:15c'est le fils spirituel
38:16de Juppé.
38:17Juppé était quand même
38:18secrétaire général
38:18du RPR.
38:20On peut dire que c'est
38:20le centre droit,
38:21mais vous voyez
38:22ce que je veux dire.
38:23M. Attal était
38:24au Parti Socialiste.
38:24Ça fait une différence.
38:27Après,
38:27le Rassemblement National,
38:29les électeurs,
38:30pour la plupart,
38:31en gros,
38:32les sondages donnent 75%,
38:33mais les électeurs,
38:34pour la plupart,
38:35se considèrent comme de droite.
38:36Mais ces dirigeants
38:37sont de gauche.
38:38Mme Le Pen
38:39ne cesse de dire
38:40qu'elle n'est pas de droite.
38:41Donc,
38:41Édouard Philippe
38:42à reconquête.
38:43Exactement.
38:43Est-ce qu'ils voudront,
38:45bien aussi,
38:46les Larchers,
38:47Copé,
38:49Pécresse,
38:50Bertrand,
38:50ceux que j'appelle
38:51les cavaliers de l'apocalypse,
38:52qui veulent absolument
38:54rester avec le centre ?
38:55M. Copé a dit
38:56une phrase très juste
38:57pour une fois.
38:57Il a dit,
38:58pour LR,
38:58le temps du schisme est venu.
39:00Eh bien,
39:00oui,
39:01le temps du schisme est venu.
39:02Que ceux qui veulent rester
39:03avec la Macronie,
39:04y restent,
39:04et que ceux qui veulent
39:05être vraiment à droite,
39:06le soient.
39:07Très concrètement,
39:07il faut rester prudent
39:08dans les hypothèses
39:09de sondage qu'on voit
39:10pour dans un an.
39:10Au second tour,
39:11entre Édouard Philippe
39:11et Jordan Bardella,
39:12vous votez pour qui ?
39:13Mais on n'est pas là.
39:15Moi,
39:15je vous dis simplement
39:16ce que j'ai fait en 2020.
39:18Vous vous sentez plus proche
39:19de Jordan Bardella
39:20ou d'Édouard Philippe ?
39:22J'ai appelé à voter
39:23pour Marine Le Pen
39:24au second tour,
39:25malgré une campagne
39:26que je dirais musclée.
39:28Mais je vois bien
39:30ce qu'on est en train
39:30de nous faire.
39:31Et vous évoquiez
39:32votre sondage,
39:33et je vois bien
39:33ce que le système médiatique
39:35essaye de nous imposer.
39:36C'est-à-dire qu'on change
39:37le casting,
39:38mais on nous rejoue
39:39le même film.
39:40C'est-à-dire,
39:41d'un côté,
39:42le candidat du RN,
39:43le l'autre,
39:44le candidat de la Macronie
39:46à la place de Marine Le Pen
39:48et à Jordan Bardella,
39:49à la place
39:49d'Emmanuel Macron,
39:51Édouard Philippe,
39:52et on connaît le résultat.
39:53Vous vous pensez toujours
39:56que vous pouvez être
39:56au second tour
39:56de l'élection présidentielle ?
39:57Mais bien sûr,
39:58sinon je n'y vais pas.
39:59Vous pensez aujourd'hui
40:01que Jordan Bardella,
40:02qui est entre 35 et 38%
40:03dans les sondages,
40:05ce sont des niveaux
40:06qui vous paraissent
40:08irréels ?
40:09Oui.
40:10Je pense que depuis 15 ans,
40:12vous avez vu que les sondeurs
40:13se sont bien trompés à Paris.
40:15On parlait de Paris tout à l'heure.
40:16Franchement,
40:17ils se sont bien trompés.
40:19Deuxièmement,
40:20je pense que les sondages
40:21depuis 15 ans,
40:22ce qui n'était pas le cas
40:23avec Jean-Marie Le Pen
40:24et le Front National,
40:26surévaluent le Rassemblement National
40:27dans toutes les élections.
40:29Troisièmement,
40:29vous vous souvenez
40:30que Marine Le Pen
40:31était à 32
40:31quand j'ai commencé
40:32en septembre 2021
40:33et qu'un mois plus tard,
40:34j'étais à 3,
40:35je suis passé à 18
40:36et qu'elle est passée à 16.
40:37Et surtout,
40:38beaucoup plus à 3 ans.
40:39Beaucoup plus intéressant
40:40que mon cas personnel,
40:42toute l'histoire
40:43de la 5e République,
40:44vous la connaissez comme moi.
40:45Merci, Éric Zemmour.
40:45Et l'histoire de gens
40:46qui étaient donnés vainqueurs,
40:48qui étaient donnés
40:49dans ces eaux-là
40:50et qui ont perdu.
40:51Juppé.
40:53Merci beaucoup, Éric Zemmour.
40:54Jospin.
40:55C'est fini ?
40:55Allez-y, terminez notre phrase.
40:57Ah bon, merci.
40:57Éric, Jospin, Baladur.
40:59Vous ajoutez Jordan Bardella
41:00dans cette liste ?
41:01En tout cas,
41:02c'est cohérent
41:05avec ce que je viens
41:06de vous dire.
41:07Merci beaucoup,
41:07Éric Zemmour.
41:08Merci d'avoir été
41:09notre invité
41:09dans BFM Politique.
41:10T'as pas trop vite.
41:10L'édition spéciale
41:11se poursuit dans un instant.
41:13Samy Sfaxi,
41:14Émilie Broussou.
41:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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