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  • il y a 4 jours
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00Générique
00:00Bonjour à tous, Donald Trump bouleverse le monde et divise les Etats-Unis.
00:16Dans un instant, notre invité, Eric Zemmour, le patron de Reconquête, nous dira s'il soutient toujours le président américain.
00:23Il nous dira aussi à quoi ça sert de voter pour Reconquête, par exemple le municipal.
00:26Et il répondra à ses premières phrases d'un livre « Confidence » de Marion Maréchal qui paraît la semaine prochaine.
00:32Marion Maréchal qui évoque leur rupture politique, mais tout de suite, c'est le flash avec Fanny Weckscheider.
00:38Bonjour Guillaume, bonjour à tous. Dans l'actualité à l'étranger, tout d'abord, des centaines de manifestants rassemblés hier à Minneapolis, aux Etats-Unis, contre les opérations de l'ICE.
00:48Et en hommage à Alex Prétis, l'infirmière américain de 37 ans, a été tuée par balle quelques heures plus tôt par des agents de la police anti-immigration.
00:55L'administration Trump assure que l'homme armé souhaitait massacrer des forces de l'ordre.
01:00Le maire de Minneapolis lui appelle à mettre fin aux opérations de l'ICE, trois semaines après la mort de René Goud, elle aussi abattue par l'un de ses agents.
01:09En France, le Grinch est actuellement au mouillage dans le golfe de Fosse, près de Marseille, annonce de la préfecture maritime de Méditerranée.
01:15Le pétrolier a résonné jeudi pour soupçon d'appartenance à la flotte fantôme russe et mise à disposition de la justice dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte pour défaut de pavillons.
01:26Les suites de la tempête Ingrid en Bretagne avec, comme hier, le Morbihan, l'île Évilaine et le Finistère, toujours en vigilance orange crue.
01:33Le Finistère ou le maire de Quimperlet a de nouveau ouvert une cellule de crise ce matin dans un contexte de décrue, je cite, vraiment très lente.
01:41C'est l'ensemble des sols de la région qui est actuellement saturé, avec, selon Météo France, des débordements importants toujours en cours.
01:48Une marche blanche s'est achevée ce matin à Mitrimori, en Seine-et-Marne.
01:52Un hommage à Camélia, 17 ans, qui s'est suicidée il y a près de deux semaines.
01:56Un millier de personnes étaient réunies autour de la famille et des proches de l'adolescente.
02:00Le cortège est parti de la gare de Mitrimori, en direction du lycée, où la jeune fille dit avoir subi du harcèlement scolaire.
02:09Et puis, c'est 1100 personnes, toujours rassemblées dans une free party, qui a débuté hier à 1h30 à Ivry-les-Vecques, près du Mans, dans la Sarthe.
02:17Rassemblement condamné par le préfet, qui annonce que 21 personnes ont été prises en charge en urgence relative,
02:22et trois personnes évacuées vers l'hôpital du Mans.
02:24Les forces de sécurité, pompiers, secouristes sont mobilisés en nombre.
02:27Un dispositif de contrôle des entrées et sorties est mis en place jusqu'à la fin de l'événement.
02:33Tout de suite, BFM Politique, Guillaume Daré reçoit Éric Zemmour, président du parti Reconquête.
02:38Bienvenue dans BFM Politique, notre invité Éric Zemmour, patron de Reconquête.
02:50Bonjour, merci d'être avec nous à mes côtés pour vous interroger.
02:52Jules Pécnard de la Tribune Dimanche, notre partenaire.
02:55Bonjour.
02:55Et Abandine Atalaya, éditeur politique BFM TV.
03:00On va bien sûr évoquer les élections municipales, vous avez un certain nombre de candidats en France.
03:04Mais d'abord, je vous propose qu'on revienne sur Donald Trump, cet homme qui bouleverse le monde, évidemment.
03:10On a vu cette semaine notamment à Davos, mais qui divise aussi les Etats-Unis.
03:13Et je vous propose de débuter avec ce visage que l'on a tous découvert ce matin sur nos écrans de télévision,
03:20celui de cet homme, Alex Prétis, américain de 37 ans, infirmier,
03:24qui a été tué hier en pleine rue par la police de l'immigration à Minneapolis.
03:29Police de l'immigration qui est l'incarnation de la politique anti-Trump, justement,
03:34la politique anti-immigration menée par Donald Trump.
03:37Qu'est-ce que vous avez ressenti quand vous avez vu ces images, Éric Zemmour ?
03:40Écoutez, je regarde ces images, je ne sais pas ce qu'il en est, je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé.
03:47On voit bien qu'il y a deux versions opposées.
03:50Je n'ai pas à me prononcer sur les faits que je ne connais pas bien.
03:57Je vois bien la bataille politique.
04:00Nous avons connu ça en France avec aussi des morts, on se souvient de Malik Ousekine, etc.
04:06Il y a évidemment une bataille politique, les opposants de Donald Trump,
04:10et essayant de profiter de cette affaire pour faire reculer Donald Trump
04:16et surtout pour arrêter la politique de l'immigration qui est un immense succès de Donald Trump.
04:24On en parlera, j'imagine.
04:25Quand vous voyez ça, vous ne condamnez pas cette...
04:28Pourquoi voulez-vous que je condamne ce que je ne connais pas ?
04:31Je ne sais pas ce qui s'est passé.
04:32Peut-être que j'ai vu que la police dit que cet homme allait tirer sur les forces de police
04:37et qu'ils ont tiré avant.
04:39Je ne sais pas qui dit vrai.
04:40Et comment voulez-vous que je juge ?
04:42Je me réserve le droit d'en savoir plus et de ne pas réagir à chaud dans une affaire intérieure américaine.
04:49Mais les autorités américaines ont déjà pris leur parti,
04:51puisqu'elles disent qu'il s'agissait là d'un terroriste qui voulait de gauche...
04:56Mais à minima, ça justifie l'ouverture d'une enquête
05:00et pas la défense systématique envers et contre-tout parfois de la police, non ?
05:04A vos yeux ?
05:04Moi, en France, je défends systématiquement la police.
05:08Et je proposais d'ailleurs pendant la présidentielle,
05:10et je continue de proposer,
05:11qu'on instaure une présomption de légitime défense.
05:16Ça ne veut pas dire évidemment que les policiers ont le droit de faire tout ce qu'ils veulent,
05:20mais ça veut dire qu'ils sont présumés en légitime défense.
05:24Je ne connais pas la règle aux Etats-Unis.
05:25Y compris sur des images comme celle-ci, si ça s'était passé en France.
05:28Vous savez, les images, je suis suffisamment âgé
05:32pour avoir vu beaucoup d'images qui ne voulaient dire le contraire de ce qui était en réalité.
05:38Donc je me méfie, je suis prudent.
05:40Vous voyez, je ne prends le parti ni de l'un ni de l'autre.
05:43Je dis, j'attends d'en savoir plus.
05:45Voilà, et je vois bien l'instrumentalisation politique.
05:49Tout à fait légitime, c'est la vie politique et c'est la démocratie.
05:52Qu'en fait la gauche américaine contre cette politique d'immigration que j'approuve globalement.
05:57Je n'approuve pas éventuellement un meurtre, mais j'approuve globalement la politique d'immigration.
06:02Et on va en parler, j'imagine.
06:03Cette police de l'immigration, elle est dans le viseur des opposants de Donald Trump.
06:07Déjà il y a quelques jours, quelques semaines, une femme avait été abattue à Minneapolis.
06:12Cette incarnation de la politique anti-immigration, c'est un modèle pour vous, cette police de l'immigration ?
06:19Vous, président, vous en mettriez une en place en France ?
06:22Je vais vous dire, d'abord, parlons clairement.
06:26Je ne suis pas le porte-parole de Donald Trump et je ne suis pas le porte-parole des magas américains.
06:32Premièrement, donc, n'essayez pas de me faire agir sur tout.
06:36On va en parler, je ne vais pas éluder vos questions, mais je préfère le dire en préambule.
06:41Mais vous êtes un des rares dans la classe politique française qui l'avait au début soutenu.
06:46Et je vais vous dire pourquoi.
06:47Vous avez tout à fait raison, je ne le nie pas et je ne le renie pas.
06:50Et c'est très simple.
06:52Je considère que le mouvement magas, Donald Trump et la mouvance autour...
06:58Make America Great Again.
06:59Exactement, je me sens d'ailleurs très proche, par exemple, d'un monsieur comme Vence.
07:02Un, incarne une philosophie, une idéologie, des idées, des convictions, un mouvement philosophique et politique
07:12qui a pris son essor dans tout l'Occident, qui est pour moi celui des peuples occidentaux
07:18qui ne veulent pas mourir, qui ne veulent pas se faire remplacer,
07:21et qui se répand dans tout l'Occident.
07:25Tout l'Occident.
07:25Et je considère que la victoire aux Etats-Unis de ce mouvement de pensée que j'incarne en France
07:34est la meilleure nouvelle pour ce mouvement, car je sais dans l'histoire,
07:38depuis à peu près deux siècles, depuis avant la Révolution française,
07:41tout mouvement révolutionnaire qui se déroule aux Etats-Unis arrive en Europe et gagne en Europe.
07:47Donc je suis très heureux.
07:48Vous êtes le Donald Trump français.
07:50Je ne suis pas le Donald Trump français.
07:51Je fais partie.
07:53Vous savez, je dis, quand j'entends, je vais vous dire,
07:56il y a des choses que Donald Trump dit ou fait que je disais,
07:59et que je disais avant même de connaître le nom de Donald Trump.
08:03Quand il dit que l'immigration est une invasion,
08:05je le disais avant même de connaître le nom de Donald Trump.
08:08Quand il dit que le trafic de drogue et l'immigration sont des guerres,
08:11je l'ai dit, évidemment je ne vais pas me renier.
08:14Quand il dit, quand il porte l'offensive contre le wokisme,
08:17attendez, quand il porte le wokisme contre le wokisme,
08:20quand il dit, tout simplement, un homme est un homme et une femme est une femme,
08:24je l'ai dit aussi bien avant de le connaître.
08:26Ça ne veut pas dire qu'il m'a copié, vous comprenez.
08:28Ça veut dire qu'il y a un grand mouvement.
08:29C'est toujours comme ça.
08:31Il y a les internationales socialistes depuis le 19e siècle.
08:34Ce sont des gens qui peuvent défendre leurs intérêts.
08:37Vous vous souvenez que pour la guerre 14,
08:38les Français et les Allemands se sont faits la guerre.
08:40Et pourtant, ils étaient dans le même mouvement socialiste.
08:42Et bien là, c'est la même chose.
08:44Donald Trump est un patriote américain.
08:45Il défend les intérêts américains.
08:47Moi, je suis un patriote français.
08:49Je défends les intérêts français.
08:50Mais cette police anti-immigration ICE,
08:52est-ce que pour vous, c'est un modèle ?
08:53Vous, président, est-ce que vous mettriez en place ce type de police en France ?
08:56C'est effectivement.
08:58Donald Trump a, depuis son arrivée,
09:00arrêté l'immigration illégale.
09:03Il n'y a quasiment plus personne qui passe au Mexique.
09:05Personne, tout le monde le reconnaît.
09:06Et deux, il a réduit l'immigration légale
09:10de 1,5 million de personnes en 6 mois.
09:12Il faut ce type de police en France ou pas ?
09:14Attendez, ça veut dire que ça s'appelle la remigration.
09:17Je suis favorable à cette politique
09:18et je suis le seul en France à la défendre.
09:21Oui, je pense qu'il faut à la fois arrêter l'immigration illégale,
09:24ça tout le monde est d'accord, mais personne ne le fait,
09:26et en même temps, faire remigrer les immigrés qui sont ici
09:31et qui ne sont pas désirables.
09:33C'est-à-dire les voyous, les délinquants, les criminels,
09:36les chômeurs longue durée,
09:38tous les gens qui sont indésirables.
09:39Comment vous les renvoyez concrètement de la France vers leur pays d'origine ?
09:44Comme on renvoie les illégaux, on renverra.
09:48Par exemple, il y a 25...
09:49À l'heure actuelle, on ne les renvoie pas
09:50puisque les OQTF ne sont pas exécutés majoritairement.
09:54On ne les renvoie pas.
09:55On ne les renvoie pas.
09:56Vous avez tout à fait raison.
09:56Je pense qu'il faut faire pression sur les pays,
09:59faire pression véritablement.
10:02Maintenant, chère madame,
10:04je considère que même si les pays ne les reprennent pas,
10:06il faudra les renvoyer ailleurs.
10:09Il faudra trouver des pays qu'on payera
10:10ou des endroits qu'on payera
10:12pour renvoyer ces immigrés dont on ne veut plus.
10:14Vous avez vu d'ailleurs...
10:15Pour le faire très concrètement, vous ne m'avez pas répondu,
10:17il faut une police de l'immigration comme ICE ou pas ?
10:20Il faudra adapter à la France et aux structures françaises.
10:24Mais il faudra être impitoyable.
10:26Oui, il faudra une politique ferme
10:28contre l'immigration illégale et illégale.
10:31Mais les policiers avec qui je discute,
10:33aujourd'hui, me disent que ce n'est pas les structures qui manquent.
10:36C'est la volonté politique.
10:39Nous sommes à un an après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
10:45Quand vous faites le bilan,
10:46est-ce que vous avez le sentiment que Donald Trump est une chance,
10:50et toujours une chance pour son pays ?
10:52Est-ce que vous considérez, par ailleurs,
10:53qu'il est une menace pour la stabilité du monde,
10:57de l'ordre mondial, comme on le peut qualifier ?
10:59Alors, je répète ce que j'ai dit en préambule,
11:02c'est un patriote américain.
11:03Donc, il défend les intérêts des États-Unis,
11:06comme l'ont fait tous les présidents avant lui.
11:09Je note, d'ailleurs, que lorsque...
11:12C'est peut-être un cliché, mais les États-Unis,
11:13aujourd'hui, sont plus désunis que jamais.
11:16Sa cote de popularité est très basse, elle est très faible.
11:18Où en est la cote de popularité d'Emmanuel Macron ?
11:22Bon, vous voyez, les codes de popularité, ça va, ça vient, on le sait.
11:27Maintenant que les États-Unis soient divisés, vous avez raison.
11:30Vous avez raison, et ça ne date pas de Trump.
11:33Trump est le révélateur de cette division.
11:35Mais Trump, dans tout l'Occident, c'est normal.
11:38Il y a un mouvement qui est, ce que je vous ai dit,
11:41c'est-à-dire la volonté des peuples occidentaux de ne pas mourir,
11:43et il y a en face des gens qui veulent tuer les peuples occidentaux.
11:47Mais est-ce que Donald Trump n'accentue pas ces divisions ?
11:50Évidemment que c'est divisé.
11:51Est-ce que Trump n'accentue pas ces divisions
11:53et presque place les États-Unis, parfois,
11:55excusez-moi du terme, au bord d'une guerre civile ?
11:57Est-ce que ce n'est pas lui qui est responsable de ça ?
11:58Pas du tout.
11:59Je considère que Trump est la conséquence
12:02d'un mouvement qui vient de très loin,
12:04j'ai écrit là-dessus,
12:06dès les années 60-70,
12:08et qui a fait que la gauche américaine
12:11a détruit le consensus américain,
12:13qu'elle a détruit la méritocratie américaine
12:17avec sa politique de discrimination positive
12:19qui a donné le wokisme,
12:21et qu'elle a détruit l'unité ethnique et culturelle des États-Unis
12:24avec une législation en 1965
12:26qui a fait rentrer le monde entier aux États-Unis.
12:30Nous avons exactement le même problème en Occident.
12:33Donc ce n'est pas lui, lui, la conséquence.
12:34C'est comme quand on me dit
12:36« Vous poussez à la guerre civile ».
12:37Ce n'est pas moi qui pousse à la guerre civile.
12:39Je suis la conséquence d'un mouvement
12:41qui fait que le peuple français
12:42est en danger de mort.
12:45C'est tout.
12:45Ce n'est pas la même chose.
12:46On parle des États-Unis,
12:50on parle du rôle de Donald Trump dans le monde.
12:52Il y a eu cette semaine ce bras de fer,
12:53si je veux dire, entre Emmanuel Macron et Donald Trump
12:55sur cette question notamment de l'annexion,
12:57quasiment ou pas, du Groenland.
12:59Je vais vous montrer une photo.
13:00C'est la photo devenue célèbre, si j'ose dire,
13:02du visage d'Emmanuel Macron cette semaine à Davos
13:04avec ses lunettes de soleil
13:05dû à un problème de santé,
13:07un petit vaisseau qui a éclaté dans son oeil.
13:09Mais c'est devenu quasiment un outil politique
13:11et diplomatique dans le monde entier.
13:12On a parlé de ces lunettes d'Emmanuel Macron
13:14qui sont devenues en quelque sorte
13:15l'outil de la résistance face à Donald Trump.
13:18Qu'est-ce que ça vous a inspiré, vous ?
13:19Est-ce que vous dites quand même
13:20« Bravo Macron » ?
13:21Nous savons depuis son avènement en 2017
13:24qu'Emmanuel Macron aime se déguiser.
13:27Je me souviens quand il était en uniforme
13:30de solde officier.
13:31Je me souviens qu'il a multiplié.
13:33Là, c'est pour des raisons de santé.
13:34C'est son côté acteur.
13:35Oui, je sais, mais enfin...
13:37Bon, écoutez, ses lunettes sont très belles
13:39et ça a fait parler dans le monde entier.
13:40C'est très bien, tant mieux pour lui.
13:43Maintenant, je pense qu'il y a effectivement
13:45un affrontement entre Donald Trump
13:48et les pays européens.
13:50Est-ce que vous dites « Bravo Emmanuel Macron,
13:53vous avez fait reculer Donald Trump
13:54sur le Groenland ? »
13:55Je ne pense pas qu'Emmanuel Macron
13:57ait fait reculer Donald Trump
13:58sur le Groenland.
13:59Je pense que, si vous voulez,
14:02il me semble, d'après ce que je sais
14:04de Donald Trump, il l'a dit lui-même,
14:06que c'est son habituelle tactique
14:09de négociation.
14:11Il l'explique dans son livre
14:13sur le roi du deal,
14:14dans laquelle il dit « J'exige l'impossible »
14:17et comme ça, on me donne
14:19ce que même les autres n'osaient pas
14:21me donner auparavant.
14:22Donc, j'attends la suite de cette négociation.
14:24Je ne sais pas ce que ça va donner.
14:26J'attends.
14:27Maintenant, effectivement...
14:28Est-ce que vous avez compris
14:30ce que Donald Trump faisait
14:32en voulant, au début, disait-il,
14:34s'emparer du Groenland ?
14:35Emmanuel Macron lui a, par exemple,
14:36envoyé un message en lui disant
14:37« Je ne comprends pas ce que tu fais
14:38sur le Groenland. »
14:39Vous qui défendez la souveraineté ?
14:41Alors, attendez.
14:42Je peux vous répondre à ça ?
14:43Complètement.
14:45Je dirais que les États-Unis
14:46ont l'habitude,
14:48dans leur histoire,
14:49d'acheter des territoires.
14:50Ils ont acheté la Louisiane
14:51à Napoléon,
14:52ils ont acheté l'Alaska
14:53aux Russes en 1867,
14:55et quand ils ne peuvent pas l'acheter,
14:56ils ont aussi l'habitude
14:57de le conquérir par la force.
14:59Le Mexique s'en souvient,
15:00qui a perdu le Texas,
15:01la Californie, etc.
15:03C'était moins courant
15:04depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
15:05Absolument.
15:06Puisque vous parlez
15:07de la fin de la Seconde Guerre mondiale,
15:08c'est intéressant,
15:09parce que vous savez peut-être
15:10que les Américains,
15:11en 1945,
15:12Trump était à peine né,
15:14ont voulu déjà acheter
15:15le Groenland,
15:17et que le Danemark a refusé.
15:18Je rappelle que le Groenland
15:19est une terre colonisée
15:21par le Danemark.
15:22Ce n'est pas le Danemark.
15:23D'ailleurs, il n'est pas
15:24dans le territoire européen.
15:26Un territoire autonome
15:27qui appartient au Royaume du Danemark.
15:29Oui, ça est colonisé,
15:29c'est un peu comme nous,
15:30l'Algérie.
15:31Est-ce que pour autant,
15:31ça rend la revendication
15:32de Donald Trump légitime ?
15:34Non, je ne vous dis pas
15:35que ça la rend légitime.
15:36J'essaye de vous expliquer
15:37dans l'histoire
15:38que c'est une tradition
15:39des présidents américains.
15:41Maintenant,
15:42ce qui, si vous voulez,
15:44il faut bien comprendre
15:45quelque chose.
15:46Moi, vous disiez tout à l'heure
15:48Donald Trump,
15:49déséquilibre le monde, etc.
15:51Moi, je crois qu'on se trompe
15:52sur l'évolution du monde.
15:54Je pense que depuis 30 ans,
15:57on nous a fait croire
15:58que le monde était régi
16:00par le droit et le commerce.
16:02En vérité,
16:03s'il était régi
16:04par le droit et le commerce,
16:05c'est qu'il y avait
16:05une superpuissance
16:07qui était unique
16:08et qui faisait régner la force.
16:09Vous savez,
16:10qui s'appelait
16:10les États-Unis d'Amérique.
16:12Le droit international
16:12n'est pas un véritable droit.
16:14Le droit,
16:15c'est un ensemble
16:15de règles
16:18qui sont sanctionnées
16:19de façon autoritaire
16:20et parfois musclées.
16:22On les met en prison
16:22par une autorité suprême.
16:24Dans le droit international,
16:25il n'y a pas
16:25d'autorité suprême.
16:26Donc, les États-Unis,
16:27depuis 30 ans,
16:28puisque l'URSS
16:29s'était effondré,
16:30a joué ce rôle
16:31d'autorité suprême.
16:32On envoyait des armes
16:33contre les États voyous.
16:35L'expression est révélatrice.
16:37Aujourd'hui,
16:38c'est fini.
16:39La Chine est le grand rival
16:40des États-Unis.
16:41La Russie est revenue
16:42dans le jeu.
16:43Les BRICS s'émancipent
16:44de l'Occident.
16:45Et vous, président,
16:46vous vous affranchiriez aussi
16:48du droit international ?
16:49Vous diriez comme Donald Trump
16:50« Je gouverne
16:51en fonction de ma propre morale ».
16:53Moi, je pense que,
16:54je vous répète,
16:56la souveraineté...
16:57Parce que vous ne le condamnez jamais.
16:58Vous ne condamnez même pas
16:59son désir de pouvoir
17:00s'emparer du moins.
17:00La souveraineté d'un pays,
17:01je condamne évidemment,
17:03s'il avait attaqué
17:04le Grand-Alente,
17:04je l'aurais condamné.
17:06Mais je maintiens
17:08que le droit international
17:08n'est pas un droit
17:09comme les autres
17:10et que la souveraineté
17:12est la règle
17:12et que la souveraineté
17:13est liée à la force.
17:15Que vous le vouliez ou non,
17:16c'est comme ça.
17:16Vous savez,
17:17dans la guerre du Péloponnèse
17:19de Thucydide
17:20il y a plus de 2000 ans,
17:21on dit déjà,
17:22on dit déjà
17:23que le droit fonctionne
17:26entre pays de même force
17:27mais que quand il y a
17:28un fort et un faible,
17:29le fort exige tout ce qu'il veut
17:31et le faible accorde
17:32tout ce qui est exigé de lui.
17:34Le problème pour la France
17:35et pour les pays européens,
17:37c'est que depuis 30 ans,
17:38et c'est le crime
17:39des gouvernants
17:40et de celui qui maintenant
17:42arbore des belles lunettes de soleil,
17:45c'est d'avoir fait croire
17:46qu'on pouvait se passer de la force
17:48et de nous avoir désarmés.
17:50C'est ça le problème.
17:52Si les pays européens
17:54et la France
17:55étaient puissants,
17:57ils ne se seraient pas
17:58passés tout ça.
17:58C'est parce que
17:59les pays européens
18:00se sont affaiblis,
18:01ont cru au mythe
18:02du droit
18:03et du commerce
18:05et qu'aujourd'hui,
18:07les autres États
18:08qui sont restés forts,
18:09nous le font payer.
18:11Donc moi,
18:11pendant la présidentielle,
18:13j'ai parlé,
18:13vous vous souvenez,
18:14de devoir de puissance,
18:15j'ai réclamé
18:16un effort budgétaire énorme
18:17sur l'armée,
18:19on m'a traité
18:19de tous les noms.
18:20Je vois qu'aujourd'hui,
18:21ceux qui me le reprochaient
18:23courent désormais
18:24après cette affaire-là.
18:27Je dis simplement cela.
18:28Je dis,
18:29entre puissance,
18:30depuis la nuit des temps,
18:32c'est la force
18:33qui détermine.
18:33Vous savez,
18:34Louis XIV mettait
18:35sur ses canons
18:36ultima ratio regum,
18:38l'ultime argument des rois.
18:40Vous parlez de temps anciens,
18:41l'Europe entre-temps
18:42s'est dotée
18:43de quelques règles de droit.
18:45Ce ne sont pas
18:45des temps anciens.
18:46Ce ne sont pas
18:47des temps anciens,
18:48Madame Nantes.
18:48C'est l'éternité
18:49des relations
18:50entre les puissances.
18:51Mais pour avancer,
18:52est-ce que les États-Unis
18:53sont aujourd'hui
18:53toujours nos alliés
18:54pour vous ?
18:55Ou nos adversaires ?
18:56Voir nos ennemis.
18:57Je vous règle.
18:59Carrément.
19:00Écoutez,
19:01ce sont nos alliés
19:02puisque nous sommes
19:03toujours alliés
19:04avec eux dans l'OTAN
19:05et que nous aurions
19:07du mal
19:08à faire la moindre guerre
19:09sans eux.
19:10Je vous rappelle
19:10que même
19:11quand les troupes françaises
19:12intervenaient en Afrique,
19:14elles avaient besoin
19:15de la logistique américaine.
19:18Donc,
19:19ne faisons pas plus gros
19:20que nous ne sommes
19:21car je le répète,
19:23depuis 30 ans,
19:24nous sommes devenus
19:25très faibles.
19:25Éric Zemmour,
19:26rendez-vous internationaux,
19:27rendez-vous nationaux aussi
19:28pour les responsables politiques.
19:29Dans quelques semaines,
19:30les élections municipales,
19:31vous avez une candidate
19:32à Paris qui s'appelle
19:32Sarah Knafo.
19:33Selon un sondage
19:34qui a été réalisé
19:34par l'Institut l'IFOP
19:35publié dans Le Parisien
19:36ce matin,
19:37elle est crédité
19:379% d'intention
19:38de vote au premier tour.
19:39Elle frôle donc
19:40les 10% qui permettent
19:41de se qualifier
19:41pour le second tour.
19:435% en revanche
19:43pour le candidat
19:44du Rassemblement National,
19:46Thierry Mariani.
19:47Est-ce que vous appelez
19:47le candidat du RN
19:49à se retirer ?
19:50Ah non,
19:50moi je ne suis pas,
19:51vous savez,
19:53ça m'agace beaucoup
19:54quand le Rassemblement National
19:56fait cela,
19:57donc je ne vais pas du tout
19:58faire comme eux.
19:59Je n'appelle pas
20:00M. Mariani
20:00que je respecte
20:01à se retirer.
20:03Je dis simplement
20:05que les électeurs
20:06de droite
20:07à Paris
20:08doivent tous
20:09voter
20:09pour Sarah Knafow.
20:11Voilà,
20:12s'ils se sentent
20:13de droite,
20:13ils ne doivent pas
20:14voter pour un candidat
20:16d'un parti socialiste,
20:17je pense qu'on va parler
20:18du budget après,
20:19comme le Rassemblement National
20:20l'a montré
20:21lors de cette discussion
20:22budgétaire.
20:23Sarah Knafow
20:24qui est très critiquée
20:25par ses opposants,
20:27c'est la loi du genre,
20:28notamment par Clément Beaune
20:29qui est haut-commissaire au plan
20:30et qui est élu parisien,
20:31qui lui explique
20:32qu'elle est soit incompétente,
20:33soit une menteuse,
20:34par exemple,
20:34sur ses projets,
20:35notamment concernant
20:36les voies sur berge,
20:37qu'elle estime à 60-80 millions
20:40d'euros de coût
20:41et qui serait en fait
20:4210 fois,
20:42voire 12 fois plus cher.
20:44C'est vrai que M. Clément Beaune
20:45s'y connaît en bâtiments
20:46et travaux publics,
20:47c'est bien connu.
20:49Moi, je vais vous dire,
20:50je sais comment Sarah Knafow
20:51a travaillé sur ce projet
20:53et je connais les gens
20:55qu'elle a consultés
20:57et qu'elle a fait travailler
20:59pour ce projet-là précisément.
21:01Je sais que ce sont
21:01des ingénieurs
21:02en travaux publics justement,
21:03des spécialistes
21:04qui ont budgété
21:06ce travail-là,
21:08mais aux millions
21:09d'euros près.
21:10Je le sais,
21:11je les connais.
21:12Alors, M. Clément Beaune,
21:13vous savez franchement
21:14quelles compétences
21:14il a là-dedans.
21:15Il ne connaît rien.
21:16Déjà, quand il était ministre
21:17des Affaires européennes,
21:18on se demandait
21:18ce qu'il connaissait.
21:19Alors, un peu de mesure.
21:20Mais remettre des voitures
21:21dans Paris,
21:22sur les quais ou ailleurs,
21:23est-ce que ce n'est pas,
21:24si j'ose dire,
21:24permettez-moi le terme,
21:25complètement démago
21:26et contraire au sens de l'histoire ?
21:27Même Rachida Diatti
21:28dit qu'on sent
21:29que ce ne sera pas
21:30le retour du tout voiture.
21:31Écoutez, moi,
21:32ce que je trouve démago,
21:34c'est la décision
21:35d'Hidalgo,
21:36il y a dix ans,
21:37d'avoir supprimé
21:38tout passage
21:39sur cette voie
21:40Georges Pompidou.
21:41Vous savez,
21:42Sarah Knarvo l'explique très bien.
21:43Paris a été forgé
21:45et organisé historiquement
21:47sur un axe nord-sud.
21:49L'axe est-ouest
21:49a toujours été oublié.
21:51C'est pour ça
21:52qu'il y a toujours eu
21:52des embouteillages dans Paris.
21:53Vous connaissez la fameuse histoire
21:54d'Henri IV,
21:55assassiné par Ravaillac
21:57parce qu'il y avait
21:58un embarras,
21:59comme on disait,
21:59de circulation.
22:00Là,
22:01la voie Georges Pompidou,
22:02c'est est-ouest.
22:03Elle l'explique
22:04mieux que moi.
22:05Et donc,
22:06ce qu'elle dit,
22:07c'est qu'elle concilie
22:08justement les deux.
22:09Elle met les voitures
22:10en dessous
22:10qui peuvent ainsi passer
22:12pour débloquer
22:12les embouteillages
22:13dans le reste de Paris
22:15parce que la décision
22:16de mettre des voitures,
22:17de supprimer les voitures
22:18sur la voie Pompidou,
22:19ça a provoqué
22:20des embouteillages ailleurs.
22:21Donc,
22:21de la pollution.
22:22Passons.
22:23Et deuxièmement,
22:23elle fait au contraire
22:24construire cette plateforme
22:26au-dessus
22:27pour permettre
22:28aux piétons
22:28et aux cyclistes
22:29de profiter
22:30de la beauté
22:31inégalable
22:32du paysage parisien.
22:33Amandine,
22:33l'enjeu des municipales.
22:34Oui,
22:35puisque Sarah Knafo
22:35monte dans les sondages.
22:36Elle est maintenant
22:37à 9%.
22:37Elle va continuer de monter.
22:39Néanmoins,
22:39c'est pour l'instant
22:40sous les seuils de qualification.
22:42Ça sert à quoi
22:42plus largement
22:43de voter reconquête
22:44pour les élections municipales ?
22:45Écoutez,
22:46c'est très simple.
22:47Si vous voulez
22:48des candidats
22:50qui défendent
22:54des finances
22:55saines et bien gérées,
22:57qui défendent
22:57la sécurité
22:58et une conception
22:59du beau
23:00et de l'esthétique,
23:01puisqu'on parlait
23:02tout à l'heure
23:03du projet
23:04de Sarah Knafo.
23:05Dans toutes les villes,
23:06nous avons
23:07les mêmes priorités.
23:09Deuxièmement,
23:10je pense que
23:11les reconquêtes
23:12et la droite,
23:14le seul parti
23:15justement
23:16de droite,
23:16c'est-à-dire
23:17à la fois
23:18qui veut combattre
23:19l'immigration,
23:20l'invasion migratoire
23:21et l'islamisation
23:22du pays
23:23et deuxièmement...
23:24Est-ce que Rachida Dati
23:25n'est pas droite ?
23:26Rachida Dati
23:27est, je dirais,
23:28écoutez,
23:29elle est LR,
23:30elle est alliée
23:31au Macronisme,
23:32donc je dirais
23:32qu'elle est du centre droit.
23:34Voilà,
23:34mais c'est la droite,
23:35mais c'est la droite,
23:36c'est le centre droit.
23:37L'incarnation
23:38de la droite
23:39à reconquête,
23:40c'est,
23:40dans cette campagne,
23:42c'est Sarah Knafo,
23:42comme dans toutes
23:43les autres villes.
23:43Vous parlez
23:44d'islamisation
23:45du voile,
23:45etc.
23:46Sarah Knafo ne fait d'ailleurs...
23:47Ce sont des thèmes
23:48auxquels vous êtes
23:49très identifiés,
23:49Sarah Knafo,
23:50mais fait moins campagne
23:51là-dessus.
23:51Sarah Knafo,
23:52ça ne vous a pas échappé,
23:53est candidate
23:53au municipal.
23:54Au municipal,
23:56la politique d'immigration
23:57n'est pas
23:58de la responsabilité
23:59du maire.
23:59Vous me tendez la perche
24:00quand elle s'est présentée,
24:01elle n'a pas semblé
24:02très claire
24:02sur savoir
24:02si la candidature à Paris
24:04excloulait le fait
24:05qu'elle soit ensuite
24:05candidate à l'élection présidentielle.
24:07Est-ce que,
24:07dans votre esprit,
24:08c'est clair ?
24:08Est-ce que c'est vous
24:09ou est-ce que c'est elle
24:10qui sera candidat
24:11à l'élection présidentielle ?
24:12C'est marrant
24:12comme les journalistes
24:13veulent croire
24:14ce qu'ils veulent croire.
24:16Elle a été au contraire
24:17d'une clarté biblique.
24:19Elle a dit
24:19je suis candidate à Paris
24:21et je ne serai pas
24:21candidate à l'Élysée.
24:23Qu'est-ce que vous voulez
24:23être plus clair ?
24:24Le candidat à l'élection
24:25présidentielle,
24:25ce sera vous.
24:26Mais je ne vais pas
24:27annoncer ma candidature
24:28aujourd'hui.
24:30Je vous dis
24:30ce qu'elle a dit.
24:31Elle a dit
24:32quelque chose
24:32qu'on ne peut plus clair
24:33et depuis,
24:34les journalistes passent
24:34flortant à dire
24:35ah bah non,
24:36en vérité,
24:36ce n'est pas clair.
24:37Pourtant,
24:37on ne peut plus clair.
24:39Ça ne dépend pas
24:39de qui sera
24:40votre décision
24:41candidat du Rassemblement
24:42national,
24:43que ce soit Marine Le Pen
24:44ou Jordan Bardella.
24:45Que ce soit Marine,
24:46vous savez,
24:47c'est très bien
24:47que vous me posez
24:47cette question.
24:49Marine Le Pen
24:50et Jordan Bardella,
24:51c'est exactement
24:51la même ligne.
24:53Il y a une embrouille
24:55des journalistes
24:57qui se font
24:57les idiots utiles
24:58du Rassemblement national
24:59et qui font croire
25:01qu'il y a deux lignes.
25:02Il n'y a pas
25:02deux lignes.
25:03Marine Le Pen
25:04et Jordan Bardella,
25:04sont exactement
25:06différences économiques.
25:07Ils sont différents.
25:08Non,
25:08il n'y a pas
25:08de différence économique,
25:09non.
25:10Simplement,
25:10il y a une femme
25:11et un homme.
25:12Il y a une femme
25:12de 50 et quelques années
25:13et il y a un jeune homme
25:14de 30 ans.
25:15C'est la seule différence.
25:17Pour tout le reste,
25:18il y a une ligne
25:18qui est celle
25:19du Rassemblement national,
25:20j'espère qu'on va
25:21parler du budget,
25:22et qui est celle
25:23des 34 milliards
25:24d'euros d'impôts
25:25qu'ils ont votés,
25:27que Jordan Bardella
25:28a défendu
25:28et que Marine Le Pen
25:30avec Jean-Philippe Tanguy
25:34a défendu
25:35à l'Assemblée nationale.
25:36C'est le même parti,
25:37la même ligne.
25:39Il n'y a pas
25:39deux lignes.
25:40Et Jordan Bardella,
25:41vous savez,
25:42il a des postures
25:44peut-être différentes,
25:45il a peut-être
25:46un comportement différent,
25:48mais c'est le même fond,
25:49c'est le même parti.
25:50Éric Zemmour,
25:51Amandine,
25:51on en reparle
25:52dans une seconde.
25:53Juste appel à publicité,
25:54vous restez avec nous,
25:54vous répondrez aussi
25:55à Jean-Luc Mélenchon
25:56qui disait cette semaine
25:57qu'il est désormais
25:59le parti qui incarne,
25:59je cite,
26:00le grand remplacement,
26:01le grand remplacement
26:01des générations,
26:02et puis vous répondrez
26:03à ses premières confidences
26:03de Marion Maréchal
26:04qui évoquent
26:04votre rupture politique
26:06il y a quelques mois.
26:07On se retrouve tout de suite.
26:08Notre invité dans BFM Politique,
26:16Éric Zemmour,
26:17président de Reconquête.
26:19On évoque les élections municipales.
26:21Il y a un autre leader
26:21qui était en campagne
26:22cette semaine,
26:22c'est Jean-Luc Mélenchon.
26:24Il était à Toulouse.
26:25Jean-Luc Mélenchon
26:25qui affirme
26:26que son parti
26:27incarnerait désormais,
26:28je cite,
26:29la France du grand remplacement
26:31et de la diversité.
26:32Le grand remplacement,
26:33dit-il,
26:33de la génération
26:34qui remplace l'autre
26:36parce que c'est ainsi
26:37depuis la nuit des temps,
26:38dit-il.
26:39Bien sûr,
26:39évidemment,
26:39ce grand remplacement,
26:41cette notion,
26:41ça sonne dans l'esprit des gens
26:43en référence au grand remplacement
26:44qui avait été évoqué
26:45par l'écrivain d'extrême droite
26:47Renaud Camieux
26:47qui a été repris,
26:48y compris par des leaders de droite
26:49désormais.
26:50Qu'est-ce que vous avez pensé
26:52quand vous avez entendu
26:53Jean-Luc Mélenchon
26:54évoquer cette notion
26:55du grand remplacement ?
26:57Qu'il confirmait
26:59ce que j'ai toujours dit,
27:00c'est-à-dire qu'il assume
27:02le grand remplacement,
27:03il est le parti
27:04du grand remplacement,
27:05c'est-à-dire
27:06de la France arabo-médiaise
27:07musulmane
27:08qui veut remplacer
27:08la France française.
27:10Ce que j'avais dit
27:10pendant la campagne présidentielle.
27:12Lui ne parle pas d'immigration,
27:13il dit c'est le remplacement
27:14d'une génération
27:15par une autre génération.
27:16Il ne parle pas du tout
27:17d'une question
27:18de peuplement d'immigration.
27:20Bien sûr,
27:20il joue sur les mots.
27:23Je sais,
27:23vous savez,
27:24j'ai débattu chez vous
27:25avec Jean-Luc Mélenchon,
27:27j'ai été le seul
27:28à l'époque
27:28à l'affronter,
27:29maintenant c'est la mode,
27:30à l'époque j'étais le seul.
27:31Je maintiens
27:32que sa créolisation
27:34n'est que le paravent
27:35de l'islamisation.
27:36Il ne faut pas se cacher,
27:38c'est ce que je lui avais dit
27:38à l'époque
27:39et ce que je redis.
27:41Vous dites
27:41le grand remplacement
27:43a été repris
27:43d'abord de la formule
27:45de Renaud Camus
27:46qui n'est pas un écrivain
27:46d'extrême droite,
27:47c'est un grand écrivain,
27:48c'est tout.
27:49Deuxièmement,
27:50ça n'est pas repris
27:51par les autres leaders
27:52de la droite,
27:53non,
27:53ni même par Mme Le Pen,
27:54ni même par M. Bardella.
27:56Je suis le seul
27:57à utiliser cette expression
27:58parce que je suis le seul
27:59à avoir conscience
28:01de l'ampleur historique
28:03de ce qui se passe.
28:04Maintenant,
28:06je vais vous dire,
28:07Jean-Luc Mélenchon,
28:07tout le monde a compris désormais
28:08qu'il jouait
28:11son destin électoral
28:12sur le peuple
28:14des banlieues,
28:15arabo-musulmans,
28:16et qu'il y avait déjà
28:1769% des électeurs musulmans
28:19en 2022
28:20qui avaient voté pour lui.
28:21s'il vote plus
28:23et s'il vote plus
28:25pour lui,
28:25il sera au second tour
28:27en 2027,
28:28c'est son calcul.
28:28Mais je pense,
28:30et c'est pour ça
28:30que l'expression
28:31de grand remplacement
28:31utilisée par lui
28:32est révélatrice,
28:33je pense que
28:34c'est plus profond
28:35qu'un calcul électoral.
28:36C'est-à-dire ?
28:37C'est-à-dire que je pense
28:38que c'est un projet
28:38anthropologique.
28:40C'est-à-dire que,
28:40vous savez,
28:41la gauche a l'habitude
28:42au 19e siècle,
28:43elle voulait
28:44que la classe ouvrière
28:45remplaça
28:46la bourgeoisie.
28:48Aujourd'hui,
28:48elle veut que
28:49le peuple arabo-musulman
28:51remplace le peuple français.
28:53Il y a une tradition,
28:54en fait,
28:54finalement,
28:55si on voit ça
28:55un peu de...
28:56Qu'est-ce qui vous permet
28:56de dire ça ?
28:57Eh bien,
28:57tout simplement
28:58qu'ils veulent
28:59le grand remplacement
28:59et qu'ils veulent
29:00toujours plus
29:00d'immigrés arabo-musulmans.
29:02Je le répète,
29:02il l'a dit sur le réseau X,
29:04répondant notamment
29:04à Jordan Bardella,
29:05Jean-Luc Mélenchon dit,
29:06je cite,
29:06le grand remplacement
29:08dont je parle
29:08est celui des générations.
29:10Monsieur Mélenchon
29:11est un très habile réteur.
29:13Mais avec moi,
29:14ça ne marche pas.
29:14Donc,
29:15j'aimerais continuer
29:15ma démonstration,
29:16s'il vous plaît.
29:17Je pense que finalement,
29:18si on voit ça
29:19d'un peu haut,
29:20historiquement,
29:21la gauche a toujours
29:21été pour la colonisation.
29:23Au XIXe siècle,
29:24elle était pour la colonisation
29:24de l'Afrique par la France
29:25au nom de la civilisation
29:26et désormais,
29:27elle est pour la colonisation
29:28de la France par l'Afrique
29:29au nom des droits de l'homme.
29:31Ça,
29:31c'est une grande tradition
29:32à gauche,
29:32finalement.
29:33Il faudrait regarder ça
29:34de près.
29:34Maintenant,
29:35qu'est-ce qui se passe
29:36aujourd'hui ?
29:37Pourquoi Jean-Luc Mélenchon
29:38emploie ce terme
29:39et pourquoi il l'assume ?
29:41Alors qu'avant,
29:41il ne l'assumait pas.
29:43Il parlait de créolisation,
29:44comme vous avez dit,
29:45madame.
29:45Tout simplement
29:46parce que je pense
29:47que la contre-colonisation
29:49est le spectre
29:51qui agite
29:52et qui hante
29:53aujourd'hui
29:54les banlieues françaises,
29:55les quartiers populaires,
29:56comme dit
29:57Jean-Luc Mélenchon
29:58et la gauche.
29:59Vous savez,
30:00Frantz Fanon,
30:00dans les années 50,
30:01qui était un grand ami
30:02du FLN,
30:03disait
30:04« Le colonisé
30:05est un persécuté
30:06qui se rêve
30:06en persécuteur ».
30:07Je pense qu'il y a
30:08beaucoup de jeunes gens,
30:10je parle de jeunes gens,
30:10dans la nouvelle génération
30:12issue de l'immigration
30:14arabo-musulmane,
30:15qui en vérité
30:16considèrent que
30:17c'est leur tour
30:18de coloniser la France
30:19puisque la France
30:19a colonisé leurs ancêtres
30:21et que Jean-Luc Mélenchon
30:22se fait le porte-voix
30:23de ce sentiment.
30:25Et vous savez...
30:25Vous savez ce qu'on vous répondra,
30:26vous essentialisez...
30:27Bien sûr, bien sûr,
30:28mais je pense que...
30:30C'est ce qu'on vous répond
30:30systématiquement,
30:31mais...
30:31Vous avez tout à fait raison,
30:32mais c'est le vieux...
30:33Vous avez raison,
30:34c'est le vieux débat philosophique
30:35entre l'existentialisme
30:36et l'essentialisme.
30:38Je pense, moi,
30:39et d'ailleurs,
30:39c'est un problème philosophique
30:40car aujourd'hui,
30:41les gens,
30:42les Français,
30:43tous les Occidentaux,
30:44ne pensent plus
30:45qu'en termes individus.
30:46Moi, je pense,
30:48comme on le faisait avant,
30:49en termes de masse.
30:50Il y a bien sûr
30:51des individus
30:52qui veulent s'intégrer
30:53et s'assimiler,
30:54je dis s'assimiler,
30:55non pas s'intégrer,
30:56à la culture française
30:57qui est, je le répète,
30:59judéo-chrétienne
30:59et gréco-romaine.
31:00On devrait dire d'ailleurs
31:01chrétienne et gréco-romaine
31:03puisque le christianisme
31:04englobe le judaïsme
31:06et la culture grecque.
31:07Et qu'il y a
31:08de plus en plus,
31:09vous vous souvenez
31:10de ce sondage
31:10avant Noël
31:11qui le prouvait,
31:12de plus en plus
31:13de jeunes,
31:13je dis bien de jeunes,
31:15issus de l'immigration
31:16arabo-musulmane
31:17qui veulent appliquer
31:18ici la charia.
31:19Ça, ça veut dire,
31:20cher monsieur,
31:21une colonisation.
31:22Quand on ne s'imprègne pas
31:25de la culture
31:26et de la civilisation
31:27d'un pays
31:28dans lequel on vient,
31:29on est des colonisateurs
31:30puisqu'on veut imposer
31:31sa culture
31:32et sa civilisation.
31:33Donc, je pense
31:34que monsieur Mélenchon
31:35est aujourd'hui
31:36le porte-drapeau
31:37de cette contre-colonisation.
31:38en vérité,
31:39vous savez,
31:40Mélenchon, pour moi,
31:41ressuscite une figure
31:42traditionnelle, je dirais,
31:44de l'histoire de France.
31:45C'est le parti de l'étranger.
31:47C'est-à-dire,
31:48le parti de l'étranger,
31:49vous savez ce que c'est ?
31:49Jean-Luc Mélenchon
31:50ne serait pas aussi patriote
31:51que vous ?
31:53Tout simplement parce qu'il est
31:54patriote d'une autre France,
31:57d'une France arabo-musulmane.
31:58Il dit lui-même
31:59qu'il est un maghrébin.
32:00Ce n'est pas moi
32:01qui l'ai dit.
32:02Il dit,
32:02je suis un maghrébin français.
32:03Si je ne dis pas de bêtises,
32:04vous partagez tous les deux
32:06le fait d'être né au Maroc.
32:07Non.
32:08Vous dites une bêtise,
32:08mais c'est presque juste.
32:09Pardon, excusez-moi.
32:10Ce n'est pas grave,
32:11mais je vais vous répondre
32:12parce que vous avez
32:13une bonne intuition.
32:15En le Maghreb.
32:15Moi, mes parents,
32:16pas moi,
32:17moi je suis né
32:18en banlieue parisienne,
32:18mais peu importe.
32:19Ça ne contrevient pas
32:21à votre intuition.
32:22Pardon, excusez-moi,
32:22je me suis trompé.
32:23Jean-Luc,
32:23mais ce n'est pas grave.
32:24Jean-Luc Mélenchon
32:24est né effectivement au Maroc
32:26de parents pieds noirs.
32:28Moi, je suis né
32:28en métropole,
32:30mais de parents pieds noirs aussi.
32:32Et vous avez raison,
32:33c'est ça qui nous lie.
32:35Sauf que nous avons pris,
32:36vous voyez,
32:37les deux parties.
32:38Moi, j'ai pris le parti
32:39comme mes parents
32:40du peuple français.
32:43Et je me suis agrégé
32:44d'abord au peuple pieds noirs
32:45puis au peuple français.
32:46Et lui,
32:47il a pris,
32:48comme certains Français
32:49l'ont fait
32:50pendant la guerre d'Algérie,
32:51les porteurs de valises,
32:52etc.
32:52Il a pris
32:53le parti
32:55du parti de l'étranger.
32:57C'est-à-dire
32:57le FLN,
32:59et le gouvernement algérien
33:01qui le encense
33:02tous les quatre matins
33:03avec ses amis
33:04Rima Hassan
33:04et les autres.
33:05Ça fait aujourd'hui
33:06en France,
33:07nous revivons
33:08l'Algérie française.
33:09Et vous, président,
33:09quelle est votre différence
33:10sur ce plan
33:10avec Marine Le Pen ?
33:11On a entendu tout à l'heure,
33:12vous disiez,
33:12remigration des immigrés
33:14illégaux,
33:15immigration zéro,
33:16j'imagine.
33:17Et légaux,
33:18quand ils sont délinquants,
33:19criminels
33:20et chômeurs de longue durée.
33:21C'est ma première différence
33:22avec Mme Le Pen
33:23qui, elle,
33:24refuse la remigration
33:25de ces gens-là.
33:26Elle le dit
33:26et le redit.
33:27Elle l'a toujours dit
33:28et ses propos,
33:28la choc,
33:29d'ailleurs,
33:29quand vous dites ça.
33:30C'est pas grave.
33:30Immigration zéro pour vous ?
33:32La choc,
33:32comme elle choc Mélenchon,
33:33comme elle choc Macron,
33:35Marine Le Pen est avec eux
33:36dans cette histoire.
33:36Et immigration zéro zéro.
33:37Il y a des étudiants étrangers
33:39vers la France.
33:39Je dirais même
33:39immigration négative,
33:41chère madame.
33:42C'est-à-dire que
33:42ça veut dire
33:43qu'on va renvoyer,
33:44c'est la remigration.
33:46J'ai une grande différence
33:48avec Mme Le Pen.
33:48Mme Le Pen est contre
33:49l'immigration
33:50pour des raisons,
33:51je dirais,
33:52économiques et sociales.
33:53Ce qui est tout à fait louable,
33:55c'est-à-dire qu'elle dit
33:55comme Karl Marx au XIXe siècle,
33:57ça fait baisser les salaires.
33:59Et ça rend plus difficile
34:01l'État-providence.
34:02C'est une position
34:03de gauche classique.
34:03Vous savez,
34:05Marx disait ce que je vous ai dit
34:07et la CGT
34:08était pour la préférence nationale
34:10dans les années 30.
34:11Et Georges Marchais,
34:11le secrétaire général
34:12du Parti communiste,
34:13en 1981,
34:14a fait campagne
34:15contre l'immigration,
34:16légale et illégale.
34:17Donc Mme Le Pen est sur cette ligne.
34:18Moi, je pense que le problème
34:20n'est pas tant l'immigration,
34:21parce que si on nous mettait
34:2210 millions d'Italiens,
34:23ça ne serait pas la même chose,
34:24que l'islamisation.
34:26Moi, contrairement à Mme Le Pen,
34:28je ne pense pas
34:28que l'islam soit compatible
34:29avec la République
34:30et avec la France.
34:31Et je pense que nous sommes
34:32dans un...
34:33On parlait du monde
34:34tout à l'heure avec Trump.
34:35Je pense que le monde
34:37aujourd'hui est régi
34:38par une guerre de civilisation,
34:40pas seulement de l'islam
34:41contre l'Europe d'ailleurs,
34:42de l'islam
34:43contre la civilisation hindoue,
34:45de l'islam
34:45contre la civilisation russe
34:47et de la Chine
34:48contre l'Europe.
34:49J'espère qu'on en parlera
34:50un petit peu.
34:51Et ça, Mme Le Pen,
34:52le refuse aussi.
34:53Vous voyez,
34:53on a beaucoup de différences.
34:54Vous opposez profondément.
34:55Désormais, c'est aussi l'économie
34:56avec Marine Le Pen.
34:58Le budget qui va être adopté
35:00par 49.3,
35:00il y en a plusieurs.
35:01Vous, député,
35:02vous auriez censuré
35:03ce gouvernement ?
35:04Alors, écoutez,
35:04je pense d'abord
35:05qu'il faut passer du...
35:08Avant,
35:09le problème important,
35:10ce n'est pas la censure.
35:11Le problème important,
35:12c'est le budget.
35:14Et je vais vous dire pourquoi.
35:15Parce qu'il y a des gens
35:15qui ont censuré
35:16et qui sont co-responsables
35:18du budget.
35:19Je considère que ce budget
35:20est un budget socialiste.
35:22Comme Laurent Wauquiez.
35:23Non, pas comme Bruno Retailleau.
35:25Eh bien, s'il a dit ça,
35:25je suis d'accord avec lui.
35:27Il est d'accord avec moi.
35:28Peu importe.
35:29Nous sommes d'accord.
35:30Nous allons parler
35:31des LR après.
35:31Donc, c'est un budget socialiste.
35:33Pourquoi ?
35:34Il faut définir.
35:35Parce que c'est un budget
35:36qui considère
35:37que la question,
35:38les questions
35:39doivent être réglées
35:40par plus de dépenses publiques
35:41et que les dépenses publiques
35:43doivent être réglées
35:43par plus d'impôts.
35:45Ça, c'est un budget socialiste.
35:46Maintenant,
35:47c'est un budget
35:47que j'appellerais
35:49une coproduction législative.
35:51Entre qui et qui ?
35:51Entre la Macronie,
35:53évidemment,
35:54puisqu'elle est au gouvernement.
35:55L'EPS,
35:58puisqu'il est grand inspirateur
35:59de ce budget.
36:01LFI,
36:01puisqu'il a voté
36:02nombre de textes
36:03et de d'impôts.
36:05Et le Rassemblement national,
36:06puisqu'il a voté
36:07la plupart des impôts
36:09avec des augmentations d'impôts
36:10et des nouveaux
36:11avec LFI et l'EPS.
36:13Et avec,
36:14c'est pour ça qu'on arrive
36:15à M. Retailleau,
36:16avec l'alliance passive
36:18des LR,
36:19qui, je le rappelle,
36:20n'ont pas voté contre
36:21et n'ont pas renversé,
36:23n'ont pas voté
36:23la censure
36:24contre ce gouvernement.
36:25C'est une coproduction
36:26pour des raisons différentes.
36:28Il y a l'Assemblée fracturée,
36:29déjà.
36:30L'Assemblée fracturée,
36:31aussi.
36:31Il n'y a pas de majorité.
36:33Il faut trouver des deals.
36:34Bien sûr.
36:34Mais moi,
36:35je vous parle
36:35de ce qu'ils ont voté.
36:36Ça m'intéresse plus,
36:37en vérité,
36:38que le sort de M. Lefant.
36:38Ce que vous dites,
36:39c'est que le RN
36:39est co-responsable
36:40de ce budget ?
36:41Bien sûr.
36:42Bien sûr.
36:43Il a voté 34 milliards
36:44d'impôts en plus.
36:45Il a voté 8 impôts nouveaux
36:47avec LFI et LFI.
36:48Mais ils ont déposé
36:48une motion de censure
36:49et une motion de censure
36:50à LFI.
36:50Mais LFI aussi.
36:51Ils ont voté
36:53le retour de la retraite
36:56à 62 ans
36:57et non plus à 64 ans.
36:58Ils l'ont voté
36:58comme LFI,
36:59comme le PS
36:59et comme la Macronie.
37:01Ils ont voté
37:01des impôts nouveaux.
37:03Ils ont voté
37:04l'impôt sur
37:06les grandes entreprises.
37:08Ils ont voté
37:09contre certains impôts
37:09comme la C3S.
37:10C'est des impôts ciblés.
37:13Ils ont voté
37:1434 milliards d'impôts
37:16en plus.
37:18OK ?
37:18Ils ont voté également,
37:20puisque vous voulez
37:20aller dans le détail,
37:21ils ont voté également
37:22contre la taxe
37:24qui voulait limiter
37:27les produits
37:28bas de gamme
37:29chêne
37:30en disant
37:32qu'ils défendaient
37:32les petits commerçants.
37:33Ils ont voté aussi
37:34contre le régime
37:38Madeleine
37:39pour les petites
37:39et les moyennes entreprises.
37:40Vous voyez ?
37:41Pourquoi je le répète ?
37:43Parce que
37:44le Rassemblement National
37:45est socialiste.
37:46Je dirais même,
37:47je dirais même,
37:48pour être précis,
37:48parce que j'ai été
37:50journaliste politique
37:50et j'ai essayé
37:51d'être précis,
37:52ils sont souverainistes,
37:53socialistes.
37:55Je dirais les héritiers
37:56de M. Chevènement
37:57qui avait écrit
37:58le programme commun
37:59de la gauche en 1980.
38:00Alors, vous vous montrez...
38:00Et il n'y a pas de différence
38:02entre Mme Le Pen
38:03et M. Bardella.
38:03Je le répète.
38:04Il n'y a pas de différence
38:06entre Mme Le Pen
38:07et M. Bardella.
38:07Éric Zemmour,
38:08vous vous montrez
38:08tactique.
38:09Très critique
38:10envers le Rassemblement National,
38:11c'est notamment
38:11une chose qu'évoque
38:13Marion Maréchal
38:14dans un livre de confidence
38:15qu'elle publie
38:15la semaine prochaine,
38:17justement,
38:18qui sera publié
38:19au cours de la semaine prochaine
38:20à nos éditions Fayard.
38:21Elle évoque notamment
38:21votre rupture politique
38:22après les élections européennes.
38:24« Ma relation personnelle
38:25avec Éric Zemmour
38:26est devenue de plus en plus froide
38:27et difficile, » dit-elle.
38:29Elle explique
38:29qu'à ses yeux,
38:30chaque jour démontrera
38:31par la suite
38:32que le principal objectif
38:33d'Éric Zemmour,
38:33c'était de prendre sa revanche
38:34sur Marine Le Pen.
38:35Chacune de ses prises de parole
38:37se transformera
38:37en réquisitoire
38:39contre le RN.
38:40C'était le cas ?
38:42Je vous invite,
38:43si ça vous amuse,
38:45parce que je ne suis pas sûr
38:46que regarder
38:46Marion Maréchal
38:47vous amuse,
38:49mais je vous invite
38:50à regarder
38:51ce qu'elle disait
38:52en mars 2022
38:53sur le Rassemblement National
38:54et sur la candidature
38:55de Marine Le Pen
38:55quand elle m'a rejoint
38:57et que j'étais haut
38:57encore dans les sondages.
38:59Évidemment,
39:01deux ans plus tard,
39:02elle trouvait
39:03que j'en disais trop
39:04et que j'étais trop dur.
39:05Comme le Rassemblement National,
39:06comme Marine Le Pen
39:07parce qu'elle préparait
39:09sa trahison
39:09et ce qu'elle voulait,
39:11son retour au bercail
39:12qui d'ailleurs
39:13n'a pas été accepté
39:14parce que Marine Le Pen
39:14est plus rancunière
39:15qu'elle ne le croyait.
39:17Voilà toute l'histoire,
39:18vous savez c'est tout,
39:19c'est une histoire d'opportunisme.
39:21C'est une girouette
39:22pour vous, Marion Maréchal ?
39:23C'est une opportuniste.
39:25Quand je suis haut
39:25dans les sondages,
39:26elle vient avec moi.
39:27Quand je suis bas,
39:28elle retourne à la maison.
39:30D'ailleurs,
39:30une maison qui l'a rejetée,
39:32ça ne vous a pas échappé.
39:33Dans le fond,
39:34il y a quand même une question,
39:35on va en parler
39:35de divergence stratégique
39:36dit-elle sur l'Union des droites.
39:38Elle explique qu'elle,
39:39pendant la campagne européenne,
39:41elle voulait cogner moins fort
39:42sur le gendarme Bardella,
39:43sur François-Xavier Bellamy
39:44concernant que c'était
39:45quand même des partemaires
39:46et que vous lui avez dit
39:47Marion, avec Bardella,
39:48tu as le syndrome
39:49de la femme battue.
39:50Qu'est-ce que vous entendiez
39:51par là ?
39:52C'est très simple.
39:53Quand Bardella, lui,
39:54ne prenait pas de gants
39:55pour lui taper dessus
39:57et pour rameuter nos électeurs,
40:00mes électeurs,
40:02au nom du vote utile,
40:03mes électeurs de la présidence,
40:04c'est ça qui m'a inquiété,
40:05c'était tout à fait légitime
40:06dans le cadre d'une bataille politique.
40:10Elle passait son temps
40:11à caresser dans le sens du poil
40:15Jordan Bardella.
40:16Et je tiens à dire,
40:17vous avez raison,
40:18et elle a raison de dire
40:19qu'elle n'attaquait jamais
40:20Jordan Bardella,
40:21ce qui a permis d'ailleurs
40:22à Jordan Bardella
40:22de faire le score
40:23qu'il a fait.
40:24Mais, en revanche,
40:26il est tout à fait faux,
40:27et vous demanderez
40:28à François-Xavier Bellamy
40:29ce qu'il en pense,
40:31de dire qu'elle n'a jamais
40:32attaqué François-Xavier Bellamy.
40:33Elle a au contraire
40:34concentré
40:35toutes ses attaques
40:36et toute sa campagne
40:37contre François-Xavier Bellamy.
40:39L'accusant
40:39d'histoires au droitisme.
40:40Merci, vous voyez,
40:41vous en souvenez,
40:42c'est très bien,
40:42je vous remercie.
40:43Et d'ailleurs,
40:44pour un résultat absolument nul,
40:46puisque vous regarderez les chiffres,
40:47elle n'a pas pris une voix
40:49sur François-Xavier Bellamy.
40:49Alors, pardon,
40:49mais pourquoi vous avez travaillé
40:50avec elle à ce moment-là ?
40:51Vous pouviez lui dire
40:52quand elle était avec vous,
40:53à vos côtés ?
40:54Parce que, tout simplement,
40:55moi, je ne voulais pas me renier.
40:57Je lui ai donné
40:58la tête de liste
40:59aux européennes
40:59parce que je pensais
41:01qu'elle serait loyale
41:02et qu'elle serait
41:03une bonne tête de liste.
41:05Je me suis trompé,
41:05vous savez,
41:06ça arrive,
41:06de se tromper.
41:07D'accord,
41:08parce qu'au moment
41:08où vous lui donnez
41:08la tête de liste,
41:09vous savez déjà
41:10qu'il y a cette divergence
41:11stratégique quand même profonde
41:13qui est intéressante
41:13entre elle et vous.
41:15Pas du tout.
41:15Alors, d'accord,
41:16mais elle, elle estime,
41:17en tout cas,
41:17après, c'est ce qui est apparu,
41:19elle estime que le RN
41:20ou elle semble estimer
41:21que le RN
41:22est voué à être
41:23un partenaire stratégique
41:24dans le cadre
41:25d'une union des droites,
41:26on l'appellera comme on veut,
41:28et vous,
41:28vous estimez que le RN
41:30est un adversaire
41:31pour les raisons
41:31de fonds économiques
41:33notamment que vous avez...
41:33Et pas seulement,
41:34pas seulement,
41:35sur l'identité, etc.
41:37Est-ce que vous considérez
41:38d'abord, toujours,
41:39que le RN
41:40est avant tout
41:40votre adversaire ?
41:42Si vous voulez,
41:43d'abord,
41:43je voulais vous dire
41:44que,
41:44le RN
41:46a considéré
41:47que Marion Maréchal
41:47n'était pas un allié,
41:49puisqu'elle a refusé,
41:50ils ont refusé
41:51de s'allier avec elle.
41:52Pour les municipales.
41:52Pour les municipales
41:53et pour le reste.
41:54Il faut quand même savoir
41:55que donc,
41:56tout cet habillage
41:58n'est qu'en fait
41:58que l'habillage
41:59d'une trahison
42:00et de ce que j'ai appelé
42:01le regroupement familial,
42:02c'est-à-dire qu'elle rêvait
42:03de revenir dans le giron familial.
42:04Passons sur Marion.
42:06Maintenant,
42:06sur le fond,
42:08le Rassemblement National
42:09est à la fois
42:10un adversaire
42:10et un allié potentiel.
42:12C'est normal,
42:12c'est la politique.
42:14Mais attendez,
42:15attendez.
42:15Est-ce que vous estimez
42:17que l'LFI et le PS
42:19ne se tapent pas dessus
42:20comme vous dites ?
42:21C'est la loi de la démocratie.
42:23Moi, je pense
42:23que je suis le meilleur
42:24et que j'ai raison.
42:25Donc, je dis que j'ai raison.
42:27Eux pensent qu'ils ont raison.
42:28Donc, ils disent qu'ils ont raison.
42:29Ils me tapent dessus
42:30comme eux aussi.
42:31Et d'ailleurs,
42:32ils ont le droit.
42:33Ils ont le droit.
42:34Moi, je parle,
42:35c'est la démocratie.
42:36Vous ne voulez pas
42:36le parti unique ?
42:38Bon.
42:38Moi, je pense
42:39que les électeurs...
42:40Pourquoi je fais ça ?
42:41Je ne fais ça pas par plaisir,
42:42pas par volonté
42:43de prendre ma revanche
42:44ou par rancune.
42:45C'est idiot.
42:46Voilà, c'est idiot.
42:47Je vais vous dire
42:47que je fais ça.
42:49Il y a beaucoup,
42:51les sondages le prouvent,
42:52d'électeurs
42:53qui savent
42:54et qui se disent
42:54de droite,
42:55à peu près 75%
42:56selon les sondages,
42:58et qui votent quand même
42:59pour le Rassemblement National
43:00alors que c'est un parti
43:01que je vous ai décrit
43:02socialiste.
43:04Pourquoi ?
43:04Parce qu'ils veulent
43:04arrêter l'immigration.
43:06Ils ne sont pas d'accord
43:07avec le Rassemblement National
43:08sur l'économie,
43:09sur le budget.
43:10Je parle des 75%
43:11qui se disent de droite.
43:12Ils ne sont pas d'accord
43:13avec eux sur l'économie.
43:14Ils ne sont même pas d'accord
43:15sur l'islam compatible
43:17avec la République.
43:17Ils sont d'accord avec moi.
43:19Ils ne sont pas d'accord
43:20avec tous ces sujets,
43:21même sur les problèmes
43:21de société.
43:22Mais ils considèrent
43:23comme le Rassemblement National
43:25est en tête
43:25qu'ils ont une chance
43:27avec eux
43:27d'arrêter l'immigration
43:29et ils passent
43:30sur tout leur...
43:32ce qu'ils estiment important.
43:34Éric Zemmour.
43:34Moi, je veux simplement
43:35leur donner une alternative.
43:37Leur dire qu'avec moi,
43:38je dis ma phrase,
43:39on va arrêter l'immigration
43:40et même on va faire mieux
43:41puisqu'on va remigrer
43:42ceux dont on ne veut pas
43:43et en plus,
43:45ils seront d'accord
43:46sur tout le reste
43:47de la politique.
43:48J'ai tout à fait le droit
43:49et c'est légitime
43:50de dire ça.
43:50Sinon, il faut être
43:51pour le parti unique
43:52et la fin de la démocratie.
43:53Quand on parle du fond
43:54au-delà des idées,
43:55est-ce que sur le principe
43:56vous pourriez voter
43:56pour une femme à l'Elysée ?
43:58Bien sûr, pourquoi pas ?
43:59Non, je ne sais pas.
44:00Il y a quelques années,
44:02notamment sur ce plateau,
44:02je crois que c'est face
44:03à Routel-Krieff,
44:03vous aviez dit
44:04je pense qu'il y a un lien
44:04entre le pouvoir
44:05et la virilité.
44:06Les hommes ont inventé
44:07le pouvoir,
44:07les femmes n'expriment pas
44:08le pouvoir,
44:09elles ne l'incarnent pas.
44:10C'est comme ça,
44:10le pouvoir s'évapore
44:11dès qu'elles arrivent.
44:11Ma phrase était absolument...
44:13J'ai écrit un livre
44:14il y a 20 ans là-dessus
44:15sur une espèce d'éloge
44:17de la virilité
44:17et d'inquiétude
44:20devant la féminisation
44:21généralisée
44:22des valeurs
44:22et des comportements.
44:24Je le maintiens,
44:25je parlais donc
44:26de féminité
44:28et de virilité.
44:30Il y a évidemment
44:31des femmes
44:31qui sont des exceptions
44:32et qui vont
44:33incarner le pouvoir
44:35et qui vont exercer le pouvoir.
44:36On en a connu dans l'histoire,
44:37Catherine de Russie
44:38n'était pas une tembre.
44:40Bon, maintenant,
44:41ce qui est amusant...
44:41Pour vous, ça reste une exception.
44:42En 2026,
44:43vous pensez toujours
44:44que le pouvoir s'évapore
44:46lorsqu'une femme arrive au pouvoir ?
44:48Par exemple,
44:48si Sarah Knafou
44:49prend la tête de la mairie de Paris,
44:50le pouvoir s'évapore ?
44:51Non, vous n'écoutez pas
44:52ce que je dis.
44:53Bah si, j'ai c'est tout.
44:53Non, vous n'écoutez pas.
44:55Je parle de principes
44:56masculins et féminins.
44:58Et c'est amusant
44:58parce que vous êtes tous là
44:59et comme tous les journalistes
45:00à me poser la question
45:01et à croire
45:02qu'il y a une contradiction
45:03entre le fait
45:04de ce que j'ai dit
45:06ou ce que j'ai écrit
45:07et le fait
45:08d'aider,
45:10de soutenir,
45:11de pousser en avant
45:14Sarah Knafou
45:14parce que c'est quand même moi
45:15en tant que président du parti
45:16qui l'est incité
45:20et qui l'est encouragé
45:21à être candidat
45:22à la mairie de Paris.
45:23Mais jamais aucun journaliste
45:26n'aura l'humilité
45:28de se dire
45:29que peut-être,
45:30peut-être,
45:31il a mal compris
45:32ce que j'ai écrit
45:33ou j'ai dit.
45:33Et peut-être que justement
45:34ce que je fais aujourd'hui
45:35avec Sarah Knafou
45:37et ce que je montre aujourd'hui
45:38prouve qu'ils s'étaient trompés
45:40et qu'ils avaient mal compris
45:41mon propos.
45:41Mais pour ça
45:43il faudrait que les journalistes
45:45aient un peu d'humilité
45:46et malheureusement
45:46j'ai été journaliste
45:48et j'ai été journaliste justement
45:49mais moi je pense
45:50que je reconnaissais
45:51quand je m'étais trompé.
45:52Enfin j'espère.
45:53Eric Zemmour,
45:53question de société
45:54un peu plus large
45:55à l'Assemblée nationale
45:56sera examinée cette semaine
45:57dans l'hémicycle.
45:58Ça a été le cas en commission
45:58d'une proposition
45:59de loi transpartisane
46:00qui veut explicitement abolir
46:03la notion de devoir conjugal.
46:04Ça n'existe plus
46:05dans le code civil
46:06mais il y a certaines jurisprudences
46:07qui continuent
46:08de prononcer des divorces
46:09pour foutre
46:09parce qu'il n'y a plus
46:10de relations sexuelles
46:11dans un couple.
46:12C'est un progrès nécessaire
46:13à vos yeux
46:14ou c'est un gadget
46:15qui n'a pas d'intérêt ?
46:16Un gadget
46:17qui n'a aucun intérêt.
46:18Pourquoi ?
46:20Vous savez
46:20ça me rappelle
46:22la phrase de Marx
46:23qui est celui
46:25qui donne des gifles
46:25à sa grand-mère.
46:28Le patriarcat
46:29n'existe plus
46:30depuis très longtemps
46:31s'il n'a jamais existé
46:32en serre chrétienne.
46:32Ce n'est pas ce que disent
46:33les féministes ?
46:34Je sais
46:34mais les féministes
46:34se trompent.
46:36Les féministes
46:36mènent un combat
46:37qui n'est plus
46:38le combat
46:38contre le patriarcat
46:40parce qu'en vérité
46:41moi je considère
46:42historiquement
46:42que le patriarcat
46:44est mort depuis très longtemps.
46:46Mais est-ce qu'il y a
46:46quand même des problèmes
46:47d'égalité hommes-femmes
46:49aujourd'hui
46:49ou plus par exemple
46:50les salaires ?
46:52Ah non.
46:53Les salaires
46:53vous savez
46:54si vous regardez
46:54les chiffres
46:55on cite toujours
46:56ce chiffre
46:57de 25%
46:58en gros
46:58de différence
46:59mais c'est un chiffre
47:00fallacieux
47:01puisque en vérité
47:02il n'est de 25%
47:04que parce qu'il y a
47:05des différences
47:05d'emploi
47:07et que beaucoup de femmes
47:08prennent des emplois
47:09qui sont moins bien payés
47:11que d'autres emplois
47:12dans la santé
47:13dans l'éducation
47:14etc.
47:15Et deuxièmement
47:15qu'elles travaillent
47:17moins d'heures
47:18que par choix
47:20ou par contrainte
47:21que les hommes.
47:23Quand vous ramenez
47:24ces deux
47:25corrélations
47:27vous vous apercevez
47:28que la différence
47:28est de 3%.
47:29C'est ridicule.
47:30Il n'y a plus
47:31d'ailleurs dans la fonction publique
47:32il n'y en a plus
47:32et dans le privé
47:33après c'est les différences
47:35selon la qualité individuelle
47:36il y a des femmes
47:36qui sont de grande valeur
47:38et qui sont reconnues
47:39et qui sont payées
47:40je ne crois plus
47:40qu'il y a ça
47:41il y a même le contraire
47:42il y a des entreprises
47:43C'est pas ce que vont vous dire
47:44celles qui nous écoutent
47:45je sais les féministes
47:46je sais les féministes disent ça
47:46pas tous
47:47pas que des féministes
47:48beaucoup de femmes
47:49dans l'ensemble
47:49si si
47:50moi je pense qu'il y a
47:51aujourd'hui par exemple
47:52moi je connais
47:52beaucoup de gens
47:54dans des grandes entreprises
47:55qui n'ont pas eu
47:56de garçons
47:57qui n'ont pas eu
47:58la promotion
47:58qu'ils avaient
47:59parce qu'on a laissé passer
48:00devant eux
48:01des femmes
48:02ou des maghrébins
48:04ou des africains
48:05etc.
48:05et qu'ils n'ont pas eu
48:06la promotion
48:06que ça existe aussi
48:07ça longtemps étaient les femmes
48:08qui n'ont pas eu des promotions
48:10parce qu'elles avaient
48:12un projet maternité
48:12elles revenaient
48:13elles n'avaient pas la promotion
48:14les femmes n'étaient pas
48:14dans la vie professionnelle
48:15pendant longtemps
48:16c'est récent
48:17si on voit
48:18à l'aune de l'histoire
48:19donc il faut
48:20je vous dis
48:21les chiffres parlent
48:22contre votre intuition
48:23et contre la propagande
48:25des féministes
48:25merci d'avoir été
48:26notre invité
48:27Eric Zemmour
48:28dans quelques instants
48:28vous retrouvez
48:29affaire suivante
48:30c'est avec Dominique Rizet
48:31et Pauline Revena
48:32vous restez bien sûr
48:33sur BFM
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