00:00Bienvenue à tous, on est ravis de vous retrouver pour BFM Bourges jusqu'à 18h et l'ouverture des marchés américains simultanés.
00:08Et notre Dream Team qui est là pour nous faire vivre ses premiers instants de cotation et lancer l'émission.
00:12John Plassard pour Cité Gestion, bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:15Bonjour Antoine, bonjour Guillaume.
00:17Bonjour John et Antoine Larigauderie effectivement en fil rouge, re-bonjour Antoine.
00:21Re-bonjour, re-bonjour John.
00:22Chaque jour avec nous et tout pour investir à retrouver en podcast et replay.
00:25Et Antoine, comment Wall Street ouvre-t-il aujourd'hui ?
00:27Très positivement, plus 0,7%.
00:29Pour le Nasdaq, 23 159 points.
00:32Le Dow Jones plus 0,44, 48 160 et plus 0,51 pour le S&P 500, 6 809 points.
00:41L'indice VIX qui passe sous les 16 points, on est à 15,90.
00:45Et à côté de ça, le CAC 40, sans grand changement, on est à moins 0,06%.
00:50La tech en meilleure forme, plus 0,39% pour le Renext Tech Leaders.
00:53Et là, la fête qui va devoir réagir, John, ça c'est quand même la nouveauté du moment, du jour même.
00:57La BOGE, la Banque du Japon, a décidé la nuit dernière de relever ses taux, un plus haut de 30 ans.
01:01Est-ce que la Fed va devoir réagir à cette hausse de taux de la part de la Banque du Japon, d'après vous ?
01:07Écoutez, c'est la question, c'est vraiment la question à plusieurs milliards pour 2026.
01:11Pourquoi ? Parce qu'on a vu que la BOGE, vous l'avez dit, a augmenté ses taux.
01:16On revient à des niveaux de taux au Japon, il y a paraît de 30 ans en 1995, 30 ans, on n'était même pas né, Guillaume.
01:27Et on est dans une situation où, évidemment, c'est très spécifique au Japon.
01:31Mais on en a parlé cette semaine avec la BCE.
01:36Isabelle Schnabel a dit que le prochain mouvement de la Banque Centrale Européenne, ce serait hausse.
01:40Et on a entendu la Banque du Canada qui a dit qu'il ne faut pas négliger potentiellement une hausse bientôt.
01:47Et la Réserve fédérale américaine a dit, selon les nuages de points, les fameux dotplots,
01:52qu'il pourrait n'avoir qu'une baisse de taux l'année prochaine, voire une stabilisation sur les taux.
01:57Donc, évidemment, c'est la question de l'année prochaine.
02:01Est-ce que les banques centrales vont être dans ce que j'appelle un repricing sur les taux ?
02:09Et là, évidemment, il ne faut pas avoir un lien direct avec la Banque du Japon,
02:14parce qu'on sait que c'est très spécifique.
02:16On a une fin définitive de l'exemption nippone monétaire.
02:24Et puis, on a une espèce de rattrapage domestique.
02:26Mais, effectivement, c'est la question qu'il va y avoir l'année prochaine.
02:31Vous savez, on était depuis le Covid dans la baisse des taux, la poursuite de la baisse des taux.
02:37Et potentiellement, non pas parce qu'on a une inflation qui s'accélère beaucoup trop fortement,
02:44mais potentiellement parce que, et on l'a entendu ce matin de la Banque de France,
02:49parce qu'on a une croissance qui pourrait être plus élevée que prévu.
02:55Donc, les banques centrales ne sont pas forcées de baisser leurs taux pour donner un coup de pouce au gouvernement.
03:01Donc, ça, c'est très intéressant.
03:03Et ça pourrait, évidemment, changer le braquet des investisseurs,
03:08changer la tenue des rendements des très juristes,
03:12mais aussi des rendements des bons souverains en Europe.
03:15On voit les taux, d'ailleurs, remonter les taux souverains un peu partout aujourd'hui,
03:17alors que la Banque du Japon a donc relevé, sans grande surprise, la nuit dernière, ces taux d'intérêt.
03:21Cette remontée des taux obligataires n'empêche pas Wall Street d'ouvrir dans le vert.
03:24On le disait, Antoine, vous le disiez, le S&P gagne 0,5%, le Nasdaq gagne 0,7%.
03:28Ça, c'est peut-être encourageant.
03:29On parlera de Nike dans un instant, qui a publié et qui plonge, moins 13%.
03:33Voilà, moins 13% Nike, on va en parler dans un instant.
03:35D'abord, John, pour travailler aux Etats-Unis, il faut une green card.
03:39Et une loterie avait été mise en place pour obtenir cette green card.
03:42Sauf que cette loterie a mené à un drame.
03:43On va pouvoir l'expliquer ensemble dans un instant.
03:45Et Donald Trump vient donc de décider de la suspension de cette loterie.
03:48Quelles conséquences cette suspension de la loterie sur les green cards aura-t-elle ?
03:52Oui, vous l'avez dit, il y a eu un assassinat dans l'université de Brown.
03:57Vous allez en parler.
03:59Mais effectivement, Donald Trump a pris ce cas dramatique pour durcir une symbole des Etats-Unis,
04:08une idéologie, je dirais, de la politique migratoire américaine.
04:11C'était à la base 50 000 visas green cards qui étaient mis en loterie.
04:17Mais évidemment, il fallait trouver un employeur ou une université qui vous acceptait.
04:22Mais effectivement, à cause de ce drame, Donald Trump a dit
04:27qu'il l'interrompait, il renforce un discours sécuritaire
04:32qui a le but de consolider sa base électorale.
04:37Et évidemment, lorsqu'on dit ça, et on en a assez parlé ces dernières semaines,
04:41c'est l'émiteur de l'année prochaine, en novembre prochain.
04:45C'est vrai que novembre prochain, Guillaume, c'est dans 11 mois, c'est demain.
04:48Et effectivement, il faut absolument que le gouvernement américain et Donald Trump
04:54reviennent sur ses premiers amours de discours,
04:59c'est-à-dire accuser le gouvernement précédent et accuser l'immigration.
05:04Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, il est en train d'interrompre cette fameuse loterie.
05:10Mais évidemment, on va avoir des implications économiques et sectorielles extrêmement fortes,
05:15puisqu'on sait très bien que les entreprises américaines,
05:18en particulier dans la tech, dans la recherche, dans l'enseignement supérieur,
05:23font appel à cette fameuse loterie.
05:27Et évidemment, on pourra avoir une tension accrue sur ces secteurs
05:31et en définitive avoir, mais là sur le long terme,
05:36une baisse de la croissance due à une baisse de productivité
05:41et une baisse de nouveaux arrivants aux États-Unis
05:44qui pourraient leur apporter tout ce qu'il y a de créativité, etc.,
05:49ceux qui viennent des États-Unis, mais aussi de l'extérieur.
05:53Donc c'est un symbole, mais c'est un symbole extrêmement important pour les États-Unis.
05:58John, au chapitre des entreprises,
06:01hier soir après la clôture, je regardais les résultats de Nike.
06:04Alors si on les regardait vraiment vite fait, ils n'étaient plutôt pas mauvais.
06:09Ceux d'avant marquaient quand même une sorte de pivot.
06:13On sentait que Nike était peut-être à la reconquête.
06:15Et puis là, peine perdue, le titre est en train de perdre quasiment 10%,
06:19à moins de 9,5%.
06:20Qu'est-ce qui s'est passé ?
06:22Oui, vous l'avez dit Antoine, à chaque fois qu'on a,
06:27même dans, on parlait de la tech,
06:28même dans l'histoire des chaussures,
06:32Nike, qui est évidemment un bastion de l'économie américaine,
06:37l'avertissement a eu lieu après deux trimestres en cours de croissance.
06:45Eh bien, le trimestre qui va venir sera en recul.
06:50On a une reprise qui, selon le CEO, est fragile, loin d'être homogène.
06:57Évidemment, on a la Chine.
06:58On n'en parle pas assez de la Chine,
07:00mais la Chine, c'est vraiment le talent d'Achille de Nike, du groupe,
07:05avec des ventes en baisse de 17%.
07:08Vous avez bien entendu, Antoine, 17% sur la Chine.
07:11Évidemment, Nike subit de plein de fois le ralentissement économique chinois
07:16et la montée des acteurs locaux comme Anta.
07:20Donc, on a déjà parlé.
07:23Évidemment, lorsqu'on regarde, comme à chaque fois, la granularité de Nike,
07:28on voit que Converse, eh bien, c'est un moteur.
07:32C'était un moteur et c'est devenu un boulet.
07:34Moins 30% sur les ventes de Converse.
07:37Évidemment, on voit qu'il y a un essoufflement ici.
07:39Donc, il faut quoi ? Se réinventer.
07:42Qu'est-ce qu'il faut ? Baisser les prix.
07:44Mais lorsqu'on baisse les prix, évidemment, on baisse aussi les marges.
07:48Et de l'autre côté, ne surtout pas oublier qu'il y a de la concurrence.
07:53On en parlait avec Anta, mais vous avez aussi d'autres marques comme Onn, par exemple.
08:00Et vous savez que Onn, le fer de lance de Onn, c'est un de nos joueurs de tennis en Suisse
08:06que tout le monde connaît, Roger Federer.
08:08Qui ça ?
08:08Et évidemment, on est dans une situation où Nike n'est plus tout seul là-haut.
08:12Et on a vu Nike qui baissait de 13%.
08:15Mais Adidas, qui jusqu'à midi, était quasiment en zone neutre,
08:23alors qu'un concurrent baissait de 13%.
08:26Effectivement, et Adidas est en petit repis de 0.6%.
08:28Vous parliez d'un joueur suisse de tennis.
08:30Qui ça, John ?
08:31Oui, Federer, c'est un tout petit jeune.
08:35Vous allez voir, il va faire une carrière extraordinaire.
08:38Et en l'occurrence, on en sourit.
08:41Mais vous savez que Roger Federer, avant l'IPO de Onn, était investi de l'ordre de plusieurs millions dans l'entreprise.
08:50Et effectivement, au-delà de son record ténistique, au-delà de ses capacités ténistiques,
08:57il a aussi fait de très bonnes affaires dans l'investissement et notamment dans cet IPO de Onn.
09:05Roger Federer.
09:05Antoine Nike qui a joué toute sa carrière en Nike.
09:10Oui, exactement.
09:11C'était son défi.
09:11Exactement, parce que si je peux me permettre, Antoine, il y avait une chose qui était assez intéressante.
09:16C'est qu'Onn ne faisait pas encore à l'époque de chaussures, de tennis pour les professionnels.
09:23Et il a fallu attendre assez longtemps.
09:25Effectivement, vous l'avez dit, c'était assez drôle.
09:27Il était sponsorisé, notamment par Onn et notamment par une autre marque japonaise.
09:32Donc j'ai oublié.
09:33Ce qui prouve que Roger Federer a beaucoup d'humour, effectivement.
09:36Bon, Wall Street a ouvert il y a maintenant 12 minutes.
09:38On est en haut sur les trois indices américains.
09:40Le baromètre de l'économie mondiale, c'est qui ?
09:42C'est FedEx.
09:43FedEx a publié.
09:44Le titre perd 2,5% là, John.
09:46Oui, tout à fait.
09:48Pourtant, les résultats sont solides.
09:50Mais le marché, évidemment, on le redit, marché extrêmement exigeant.
09:54Vous avez FedEx qui a publié un trimestre qui est globalement robuste, on peut le dire.
10:00C'est porté effectivement par la saisonnalité.
10:02Vous savez qu'en fin d'année, on commande.
10:04Je sais que vous avez commandé beaucoup de cadeaux, Guillaume, notamment pour Antoine.
10:09Peut-être que je trahis un secret.
10:11Mais effectivement, ici, c'est porté par la saisonnalité.
10:14On a des marges qui progressent, mais on a aussi le fait qu'on a eu des vents contraires et notamment la mise au sol d'avions MD-11 et d'autres contraintes opérationnelles qui continuent de peser sur la visibilité.
10:30Parce qu'on avait eu malheureusement un accident sur certains vols et ça, ça avait réfréné.
10:38Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
10:39Ça ne veut pas dire que les Américains et le monde consomment moins.
10:42Ça veut dire qu'on a des one-shot, comme on dit, aux États-Unis et qui font qu'effectivement, le chiffre est moindre.
10:51Mais ce n'est pas catastrophique.
10:53Honnêtement, on n'a pas vraiment un signe que l'année prochaine, par exemple, comme on le disait avant, on rentre en récession.
10:59Mais on est plutôt dans un signe de one-off qui impacte FedEx.
11:05FedEx, effectivement.
11:06Vous parliez de cadeaux de Noël.
11:07On était à quelques jours, moins d'une semaine de Noël maintenant.
11:08Alors, on ne va pas faire de l'analyse technique ou que technique dans BFM Bourse.
11:11On va aussi faire de l'analyse textile.
11:12Textile, oui.
11:13Car si c'est la séance des cas de sorcière aujourd'hui, c'est toujours aussi la…
11:16Vous ne saviez peut-être pas ça, d'ailleurs, John, ni Antoine.
11:18La journée mondiale du pull de Noël, c'est aujourd'hui.
11:22Alors, vous savez ce qu'ils disent là-dessus, les Américains, sur les pulls de Noël ?
11:24Ils disent que si votre pull de Noël est encore plus moche que votre portefeuille d'action,
11:28c'est que vous avez passé une excellente année boursière.
11:30Et voilà, ils ont de l'humour, les Américains.
11:32Donc, la morale de l'histoire, c'est qu'il faut, pendant les fêtes,
11:34mettre le pull de Noël le plus pourri possible
11:36pour que, comparativement, votre portefeuille d'action soit toujours plus beau.
11:40Et que vous ayez le sentiment d'avoir passé le dernier.
11:41Dès ce soir, John.
11:42On compte sur vous.
11:43Et dès la rentrée, bien sûr, premier jour.
11:44On va voir si vous tenez le pari.
11:46Pourquoi pas ?
11:47C'est un pari qu'on vous propose.
11:48Pourquoi pas un jour apparaître en pull de Noël ?
11:50Voilà.
11:51Vous avez encore lundi-mardi ?
11:52Je tiens le pari, cher Guillaume.
11:54Ok.
11:54Alors, je ne serai pas là.
11:55C'est Guillaume-Paul qui présentera BFM Bourse.
11:56Mais j'essaierai de trouver le replay.
11:57Peut-être lundi-mardi.
11:58Vérez-vous, apercevrez-vous un pull de Noël.
11:59Non, non, mais en début d'année.
12:00Début d'année 2026.
12:02Ah ben là, je serai là.
12:03Franchement.
12:04Bah écoutez, ok.
12:05Pari lancé.
12:06Cette dernière question, John, avant de se quitter, dans la tech, parce qu'on n'a pas beaucoup parlé tech encore, Oracle, manifestement prêt à prendre TikTok Etats-Unis.
12:16Oracle fait partie d'un groupe d'investisseurs prêt à prendre le contrôle des opérations américaines de TikTok.
12:20Oui, très, très important parce qu'on aurait honnêtement une co-entreprise entre TikTok et Oracle qui, évidemment, serait le fournisseur clé de cloud avec un flux récurrent, prévisible, à forte marge.
12:37Et ce qui est assez intéressant, c'est que ce serait une diversification pour Oracle qui serait la bienvenue en dehors de ce qu'on appelle toute AI, c'est-à-dire toute intelligence artificielle.
12:51Donc, ce dossier TikTok renforce la partie non AI du business d'Oracle, souvent sous-estimée par le marché.
13:00Vous savez qu'on avait beaucoup parlé des contrats qui avaient eu lieu avec Oracle et puis, évidemment, des CDS qui avaient explosé, qui étaient revenus au niveau de l'Eman, etc.
13:11Donc, c'est assez intéressant.
13:13Et c'est aussi intéressant de se dire que vous avez certaines entreprises où on avait seulement investi sur leur partie AI, intelligence artificielle,
13:23qui pourraient potentiellement revenir avec d'autres parties du business qui feraient du sens pour 2026.
13:32Et donc, ces entreprises qui ont la caricature de l'intelligence artificielle pourraient être des entreprises qui gagnent en 2026 sans l'intelligence artificielle.
13:42Ce serait extraordinaire.
13:43Oui, effectivement. Oracle gagne aujourd'hui 5,5%.
13:46À nos auditeurs, Xavier, nous écoutez à l'instant.
13:48John, il vous lance le pari suivant, Xavier, à paraître un jour en plus de Noël.
13:51Mais alors, si vous êtes optimiste pour 2026, un pull de Noël vert ou si vous êtes pessimiste pour 2026, un pull de Noël, la dominante rouge.
13:57Voilà, Xavier, cet auditeur qui vous lance ce challenge.
14:00Vous n'êtes pas obligé de le faire ?
14:01Alors, je le prends et je ne vous dirai pas quelle couleur.
14:04Surprise, début 2026.
14:06Vous découvrirez si John est plutôt optimiste ou prudent pour ce nouvel exercice qui va s'ouvrir.
14:10Merci, John.
14:11Toujours un plaisir pour l'ouverture des marchés américains USA Today chaque après-midi.
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