00:00Mais d'abord, c'est l'ouverture des marchés américains. Il est 9h30 à New York. Notre Dream Team est là.
00:06John Passard pour Cité Gestion. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:10Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:12Antoine Larigauderie, oui, est avec nous aussi. Re-bonjour Antoine.
00:15Re-bonjour Guillaume.
00:16En fil rouge et tous les matins, 11h30, tout pour investir. On a entamé la semaine dans tout pour investir du feu de Dieu tout à l'heure.
00:21Oui, avec l'or et le bitcoin au menu.
00:24Mais c'est vrai que l'or était l'objet de toutes les attentions.
00:27Il y avait les spécialistes d'optigestion qui ont fait un point complet sur l'évolution des cours de l'or,
00:32qu'il faut vraiment écrémer de sa prime spéculative pour ne pas oublier les fondamentaux.
00:37Donc ça, c'était vraiment très intéressant.
00:39Et puis le bitcoin, où est-ce qu'on va ?
00:41Il y avait Gustave Sonden de Colbert, Mathias Bacchino de Trade Republic qui était là pour en parler.
00:47Ouvège.
00:47Ouvège.
00:49Et avec plein de réponses. Vous verrez, vous pouvez évidemment tester le replay et le podcast. Tout y est.
00:56C'est effectivement tous les jours, tout pour investir, de 11h à midi et tous les jours aussi.
01:00Astercy, 15h30, l'ouverture de Wall Street en direct après une semaine dernière qui était très très mouvementée aux Etats-Unis,
01:06très chaotique. On va y revenir. On se souvient de la tech.
01:09Qui gagnera ? Qui perdra ? Est-ce qu'il y a des espèces en voie de disparition ?
01:12Est-ce que les logiciels vont disparaître ?
01:13Toutes ces questions restent sur le feu en début de semaine.
01:16Comment Antoine Wall Street ouvre-t-il ?
01:17Pour l'instant, c'est la baisse qui l'emporte avec un repli de 0,58% pour le Nasdaq à 22 897 points.
01:24Le Dow Jones qui avait atteint un plus haut historique record.
01:28Un vendredi, il perd 0,16%.
01:30Mais on reste au-dessus de ces fameux 50 000 points du mont acquis.
01:3450 055.
01:35Et du côté du S&P 500, moins 0,27% à 6 913 points.
01:39Notre CAC 40 ne lui fait pas grand-chose depuis le début de la séance.
01:42Pour l'instant, il est en très légère hausse à plus 0,03%.
01:45Mais alors attention, c'est encore les montagnes russes autour du Bitcoin qui s'était bien redressé du côté des 70 000 dollars ces dernières heures
01:53et qui la replonge quand même du côté des 68 000 et l'Ether est à 2014.
01:59Et alors les Jeux Olympiques, ce n'est pas qu'en Italie, c'est aussi à Wall Street cette semaine.
02:02Cette semaine sera vraiment en mode Jeux Olympiques avec plusieurs épreuves rênes.
02:06On aura le combo emploi américain et inflation.
02:09Énorme semaine à venir aux États-Unis à nouveau, John.
02:12Oui, vous l'avez dit, l'emploi, normalement c'est publié le vendredi.
02:16Mais là, ça a été un peu retardé à cause du tout petit shutdown qu'on a eu,
02:23la paralysie partielle de l'administration américaine.
02:27Alors on devrait, sur les créations d'emplois qui seront publiées après-demain, mercredi,
02:31eh bien ça devrait confirmer une normalisation progressive du marché du travail.
02:36Alors ce qu'on essaye de regarder, ce n'est pas réellement les chiffres,
02:41ce que je dirais une solidité brute de l'emploi, mais plutôt un rythme de refroidissement.
02:46Et c'est intéressant de regarder que Scott Bessent, il y a quelques minutes sur CNBC,
02:51vient de dire que les chiffres de l'emploi, les créations d'emplois ne seront pas très bonnes.
02:55Donc apparemment, il aurait déjà les chiffres, mais il prépare le marché à potentiellement
03:00une petite déception sur le marché de l'emploi.
03:03On aura aussi une autre chose qu'il faudra regarder,
03:06qui est comme diagnostic du consommateur américain,
03:09ce sont les ventes au détail aux États-Unis.
03:13Et puis, on a toujours des entreprises aux États-Unis,
03:16des entreprises importantes qui vont nous donner plein d'informations,
03:19que ce soit McDonald's, Coca-Cola, Cisco, Applied Material, Shopify, Airbnb ou encore Palo Alto et Ford.
03:28Vous savez qu'on parle beaucoup de Ford et du secteur automobile.
03:31Vous avez parlé de Stellantis.
03:33Donc ça, ça va nous envoyer encore un message concernant certains secteurs
03:38et la viabilité du consommateur américain.
03:42Donc, effectivement, une semaine, encore une fois, assez importante,
03:49tout comme les Jeux Olympiques.
03:51Oui, effectivement.
03:53Wall Street ouvre donc légèrement dans le rouge.
03:55Le S&P 500 perd gentiment 0,1% en ce moment.
03:59Rien de très, très méchant, mais ce n'est peut-être qu'une pause
04:01que l'œil du cyclone avant de reprendre la tempête et les bourrasques.
04:05C'est l'avis de Goldman Sachs qui pense que la baisse qu'on a connue la semaine dernière
04:08et les semaines précédentes sur le marché américain,
04:10ces baisses, ces secousses ne sont pas terminées, John.
04:14Oui, et puis vous parliez de la séance de vendredi.
04:16On avait eu un énorme rebond, le Dow Jones au-dessus des 50 000 points.
04:21Alors, selon Goldman Sachs, ce serait ce qu'on appelle le rebond du chat-mort.
04:25Pourquoi ? Parce qu'on a plusieurs fonds automatiques,
04:29les fameux Citiés qui seraient en train de vendre.
04:32Ils ont commencé, mais ils n'ont pas fini.
04:34La deuxième des choses, c'est qu'apparemment,
04:36on n'aurait pas beaucoup de volume sur les marchés américains.
04:39Donc, dès qu'on a un peu de vente, ça se voit beaucoup plus
04:42que dans un marché où les volumes sont plus importants.
04:46Ce qui est aussi assez intéressant de noter,
04:49c'est qu'aujourd'hui, on l'a vu,
04:52on aurait voulu avoir une confirmation du mouvement de vendredi dernier.
04:56Donc, au niveau technique, ce n'est pas extraordinaire.
04:59Alors, vous me direz, la séance n'est pas encore terminée.
05:01Et puis, on a encore deux choses.
05:03C'est qu'on est dans une situation où la peur à travers le VIX
05:08reste toujours un tout petit peu plus élevée que les standards historiques.
05:12Donc, on voit que l'investisseur est nerveux.
05:14Et en plus, le particulier qui, normalement, vous savez,
05:18achète dans les creux,
05:19le particulier n'est pas encore en train d'acheter.
05:23Donc, globalement, la baisse, toujours selon Goldman Sachs,
05:27ne serait pas finie.
05:28Et les ventes continueraient dans un marché qui est assez fragile,
05:32mais avec des guillemets, parce qu'on est quand même quasiment sur des sommets,
05:36sur les trois indices américains.
05:38Mais intéressant, toujours,
05:40de voir ce que disent les grandes banques américaines.
05:42– C'est sûr, et il y a ce nouvel acronyme qui apparaît.
05:44On connaissait l'effet FOMO, la peur de rater le train en marche,
05:46fare of missing out.
05:48C'est l'effet FOMO, là, qui arrive.
05:49The fare of being obsolete.
05:52Oui, c'est sans doute, d'ailleurs, cette crainte que partagent les acteurs des logiciels.
05:56Seront-ils grands remplacés par l'IA ?
05:58The fare of being obsolete, effet FOMO.
06:00On en parlera tout au long de BFM Bourse, bien évidemment.
06:03On est ensemble jusqu'à 18h.
06:05Alors, Goldman Sachs, donc, pas très optimiste sur la suite des événements aux États-Unis.
06:08Pour savoir ce que nous réserve la tendance,
06:10il faut aussi, parfois, savoir faire un pas de côté.
06:14Et vous avez regardé le résultat la nuit dernière du Super Bowl,
06:17la finale du Super Bowl.
06:18Il se trouve que Seattle l'a emporté.
06:21Et cela pourrait peut-être nous aider à prédire les tendances à venir à Wall Street, John.
06:25Oui, c'est un sujet, j'imagine, qui doit plaire à Antoine.
06:30Les Seahawks de Seattle ont gagné.
06:34Ils font partie de la côte ouest et nord qui s'appelle le NFC.
06:40Vous allez me dire, mais pourquoi est-ce qu'ils racontent ça ?
06:42Eh bien, vous savez, aux États-Unis, on a des statistiques sur absolument tout.
06:48Et normalement, lorsque vous avez une équipe du NFC qui gagne contre une équipe de l'AFC
06:55qui est de l'autre côté des États-Unis,
06:58eh bien, historiquement, vous avez 75 % de chances que les marchés montent jusqu'à la fin de l'année.
07:07Alors, évidemment, ce sont des statistiques et des anecdotes qui sont assez drôles.
07:14Ça ne repose absolument pas sur des données économiques.
07:17Ce n'est pas parce que les Américains mangent plus de burgers durant le match que ça dupe la croissance économique.
07:29Mais il faut dire qu'effectivement, c'est quelque chose qu'on regarde avec un amusement,
07:35mais qui, à 75 % des cas, fonctionne historiquement.
07:39Évidemment, c'est une moyenne, mais drôle de voir.
07:42Ce qui est assez drôle, c'est de voir, c'est plutôt un clin d'œil au marché
07:45et de voir que les Américains trouvent des statistiques sur tout et n'importe quoi.
07:51Donc, on peut rappeler le truc, juste, John, Seattle, vainqueur du Super Bowl.
07:53Pourquoi est-ce que ça donne 75 % de probas de hausse du S&P ?
07:57Pourquoi ? Parce que c'est Seattle ?
08:00Oui, parce que c'est Seattle qui font partie de cette conférence Ouest et Nord.
08:04Et lorsqu'on regarde les statistiques économiques depuis 1967,
08:07eh bien, on voit que quand il y a une équipe de cette conférence qui gagne,
08:13eh bien, les statistiques sont positives.
08:15Et surtout, ce qui est intéressant de noter, c'est que la dernière fois que Seattle avait gagné,
08:19c'était en 2014, eh bien, le S&P 500 avait terminé l'année sur une hausse de 13,7 %.
08:27Donc, effectivement, si on continue avec ces statistiques, potentiellement,
08:32on aura une année extraordinaire pour le S&P 500.
08:35Mais il faudrait que Seattle gagne tout le temps, chaque année, Antoine, ça réglerait les problèmes.
08:38Ah, mais vous savez, en plus, la NFL, et John est bien placé pour le savoir,
08:41c'est par cycle.
08:42Il y a plusieurs années de suite où, généralement, la même équipe remporte systématiquement le Super Bowl.
08:49Moi, je me souviens, il y a quelques années, c'était les Kansas City Chiefs.
08:52Il y a encore quelques années, c'était les Patriots de New England qui ont été finalistes malheureux.
08:57Ils se sont quand même pris une taule, avec Tom Brady, leur domine mêlée à l'époque.
09:02Et encore avant, c'était les 49ers de San Francisco, avec Joe Montana, un des plus grands.
09:08Il était en interview sur CNBC, il n'y a pas très longtemps, d'ailleurs, ça fait drôle.
09:12Il a pris un coup de vieux, mais enfin, il porte toujours beau.
09:14Enfin, au-delà de ça, c'est vrai que si vous regardez les statistiques sur le Bitcoin,
09:18généralement, les rebonds du Bitcoin sont indexés au fait que McDo ressortent le McRibs,
09:24le sandwich au plat de côte de porc.
09:28Ouais.
09:29Généralement, à chaque fois qu'ils le ressortent, il y a un rebond du Bitcoin.
09:32Voilà, c'est les stats, ça marche à 85%, je crois, de mémoire.
09:36Mais voilà, on peut faire des statistiques sur n'importe quoi,
09:38mais il y a bien des algos qui sont programmés dessus à un moment donné.
09:42Mais bien sûr.
09:42Il faut quand même les regarder.
09:43Bon, les hedge funds ne les prennent pas au pied de la lettre, quand même, ces statistiques.
09:46Pour la première fois, John, depuis 2023, les investisseurs réduisent leurs expositions
09:50aux hedge funds américains, en l'occurrence.
09:53Ouais, ouais, c'est toujours, en étant un petit peu plus sérieux,
09:56c'est le risque États-Unis qui remonte avec le débat autour de ce qu'on appelle le « sell America »,
10:03avec toutes les questions concernant les droits de loi, l'incertitude politique.
10:08Eh bien, les investisseurs, ça les rendrait de plus en plus nerveux,
10:11parce qu'après plusieurs années très centrées sur les hedge funds américains,
10:16les investisseurs, selon une étude de Barclays qui vient de sortir ce matin,
10:19cherchent à se rééquilibrer avec l'Europe et surtout l'Asie.
10:24Et donc, en plus, on a des hedge funds qui restent chers, qui sont cotés en bourse,
10:29avec une vision qu'il faudrait évidemment se diversifier.
10:36C'est le mot-clé de l'année passée.
10:37Vous vous souvenez de la 3D, diversification, diversification, diversification.
10:41Cette année, c'est toujours ça, c'est toujours la diversification.
10:45Donc, on est dans des situations où les investisseurs privilégient désormais
10:50les stratégies macro, quantitatives, neutres de marché,
10:54qui ne dépendent pas seulement des États-Unis.
10:58Et évidemment, ils commencent à regarder autre part vers l'Asie,
11:02comme je disais avant, et puis aussi vers l'Europe.
11:05Les publications qu'il ne faudra pas rater cette semaine, vous en citiez quelques-unes tout à l'heure, John.
11:09Demain, on aura Coca-Cola, Mattel, Spotify et Ferrari.
11:12C'est aussi coté à Wall Street, Ferrari et bien sûr à Milan.
11:15Demain après-midi, 14h30, Ferrari publiera.
11:17On suivra aussi aux États-Unis, Kraft Heinz, McDonald's.
11:20Vous en parliez, Antoine, ils publieront mercredi leurs résultats.
11:22Puis jeudi, ce sera au tour de Coinbase.
11:24Vous parliez du Bitcoin, Coinbase publiera jeudi soir.
11:27En attendant, il y en a une qui tourne de plus en plus le dos au marché américain
11:31et même aux États-Unis en général, c'est la Chine.
11:34Au point que d'après Bloomberg, le gouvernement chinois, John,
11:37est en train de pousser ses banques locales à se débarrasser des bons du trésor américain.
11:41Oui, en tout cas, à acheter moins de trésorises
11:45et celles qui en ont beaucoup à les réduire progressivement.
11:50Alors, c'est une information de Bloomberg qui normalement parle sous contrôle de sources assez sérieuses.
11:58Alors, le motif officiel qui est donné par Bloomberg et apparemment par le gouvernement chinois,
12:03c'est le risque de concentration, puisque les autorités craignent que trop de dettes américaines
12:09exposent les banques chinoises à de fortes variations de taux.
12:13Mais ce n'est pas une remise en question de la solvabilité des États-Unis.
12:17On n'y est pas encore ici.
12:20On sait que la Banque centrale chinoise et les fonds souverains, eux, n'auraient pas reçu ce message.
12:27Et puis, aussi intéressant de regarder, vous savez, lorsqu'on demande à l'extérieur
12:32ou lorsqu'on fait un sondage pour savoir qui détient le plus de dettes américaines,
12:36vous avez toujours cette vision que ce sont les Chinois.
12:39Alors, c'est faux, parce que les Chinois réduisent leur trésorise depuis plus de dix ans.
12:46Et aujourd'hui, ils sont passés au rang des troisième détenteurs mondiales,
12:51après les Américains, bien évidemment, et puis notamment le Japon.
12:55Donc, ce n'est pas un message très fort, mais ça nous montre quand même
12:59que dans ce qu'on disait avant avec les hedge funds, avec le sell américain,
13:03eh bien, potentiellement, ça devient quelque chose qui est assez global
13:08et c'est un message qui est délivré.
13:10Donc, à regarder en détail ce qui se passe sur les trésorises,
13:13parce qu'il y a quand même pas mal de pression.
13:15Et le taux de dix ans américain est en petite hausse d'ailleurs, plus 4,2% aujourd'hui.
13:18C'est John Plassard qui nous accompagne chaque jour pour Cité Gestion.
13:20Merci beaucoup, John.
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