- il y a 23 heures
Vendredi 28 novembre 2025, retrouvez Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) et Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Deux invités avec nous en ce dernier vendredi du mois pour dresser ce grand tableau de bord des marchés en vous apportant le maximum d'outils d'analyse pour comprendre ce qui s'est passé au cours des dernières semaines et des derniers mois en cette fin d'année 2025 et anticiper peut-être les dynamiques de marché futures.
00:28Kévin Lenoaille est avec nous, directeur associé chez Avant-Garde Family Office. Bonsoir Kévin. Bonsoir Grégoire.
00:33Et Bertrand Lamiel nous accompagne également ce vendredi, directeur général de Porzampart Gestion. Bonsoir Bertrand. Bonsoir Grégoire.
00:40Bertrand, la société s'appelle Porzampart, plus de 40 ans après sa création, vous n'étiez pas là le mois dernier. Je voulais qu'on prenne quand même quelques instants pour rappeler qui était Philippe de Porzampart, dont on a pris le décès il y a un peu plus d'un mois et demi maintenant, je crois.
00:55Il a créé, alors j'ai retrouvé la date 1987, il crée Porzampart, je crois que c'est l'année de création du CAC 40 d'ailleurs.
01:03Exactement.
01:04Je voulais qu'on redise un mot de Philippe de Porzampart, que j'ai croisé quelques fois dans ma vie, qui est un homme délicieux, d'une disponibilité incroyable, ce qui n'enlève rien aux qualités d'entrepreneur et de visionnaire qu'il a eues quand il a lancé sa société en 1987.
01:17Effectivement, quand il reprend la... En fait, il est agent de change régional à Nantes, puisqu'à l'époque, il y avait des...
01:23Une famille d'agents de change, c'est ça.
01:25Donc il reprend une société de bourse, comme ça s'appelait à l'époque, à Nantes, société régionale, et donc avec le métier de gestion privée, conseiller GSM, d'asset management, même si ça ne s'appelait pas, enfin on gérait des fois à l'époque, sûr.
01:39Et surtout, introduction en bourse, il y avait tout ce côté d'accompagnement des sociétés pour les porter en bourse, derrière faire les augmentations de capital si on avait besoin.
01:50On a aussi de temps en temps, malheureusement, on peut trop souvent notre goût, des retraits de la cote.
01:55Donc en fait, la société était là pour véritablement porter haut les couleurs, notamment des milliers de small cap, leur régionale au départ, et assez rapidement avec un rayonnement national.
02:05C'est vrai que la bourse, aujourd'hui, n'est plus qu'une option parmi d'autres pour le financement des entreprises.
02:11Mais encore une fois, à l'époque, il y avait quand même une vision, une force de conviction aussi, pour aller convaincre les entreprises de s'investir dans la bourse et dans les marchés de capitaux.
02:25Avec, alors je ne sais pas, des histoires incroyables, c'est Beneteau, c'est LNA Santé, c'est Eurofins, toutes ces boîtes-là ont été mises en bourse par Zampart.
02:35La société Ports-en-Part, et Philippe de Ports-en-Part qui a dirigé la société.
02:37Oui, il y a même eu à un moment donné les brioches pasquiers qui ont été cotées, qui ont été retirées de la cote, par un nom qui parlera un peu à tout le monde.
02:44Donc oui, il y a des boîtes qui sont rentrées petites, moyennes, et qui sont dans le CAC 40 ou aux portes du CAC 40 pour certaines.
02:53Donc oui, il y a des belles histoires à raconter dans la durée, avec un accompagnement surtout régulier.
03:01Il fallait se battre régulièrement contre des sujets divers et variés, des politiques concurrentielles, moyennes.
03:08La construction de l'Europe, ça n'a pas toujours été simple ou non plus, avec des spécificités françaises qu'il a fallu défendre.
03:15Et donc oui, c'était tout ça, Philippe de Ports-en-Part, pour ce qu'on envoie à l'extérieur.
03:20Et puis surtout, c'était un grand bonhomme de la finance, un grand patron.
03:24Grand monsieur, et la bataille continue, j'allais dire.
03:28La bataille pour les small et mid-cap continue, Bertrand.
03:31D'autant que ça nous ramène à l'actualité du jour et à notre sujet de marché.
03:34Si on regarde un peu la photographie de l'année, on préempte un petit peu la fin boursière de l'année,
03:42mais on se dit qu'on a peu de chances peut-être d'avoir de grands changements dans les prochains jours ou les prochaines semaines.
03:48Mais en tout cas, vous êtes venu avec un graphique classique, le match entre les indices américains et les indices de la zone euro.
03:55L'indice qui fait le mieux quand on ramène tout en euro, en l'occurrence, c'est l'indice des small et mid-cap en Europe.
04:03C'est ça l'un des vrais marqueurs de cette année, Bertrand.
04:05Ça faisait un moment qu'on en parlait en voyant bien.
04:07Il y avait toujours cette logique de c'est les sociétés qui offrent plus de croissance
04:11et qui ont des niveaux de valorisation qui étaient beaucoup, beaucoup, beaucoup plus faibles que les grandes capitalisations.
04:18Et surtout, un déport complet, personne ne s'en occupait.
04:21Donc on se disait bien qu'à un moment donné, ça allait ressortir.
04:23Et donc là, en fait, au moment où le marché redémarre, on doit être le 7 avril,
04:28on vient de se prendre de Trump qui dit, ok, les droits de douane, maintenant on va discuter.
04:32Le point bas.
04:34Ça redémarre.
04:35Alors, dans la COU, quand ça redémarre, on voit bien que ça redémarre.
04:38Et puis, régulièrement, on voit que ça fait mieux, mieux, mieux et mieux.
04:41Et surtout, chaque saison de publication était la confirmation que les boîtes étaient au rendez-vous,
04:46qu'elles arrivaient à conquérir de nouveaux marchés, à faire de la croissance, de la croissance rentable.
04:50On est en train de parler de sociétés qui sont rentables.
04:52De grandes qualités.
04:53Et donc, ça, ça a enfin été reconnu.
04:56Et là, dans la dernière consolidation, ça a bougé.
04:59Mais finalement, par exemple, ça...
05:01Le MSCI Euro Small Caps, qu'on voit sur le graphique, a pris beaucoup d'avance au cours de l'été.
05:06Et puis, effectivement, il y a eu la consolidation un peu de l'automne, un marché un peu plus à plat.
05:10Et vous dites, dans cette phase de consolidation, c'est un univers d'investissement qui a bien tenu.
05:15Oui, encore une fois, à l'appui des fondamentaux, puisqu'on sort de la saison des publications.
05:20Et sur les Mides et Small Caps, on a eu plutôt des bonnes publications.
05:26Et donc, c'est d'autant plus remarquable que sur le segment des moyennes capitalisations,
05:31on trouve des...
05:31Le grand segment qui marche en Europe, c'est les banques.
05:34Oui, ça...
05:34On est à 66% depuis le début de l'année.
05:35C'est le leader incontesté.
05:37Sauf qu'en Mides et Small Caps, souvent, il n'y a pas de banque.
05:38En Small, il n'y en a pas.
05:39Et pourtant, ça a tenu.
05:41Et en Mides, on en a.
05:42Donc là, c'est un peu plus logique que ça a tenu.
05:45Mais oui, on est parti.
05:48Les capitaux reviennent.
05:51Mais ce n'est pas non plus dingue.
05:54Et les niveaux de valorisation...
05:55Ce n'est pas frénétique.
05:56Non, il n'y a pas...
05:58C'est assez silencieux, d'ailleurs.
05:59Ce n'est pas un call consensuel.
06:01Dans les stratégies, non, pas vraiment.
06:03Je pense qu'on souffre encore d'un environnement où, globalement,
06:08à cause de la politique américaine,
06:10mais pas forcément seulement à cause de ça,
06:12on a perdu en visibilité.
06:14Je pense que tout le monde a bien compris,
06:16alors là, pour le coup, du fait de la politique américaine,
06:18que pendant 4 ans, ça va être compliqué.
06:21Et que du jour au lendemain,
06:22il peut y avoir un système de porte de saloon qui se met en place.
06:26C'est peut-être ça qui retient les investisseurs d'aller sur ce segment.
06:30Mais pour le coup, là, il manque quand même quelque chose.
06:32Parce qu'en Europe, le segment des mid and small,
06:35en part de capitalisation,
06:37c'est 15% de la cote européenne, quand même.
06:39Donc, et je pense que dans les allocations,
06:43on n'est pas à 15% mid and small.
06:45Il y a une telle focalisation sur,
06:47quand je dis large cap,
06:48je devrais même dire les méga caps américaines
06:50qui attirent toute l'attention et tous les capitaux,
06:54une bonne partie des capitaux.
06:55C'est vrai que quand on regarde small and mid,
06:57on se dit, oh là là, je suis très très loin
06:58du truc chaud du moment.
07:00Alors qu'encore une fois,
07:01c'est un indice MSIA Euro small cap
07:03qui fait mieux ou en tout cas qui est au coude à coude
07:07avec un indice d'action plus large
07:09qui est l'Eurostock 50, par exemple.
07:11Oui, et puis il y a toujours cette idée
07:13qu'on le voit là sur le graphique
07:16qui va probablement arriver.
07:19Et quand je fais ce graphique,
07:20objectivement, je vais regarder les sociétés
07:21parce que pour faire une bonne performance,
07:23alors j'enfonce des portes ouvertes.
07:24Alors c'est l'idée que c'est un univers d'investissement
07:27où on trouve les surperformances les plus importantes.
07:29Vous avez mesuré le nombre d'entreprises
07:31qui sont capables de doubler de valeurs
07:34sur une année de bourse, c'est ça ?
07:37En 2025, j'ai pris,
07:38alors je devais être au 31 octobre, je pense,
07:41le nombre de valeurs qui ont doublé
07:43depuis le début de l'année.
07:45Et je pensais que c'était un match
07:46qui était plié avec le Nasdaq et les Etats-Unis
07:49devant tout le monde.
07:50Non, la surprise, donc aux Etats-Unis,
07:54il y a 2,5%.
07:55Il y a moins de 3% des valeurs aux Etats-Unis
07:57qui ont doublé sur l'année.
07:59Sur l'année, sur un indice large européen,
08:02on doit être 3%.
08:03On est autour de 3%.
08:03Et sur les mid and small, en fait,
08:05plus de 5%.
08:06On dépasse 5%.
08:08C'est une surprise quand même, je trouve,
08:11cette enceinte.
08:12Oui, je m'attendais à voir les Etats-Unis
08:14loin devant l'Europe.
08:15Donc comme quoi, ça fait du bien de temps en temps
08:16de revenir sur les fondamentaux
08:17pour avoir des choses nettes.
08:21Donc oui, ce qui explique,
08:23nous, c'est ce qu'on a vu dans notre fonds,
08:25où on a vu qu'on avait 2 ou 3 valeurs
08:28qui avaient fait 100%.
08:29Alors ça aide beaucoup pour la performance,
08:31forcément.
08:33Et donc, oui, il y a ce vivier qui est là.
08:36Et pour des boîtes qui ont fait des parcours immenses,
08:39les niveaux de valorisation ne sont pas délirants.
08:41Parce qu'en fait, les publications ont confirmé
08:44que la croissance était au rendez-vous,
08:45la rentabilité également.
08:46Et donc, c'est juste une reconnaissance.
08:49On sort de 4 ans de disette quand même.
08:52Sur les 4 dernières années,
08:53les mid et small ont fait la moitié
08:55de la performance des grandes.
08:56C'est-à-dire que les grandes ont dû faire 50% à peu près.
08:59Mais avec des raisons fondamentales.
09:00La dynamique bénéficiaire aussi a été
09:02à un moment un peu abîmée.
09:05En fait, on a eu, sur les dernières années,
09:08le luxe qui a tiré de manière très forte
09:09avec des marges exceptionnelles
09:11et des croissances à plus de 20%
09:13sur des sociétés qui étaient à plusieurs dizaines
09:15de milliards de capitalisation, voire centaines.
09:17Donc derrière, c'est compliqué de suivre.
09:19En plus, c'était gros dans les indices.
09:20Donc là, il y avait un double effet boule de neige
09:22qui fait qu'il y a eu un déport.
09:24En plus, c'était liquide.
09:25Il y avait tout ce qu'il fallait
09:26pour aller sur les grandes capilles.
09:28Et donc là, le jeu est en train de s'égaliser.
09:29Et donc, ça permet de remettre en lumière
09:32ce segment qui, pour nous, reste intéressant.
09:35Et la performance qu'on fait cette année
09:37n'entravent rien le fait
09:39qu'on puisse recommencer sur les années à venir.
09:41Tu parles, oui, effectivement.
09:42Il y a du retard à rattraper, comme vous le disiez.
09:43Les allocataires ou les gérants
09:46sont encore loin d'être neutres
09:48par rapport à ce que représentent
09:49ces smalls et mid-cap dans le marché européen.
09:51Encore une fois, des SMEAD en Europe
09:53dont 5% ont doublé
09:56avec des performances de 100% ou plus
09:58depuis le 1er janvier.
10:00Donc un bassin très riche
10:01pour les surperformances
10:03de valeurs spécifiques.
10:06C'est un segment que vous aimez un peu,
10:08beaucoup, pas du tout, Kevin Lenoaille ?
10:11C'est un segment qu'on aime beaucoup,
10:12effectivement, qui est assez exceptionnel,
10:14mais qu'on a peu en portefeuille.
10:17Confirmation de ce qu'on décrit.
10:18Oui, absolument.
10:19C'est un segment qui est assez exceptionnel,
10:21effectivement, comme le disait très bien Bertrand.
10:24Très profond, effectivement,
10:25en termes de capacité, de progression,
10:27de croissance, des fondamentaux
10:28qui sont très solides.
10:29Mais on a déjà eu l'occasion d'en parler.
10:31On reste sur des années en portefeuille
10:33qui ont été très délicates,
10:35avec aussi des fondamentaux qui se sont dégradés.
10:37N'oublions pas qu'on a souvent une avance
10:38sur les cycles et on avait vu une dégradation
10:40des croissances bénéficiaires
10:41il y a maintenant 24-36 mois.
10:43Donc, ça avait été très dur.
10:44Et puis, il y a un retard aussi de liquidité
10:46qui a peut-être éteint quelques intérêts
10:48de ce point de vue-là.
10:50Donc, quand vous mettez tout cela bout à bout,
10:51globalement, on aime beaucoup,
10:53on sait où est le vivier,
10:54mais on voit que ça attire peu,
10:55et notamment en gestion privée,
10:56il y a encore quelques hésitations
10:59à revenir sur ce type de segment-là.
11:01Qu'est-ce qui manque pour vous ?
11:02Qu'est-ce qui pourrait peut-être modifier
11:04votre approche du segment de marché
11:10et la perception aussi du client en gestion privée
11:12qui est importante à prendre en compte, bien sûr ?
11:14La perception du client, globalement,
11:16ce sera une rotation nécessaire,
11:17c'est-à-dire que les obsédements
11:18qu'on a en portefeuille stagnent.
11:20D'accord.
11:20Il faut que le momentum s'épuise
11:22sur d'autres segments de marché.
11:23Aujourd'hui, c'est une facilité, peut-être,
11:25d'être dans les larges,
11:26mais n'oublions pas également
11:27que la surperformance des small-limits
11:28que vous évoquez,
11:29elle est aussi parce qu'il y a le dollar
11:31face à nous sur la partie américaine.
11:35Et donc, de ce point de vue-là,
11:36si on le rebascule en effet de change neutre,
11:39de ce point de vue-là,
11:40les États-Unis contribuent
11:40de très bien performer ici.
11:43Donc ça, c'est le premier sujet, effectivement,
11:44c'est qu'il faut peut-être désactiver
11:45un peu la chose,
11:46en tout cas sur ce que l'on a en portefeuille
11:48pour revenir à l'intérieur de ça.
11:50Et puis, ça, c'est un vœu pieux,
11:51ça ne concerne pas forcément nos clients,
11:53mais ça concernera peut-être nos gestions
11:55et notamment Bertrand.
11:56C'est aussi une aide du politique,
11:58je vais le dire ainsi,
11:59de ce point de vue-là.
12:00On le voit aujourd'hui,
12:01il n'y a pas forcément,
12:02on le sent aujourd'hui,
12:03d'aide à l'investissement,
12:05justement, dans ces petites
12:06et moyennes sociétés
12:06qui sont peu vues à l'heure actuelle
12:08et on privilégie beaucoup plus
12:10les actifs non cotés,
12:11par exemple,
12:11les actifs privés,
12:12comme on a l'occasion
12:13de les appeler ensemble,
12:14que des actifs de la sorte.
12:15Et aujourd'hui,
12:15ne nous cachons pas
12:17que cela peut manger aussi
12:18des croupières
12:19dans des gestions privées,
12:20par exemple.
12:21C'est vrai qu'il y a cette concurrence
12:22des marchés privés aujourd'hui
12:23pour les small and mid-cap,
12:24Bertrand,
12:25il faut être lucide aussi
12:26par rapport à ça,
12:26j'imagine.
12:27Oui, clairement.
12:28Et d'ailleurs,
12:29d'autant plus qu'on a
12:30des niveaux de valorisation,
12:31pour le coup,
12:31au niveau du private equity
12:32qui sont plus élevés.
12:33Donc, pour l'entrepreneur,
12:34forcément,
12:35il a tendance,
12:35ce qui est logique,
12:36il y a une prime d'illiquidité
12:38dans ce monde aujourd'hui.
12:40Et ça pose le sujet
12:42de ce qu'on appelle
12:43le continuum du financement.
12:45C'est-à-dire qu'une des voies de sortie,
12:47parce qu'une fois
12:47que vous avez fait un tour,
12:48deux tours,
12:49donc dans le private equity,
12:50c'est la bourse.
12:52Parce que vous avez atteint
12:53une taille suffisante
12:54et vous voulez,
12:55après,
12:55faire une augmentation de capital
12:56de 100,
12:57150 millions,
12:59que le private equity
13:00ne sera pas forcément
13:00capable de suivre.
13:03Et donc,
13:03une des solutions,
13:04c'est d'aller en bourse.
13:06Et là,
13:07pour l'instant,
13:07on voit que ça coince.
13:08Alors,
13:08on a des IPO,
13:11c'est la bonne nouvelle,
13:12qui vont arriver,
13:13donc qui sont signés
13:14et qui vont se faire
13:14sur 2026.
13:16mais sur cette année,
13:18sur la bourse de Paris,
13:19on en restera pas une grande année.
13:22Alors que les indices,
13:23globalement,
13:23se portent bien.
13:24Donc,
13:25ça revient.
13:27On a des marques d'intérêt,
13:28il y a beaucoup de choses.
13:29Là,
13:29pour le coup,
13:30la place a fait
13:30les programmes étincelles,
13:33IPO ready.
13:33Il y a beaucoup de choses
13:35qui sont faites
13:36pour engager ces sociétés
13:39qui ont la taille
13:40et qui pourraient prétendre
13:41à rentrer en bourse
13:42avec des modules de connaissances.
13:43Enfin bref,
13:45tout un lobbying
13:46qui est...
13:46Et on peut lever des capitaux.
13:48Transgène,
13:48je crois,
13:48vient de lever
13:49un peu plus de 100 millions
13:49d'euros en bourse
13:52avec une part réservée
13:53aussi aux investisseurs particuliers.
13:55100 millions
13:55à la taille
13:56des marchés français et européens,
13:57c'est pas rien.
13:58Ah oui,
13:58c'est une très belle augmentation.
14:00C'est une très belle levée de fonds.
14:01Donc,
14:02voilà,
14:02on espère que ça va continuer
14:04et qu'on va venir
14:04enrichir la cote parisienne.
14:06Je voyais,
14:07les valos sont quand même
14:08aussi en train de s'ajuster
14:09dans le non-côté.
14:10On regarde régulièrement
14:11l'indice Argos
14:12qui fait foi
14:13et qui mesure
14:15les prix d'acquisition
14:16moyens ou médians
14:17chaque trimestre
14:18pour l'univers des PME
14:20non-cotés en Europe.
14:22Ça fait plusieurs trimestres
14:23que ça baisse
14:24et là,
14:24on est à un point bas
14:25de près de 9 ans,
14:26je crois,
14:27avec des multiples
14:28de l'ordre de 8,7 fois
14:30VE sur EBITDA
14:32alors qu'on est monté
14:33quasiment à 10
14:34ou autour
14:35au moment des pics
14:36de valorisation
14:36sur ces marchés de PME
14:37non-cotés en Europe.
14:39Oui,
14:39de manière générale,
14:40il faut qu'ils arrivent
14:40à peu près au même niveau
14:42pour qu'on ait justement
14:43cette capacité
14:43de transvaser.
14:45Et que la bourse
14:45ait un véritable intérêt
14:47à offrir une liquidité
14:49et une valorisation
14:50qui soit en ligne
14:51avec ce que
14:52ça permet
14:53des portes de sortie
14:54pour des investisseurs
14:55qui auraient
14:56des participations
14:57trop importantes
14:58est difficilement
14:59revendables en privé.
15:02Bon,
15:02on verra,
15:03la dynamique M&A
15:04a un peu redémarré
15:05en Europe,
15:06effectivement,
15:07cette année,
15:07même si on reste
15:08assez en retard
15:08par rapport aux autres zones
15:10dans le reste du monde.
15:12Mais l'ajustement des prix
15:12dans le non-coté,
15:13normalement,
15:14doit permettre
15:14une réaccélération
15:15des opérations
15:16de M&A
15:18dans l'univers
15:19des PME européennes.
15:21Si on regarde
15:21les valorisations
15:22des grands marchés
15:22cotés,
15:23cette fois,
15:24avec vous,
15:25Kevin,
15:26donc vous avez
15:26les valorisations comparées,
15:28on regarde le PER forward,
15:29donc le ratio
15:30prix sur bénéfice
15:3112 mois devant nous
15:33avec déjà
15:34une comparaison
15:36géographique
15:37entre les marchés
15:37américains,
15:38S&P 500,
15:39le MSCI Europe
15:39et le MSCI Emerging Markets
15:41et puis,
15:43on voit en dessous,
15:44effectivement,
15:44marché par marché,
15:45vous affichez
15:46le PER moyen
15:48sur 15 ans
15:50et le PER actuel,
15:51on voit que
15:52la plupart des marchés
15:53développés,
15:54à commencer par
15:54le marché américain,
15:55sont très au-delà
15:56en termes de valorisation
15:57aujourd'hui
15:58de la moyenne historique
15:59sur les 15 dernières années.
16:00Absolument,
16:01toujours ce graphique
16:02que j'aime à actualiser
16:03et la conclusion
16:04reste la même,
16:05même si on va parler
16:06d'un ajustement
16:07ce mois-ci,
16:08c'est que les marchés
16:09sont chers,
16:09effectivement,
16:10et c'est quasiment unanime,
16:12en fait,
16:12quelle que soit la géographie
16:13et c'est vrai que
16:14ça nous permet aussi
16:15de sortir un peu
16:15de ce que l'on entend,
16:16on a beaucoup de bruit médiatique,
16:18effectivement,
16:18sur cette bulle d'IA,
16:19sur ces valeurs technologiques,
16:21on y reviendra sur un découpage,
16:22cette fois-ci,
16:22c'est plutôt sectoriel
16:23tout à l'heure,
16:24mais si on prend déjà
16:25en sens géographique,
16:27on n'a pas de marché
16:28qui est spécifiquement
16:28décoté.
16:29Oui,
16:30les États-Unis
16:30continuent d'être devant
16:31très largement
16:32et la prime s'écarte,
16:33on va le voir,
16:33bien entendu,
16:34mais malgré tout,
16:35on a aussi des marchés,
16:37on le voit sur le premier graphique,
16:38européen, pardon,
16:40et asiatique,
16:41qui restent chers en absolu,
16:42on met de côté,
16:43en fait,
16:43cette anomalie statistique
16:44post-Covid
16:45et on se retrouve vraiment
16:46sur des hauts statistiques
16:47et quand on descend,
16:48effectivement,
16:49d'un cran géographique,
16:50là,
16:50on peut le regarder,
16:51on parle souvent
16:51des marchés émergents
16:52en termes de diversification
16:53potentielle,
16:54et bien là,
16:55pris dans l'ensemble,
16:56on n'a pas de survalorisation
16:57une nouvelle fois,
16:58mais on ne peut absolument
16:59pas dire que c'est cher
16:59de ce point de vue-là.
17:00Et les marchés
17:01qui attirent le plus,
17:01rappelons-le,
17:02sur les émergents,
17:03aujourd'hui,
17:03ce sont quand même
17:04les marchés indiens,
17:05chinois qui ont fait
17:06beaucoup de bruit
17:06ces derniers temps,
17:07là,
17:07on a une requalification
17:08du LATAM potentiellement
17:09dans les prochains mois,
17:10mais ces marchés-là,
17:11on le voit à l'écran,
17:12sont chèrement valorisés.
17:20De ce point de vue-là,
17:21la Malaisie,
17:21éventuellement,
17:22qui peut y tomber,
17:23mais ça reste globalement
17:24des ovnis en termes de marché.
17:26Après,
17:26on peut rentrer ensuite
17:27en lecture sectorielle,
17:29ça donne autre chose.
17:30Mais ici,
17:31effectivement,
17:31ça nous permettait
17:32de sortir d'une image
17:33d'épinal qui était
17:34une cherté uniquement américaine,
17:36ce qui n'est pas le cas.
17:37Même si on le voit à l'écran,
17:38on respire quelque peu
17:39sur le mois,
17:40puisque, effectivement,
17:41on a eu un décrochage
17:42qui était relativement important,
17:43et donc,
17:44de ce point de vue-là,
17:45on est sur un marché
17:45qui est un peu plus audible
17:46que le mois dernier.
17:48Oui.
17:48Donc,
17:50c'est vrai que si on regarde
17:51ces valorisations
17:52d'un point de vue sectoriel,
17:53alors là,
17:54on est sur le marché américain,
17:56Kevin,
17:57avec le segment de l'IT,
17:58de la tech,
17:59le segment des industriels,
18:01des financières,
18:02et puis l'ensemble du S&P 500,
18:04vous l'avez marqué
18:05avec ces petits ronds rouges,
18:07qui sont à chaque fois
18:08des tops de valorisation
18:09pour l'indice S&P 500 IT,
18:12les télécommunications,
18:13et donc les grandes valeurs
18:14technologiques américaines,
18:15les hyperscalers, etc.
18:17C'est ça, absolument.
18:17Alors ici,
18:18on ne pouvait pas mettre
18:18tous les secteurs
18:20au risque d'être brouillon,
18:21bien entendu,
18:22et je tiens à préciser
18:22que je ne fais pas
18:23d'analyse graphique.
18:24Non,
18:24mais il y a quand même
18:25trois tops de marché.
18:26Mais effectivement,
18:27pour un BOCien comme moi,
18:29c'était facile de voir
18:29ces trois tops, absolument.
18:31La première chose
18:31que l'on peut dire,
18:32effectivement,
18:33indice technologique,
18:34oui, c'est cher,
18:34effectivement,
18:36et on le voit sur la flèche
18:36que j'ai tracée,
18:37on a surtout un écartement
18:38de cette prime technologique
18:40qui est assez effarant,
18:41et effectivement,
18:42depuis le début d'année,
18:43y compris,
18:44de ce point de vue-là.
18:45Donc ça,
18:45ça se retient,
18:46et on voit bien,
18:46effectivement,
18:47que cet indice technologique,
18:48il bute à chaque fois
18:49sur ces hauts niveaux
18:50de valorisation.
18:51Pas pour les mêmes raisons,
18:52rappelons-le toutefois,
18:53on a de l'endogène,
18:54certes,
18:55mais on a aussi
18:55de l'exogène à l'intérieur.
18:56Donc c'est aussi pour ça
18:57que la technicité,
18:58enfin l'analyse technique ici,
18:59n'est pas bienvenue du tout,
19:00je le précise bien.
19:02Surtout,
19:02ça nous permet de voir,
19:03malgré tout,
19:04que d'autres segments,
19:05effectivement,
19:06là aussi,
19:06en absolu,
19:07ce n'est pas peu cher,
19:09mais c'est moins cher,
19:10en relatif.
19:10Vous savez,
19:11c'est toujours cette dialectique
19:12du politique.
19:14Et effectivement,
19:14il y a quelques marchés
19:15qui vont tirer leur épingle du jeu
19:16ou quelques segments.
19:17Les industries,
19:18comme on en entend souvent parler,
19:19aujourd'hui,
19:19ne sont pas peu chères.
19:20On le voit en relatif du S&P 500,
19:22que je trace ici en bleu foncé.
19:23Ce n'est absolument pas peu cher
19:25de ce point de vue-là.
19:26Par contre,
19:26effectivement,
19:27on le voit,
19:27ce décrochage,
19:28il sert des valeurs financières
19:29aujourd'hui qui étaient réputées
19:31chères,
19:31de ce point de vue-là,
19:32en absolu.
19:33Oui,
19:33mais en relatif,
19:34ça redevient très intéressant.
19:35C'est sûrement l'un des pickings
19:36de 2026 potentiels,
19:37en tout cas,
19:38nous concernant.
19:38Sur le marché américain.
19:39Sur le marché américain,
19:40vous avez entièrement raison.
19:42C'est sûrement l'un des pickings
19:43que l'on apprécie,
19:43parce que, certes,
19:44on a déjà eu une très belle histoire
19:46de ce point de vue-là,
19:46mais les BPA continuent
19:47d'être très bien orientés.
19:49On a un effet de dérégulation
19:50qui va arriver,
19:50on a un effet de baisse des taux,
19:51on y reviendra peut-être tout à l'heure.
19:53Et donc,
19:53de ce point de vue-là,
19:54effectivement,
19:55le sujet est de se dire
19:56avec un biais sectoriel,
19:58on peut recommencer un découpage.
20:00Maintenant,
20:00la suprématie de la technologie
20:02ne nous semble pas refermable.
20:03Je fais le parallèle
20:04de ce qu'on disait
20:05par rapport à ces hyperscalers.
20:07Rappelons que sur 2026,
20:08je regardais les chiffres
20:08avant de venir ici,
20:10on est à plus de 20%
20:12de hausse des BPA
20:13anticipées sur 2026.
20:15C'est 10%
20:16pour les 493 autres entreprises.
20:18Il y a une dynamique fondamentale
20:19derrière ces niveaux de valorisation.
20:22Exactement.
20:22On ne peut pas nier la qualité
20:23et la prime
20:24dans ce cas-là se payent.
20:25Bon.
20:26Et donc,
20:26ce n'est pas une bulle ?
20:27Non,
20:28ce n'est pas une bulle.
20:29Je crois qu'on avait déjà eu
20:30le mot ensemble
20:31qui était de dire
20:32ce n'est pas une bulle généralisée
20:33mais il y a des bulles
20:34et c'est certain.
20:35C'est certain
20:35et le marché le montre bien.
20:37Globalement,
20:37il y a une inquiétude
20:38qui est réelle.
20:39Une bulle,
20:40ce sont des flux
20:40et des flux
20:41qui sont décorrélés de la réalité.
20:42Les flux,
20:43ils sont là
20:43et les flux peuvent être inquiétants,
20:45certes.
20:45Par contre,
20:46la réalité,
20:46en tout cas,
20:47ce que l'on en a,
20:47c'est la comptabilité.
20:48On ne peut s'arrêter qu'à cela
20:49autour de la table.
20:51La comptabilité,
20:52elle parle d'elle-même,
20:52elle est bonne
20:53de ce point de vue-là.
20:54Les résultats sont là
20:54et rappelons que
20:55ce qui est fait aujourd'hui
20:56en termes de capex
20:57est évidemment extra statistique
21:00de ce point de vue-là.
21:01Par contre,
21:01les rendements que l'on obtient
21:02et les bénéfices que l'on obtient,
21:04ils sont aussi
21:05totalement sortis du cadre.
21:07Pour l'instant,
21:07pas de bulle
21:08de ce point de vue-là
21:08et on pourrait également rajouter
21:10que ceux qui financent
21:11ces capex
21:12sont cash rich
21:13de ce point de vue-là
21:13et on n'est pas du tout
21:14dans la même situation
21:15de risque sur les bilans
21:16avec un tel investissement.
21:19Bulle,
21:19pardon,
21:20pas de bulle
21:21mais des interrogations
21:23quand même
21:23et ça,
21:24c'est l'aventure technologique
21:26qui nous offre ce frisson
21:27mais des interrogations
21:29sur qui sera le vrai leader,
21:31qui ramassera
21:33la partie de la valeur
21:34la plus importante.
21:36On a pensé
21:37tout au long de l'année
21:38et c'est vrai
21:38que ça fait 12-18 mois
21:39que c'était le play
21:40assez facile
21:41de se dire
21:41que les vendeurs
21:42payent les pioches
21:43et Nvidia en premier lieu
21:45étaient les véhicules
21:46d'investissement
21:46les plus simples
21:48de ce point de vue-là.
21:49On a vu
21:50ces derniers jours
21:51et ces dernières semaines
21:52que des doutes
21:53commençaient à apparaître
21:53ou en tout cas,
21:55pas forcément des doutes
21:56mais en tout cas
21:57que l'idée
21:57d'une concurrence
21:58crédible,
21:59solide,
22:00sérieuse
22:00au modèle d'OpenAI
22:02et derrière
22:03à l'utilisation
22:04des GPU de Nvidia
22:05était peut-être
22:06en train de se mettre
22:07en place
22:07ou d'arriver.
22:08En tout cas,
22:08c'est ce que le marché
22:09semble avoir pris en compte
22:11au cours de ces deux dernières semaines.
22:12Totalement, absolument.
22:13On voit la nervosité
22:14de marché
22:15à ce moment-là.
22:16Rappelons quand même
22:17que depuis le mois dernier
22:18on a eu une publication
22:19qui était exceptionnelle
22:20celle de Nvidia.
22:20On se souvient tous
22:21du blouson en cuir
22:22nous annonçant
22:22que tout va bien.
22:24On continue
22:24comme on le sait.
22:25et on rentre dans un cercle
22:27vertueux.
22:27Ne l'oublions pas,
22:28il l'a bien précisé,
22:2962% des bénéfices
22:31de croissance des bénéfices
22:32d'année en année
22:33tout de même.
22:34Et pourtant,
22:34ça ne suffit pas
22:34parce qu'effectivement
22:35des doutes
22:36commencent à émerger.
22:37Je vais quand même
22:38ici maintenir un cap.
22:40Pas des doutes
22:40sur Nvidia.
22:41Non.
22:41Des doutes sur la capacité
22:42de Nvidia
22:43à maintenir
22:4480-90%
22:46de parts de marché
22:48ad vitam aeternam
22:49sur ce genre de marché.
22:50Absolument.
22:51Parce que le marché
22:51nous a habitués
22:52à avoir non pas
22:53des hyperscalers
22:54mais des monopoles.
22:55Et la question
22:55qui va se poser
22:56c'est est-ce qu'on assiste
22:57à un nouveau monopole
22:58en formation ?
22:59Or l'histoire
22:59pour l'instant
23:00semble décrire le contraire
23:01et pour rejoindre
23:02ce que vous disiez
23:03ça me semble
23:04malgré tout
23:05continuer de plaider
23:05pour chercher
23:06les vendeurs de pelles
23:07et de pioches
23:07de ce point de vue-là.
23:08D'accord.
23:09Mais qui vont peut-être
23:10être un peu plus diversifiés
23:12que simplement
23:13Nvidia first quoi.
23:16Nous semble-t-il
23:16et notamment
23:17et on en parlera
23:18sur les aspects
23:19de valorisation
23:19mais un Google Alphabet
23:20que vous citiez
23:21en introduction
23:22fait partie
23:23et un nouveau venu
23:24dans le champ
23:25effectivement technologique
23:26c'est partie de ceux
23:27qui semblent en capacité
23:28aujourd'hui
23:28de mettre
23:29Nvidia à bas
23:31ou en tout cas
23:31de rebattre les cartes.
23:32C'est peut-être
23:33la vraie nouvelle
23:34des derniers jours
23:34c'est que le dernier modèle
23:35d'intelligence artificielle
23:36d'Alphabet Google
23:37Gemini 3 Pro
23:40a explosé
23:42tous les compteurs
23:42des classements
23:43en dépassant
23:44très largement
23:45ce qu'était capable
23:46de faire
23:47ChatGPT 5.1
23:48aujourd'hui
23:49et on a vu
23:49même un modèle
23:50d'Enthropic
23:50Opus 4.5
23:52lui aussi
23:53s'élever
23:53aux premières places
23:54du classement
23:54devant ChatGPT
23:55de voir ChatGPT
23:56relégué
23:57au pied du classement
23:58ou en troisième position
23:59c'est compliqué
24:02pour une entreprise
24:02comme OpenAI
24:03qui doit
24:05nécessairement
24:06maintenir
24:07son leadership
24:07technologique
24:08au regard
24:09des engagements
24:09financiers
24:10qui sont pris
24:11sur les prochaines années
24:12qui n'a pas
24:12d'autre choix.
24:13Absolument
24:13on est dans des conséquences
24:14potentielles
24:15sur tout
24:16l'environnement
24:17qui sont trop importants
24:18pour les négliger
24:18mais c'est un moment
24:19deep-syc bis
24:20potentiellement
24:21on en reparlera
24:21l'année prochaine
24:22mais là
24:23on est effectivement
24:23dans un moment deep-syc
24:24c'est-à-dire qu'on rebat
24:25les cartes
24:26et on va vérifier
24:26si justement
24:27les modèles
24:28peuvent s'améliorer
24:29c'est ce que l'on nous vend
24:30rappelons-le
24:30comment
24:31alors j'ai entendu parler
24:33du concept de bulle rationnelle
24:34c'est
24:35oui
24:35non mais
24:36chaque nouvelle époque
24:40nous apporte
24:40son lot de nouveautés
24:42également
24:42mais est-ce qu'il y a l'idée
24:43est-ce qu'on arrive
24:44à rationaliser
24:45quand même
24:45ce qui se passe
24:46aujourd'hui
24:46sur cette tech américaine
24:48au-delà de la frénésie
24:50et de l'attention
24:52encore une fois
24:52que ça accapare
24:54chez les gérants
24:55et les investisseurs
24:56oui
24:56alors
24:57quelques rappels utiles
24:58sur la tech américaine
24:59quelques rappels utiles
25:00sur la tech américaine
25:01donc
25:02la tech américaine
25:04tire
25:04alors c'est
25:0535%
25:06de la capitalisation
25:07du S&P 500
25:08donc
25:09à la question
25:11voilà
25:11est-ce que c'est Nvidia
25:12ou pas
25:13de toute façon
25:14on va pas mettre
25:1435% sur une valeur
25:15donc en fait
25:16bonne nouvelle
25:17vous pouvez avoir
25:18plusieurs valeurs de tech
25:19et donc après
25:21faire vos arbitrages
25:22donc
25:23ces valeurs de tech
25:24oui
25:25elles ont des
25:26elles ont des croissances
25:27elles ont des marges
25:29très supérieures
25:30aux valeurs
25:32non tech
25:32et elles ont une croissance
25:34de ces marges
25:34supérieure
25:35à celle des valeurs
25:37de non tech
25:38donc qu'elles soient leaders
25:40c'est pas étonnant
25:42non
25:42c'est pas étonnant
25:42et après
25:44bon après
25:44il faut regarder
25:45parce que par exemple
25:45Tesla
25:46bon il y a un sujet
25:47sur la valorisation
25:47si on regarde Tesla
25:49juste comme une entreprise
25:50automobile
25:51bon là effectivement
25:52c'est super cher
25:53si on regarde
25:54ce qu'il y a derrière
25:54est-ce qu'il va arriver
25:55est-ce qu'il pourrait être monétisé
25:56bon là
25:57le doute s'installe
25:59mais en plus
26:01c'est des boîtes
26:01donc qui sont
26:02qui sont énormes
26:03on est au-delà
26:03des mille milliards
26:04de capitalisation
26:05et qui font des investissements
26:07qui investissent
26:08qui ont l'habitude
26:08d'investir
26:09qui ont derrière
26:11les hommes et les femmes
26:11qui sont capables
26:12d'utiliser
26:13ces investissements
26:14alors certains vont se planter
26:16certains vont être en retard
26:17ils ne seront pas tous premiers
26:18mais voilà
26:20on est dans ce moment-là
26:22donc forcément
26:23à un moment donné
26:23bah tiens
26:24là c'est
26:25c'est Gemini 3
26:26qui voilà
26:27met un peu le doute
26:28demain ce sera autre chose
26:29ah oui c'est la course
26:30de petits chevaux derrière
26:31qui se met en place
26:31bien sûr
26:32chaque mois
26:32on est au début
26:33voilà
26:35on commence à voir des choses
26:36dans les entreprises
26:36mais c'est pas encore
26:37voilà
26:38c'est en train de se diffuser
26:39donc oui
26:40il y a
26:41concrètement
26:43en bourse
26:43on comprend que les choses
26:44que les choses bougent
26:46et puis là
26:47on parle des grands
26:47mais il y a tous ceux
26:48qu'on appelle aussi
26:49les neocloud
26:50comme par exemple
26:51des sociétés
26:52comme Nebius
26:53donc là c'est les anciens
26:54de Yandex
26:54donc ça c'est le Google russe
26:56qui a été exproprié
26:57oui je me souviens de ça
26:58ils ont remonté une boîte
26:58qui s'appelle Nebius
26:59dans laquelle
27:00ils ont trois sociétés
27:01potentiellement spinophables
27:02qui peuvent faire du bruit
27:04sur le marché
27:05parce qu'elles sont exceptionnelles
27:06en fait
27:07qui mettent en place
27:08des logiques de leasing
27:10c'est à dire
27:10qu'on a décrit ici
27:12plusieurs fois
27:13la course qu'il y a eu
27:14pour obtenir
27:14les fameuses plus blackwell
27:15où tout le monde
27:16fait la queue
27:16pour en avoir
27:17voilà
27:18bon bah Nebius en a
27:19et donc du coup
27:20lui il a ses data centers
27:21et donc du coup
27:22pour des grands acteurs
27:24et des grands acteurs
27:25ont signé des deals
27:25avec Nebius
27:26en disant
27:26ok
27:27je vais prendre des parts
27:28dans ton data center
27:29puisque manifestement
27:30voilà
27:30donc il y a le sujet
27:32de ça
27:32et il y a le sujet
27:33aussi de l'électricité
27:34et l'électricité
27:35c'est important
27:36aujourd'hui
27:37les data centers
27:38c'est 3-3,5%
27:39de consommation
27:40de l'électricité mondiale
27:41les projections
27:42sont
27:43on retrouve à peu près
27:44les mêmes
27:45chez différentes
27:45sociétés d'analyse
27:47ça va faire du x3 x4
27:49à horizon 2030
27:50et ça
27:50c'est une électricité
27:51qu'on n'a pas aujourd'hui
27:53donc il va falloir apprendre
27:54vous dites c'est la course
27:54aux puces et aux watts
27:55il y a une première limite physique
27:57qui s'impose
27:58à l'intelligence artificielle
27:59c'est la capacité
28:00à avoir l'énergie nécessaire
28:03pour faire tourner
28:03ces centaines de data centers
28:05donc ça veut dire
28:06qu'il va falloir produire
28:07de l'énergie
28:07donc ce qui explique
28:09nous dans nos thématiques
28:10d'investissement
28:11on a évidemment
28:12de la tech américaine
28:14mais on a aussi
28:15pas mal de sociétés
28:16qui sont des producteurs
28:18des stockers
28:19des économiseurs
28:20d'énergie
28:20qui marchent
28:22plutôt pas mal
28:22et qui permettent
28:23d'avoir une diversification
28:24parce que là
28:25c'est important
28:26on est en train de dire
28:28que les data centers
28:28en 2030
28:29c'est le quatrième pays
28:31au monde
28:31en consommation électrique
28:33donc vous mettez
28:34Etats-Unis, Chine
28:35il doit y avoir Japon
28:36en troisième
28:37et le quatrième
28:38c'est l'ensemble
28:38des data centers
28:39pour vous donner
28:40l'ordre de grandeur
28:41et donc là oui
28:42il y aura du boulot
28:43et aujourd'hui
28:44on est sur une logique
28:45où tout doit aller très vite
28:47je veux des plus blackwell
28:48je veux de l'électricité
28:49les data centers
28:51c'est la course
28:51à la captation de la ressource
28:52voilà
28:53des sociétés comme Nebius
28:55alors d'autres le font probablement
28:56mais pour Nebius
28:57c'est sûr on le sait
28:57puisque ça fait partie
28:58de leur axe de communication
28:59ils nous disent
29:00oui
29:00alors nous
29:01on fait aussi des choses
29:02plus smart
29:03plus malignes
29:04c'est-à-dire que
29:04si vous venez chez nous
29:05vous aurez un rendement meilleur
29:06parce qu'on a l'habitude de faire
29:08et donc on sait mieux utiliser
29:10nos ressources
29:12que ce soit les puces
29:13que ce soit l'électricité
29:14et donc ils le prouvent
29:15ils ont même fait un livre blanc
29:16disponible sur leur site
29:18ça va assez loin dans la recherche
29:21et dans la preuve de recherche
29:23et donc
29:24puis encore une fois
29:25Kevin parlait du moment deep-sic
29:27peut-être un moment deep-sic bis
29:29aujourd'hui
29:30mais deep-sic
29:31c'est le modèle à la chinoise
29:33beaucoup plus sobre
29:34beaucoup moins gourmand
29:35en puissance
29:36ou en énergie
29:38également
29:38oui mais alors
29:39on va
29:40sur deep-sic
29:41bon
29:42ce qui se passe
29:43c'est que sur l'intelligence artificielle
29:44il y a un niveau de consommation
29:48enfin de puces
29:49et d'énergie
29:50qui est lié à l'entraînement
29:51oui
29:52donc l'entraînement
29:53vous entraînez
29:54votre intelligence artificielle
29:55sur un jeu de données
29:56fermé
29:56voilà
29:57donc vous lui apprenez à réfléchir
29:59et vous regardez
29:59en lui donnant des données
30:00à chaque fois un peu plus grosses
30:01si globalement
30:02tout ça va bien
30:03dans le sens
30:04de ce que vous voulez
30:05de manière de réfléchir
30:06et après entre guillemets
30:07vous la lâchez dans le grand bain
30:08et là elle a accès
30:10à toutes les données
30:10et là
30:12la consommation
30:13de ce qu'on appelle
30:14l'inférence
30:14quand c'est en live
30:15elle est beaucoup plus grosse
30:17et donc il y a un effet
30:19boule de neige
30:20donc deep-sic
30:21eux en fait
30:22ils arrivent
30:22et ils ont bénéficié
30:24de l'entraînement
30:24et donc c'est pas
30:25entre guillemets
30:26dans les comptes de deep-sic
30:27donc oui
30:28après ils nous disent
30:29on sait faire mieux
30:30avec moins d'argent
30:31oui
30:32et avec quand même
30:33un héritage
30:34de
30:34bon
30:35et puis là j'ai vu
30:36en plus des boîtes
30:37comme Alibaba
30:38ou ByteDance
30:39qui sont des gros
30:40entraîneurs de modèles
30:42et fournisseurs de modèles
30:43il y a en Chine
30:44sont en train de déplacer
30:45justement
30:45les lieux
30:47où ils entraînent
30:48leurs modèles
30:48en dehors de Chine
30:49pour continuer
30:50de bénéficier aussi
30:51des GPU NVIDIA
30:52ce qui montre bien
30:53quand même
30:53que pour entraîner
30:54leurs modèles
30:55ils comptent encore
30:56au moins pour un temps
30:57sur les GPU NVIDIA
30:58vous êtes venu
30:59avec ce graphique
31:00aussi de l'écosystème
31:01alors vous nous citez
31:02Nebius
31:02qu'on voit
31:03notamment parmi les sociétés citées
31:04il y a quand même
31:05une entreprise
31:05LJPE1
31:07d'ailleurs
31:07LJPE1
31:08c'est ça qui est top
31:09on a une tech
31:10elle est basée à Amsterdam
31:12alors elle est cotée au Nasdaq
31:13mais basée à Amsterdam
31:14bien sûr
31:15bien sûr
31:15mais bon
31:16celle qui ressort
31:17et que vous avez mis en vert
31:18d'ailleurs
31:18qui ressort quasiment
31:19à tous les étages
31:20de l'écosystème
31:21c'est Google
31:21c'est la vedette
31:22de ce mois de novembre
31:23oui en fait
31:24qui était vraiment
31:24dans l'angle mort
31:25parce que ça faisait partie
31:26des titres
31:27dans les 7 magnifiques
31:28il y avait NVIDIA
31:30qui marchait bien
31:31qui captait toute l'attention
31:32et pire
31:33Google
31:34c'était le style
31:34oui mais face à la pub
31:36ça va pas tenir chez Google
31:37c'est plus gros de leur revenu
31:38donc en gros
31:39voilà
31:39avec ce truc
31:41ils ont été leaders
31:42pendant tellement d'années
31:42certains étaient là
31:43en se rendant les mains
31:44ça y est
31:44ils vont perdre leur leadership
31:45bon bah manifestement
31:46non
31:47ils ont un peu plus de ressources
31:48que prévu
31:48et donc ils sortent avec eux
31:49encore une fois
31:50on le rappelle
31:50peut-être que l'anomalie
31:51c'était d'ailleurs
31:52qu'ils étaient aussi en retard
31:53sur Gemini
31:55sur leur modèle
31:55il y a pendant aussi longtemps
31:57entre guillemets
31:57par rapport à ChatGPT
31:59et en trois ans
32:00seulement que tout ça arrive
32:01et existe
32:01et donc pareil
32:03c'est l'instant Google
32:05je pense qu'il pourra y avoir
32:06un instant Meta
32:07un instant Amazon
32:08peut-être un instant Apple
32:09ça va tourner quoi
32:10chaque fois qu'on va sortir
32:12un modèle un peu plus performant
32:13on se dira
32:14tiens
32:14surtout par rapport
32:15à un OpenAI
32:16c'est des boîtes
32:17qui ont plusieurs fer au feu
32:18qui ont du cash
32:19bien sûr
32:19qui ont prouvé
32:20qu'elles savaient
32:21pivoter
32:22pivoter
32:23faire des transformations
32:24transformer une idée
32:26en cash
32:26Microsoft a été leader
32:27de tous les cycles
32:28technologiques passés
32:29de l'informatique
32:31au cloud computing
32:32en passant aujourd'hui
32:33par l'IA
32:34des boîtes
32:34qui sont capables
32:35de rester leaders
32:36à ces tailles-là
32:37dans chaque cycle technologique
32:39c'est rare
32:40et puis surtout
32:41de pouvoir financer
32:43un investissement
32:43par des revenus
32:45qui viennent d'autres métiers
32:46et c'est peut-être là
32:47où ça va coincer
32:48un petit peu
32:49au bout d'un moment
32:49pour OpenAI
32:50comment on s'expose
32:52aujourd'hui
32:52à ce thème de l'IA
32:53donc toujours
32:54les pelles et les pioches
32:55toujours les pelles
32:55et les pioches
32:56nous on a du mal
32:57à descendre
32:57comme le disait Bertrand
32:58jusqu'à ces plus petits acteurs
33:01qui peuvent en bénéficier
33:02on voit très clairement
33:03leur croissance
33:03on voit leur croissance
33:04en bourse
33:04également leur performance
33:05et ça nous effraie
33:07je ne peux pas dire
33:07l'inverse
33:08de ce point de vue-là
33:09quand je dis ça nous effraie
33:10c'est qu'on y va
33:10avec plus de parcimonie
33:11que l'indice
33:12mais parce qu'il n'y a pas
33:12encore une boîte
33:13aujourd'hui
33:13qui a communiqué clairement
33:14en disant
33:15moi j'utilise de l'IA
33:16et voilà ce que ça me rapporte
33:17en plus comme bénéfice
33:18par contre le fait
33:19qu'elle ait communiqué
33:20pour dire moi j'utilise de l'IA
33:21ça elles le font toutes
33:22et c'est ce qui nous inquiète
33:23c'est idiot
33:24mais c'est ce qui nous inquiète
33:25en réalité
33:25on a vu aussi
33:26c'est ça un moment
33:27qui a dû attirer aussi
33:28le terme de bulle
33:28c'est qu'on a vu en réalité
33:29plaquer un peu partout
33:31le terme d'IA
33:32le terme de révolution
33:33d'intérêt
33:33mais le marché ne paye pas
33:34je trouve ça intéressant
33:35le marché
33:36n'est pas prêt
33:37à prendre le risque encore
33:38de se projeter
33:39sur des entreprises
33:40qui vont bénéficier
33:41de l'usage de l'IA
33:43le marché privé oui
33:44le marché boursier
33:45moins en tout cas
33:46nous concernant
33:47parce que des niveaux
33:48de valorisation
33:48encore une fois
33:49je suis très obtu
33:50là-dessus
33:51mais des niveaux de valorisation
33:52parfois qui nous retiennent
33:53quelque peu
33:54parce que les hypothèses
33:55étant ce qu'elles sont
33:55elles sont très importantes
33:57donc la valorisation
33:58comme disait très bien Bertrand
33:59elle est tout à fait audible
34:00d'un point de vue comptable
34:01mais encore une fois
34:02on a du mal à adhérer
34:04à de la linéarité
34:05comme ça
34:05de croissance des bénéfices
34:06telles que ça nous est présenté
34:07peut-être à tort
34:08mais on croit encore
34:09justement dans cette rotation
34:10et dans cette capacité
34:11d'un modèle
34:12à s'améliorer
34:12ce qui signifie
34:13qu'il n'en aura pas
34:14pour tout le monde
34:14vous suivez toujours
34:15les marchés de crédit
34:17bien sûr
34:17ça reste des actifs clés
34:19centraux
34:20dans des allocations d'actifs
34:21bien sûr
34:22pour des clients privés
34:23entre autres
34:24Kevin
34:25pour faire le lien
34:26avec l'IA
34:27est-ce que l'IA
34:28est en train de devenir
34:28un sujet crédit
34:29justement
34:30et est-ce que les marchés
34:31de crédit
34:31enfin moi les gérants crédit
34:32m'ont expliqué
34:33que maintenant oui
34:33chaque trimestre
34:35ils regardent les résultats
34:36de Nvidia désormais
34:37la réponse est oui
34:38ça ne se voit pas
34:39sur ce graphique
34:39j'en suis absolument navré
34:40mais globalement
34:42le petit rectangle
34:43que j'ai voulu mettre
34:44en exergue
34:44c'est le mois
34:45effectivement
34:46et on voit des augmentations
34:47de spread
34:48j'y reviendrai
34:48mais pour faire le lien
34:49effectivement
34:50avec ce que l'on se dit
34:51sur l'IA
34:51c'est que si on descend
34:52l'indice
34:52notamment investment grade
34:53parce que les boîtes
34:54technologiques que l'on cherche
34:55elles sont plutôt
34:56dans le segment investment grade
34:57on le voit
34:58on a une légère tension
34:59sur le spread
35:00et surtout on a des CDS
35:01donc des primes de défaut
35:02de ce point de vue là
35:03qui aujourd'hui atteignent
35:05réatteignent
35:06les niveaux moyens
35:06de l'investment grade
35:07ce qui n'était pas le cas
35:08pour le segment technologique
35:09donc oui
35:10il y a un vrai sujet aujourd'hui
35:11qui n'est absolument
35:12pas pris en compte
35:13d'ailleurs par la partie action
35:14on voit là
35:15un espèce de découplage
35:16le marché crédit
35:17s'en inquiète
35:18en relatif
35:18de ce qu'il était très calme
35:19le marché action
35:20ne bouge pas
35:21mais oui effectivement
35:22ce financement
35:23dont on parle
35:24il se fait par la dette
35:25de ce point de vue là
35:26c'est à dire qu'on coupe
35:27les rachats d'actions
35:28dans les hyperscalers
35:29et on s'endette
35:31en plus du cash
35:32que l'on a déjà
35:33en portefeuille
35:33et donc de ce point de vue là
35:34oui il y a un sujet
35:35et on le voit dans le crédit
35:36tout ce qui est lié
35:37au crédit aujourd'hui
35:38à des primes de risque
35:39qui sont en train de s'écarter
35:40largement
35:41je ne parle pas d'oracle
35:41c'est juste un repricing
35:42oui oracle c'est à part
35:43en plus ils sont
35:44cash négatif
35:46absolument
35:46mais sur les grands hyperscalers
35:48oui vu les montants
35:50qu'ils vont être amenés
35:51à lever
35:51ce n'est pas des
35:52ce n'est pas des gros
35:54émetteurs de dette
35:54alors oui ils peuvent lever
35:555 milliards comme ça
35:56mais là on parle de taille
35:57de 20-25 milliards
35:59etc
35:59et il faudra le refaire
36:01c'est normal que le marché
36:03même avec la qualité
36:04de bilan
36:05d'un Microsoft
36:06ou d'un Meta
36:07ou je ne sais quoi
36:08c'est normal que le marché
36:10demande quand même
36:11une petite prime supplémentaire
36:12pour absorber
36:13toutes les émissions
36:13qui vont arriver
36:14absolument
36:15et c'est là où on en revient
36:15à ce graphique
36:16c'est qu'il faut quand même
36:17avoir en tête effectivement
36:18que les spreads sont très tassés
36:19de ce point de vue là
36:20et donc il était très naturel
36:22d'avoir en fait un repricing
36:23qui encore une fois
36:24n'est pas inquiétant
36:24mais juste en relatif
36:26d'un spread
36:28qui était d'autant plus tassé
36:28pour les techs
36:29mais ce papier va s'arracher
36:30de toute façon
36:31totalement
36:31mais évidemment
36:31aujourd'hui le moindre spread
36:33de crédit aux Etats-Unis
36:34se paye
36:35notamment vous le savez
36:36parce que l'investment grade
36:37la yield pardon américain
36:39est peu regardée
36:40notamment par les institutionnels
36:41européens
36:42et donc le papier
36:43investment grade
36:44en dollars s'arrache
36:45le papier tech
36:46va s'arracher
36:47on va expliquer
36:48qu'en plus
36:48il y en aura
36:49pour la zone euro
36:50c'est à dire que ces boîtes là
36:51vont avoir de l'intérêt aussi
36:53parce que les écarts de taux
36:54sont différents
36:54à venir émettre en euro
36:56on avait beaucoup de boîtes européennes
36:58qui émettaient en dollars
36:59passé un temps
37:00c'était les Yankees
37:01c'est ça
37:01là on va avoir
37:02les reverse Yankees
37:03c'est à dire des boîtes américaines
37:04qui vont venir émettre
37:05sur le marché européen
37:06en euro
37:06et chinoises
37:07on voit également
37:08des émissions chinoises
37:10enfin en tout cas
37:10des entreprises chinoises
37:11venir se financer en euro
37:13non plus en dollars
37:14bon là on rentre dans une rotation
37:15différente
37:15mais très intéressant
37:17effectivement
37:17pour les investisseurs européens
37:19et vu la déprime
37:20des spreads à l'heure actuelle
37:21ce ne sera pas
37:22ce ne sera
37:22ce sera bienvenu
37:23sur le risque crédit
37:25derrière l'IA
37:26comme le démontrait très bien
37:30Kevin
37:31en termes de valorisation
37:32je fais un peu global
37:35mais on est quand même
37:35sur des niveaux
37:36où ce n'est pas cadeau
37:37une bonne manière
37:40de détendre les spreads
37:41c'est qu'une boîte
37:42fasse une augmentation
37:43de capital
37:44oui
37:45parce qu'en fait
37:46là on est sur des niveaux
37:47de valorisation
37:47où ce n'est pas complètement
37:49illogique de pouvoir le faire
37:50et ça
37:51ça pourrait être un signal
37:52de se dire
37:52ok tiens
37:52je mets
37:53je l'aide des fonds
37:55et je pense qu'il les trouverait
37:56sans trop de difficulté
37:58sachant que
37:59de l'autre côté
37:59il y a toujours
38:00cette logique de rachat d'action
38:01qui fait que
38:02si vous voulez
38:02la dilution pour l'actionnaire
38:03ce serait un petit coup
38:04d'accordéon quoi
38:05d'accord
38:06c'est sur un an
38:07c'est pour ça que
38:08il y a le sujet oracle
38:10ça c'est vrai
38:10là pour le coup
38:11on a vu monter les CDS
38:12et baisser le cours
38:12là
38:12c'est très net
38:15mais sur les autres
38:16je me dis
38:18voilà
38:18on a de la place encore
38:20ah oui
38:20on a de la place
38:22des boîtes
38:23qui lèvent 25 milliards
38:24comme ça
38:24c'est ce que je rappelais
38:25encore hier
38:26il y a des états
38:28qui ont du mal
38:28à lever 25 milliards
38:30quand ils ont besoin
38:31de le faire
38:31donc
38:32et puis surtout
38:33c'est les sociétés
38:34qui vont monétiser
38:36elles ont déjà des clients
38:37donc si on prenait
38:38Microsoft tout à l'heure
38:39vous pouvez déjà
38:40avoir copilot
38:41pour 20-30 euros
38:42par mois
38:43donc ils ont une base
38:44installée
38:45ils sont capables
38:45de très rapidement
38:46monétiser
38:47donc
38:47on projette
38:49entre 5 et 10%
38:50enfin
38:50chat GPT nous dit
38:51voilà
38:51j'arriverai à monétiser
38:53entre 5 et 10%
38:54alors mes milliards
38:56d'utilisateurs
38:57parce qu'ils visent
38:57plus de 2 milliards
38:58d'utilisateurs
38:59ils sont à autour
38:59de 800 millions
39:00aujourd'hui
39:00mais toujours avec
39:01cette échelle
39:02de monétisation
39:03d'utilisateurs
39:04entre 5 et 10%
39:06voilà
39:06ce qui peut vite
39:07se chiffrer
39:07en centaines
39:08de milliards
39:09de dollars
39:10si jamais
39:10ils arrivent
39:10à une base
39:11installée
39:12de plusieurs milliards
39:13d'utilisateurs
39:14dernière question
39:15pour conclure
39:16il nous reste
39:16une minute
39:17ce sera
39:18un des derniers événements
39:20de cette fin d'année
39:21Kevin
39:22la prochaine baisse
39:24de taux
39:24de la réserve fédérale
39:25américaine
39:25le 10 décembre
39:27mon pronostic
39:28la réponse
39:29c'est oui
39:29je l'espère
39:30c'est ce que nous dit
39:31le marché
39:32c'est ce qu'il nous dit
39:33depuis quelques jours
39:34ça a été très volatile
39:35extrêmement intéressant
39:36sur le mois
39:36on a vu
39:37une nervosité
39:38de ce point de vue là
39:39on en revient
39:40à ce que l'on disait
39:40on n'a pas de nervosité
39:41sur les fondamentaux
39:42tout va très bien
39:42l'élément de l'équation
39:43qui pêche aujourd'hui
39:44sur le marché
39:44c'est la politique monétaire
39:46on a un retour effectivement
39:47des données statistiques
39:48les données statistiques
39:49sont très contrastées
39:51la Fed a dit
39:52je suis data dependent
39:53on se retrouve avec un écart
39:54on est quand même passé
39:55de 25% de probabilité
39:57de non baisse de taux
39:59à maintenant 85%
40:01comme vient de le dire
40:01Pauline en introduction
40:02on reste effectivement
40:04sur un scénario de baisse
40:05et on en a besoin
40:06parce que globalement
40:07le marché le prendrait
40:08très mal
40:08de ce point de vue là
40:09ce sera un bon signal
40:11pour terminer
40:11cette année boursière
40:12merci beaucoup messieurs
40:13merci d'avoir été avec nous
40:15pour dresser ce grand tableau
40:16de bord des marchés
40:17comme chaque dernier vendredi du mois
40:18Kevin Lenouaille
40:19avant-garde
40:20Family Office
40:21et Bertrand Lamiel
40:21porzant par gestion
40:22Merci d'avoir regardé cette vidéo !
40:23Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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