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  • il y a 5 semaines
Le 24 novembre 2025, le Sénat continuait son examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 avec, à l'ordre du jour, une discussion autour de l'efficience de l'activité hospitalière et de la durée des arrêts maladie.
Le gouvernement envisage d'instaurer un bonus / malus budgétaire aux établissements de santé en fonction de leur efficacité et de la pertinence des soins prodigués en leur sein, une mesure qui a fortement déplu aux groupes sénatoriaux de gauche. Dans des amendements finalement adoptés, la Commission sénatoriale aux affaires sociales a invité à prendre en compte l'expérience du patient ainsi que les particularités de l'établissement de santé et de son territoire d'implantation dans le cadre de son évaluation.
L'exécutif souhaite également limiter la durée maximale de prescription des arrêts de travail à un mois et obliger le médecin prescripteur à renseigner un motif. Son texte prévoit aussi une limitation de la durée maximale de versement des indemnités journalières pour maladie. Alors que le gouvernement souhaitait que les arrêts de travail ne puissent excéder un mois - hors renouvellement -, le Sénat a appelé à faire confiance aux soignants, adoptant un amendement de sa commission des affaires sociales visant à supprimer le plafonnement par la loi des fameux arrêts.
Revivez ces échanges. Année de Production : 2025

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Transcription
00:00:00Générique
00:00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:14l'émission qui vous fait vivre les débats de la Haute Assemblée.
00:00:18Le Sénat examine en ce moment le budget de la Sécurité sociale.
00:00:21Les sénateurs ont débattu ce week-end jour et nuit de ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale,
00:00:27un texte qu'ils ont remanié en profondeur.
00:00:29La majorité de droite du Sénat a par exemple augmenté de 15 minutes par semaine la durée légale du temps de travail.
00:00:36Les sénateurs ont également augmenté la CSG payée par les apprentis,
00:00:40tout en supprimant la hausse de CSG sur le capital qui avait été votée par l'Assemblée nationale.
00:00:46Et puis le Sénat a également supprimé le label France Santé du gouvernement,
00:00:50qui prévoyait de regrouper les professionnels de santé dans certains territoires,
00:00:53afin de lutter contre les déserts médicaux.
00:00:56Les temps forts du débat au Sénat sur le budget de la Sécurité sociale, c'est tout de suite.
00:01:01C'est une conviction très forte de notre groupe.
00:01:08Notre pays doit créer des richesses pour financer sa solidarité,
00:01:15mais aussi pour assurer son rayonnement.
00:01:17Mais aujourd'hui, on parle de la solidarité.
00:01:19Et donc, naturellement, il faut investir plus et investir mieux,
00:01:24mais il faut aussi plus de travail.
00:01:27On a retenu les leçons d'autres propositions, du débat de l'année dernière,
00:01:33où évidemment il y avait cette journée de solidarité,
00:01:36puis ensuite la suppression des deux jours fériés.
00:01:39On a bien vu qu'il y avait un problème,
00:01:42parce que pour nous, effectivement, le travail doit payer.
00:01:46Et donc, c'est la raison pour laquelle nous faisons cette proposition
00:01:50de 12 heures de travail par an supplémentaire, rémunérées,
00:01:55ça veut dire une heure par mois et 15 minutes par semaine.
00:02:00Et en même temps, nous faisons en sorte de laisser les partenaires sociaux s'organiser,
00:02:06parce que nous sommes attachés au paritarisme.
00:02:09Voilà la proposition qui consiste à, une fois pour toutes,
00:02:15un peu dans la lignée sur les principes de ce qui a été dit par M. Chassin,
00:02:21de considérer qu'on ne pourra pas s'en sortir si on ne crée pas plus de richesses,
00:02:27et que pour produire plus de richesses, il faut investir plus et mieux,
00:02:31mais surtout réaugmenter le temps de travail.
00:02:34Je vous remercie.
00:02:35Merci, Mme la rapporteure.
00:02:36Quel est l'avis de la Commission sur ces 2 amendements ?
00:02:40Merci, M. le Président, Mme la Ministre, M. le Ministre, chers collègues.
00:02:45Indéniablement, nous devons avoir ce sujet sur la table.
00:02:49C'est ce qu'a promis d'ailleurs le Premier ministre avec la conférence
00:02:51qui aura lieu sur les retraites et le travail,
00:02:54et je pense que c'est absolument nécessaire.
00:02:58Nous avons, l'année dernière, porté un amendement, vous le rappelez,
00:03:01sur une journée de solidarité.
00:03:02Alors, je m'étais entendu dire que c'était une journée qui n'était pas rémunérée, etc., etc.
00:03:09Là, ce qu'on nous propose, c'est des heures rémunérées, donc des heures cotisées,
00:03:14donc des cotisations qui feraient du bien à la sécurité sociale.
00:03:18C'est la vérité.
00:03:19Mais là, si le débat est posé, je crois très sincèrement que nous devons accepter
00:03:28qu'il soit un peu reporté.
00:03:31Donc l'avis est défavorable de la Commission,
00:03:34mais je suis totalement d'accord avec les auteurs de ces amendements.
00:03:39Il y a cette solution.
00:03:41On a travaillé aujourd'hui, et on va encore y travailler, sur les recettes,
00:03:45mais ça fait partie des solutions, parce que nous l'avons vu, d'ailleurs,
00:03:50dans un rapport que nous avons produit avec l'Amex, avec Mme Raymond de Poncet-Monge.
00:03:55On peut travailler sur les recettes, on peut travailler sur les moindres dépenses,
00:03:59mais on peut aussi travailler sur la quantité de travail,
00:04:01parce qu'effectivement, il faut favoriser une meilleure croissance,
00:04:05un PIB qui soit moins médian qu'il ne l'est aujourd'hui, un PIB qui soit renforcé.
00:04:10Si on avait un meilleur PIB, vous le savez, nous n'aurions pas de déficit.
00:04:13Donc la solution, c'est effectivement d'augmenter le temps de travail.
00:04:18Face à une démographie sur les actifs qui est défavorable,
00:04:23la question effectivement se pose, mais sans doute pas dans un PLFSS,
00:04:27plutôt dans une loi de travail.
00:04:28Et vous avez bien fait d'arriver, M. le ministre du Travail.
00:04:33Merci. Mme la ministre...
00:04:34M. le ministre, pardon, bonjour déjà, et votre avis.
00:04:38Bonjour M. le Président, bonjour Mme la rapporteure générale,
00:04:41M. le Président, chers collègues, mesdames les sénateurs, mesdames les sénatrices.
00:04:46Oui, effectivement, j'arrive là pour l'évocation d'un sujet.
00:04:49À propos, effectivement, c'est du lourd, j'allais dire.
00:04:52Effectivement, on est sur un sujet fondamental.
00:04:56Oui, oui, c'est un sujet central.
00:04:59Combien d'heures faut-il travailler dans ce pays ?
00:05:01Voilà, c'est un sujet qui nous a beaucoup animés ces dernières années.
00:05:04Et il est tout à fait légitime de souhaiter reposer cette question.
00:05:09Après, est-ce le moment, comme l'a dit la rapporteure générale,
00:05:12dans un amendement au PLFSS de lancer un tel débat ?
00:05:16On peut toujours évoquer le débat, mais je pense qu'on n'aura pas le temps
00:05:19ni l'occasion de l'approfondir.
00:05:24La toile de fond de la réflexion, c'est effectivement la production.
00:05:30On sait que notre pays ne produit pas assez,
00:05:32donc il ne faut surtout pas renoncer à la croissance,
00:05:35à faire croître le PIB dont on a bien besoin.
00:05:38Et même les sujets de répartition de richesses vont mieux
00:05:41s'il y a plus de richesses à répartir.
00:05:43Donc je crois que je peux être tout à fait solidaire
00:05:46par rapport au méta-objectif que notre pays produise plus,
00:05:51créer davantage de richesses qui permettront à la fois de financer,
00:05:54on est dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale,
00:05:57notre système social, et permettront aussi certainement
00:06:00d'améliorer le niveau de vie de nos concitoyens.
00:06:03Donc cette préoccupation fondamentale, je peux y souscrire.
00:06:06Dans ces conditions, effectivement, il faudra s'interroger
00:06:09sur comment se répartir le travail,
00:06:11à la fois le nombre de travailleurs et à la fois la quantité de travail.
00:06:15Bon, c'est des équations assez simples, mais il faudra se les poser.
00:06:18Sur le nombre de travailleurs, il ne faut surtout pas renoncer
00:06:20à faire, vous le savez, l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors,
00:06:23il ne faut surtout pas y renoncer.
00:06:24Nous avons besoin que nos jeunes rentrent plus rapidement dans le travail,
00:06:28et nous aurons aussi besoin que nos seniors acceptent
00:06:31de rester un peu plus longtemps dans le travail.
00:06:32Donc ces deux fondamentaux resteront valables.
00:06:35Après, il y aura l'équilibre entre le nombre de travailleurs
00:06:38et la quantité travaillée par chacun.
00:06:40Voilà, c'est un peu le problème que vous posez.
00:06:43Vous faites l'appel sur une piste.
00:06:45Voilà, le débat vaut.
00:06:48Je pense qu'il sera effectivement...
00:06:49Il peut être abordé dans le cadre de la conférence
00:06:51retraite-travail-emploi.
00:06:54Certains vous souhaiteront l'aborder.
00:06:56On verra comment on progressera dans cette analyse.
00:06:58Mais là, aujourd'hui et en ce jour, pour des raisons plus de processus,
00:07:05j'allais dire, que le débat sur le fond,
00:07:07je suis donc amené à donner un avis défavorable à cet amendement.
00:07:13Merci, M. le ministre.
00:07:14Alors, j'ai une prise de parole.
00:07:15J'ai plusieurs prises de parole.
00:07:16Mme Sylvani.
00:07:17Chers collègues, bienvenue, M. le ministre.
00:07:27Le canard enchaîné de ce mercredi
00:07:29rapportait les propos du président Marseille
00:07:32selon lesquels, je cite,
00:07:34les Panzer Division sont prêtes à démarrer.
00:07:38Je crois que nous y sommes
00:07:39avec cet amendement
00:07:41qui propose de faire passer la durée annuelle de travail
00:07:45de 1 607 à 1 619 heures.
00:07:50Cette version remasterisée des deux jours fériés
00:07:53vendus l'année dernière au gouvernement,
00:07:56issue de la fameuse boîte à outils sénatoriale,
00:08:00consiste donc à faire travailler les salariés
00:08:0315 minutes par semaine supplémentaires.
00:08:06L'augmentation de la durée annuelle de 7 heures
00:08:10est présentée comme un moindre effort
00:08:12avec des effets extraordinaires.
00:08:16Une hausse de 0,4% du PIB,
00:08:20une amélioration du solde des administrations publiques
00:08:23de 0,2 points de PIB,
00:08:26un rendement supérieur à 10 milliards d'euros par an.
00:08:30Bref, la solution à tous les problèmes
00:08:32serait dans l'augmentation du temps de travail,
00:08:35à se demander même pourquoi
00:08:36nous n'y avons pas pensé avant.
00:08:38Trois choses.
00:08:411. Votre mesure, comme par hasard,
00:08:44exempte le patronat et les revenus financiers.
00:08:472. Vous vous attaquez aux travailleurs
00:08:49dont vous prétendez régulièrement dans nos débats
00:08:53défendre le pouvoir d'achat et les conditions de travail.
00:08:563. Parmi les travailleurs,
00:08:58vous vous en prenez au plus précaire,
00:09:00puisque les cadres, majoritairement en forfait,
00:09:03ne sont pas impactés par votre proposition.
00:09:05En conclusion, une simple provocation
00:09:09qui a le mérite d'afficher la réalité de vos ambitions
00:09:13qui consiste à défendre les puissants
00:09:16et les intérêts du MEDEF.
00:09:18Je vous remercie.
00:09:20Merci, madame Ferré, pour l'explication de vote.
00:09:25Merci, monsieur le président.
00:09:27Alors voilà, nous en sommes au troisième jour
00:09:29de débat du PLFSS,
00:09:31et on a droit chaque jour à des surprises.
00:09:36Celle-ci, en tout cas au détour de ces deux amendements,
00:09:39c'est une nouveauté,
00:09:40car à chaque PLFSS, les années passées,
00:09:43en fin de débat, on avait un amendement
00:09:45pour proposer le recul d'âge de départ à la retraite.
00:09:48Et puis aujourd'hui, pour la première fois,
00:09:50on a un amendement, tout simple,
00:09:53ni vu ni connu, il n'est même pas midi et demi,
00:09:55eh bien on va augmenter le temps de travail,
00:09:58la durée légale de travail,
00:09:59parce qu'encore une fois,
00:10:01il faut toujours demander aux salariés
00:10:04de faire un effort.
00:10:06Alors voilà, vous proposez, messieurs,
00:10:08chacun dans votre amendement,
00:10:10cette augmentation du temps de travail.
00:10:12Encore une fois, le rapporteur et le ministre disent
00:10:15que ce n'est pas le moment,
00:10:16donc on va donner un avis négatif.
00:10:17J'aurais préféré entendre dire
00:10:19quand même, c'est une décision qui est inattendue,
00:10:23une proposition, pardon, inattendue, etc., etc.
00:10:26Non, on dit, on prenait un petit peu de temps,
00:10:28on pourrait y revenir,
00:10:29parce que finalement, effectivement,
00:10:31ça pourrait être une bonne question.
00:10:34Alors vous allez aller dire aux Français
00:10:35qu'un samedi à midi et demi,
00:10:38vous avez voté une augmentation
00:10:39de la durée légale de travail.
00:10:41Vous allez leur dire aussi,
00:10:43et à leurs partenaires et leurs représentants salariaux,
00:10:46que, eh bien, dans le cadre du dialogue social,
00:10:49parce que c'est ce que vous avez dit, monsieur Henault,
00:10:51on leur permettra de s'organiser,
00:10:53on leur donnera un peu de temps.
00:10:55Mais enfin, est-ce que vous réalisez
00:10:57ce que vous proposez aujourd'hui ?
00:11:00Ce PLFSS, c'est même plus le musée des horreurs,
00:11:04je ne sais plus comment le qualifier,
00:11:06car vraiment, heure après heure,
00:11:08ce sont des propositions
00:11:10qui sont totalement inacceptables en l'État
00:11:13et qui interrogez-vous
00:11:16quand vous allez retourner dans vos départements
00:11:17et que vous allez expliquer
00:11:19que vous avez fait ce genre de propositions.
00:11:23Merci, monsieur Lévrier, pour l'explication de vote.
00:11:28Merci, monsieur le président.
00:11:30Moi, à l'inverse de vous, je vais dire
00:11:31que voilà un beau débat,
00:11:33mais pas dans le PLFSS, ça c'est sûr,
00:11:35mais que voilà un beau débat,
00:11:38pour moi, à une condition,
00:11:40je suis désolé,
00:11:40et elle n'est rarement prise en compte,
00:11:42c'est que ça ne peut pas être un débat binaire,
00:11:44plus d'heures, moins d'heures.
00:11:46Les femmes et les hommes qui travaillent
00:11:47ne sont pas des machines.
00:11:49Une machine, on connaît sa productivité,
00:11:52on connaît sa production,
00:11:53et elle est linéaire.
00:11:54Une femme et un homme,
00:11:55ça n'est absolument pas le cas.
00:11:56Je vous donne un exemple tout bête,
00:11:57vous parliez tout à l'heure
00:11:58du PLFSS de l'année dernière,
00:12:00où nous étions à une moyenne
00:12:01de 21 à 22 amendements de l'heure,
00:12:03nous sommes à 13 ou 14 cette fois-ci.
00:12:06Et pourtant, nous sommes les mêmes personnes...
00:12:08Non, je n'étais pas là l'année dernière,
00:12:09c'est peut-être pour ça, remarquez,
00:12:10je ne sais pas, mais je veux dire
00:12:12que ce débat est passionnant
00:12:13à partir du moment
00:12:15où on sort de nos postures
00:12:16et de la binarité.
00:12:17Je connais les entreprises
00:12:18que j'ai auditionnées
00:12:19de plus de 2 000 salariés
00:12:20qui sont passées aux 32 heures
00:12:23avec l'accord de tous leurs salariés,
00:12:25qui avaient prévu budgéter
00:12:26une augmentation, un pool pour embaucher.
00:12:29Ils n'ont embauché personne
00:12:30parce que la productivité des personnes
00:12:32a considérablement augmenté,
00:12:34parce que les gens étaient
00:12:34beaucoup mieux au travail.
00:12:36Donc il y a tous ces paramètres
00:12:38à regarder.
00:12:38On ne peut pas résumer ce débat
00:12:40à plus d'heures, moins d'heures.
00:12:42Je suis désolé.
00:12:42Il faut qu'on change
00:12:43le logiciel là-dessus
00:12:44et qu'on regarde notre monde
00:12:45tel qu'il est
00:12:46et que les hommes et les femmes
00:12:47ne sont pas des machines.
00:12:48Merci.
00:12:50Merci.
00:12:51Madame Lubin.
00:12:52J'aurais rarement été aussi souvent d'accord
00:12:57avec mon collègue et l'évrier
00:12:59et d'accord aussi avec Mme la rapporteure
00:13:03qui dit qu'un tel débat
00:13:04ne peut pas se faire effectivement
00:13:06au sein du PLFSS.
00:13:08Et franchement,
00:13:09si cet amendement a une majorité,
00:13:11effectivement,
00:13:12je pense que ça ne va pas améliorer,
00:13:16comment dire,
00:13:16la perception qu'ont nos concitoyens
00:13:19en ce moment
00:13:19de la politique
00:13:21et de tout le reste.
00:13:22Bref,
00:13:24l'un des péchés originels
00:13:26de la dernière réforme des retraites,
00:13:28ça a été effectivement
00:13:29qu'on ne parle pas de travail.
00:13:32Et c'est bien,
00:13:34nous l'avons dit plusieurs fois,
00:13:36on a parlé de retraite
00:13:37sans parler de travail.
00:13:38Et aujourd'hui,
00:13:40il ne faut plus regarder le travail
00:13:41comme on le regardait
00:13:42il y a 50 ou 70 ans.
00:13:46Effectivement,
00:13:47certains métiers
00:13:47peuvent peut-être travailler
00:13:49plus longtemps dans la durée,
00:13:52plus longtemps dans la semaine
00:13:53et d'autres,
00:13:54certainement pas.
00:13:56Donc il faudra un jour
00:13:57qu'on ait deux débats.
00:14:01Deux, j'ai envie de dire,
00:14:02projets de loi.
00:14:03D'abord,
00:14:04les partenaires sociaux
00:14:05doivent y travailler,
00:14:05c'est évident.
00:14:06Mais le Parlement
00:14:07doit-il travailler aussi ?
00:14:09Un débat
00:14:10sur ce qu'est le travail aujourd'hui,
00:14:13sur la façon
00:14:14dont nous devons travailler
00:14:15et sur la façon
00:14:16dont nous devons adapter le travail
00:14:18pour tout type d'emploi
00:14:20dans ce pays
00:14:20et un autre débat
00:14:21sur ce qui en découlera
00:14:23en termes de retraite.
00:14:26Merci, Mme Poncet-Monge.
00:14:32Oui, merci, M. le Président.
00:14:34Alors, il y a deux amendements différents.
00:14:36Ce n'est pas tout à fait
00:14:38les mêmes choses
00:14:38qu'on peut en dire.
00:14:41Daniel Chassin dit,
00:14:44concède que le temps de travail
00:14:45par emploi
00:14:46en France
00:14:47est tout à fait
00:14:48dans la ligne européenne.
00:14:50On travaille par emploi,
00:14:52on travaille comme en Europe
00:14:54et même plus que l'Allemagne.
00:14:57Donc, est-ce que la conclusion logique
00:15:01doit être...
00:15:02Alors donc, il faut augmenter
00:15:03le temps de travail par emploi.
00:15:05C'est bizarre,
00:15:06puisqu'il est pareil
00:15:07et même supérieur.
00:15:09Alors, moi, je crois
00:15:11qu'il y a une autre façon
00:15:12de résoudre cette équation.
00:15:16C'est qu'il faut plus d'emplois.
00:15:18Ça me paraît logique.
00:15:20A-t-on besoin de plus d'emplois ?
00:15:21Il me semble.
00:15:22Nous avons une transition démographique,
00:15:24une transition numérique.
00:15:26On a besoin de plus d'emplois.
00:15:27Bon.
00:15:28Alors là, on peut me répondre
00:15:30« Ah, mais oui,
00:15:30mais le rapport démographique
00:15:32par habitant,
00:15:32c'est ce que vous avez dit,
00:15:33c'est là qu'arrive
00:15:34le rapport démographique
00:15:35par habitant. »
00:15:37Alors, je ne reviens pas
00:15:39sur le fait
00:15:40que si le taux d'emploi
00:15:41des seniors est si mauvais,
00:15:44c'est quand même dû,
00:15:46beaucoup de gens en conviennent
00:15:48aujourd'hui,
00:15:49à la sous-performance française
00:15:51sur le travail,
00:15:52ses conditions,
00:15:53et aussi au management
00:15:55qui est loin d'être comparable
00:15:57à l'Europe.
00:15:59Mais le rapport démographique,
00:16:00il se dégrade aussi
00:16:01par votre volonté
00:16:04de diviser de façon drastique
00:16:06le flux migratoire,
00:16:08ce que fait plus l'Italie,
00:16:09ce que fait plus l'Allemagne,
00:16:11etc.
00:16:11Donc, vous avez divisé,
00:16:14vous voulez diviser
00:16:15jusqu'à presque zéro
00:16:17le flux migratoire,
00:16:18ça dégrade.
00:16:19le rapport démographique
00:16:22qui vient donc
00:16:23surajouter le problème,
00:16:25enfin, qui n'est pas un problème,
00:16:26qui est simplement le choix
00:16:27d'avoir moins d'enfants.
00:16:30Donc, vraiment,
00:16:31je tiens à dire que...
00:16:33Merci, cher collègue.
00:16:35Madame Romani,
00:16:36pour l'explication de vote.
00:16:36Merci, monsieur le Président.
00:16:42Alors, je vois que c'est encore difficile,
00:16:44effectivement,
00:16:45pour certains,
00:16:46de croire en la valeur travail,
00:16:48ce que je déplore quand même.
00:16:50Pour votre parfaite information,
00:16:51madame Sylvanie,
00:16:52les cadres font plus de 35 heures.
00:16:55Monsieur Lévrier,
00:16:56j'entends l'efficience,
00:16:58mais il y a aussi une histoire
00:16:59de cotisation derrière.
00:17:01Et madame Poncet-Monge,
00:17:02vous avez raison,
00:17:03sortons la baguette magique
00:17:04et créons des emplois.
00:17:06Moi, je voudrais revenir
00:17:07sur la proposition
00:17:08de mon collègue,
00:17:09monsieur Henault.
00:17:10C'est un effort minimal
00:17:11pour un impact macroéconomique majeur.
00:17:14On parle, effectivement,
00:17:15d'une heure de travail supplémentaire
00:17:17par mois,
00:17:19soit 15 minutes par semaine.
00:17:20Il faut quand même
00:17:21le remettre dans le contexte.
00:17:23Alors, j'entends
00:17:23qu'il puisse y avoir
00:17:23des métiers très compliqués.
00:17:27Mais on parle quand même
00:17:28toute proportion gardée
00:17:29de 15 minutes par semaine.
00:17:31C'est un effort
00:17:31quasi imperceptible
00:17:33dans la vie quotidienne
00:17:34de la majorité des Français.
00:17:36En contrepartie,
00:17:37cet ajustement génère
00:17:38plus de 10 milliards
00:17:40de ressources nouvelles par an.
00:17:42Donc, c'est une mesure,
00:17:43une des mesures,
00:17:44et ça fait quand même
00:17:44quelques jours
00:17:45qu'on est sur le PLFSS,
00:17:47une des mesures
00:17:47les plus efficaces
00:17:48et les moins douloureuses
00:17:49pour redresser
00:17:50les comptes sociaux.
00:17:51Moi, je pense qu'on arrive
00:17:53par cette mesure
00:17:53à préserver la sécurité sociale
00:17:55sans augmenter les impôts,
00:17:57sans toucher au droit.
00:17:59On améliore le PIB
00:18:00et on réduit le déficit public.
00:18:02Je pense que ça vaut quand même
00:18:03le coup d'avoir le débat.
00:18:04Alors, peut-être,
00:18:05effectivement,
00:18:06que ce n'est pas forcément
00:18:07le PLFSS le lieu
00:18:09pour en discuter.
00:18:11Mais en même temps,
00:18:12si on repousse toujours
00:18:13le sujet,
00:18:16on risque de ne pas s'en sortir.
00:18:17Parce qu'à un moment,
00:18:18il faut quand même
00:18:18qu'on trouve des solutions.
00:18:20Nous sommes dans l'urgence
00:18:20pour trouver des solutions.
00:18:22Alors, moi, je veux bien
00:18:22qu'on se dise
00:18:23que ce n'est pas le PLFSS.
00:18:24Et je vous entends,
00:18:25monsieur le ministre,
00:18:25parce qu'effectivement,
00:18:26il doit y avoir
00:18:26un vrai débat là-dessus.
00:18:28Mais il faut bien commencer
00:18:29par quelque chose.
00:18:30Et si on repousse le travail
00:18:31à chaque fois,
00:18:32je n'ai pas l'impression
00:18:33qu'on s'en sorte beaucoup.
00:18:35Merci, madame Puissa.
00:18:38Madame la rapporteure.
00:18:39Merci, monsieur le président.
00:18:41Alors, je ne vais pas redire
00:18:43tout ce qui a déjà été dit.
00:18:44Le débat sur le temps de travail
00:18:45est un vrai débat.
00:18:46C'est un débat classique.
00:18:48Et j'allais dire,
00:18:49dans ce qui est classique,
00:18:50c'est que je n'ai pas de doute
00:18:51qu'on n'arrivera pas forcément
00:18:52à se faire d'accord
00:18:52entre un bout de l'hémicycle
00:18:54et l'autre bout de l'hémicycle.
00:18:54Ça, c'est assez habituel.
00:18:56Ce qui est aussi habituel,
00:18:57c'est qu'en règle générale,
00:18:58les médias ne retiennent
00:18:59que ce débat-là.
00:19:00Comme si toutes les heures
00:19:01que nous avons passées
00:19:01et que nous allons passer
00:19:02sont effectivement passées
00:19:04à perte et profit.
00:19:05Donc, j'espère que ce ne sera pas
00:19:06le cas cette année.
00:19:06Par contre, ce qui est un peu nouveau,
00:19:07monsieur le ministre,
00:19:08et j'aimerais peut-être
00:19:09vous entendre sur le sujet,
00:19:11c'est que je crois,
00:19:12et modestement,
00:19:12j'ai l'impression que nous y contribuons
00:19:14par rapport à nos positions,
00:19:16c'est que je crois
00:19:16qu'on a fait un peu progresser
00:19:18le débat du paritarisme
00:19:20et chez les partenaires sociaux.
00:19:21Non pas tant sur le temps de travail,
00:19:23non pas tant sur le temps de travail,
00:19:23mais sur la productivité.
00:19:25Il me semble que les partenaires sociaux
00:19:27sont prêts à travailler
00:19:28sur la productivité.
00:19:30Bien entendu que ça apportera
00:19:31et ça emportera
00:19:32des enjeux de temps de travail,
00:19:33mais pas que.
00:19:34Donc, je crois que le débat
00:19:35tel qu'on le porte ici
00:19:36n'est pas un débat vain.
00:19:37Peut-être qu'il clivra encore
00:19:39cet hémicycle.
00:19:40En tout cas,
00:19:40en ce qui concerne
00:19:40le groupe Les Républicains,
00:19:41nous vous suivrons sur ce débat-là
00:19:43pour qu'on puisse aussi
00:19:44faire progresser le débat
00:19:45chez les partenaires sociaux
00:19:46et en reparler
00:19:47de façon plus structurée
00:19:48et peut-être dans un projet
00:19:49de loi travail-emploi.
00:19:51Merci, madame la rapporteure.
00:19:52Monsieur le rapporteur Enault.
00:19:59Oui, monsieur le président,
00:20:00mes chers collègues.
00:20:02D'abord, vous savez,
00:20:02il y avait Coluche qui disait
00:20:03que c'est toujours le bon moment
00:20:05pour discuter des choses importantes.
00:20:08Et pour nous,
00:20:09le temps de travail,
00:20:10c'est une question importante.
00:20:12Monsieur le ministre,
00:20:14ce n'est pas une question d'appel,
00:20:17c'est une conviction forte.
00:20:18Ce n'est pas exactement la même chose,
00:20:19pardonnez-moi.
00:20:20et puis je retiens les leçons.
00:20:23Moi, j'écoute.
00:20:24Le gouvernement propose,
00:20:26le Parlement débat
00:20:28et puis les parlementaires votent.
00:20:30Eh bien, c'est ce qu'on va faire.
00:20:32Troisième observation,
00:20:33mon collègue,
00:20:35pour nous,
00:20:37c'est une mesure
00:20:37de justice sociale.
00:20:40Et je vais m'en expliquer.
00:20:41Parce que quand le temps
00:20:42de travail diminue,
00:20:44le pays s'appauvrit.
00:20:46et quand le pays s'appauvrit,
00:20:48ce sont les plus modestes
00:20:49et les plus fragiles
00:20:50qui trinquent.
00:20:51Et en revanche,
00:20:52quand le pays travaille plus,
00:20:54et ça a été le cas,
00:20:55par exemple,
00:20:55en 1958,
00:20:56le pays s'enrichit.
00:20:59Et ce sont les plus modestes
00:21:00et les plus fragiles
00:21:01qui en bénéficient.
00:21:03Et donc,
00:21:03voilà les raisons
00:21:04pour lesquelles
00:21:04nous sommes très attachés
00:21:06à cette mesure.
00:21:06je vous remercie.
00:21:09Merci.
00:21:09Madame la rapporteure Gruny.
00:21:16Merci, monsieur le président.
00:21:18Moi, je crois aussi
00:21:19que le débat est sain.
00:21:20Et c'est un débat
00:21:20que nous avons régulièrement
00:21:22parce que le sujet revient.
00:21:24Donc, je trouve
00:21:25que c'est intéressant
00:21:26parce que c'est un vrai sujet.
00:21:28Moi, je voudrais rappeler
00:21:29parce que moi,
00:21:29je suis assez d'accord
00:21:30avec ce que madame Lubin a dit.
00:21:33Voilà.
00:21:34Mais je vais faire
00:21:34un petit rappel quand même
00:21:36c'est qu'il y avait
00:21:37la loi d'Eurobien
00:21:38qui permettait,
00:21:40à l'époque,
00:21:40avant les 35 heures,
00:21:42de baisser le temps de travail
00:21:44en fonction des négociations
00:21:46et en fonction des entreprises.
00:21:49Parce que toutes les entreprises,
00:21:50effectivement,
00:21:51elles ne peuvent pas forcément
00:21:52s'adapter
00:21:53à un temps de travail obligatoire.
00:21:55En revanche,
00:21:56vous avez passé
00:21:57à 35 heures obligatoires.
00:22:01Donc, moi,
00:22:01il y avait une entreprise
00:22:02à côté de chez moi,
00:22:03MBK,
00:22:04qui faisait des vélos,
00:22:04pas de soucis,
00:22:05était passée aux 32 heures
00:22:06avec la loi d'Eurobien.
00:22:08Moi, j'étais dans le transport
00:22:10routier de marchandises.
00:22:11Je ne vous raconte pas
00:22:12les difficultés.
00:22:13Et les salariés,
00:22:15les chauffeurs,
00:22:16qui venaient me dire
00:22:16« Mais moi,
00:22:17je ne suis pas d'accord. »
00:22:18parce qu'on leur a retiré
00:22:20des déplacements.
00:22:21Et sur leur bulletin de paie,
00:22:22je ne vous raconte pas
00:22:23combien ça faisait.
00:22:25Donc,
00:22:26ce qui vous paraît bien,
00:22:27en fait,
00:22:28c'est parfois pas bien.
00:22:30Nous aussi,
00:22:30d'ailleurs,
00:22:31des fois aussi,
00:22:31dans des décisions.
00:22:33Et à l'hôpital,
00:22:34on a mis le chantier
00:22:36et qu'on regrette chaque jour
00:22:39et dont on nous parle
00:22:40tout le temps.
00:22:41Donc,
00:22:42le temps de travail
00:22:42est à revisiter.
00:22:44La loi de 2023
00:22:45nous a manqué,
00:22:47effectivement,
00:22:48ce débat.
00:22:49Ce n'était pas possible
00:22:49parce que c'était
00:22:50dans une loi de financement.
00:22:52En revanche,
00:22:53on l'avait demandé.
00:22:53Mme Morne
00:22:55nous l'avait promis,
00:22:56on ne l'a pas eu.
00:22:57Et c'est pour ça aussi
00:22:58que nous avons,
00:22:59aujourd'hui,
00:22:59ce débat.
00:23:00Mais je crois
00:23:01que c'est important
00:23:02qu'on l'ait
00:23:03à un moment donné.
00:23:05Merci,
00:23:05Mme la rapporteure.
00:23:07Mme Apourso-Poli.
00:23:09Oui, oui.
00:23:11Vous savez,
00:23:12M. Henault,
00:23:13Coluche,
00:23:14il disait aussi
00:23:16« Il paraît
00:23:17qu'il faut faire payer
00:23:18les pauvres.
00:23:18De toute façon,
00:23:19ils sont beaucoup plus nombreux
00:23:20que les riches. »
00:23:21Hein ?
00:23:22Voilà.
00:23:22Donc,
00:23:23vous voyez,
00:23:23on peut...
00:23:25Hein ?
00:23:25Voilà.
00:23:26Donc,
00:23:27et c'est ce qu'on est
00:23:27en train de faire
00:23:28depuis hier.
00:23:29Finalement,
00:23:30on est en train
00:23:30de faire payer
00:23:31les pauvres
00:23:32au détriment des riches.
00:23:34Et là,
00:23:35ce que vous nous proposez
00:23:36avec ce temps de travail,
00:23:38c'est un véritable débat.
00:23:39Ça a été dit.
00:23:41Alors,
00:23:41moi,
00:23:42je ne veux pas
00:23:42qu'on réduise ce débat.
00:23:44Ça a été dit.
00:23:46Et en disant,
00:23:49finalement,
00:23:50ceux qui le sont
00:23:51pour ne pas augmenter
00:23:52le temps de travail,
00:23:53eh bien,
00:23:54ils n'ont pas
00:23:55la valeur travail.
00:23:55Mais qu'est-ce que ça veut dire
00:23:56de nous dire ça ?
00:23:58Non,
00:23:58mais la valeur travail,
00:23:59c'est la dignité.
00:24:00On n'a jamais dit le contraire.
00:24:02Au contraire.
00:24:03Et les travailleurs de ce pays
00:24:04sont dignes
00:24:05parce qu'ils vont au boulot
00:24:06tous les jours.
00:24:06hein ?
00:24:07Donc,
00:24:08il ne faudrait peut-être pas
00:24:09le réduire ce débat
00:24:11à dire,
00:24:12tchasse qui.
00:24:13Finalement,
00:24:13on ne veut pas faire travailler
00:24:14les travailleurs dans ce pays.
00:24:16Mais ils travaillent
00:24:17les travailleurs dans ce pays,
00:24:18madame Roumanie.
00:24:19Ils travaillent
00:24:20les travailleurs dans ce pays.
00:24:21Et oui,
00:24:22alors,
00:24:22on peut toujours dire,
00:24:23un petit quart d'heure par-ci,
00:24:24un petit quart d'heure par-là.
00:24:26Mais vous irez dire ça
00:24:27aux aides à domicile
00:24:28qui sont croquées par la vie.
00:24:30Mais oui,
00:24:30vous irez le dire
00:24:31aux aides à domicile
00:24:32qui sont croquées par la vie
00:24:33qu'elles peuvent faire
00:24:34un quart d'heure de plus.
00:24:35Vous irez le dire
00:24:36aux égoutchiers
00:24:37qui sont ici,
00:24:38qui descendent
00:24:39ou aux femmes de ménage
00:24:40qui sont dans les hôtels
00:24:41et qui nettoient chaque jour.
00:24:43Vous irez leur dire
00:24:44que finalement,
00:24:45il faut qu'elles travaillent plus.
00:24:47Parce que finalement,
00:24:48finalement,
00:24:49les 35 heures
00:24:49et les 32 heures,
00:24:51qu'on le veuille ou pas,
00:24:52qu'est-ce qui s'est passé ?
00:24:53Eh bien,
00:24:54il y a eu plus de productivité
00:24:56en France.
00:24:56Il y a eu moins
00:24:57d'arrêts de maladie.
00:24:59Oui,
00:24:59il y a eu plus de fidélisation.
00:25:01Oui,
00:25:02il y a eu plus de fidélisation
00:25:03d'unité à l'entreprise.
00:25:04Et ce n'est pas moi
00:25:05qui le dis.
00:25:06Il y a des rapports
00:25:07sur ça,
00:25:07Madame Romani.
00:25:08Donc,
00:25:09on peut toujours dire
00:25:10oui,
00:25:11c'est facile
00:25:11avec les bras des autres.
00:25:13Avec les bras des autres,
00:25:14on peut faire travailler
00:25:15tout le monde.
00:25:16Là,
00:25:16il n'y a pas de souci.
00:25:17En tous les cas,
00:25:18nous sommes nous
00:25:19complètement opposés
00:25:20à ceux et celles
00:25:22qui veulent faire travailler
00:25:23pour le même salaire.
00:25:25Les travailleurs
00:25:25de ce pays en plus.
00:25:26Merci.
00:25:27Les travailleurs
00:25:28ne veulent pas de ça.
00:25:28La parole est à monsieur Fiché.
00:25:30S'il vous plaît,
00:25:31la parole est à monsieur Fiché
00:25:32pour deux minutes.
00:25:34Merci.
00:25:34Merci.
00:25:36Merci,
00:25:36monsieur le président,
00:25:37monsieur le ministre.
00:25:38Moi,
00:25:39j'ai eu une pensée
00:25:40pour les 15 000 travailleurs
00:25:42de l'agroalimentaire
00:25:43du Finistère.
00:25:44C'est-à-dire
00:25:44les gens qui travaillent
00:25:45à la chaîne.
00:25:46On peut penser aussi
00:25:46aux hospitaliers,
00:25:48aux travailleurs du bâtiment,
00:25:49etc.
00:25:49Quand on travaille à la chaîne,
00:25:51un travailleur
00:25:52qui a fait 20 ans
00:25:53à soulever des poulets
00:25:55pour les accrocher,
00:25:57en général,
00:25:57au bout de 20 ans,
00:25:59a fait l'objet
00:25:59de quelques opérations,
00:26:012, 3, 4, 5 opérations,
00:26:03suite à des troubles
00:26:04musculo-squelettiques.
00:26:06Ça veut dire
00:26:07qu'il est,
00:26:08au bout de 30 ans,
00:26:09en situation
00:26:10d'arrêt maladie,
00:26:12longue maladie,
00:26:13avec des arrêts de travail,
00:26:15etc.,
00:26:15en état de souffrance.
00:26:16Et cette souffrance-là
00:26:17va durer jusqu'à la fin
00:26:19de sa vie.
00:26:20Vous savez que
00:26:20quand on augmente,
00:26:21ne serait-ce que
00:26:22de 40 minutes,
00:26:23ça veut dire
00:26:24qu'on accélère,
00:26:25effectivement,
00:26:26le handicap
00:26:27de ces personnes
00:26:28qui n'ont pas
00:26:29d'autre moyen
00:26:30que d'aller travailler
00:26:30à la chaîne.
00:26:31Mais on le trouve
00:26:32aussi dans le bâtiment,
00:26:33on le retrouve aussi
00:26:34auprès des ailes à domicile
00:26:35qui doivent porter
00:26:36des charges, etc.
00:26:37Donc je pense
00:26:38qu'avant d'imaginer
00:26:40qu'il y aurait des gains
00:26:41à vouloir augmenter
00:26:42le temps de travail,
00:26:43il faudrait imaginer
00:26:44ce que cela a
00:26:45comme conséquence
00:26:46sur des dispositifs
00:26:47que l'on voudrait
00:26:48justement réduire
00:26:49sur la longueur
00:26:50des arrêts de travail,
00:26:52des arrêts maladie,
00:26:54etc.,
00:26:54et les conséquences
00:26:55que ça pourrait avoir
00:26:56sur la sécurité sociale
00:26:57et sur notre système
00:26:58de santé en France.
00:26:59Merci.
00:27:00Merci, Président Milan,
00:27:01pour l'explication de vote.
00:27:02Oui.
00:27:06Oui, merci,
00:27:06Monsieur le Président.
00:27:07Jusqu'à présent,
00:27:09j'avais décidé
00:27:09de prendre la parole
00:27:10pour ne pas trop
00:27:11rallonger les débats,
00:27:12mais je pense que cette fois-ci,
00:27:13il est quand même nécessaire
00:27:14de le faire.
00:27:15D'abord, parce que les débats
00:27:16s'allongent en beaucoup,
00:27:17nous avons décidé,
00:27:18à la direction du Sénat,
00:27:20de vous faire travailler
00:27:21dimanche,
00:27:22matin, midi et nuit.
00:27:23On travaillera un peu plus
00:27:25et ça ne vous fatiguera
00:27:26pas vraiment beaucoup plus.
00:27:27Cela dit,
00:27:29nous avions,
00:27:30pour le PLFSS 2025,
00:27:32voté un allongement
00:27:33de sept heures de travail,
00:27:35ce qui avait entraîné,
00:27:38évidemment,
00:27:39des manifestations
00:27:40d'opposition de votre part.
00:27:42Mais il n'empêche
00:27:44que nous l'avions fait
00:27:44uniquement pour donner
00:27:47à la CNSA
00:27:49une journée de solidarité
00:27:51supplémentaire
00:27:52et pour permettre
00:27:53des recettes supplémentaires
00:27:54pour la CNSA
00:27:55et, en particulier,
00:27:56la branche autonomie.
00:27:57Cette fois-ci,
00:27:58ce qu'il nous est proposé,
00:27:59c'est un petit peu différent.
00:28:01C'est un rallongement
00:28:02du temps de travail.
00:28:03Et donc,
00:28:04ça ne peut pas être,
00:28:06à mon avis,
00:28:06comme l'a dit
00:28:07Madame la rapporteure
00:28:08et comme l'a dit
00:28:08Monsieur le ministre,
00:28:09simplement
00:28:10par un amendement
00:28:13dans une loi
00:28:13du PLFSS.
00:28:15Donc,
00:28:15je ne suis pas sûr
00:28:16que ce soit la solution.
00:28:18Cependant,
00:28:18nous discutions tout à l'heure
00:28:20avec Monsieur le ministre,
00:28:22je suis favorable
00:28:23à ce qu'il y ait
00:28:24un allongement
00:28:24du temps de travail.
00:28:25C'est une évidence.
00:28:27Cet allongement
00:28:28du temps de travail
00:28:29crée plus de richesses
00:28:30et quand on crée
00:28:31plus de richesses,
00:28:32on crée plus d'emplois.
00:28:33Et donc,
00:28:34de toute évidence,
00:28:35c'est la solution
00:28:37qui permettrait en particulier,
00:28:39et permettez-moi
00:28:39de revenir simplement
00:28:40à ma spécialité,
00:28:42qui permettrait en particulier
00:28:43aux hôpitaux
00:28:44d'être plus à l'aise
00:28:45pour soigner mieux
00:28:46l'ensemble
00:28:46de nos concitoyens.
00:28:47Merci,
00:28:50Madame Schliemann,
00:28:51pour la prise de parole.
00:28:55Merci,
00:28:56Monsieur le Président.
00:28:57Alors,
00:28:57moi,
00:28:57je suis totalement...
00:28:59Je partage totalement
00:29:00la philosophie
00:29:01que sous-tend cet amendement.
00:29:04Il est évident
00:29:05qu'on a un problème
00:29:06de compétitivité,
00:29:07on a un problème
00:29:08de productivité en France
00:29:09et tous les chiffres
00:29:10le démontrent clairement.
00:29:12Par ailleurs,
00:29:13notre protection sociale
00:29:14est financée,
00:29:15notre protection sociale
00:29:17est financée
00:29:17et assise sur le travail,
00:29:20donc travailler plus
00:29:21devrait nous permettre
00:29:22d'avoir plus de ressources
00:29:25pour financer
00:29:25notre protection sociale.
00:29:27Ceci étant dit,
00:29:28j'ai quand même
00:29:28une petite difficulté
00:29:30avec l'amendement
00:29:31parce que je ne suis pas certaine,
00:29:33et ça a été dit,
00:29:33que ça soit le bon véhicule
00:29:35pour traiter
00:29:36d'un sujet aussi important
00:29:37puisque la hausse
00:29:38du temps de travail,
00:29:39même rémunérée,
00:29:40c'est une réflexion
00:29:41qui est importante
00:29:42et c'est vrai que là,
00:29:43comme ça,
00:29:43un samedi matin,
00:29:45un samedi midi,
00:29:46c'est un peu compliqué.
00:29:48Une fois que j'ai dit ça,
00:29:50je suis,
00:29:50je l'ai dit,
00:29:51totalement favorable
00:29:53à cet amendement.
00:29:55Je pense qu'une loi
00:29:57sur le travail
00:29:57aurait été plus appropriée
00:29:59que la loi de financement
00:30:00de la sécurité sociale.
00:30:02Voilà.
00:30:02Elle est justifiée,
00:30:05mais elle se discute.
00:30:07L'idée,
00:30:08c'est de savoir
00:30:09si,
00:30:10dans l'exposé des motifs,
00:30:11comme cela a été indiqué
00:30:12par l'auteur de l'amendement,
00:30:15la contrepartie,
00:30:16c'est un transfert
00:30:17d'une partie de la TVA
00:30:19à la sécurité sociale
00:30:21pour pouvoir financer,
00:30:23contribuer au financement
00:30:25du déficit
00:30:26de la sécurité sociale.
00:30:27Est-ce qu'on peut avoir
00:30:28au moins
00:30:29un accord,
00:30:31un engagement
00:30:32du gouvernement
00:30:33pour que ce transfert
00:30:34d'une part
00:30:35de la TVA
00:30:36profite bien
00:30:37à la sécurité sociale ?
00:30:39Mais comme M. le ministre
00:30:40a l'air d'être
00:30:41plutôt défavorable
00:30:42à l'amendement,
00:30:44j'aimerais bien
00:30:44l'entendre
00:30:45sur cet engagement
00:30:47parce que,
00:30:47finalement,
00:30:48c'est l'auteur
00:30:49de l'amendement
00:30:51qui indique
00:30:52que les ressources
00:30:53supplémentaires
00:30:54qui seront dégagées
00:30:55de cette augmentation
00:30:57seront affectées
00:30:59à la résorption
00:31:01du déficit
00:31:02de la sécurité sociale.
00:31:03Merci M.
00:31:04M. Uzena,
00:31:05pour explication de vote.
00:31:07Juste pour votre information,
00:31:09nous nous sommes saisis
00:31:09d'un scrutin public
00:31:10pour le deuxième amendement,
00:31:11l'amendement de M. Henault.
00:31:12Donc vous pouvez commencer
00:31:13à vous préparer.
00:31:14Il n'y a pas de « et alors »,
00:31:16Mme Poumerol.
00:31:17J'informe juste l'Assemblée
00:31:18qu'il y aura un scrutin public,
00:31:19donc vous pouvez commencer
00:31:20à vous préparer.
00:31:23Merci M. le Président.
00:31:25On a beaucoup cité Coluche
00:31:26dans cet hémicycle,
00:31:27alors je vais le faire
00:31:27à mon tour.
00:31:29Il avait dit
00:31:29dans une phrase
00:31:31restée célèbre
00:31:32« Dites-nous de quoi
00:31:33vous avez besoin,
00:31:34on vous expliquera
00:31:35comment vous en passez ».
00:31:36En fait, c'est le message
00:31:37que vous envoyez aux Français
00:31:38qui attendent
00:31:39de la justice fiscale.
00:31:41Ils attendent cela de vous
00:31:42et vous ne cessez
00:31:43de leur expliquer
00:31:44comment ils doivent se passer
00:31:46de cette justice fiscale.
00:31:48Vous parlez d'efforts
00:31:49imperceptibles.
00:31:50Mais est-ce que vous voulez
00:31:51qu'on parle d'efforts
00:31:52imperceptibles
00:31:53quand il s'agit
00:31:54de rajouter du temps
00:31:55de travail
00:31:55à des concitoyens
00:31:57qui exercent
00:31:58des métiers pénibles,
00:32:00alors qu'il n'y a pas
00:32:01plus tard qu'hier,
00:32:03vous avez refusé
00:32:04l'augmentation
00:32:05de la CSG
00:32:06sur le capital
00:32:07pour les plus aisés
00:32:09de nos concitoyens ?
00:32:10Comment voulez-vous
00:32:11que nos compatriotes
00:32:13puissent entendre
00:32:14ces messages
00:32:15qui sont une provocation
00:32:16absolue ?
00:32:18Vous êtes l'étonnant
00:32:18de la théorie
00:32:19du ruissellement.
00:32:20On a bien vu
00:32:21où cela nous a menés.
00:32:22Des méga-bassines
00:32:23de richesse
00:32:24pour quelques-uns
00:32:25et des déserts
00:32:26de précarité
00:32:26pour tous les autres.
00:32:28L'attente
00:32:28de nos concitoyens,
00:32:29c'est la revalorisation
00:32:31du travail.
00:32:32En effet,
00:32:32une augmentation
00:32:33de la rémunération
00:32:34du travail,
00:32:36alors que vous n'avez
00:32:36cessé,
00:32:37depuis le début
00:32:38de nos débats,
00:32:39de vouloir faire
00:32:40la poche
00:32:40des plus modestes
00:32:41jusqu'à taxer
00:32:42les apprentis
00:32:43et,
00:32:44dans quelques jours,
00:32:45à vouloir annuler
00:32:47la suspension
00:32:48de la réforme
00:32:48des retraites.
00:32:49Alors,
00:32:49vous inventez finalement
00:32:50un nouveau slogan
00:32:51« Travaillez plus
00:32:53pour gagner moins ».
00:32:54C'est le message
00:32:55que vous envoyez
00:32:56au plus modeste.
00:32:57Travaillez plus
00:32:58pour vivre
00:32:59moins longtemps
00:33:00en bonne santé.
00:33:01Je peux vous dire
00:33:02que les messages
00:33:03envoyés par la droite
00:33:04sénatoriale au pays
00:33:05sont absolument
00:33:06dramatiques
00:33:07et vont à l'encontre
00:33:08des objectifs
00:33:09que nous devrions
00:33:10les uns et les autres
00:33:11poursuivre
00:33:12dans cette heure
00:33:13de gravité
00:33:13dont vous portez
00:33:14les uns et les autres
00:33:15l'entière responsabilité.
00:33:17Je vous remercie.
00:33:18Madame Boursier.
00:33:24Merci,
00:33:24Monsieur le Président.
00:33:26Combien de temps
00:33:27faudra-t-il travailler ?
00:33:28Ce n'est peut-être pas
00:33:29effectivement
00:33:30le moment
00:33:30du PLFSS,
00:33:33mais il sera,
00:33:34et c'est important
00:33:35de pouvoir en discuter,
00:33:37il sera indispensable
00:33:38d'en parler ensemble
00:33:39et avec les partenaires
00:33:40sociaux,
00:33:41bien sûr,
00:33:42comme cela a été dit.
00:33:44Ce ne sera peut-être
00:33:45pas la solution
00:33:45à tous les problèmes.
00:33:47Je vous laisse
00:33:48revenir,
00:33:48Madame Poncémont.
00:33:49Il y a juste
00:33:49une petite erreur.
00:33:51En France,
00:33:52nous travaillons
00:33:531673 heures,
00:33:54si je ne me trompe pas,
00:33:55et en Allemagne,
00:33:561690 heures.
00:33:58Nous devons,
00:33:59bien sûr,
00:33:59comme cela a été dit,
00:34:01nous y réfléchirons ensemble.
00:34:03Ce sera une discussion
00:34:04très intéressante
00:34:05qu'il nous faudra
00:34:06avoir,
00:34:07et je pense,
00:34:08malgré tout,
00:34:09assez rapidement.
00:34:10Plus d'heures travaillées
00:34:11peuvent augmenter
00:34:12la production
00:34:12et la compétitivité,
00:34:14cela a été dit.
00:34:15Cela pourrait attirer
00:34:16aussi davantage
00:34:17d'investissement.
00:34:19Cela pourrait aussi
00:34:20améliorer le pouvoir
00:34:21d'achat.
00:34:22Ce sont des heures
00:34:22rémunérées.
00:34:24Ce ne sont pas
00:34:25des heures travaillées
00:34:26non rémunérées.
00:34:27Une durée de travail
00:34:28plus longue
00:34:29permet aussi
00:34:30d'aider,
00:34:31pourrait permettre
00:34:32d'aider à financer
00:34:33notre système
00:34:34de retraite
00:34:35et de réduire
00:34:35les déficits.
00:34:37Et la solution
00:34:38pourra peut-être
00:34:39se situer
00:34:40avec des aménagements
00:34:41flexibles
00:34:42pour les Français.
00:34:43ce sera en tout cas
00:34:44une discussion
00:34:44intéressante
00:34:45que nous devrons
00:34:46avoir.
00:34:47Je vous remercie.
00:34:48Merci,
00:34:48Monsieur le Président.
00:34:53Je suis très heureux
00:34:54d'avoir provoqué
00:34:55ce débat.
00:34:56Je reviendrai
00:34:56dans mon département
00:34:57tout à fait
00:34:58la tête haute
00:34:58parce que
00:35:01je ne m'attaque pas
00:35:02aux travailleurs.
00:35:03Je ne l'ai pas fait
00:35:03pendant ma vie,
00:35:05mais j'ai essayé
00:35:06justement
00:35:07d'apporter
00:35:07la solidarité
00:35:09et la sécurité sociale
00:35:11pilier de la République
00:35:12doit être maintenue.
00:35:13Donc,
00:35:14qu'est-ce qu'il y a ?
00:35:15Il y a des dépenses
00:35:15de santé en ALD.
00:35:17Il y avait 9 millions
00:35:18de personnes en ALD
00:35:19en 2011,
00:35:2014 en 25,
00:35:2118 en 35.
00:35:23Et il y a
00:35:23de nouveaux médicaments,
00:35:24heureusement pour tous,
00:35:26c'est-à-dire pour les riches
00:35:26et les pauvres
00:35:27qui peuvent se soigner
00:35:29justement.
00:35:30Alors,
00:35:31les ALD,
00:35:33bien sûr,
00:35:33cédés au vieillissement.
00:35:34Les 85 ans
00:35:35ont doublé
00:35:36entre 2020
00:35:37et 2040,
00:35:38mais aussi
00:35:39la dépendance.
00:35:41Nous n'avons pas
00:35:41financé
00:35:42les 50 000 emplois
00:35:44pour le grand âge
00:35:45et en fait
00:35:47aussi
00:35:47les retraites
00:35:48par répartition
00:35:49qu'a créé le CNR.
00:35:51Eh bien,
00:35:51il y en avait
00:35:514 millions en 1980,
00:35:5318 en 2025
00:35:55et 25 en 2050.
00:35:57Donc,
00:35:57pour cela,
00:35:58effectivement,
00:35:59eh bien,
00:35:59je pense qu'on a bien fait
00:36:00d'ouvrir le débat.
00:36:03Bien sûr,
00:36:04ce n'est pas moi,
00:36:04ce petit sénateur
00:36:05de la Corrèze
00:36:06qui vais dire
00:36:07il faut 2 heures
00:36:09de plus par semaine.
00:36:11Mais bon,
00:36:11j'étais content
00:36:12de porter cet amendement,
00:36:13justement.
00:36:15Alors,
00:36:15pour cela,
00:36:17nous devons avoir
00:36:18plus d'heures de travail,
00:36:19un temps plus élevé,
00:36:20ce qui n'empêche pas,
00:36:22comme en Allemagne,
00:36:23même si le plein temps
00:36:24est plus élevé,
00:36:25d'avoir plus de temps partiel.
00:36:27Bien sûr,
00:36:28avec les partenaires sociaux,
00:36:30il doit y avoir
00:36:31des choses faites
00:36:33pour les carrières pénibles
00:36:34et les carrières longues.
00:36:36Mais,
00:36:37chers amis,
00:36:38vous verrez,
00:36:38ce que je vous dis,
00:36:39je l'ai dit,
00:36:40dans ma DG,
00:36:42il faudra plus de financement
00:36:44parce que
00:36:45les ALD
00:36:46vont augmenter,
00:36:48l'assurance maladie
00:36:49va augmenter
00:36:50et il faudra peut-être
00:36:51de la TVA sociale.
00:36:54C'est simplement...
00:36:54Oui,
00:36:55peut-être,
00:36:55peut-être,
00:36:56c'est pas un gros mot.
00:36:57C'est pas un gros mot.
00:36:58Merci.
00:36:59Je vous le dis,
00:37:00peut-être qu'en plus
00:37:01du temps de travail,
00:37:03il faudra effectivement
00:37:04d'autres sources de financement.
00:37:06Madame la ministre Brossineau,
00:37:08pardonnez-moi,
00:37:08je confonds,
00:37:09on a tous des titres
00:37:10dans cette Assemblée.
00:37:13Merci,
00:37:14monsieur le Président.
00:37:15En fait,
00:37:16que notre pays
00:37:16ait besoin d'un débat
00:37:17sur la création de richesses,
00:37:21l'organisation du travail,
00:37:23le financement
00:37:23de la protection sociale,
00:37:25c'est incontestable.
00:37:26Et sur l'organisation du travail
00:37:28en particulier,
00:37:29mais pour ça,
00:37:30si on peut voir autre chose
00:37:30que des ministres saisonniers,
00:37:32parce qu'il faut un peu de temps
00:37:33pour travailler à ça.
00:37:34On a besoin de stabilité
00:37:36dans le débat public.
00:37:37Et on l'a pas.
00:37:38On l'a pas.
00:37:40Donc,
00:37:41non,
00:37:41mais,
00:37:41on va pas faire là
00:37:43le débat sur qui est responsable,
00:37:44on est tous d'accord,
00:37:45au moins en partie.
00:37:47C'est pas le sujet.
00:37:48Mais,
00:37:49peut-être deux choses.
00:37:50On a des postulats.
00:37:52Le premier,
00:37:53c'est que
00:37:53l'augmentation
00:37:55de la création de richesses,
00:37:56passe par une augmentation
00:37:58du volume du travail.
00:37:59D'accord.
00:38:00Mais est-ce que c'est une augmentation
00:38:01du volume du travail individuel ?
00:38:03Est-ce que la somme
00:38:04de l'augmentation
00:38:04du volume du travail individuel
00:38:06crée de l'augmentation globale
00:38:08du volume du travail ?
00:38:09Je n'en suis pas convaincue.
00:38:11Deuxième postulat,
00:38:12quand même,
00:38:12qu'il faut admettre,
00:38:13c'est que quand on réduit
00:38:13le temps de travail,
00:38:14vous le dites assez souvent,
00:38:15on augmente les salaires,
00:38:17puisqu'on réduit le temps de travail
00:38:18sans baisse de salaire.
00:38:19Quand on augmente
00:38:21le temps de travail
00:38:21sans augmenter les salaires
00:38:24ou en diminuant
00:38:25la rémunération
00:38:27des heures supplémentaires,
00:38:28le volume
00:38:29d'heures supplémentaires rémunérées,
00:38:31on baisse la rémunération
00:38:32du travail.
00:38:33On baisse.
00:38:34Et donc,
00:38:34on ne peut pas discuter
00:38:35de l'augmentation
00:38:37du temps de travail individuel
00:38:39sans avoir en tête
00:38:39que c'est une baisse
00:38:40de la rémunération du travail.
00:38:42Deuxième point.
00:38:42Troisième point,
00:38:43rapidement,
00:38:44on a un sujet,
00:38:46aujourd'hui,
00:38:46moi,
00:38:46j'aimerais bien qu'un jour
00:38:47on puisse en discuter,
00:38:48le télétravail.
00:38:52Et je vois bien
00:38:52ce qui se passerait.
00:38:54Pour les salariés
00:38:54en télétravail,
00:38:56je ne suis pas sur le côté
00:38:56qu'il n'y a plus de frontières
00:38:57entre l'intimité du domicile
00:38:59et le travail,
00:38:59c'est d'autres sujets,
00:39:01on va s'arranger
00:39:01avec le quart d'heure de plus.
00:39:03Qui va être pénalisé ?
00:39:05Tous ceux
00:39:05qui ne peuvent pas télétravailler.
00:39:07C'est-à-dire tous ceux
00:39:08qui sont dans les métiers
00:39:09d'aide à domicile,
00:39:12on en parlait hier,
00:39:13à la production,
00:39:14à la chaîne.
00:39:15Donc, en fait,
00:39:15il faut qu'on réfléchisse
00:39:16maintenant
00:39:16aux nouvelles inégalités
00:39:18que produit
00:39:18le développement
00:39:21du télétravail
00:39:22et on ne va pas le faire comme ça.
00:39:22Madame la ministre Carré-Hergé,
00:39:24vous avez la parole.
00:39:27Non, mais j'essaie
00:39:27d'être juste
00:39:29avec tout le monde.
00:39:30Merci beaucoup,
00:39:31monsieur le président.
00:39:33Madame Vonsignol
00:39:33fait partie
00:39:34des ministres intérimaires
00:39:36grâce au PS
00:39:36qui a censuré
00:39:38le gouvernement Barnier.
00:39:41Je voulais...
00:39:42Ça, je savais.
00:39:42Je voulais juste dire
00:39:46que, au vu de tout ce qui a été dit
00:39:48sur de nombreux bancs,
00:39:49le mérite de cet amendement
00:39:51est effectivement
00:39:52de montrer
00:39:52la nécessité
00:39:54d'un débat
00:39:54sur le temps de travail
00:39:57et sur l'organisation
00:39:58et le contenu du travail
00:40:00de la même manière
00:40:00que certains amendements
00:40:02à gauche
00:40:02ont entendu
00:40:03vouloir ouvrir,
00:40:05même de façon
00:40:06amendement d'appel,
00:40:07les questions
00:40:08du financement
00:40:09de la sécurité sociale.
00:40:11Je voulais cependant
00:40:12une question
00:40:13à monsieur Hénaud.
00:40:15J'ai bien vu
00:40:16que dans son amendement,
00:40:18il modifie
00:40:18le 31-21-41
00:40:20du code du travail.
00:40:22Monsieur Hénaud,
00:40:23oui,
00:40:23sur le seuil
00:40:24de déclenchement annuel
00:40:25des heures
00:40:27sur la comptabilisation
00:40:28des heures supplémentaires
00:40:29sur l'année.
00:40:30Ceci étant dit,
00:40:31vous n'avez pas modifié
00:40:32l'article L31-21-28
00:40:34du code du travail
00:40:36qui dit que
00:40:37toute heure effectuée
00:40:38au-delà de 35 heures
00:40:39hebdomadaire
00:40:41est comptabilisée
00:40:43comme une heure
00:40:43supplémentaire.
00:40:44Donc,
00:40:44il me semble,
00:40:46sauf erreur de ma part,
00:40:47que votre amendement
00:40:48institue
00:40:4912 heures
00:40:51supplémentaires
00:40:52et donc
00:40:53rémunérées
00:40:53comme telles
00:40:54obligatoires
00:40:55dans l'année.
00:40:56Voilà,
00:40:57il me semble
00:40:57qu'il y aurait
00:40:57des ajustements
00:40:58quand même
00:40:59à réaliser,
00:40:59y compris pour l'objectif
00:41:01que vous souhaitez,
00:41:03mais cet amendement
00:41:04a le mérite
00:41:05d'ouvrir un débat
00:41:06qui, j'espère,
00:41:06se traduira
00:41:07dans un vrai projet
00:41:08de loi
00:41:08sur le travail
00:41:09et l'organisation
00:41:10du travail
00:41:10et son contenu.
00:41:11Merci.
00:41:12Merci,
00:41:13Madame la Ministre.
00:41:13Madame Canales.
00:41:16Moi,
00:41:17je voulais réagir
00:41:18à ce que j'ai entendu
00:41:19tout à l'heure
00:41:20concernant
00:41:20ce que cet amendement
00:41:22impliquerait.
00:41:23Il impliquerait
00:41:2315 minutes
00:41:24de travail
00:41:25par semaine
00:41:26en plus.
00:41:28Mais en fait,
00:41:28déjà,
00:41:29les gens
00:41:30font des heures
00:41:31qui ne leur sont
00:41:32pas rémunérées
00:41:33et des minutes
00:41:35en plus.
00:41:36Les aides
00:41:36à domicile
00:41:36du secteur privé
00:41:37dont on a parlé
00:41:38au précédent débat
00:41:39hier,
00:41:40les intervacations,
00:41:41elles ne sont pas
00:41:42rémunérées.
00:41:43C'est bien plus
00:41:43que 15 minutes
00:41:44par semaine.
00:41:45C'est par jour
00:41:46que ça se compte.
00:41:47Quand on regarde
00:41:48les codes,
00:41:50pour permettre
00:41:50des retours
00:41:51sur les situations
00:41:52rencontrées à domicile,
00:41:54c'est 8 à 11 heures
00:41:56par an
00:41:56que l'employeur
00:41:57doit donner
00:41:57aux aides à domicile
00:41:59pour ces retours
00:42:01sur situation.
00:42:02Mais encore heureux
00:42:02que ce soit
00:42:03plus régulier
00:42:04et plus souvent.
00:42:04Elles le font
00:42:05sur du temps de travail
00:42:06qui n'est pas
00:42:07rémunéré aujourd'hui.
00:42:08Donc jusqu'à quand
00:42:09on ne va pas
00:42:11prendre en compte
00:42:11ce qui n'est déjà
00:42:12pas aujourd'hui
00:42:12rémunéré
00:42:13et en plus
00:42:14en rajouter une couche
00:42:15en remettant
00:42:16ce que l'on dit
00:42:17simplement être
00:42:1715 minutes par semaine
00:42:18mais qui en réalité
00:42:19vient se surajouter
00:42:20à déjà des minutes
00:42:22et des heures
00:42:22qui ne sont faites
00:42:23par des professions
00:42:24qui sont déjà
00:42:25largement sous contrainte
00:42:26et qui ne sont pas
00:42:27aujourd'hui rémunérées.
00:42:29Merci.
00:42:30Madame la rapporteure générale.
00:42:34Monsieur le Président
00:42:35je voulais juste
00:42:35apporter un éclairage
00:42:36parce que contrairement
00:42:37à l'an dernier
00:42:38où on était
00:42:38sur une journée
00:42:39de solidarité
00:42:39donc c'était
00:42:40pour financer
00:42:41la CNSA
00:42:42donc la branche
00:42:43d'autonomie
00:42:43là c'est différent
00:42:44puisque ce sont
00:42:44des heures de travail
00:42:46supplémentaires
00:42:46donc des heures
00:42:47de travail supplémentaires
00:42:48qui génèrent
00:42:48des cotisations
00:42:49des contributions
00:42:51et c'est là
00:42:52que c'est intéressant
00:42:53effectivement
00:42:53pour la sécurité sociale
00:42:56parce que
00:42:56la proposition
00:42:57de monsieur Olivier Henault
00:42:58en fait
00:42:59si on la chiffre
00:43:00c'est à peu près
00:43:0010 milliards d'euros
00:43:01de cotisations
00:43:02supplémentaires
00:43:03et de taxes
00:43:03en tout
00:43:04alors partagé
00:43:05entre l'Etat
00:43:06et la sécurité sociale
00:43:07on peut imaginer
00:43:08à peu près
00:43:08moitié-moitié
00:43:10voilà
00:43:10je voulais vous éclairer
00:43:12parce que c'est
00:43:12pas la même chose
00:43:13que l'an dernier
00:43:13des salaires
00:43:14ça augmente
00:43:15effectivement
00:43:16des rémunérations
00:43:17qui augmentent
00:43:18mais des cotisations
00:43:19en plus
00:43:19et des contributions
00:43:20en plus
00:43:21merci madame la rapporteure générale
00:43:24je vais donc mettre
00:43:25au vote
00:43:25le premier amendement
00:43:271253
00:43:28avec un double avis
00:43:28monsieur Chassin
00:43:31vous n'avez pas
00:43:35vous ne pouvez pas
00:43:36soit vous me dites
00:43:37si vous le retirez
00:43:38ou pas
00:43:38mais vous ne pouvez pas
00:43:39reprendre la parole
00:43:40retirer mon amendement
00:43:45merci monsieur
00:43:46le sénateur
00:43:47donc je vais passer
00:43:48donc au scrutin public
00:43:49pour l'amendement
00:43:50de monsieur Henault
00:43:51le 572
00:43:52le scrutin est ouvert
00:43:54le scrutin est clos
00:43:55votant 344
00:44:01exprimé 334
00:44:02pour 199
00:44:04contre 135
00:44:05il est adopté
00:44:06il s'agit donc
00:44:10d'un article
00:44:11de suppression
00:44:12l'article 20
00:44:14supprimé par les députés
00:44:15a été réintroduit
00:44:16par le gouvernement
00:44:17dans le texte
00:44:17transmis au Sénat
00:44:18contrairement à l'engagement
00:44:20qui avait été pris
00:44:20de conserver les amendements
00:44:22votés à l'Assemblée nationale
00:44:23et cet article
00:44:24prévoit
00:44:25d'instaurer une obligation
00:44:26vaccinale contre la grippe
00:44:27pour les soignants
00:44:28ainsi que pour les résidents
00:44:29d'EHPAD
00:44:30alors nous sommes tous
00:44:32très attachés
00:44:32à notre système de santé
00:44:34et pourtant
00:44:34depuis quelques temps
00:44:35et pour diverses raisons
00:44:37il est en péril
00:44:38nous le constatons
00:44:39autour de nos discussions
00:44:41aussi depuis quelques jours
00:44:42or on évoque
00:44:43le retour
00:44:44de l'obligation vaccinale
00:44:45pour les soignants
00:44:46alors qu'il faudrait
00:44:47apaiser les tensions
00:44:48et renforcer
00:44:49l'attractivité
00:44:50des métiers
00:44:51difficiles
00:44:51le gouvernement
00:44:52ravive les conflits
00:44:54au mépris
00:44:55des principes éthiques
00:44:57par l'obligation
00:44:58sous prétexte
00:44:59de la protection
00:45:00d'autrui
00:45:01l'obligation
00:45:02passe outre la liberté
00:45:03de prescription
00:45:04du médecin
00:45:05et s'oppose à la confiance
00:45:06derrière cela
00:45:08il y a quelque chose
00:45:09d'encore plus grave
00:45:10c'est que les soignants
00:45:12ne supportent plus
00:45:13d'être infantilisés
00:45:14ce sont des professionnels
00:45:16qui en responsabilité
00:45:18refusent à 80%
00:45:19l'obligation
00:45:20de vaccination
00:45:21de la grippe
00:45:22et qui n'est pas d'ailleurs
00:45:25conseillé par l'AHAS
00:45:27qui ne la recommande pas
00:45:28je cite
00:45:29compte tenu
00:45:31de l'efficacité
00:45:32imparfaite du vaccin
00:45:33et de l'insuffisance
00:45:35des données disponibles
00:45:36à ce jour
00:45:36d'autre part
00:45:37le Haut Conseil
00:45:38de la santé publique
00:45:39ne recommande pas
00:45:40non plus
00:45:41cette obligation vaccinale
00:45:43contre la grippe
00:45:44alors pourquoi
00:45:45l'inscrire dans la loi
00:45:46nous sommes tous d'accord
00:45:47notre système de santé
00:45:49est en danger
00:45:50mais est-il
00:45:51en danger de grippe
00:45:52ou en danger
00:45:53d'implosion
00:45:53il est de notre devoir
00:45:56de ne pas donner
00:45:57le coup de grâce
00:45:58à ce système de santé
00:46:00nous pourrions en être
00:46:01tenu responsable
00:46:02merci
00:46:03monsieur Chassin
00:46:04vous avez la parole
00:46:05pour une prise
00:46:07pour une intervention
00:46:09sur article
00:46:10merci monsieur le président
00:46:12donc mon intervention
00:46:14c'est de rendre
00:46:15plus efficace
00:46:16la politique vaccinale
00:46:17et renforcer
00:46:18les obligations vaccinales
00:46:21notamment des professionnels
00:46:22contre la grippe
00:46:23la rougeole
00:46:24je voudrais rappeler
00:46:25que la grippe
00:46:26c'est 20 000 hospitalisations
00:46:2810 000 décès
00:46:2910 000 décès
00:46:32il y a une réurgence
00:46:34de la rougeole
00:46:36liée à une dégradation
00:46:37de la couverture vaccinale
00:46:39donc nécessité
00:46:41alors d'une obligation vaccinale
00:46:43pour les professionnels
00:46:45non
00:46:45mais d'une forte incitation
00:46:47ainsi que les étudiants
00:46:48dans tous les secteurs
00:46:50enfance et médico-sociaux
00:46:53je voudrais rappeler
00:46:54aussi
00:46:54qu'avant l'arrivée
00:46:56des vaccins
00:46:57notamment
00:46:58DT-coq-polio
00:46:59ces maladies
00:47:00entraînaient plusieurs
00:47:01milliers de décès
00:47:02d'enfants par an
00:47:03l'état a décidé
00:47:04de les rendre obligatoires
00:47:05il faut continuer
00:47:06ces vaccins
00:47:07DT-coq-polio
00:47:08hépatite B
00:47:09hémophilus
00:47:10pneumocoque
00:47:11et puis
00:47:13meningocoque
00:47:14ROR
00:47:15bien sûr
00:47:17l'obligation vaccinale
00:47:20c'est compliqué
00:47:22mais il faut essayer
00:47:24justement
00:47:24de persuader
00:47:25les professionnels
00:47:26de se faire vacciner
00:47:27contre la grippe
00:47:30bien sûr
00:47:31parce qu'ils vont contaminer
00:47:32contre la rougeole
00:47:35s'ils voient les enfants
00:47:37obligation aussi
00:47:39pour le méningocoque
00:47:40pour les enfants
00:47:41et aussi
00:47:42le papillomavirus
00:47:43obligation
00:47:44alors
00:47:45vaccinale
00:47:46pour les résidents
00:47:47là aussi
00:47:48c'est quand même compliqué
00:47:49donc je suis d'accord
00:47:50avec madame
00:47:51la rapporteure
00:47:52mais inciter
00:47:54à tous les employés
00:47:55en EHPAD
00:47:56et aux résidents
00:47:57d'être vaccinés
00:47:58le pilotage
00:47:59des centres de vaccination
00:48:00sera réalisé
00:48:01par l'ARS
00:48:02les collectivités locales
00:48:04pourront
00:48:05se faire
00:48:05mais je voudrais
00:48:06le faire
00:48:06mais je voudrais rappeler
00:48:07que les professionnels
00:48:08sont tout à fait aptes
00:48:10à assurer
00:48:11les vaccinations
00:48:12nous devons
00:48:14donc
00:48:15beaucoup plus vacciner
00:48:16dans le cadre
00:48:17de la prévention
00:48:18merci
00:48:18merci chers collègues
00:48:19madame Poumerol
00:48:20pour intervention
00:48:21sur article
00:48:22oui
00:48:23merci monsieur
00:48:25pardon
00:48:25merci monsieur le président
00:48:26mon intervention
00:48:27elle est tout à fait
00:48:28dans le même sens
00:48:28que celle que vient
00:48:29de faire
00:48:29Daniel Chassin
00:48:31on a connu
00:48:33l'apogée
00:48:34de ce mouvement
00:48:35anti-vax
00:48:36au moment
00:48:37de la crise
00:48:38du covid
00:48:38on sait
00:48:39les gars
00:48:39que ça a pu porter
00:48:40je crois que
00:48:42on va pas reprendre
00:48:43aujourd'hui
00:48:44le débat sur
00:48:46vaccin ou pas vaccin
00:48:47mais il me semble
00:48:48quand même
00:48:48qu'à l'occasion
00:48:49de cet article
00:48:51l'obligation vaccinale
00:48:52pour les soignants
00:48:53contre la grippe
00:48:55me paraît
00:48:56une telle évidence
00:48:57que je me demande
00:48:58même pourquoi
00:48:59on se pose la question
00:49:00dans les EHPAD
00:49:0183% des personnes âgées
00:49:03qui sont
00:49:04les résidents
00:49:05eux sont vaccinés
00:49:06il me semble normal
00:49:08qu'un médecin
00:49:09ne vienne pas
00:49:10contaminer
00:49:11les malades
00:49:13je trouve que vraiment
00:49:14cette demande
00:49:17de suppression
00:49:17de madame
00:49:18Muller-Bron
00:49:20est pour moi
00:49:21déplacée
00:49:22je suis vraiment
00:49:23dans l'idée
00:49:24on vient
00:49:25comme Daniel Chassin
00:49:26vient de le rappeler
00:49:27si nous n'avons plus
00:49:28de décès
00:49:29de diphtérie
00:49:30de zétanos
00:49:31par la coqueluche
00:49:32enfin
00:49:33la polio
00:49:34qui a disparu
00:49:35de nos pays
00:49:35mais c'est grâce à quoi
00:49:36c'est quand même
00:49:37grâce au vaccin
00:49:38pourquoi on voudrait
00:49:39voilà
00:49:42donc
00:49:43je suis absolument
00:49:44bien sûr
00:49:45opposé
00:49:46à
00:49:46ce que demande
00:49:48madame Muller-Bron
00:49:49madame Rossignol
00:49:50vous avez la parole
00:49:51en fait
00:49:57il y a deux sujets
00:49:58il y a la vaccination
00:49:59des soignants
00:50:00et la vaccination
00:50:01des résidents
00:50:02et on va traiter
00:50:03au cours de cet article 20
00:50:05les deux sujets
00:50:05mais je voudrais revenir
00:50:07sur les propos
00:50:08de notre collègue
00:50:09Muller-Bron
00:50:10d'abord pour lui rappeler
00:50:11qu'il y a déjà
00:50:11des obligations vaccinales
00:50:13pour les soignants
00:50:13voilà
00:50:14que les soignants
00:50:15sont supposés
00:50:16se vacciner
00:50:17être vaccinés
00:50:18contre le tétanos
00:50:19la diphtérie
00:50:20la poliomélite
00:50:21et l'hépatite B
00:50:21ces vaccins
00:50:24sont
00:50:24schématiquement
00:50:26je dirais
00:50:26des vaccins
00:50:27qui permettent
00:50:28de protéger
00:50:29les soignants
00:50:29contre les risques
00:50:31qu'ils auraient
00:50:32d'attraper
00:50:33une de ces maladies
00:50:34dans l'exercice
00:50:35de leur profession
00:50:36ce dont nous discutons là
00:50:38c'est la nécessité
00:50:40de vacciner
00:50:41les soignants
00:50:42dans les EHPAD
00:50:43pour protéger
00:50:44les résidents
00:50:45des EHPAD
00:50:46ce n'est pas tout à fait
00:50:47la même logique
00:50:48comment peut-on
00:50:49hésiter
00:50:51lorsqu'on connaît
00:50:53la fragilité
00:50:54le risque
00:50:54je n'ai pas
00:50:55les derniers chiffres
00:50:56mais il y avait
00:50:56quand même
00:50:578 à 10 000 morts
00:50:59par an
00:51:00de la grippe
00:51:01sur ces 8 à 10 000
00:51:02morts par an
00:51:03de la grippe
00:51:03l'immense majorité
00:51:05d'entre eux
00:51:05est des personnes âgées
00:51:06et des personnes
00:51:07vulnérables
00:51:08comment peut-on
00:51:09hésiter
00:51:10à protéger
00:51:11les résidents
00:51:12des EHPAD
00:51:13contre le risque
00:51:14de grippe
00:51:16qui serait
00:51:16introduit
00:51:17dans les EHPAD
00:51:18par les personnels
00:51:19d'encadrement
00:51:21les soignants
00:51:22les personnes
00:51:22qui sont auprès
00:51:23des résidents
00:51:24des EHPAD
00:51:24comment peut-on
00:51:25se dire
00:51:26que l'on expose
00:51:27les résidents
00:51:29les personnes âgées
00:51:30à un risque
00:51:31d'introduction
00:51:32dans les EHPAD
00:51:33d'une maladie
00:51:34certes banale
00:51:35mais pour certains
00:51:36d'entre eux
00:51:36mortelle
00:51:37qu'est la grippe
00:51:38ça ne me paraît
00:51:39ni sérieux
00:51:40ni généreux
00:51:41merci
00:51:42chère collègue
00:51:44madame
00:51:44madame
00:51:46Suiris
00:51:47vous avez la parole
00:51:48mais vous pourrez
00:51:49intervenir aussi
00:51:50par la suite
00:51:51dans les explications
00:51:54de vote
00:51:54des amendements
00:51:55qui vont suivre
00:51:56je vous laisse
00:51:56la parole
00:51:57merci beaucoup
00:51:59monsieur le président
00:51:59juste une intervention
00:52:01pour aller dans ce sens
00:52:02là aussi
00:52:02il faut impérativement
00:52:05différencier la question
00:52:06des soignants
00:52:07et des résidents
00:52:08parce que dans les deux cas
00:52:10bien entendu
00:52:11c'est pour protéger
00:52:12les personnes
00:52:12mais en revanche
00:52:14quand même
00:52:14il y a la question
00:52:16du choix
00:52:17moi j'entends beaucoup
00:52:17la question du choix
00:52:18bon la question du choix
00:52:19très bien
00:52:19mais la question du choix
00:52:21autant le soignant
00:52:23a le choix
00:52:24de travailler en établissement
00:52:26de ne pas travailler
00:52:27en établissement
00:52:27donc on peut s'estimer
00:52:29que
00:52:29s'il ne veut pas
00:52:31se faire vacciner
00:52:33et bien
00:52:33il n'ira pas
00:52:34en établissement
00:52:35en revanche
00:52:36en revanche
00:52:37le résident
00:52:37lui
00:52:38il n'a pas le choix
00:52:39donc il est pris
00:52:40vraiment
00:52:41en otage
00:52:42de cette situation
00:52:43s'il n'est pas
00:52:45protégé
00:52:46par le vaccin
00:52:47donc c'est absolument
00:52:48essentiel
00:52:49de faire cette différence
00:52:50et il est absolument
00:52:50essentiel
00:52:51de pouvoir le protéger
00:52:52oui par ces vaccins
00:52:53merci
00:52:54merci
00:52:54vous avez la parole
00:52:56merci monsieur le président
00:53:03non moi je ne vais pas intervenir
00:53:04sur le fond
00:53:04de cet article
00:53:05mais je trouve
00:53:06que c'est une discussion
00:53:07qui est importante
00:53:08et c'est une discussion
00:53:09qui est intéressante
00:53:10preuve en dé
00:53:11je le dis quand même
00:53:12dans cet article
00:53:14il est précisé
00:53:14qu'il y a
00:53:15une activité
00:53:16de promotion
00:53:16de la vaccination
00:53:17qui est prévue
00:53:18c'est donc bien
00:53:18qu'il y a quand même
00:53:19un sujet d'acceptabilité
00:53:20et nous devons en discuter
00:53:21de façon sereine
00:53:22moi je n'ai aucun
00:53:23aucun problème
00:53:24sur cet article
00:53:24et je le voterai
00:53:25sans aucune difficulté
00:53:26mais je pense qu'il faut
00:53:27qu'on évite la caricature
00:53:28c'est ça qui me semble
00:53:29être important
00:53:29j'entends des applaudissements
00:53:31dans un sens ou dans l'autre
00:53:31je crois qu'il faut
00:53:32qu'on soit extrêmement prudent
00:53:33c'est un débat
00:53:34qui doit avoir lieu
00:53:35je le dis
00:53:35il est précisé
00:53:36dans cet article
00:53:37qu'il y a une activité
00:53:37de promotion
00:53:38de la vaccination
00:53:39et donc ça ne va pas de soi
00:53:40et on le sait bien
00:53:41depuis la crise Covid
00:53:42on a un certain nombre
00:53:43de discussions à voir
00:53:44y compris avec les résidents
00:53:46y compris avec les personnels
00:53:47je le dis d'autant
00:53:48qu'on est quand même
00:53:48sur un secteur
00:53:49où il y a quand même
00:53:50une tension
00:53:50sur le recrutement
00:53:51des personnels
00:53:52donc il vaut mieux
00:53:53qu'on ait ce débat
00:53:53de façon posée
00:53:54on votera à la fin
00:53:55je voterai cet article
00:53:56sans aucune difficulté
00:53:57mais posons le débat
00:53:58très sereinement
00:53:59c'est pour ça
00:54:00que je voulais intervenir
00:54:00Monsieur le Président
00:54:01Merci Madame Huller-Bron
00:54:02vous nous présentez
00:54:03votre amendement 173
00:54:05de suppression s'il vous plaît
00:54:06Merci Monsieur le Président
00:54:09alors je voulais revenir
00:54:10sur cet amendement
00:54:12qui en fait
00:54:12veut une obligation
00:54:14de vaccination anti-grippale
00:54:16et je précise bien
00:54:17qu'on parle d'une vaccination
00:54:18anti-grippale
00:54:18et pas des autres vaccinations
00:54:20qu'on ne remet pas en question
00:54:21pour les professionnels
00:54:22de santé libéraux
00:54:24nous savons très bien
00:54:25que le personnel de santé
00:54:27du médico-social
00:54:28et de l'hospitalier
00:54:29on a arrêté
00:54:31l'obligation vaccinale
00:54:32en 2006
00:54:33parce qu'elle n'était pas
00:54:34efficace
00:54:35et donc aujourd'hui
00:54:36il n'y a pas
00:54:37d'obligation vaccinale
00:54:38mais on pourrait
00:54:38la réenclencher
00:54:39par décret
00:54:40l'article ici
00:54:42demande
00:54:42la vaccination
00:54:44obligatoire
00:54:45anti-grippale
00:54:46pour les professionnels
00:54:47de santé libéraux
00:54:48et là je me pose
00:54:49la question
00:54:50comment
00:54:51alors au niveau
00:54:52de l'embauche
00:54:53dans des EHPAD
00:54:54ou en médico-social
00:54:55ou à l'hôpital
00:54:56ce sera une condition
00:54:57de recrutement
00:54:57si le décret
00:54:59qui a été
00:55:00suspendu en 2006
00:55:01est réactivé
00:55:03par le gouvernement
00:55:04mais comment
00:55:05vous allez
00:55:05contrôler
00:55:06les libéraux
00:55:07comment on va
00:55:08obliger les libéraux
00:55:09à se vacciner
00:55:10mais moi je me pose
00:55:11la question
00:55:11les médecins
00:55:12qui entrent
00:55:14dans les EHPAD
00:55:15à l'hôpital
00:55:15les médecins libéraux
00:55:17les généralistes
00:55:17mais tous les spécialistes
00:55:18qui va aller contrôler
00:55:20leur vaccination
00:55:20je suis désolée
00:55:22ça fait 5 ans
00:55:22qu'on parle de vaccination
00:55:23et on a cette question là
00:55:25comment
00:55:25vous allez
00:55:26les contrôler
00:55:27alors l'AHAS
00:55:29est contre
00:55:29cette vaccination
00:55:30obligatoire
00:55:31il y a un coup de force
00:55:33on n'a pas besoin
00:55:34de l'avis de l'AHAS
00:55:36qui donne un avis
00:55:36défavorable
00:55:37depuis 20 ans
00:55:38et là on passe au-dessus
00:55:40et il n'y a pas
00:55:41d'urgence en fait
00:55:42nous avons reçu
00:55:43beaucoup de courriers
00:55:43de directeurs
00:55:44d'établissement
00:55:45qui s'inquiètent
00:55:47de cette obligation
00:55:48parce qu'ils savent
00:55:49qu'ils vont perdre
00:55:50du personnel
00:55:50mais de toute façon
00:55:51l'objet de cet amendement
00:55:53n'est pas lié
00:55:54au personnel salarié
00:55:55il est lié
00:55:56à la médecine libérale
00:55:58concernant les 17 000 décès
00:56:00qu'on nous donne
00:56:01et que la propagande
00:56:02nous explique
00:56:03à la radio
00:56:04dans les médias
00:56:05si, excusez-moi
00:56:06ou l'explication
00:56:08voilà
00:56:08le bulletin
00:56:09laissez-moi terminer
00:56:11si vous voulez bien
00:56:12c'est fini
00:56:12votre temps de parole
00:56:14est épuisé
00:56:15chers collègues
00:56:15pardon
00:56:15vous avez deux minutes
00:56:17merci
00:56:17quel est l'avis
00:56:19de la commission
00:56:20madame la rapporteure
00:56:21merci monsieur le président
00:56:24madame la ministre
00:56:25mes chers collègues
00:56:26je me joie en propos
00:56:27de notre collègue
00:56:27Frédéric Puissa
00:56:28pour un débat
00:56:28le plus apaisé possible
00:56:31peu de mesures
00:56:32concernent la prévention
00:56:33dans ce projet
00:56:34de loi de financement
00:56:34de la sécurité sociale
00:56:35mais l'article 20
00:56:36fait partie de cela
00:56:37et à titre personnel
00:56:39je le salue
00:56:39je vais commencer
00:56:40par rappeler
00:56:41que la dernière épidémie
00:56:42et les chiffres
00:56:43viennent d'être évoqués
00:56:43par notre collègue
00:56:44a été particulièrement
00:56:46virulente
00:56:46puisque les autorités sanitaires
00:56:48en ont fait le bilan
00:56:49avec 30 000 hospitalisations
00:56:50et 17 000 décès
00:56:52comptabilisés
00:56:53donc avec une surmortalité
00:56:55liée à la grippe
00:56:56dans un contexte
00:56:57où la vaccination
00:56:58des professionnels de santé
00:56:59en établissement
00:57:00stagne aux alentours
00:57:00de 20%
00:57:01il est légitime
00:57:02de s'interroger
00:57:03sur la réactivation
00:57:05de certaines obligations
00:57:05vaccinales
00:57:06et sur la création
00:57:08de nouvelles
00:57:09je pense qu'il faut
00:57:11différencier plusieurs mesures
00:57:12et ça a été dit
00:57:12dans l'article 20
00:57:15j'aurai l'occasion
00:57:15d'y revenir
00:57:16en tout état de cause
00:57:17la mise en oeuvre
00:57:19de nouvelles obligations
00:57:20vaccinales
00:57:21pour les professionnels
00:57:22de santé
00:57:22libéraux
00:57:24sera sous réserve
00:57:25de l'avis
00:57:26de la haute autorité
00:57:26de santé
00:57:27qui est prévue
00:57:28au printemps prochain
00:57:29on n'aurait pas eu
00:57:31d'autres PLFSS
00:57:32pas d'autres textes
00:57:33avant le printemps
00:57:33donc c'est pour ça
00:57:34que cette mesure
00:57:34est inscrite
00:57:35dans ce texte
00:57:37elle emporte
00:57:37une large adhésion
00:57:38des acteurs de la santé
00:57:39et des professionnels
00:57:40eux-mêmes
00:57:40visons-le
00:57:41je rappelle que l'article
00:57:42prévoit une obligation
00:57:43de vaccination
00:57:43contre la grippe
00:57:44mais aussi contre la rougeole
00:57:45pour les professionnels
00:57:46qui travaillent
00:57:47dans le secteur
00:57:47de la petite enfance
00:57:49là aussi l'épidémie
00:57:50connaît une recrudescence
00:57:51c'est pas nouveau
00:57:52du temps de madame Buzyn
00:57:53ministre
00:57:54il y avait eu
00:57:55un certain nombre
00:57:55de décès
00:57:56et tout le monde
00:57:56s'en était ému
00:57:58et c'est ce qui a conduit
00:57:59la HHS à se prononcer
00:58:00en faveur d'une obligation
00:58:01de vaccination
00:58:02contre la rougeole
00:58:03pour ces professionnels
00:58:04en 2023
00:58:05donc il faut aborder
00:58:06le sujet de façon
00:58:07j'allais dire pragmatique
00:58:08mesurée
00:58:09sans idéologie
00:58:10mais en analysant
00:58:11ce que la vaccination
00:58:12peut nous apporter
00:58:12collectivement
00:58:14une meilleure protection
00:58:14de la santé
00:58:15des plus fragiles
00:58:16moins de morts
00:58:16moins de coups d'hospitalisation
00:58:18et moins de complications
00:58:19inutiles
00:58:20donc vous le savez
00:58:20ma collègue
00:58:21ce sera un avis défavorable
00:58:22sur votre amendement
00:58:23de suppression
00:58:24merci
00:58:25quel est l'avis du gouvernement
00:58:26madame la ministre
00:58:26merci monsieur le président
00:58:29voilà une mesure
00:58:30de prévention
00:58:31on parle beaucoup
00:58:32de prévention
00:58:32en voilà une
00:58:33prévention
00:58:35parce que cela a été dit
00:58:36l'année dernière
00:58:37c'était 17 000 excès
00:58:38de mortalité
00:58:3917 000
00:58:40ça fait plus
00:58:42que le nombre
00:58:42de morts
00:58:43de la canicule
00:58:43en 2003
00:58:44ça embolise
00:58:46et vous le savez
00:58:47tous nos services
00:58:47d'urgence
00:58:48donc une vraie mesure
00:58:49de prévention
00:58:49et pour les gens
00:58:51eux-mêmes
00:58:52et pour les familles
00:58:53mais pour aussi
00:58:54notre organisation
00:58:55je suis d'accord
00:58:57avec madame Puissière
00:58:57on a un vrai sujet
00:58:58on a un vrai sujet
00:58:59qui est probablement
00:59:00alimenté aussi
00:59:01par tout l'enjeu
00:59:02de l'information
00:59:03des fake news
00:59:04de
00:59:05de ces
00:59:07cet envahissement
00:59:09quand même
00:59:09sur les réseaux sociaux
00:59:10de sujets
00:59:12sur la vaccination
00:59:13il suffit de dire
00:59:14le mot vaccin
00:59:15pour la grippe
00:59:15pour avoir
00:59:17un pic
00:59:18et là je sais
00:59:18qu'en en parlant
00:59:19j'ai mes réseaux sociaux
00:59:20qui commencent
00:59:21à gonfler
00:59:22de façon
00:59:22assez hallucinante
00:59:24c'est d'ailleurs
00:59:24assez intéressant
00:59:25de regarder parfois
00:59:26qui se cache derrière
00:59:27mais ça ne doit pas
00:59:28occulter l'inquiétude
00:59:29des gens
00:59:30sur la vaccination
00:59:31beaucoup
00:59:31de nos concitoyens
00:59:33sont maintenant
00:59:34inquiets
00:59:34à l'idée
00:59:35d'aller se faire
00:59:36faire leur vaccin
00:59:37et ça
00:59:37il faut le prendre en compte
00:59:38ce qui est important
00:59:40c'est de pouvoir dire
00:59:41à ces gens
00:59:42qui sont inquiets
00:59:43et qui sont
00:59:43parce que je le rappelle
00:59:44il est temps
00:59:45d'aller faire son vaccin
00:59:46contre la grippe
00:59:47le Covid
00:59:48pour les personnes
00:59:49de plus de 65 ans
00:59:51et les personnes
00:59:51fragiles
00:59:52il y en a forcément
00:59:53qui sont inquiets
00:59:55je leur redis
00:59:55allez en discuter
00:59:57avec votre médecin
00:59:58avec votre professionnel
01:00:00de santé
01:00:00qui va pouvoir
01:00:01vous rassurer
01:00:03mais vous expliquer
01:00:04scientifiquement
01:00:05les données
01:00:05pourquoi il est
01:00:06préférable
01:00:07de se faire vacciner
01:00:08quels sont
01:00:09les risques
01:00:10sans le vaccin
01:00:10par rapport
01:00:11à votre état
01:00:12donc
01:00:14beaucoup
01:00:15de discussions
01:00:16à renforcer
01:00:17et un travail
01:00:18à faire
01:00:18sur les fake news
01:00:19et nous nous y engageons
01:00:20parce que
01:00:21nous devons redonner
01:00:22cette confiance
01:00:23dans la science
01:00:24et on s'en éloigne
01:00:25malheureusement
01:00:26chaque année
01:00:27ensuite
01:00:28je voudrais le dire ici
01:00:29sur l'obligation
01:00:30vaccinale des soignants
01:00:31il y a déjà
01:00:32quatre maladies
01:00:33pour lesquelles
01:00:34les vaccins
01:00:35sont obligatoires
01:00:36chez les soignants
01:00:37que sont
01:00:38l'hépatite B
01:00:39et la diphtérie
01:00:40le tétanos
01:00:41et la polio
01:00:42et ces vaccins
01:00:43ne posent pas
01:00:44d'ambiguïté
01:00:45pour les soignants
01:00:46ils les font
01:00:48c'est obligatoire
01:00:49c'est rentré
01:00:50dans la culture
01:00:51même s'il y avait eu
01:00:52pas mal de discussions
01:00:52au moment de l'obligation
01:00:54de la vaccination
01:00:55de l'hépatite B
01:00:55certains je suis sûre
01:00:56se souviennent
01:00:57des débats
01:00:58malgré tout
01:00:59on se rend compte
01:01:00que seulement 21%
01:01:01des soignants
01:01:02sont vaccinés
01:01:04contre la grippe
01:01:06et quand on regarde
01:01:08et ce qui peut
01:01:08interroger
01:01:09et alimenter
01:01:10nos débats aussi
01:01:11c'est que dans ces 21%
01:01:12une majorité
01:01:13sont plutôt les médecins
01:01:14pourquoi les médecins
01:01:15sont plus vaccinés
01:01:16que les aides-soignantes
01:01:17je pense que c'est
01:01:18un sujet aussi
01:01:19à regarder
01:01:20et je crois que
01:01:21et d'ailleurs
01:01:21beaucoup d'expériences
01:01:22montrent que dans
01:01:23les établissements
01:01:24quand les médecins
01:01:26par exemple
01:01:27chefs de service
01:01:28font des réunions
01:01:30avec les infirmières
01:01:31et leurs aides-soignantes
01:01:31de leurs services
01:01:32et disent
01:01:32allez venez
01:01:33on va aller se faire
01:01:34vacciner ensemble
01:01:35après avoir échangé
01:01:37autour de ce vaccin
01:01:38l'ensemble de l'équipe
01:01:39se fait vacciner
01:01:39et les taux de vaccination
01:01:41dans ces services-là
01:01:42augmentent
01:01:43donc je crois
01:01:44qu'on a un vrai
01:01:45gros travail à faire
01:01:46d'explications scientifiques
01:01:48de rassurance
01:01:49par rapport
01:01:50aux vaccinations
01:01:52mais on ne peut pas
01:01:53rester avec ce chiffre
01:01:54de 21%
01:01:54il me semble
01:01:55qui est vraiment
01:01:55très très bas
01:01:57cependant dans l'article
01:01:58nous nous référons
01:02:00à la science
01:02:01à la haute autorité
01:02:02de santé
01:02:02qui quand elle
01:02:04donnera son avis
01:02:05et seulement
01:02:06si elle donne
01:02:07un avis
01:02:07à un intérêt
01:02:08à la vaccination
01:02:09obligatoire des soignants
01:02:10nous pourrons
01:02:11l'appliquer
01:02:12à la saison prochaine
01:02:13c'est pour ça
01:02:14que c'est
01:02:15dès cette année
01:02:16dès ce PLFSS
01:02:17inscrit dans la loi
01:02:19pour un avis
01:02:20qui sera donné
01:02:20au premier semestre
01:02:212026
01:02:22pour que
01:02:23dès l'année prochaine
01:02:24ça pourrait être
01:02:24mis en place
01:02:25sinon ça reculera
01:02:26d'encore un an
01:02:27sur le ROR
01:02:28la haute autorité
01:02:29de santé
01:02:30a donné son avis
01:02:32qui recommande
01:02:33cette obligation
01:02:33importante
01:02:34c'est 83%
01:02:36des infections
01:02:36de rougeole
01:02:37qui sont liées
01:02:38à une action
01:02:39nosocomiale
01:02:39c'est à dire
01:02:40dans un milieu
01:02:41de soins
01:02:42donc il y a une vraie
01:02:44raison
01:02:46de demander
01:02:46cette obligation
01:02:48aux soignants
01:02:49ensuite
01:02:50sur les personnes âgées
01:02:51j'entends le débat
01:02:52qui est différent
01:02:54qui est différent
01:02:55des soignants
01:02:55déjà par leur taux
01:02:56de vaccination
01:02:57puisque les personnes
01:02:57âgées en EHPAD
01:02:58sont vaccinées
01:03:00à un taux de 83%
01:03:01on pourrait considérer
01:03:02que c'est suffisant
01:03:05vous avez aussi noté
01:03:07et je serai défavorable
01:03:08aux amendements
01:03:09qui diront l'inverse
01:03:10que les sanctions
01:03:11ne sont pas inscrites
01:03:12dans ce texte
01:03:14pour les personnes âgées
01:03:15et je pense
01:03:16que c'est très important
01:03:17parce que
01:03:18sur les 83%
01:03:19sur ceux qui restent
01:03:20de non vaccinés
01:03:21il y a une partie
01:03:22des gens
01:03:22qui ont des contre-indications
01:03:23ça arrive
01:03:23et il n'est pas question
01:03:24d'obliger les gens
01:03:25avec des contre-indications
01:03:26de se faire vacciner
01:03:29certains n'ont peut-être pas
01:03:30l'information
01:03:31l'occasion
01:03:32ont raté le coche
01:03:33ça arrive
01:03:34on passe au travers
01:03:36du moment
01:03:36où tout le monde
01:03:37se fait vacciner
01:03:38et puis voilà
01:03:39on ne le fait pas
01:03:39d'autres ont peur
01:03:40et dans ces cas-là
01:03:42il faut mettre des mesures
01:03:43pour rassurer
01:03:44et les sanctions
01:03:46seront décidées
01:03:47avec les conseils
01:03:48de famille
01:03:49avec les patients
01:03:50et les établissements
01:03:51et je crois
01:03:52qu'il faut laisser
01:03:52cette discussion
01:03:54vraiment
01:03:54dans chacun
01:03:56des établissements
01:03:57je dirais
01:03:58au cas par cas
01:03:58donc voilà
01:03:59j'espère que
01:04:00je dois avouer
01:04:03que cette suppression
01:04:05à l'Assemblée
01:04:06a entraîné
01:04:07chez certains
01:04:08dont moi
01:04:09une assez grande tristesse
01:04:11une tristesse
01:04:12de cet éloignement
01:04:13de la science
01:04:14on a vraiment
01:04:15beaucoup de travail
01:04:16alors nous
01:04:17personnellement
01:04:18on est pour une forte
01:04:18incitation
01:04:19mais c'est pas tant
01:04:21là-dessus
01:04:21que je voudrais intervenir
01:04:22effectivement
01:04:24vous pointez
01:04:25une difficulté
01:04:26quand même
01:04:26parce que
01:04:28alors on dit
01:04:29le flux
01:04:29le stock
01:04:30je suis désolée
01:04:30c'est pas très
01:04:31pas très joli
01:04:33comme terme
01:04:33mais vous dites
01:04:34on touche pas
01:04:35le stock
01:04:36c'est-à-dire
01:04:36ceux qui sont là
01:04:37ils n'auront pas
01:04:38l'obligation
01:04:39mais c'est une obligation
01:04:40en flux
01:04:41alors moi
01:04:43je suis un peu étonné
01:04:43parce que
01:04:44pourquoi vous dites ça
01:04:46parce que les 15%
01:04:48qui sont pas vaccinés
01:04:49on va pas pouvoir
01:04:50les virer
01:04:51c'est ça
01:04:52c'est très bien
01:04:53mais je rappelle
01:04:54quand même
01:04:54enfin mais
01:04:55c'est pas que je rappelle
01:04:56je note
01:04:56que le vaccin
01:04:58de la grippe
01:04:58est annuel
01:04:59c'est-à-dire
01:05:00qu'il y a des personnes
01:05:01qui peut-être
01:05:02par l'obligation
01:05:03rentreront
01:05:03et un an après
01:05:05se revaccineront pas
01:05:07donc la difficulté
01:05:09que vous avez montré
01:05:10en excluant
01:05:11de le rendre obligatoire
01:05:13dès aujourd'hui
01:05:15et pour
01:05:16les 15%
01:05:17qui ne veulent pas
01:05:19en dynamique
01:05:21vous retrouverez
01:05:22le problème
01:05:22le même problème
01:05:23et puis après
01:05:25je veux dire
01:05:26si on part
01:05:28sur les
01:05:29il y a des services
01:05:30de gériatrie
01:05:30à l'hôpital
01:05:31ce qu'il va falloir
01:05:32en long séjour
01:05:34etc
01:05:34et tant de ça
01:05:36bon mais en tout état
01:05:37de cause
01:05:38je veux dire
01:05:39la difficulté
01:05:40c'est bien
01:05:40parce qu'il y a
01:05:41une difficulté
01:05:42que vous pointez
01:05:42que ce ne sera valable
01:05:44que pour le flux
01:05:45et cette difficulté
01:05:46vous la retrouverez
01:05:48au renouvellement
01:05:49la personne
01:05:50peut bien signer
01:05:51qu'elle se vaccine
01:05:52rentrée vaccinée
01:05:54mais dans votre contrat
01:05:55de séjour
01:05:56vous allez dire
01:05:57que c'est obligatoire
01:05:57de renouveler le vaccin
01:05:58et là
01:05:59bonne chance
01:06:00s'il y en a
01:06:01qui ne le renouvellent pas
01:06:02merci
01:06:03monsieur Livrier
01:06:04vous avez la parole
01:06:05pour une explication
01:06:06de vote
01:06:07je vais faire très vite
01:06:09mais je vais juste répondre
01:06:10à madame la rapporteure
01:06:10et à madame la ministre
01:06:11madame la rapporteure
01:06:12si je parle de stock
01:06:14et de flux
01:06:14ce n'est pas des mots
01:06:15que j'aime beaucoup
01:06:16concernant les personnes
01:06:16mais bon
01:06:17cette imagerie rapide
01:06:19c'est dès la construction
01:06:22du stock
01:06:22que je l'interdis
01:06:23et que
01:06:24pas que je l'interdis
01:06:25que je propose
01:06:26à ceux qui signent
01:06:28oui ou non
01:06:29dans le contrat
01:06:29que vous avez
01:06:30à partir du moment
01:06:32où vous signez
01:06:32le contrat
01:06:33pour entrer
01:06:33dans mon EHPAD
01:06:34vous serez vacciné
01:06:36tous les ans
01:06:37vous serez vacciné
01:06:39tous les ans
01:06:39donc il n'y a pas de débat
01:06:40je le signe
01:06:41ou je ne le signe pas
01:06:42c'est exactement
01:06:43comme pour les crèches
01:06:45et pour les écoles
01:06:45on a fait la même chose
01:06:46si madame Buzyn
01:06:47n'avait pas eu ce courage
01:06:48à cette époque là
01:06:49on en serait toujours
01:06:49à discuter de prévention
01:06:50et je réponds à madame la ministre
01:06:52la même chose
01:06:52c'est à dire que
01:06:53si madame Buzyn
01:06:54à l'époque
01:06:55n'avait pas eu ce courage
01:06:56et Dieu sait
01:06:56que ça a été compliqué
01:06:57à l'époque
01:06:57je m'en souviens
01:06:58de dire oui
01:06:59à des sanctions
01:06:59on n'en serait pas là
01:07:01aujourd'hui
01:07:01on serait encore
01:07:02à parler de prévention
01:07:03il faut convaincre
01:07:04il faut convaincre
01:07:05aujourd'hui
01:07:05qui convainc
01:07:07sur les réseaux sociaux
01:07:07ce sont les antivax
01:07:09donc nous devons faire
01:07:10gagner la science
01:07:11et je crois
01:07:11qu'à un moment
01:07:12il faut être parfois
01:07:14directif
01:07:14et dire
01:07:15si vous voulez rentrer
01:07:17vous avez votre libre arbitre
01:07:18mais si vous rentrez
01:07:19vous signez un contrat
01:07:20et dans ce contrat
01:07:21vous serez vacciné
01:07:22obligatoirement
01:07:23il n'y a pas de sujet
01:07:24de date de mai à septembre
01:07:25puisque l'engagement
01:07:26est pris
01:07:26dès l'entrée
01:07:28madame Muller-Bronne
01:07:30vous avez la parole
01:07:31pour une explication de vote
01:07:32merci monsieur le président
01:07:35alors
01:07:36concernant les EHPAD
01:07:37on a bien
01:07:38juridiquement
01:07:39une différence
01:07:40avec les crèches
01:07:41c'est que
01:07:42la personne âgée
01:07:43elle est légalement
01:07:44chez elle
01:07:45c'est son foyer
01:07:46elle n'est pas
01:07:47dans un
01:07:48un hébergement
01:07:50collectif
01:07:50donc juridiquement
01:07:52je ne suis pas convaincue
01:07:53que ce soit possible
01:07:55de l'obliger
01:07:55à se vacciner
01:07:56chez elle
01:07:57c'est son foyer
01:07:58personnel
01:07:58voilà
01:07:59je voterai
01:08:00l'amendement
01:08:01de madame la rapporteure
01:08:02bien sûr
01:08:03qui évite
01:08:04cette obligation
01:08:05je voulais juste
01:08:05dire aussi que
01:08:06dans tous les pays
01:08:08évolués
01:08:09notamment européens
01:08:10qui s'abstiennent
01:08:11de telles obligations
01:08:12sans pour autant
01:08:13être ravagés
01:08:14par des maladies infectieuses
01:08:16comme chez nous
01:08:17celles-ci ne sont
01:08:17impliquées
01:08:18que dans moins
01:08:19de 2% des décès
01:08:20nous serions
01:08:21alors le seul
01:08:22pays européen
01:08:22à engager
01:08:24une obligation
01:08:25vaccinale
01:08:25pour la grippe
01:08:26et je voulais
01:08:27bien rappeler
01:08:28que je cite
01:08:30c'est bien
01:08:31l'autorité
01:08:31la haute autorité
01:08:33de santé
01:08:34qui s'exprime
01:08:36ainsi
01:08:37et parle
01:08:37d'un vaccin
01:08:38non efficace
01:08:39et qui s'est encore
01:08:40exprimé
01:08:41le mois d'octobre
01:08:42dernier
01:08:42contre cette obligation
01:08:43en Europe
01:08:45le système finlandais
01:08:46qui est le plus avancé
01:08:48et bien
01:08:49conseille
01:08:50c'est une
01:08:51incitation
01:08:53comme vous le dites
01:08:54mais pas
01:08:55une obligation
01:08:56donc
01:08:56serions-nous
01:08:58les seuls
01:08:58et notre pays
01:08:59serait-il tellement
01:09:00infecté
01:09:01par des maladies
01:09:02que nous devrions
01:09:02prendre
01:09:03des
01:09:04décisions
01:09:07comme celle-ci
01:09:08voilà
01:09:08merci
01:09:09merci
01:09:10est-ce que
01:09:11je peux clôturer
01:09:12non
01:09:12monsieur
01:09:13Jaumier
01:09:13je crois que
01:09:14vous êtes déjà
01:09:14exprimé
01:09:15non
01:09:17non
01:09:17non
01:09:18je vous en prie
01:09:18je vous en prie
01:09:20excusez-moi
01:09:20allez-y
01:09:21merci
01:09:22monsieur le président
01:09:24en fait
01:09:26le bilan
01:09:27des extensions
01:09:28d'obligations
01:09:29vaccinales
01:09:31quand Agnès Buzyn
01:09:32était ministre
01:09:33de la santé
01:09:34est extrêmement
01:09:35positif
01:09:35à l'arrivée
01:09:37extrêmement positif
01:09:38je veux dire
01:09:39il faut être
01:09:40pragmatique
01:09:41et
01:09:41il reste
01:09:43quelques personnes
01:09:44qui s'opposent
01:09:45on les met pas
01:09:45en prison
01:09:46je vous rassure
01:09:47etc
01:09:47mais la collectivité
01:09:48a gagné
01:09:49la collectivité
01:09:50a gagné
01:09:51à une responsabilisation
01:09:53inscrite dans la loi
01:09:54et là
01:09:55il s'agit
01:09:56exactement
01:09:57de la même chose
01:09:58et donc
01:09:59pourquoi
01:10:00ne le ferions-nous pas
01:10:02et
01:10:03madame la rapporteure
01:10:04au moment
01:10:05où les gens
01:10:06entrent
01:10:06j'ai entendu
01:10:07votre remarque
01:10:10mais ça se règle
01:10:11par le réglementaire
01:10:13sans aucune difficulté
01:10:14donc c'est pas
01:10:15un motif
01:10:16pour s'opposer
01:10:17à l'obligation
01:10:18vaccinale
01:10:19de principe
01:10:20qui est un sujet
01:10:22d'intérêt collectif
01:10:23et qui va protéger
01:10:25donc
01:10:26moi
01:10:26j'entends
01:10:28vos objections
01:10:29mais juste
01:10:30l'histoire
01:10:31de la vaccination
01:10:32et en tenant
01:10:33compte
01:10:34du respect
01:10:34qu'on doit
01:10:35aussi
01:10:35à chaque personne
01:10:36et à chaque résident
01:10:37en EHPAD
01:10:37aucun ne sera
01:10:38mis dehors
01:10:39de son EHPAD
01:10:41et bien
01:10:42nous commande
01:10:44d'aller dans cette
01:10:44direction là
01:10:45et
01:10:46moi j'attendais
01:10:47madame la rapporteure
01:10:49vous nous précisiez
01:10:50plutôt
01:10:51comment
01:10:52vous comptez
01:10:53procéder
01:10:54pour
01:10:55étendre
01:10:56cette protection
01:10:57collective
01:10:58et pas
01:10:59enfin votre amendement
01:11:01pardon
01:11:02mais c'est un recul
01:11:03enfin je vous le dis
01:11:04avec tout le respect
01:11:05que j'ai pour vous
01:11:06vous le savez
01:11:06mais je pense pas
01:11:07qu'il va bénéficier
01:11:08à la santé publique
01:11:09je trouve la position
01:11:10du gouvernement
01:11:11en l'occurrence
01:11:12très responsable
01:11:13donc moi
01:11:14j'appelle vraiment
01:11:15à ne pas adopter
01:11:16votre amendement
01:11:17qu'on puisse
01:11:17discuter des autres
01:11:19M. Zna
01:11:20vous avez la parole
01:11:21pour une explication
01:11:22de vote
01:11:22merci
01:11:24M. le Président
01:11:25alors nous sommes
01:11:26bien d'accord
01:11:26les personnes
01:11:27qui sont hébergées
01:11:28en EHPAD
01:11:29c'est bien
01:11:30leur domicile
01:11:31dont il est question
01:11:32mais vous comme nous
01:11:34je pense
01:11:34avez connu
01:11:36ou connaissez
01:11:37des personnes
01:11:38qui sont en EHPAD
01:11:39dans lesquelles
01:11:41vous connaissez
01:11:42des épidémies
01:11:43de grippe
01:11:44de Covid
01:11:45et que se passe-t-il
01:11:46pour ces résidents
01:11:47et bien chacun
01:11:48est cloîtré
01:11:50dans sa chambre
01:11:50il n'y a plus
01:11:51de possibilité
01:11:52d'avoir accès
01:11:53aux espaces communs
01:11:54c'est un drame
01:11:55c'est un drame
01:11:56alors qu'on est
01:11:57dans une période
01:11:58de la vie
01:11:58où c'est déjà
01:11:59très compliqué
01:11:59de pouvoir interagir
01:12:00etc
01:12:00et là pendant
01:12:01plusieurs jours
01:12:02parfois pendant
01:12:03encore plus longtemps
01:12:04vous vous retrouvez
01:12:05complètement isolé
01:12:06donc évidemment
01:12:07que ces mesures
01:12:08de prévention
01:12:09sont absolument
01:12:10indispensables
01:12:10et là je voudrais
01:12:11me tourner
01:12:12vers M. le Président
01:12:13qui n'emporte pas
01:12:14la responsabilité
01:12:15évidemment personnelle
01:12:16mais dans la règle
01:12:17de discussion
01:12:18que nous avons ici
01:12:19si nous sommes d'accord
01:12:21pour dire
01:12:21que la représentation nationale
01:12:23devrait être exemplaire
01:12:24dans la promotion
01:12:25de la vaccination
01:12:26et bien la règle
01:12:27de discussion
01:12:28de nos amendements
01:12:29devrait conduire
01:12:30à d'abord
01:12:31examiner
01:12:32ceux qui sont
01:12:33les plus avancés
01:12:35les plus progressistes
01:12:36en la matière
01:12:37et qu'ensuite
01:12:38nous puissions
01:12:40arriver
01:12:41à ceux
01:12:42qui sont
01:12:43dans une version
01:12:44moins disante
01:12:45là nous commençons
01:12:46par un amendement
01:12:48qui est
01:12:49en effet
01:12:50comme le disait
01:12:51notre collègue
01:12:52Bernard Jomier
01:12:53un recul
01:12:54très net
01:12:54donc moi je ne peux
01:12:55que le déplorer
01:12:56et je souhaite
01:12:57qu'à l'avenir
01:12:57sur ce sujet
01:12:58nous puissions
01:12:59établir une règle
01:13:00claire
01:13:01qui démontrerait
01:13:02bien à nos concitoyens
01:13:03qu'en effet
01:13:04la vaccination
01:13:05est une solution
01:13:06d'intérêt général
01:13:07je vous remercie
01:13:08merci chère collègue
01:13:10j'ai eu peur
01:13:11que vous me demandiez
01:13:12si j'étais vacciné
01:13:14contre la grippe
01:13:14oui oui
01:13:15je suis vacciné
01:13:16chère collègue
01:13:17après l'ordre
01:13:18de la discussion
01:13:18c'est le règlement
01:13:20c'est le règlement
01:13:21du Sénat
01:13:21et là il n'y a pas
01:13:22de vaccination
01:13:22est-ce que je peux
01:13:24clore cette discussion
01:13:25par une prise de parole
01:13:26de madame la rapporteure
01:13:27je vous en prie
01:13:29madame la rapporteure
01:13:30vous avez la parole
01:13:31oui
01:13:32merci monsieur le président
01:13:34madame la ministre
01:13:35mes chers collègues
01:13:36qu'on soit clair
01:13:41à titre personnel
01:13:42je suis favorable
01:13:43à la vaccination
01:13:44des personnes âgées
01:13:46contre la grippe
01:13:46bien évidemment
01:13:47bien évidemment
01:13:48c'est pour ça
01:13:49que j'en appelais aussi
01:13:49tout à l'heure
01:13:50à la responsabilité
01:13:51des familles
01:13:51qui influent
01:13:52sur la décision
01:13:53de leurs parents
01:13:54et je pense que
01:13:56c'est peut-être eux
01:13:56qu'on devrait chercher
01:13:57à convaincre
01:13:57pour lesquels
01:13:58il n'y a pas encore
01:13:58d'obligation
01:13:59d'une manière générale
01:14:01il y a une politique
01:14:02de prévention
01:14:03contre la grippe
01:14:03une politique vaccinale
01:14:04dans notre pays
01:14:05depuis des années
01:14:06je rappelle
01:14:06sauf erreur de ma part
01:14:08et madame la ministre
01:14:09a le confirmé
01:14:09souvenez-vous
01:14:10de la campagne
01:14:11de vaccination
01:14:11d'incitation
01:14:12avec le fameux
01:14:13bon gratuit
01:14:13pour les personnes
01:14:14ça a commencé
01:14:14à 75 ans
01:14:15et puis aujourd'hui
01:14:17on est à partir
01:14:18de 65 ans
01:14:20voilà
01:14:20donc je finis
01:14:21par mi-perd'
01:14:22mais vous voyez
01:14:22qu'on a avancé
01:14:23pour embarquer
01:14:24plus de nos concitoyens
01:14:25à se faire vacciner
01:14:26contre la grippe
01:14:27on voit bien
01:14:28qu'il y a eu aussi
01:14:29sur ces discussions
01:14:29avant et après Covid
01:14:30le rapport
01:14:32par la vaccination
01:14:33je dirais même
01:14:33et je remercie
01:14:35les services
01:14:36de la CNAM
01:14:36d'avoir changé
01:14:37la présentation
01:14:38de leur bon
01:14:39de vaccination
01:14:39reçu par
01:14:40les personnes âgées
01:14:42de plus de 65 ans
01:14:43cette année
01:14:43parce que l'année dernière
01:14:44les patients comprenaient
01:14:45qu'il fallait à la fois
01:14:46se faire vacciner
01:14:47contre le Covid
01:14:48et contre la grippe
01:14:49et aujourd'hui
01:14:50beaucoup de patients
01:14:51disent
01:14:52je ne suis pas obligée
01:14:53de me faire vacciner
01:14:53contre le Covid
01:14:54mais on a embarqué
01:14:56plus de personnes
01:14:56pour l'instant
01:14:57les taux sont assez bons
01:14:58contre la grippe
01:14:58pour en venir
01:14:59aux EHPAD
01:15:01il y a un problème
01:15:03effectivement
01:15:04d'adhésion
01:15:05à la vaccination
01:15:06et de résistance
01:15:07et j'ai peur
01:15:09des effets de bord
01:15:09j'ai peur des effets
01:15:11de bord
01:15:11parce que
01:15:12ce qui m'a fait penser
01:15:13c'est l'intervention
01:15:15de notre collègue
01:15:15sur les personnes âgées
01:15:18prises en charge
01:15:19en établissement de santé
01:15:20par exemple
01:15:22en gériatrie
01:15:23dont
01:15:24l'orientation
01:15:26c'est non pas
01:15:27un retour à domicile
01:15:27mais une entrée
01:15:28en EHPAD
01:15:29et si la personne
01:15:32soit souffre
01:15:32de troubles cognitifs
01:15:34soit
01:15:34refuse la vaccination
01:15:35qu'est-ce qu'on fait ?
01:15:37Qu'est-ce qu'on fait
01:15:38de ces patients âgés
01:15:39qui sont prêts à sortir ?
01:15:42C'est une question
01:15:42que je vous pose
01:15:43c'est tout
01:15:43donc moi je souhaite
01:15:45comment ?
01:15:47Vous n'avez pas le droit
01:15:47de répondre
01:15:48non mais
01:15:48voilà
01:15:49oui c'est vrai
01:15:50vous n'avez pas le droit
01:15:51de répondre
01:15:51mais il y a quand même
01:15:52un sujet
01:15:53un sujet global
01:15:55entre obligation
01:15:56adhésion
01:15:58et dans la vraie vie
01:15:59comment on fera ?
01:16:00Voilà
01:16:00encore une fois
01:16:01à titre personnel
01:16:01j'y suis plus que favorable
01:16:03et je partage vos remarques
01:16:04mais c'est cette obligation
01:16:05et effectivement
01:16:07il y a des établissements
01:16:09qui n'ont peut-être pas un taux
01:16:10je ne sais pas
01:16:11là pour le coup
01:16:11ce que je constate
01:16:12sur le terrain
01:16:13c'est qu'en principe
01:16:14il y a quand même
01:16:15un large taux de vaccination
01:16:16et qu'on peut aussi
01:16:18et peut-être aussi
01:16:20engager à ce moment-là
01:16:22pour les personnes
01:16:22qui visitent
01:16:23les personnes âgées
01:16:24dans les établissements
01:16:26les obliger
01:16:26à des gestes barrières
01:16:28quand il y a eu
01:16:29souvenez-vous
01:16:30au moment de la Covid
01:16:31quand les gestes barrières
01:16:33étaient imposés
01:16:34on a eu beaucoup moins
01:16:35de cas de grippe
01:16:36dans notre pays
01:16:36donc voilà
01:16:37il y a peut-être
01:16:37une solution alternative
01:16:39pour protéger les résidents
01:16:40voilà
01:16:40pour lesquelles
01:16:41je n'adhère pas
01:16:43à une obligation vaccinale
01:16:44chez les résidents
01:16:45même si la petite personnalité
01:16:46était favorable
01:16:46mais dans les conditions
01:16:47actuelles du texte
01:16:48je maintiens
01:16:49l'amendement
01:16:50que je vous propose
01:16:51merci madame la ministre
01:16:52et puis ensuite
01:16:53on passera au vote
01:16:54je vous en prie
01:16:55très rapidement
01:16:55monsieur le président
01:16:56remercier la rapporteure générale
01:16:58de parler des gestes barrières
01:16:59qu'on n'a pas évoqué
01:17:00depuis le début
01:17:01et il faut le rappeler
01:17:02ces gestes
01:17:03ont montré leur efficacité
01:17:04il faut évidemment
01:17:05les poursuivre
01:17:06notamment
01:17:06quand on va
01:17:08voir des personnes fragiles
01:17:10pour répondre
01:17:11à votre question
01:17:12sur le malade
01:17:13qui serait hospitalisé
01:17:14la personne âgée
01:17:15qui serait hospitalisée
01:17:16et qui irait
01:17:17directement en EHPAD
01:17:18on peut la vacciner
01:17:19dans les établissements
01:17:21ça se fait d'ailleurs
01:17:22beaucoup
01:17:23à l'hôpital
01:17:24on les vaccine
01:17:26soit parce qu'elles sont d'accord
01:17:27soit parce que leur famille
01:17:28est évidemment d'accord
01:17:30mais il y a un accès
01:17:31au vaccin
01:17:32dans les services
01:17:33qu'il faut
01:17:34absolument poursuivre
01:17:36merci
01:17:37je vais mettre aux voix
01:17:39ces deux amendements identiques
01:17:40le 643 de la commission
01:17:42et le 865
01:17:43avec un avis défavorable
01:17:45du gouvernement
01:17:45qui est pour
01:18:07qui est contre
01:18:10ils sont adoptés
01:18:25et ils font tomber
01:18:27les autres amendements
01:18:28en discussion commune
01:18:30nous passons maintenant
01:18:30à une discussion commune
01:18:32de sept amendements
01:18:33et nous commençons
01:18:34par deux amendements identiques
01:18:35monsieur Ferrault
01:18:36vous nous présentez le 833
01:18:38merci monsieur le président
01:18:43madame la ministre
01:18:44un amendement
01:18:45pour essayer différemment
01:18:48de mieux protéger
01:18:49les personnes les plus fragiles
01:18:51par la vaccination
01:18:53et donc cet amendement
01:18:54vise à instaurer
01:18:55une obligation vaccinale
01:18:57contre la grippe saisonnière
01:18:58à l'égard de certains professionnels
01:19:00de santé
01:19:01exerçant un contact direct
01:19:02des personnes identifiées
01:19:04comme les plus à risque
01:19:05et cette obligation
01:19:06devrait être mise en oeuvre
01:19:08par les employeurs
01:19:09tenus de s'assurer
01:19:09que les personnels
01:19:10affectés auprès des patients
01:19:12vulnérables
01:19:13sont dûment vaccinés
01:19:14cet amendement s'inspire
01:19:17du modèle finlandais
01:19:19qui disent que ce sont
01:19:21les employeurs
01:19:22qui doivent affecter
01:19:23exclusivement
01:19:24des professionnels
01:19:25immunisés
01:19:26auprès des patients
01:19:27à haut risque
01:19:28c'est donc un dispositif
01:19:30qui est
01:19:31qui constituerait
01:19:32une mesure de santé publique
01:19:34cohérente
01:19:35avec le droit existant
01:19:37avec la responsabilité
01:19:39des employeurs
01:19:39en matière de sécurité
01:19:41sans remettre en cause
01:19:43les principes
01:19:43de liberté individuelle
01:19:45je vous remercie
01:19:46merci chère collègue
01:19:47madame Guillotin
01:19:48vous avez un amendement
01:19:49identique
01:19:49le mi-426
01:19:50je vais dire qu'il est défendu
01:19:51je voudrais juste profiter
01:19:53de faire un petit pas de côté
01:19:54parce que j'ai entendu
01:19:54tout à l'heure parler
01:19:55effectivement on est toujours
01:19:56sur l'obligation
01:19:57et le
01:19:57moi je suis favorable
01:19:58à la vaccination
01:19:59à l'obligation vaccinale
01:20:00dans plein de cas
01:20:01mais sur la sensibilisation
01:20:03et peut-être d'autres voies
01:20:04d'essayer de convaincre
01:20:05et on parlait des pays du nord
01:20:07on a quand même
01:20:07les antivax
01:20:08aujourd'hui vous l'avez dit
01:20:09madame la ministre
01:20:10on va avoir nos boîtes mail
01:20:11qui vont être inondées
01:20:12de réseaux sociaux
01:20:13de gens de faux profils
01:20:15etc
01:20:15et il y a un pédiatre
01:20:18d'ailleurs
01:20:18qui
01:20:18alors c'est un
01:20:19je ne sais pas
01:20:20un influenceur
01:20:21je dois le dire
01:20:22oui c'est un influenceur
01:20:23qui est pédiatre la journée
01:20:24et le soir
01:20:24qui fait des petites vidéos
01:20:26et c'est
01:20:27alors c'est hyper intéressant
01:20:28je pense qu'il a plus de poids
01:20:29que ce que l'on peut écrire
01:20:30nous
01:20:31ou les scientifiques
01:20:32quelquefois
01:20:33dans leur revue
01:20:33et je crois qu'il serait intéressant
01:20:35de réfléchir
01:20:36pour une forme
01:20:37de labellisation
01:20:38nous on avait aussi parlé
01:20:39en matière de santé mentale
01:20:40chez les parturiantes
01:20:41de ces influenceurs
01:20:43ou influenceuses
01:20:44qui pourraient être
01:20:45considérés
01:20:46labellisés
01:20:47enfin je ne sais pas
01:20:47comment on pourrait trouver
01:20:48un chemin
01:20:49pour qu'il soit effectivement
01:20:50estampillé
01:20:51contenu intéressant
01:20:52et ça
01:20:53je crois
01:20:54ça aurait une vraie influence
01:20:55positive
01:20:56en tout cas
01:20:56sur l'adhésion
01:20:57à plein de politiques
01:20:58qui sont décriées aujourd'hui
01:21:00dont la politique vaccinale
01:21:01mais je ne le défend pas plus
01:21:03la mentale
01:21:03merci madame la rapporteure
01:21:04vous nous présentez
01:21:05le mi-122 de la commission
01:21:07s'il vous plaît
01:21:08il est rédactionnel
01:21:10madame Guillotin
01:21:12vous poursuivez
01:21:12avec le 563
01:21:14le 563
01:21:18il est défendu
01:21:22allez
01:21:23il est défendu
01:21:25madame la rapporteure
01:21:26le 644
01:21:27s'il vous plaît
01:21:28rédactionnel
01:21:30monsieur Halifé
01:21:32le 428
01:21:33vous avez la parole
01:21:34merci monsieur le président
01:21:36on en a assez parlé
01:21:37je pense
01:21:38il est proposé
01:21:39dans cet amendement
01:21:40de mon collègue Lévy
01:21:41d'étendre cette obligation
01:21:42de vaccination
01:21:43au personnel
01:21:44des établissements
01:21:45de santé
01:21:46privés
01:21:47et public
01:21:48et bien sûr
01:21:49EHPAD
01:21:49et je voulais
01:21:50monsieur le président
01:21:52chers collègues
01:21:52remercier madame la rapporteure
01:21:55et madame la ministre
01:21:56d'avoir insisté
01:21:58sur les gestes barrières
01:21:59chose que je n'avais pas
01:22:01entendue
01:22:01dans les très nombreuses
01:22:03et abondantes
01:22:05communications
01:22:09qu'on a eues
01:22:09nos collègues
01:22:10je crois madame la ministre
01:22:11qu'il faut insister
01:22:12sur ce point là
01:22:13et le rediffuser
01:22:15parce que
01:22:15autant il était
01:22:16très bien suivi
01:22:17pendant la période
01:22:19Covid
01:22:19suivie et efficace
01:22:22autant malheureusement
01:22:23il y a beaucoup
01:22:24de relâchement
01:22:25je le vois régulièrement
01:22:26notamment dans le métro
01:22:27où on est entassé
01:22:29et personne n'a le masque
01:22:31et les gens tous
01:22:32partout
01:22:33donc c'est important
01:22:34d'y insister
01:22:35merci
01:22:35merci
01:22:37qui défend
01:22:38le 457
01:22:40monsieur le président
01:22:41Milon
01:22:42vous êtes premier signataire
01:22:43monsieur Sol
01:22:44vous avez la parole
01:22:45vous avez la parole
01:22:45madame de Seine
01:22:48pardon
01:22:48peu importe
01:22:49ça va être très rapide
01:22:51c'est un amendement
01:22:52identique
01:22:53déposé par le président
01:22:54Milon
01:22:55il est défendu
01:22:56merci madame de Seine
01:22:57quel est l'avis de la commission
01:23:00sur les deux amendements
01:23:01identiques
01:23:02833
01:23:03426
01:23:03merci monsieur le président
01:23:06madame la ministre
01:23:06mes chers collègues
01:23:07alors d'une part
01:23:09cet amendement
01:23:09supprime la linéa
01:23:10qui prévoit
01:23:11l'obligation de vaccination
01:23:12contre la grippe
01:23:13des professionnels libéraux
01:23:14à la linéa 13
01:23:15donc sous réserve
01:23:16que la haute autorité
01:23:17de santé
01:23:17la recommande
01:23:18donc c'est évidemment
01:23:20un point sur lequel
01:23:21je suis
01:23:22favorable
01:23:23à ce que la disposition
01:23:24est maintenue
01:23:24donc défavorable
01:23:25à cette partie de l'amendement
01:23:26et d'autre part
01:23:27l'amendement propose
01:23:28de préciser
01:23:28qu'il revient
01:23:29à l'employeur
01:23:30de vérifier
01:23:30le statut vaccinal
01:23:31des personnels
01:23:32qu'il emploie
01:23:33en réalité ce point
01:23:34est déjà satisfait
01:23:35par la loi
01:23:36et la réglementation
01:23:36en viqueur
01:23:37les employeurs
01:23:38hospitaliers
01:23:39ont la capacité
01:23:40de faire vérifier
01:23:41le statut vaccinal
01:23:42de leurs employés
01:23:43c'est le rôle
01:23:43de la médecine du travail
01:23:44et c'est une condition
01:23:45au recrutement
01:23:46vérifiée au moment
01:23:47de la prise de fonction
01:23:47donc je suis défavorable
01:23:49sur ces deux amendements
01:23:50et pour ces deux raisons
01:23:51sur le 563
01:23:55de madame Guillotin
01:23:57alors sur le 563
01:24:01et puis je ferai
01:24:03le même commentaire
01:24:03sur le 428
01:24:05et le 457
01:24:08puisque les trois amendements
01:24:09demandent la réintroduction
01:24:10d'une obligation
01:24:11de vaccination
01:24:11contre la grippe
01:24:13pour les professionnels
01:24:13de santé
01:24:14exerçant
01:24:14en établissement
01:24:15c'est déjà prévu
01:24:18par le code
01:24:18de la santé publique
01:24:19simplement
01:24:20elle a été désactivée
01:24:21par décret
01:24:21en 2006
01:24:23pour tenir compte
01:24:23de l'avis
01:24:24des hautes autorités sanitaires
01:24:25et pourrait être réactivée
01:24:26à tout moment
01:24:27par simple décret
01:24:28l'avis de la haute autorité
01:24:29de santé
01:24:30dont on a largement
01:24:31parlé ce matin
01:24:33étant attendu
01:24:34sur ce sujet
01:24:34au printemps 2026
01:24:36il me semble judicieux
01:24:37d'attendre cet avis
01:24:38en fonction de celui-ci
01:24:39l'obligation sera
01:24:40ou non réactivée
01:24:42grâce aux dispositions
01:24:43législatives en viqueur
01:24:44donc pour moi
01:24:44cet amendement
01:24:45est déjà satisfait
01:24:46sur le fond
01:24:46demande de retrait
01:24:47à défaut
01:24:48un avis défavorable
01:24:49merci
01:24:50qu'est l'avis du gouvernement
01:24:51madame la ministre
01:24:52merci monsieur le président
01:24:54alors concernant
01:24:54les professionnels libéraux
01:24:55comme cela a été dit
01:24:56les amendements
01:24:57sont satisfaits
01:24:58donc c'est une demande
01:24:59de retrait
01:24:59pour les amendements
01:25:00de madame Imbert
01:25:01rédactionnelle
01:25:02c'est un avis favorable
01:25:03pour l'amendement
01:25:04sur madame Guillotin
01:25:07je crois
01:25:07qui a parlé
01:25:08des influenceurs
01:25:10la mission
01:25:12de désinformation
01:25:14va être rendue
01:25:14le 15 décembre
01:25:15et à cette occasion
01:25:18j'aurai l'occasion
01:25:18de faire des propositions
01:25:20interviendront
01:25:22ces influenceurs
01:25:23je crois
01:25:23qu'on a un vrai intérêt
01:25:26à les utiliser
01:25:28à s'en servir
01:25:29une fois qu'ils sont
01:25:31labellisés
01:25:32je ne sais pas
01:25:33comment il faut dire
01:25:33mais on continue
01:25:35le travail
01:25:35et il y aura
01:25:36des propositions
01:25:37qui seront faites
01:25:38sur l'amendement
01:25:40833
01:25:40je voudrais y revenir
01:25:43parce qu'il est proposé
01:25:44dans cet amendement
01:25:45en fait
01:25:46de demander
01:25:48cette obligation
01:25:49que
01:25:49pour les professionnels
01:25:51qui seront face
01:25:52à des malades
01:25:53les plus fragiles
01:25:54ou certains malades
01:25:56je comprends
01:25:57cette discussion
01:25:58qui est intéressante
01:26:00je crois
01:26:01qu'on a
01:26:02un sujet
01:26:03en pratique
01:26:04à partir du moment
01:26:04où on veut obliger
01:26:05les professionnels
01:26:06libéraux
01:26:07qui ont des patients
01:26:08qui arrivent
01:26:09qui ne sont pas triés
01:26:09avant d'arriver
01:26:11dans le cabinet
01:26:11donc c'est
01:26:12difficile
01:26:13ça veut dire
01:26:14que vous sortez
01:26:14de ça
01:26:15l'obligation
01:26:16pour les professionnels
01:26:17libéraux
01:26:17et ça
01:26:17je n'y suis pas favorable
01:26:19par contre
01:26:19ça pourrait tout à fait
01:26:20être un axe
01:26:21il me semble
01:26:22dans les sanctions
01:26:23qui seront concertées
01:26:24avec les établissements
01:26:25et discutées
01:26:26un axe de travail
01:26:27sur ce sujet
01:26:28de dire
01:26:28si vous n'êtes pas vacciné
01:26:31une des sanctions
01:26:32serait de ne pas
01:26:33pouvoir travailler
01:26:34dans certains services
01:26:35par exemple
01:26:36je ne veux pas
01:26:37préempter
01:26:37ces sanctions
01:26:38parce que je pense
01:26:39vraiment qu'elles ont
01:26:40une utilité
01:26:40d'être au plus près
01:26:41des établissements
01:26:42mais donc c'est un avis
01:26:43défavorable
01:26:44pour ces raisons
01:26:45je vous remercie
01:26:47Madame la Ministre
01:26:49on va formaliser
01:26:50vos avis
01:26:51je ne suis pas sûr
01:26:51d'avoir tout bien noté
01:26:53donc sur le 833
01:26:54votre avis est défavorable
01:26:56vous êtes favorable
01:26:57sur l'avis de la
01:26:58sur l'amendement de la commission
01:27:001822
01:27:00le 563 a été retiré
01:27:03sur le 644
01:27:04vous ne m'avez pas donné
01:27:05d'avis formel
01:27:06c'est celui de la commission
01:27:07favorable
01:27:07c'est le rédactionnel
01:27:09favorable
01:27:09et ensuite vous êtes défavorable
01:27:13sur les deux amendements
01:27:14identiques
01:27:14428 et 457
01:27:16c'est ça ?
01:27:17merci
01:27:17je vais mettre au voie
01:27:20les deux amendements
01:27:21identiques
01:27:22833
01:27:231426
01:27:24avec deux avis défavorables
01:27:25qui est pour
01:27:25qui est contre
01:27:28ils ne sont pas adoptés
01:27:31je mets au voie
01:27:32l'amendement
01:27:331822
01:27:34de la commission
01:27:36avec un avis favorable
01:27:36favorable du gouvernement
01:27:37qui est pour
01:27:38qui est contre
01:27:39il est adopté
01:27:41l'amendement 563
01:27:42a été retiré
01:27:43je mets au voie
01:27:44l'amendement 644
01:27:46de la commission
01:27:46avec un avis favorable
01:27:47du gouvernement
01:27:48qui est pour
01:27:49qui est contre
01:27:50il est adopté
01:27:51je mets au voie
01:27:51les deux amendements
01:27:52identiques
01:27:52428 et 457
01:27:54avec deux avis défavorables
01:27:56qui est pour
01:27:56qui est contre
01:27:58ils ne sont pas adoptés
01:27:59nous passons
01:28:00à l'amendement
01:28:01de la commission
01:28:011823
01:28:02vous avez la parole
01:28:03madame la rapporteure
01:28:04c'est un amendement
01:28:05de coordination
01:28:05monsieur le président
01:28:06merci
01:28:07quel est l'avis du gouvernement
01:28:09madame la ministre
01:28:09favorable
01:28:10je mets au voie
01:28:11cet amendement
01:28:12de coordination
01:28:131823
01:28:13avec un avis favorable
01:28:15du gouvernement
01:28:15qui est pour
01:28:16qui est contre
01:28:18il est adopté
01:28:19et je vais mettre au voie
01:28:20l'article 20
01:28:22dans son entièreté
01:28:24qui est pour
01:28:25qui est contre
01:28:28qui s'abstient
01:28:30l'article 20
01:28:31est adopté
01:28:32voilà pour les temps forts
01:28:34du débat au Sénat
01:28:35sur le budget
01:28:36de la sécurité sociale
01:28:37c'est la fin de cette émission
01:28:38merci de l'avoir suivi
01:28:39continuez à suivre
01:28:40l'actualité politique
01:28:41et parlementaire
01:28:42sur notre site internet
01:28:43publicsénat.fr
01:28:44très bonne suite
01:28:45des programmes
01:28:45sur Public Sénat
01:28:46Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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