- il y a 2 mois
Ce mardi 11 novembre, une fin probable du shutdown et la baisse des taux en décembre, ont été abordées par Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Des raisons qui sont multiples, on voit ça avec vous Christian Parizeau, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Économique.
00:09C'est vrai qu'hier, du côté des Etats-Unis, les marchés ont préféré voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide,
00:15parce que les sujets d'inquiétude sont toujours là, mais visiblement les opérateurs étaient rassurés par une fin probable du shutdown,
00:22et puis on en reparlera dans un instant, les baisses de taux.
00:24Oui, alors après, moi c'est mon explication, mais je pense que ça peut expliquer pourquoi on a eu une telle réaction,
00:30notamment de l'indice Nasdaq, parce qu'on pourrait se dire quand même, le Nasdaq, on cote COA sur le Nasdaq,
00:35on cote l'intelligence artificielle, est-ce que l'intelligence artificielle est si sensible que ça à l'aspect shutdown ?
00:40La réponse est clairement non, parce qu'aujourd'hui, on sait que les GAFAM vont investir dans l'intelligence artificielle,
00:46quel que soit ce qui se passe au niveau de l'administration américaine ou de ce qui se passe au niveau des ménages américains.
00:53Donc, qu'est-ce qui se passe ? Ça vous montre surtout une extrême sensibilité pour moi de la bourse américaine à la thématique taux d'intérêt.
01:00Pourquoi ? Parce qu'on voit qu'aujourd'hui, on a notamment tout ce qui est hedge fund, qui est au niveau record en termes d'effet de levier.
01:07Donc, beaucoup d'acteurs sont très optimistes, sont très optimistes sur l'intelligence artificielle,
01:12ont mis des positions financées très clairement avec des effets de levier sur des investissements autour de l'intelligence artificielle,
01:20sur les valeurs cotées, naturellement, sur ces NVIDIA, sur toutes ces valeurs-là.
01:24Et donc, aujourd'hui, on voit que pour aller plus haut, on a intégré beaucoup d'éléments.
01:28Et pour aller plus haut, il nous faut cette baisse des taux de la Banque Centrale Américaine.
01:31Donc, derrière la fin du shutdown, ça veut dire la reprise des publications économiques,
01:35ça veut dire que la Banque Centrale Américaine aura une vision sur l'économie américaine qui n'est pas exceptionnelle,
01:40et ça veut dire que derrière, on va avoir une baisse des taux en décembre.
01:43Ce qui dit baisse des taux, ça veut dire qu'on a un effet sur la valorisation des valeurs de croissance,
01:48un effet taux qui est là, et qui continue d'alimenter la hausse de Wall Street.
01:53Alors, je dirais que c'est là où ça pose peut-être problème, c'est-à-dire que ce n'est pas que c'est faux en soi,
01:57parce que si les taux baissent, c'est très bon pour les valeurs de croissance,
02:00et ça joue sur leur valorisation, ce n'est pas de dire qu'il y a une bulle,
02:03ça joue sur le fondamental de la valorisation des valeurs actions,
02:06mais ça pose un problème, ça veut dire qu'aujourd'hui, on a intégré beaucoup de choses positives autour de l'IA.
02:11On a intégré la croissance à deux chiffres, des chiffres d'affaires, des carnets de commandes, des investissements,
02:16et on se dit maintenant, pour poursuivre dans ce rallye boursier,
02:19il nous faut un élément supplémentaire, il nous faut des taux beaucoup plus bas.
02:22Pourquoi ? Parce qu'avec des taux plus bas, ça va faciliter l'investissement autour de l'IA,
02:26ça va permettre à des acteurs comme Oracle d'emprunter massivement de l'argent sur les marchés
02:31ou auprès des banques à des taux plus bas,
02:33et donc ça veut dire qu'aujourd'hui, on manque de souffle quelque part sur cette thématique de l'IA,
02:37c'est plus le souffle, on a la bonne surprise sur les résultats de Nvidia,
02:41parce que Nvidia a un carnet de commandes qui surprend,
02:43maintenant on a intégré ça, maintenant il nous faut l'effet taux pour continuer.
02:47Donc ça montre aussi que c'est un marché fragile,
02:49ça montre que c'est un marché qui devient de plus en plus l'everagé,
02:51et c'est donc, on est maintenant de plus en plus dépendant de ce que va nous dire M. Powell,
02:56de ce que va faire la Banque Centrale,
02:57et puis des statistiques, et je vous dirais, je peux faire presque un pari,
03:01si vous avez des statistiques américaines qui vous montrent que le marché de l'emploi,
03:03deux, trois statistiques très bonnes sur le marché de l'emploi,
03:05ça va être très négatif pour Wall Street,
03:07parce que ça voudra dire qu'à ce moment-là, la Banque Centrale américaine
03:10va peut-être moins baisser ses taux qu'on l'anticipe,
03:12et à ce moment-là, l'effet taux l'emportera surtout.
03:14On va revenir en bad news this week.
03:16Voilà, quand on est sur une logique que obligataire,
03:19que de taux d'intérêt pour justifier la hausse de Wall Street,
03:23là, ça devient quand même un marché qui devient très risqué.
03:25Mais alors, si les marchés actions, aujourd'hui,
03:28achètent l'idée d'une baisse de taux,
03:31le marché obligataire, lui, reste quand même beaucoup plus prudent.
03:33On se souvient qu'il y a quelques semaines,
03:36le disant américain avait tenté de franchir à la baisse les 4%,
03:39ça a été de courte durée.
03:40Encore hier soir, on était à 4,11%.
03:43Oui, on se stabilise autour des 4,10%.
03:45On voit que du côté obligataire, on a eu ce petit mouvement,
03:48on est passé de 3,90% à 4,10% depuis la dernière réunion
03:51de la Banque Centrale Américaine, où on avait un signal de prudence.
03:54Alors, c'est vrai que sur les taux longs, ça ne baisse pas tant,
03:56mais ce n'est pas forcément ce que regardent le plus les boursiers,
03:59parce qu'eux, ce qu'ils regardent, c'est les positions leveraged des hedge funds,
04:01qui est plus dépendant, finalement, des taux courts
04:03que des parties longues de la courbe des taux.
04:06Mais c'est vrai que la partie longue de la courbe des taux,
04:08on est entre deux eaux, parce que d'un côté,
04:10on a quand même des statistiques sur l'emploi qui ne sont pas bonnes,
04:13on a quand même le sentiment que l'économie américaine ne va pas si bien que ça,
04:16donc ça limite les faits.
04:18Après, on a eu aussi des éléments qui ont peut-être joué
04:20un petit peu négativement sur l'obligataire,
04:22notamment la crainte autour du déficit budgétaire américain,
04:25le fait que le Trésor américain a indiqué
04:28qu'ils allaient émettre un peu plus sur le long qu'on anticipait,
04:31ça, c'est au cours de la dernière semaine,
04:32donc ça a pu jouer aussi.
04:34On espérait, entre guillemets, que, comme il l'avait promis,
04:38que le Trésor américain émette beaucoup plus sur du court terme,
04:40pour profiter aussi le fait que la Banque centrale américaine
04:43a arrêté son quantitatif tightening,
04:47maintenant va réinvestir une partie des tombées d'obligations liées au MBS,
04:51va les réinvestir sur l'obligataire à court terme aux États-Unis,
04:55et donc on espérait que ça allège un petit peu la partie longue de la courbe des taux,
04:58et ce n'est pas le cas.
04:59Donc il y a un effet quand même, peut-être de déception autour de tout ça,
05:02mais il ne faut pas dramatiser quand même,
05:04on est à 4-10 aux États-Unis,
05:05on n'est pas non plus sur un marché obligataire qui s'est fortement dégradé,
05:08et on reste quand même sur des niveaux de taux relativement bas,
05:10qui n'est pas sujet d'inquiétude pour Wall Street, encore une fois,
05:13qui préfère jouer finalement la baisse des taux courts
05:15avec la politique de la Banque centrale américaine.
05:18Aujourd'hui, tout se joue à Wall Street,
05:20alors ce n'est pas nouveau, mais ça s'amplifie,
05:21vous parliez des hedge funds,
05:23c'est vrai qu'aujourd'hui, New York,
05:25c'est devenu un petit peu la plaque tournante
05:27de tous les échanges mondiaux à ce sujet,
05:30c'est-à-dire que tout se fait là-bas.
05:31Oui, maintenant, c'est vrai que la liquidité est sur les bourses américaines,
05:36la liquidité est sur l'obligataire américain,
05:39et on voit que le rôle du dollar, quand même,
05:41il se maintient de manière assez importante
05:44dans la tête des investisseurs,
05:46et on voit qu'aujourd'hui,
05:47le poids de la capitalisation en dollars est particulièrement élevé,
05:51et ça, ça draine l'épargne mondiale.
05:53Donc, on reste sur cette logique-là,
05:55on reste sur un marché américain qui reste dominant,
05:58et ça, ça profite clairement
06:00parce que ça baisse le coût d'investissement
06:02pour les entreprises américaines,
06:03donc ça leur permet d'avoir, finalement,
06:06un coût du capital particulièrement bas,
06:09et ça explique aussi pourquoi on a encore l'épargne mondiale
06:12qui va s'investir encore sur les marchés américains.
06:15En tout cas, preuve que toute la tech,
06:16aujourd'hui, n'est pas à porter,
06:19le cas d'Oracle est intéressant,
06:21car si le Nasdaq a pris 2% hier,
06:23que Nvidia a pris 5%,
06:25bref, les GAFAM étaient vraiment dans le haut du panier,
06:27Oracle n'a pris que 0,6%.
06:30Cas d'Oracle qui est quand même intéressant
06:32puisque c'est une société qui a décidé
06:33de lever massivement des capitaux sur le marché obligataire
06:36pour se financer,
06:37et aujourd'hui, ça, ça interroge.
06:39C'est-à-dire, quelle est la croissance derrière
06:41pour, aujourd'hui, rembourser les emprunts de demain ?
06:44Oui, alors ça, c'est très intéressant
06:46parce que ça montre à quel point les investisseurs,
06:48ils ne sont pas dans une euphorie.
06:50Parce que si on était dans une vraie euphorie,
06:51on dirait, bon, on achète Oracle,
06:53Oracle fait du levier.
06:54Et justement, les investisseurs,
06:56ça ne les gêne pas qu'on ait Amazon,
06:59qu'on ait Microsoft qui investissent dans l'IA
07:01parce qu'ils utilisent, finalement,
07:04leur profit d'exploitation qui est particulièrement élevé.
07:07Bon, en gros, les gros, les hyperscalers,
07:09les gros américains,
07:11ils utilisent 64% de leurs investissements
07:13dans l'intelligence artificielle,
07:15c'est 64% de leurs profits d'exploitation.
07:18Mais ça reste des profits d'exploitation.
07:20Donc, ils mobilisent tous leurs profits
07:22pour investir dans l'IA.
07:23Peut-être qu'il y aura une déception,
07:24mais ils ne se mettent pas en risque,
07:25ils ne se mettent pas dans un risque d'endettement.
07:27Alors que dans le cas d'Oracle,
07:29c'est intéressant parce qu'Oracle
07:30prenne un risque,
07:31prenne un risque financier
07:32parce qu'Oracle n'a pas les capacités
07:33d'investissement dans l'IA.
07:35Et ça montre bien que les investisseurs
07:37ne sont pas dupes.
07:38Ils savent que l'IA,
07:39c'est un potentiel,
07:40mais on ne sait pas du tout
07:41la rentabilité qu'on va dégager de tout ça.
07:43Et s'il y a un acteur
07:44qui aujourd'hui prend un risque fort,
07:46c'est bien Oracle.
07:47Donc, ça prouve qu'il n'y a pas d'euphorie
07:53que pour aller plus loin aujourd'hui,
07:55pour qu'on ait de nouveaux acteurs
07:56qui viennent,
07:57pour qu'on ait des bonnes surprises,
07:58parce que comme toujours,
07:59les marchés marchent en dynamique.
08:00Donc, aujourd'hui,
08:01on sait qu'Amazon va investir,
08:03on sait que Microsoft,
08:04donc ça, c'est dans les cours.
08:05Mais pour qu'il y ait de nouveaux acteurs
08:06qui viennent investir dans l'IA
08:07de manière supplémentaire,
08:09de toute façon,
08:09ce ne sont pas des gens
08:09qui auront les poches aussi pleines
08:11que les acteurs que je viens de citer.
08:13Et donc, il va falloir passer
08:14par l'endettement.
08:15Et là, on voit que quand même,
08:17ça coince un petit peu
08:17au niveau valorisation
08:18parce qu'on se dit,
08:19bon, finalement,
08:23parce qu'Nvidia va profiter
08:24de l'effet de levier d'Oracle.
08:27On a besoin de Toba
08:28pour qu'Oracle emprunte,
08:29mais derrière,
08:30je préfère jouer le côté plus sûr
08:32qui en profitera,
08:33ce sera NVIDIA.
08:34Et Oracle prend le risque économique.
08:36Et là, on voit que quand même,
08:37les investisseurs sont quand même
08:38assez prudents
08:39sur cette thématique autour de l'IA
08:41et disent que quand même,
08:43tout n'est pas euphorique
08:44et qu'on a quand même
08:44beaucoup d'incertitudes
08:45sur la rentabilité autour de l'IA.
08:47Donc, il y a quand même
08:48une vision du risque.
08:51Donc, ça montre que quand même,
08:52on n'est pas dans des marchés
08:53totalement euphoriques.
08:54Par contre, ça montre aussi
08:55que de plus en plus,
08:57maintenant, si on veut avoir
08:58des bonnes surprises,
08:59si on veut avoir encore
09:00des éléments qui nous disent
09:03qu'on va dépasser les attentes
09:04en termes d'investissement,
09:06il faut que ça passe maintenant
09:07par des acteurs qui s'endettent
09:08pour jouer l'IA.
09:09Et là, ça devient plus problématique
09:10quand même en termes de facteurs
09:11de risque pour l'économie
09:13et pour ces acteurs-là.
09:14Et le titre Oracle
09:15qui a perdu 25%
09:16depuis ses annonces
09:17du mois de septembre
09:19et ses plus hauts historiques.
09:20Bon, n'empêche que l'action
09:21gagne toujours 45%
09:23depuis le début de l'année.
09:24Il ne faut quand même pas oublier
09:24le parcours stratosphérique
09:27de cette action Oracle
09:28sur les derniers mois.
09:30Bon, une fois qu'on s'est dit
09:32tout ça, aujourd'hui,
09:33Christian Parizeau,
09:34comment aujourd'hui,
09:36vous pouvez aider
09:37nos auditeurs,
09:38téléspectateurs
09:38à arbitrer les portefeuilles
09:40en termes d'allocations ?
09:41On l'a vu lors de cette saison
09:43de résultats.
09:43C'est encore la tech
09:44qui tire les bénéfices
09:46par action.
09:47L'Europe est à la traîne
09:48une nouvelle fois.
09:49L'intelligence artificielle,
09:51bulle ou pas,
09:51bien malin qui peut le savoir.
09:53Comment aujourd'hui,
09:53on finit cette fin d'année 2025 ?
09:56C'est toujours le problème.
09:57C'est-à-dire que quand on est face à ça,
09:59on n'a jamais raison
10:00contre le marché.
10:00Donc, à un moment donné,
10:01il faut bien suivre un peu
10:02le marché et sa tendance.
10:04Mais je trouve qu'il y a quand même
10:05une vraie dégradation
10:06sur les dernières semaines
10:07de la vision de l'IA.
10:09C'est-à-dire que tout le monde
10:10s'en remet en cause.
10:12Je ne rentre pas dans l'aspect technique.
10:14Est-ce que l'IA,
10:14c'est une révolution ?
10:15Tout ça, on met ça de côté.
10:17Mais sur l'aspect
10:18qu'on va quand même loin aujourd'hui
10:19dans les niveaux de valorisation,
10:20que ça devient très cher.
10:21Donc, deux choses l'une.
10:22Soit vous êtes déjà rentré
10:23dans cette thématique-là.
10:24C'est peut-être un peu tôt
10:25pour en sortir
10:26parce qu'à très court terme,
10:28vous avez clairement encore
10:29peut-être du potentiel de hausse.
10:30Donc, ce n'est pas forcément
10:31le bon timing.
10:33Par contre, à moyen long terme,
10:34je pense qu'il faut,
10:35si vous avez une vision
10:39qui aura une force de rappel.
10:41Donc, je pense qu'on est tous d'accord.
10:43C'est ce que disent
10:43les grands patrons américains
10:44quand ils parlent d'une baisse
10:45de la bourse de 10% ou 20%
10:47à horizon 1 an.
10:48Tout le monde est assez pessimiste
10:49en se disant qu'on a été
10:50très loin sur l'élastique.
10:51On a beaucoup tendu.
10:52Donc, je dirais que
10:53si vous avez une vision
10:54à 2-3 ans,
10:55il faut commencer peut-être
10:56à alléger les positions.
10:57Si vous avez une vision
10:58de très court terme,
10:59on suit un peu la tendance
10:59mais on est prêt à réagir.
11:01Et très clairement,
11:02ça va être, à mon avis,
11:03il y aura une force de rappel
11:04qui va se faire
11:05d'ici la fin d'année.
11:06Alors, on peut continuer quand même
11:08parce qu'on a les attentes
11:10autour de la Banque Centrale Américaine,
11:11les attentes autour de décembre.
11:13Donc, il y a une chose
11:14qu'il faut regarder maintenant
11:14et qu'il faut focaliser son attention,
11:16c'est ce qui va se passer
11:17au niveau de la Banque Centrale Américaine
11:18et on voit que c'est ça
11:19qui l'emporte surtout.
11:20Donc, pour l'instant,
11:22c'est être très prudent à court terme,
11:23être prêt à réagir
11:24mais peut-être suivre la tendance
11:26à très court terme
11:27et si vous avez une vision
11:27plus de moyen terme,
11:28c'est peut-être commencer le moment
11:29à prendre ses bénéfices
11:31et à faire comme le fait,
11:33monsieur Meffet.
11:35Commencer à accumuler du cash
11:36pour préparer au moment
11:38où tout le monde ne voudra plus investir
11:41dans ces valeurs-là autour de l'IA
11:42puisque c'est une vraie thématique
11:43de fonds de moyen terme
11:44mais qu'on a peut-être joué en un an
11:47alors que c'est quelque chose
11:48qui va jouer sur peut-être
11:49une dizaine d'années.
11:50Après, ça lui coûte chère
11:51d'avoir une Buffet là,
11:52d'être en dehors du marché.
11:53Oui, mais au moins,
11:54il est cohérent.
11:55Je pense que quand on investit,
11:57après, vous pouvez soit vous jouer
11:59en disant je suis les cycles
12:00des marchés,
12:01je suis trend follower,
12:02je suis la tendance
12:03et je ne me pose pas de questions,
12:04soit vous avez une règle
12:06et vous avez une règle d'investissement
12:07et dans ce cas-là,
12:08c'est bien de s'y tenir
12:09et on voit au moins
12:10dans le long terme
12:11qu'on ne peut pas dire
12:12que Warren Buffet
12:13ait plutôt eu tort.
12:14Pas du tout, non, ça c'est clair
12:15et surtout qu'il est droit
12:16dans ses bottes
12:17et dans ses convictions.
12:18Merci beaucoup Christian Parizeau
12:20de nous avoir accompagné ce matin,
12:21conseiller économique
12:22pour Aurel BGC
12:23et président d'Altaïr Economics
12:25pour revenir sur les anticipations
12:27de baisse de taux aux Etats-Unis.
12:29La belle séance hier du Nasdaq
12:31et donc ce sujet de Warren Buffet
12:33avec hier le président
12:35de Berkshire Hathaway
12:36qui a publié l'une de ses dernières lettres
12:38puisque vous savez
12:39qu'il va quitter à partir
12:40du 1er janvier
12:41la direction exécutive
12:43de son groupe.
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