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  • il y a 7 semaines
Ce mardi 23 décembre, ByteDance qui va investir 22 milliards de dollars dans l'IA en 2026, a été abordé par Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00L'éclaireur ce matin, c'est Christian Parizeau, conseiller économique pour Aurel BGC, président d'Altaïr Economics.
00:07Bonjour Christian, merci d'être avec nous ce matin.
00:09L'annonce de la nuit, c'est le FT qui évoque un investissement de plus de 20 milliards de dollars l'an prochain pour Biden, c'est la maison mère de TikTok.
00:18Ça montre une nouvelle fois que la Chine avance ses pions dans cette course à l'intelligence artificielle.
00:23On en reparlera dans quelques minutes avec Jacques Lemoisson.
00:24Il y a quelques jours, c'était MetaX qui avait gagné plus de 500% pour sa première introduction en bourse.
00:31Oui, ça pose plusieurs interrogations en tout cas.
00:34Ça montre d'une part qu'on peut parler de bulles ou pas dans l'IA, d'investissement,
00:38mais ça montre en tout cas qu'aujourd'hui, il y a une volonté politique en Chine, très clairement.
00:42Ça fait partie des priorités du plan quinquennal chinois aujourd'hui d'investir dans ce type de technologie,
00:47de devenir indépendant des Américains sur pas mal de technologies autour de l'IA.
00:51Donc ça montre que cette thématique n'est pas morte autour de l'IA.
00:54Tous ceux qui s'inquiètent aujourd'hui d'une explosion, on voit que quoi qu'il arrive,
00:58il y aura des investissements qui vont se poursuivre et qui vont se poursuivre de manière assez massive du côté de la Chine.
01:03Donc ça, c'est un premier point.
01:04Ça veut dire qu'aujourd'hui, c'est une stratégie, c'est un élément et ce n'est pas un effet de mode.
01:08C'est vraiment quelque chose qui est en train d'être mis en place.
01:11Mais ça pose une deuxième interrogation.
01:13C'est que la Chine est en train de vouloir de devenir complètement indépendant des États-Unis.
01:17Et ça, c'est un problème pour tous ces acteurs autour de l'intelligence artificielle
01:20parce que l'idée quand même de l'intelligence artificielle, c'est que ce sont des coûts fixes très importants,
01:26des investissements très lourds.
01:27Mais pourquoi ? Parce qu'il faut les amortir au niveau mondial.
01:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui, lorsque vous faites un modèle d'intelligence artificielle,
01:35ça demande des capacités de calcul et ça, vous l'amortirez pas seulement sur le marché américain,
01:40pas seulement sur le marché européen.
01:41Et donc là, ce qui est un risque, qui est un risque vraiment pour l'intelligence artificielle,
01:45c'est une sorte de fragmentation.
01:47D'un côté, il y aura la Chine et ces pays alliés qui sont autour de la Chine
01:52qui vont avoir leur technologie, leur brevet, leur indépendance.
01:57Et de l'autre, il y aura les États-Unis.
01:58Et donc, ça pose peut-être un problème pour pas mal de gros acteurs.
02:01Ce que nous avait dit d'ailleurs le patron de Nvidia,
02:03s'exclure du marché chinois, c'est une bêtise.
02:06C'est une bêtise parce que d'une part, on se renferme le marché chinois qui a un potentiel.
02:10Et ça crée clairement un vrai problème de rentabilité derrière à l'avenir
02:15pour amortir les puces, pour amortir la recherche et développement.
02:18Donc, ce sont des coûts tellement élevés aujourd'hui
02:20que cette fragmentation technologique pourra poser des problèmes.
02:23Alors, c'est une volonté politique, on l'a bien vu.
02:25C'est quelque chose qui a joué au niveau boursier.
02:28Parce qu'on le voit, le secteur technologique chinois, c'est ça qui tire la cote chinoise.
02:32Et on sent qu'il y a une volonté politique et ça va se poursuivre.
02:34Donc, pour les investisseurs, c'est quasiment un investissement sans risque, entre guillemets.
02:40Mais ça pose énormément de problèmes, encore plus pour la rentabilité demain de ces lourds investissements
02:44qu'on ne pourra pas amortir sur le sol chinois, ça c'est clair.
02:47Biden, ce qui n'est pas coté en bourse, c'est un acteur qui n'est pas encore coté.
02:51Pendant un moment, il y avait des rumeurs de cotation, mais ça n'est pas encore le cas.
02:54C'est quand même amusant cette annonce d'investissement dans l'IA,
02:57alors qu'au même moment, ça y est, Donald Trump a eu gain de cause.
03:01Et Oracle, via une co-entreprise, récupère les activités américaines de TikTok.
03:04TikTok appartient à Biden.
03:06Oui, c'est-à-dire qu'après, au-delà de ça, je pense qu'il faut surtout retenir,
03:11c'est que la Chine a très bien compris que pour les réseaux sociaux, l'IA, c'est un moteur important.
03:17On l'a vu du côté de Meta Platform, on voit que Meta investit énormément
03:22et on voit que c'est une source aujourd'hui d'efficience pour les réseaux sociaux.
03:26Donc aujourd'hui, Biden, encore une fois, est obligé d'abandonner une partie,
03:30va être obligé d'abandonner son activité aux États-Unis,
03:32mais va se reconcentrer sur la Chine.
03:34Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il n'y aura pas aujourd'hui,
03:38vraiment, c'est ce que j'appelle une segmentation,
03:39c'est-à-dire qu'il va y avoir vraiment un développement accéléré aussi en Chine
03:43de tous ces produits-là.
03:45Donc on va être sur une guerre, une guerre entre géants,
03:47alors l'Europe peut-être est un an face à ça,
03:49mais on va être vraiment à une guerre entre des brevets,
03:53entre des technologies et entre deux mondes qui vont s'opposer technologiques.
03:57Et alors l'Europe peut-être aura des choix à faire entre les deux,
04:01mais ça s'annonce quand même une vraie guerre économique,
04:03et après au risque de la rentabilité.
04:07Et c'est ça surtout qu'il faut retenir.
04:09Dubao, c'est le nom du chatbot, le chat GPT chinois.
04:13Aujourd'hui, il y a plus de 150 millions d'utilisateurs actifs en Chine.
04:17Pour Dubao, qui appartient donc à Biden,
04:20c'est sa formation du FT qui évoque donc plus de 20 milliards d'investissements l'an prochain.
04:24Enfin, du côté du marché des taux, ça se calme un petit peu ce matin pour le disant français.
04:29Nous sommes à 3,58, le Bund est à 2,88.
04:32Le Bund, quand même, c'est peut-être le plus marquant,
04:35le Bund voir les 3%, alors que du côté du 3,5 pour la situation française,
04:40on s'est limite habitué aujourd'hui, Christian Parézouf.
04:43Oui, c'est symbolique.
04:45Alors après, c'est vrai que, étonnamment,
04:47mais c'est vrai que le marché obligataire s'est montré très réactif
04:49aux annonces d'émissions obligataires qu'a fait l'Allemagne,
04:53alors que ce n'était pas vraiment une surprise qu'ils allaient émettre plus.
04:56Mais le fait qu'ils annoncent quand même les maturités,
04:58ça a fait quand même un petit peu bouger le marché obligataire.
05:01Il y a eu 20 ans pour la première fois.
05:02Voilà, on a eu quand même des échéances maintenant.
05:05Donc on sait à peu près qu'on sait qu'il va y avoir,
05:07on le savait qu'il y allait y avoir des émissions,
05:08mais on a à peu près les émissions sur la courbe.
05:11Donc ça joue sur la déformation de la courbe des taux au niveau européen.
05:16Ça montre que quand même, l'année prochaine,
05:18il y a quand même un vrai problème pour mobiliser l'épargne mondiale,
05:21attirer l'épargne mondiale.
05:22Et puis derrière ça, naturellement,
05:24je pense qu'on n'aurait pas dit les mêmes choses
05:26si ce n'était pas passé quelque chose au Japon.
05:28Ça, c'est l'effet papillon du Japon.
05:30Il y a beaucoup d'incertitudes sur ce que va faire le Japon.
05:33Maintenant, le Japon, quand même, il faut bien comprendre,
05:35les assureurs japonais qui étaient des gros investisseurs
05:37sur les marchés européens et américains,
05:39et surtout, c'était des investisseurs qui allaient sur la partie très longue
05:41de la courbe des taux,
05:42parce que les assureurs japonais ne peuvent verser que des coupons.
05:45Ils n'ont pas le droit de faire des plus-values au niveau des cours obligataires.
05:48Ils ne peuvent verser à leurs épargnants que des coupons.
05:51Donc, ils étaient à la recherche de rendements de coupons élevés.
05:54Ils sont sur du portage.
05:55Voilà, ils sont sur du portage.
05:56Il faut bien comprendre.
05:57On parle d'assureurs, on ne parle pas de spéculation.
05:58On parle d'investisseurs longs.
06:00Et donc, eux, ils ont deux choses
06:01qui sont en train de se inverser au niveau domestique.
06:04Ils ont d'abord des taux domestiques à deux.
06:05Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, pour un pays,
06:08pour attirer ses investisseurs,
06:09il faut offrir plus que du deux,
06:10parce que derrière ça...
06:12Et puis, d'autre part, il y a une volonté affichée du gouvernement
06:14et de la Banque centrale de dire
06:15« C'est fini, c'est fini la phase de dépréciation du Yen. »
06:19Parce que jusqu'à présent, c'était quand même en tendance
06:21un Yen qui allait tout le temps s'affaiblir.
06:23Donc, pour eux, c'était quand même quelque chose
06:24qui les rassurait sur leurs investissements
06:26qu'ils réalisaient à l'étranger.
06:27Maintenant, il va falloir qu'ils se posent la question
06:29parce que le gouvernement a très clairement dit
06:31au Japon, la dépréciation du Yen,
06:33ça augmente l'inflation,
06:35ça pèse sur le pouvoir d'achat des Japonais
06:36et ça, c'est très mal perçu par les Japonais.
06:38Donc, aujourd'hui, avec le retour de l'inflation au Japon,
06:41ça change complètement la donne.
06:43C'est-à-dire qu'on ne peut plus se permettre d'avoir un Yen
06:44qui s'affaiblit de manière continue.
06:46Et donc, ça, naturellement, ça incite
06:48beaucoup d'investisseurs à être prudents,
06:51prudents dans leurs investissements,
06:52dans leurs investissements,
06:53et ils demanderont sûrement plus de rémunération
06:56que les taux japonais.
06:57Et ça, très clairement, on le voit, ça joue énormément.
07:00Donc, attention, oui, l'année 2026,
07:02je pense que les taux d'État, ça sera à regarder.
07:04C'est d'autant plus inquiétant que,
07:06dans le même temps, on a quand même eu des banques centrales
07:08qu'on fait des efforts, qu'on plutôt...
07:10Alors, aux États-Unis, on a vu quand même
07:12des mouvements assez importants de détente de politique monétaire.
07:14La BCE nous dit plutôt statu quo,
07:16mais je pense qu'il y a de la marge encore pour qu'elle baisse ses taux.
07:18Mais on voit que ça ne se répercute pas sur la partie longue
07:20de la courbe des taux.
07:21Donc, on voit qu'il y a une réelle inquiétude autour de ça.
07:23Et comment vous l'expliquez, cela ?
07:24Le fait que la BCE ait quand même baissé
07:26quatre fois ses taux depuis mars,
07:28et que le Bund, aujourd'hui, il reste à 2,90.
07:31On était à 2,5 en début d'année.
07:33Aujourd'hui, on est à 2,90,
07:34alors que la BCE a baissé quatre fois ses taux.
07:36Oui, parce qu'il y a aujourd'hui beaucoup moins de liquidités.
07:39On dit toujours qu'il y a énormément de liquidités.
07:41On sort quand même d'une longue période
07:42où les banques centrales ont fait ce qu'on appelle
07:44des quantitatifs tightening.
07:45Ils ont repris une partie de la liquidité,
07:47mais ce n'est pas toujours immédiat.
07:49Ça commence à se voir.
07:50Et puis, d'autre part, encore une fois,
07:52il y a une mobilisation d'une partie de l'épargne
07:54sur peut-être des projets,
07:56des projets autour de l'intelligence artificielle,
07:57autour de l'investissement.
07:58Et ça, c'est quand même la bonne surprise
07:59qu'on a eue sur cette année.
08:00C'est la résilience de l'investissement des entreprises.
08:02Donc, c'est cet investissement
08:04à mobiliser une partie de l'épargne mondiale.
08:06Et puis, l'autre mobilisation de l'épargne mondiale,
08:09c'est avec les obligations d'État.
08:11Et on voit qu'aujourd'hui, ça coûte plus cher
08:13parce qu'il y a peut-être plus suffisamment
08:15d'épargne mondiale face à tous ces besoins
08:17d'investissement et de financement.
08:19Et donc, aujourd'hui, clairement,
08:21derrière cette remontée des taux,
08:22il faut peut-être y voir aussi un nouvel équilibre
08:24entre l'offre et la demande d'épargne mondiale.
08:27Et il faut y voir, à mon avis, très clairement,
08:29une sorte de prime de risque aussi
08:31qui est en train de s'installer sur les dettes souveraines.
08:33Parce qu'on n'arrête pas de le dire.
08:35Tout le monde en dit.
08:36Il y a un problème de financement des États.
08:38Il y a un déficit budgétaire aux États-Unis.
08:40Un déficit, pas qu'en France, mais entre autres.
08:43Il y a des problèmes de financement.
08:45Et on voit que maintenant, ça se paye.
08:46Alors, tout a un prix sur les marchés.
08:48Et on voit que ce prix, ça se traduit par cette hausse des taux.
08:51Donc, oui, les actions des banques centrales,
08:53même si elles ont abaissé leurs taux,
08:55maintenant, on demande une prime de risque
08:56beaucoup plus élevée sur les dettes souveraines.
08:58Et on va vivre dans ce monde-là.
08:592,87 pour le Bund allemand, pour le 10 ans allemand,
09:02qui est sur un plus haut de octobre 2023.
09:04La prochaine étape, c'est 2011.
09:06Comme le disait en français,
09:07ça sera bien sûr un niveau à suivre dans les prochaines heures.
09:11Ce contexte, aujourd'hui, de remontée des taux longs,
09:13d'anticipation de baisse de taux du côté de la Fed,
09:16est favorable à l'once d'or,
09:18qui est vraiment à un cheveu ce matin des 4 500.
09:20Alors, sur le futur, on y est,
09:22mais en comptant, on n'y est pas encore.
09:23On est aux alentours des 4 480 pour cette once d'or.
09:2670% de performance depuis le début de l'année.
09:28C'est la meilleure année pour l'or depuis 1979.
09:32Oui, alors ça, c'est un peu un problème,
09:33parce que c'est un peu paradoxal.
09:36Alors, on voit d'un côté,
09:38si vous prenez aux États-Unis,
09:39le VIX.
09:40Le VIX, c'est vraiment qui a reculé énormément,
09:42notamment sur la séance d'hier,
09:43mais qui est quand même à des niveaux très bas
09:45face aux incertitudes.
09:46Et puis de l'autre, on voit des investisseurs acheter de l'or.
09:48Donc, c'est quand même un peu paradoxal comme mouvement.
09:50D'un côté, on nous dit qu'il n'y a pas de risque.
09:52Et de l'autre, on nous dit qu'on achète de l'or par prudence.
09:55Parce que l'or, ce qu'il faut bien comprendre,
09:56l'or ne vous rapporte rien.
09:57C'est une logique de flux.
09:58Alors, il y a toujours cette demande d'or
10:00un peu technique des banques centrales,
10:01qui semble être un élément de fond
10:03et qui maintient quand même les cours de l'or
10:04à un niveau assez élevé et qui donne de la progression.
10:07Mais je pense qu'il y a une vraie volonté aujourd'hui
10:09des investisseurs face aux incertitudes géopolitiques,
10:11mais surtout face, quelque part,
10:13à un manque de visibilité sur la croissance américaine.
10:15Et ça, je pense que ça agit aussi
10:17de manière assez importante.
10:19Un manque de visibilité aussi sur les dettes d'État.
10:22Ça joue énormément.
10:23Je pense qu'il y a beaucoup d'investisseurs aujourd'hui
10:24qui sont en train de réduire la pondération
10:27de la dette souveraine dans leur portefeuille
10:28pour augmenter l'or.
10:29Donc, il y a derrière ces mouvements de l'or,
10:31il y a quand même la manifestation
10:33que les investisseurs n'ont pas une très grande visibilité
10:36pour 2026 sur la croissance américaine,
10:39sur les perspectives.
10:40Il y a peut-être aussi quelques craintes
10:42autour de la valorisation des marchés actions
10:44qui est très élevée.
10:45Donc, c'est quand même un signal à prendre en compte.
10:47Je pense, derrière ça,
10:48certes, il y a des anticipations de baisse des taux
10:50de la Banque Centrale américaine,
10:51mais je pense que derrière cette repondération
10:53de l'or dans les portefeuilles internationaux,
10:55ça montre des vrais arbitrages
10:57et une vraie volonté des investisseurs
10:59de réduire le risque.
11:01Donc, c'est quand même un signal faible,
11:02mais c'est un signal à surveiller quand même.
11:04Dans les prochaines minutes,
11:05nous serons avec Romain Dobry
11:05pour l'atelier des options
11:06afin de regarder un petit peu la tendance
11:08à la Bourse de Paris,
11:09les secteurs à suivre,
11:10les small et mid-cap notamment.
11:11Et puis ensuite, ça sera Jacques Lemoisson,
11:12fondateur de Gay Capital Management,
11:14pour parler de MetaX,
11:16de China Venki
11:17qui a évité de peu la faillite hier.
11:18Et puis également, très intéressant,
11:20la Chine qui développe l'île de Heiman
11:22qui est aujourd'hui grand comme la Belgique
11:25et qui se veut un hub important
11:26avec notamment des droits de douane
11:28qui ont été levés.
11:29Un dernier mot, Christian Parézot,
11:31après tout ce qu'on vient de se dire
11:32sur l'once d'or qui gagne 70%
11:34depuis le début de l'année,
11:35sur le boom qui frôle les 3%,
11:37sur la tech chinoise.
11:39C'est quoi aujourd'hui l'allocation,
11:40vos scénarios chez Altaïr pour 2026 ?
11:44Beaucoup de prudence sur le premier trimestre au moins,
11:46sur le premier trimestre l'année prochaine
11:47parce qu'il y a beaucoup d'incertitudes.
11:48On a un manque de visibilité
11:49sur la réalité de la croissance américaine
11:51dernièrement avec des chiffres
11:53qui sont beaucoup moins précis
11:54et beaucoup moins fiables.
11:56On a un vrai problème autour de l'IA,
11:58on a des interrogations.
11:59Alors, ce n'est pas dire
11:59que c'est tout blanc ou tout noir,
12:00on sera sûrement sur quelque chose
12:02qui est là et qui va continuer à s'investir,
12:04mais on a des valorisations tendues.
12:06Et derrière, moi, je pense
12:07que les investisseurs,
12:09on n'est pas à l'abri quand même
12:09sur des investisseurs
12:10qui prennent beaucoup moins de risques
12:12sur l'année 2026,
12:13en début d'année 2026.
12:14Donc, prudence, prudence,
12:15aller plutôt sur des secteurs
12:18plutôt défensifs,
12:19jouer quand même l'impact positif
12:21parce qu'on a quand même eu
12:21des détentes de taux
12:22de la part des banques centrales.
12:23Ça, ça jouera sur les secteurs
12:25les plus sensibles au taux,
12:26mais quand même beaucoup,
12:27beaucoup de prudence
12:28parce qu'on manque de visibilité
12:29et plutôt du côté américain
12:31parce que du côté européen,
12:32on n'aura pas de très bonnes surprises,
12:33mais pas de très mauvaises.
12:35Donc, s'il y a des sources de volatilité,
12:36à mon avis,
12:37ce sera du côté américain.
12:39Et je pense que les investisseurs,
12:40et ce que traduit un peu
12:41la hausse de l'or aussi,
12:42si les investisseurs
12:43sont un peu moins d'appétit
12:45pour le risque,
12:46on risque d'avoir
12:46un premier trimestre
12:47un petit peu plus agité
12:48sur les marchés.
12:49Donc, grande, grande prudence.
12:50Et attention au bilan,
12:51la remontée des taux,
12:52là, ça va avoir un impact
12:53quand même pour les entreprises.
12:54Ça va avoir un impact, bien sûr.
12:55Et puis, on a quand même
12:56les volatilités de change
12:57qui sont là aussi,
12:58qui vont jouer.
12:59Donc, non, non,
13:00il y a beaucoup d'éléments
13:01d'incertitude
13:02sur l'année 2026.
13:04On sent que quand même,
13:06même si on est positif
13:09on voit qu'il y a un vrai décalage
13:10entre ce qu'on a investi
13:11dans l'intelligence artificielle
13:12et ce qu'on a investi
13:12dans les réseaux électriques.
13:13Et on sent qu'il y aura
13:14un goulot d'étranglement.
13:15On en parle de plus en plus
13:16aux Etats-Unis,
13:17de ce goulot d'étranglement
13:18qu'est l'électricité,
13:19qu'est la production électricité
13:20qui va sûrement freiner
13:21le développement
13:22de l'intelligence artificielle.
13:23Donc, quoi qu'il arrive,
13:24il y aura des remises en cause,
13:25il y aura du stock picking à faire.
13:27Je pense qu'on a fini
13:28la grande époque
13:29où on jouait les indices,
13:29les yeux fermés,
13:30où on ne jouait que 5 valeurs.
13:39entre des indices
13:40au niveau des valeurs des indices.
13:42Et donc, je pense que oui,
13:43on est sur des changements,
13:44des ruptures
13:45qui vont être importantes
13:46sur le premier trimestre
13:47et qui vont sûrement faire
13:49qu'on ne gérera pas
13:50le portefeuille en 2026
13:51comme en 2025
13:51avec beaucoup plus
13:52de stock picking notamment.
13:54Merci beaucoup,
13:54Christian Parizeau
13:55nous a raccompagné ce matin
13:56conseiller économique
13:56auprès de Aurel BGC,
13:58président d'Altaïr Economics.
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