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  • il y a 10 heures
Ce jeudi 15 janvier, Vincent Juvyns, responsable de la stratégie d'investissement de ING, et Nadège Duffossé, responsable de gestion diversifiée de Candriam, ont changé leur point de vue sur l'hésitation des investisseurs, malgré le nouveau sommet atteint par le CAC40 à la Bourse de Paris, avant d'interpréter la publication des résultats américains, qui sont plutôt mitigés, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Le face-à-face avec un CAC 40 dont on ne sait réellement comment interpréter sa tendance ce matin.
00:08On a donc un recul de 0,1% à 8 322 points et ce malgré la hausse des valeurs du luxe.
00:16Hermès près de 2% de hausse, Kering qui revient proche de l'équilibre après avoir progressé dans les premiers échanges
00:25et ce dans le sillage de la publication et des résultats de Richemont.
00:28On voit également ASML qui progressait de plus de 7% dans les premiers échanges, dans le sillage cette fois-ci de l'annonce de résultats de TSMC
00:36qui revient dans une progression plutôt de l'ordre de 4,5% à l'heure actuelle.
00:42On va essayer de comprendre ce qui se passe sur les marchés financiers en ce début d'année avec Nadège Dufossé tout d'abord.
00:46Bonjour Nadège Dufossé.
00:48Bonjour, merci de me recevoir.
00:49Merci d'être avec nous, vous êtes responsable de gestion diversifiée chez Candria.
00:53On a le plaisir d'accueillir également en duplex, à distance avec nous, Vincent Juvins, responsable de la stratégie d'investissement de ING.
01:00Bonjour Vincent Juvins.
01:02Bonjour, merci aussi de me recevoir à distance.
01:06Un mot peut-être Vincent Juvins, marcher tout de suite avant d'aller sur les perspectives macroéconomiques ou économiques.
01:14Comment interpréter ce qui se passe sur les marchés ce matin ?
01:17Le CAC 40, si on regarde sur les marchés européens, le CAC 40 a touché un nouveau plus haut hier en séance.
01:22Les contrats futurs jusqu'à une heure avant, même une demi-heure avant l'ouverture des marchés laissaient entendre que le CAC 40 était plutôt orienté à la hausse,
01:28qu'il aurait pu dépasser les niveaux d'hier, donc le record notamment d'hier touché en séance.
01:34Et là, on voit que finalement, toute cette hausse en Europe n'était portée, c'est en tout cas ce que nous disait Jean-Louis Cussac il y a un instant,
01:42n'était portée que par ASML et malgré les bonnes perspectives de résultats, que ce soit du côté de Richemont ou de TSMC,
01:50qui auraient pu porter la cote et qui portent quand même quelques valeurs, on voit que les marchés européens hésitent à l'heure actuelle, Vincent Juvins.
01:57Oui, ils hésitent puisqu'ils, comme vous l'évoquiez, ils flirtent avec des records évidemment,
02:00donc évidemment ça rend les investisseurs un petit peu hésitants, on est en pleine saison de publication de résultats, vous le mentionnez,
02:06donc évidemment chaque jour est tellement important pour déterminer la tendance, les marchés européens ont opéré un beau re-rating l'an passé,
02:14ils restent plus attractifs les marchés américains, mais leurs valorisations sont aujourd'hui au-delà des moyennes historiques,
02:19donc on attend aussi qu'ils délivrent sur le plan des résultats pour supporter ces valorisations et les emmener vers de nouveaux plus hauts.
02:27Alors évidemment aujourd'hui avec les résultats de TSMC, c'est ASML qui tirent la tendance,
02:31je note quand même depuis le début de l'année que les bancaires tirent quand même toujours bien la tendance en Europe,
02:37donc voilà, il n'y a pas uniquement le driver géré tech qui est malheureusement fort peu présent en Europe,
02:42mais je pense que des thématiques comme les bancaires et comme le secteur des soins de santé,
02:46qui reste évidemment toujours bien orienté grâce notamment aux accords en fin d'année avec les États-Unis
02:52sur le prix de distribution des médicaments outre-Atlantique, en ce y compris également l'accord,
02:58en tout cas l'approbation de la FDA notamment pour le Wegovy en format pilule pour le marché américain,
03:05tout ceci a soutenu la tendance dans ce secteur.
03:07Donc voilà, un marché européen qui repose quand même potentiellement sur plus de drive-up,
03:11mais qui doit dans les jours et les semaines à venir délivrer en termes de croissance bénéficiaire,
03:15alors qu'il avait quand même sur ce plan un petit peu déçu l'an dernier.
03:19– Nadège Dufossé, comment est-ce que vous interprétez le comportement des marchés ?
03:22On commence directement par les marchés, on ira peut-être un peu après sur les sujets macro,
03:27mais comment est-ce que vous interprétez le comportement des marchés depuis le début de l'année,
03:31sur cette première séquence qui a à présent deux semaines ou presque derrière elle,
03:37on a l'impression que chaque séance a son record,
03:40quand ce n'est pas sur les indices américains, c'est sur les indices européens,
03:42quand ce n'est pas sur les indices européens, c'est sur les matières premières,
03:44on en vient presque à se lasser des records que l'on voit sur les marchés financiers,
03:48Nadège Dufossé dans ce début d'année.
03:50– Alors on ne se lasse jamais des records, quand on est gérant,
03:52on est plutôt content que les marchés progressent,
03:55et c'était également ce qu'on attendait pour ce début d'année,
03:58on était positionnés pour un scénario de marché positif sur les actions
04:02et positif sur les matières premières.
04:04– À ce niveau-là ?
04:05– Alors à ce niveau-là, après on va voir la suite de l'année,
04:08mais l'année elle se déroule toujours en plusieurs séquences.
04:12Donc à ce niveau-là, aujourd'hui je ne sais pas,
04:14mais en tout cas la tendance positive c'est quelque chose qu'on anticipait.
04:16– D'accord. – Après je pense qu'il y a deux choses qu'on peut noter,
04:19la première c'est que dans la continuité de ce qui s'est passé en fin d'année dernière,
04:23on a quand même une surperformance de tout ce qui est non-américain
04:26par rapport aux Etats-Unis,
04:28et justement le marché américain, le comportement du marché américain
04:30est particulièrement intéressant à regarder en ce début d'année.
04:33Ce qu'on observe en tout cas, c'est que les grosses valeurs technologiques,
04:36elles sont plutôt en baisse, je crois autour de moins 1,5%,
04:40par contre on a les petites et moyennes valeurs américaines
04:42qui progressent assez fortement.
04:44Donc on a une rotation sur ce marché américain
04:46et finalement une participation plus large
04:48d'un plus grand nombre de valeurs à la hausse du marché américain.
04:52– Donc ça veut dire que le scénario pour 2026,
04:54c'est le marché ne sera pas uniquement soutenu par la tech,
04:57c'est le message un petit peu qui est envoyé aujourd'hui par les investisseurs,
05:00ou en tout cas c'est plus la seule chose qu'on regarde.
05:02– Alors c'est vrai que c'est ce qui se produit pour le moment,
05:05c'est intéressant puisque finalement on a assez dénoncé
05:07l'hyperconcentration du marché américain,
05:10on percevait ça comme un risque très important pour les investisseurs,
05:13donc c'est plutôt une bonne nouvelle.
05:15Après, il faut quand même modérer peut-être un peu ses propos,
05:20quand on regarde les attentes de bénéfices pour cette année,
05:23ils reposent pour la moitié sur la hausse des bénéfices de la tech.
05:26– D'accord, donc ça reste la thématique centrale.
05:28– Donc la tech, elle reste quand même quelque chose d'indispensable
05:30pour la hausse des marchés américains et mondiaux plus globalement.
05:33– Justement, avant de repasser la parole à Vincent Juvins,
05:36un mot de cette saison des résultats qui vient de s'ouvrir,
05:39on a pour l'instant les publications de certaines bancaires uniquement,
05:43ou aussi Delta Airlines que du côté des compagnies aériennes,
05:46on voit des résultats mitigés, si je peux m'exprimer ainsi,
05:51et surtout, quels que soient les résultats,
05:54des inquiétudes sur la situation politique,
05:56comment est-ce que vous analysez ce tout début de saison des résultats,
06:00Nadège Dufossé ?
06:01– Alors, on a vu aux États-Unis principalement les résultats des grandes bancaires américaines,
06:06et effectivement, la réaction de marché, elle est plutôt mitigée.
06:09Les résultats sont, voilà, on va dire, mixtes,
06:12il y a des bonnes et des mauvaises nouvelles dans ces résultats,
06:15mais plus largement, ces bancaires américaines sont probablement impactées
06:20par les annonces du président américain sur la limitation des taux des cartes de crédit.
06:25Et puis, aux États-Unis, c'est quelque chose de très rémunérateur pour elle.
06:29La limitation à 10% peut probablement être un peu contre-productif,
06:32mais en tout cas, c'est une menace pour les bénéfices de certaines bancaires américaines.
06:36– Quelles ont l'air de prendre assez au sérieux quand même ?
06:38Pour l'instant, on est dans l'annonce,
06:39mais les valeurs bancaires américaines prennent cette menace au sérieux ?
06:43– Alors, elles prennent, oui, il y a beaucoup de commentaires.
06:46– Pardon, en tout cas, les investisseurs en bourse prennent ces menaces au sérieux.
06:49– Prennent ces menaces au sérieux.
06:50Après, l'application de cette menace, voilà, il y a l'annonce et l'application,
06:55c'est deux choses différentes.
06:57Et effectivement, il y a une levée de bouclier,
07:00parce que cette mesure peut être assez contre-productive.
07:03À la fin, limiter le taux sur les cartes de crédit,
07:06ça veut dire qu'on va également moins prêter probablement à certains consommateurs américains.
07:10– Vincent Juvins, alors, on n'en est qu'au deuxième jour de ce lancement de la saison des résultats,
07:16mais comment est-ce qu'on analyse déjà ces premières publications ?
07:20On entend parfois des experts nous dire qu'il n'y a plus de surprises dans la saison des résultats,
07:27puisque de toute façon, il y a des révisions de publications qui sont faites avant,
07:30et que c'est presque un jeu de communication.
07:32Et pourtant, on voit que, bon, quand on regarde les chiffres,
07:35parfois, ce n'est pas forcément ce à quoi s'attendaient les analystes,
07:38à la hausse ou à la baisse, que ce soit du côté des bancaires
07:40ou du côté de TSMC, qui a publié ce matin, Vincent Juvins.
07:43– En effet, alors, je pense qu'il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions.
07:47Je pense qu'à la fin de cette semaine, et d'autant plus à la fin de la semaine prochaine,
07:50on pourra commencer à, en tout cas, décerner un certain nombre de tendances.
07:53Mais en effet, vous le mentionnez vous-même, quand on voit les chiffres de TSMC ce matin,
07:57il est évident que les surprises sont encore au rendez-vous,
07:59les bonnes surprises, évidemment encore dans le secteur technologique,
08:03dont on, malgré, je dirais, son retard en ce début d'année,
08:07continue, en tout cas sur les perspectives de croissance bénéficiaires,
08:10à se distinguer pour cette année.
08:12Je voudrais d'ailleurs, finalement, continuer sur l'intervention de Nadege précédemment,
08:17sur le secteur technologique, sur, finalement, l'élargissement, en tout cas,
08:20de ce qu'on peut observer sur le marché actuellement.
08:22Moi, j'aimerais bien parler d'élargissement, en tout cas,
08:24de la thématique technologique, justement, au marché asiatique.
08:27Parce que là, depuis le début de l'année, et en fin de l'an passé, on l'a vu aussi,
08:31évidemment, la tech, c'est pas uniquement les États-Unis,
08:33c'est pas uniquement les 7 magnifiques,
08:35c'est malheureusement encore trop peu l'Europe,
08:37mais c'est de plus en plus l'Asie, et de plus en plus la Chine.
08:40Et là, on a vu beaucoup d'activités depuis le début de l'année,
08:43alors, parfois, des performances de marché très positives,
08:46mais également, pas mal d'IPO, de nouveaux players,
08:49dans l'intelligence artificielle, notamment à Hong Kong,
08:51qui ont été très bien reçus par les marchés.
08:53Donc, j'ai envie de dire, la tech, en 2026,
08:56ça restera évidemment une thématique très importante,
08:59je pense qu'il faut la jouer de manière large,
09:01notamment en la considérant au sein des marchés émergents,
09:04dans cet élargissement, en tout cas, de la performance hors des États-Unis,
09:07nous parions, en tout cas, sur les marchés émergents,
09:09et spécifiquement, notamment, sur le secteur technologique chinois.
09:12Nadège Dufossé, c'est vrai que, du côté de la Bourse de Hong Kong,
09:15on ne compte plus le nombre d'IPO qui démarrent en fanfare,
09:19que ce soit en fin d'année dernière ou encore en début de cette année.
09:23On a vu Minimax, le principal concurrent de DeepSync,
09:26faire des premiers pas tonitruants à la Bourse de Hong Kong,
09:30il y en a eu d'autres, si je ne dis pas de bêtises,
09:31je crois même, d'ailleurs, que la Bourse de Hong Kong
09:33est devenue la première place boursière mondiale en matière d'IPO
09:37en 2025.
09:38La thématique tech, ça se joue aussi en Chine,
09:41aujourd'hui, quand on est investisseur européen ?
09:43Oui, tout à fait.
09:44Ça faisait partie de nos convictions pour 2026.
09:47Donc, la tech américaine, elle reste incontournable.
09:49Mais la tech chinoise,
09:51et on a vu la grande histoire de 2025,
09:53la Chine, c'est le seul pays à avoir réussi
09:55à s'opposer aux États-Unis dans la mise en place
09:57des droits de douane.
09:58C'est le vrai compétiteur.
10:01Avec encore des négociations à l'heure actuelle.
10:02Avec encore des négociations, c'est vrai que ce n'est pas fini,
10:04ça va continuer à alimenter les nouvelles en 2026.
10:10Et concrètement, c'est le seul pays capable de rivaliser
10:14avec les États-Unis dans l'intelligence artificielle.
10:16Donc, on n'est pas à la fin de l'histoire.
10:19Donc, oui, nous, on a pris des positions sur la tech américaine,
10:22mais également sur la tech chinoise.
10:24D'accord. Et donc, quand on va sur la tech chinoise,
10:26on va plutôt sur des petites valeurs ?
10:27En tout cas, on constate beaucoup d'IPO sur le sujet.
10:31Est-ce que ça veut dire que c'est une thématique
10:32plus risquée en Chine, même si elle devient
10:34de plus en plus porteuse ?
10:35Alors, nous, on prend l'indice au global.
10:37C'est plus facile pour nous, en fait,
10:39de jouer sur l'indice au global.
10:41Et c'est vrai que cet indice-là a beaucoup mieux performé
10:42que l'indice chinois pris de manière plus large.
10:45Donc, il faut être assez spécifique,
10:47aujourd'hui, dans ses investissements.
10:49Un mot, Vincent Juvins, de la situation américaine.
10:53On a suivi les chiffres de l'emploi,
10:55les chiffres de l'inflation,
10:57qui allaient tous les deux dans le sens
10:58d'un soutien monétaire de la Fed à l'économie américaine,
11:03en tout cas, qui ne remettait pas en cause
11:04des scénarios de marché.
11:05On a également vu hier des prix à la production
11:08ou des ventes au détail
11:09qui ont surpris à la hausse.
11:12Et du coup, quelques analyses
11:14commençaient à se demander
11:16s'il n'y avait pas une surchauffe
11:19de l'économie américaine,
11:20par rapport, en tout cas, à ce qu'on attendait à attendre
11:22sur l'année 2026.
11:24Quelle analyse vous tirez ?
11:25Alors, on est en début d'année, bien sûr.
11:26Mais quelle analyse vous faites
11:28du scénario économique américain pour 2026 ?
11:32Alors, ce show, certainement pas.
11:34On a eu une économie en 2025 aux États-Unis
11:36qui a bien tourné.
11:37Mais rappelons, et on verra,
11:38on n'a pas encore les chiffres du quatrième trimestre.
11:40Mais enfin, les estimations,
11:42c'est qu'à peu près 50% de la croissance
11:43a quand même été tirée
11:44par les investissements capex de la tech
11:46et donc les data centers.
11:47On a eu une consommation qui,
11:49sur le premier semestre,
11:50était clairement plus faible.
11:52Alors, on a vu un retour de cette consommation
11:54dans les chiffres du troisième trimestre
11:55qu'il a fallu attendre un petit peu.
11:57On verra si cette tendance persiste
11:59au quatrième trimestre.
12:00Les ventes au détail qui ont été publiées
12:01ces derniers jours, en tout cas,
12:03attestent en tout cas du fait
12:04que le consommateur est toujours présent.
12:06Enfin, le consommateur,
12:08quel consommateur ?
12:09On parle toujours évidemment de cette économie
12:10en forme de chaos aux États-Unis.
12:12On voit évidemment qu'au niveau des ménages
12:13les plus nantis,
12:15ça continue évidemment à soutenir la tendance
12:17en termes de consommation.
12:18Pour les autres, c'est plus difficile.
12:20Raison pour laquelle, d'ailleurs,
12:21dans la perspective des mi-termes,
12:23Donald Trump s'en émeut
12:24et envisage des mesures
12:26comme la limitation, en effet,
12:27des taux d'intérêt sur les cartes de crédit,
12:29aider à l'achat immobilier,
12:31et ainsi de suite.
12:32Bien sûr.
12:32Donc il y a quand même encore
12:33des mesures à prendre,
12:35soutenir cette consommation en 2026.
12:37Mais donc, une économie qui,
12:39de mon point de vue,
12:39et vous l'avez mentionné,
12:40notamment sur les chiffres de l'emploi,
12:41justifie quand même un minima
12:43de baisse de taux
12:43de la réserve fédérale américaine
12:45cette année.
12:47À cela s'ajoutent également
12:47des interventions sur la partie courte
12:49de la courbe via son bilan.
12:50Donc on a quand même un contexte
12:51avec une économie résiliente,
12:53pas en surchauffe de notre point de vue.
12:55On est toujours avec une économie
12:56au potentiel,
12:57voire légèrement au-dessus du potentiel.
12:59Donc on parle de 2% de croissance
13:01pour cette année.
13:01Et finalement,
13:03des baisses de taux qui arrivent.
13:04Donc un scénario relativement favorable
13:06pour l'économie américaine
13:07à mon point de vue.
13:08Des statistiques meilleures
13:09que prévues sur les premiers mois de l'année
13:11ne pourraient pas venir remettre en cause
13:13Vincent Juvin ?
13:14Un scénario de soutien monétaire
13:16de la Fed cette année ?
13:19En tout cas,
13:20ça devrait finalement
13:22empêcher Donald Trump
13:24d'être trop virulent
13:25dans ses demandes
13:26de davantage de baisses de taux.
13:28Ça devrait finalement
13:29inviter à la restreinte
13:31sur le nombre de baisses de taux.
13:32On avait temps en temps
13:33ou quand on croit
13:34M. Miran,
13:35en tout cas,
13:36on voit les anticipations
13:37à 3, 4 davantage
13:39baisses de taux.
13:40Ça, ça me semble
13:40un scénario frappé.
13:42Aujourd'hui,
13:42on a quand même
13:43une économie américaine
13:44qui, sur son moteur historique
13:46principal
13:46qu'est la consommation,
13:48des raisons en tout cas
13:49de soutenir l'économie
13:50avec, ma foi,
13:51des baisses de taux
13:52et deux en ce qui nous concerne.
13:53Je pense qu'on ne va pas
13:55entraîner une surchauffe
13:56de l'économie américaine
13:57dans ce contexte-là.
13:58Mais il y a une frange
13:59de la population
14:00qui a aux États-Unis
14:01du mal à joindre les deux bouts.
14:03On a un marché immobilier
14:04qui est quand même
14:04toujours grippé
14:05par des taux hypothécaires
14:06à 30 ans
14:07qui restent quand même
14:08très élevés.
14:09Donc, il faut absolument
14:10que toute cette partie
14:12de l'économie américaine
14:13soit stimulée
14:14et les baisses de taux
14:15peuvent réellement aider
14:16dans ce contexte-là.
14:17Elles ne seront pas disruptives
14:19pour ce qui a fonctionné
14:20l'an passé,
14:20le capex de la technologie
14:22qui se réalise essentiellement
14:24sur flux opérationnel
14:25et relativement peu
14:26par émission obligataire.
14:29Enfin, même là,
14:29on pourrait imaginer
14:30que ça permet un peu
14:31de pérenniser
14:31ce cycle d'investissement.
14:33Nadege Dufossé,
14:34même question.
14:35Votre scénario
14:35sur l'économie américaine.
14:37Alors, effectivement,
14:37en réaction à ce que dit
14:39Vincent Juvins,
14:39le terme surchauffe
14:40semble un petit peu exagéré.
14:42Mais on a entendu,
14:43effectivement,
14:44certains experts
14:45se poser la question
14:47pour l'année 2026.
14:48Est-ce qu'il faut s'attendre
14:49à une année 2026
14:50en matière d'économie américaine,
14:52enfin, avec une économie américaine
14:54qui performerait mieux
14:55que prévu
14:56et qui viendrait remettre
14:56en cause
14:57les scénarios
14:57des analystes
14:58qu'on voyait fin décembre ?
15:01Alors, je pense que votre question,
15:02elle est parfaitement légitime
15:03et on se la pose aussi.
15:05Alors, le scénario
15:05chez Kandriam,
15:06c'est un petit peu le même
15:07que ce que Vincent
15:08vient d'expliquer.
15:10C'est une économie américaine
15:11qui a un petit peu décéléré
15:12mais qui reste tout à fait robuste
15:14et de baisse de taux.
15:15Donc, je pense que
15:15c'est relativement consensuel.
15:17D'accord.
15:17Après, là où vous avez raison,
15:18c'est qu'il y a un scénario de risque
15:20qui est ce scénario de surchauffe.
15:22Et il va dépendre principalement
15:23de l'interventionnisme
15:24ou des décisions
15:25de l'administration américaine.
15:28D'accord.
15:29Donc, voilà.
15:30Aujourd'hui,
15:30scénario central
15:31qui est plutôt porteur.
15:34Qui ne change pas
15:34à l'heure actuelle.
15:35Qui ne change pas
15:35à l'heure actuelle.
15:36Après, si on allait
15:37un petit peu trop loin
15:38dans les mesures de stimulation,
15:39on a une économie
15:40qui ne peut pas absorber
15:41beaucoup de stimulation.
15:43On voit qu'au niveau
15:44de l'emploi,
15:45le point mort quelque part
15:46est à peu près
15:47au niveau actuel.
15:48Si on a un peu trop
15:49de stimulation,
15:49on pourrait créer à nouveau
15:51des anticipations d'inflation
15:53qui progressent
15:54et à nouveau cette peur
15:56d'un retour de l'inflation
15:57aux Etats-Unis.
15:58On n'en est pas là.
15:59Il y a plein de gradations
16:00avant d'arriver
16:00à ce scénario de risque.
16:02Mais le marché peut jouer
16:03à se faire peur
16:04à certains moments.
16:06Vincent Juvins,
16:07si on revient
16:08sur les éléments marché,
16:10qu'est-ce que vous regardez
16:11à l'heure actuelle ?
16:12Avec une question
16:12que j'aime bien poser
16:15dans cette émission
16:15quand on voit
16:16que les marchés
16:16sont sur des plus hauts
16:17un peu partout.
16:18Qu'est-ce qui pourrait
16:18venir freiner
16:19la progression
16:20des indices
16:21sur l'année 2026 ?
16:24Oui, on en a déjà
16:25beaucoup parlé
16:25dans cette émission.
16:26Finalement,
16:27difficile d'éluder
16:28la thématique de la tech
16:29à la fois sur le marché
16:30parce que ça reste
16:31évidemment peu importe
16:32où se trouve
16:33évidemment un driver
16:34de marché
16:34à la fois sur le plan économique
16:36puisque de par
16:38ces investissements,
16:39le secteur technologique
16:39drive aujourd'hui
16:40la croissance
16:41dans de nombreux domaines.
16:43Sur le plan géopolitique,
16:44aujourd'hui,
16:44le leadership technologique,
16:45c'est clairement
16:46le sujet de discorde
16:47entre les États-Unis
16:48et la Chine.
16:49Donc la tech est partout.
16:50Alors j'ai envie de dire
16:51tant que les investissements
16:53nécessaires au déploiement
16:54de l'IA
16:54continuent d'être jugés
16:55nécessaires par le secteur,
16:57tant qu'on continue
16:58dans cette dynamique
16:58qu'on a pu voir en 2025,
17:00très bien,
17:00on a évidemment
17:01une dynamique de marché
17:02et économique
17:02qui sera entretenue.
17:04Ma crainte
17:04est que nous ayons
17:05un moment dit psych 2.
17:07Il y a presque un an
17:08lorsque cette entreprise
17:09chinoise avait finalement
17:10clamé haut et fort
17:11qu'elle faisait presque
17:12aussi bien
17:12que les géants
17:12de la tech américaine
17:13avec beaucoup moins
17:14d'investissement.
17:15Ça avait été disruptif
17:16pour le secteur,
17:17ça pourrait par voie
17:18de conséquence
17:19être disruptif
17:19pour l'économie américaine.
17:21On n'en est pas là,
17:22je pense que les succès
17:22de DeepSic
17:23ont depuis été nuancés,
17:24néanmoins DeepSic avance
17:26et on n'est pas à l'abri
17:27d'un DeepSic 2
17:28et à nouveau,
17:29en tout cas,
17:30une disruption dans ce secteur.
17:31Donc c'est certainement
17:32un point d'attention
17:33aujourd'hui,
17:35enfin,
17:35beaucoup dépend en tout cas
17:36du momentum
17:36dans le secteur technologique.
17:38Par ailleurs,
17:39vous êtes bien conscients
17:41évidemment que le contexte
17:41géopolitique reste fébrile
17:43un petit peu partout
17:44dans le monde,
17:44on n'est évidemment
17:45pas à l'abri
17:46d'une des convenues
17:46sur ce plan-là.
17:47Donc je pense qu'il faut
17:48continuer dans les portefeuilles
17:49à s'en protéger.
17:50Alors nous le faisons
17:51spécifiquement notamment
17:52avec des classes actives
17:53comme l'or
17:53qui reste évidemment
17:54l'actif phare
17:55pour se protéger
17:56des tensions géopolitiques.
17:57Très bonne performance
17:58encore depuis le début
18:00de l'année
18:00et plus globalement
18:01les résultats d'entreprise
18:02et là évidemment
18:03on est en plein cœur
18:05de cette saison
18:05de publication de résultats.
18:06C'est notre préoccupation
18:08principale.
18:08Nadège du fossé rapidement
18:09qu'est-ce que vous regardez
18:10dans le marché ?
18:11Vous vouliez réagir
18:11à ce que disait
18:11Vincent Juvince ?
18:12Oui, oui, oui.
18:13Non mais je partage
18:14ce qu'il vient de dire.
18:15Après j'ajouterais
18:16que c'est assez simple
18:17sur les marchés.
18:18Tant que nos anticipations
18:19de croissance et d'inflation
18:20tiennent,
18:21les marchés vont tenir.
18:22Aux Etats-Unis ?
18:23Et en Europe ?
18:23Et aujourd'hui on voit
18:25que le consensus
18:25est plutôt positif.
18:30S'il y a la moindre nouvelle
18:32qui viendrait remettre en cause
18:33ces anticipations de croissance
18:35ou d'inflation,
18:36évidemment on changerait
18:37notre scénario.
18:37Donc le faiseur de paix
18:38sur les marchés
18:39c'est l'économie ?
18:39Mais oui, à la fin
18:40on en revient aux fondamentaux.
18:41Si on parle de la géopolitique
18:42on essaye de regarder
18:43de quelle manière
18:44la géopolitique
18:45ou les événements
18:46peuvent impacter
18:46notre scénario.
18:47Donc il faut,
18:48si on veut pouvoir traverser
18:49tout ce bruit
18:50et il va y avoir du bruit
18:51et il va y avoir
18:51de la volatilité,
18:52il faut revenir toujours
18:53aux fondamentaux
18:54et à ce qu'on peut
18:55anticiper sur l'économie
18:58à la fin.
18:58Merci Nadège Dufossé
19:00responsable de gestion diversifiée
19:01chez Candria.
19:01Merci également Vincent Juvin
19:02ce responsable de la stratégie
19:04d'investissement d'ING
19:05de nous avoir accompagné
19:06dans le face-à-face.
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