- il y a 3 mois
Vendredi 24 octobre 2025, retrouvez Mathieu HETZER (Président national, Centre des Jeunes Dirigeants), Paul-Olivier Claudepierre (codirigeant, Martin-Pouret) et Titouan Palomino (co-fondateur, Quasimodo) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:15Et voici le sommaire du jour, c'est Mathieu Etzer, le président du Centre des Jeunes Dirigeants,
00:20qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler de cet engagement du CJD à mettre l'économie au service du vivant.
00:30Pour ouvrir notre émission, je reçois dans une minute Paul-Olivier Claude-Pierre, co-dirigeant de la maison Martin Pouret,
00:36qui perpétue la tradition des vinaigriers et moutardiers orléanais, comment maintenir une production française et responsable.
00:45Réponse dans une minute, dans notre débat on verra comment inclure la durabilité à tous les niveaux de gouvernance.
00:52Et puis dans notre rubrique Smart Ideas, la bonne idée du jour, elle est signée Quasimodo,
00:56qui propose de lutter contre le gaspillage alimentaire en redonnant aux fruits et légumes moches toute leur place dans nos assiettes.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact, tout de suite.
01:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Paul-Olivier Claude-Pierre, bonjour.
01:17Bonjour Thomas.
01:18Bienvenue, heureux de vous accueillir, co-dirigeant de la maison Martin Pouret,
01:21producteur de vinaigre, moutarde, sauce et pickles 100% français.
01:26Mais alors, moi ce qui me passionne, c'est l'origine.
01:29On remonte jusqu'en 1797 précisément, donc juste après la Révolution.
01:37Et donc c'était déjà la maison Martin Pouret qui produisait du vinaigre, de la moutarde ?
01:41Oui, historiquement, on a toujours produit du vinaigre et de la moutarde.
01:45Orléans a été pendant très très longtemps la capitale historique du vinaigre.
01:4980% des besoins du pays étaient produits dans cette ville.
01:53Et parmi les 400 vinaigriers qui œuvraient à l'époque, il y avait déjà Martin Pouret.
01:59Martin Pouret qui, à la base, était une famille, ou en tout cas deux familles de vignerons et de tonneliers
02:05qui ont décidé de se lancer à l'époque dans l'aventure de la fabrication de vinaigre et de condiments.
02:11Avec la méthode, l'authentique méthode orléanaise qui remonte au Moyen-Âge, paraît-il.
02:17C'est quoi la méthode orléanaise ?
02:18C'est, alors, pour la faire simple.
02:21Oui, on ne va pas rentrer dans la recette.
02:24Si les maîtres vinaigriers m'entendaient, ils se sont en colère.
02:26Mais il y a trois étapes, globalement, c'est d'abord sélectionner des bons vins,
02:31parce qu'on ne peut pas faire un bon vinaigre sans un bon vin, contrairement à ce qu'on pourrait penser.
02:36Ensuite, c'est une fermentation naturelle en fût de chêne pendant une durée d'environ trois semaines.
02:42Donc, le produit va se transformer.
02:45Et puis, derrière, il y a une phase de maturation où nos vinaigres vont prendre toute leur ampleur aromatique pendant 12 mois dans de magnifiques foudrables.
02:58Alors, qu'est-ce qui pèse le plus aujourd'hui ?
03:00Parce que je disais, vinaigre, moutarde, les sauces, les pickles, c'est le vinaigre, c'est la moutarde ?
03:04Qu'est-ce qui pèse le plus dans votre activité ?
03:05Alors, aujourd'hui, c'est le vinaigre, même si la part du vinaigre a tendance plutôt à diminuer,
03:10parce qu'aujourd'hui, on a lancé énormément de produits pour s'adapter au monde et à la gastronomie actuelle,
03:19même si notre activité nécessite, même au sein de toutes les innovations qu'on sort, d'y intégrer du vinaigre,
03:26parce que notre crédibilité est là.
03:28Mais maintenant, les moutardes, les sauces en général, puisqu'on a lancé des mayonnaise, des ketchup,
03:34toujours 100% français, ou même des cornichons français, pèsent maintenant l'autre moitié de notre activité.
03:40Je voudrais qu'on fasse un focus quand même sur la moutarde.
03:44On se souvient de la pénurie au début de la guerre en Ukraine.
03:48Comment se porte le marché ? Est-ce que ce choc-là a été digéré ? Comment ça va ?
03:55Oui, le choc a été digéré. Il y a eu deux impacts en 2022.
04:01Il y a eu effectivement une mauvaise récolte au Canada.
04:04Oui, c'est vrai.
04:04J'y reviendrai.
04:05On va parler du Canada souvent.
04:06En Ukraine.
04:08Alors nous, on n'a pas été impactés à l'époque.
04:11Ça a même été un formidable moment pour Martin Pouré,
04:15puisque nous, contrairement à beaucoup de producteurs et de marques qu'on pourrait croire 100% françaises,
04:22nous, nous n'allons pas chercher nos graines à l'autre bout du monde.
04:26Nous les produisons au travers de contrats triannuels avec des agriculteurs à 15 kilomètres de nos ateliers de fabrication.
04:34Donc vous, vous n'aviez pas de pénurie ?
04:36Nous, pas de pénurie.
04:37On a fonctionné plutôt pas mal.
04:39On a même nos meules de pierre qui ont explosé tellement ça tournait.
04:44Oui, d'accord.
04:45Avec effectivement un vinaigre ou une moutarde, 100% français dont vous nous parliez.
04:52Et on va voir pourquoi c'est important.
04:54Parce que, je ne me rends pas compte moi, si je vais dans un étal de supermarché, je regarde les moutardes.
05:02Les graines, elles viennent du Canada le plus souvent ?
05:05À 98%.
05:06À 98%.
05:07Ils vont venir du Canada.
05:09Vous allez avoir quelques rebelles, quelques marques un petit peu comme Martin Pouré,
05:15qui ont décidé de casser ce modèle pour aller vers un modèle un petit peu plus vertueux,
05:21qui est celui d'une culture française.
05:23Alors, avec pas mal d'impact.
05:26On peut déjà commencer par l'impact carbone, qui est un peu évident,
05:30qui est l'impact du transport, j'imagine.
05:31Oui, il y a plusieurs impacts.
05:33Et tout ça se retrouve dans un prix caché d'un produit qui vient de l'étranger
05:39versus un produit 100% français.
05:41Mais oui, vous avez déjà potentiellement un impact sur la santé,
05:45puisque les obligations pour un agriculteur canadien
05:50ne sont très très loin des normes qu'on impose aux agriculteurs français.
05:56Sur les intrants, notamment les pesticides ?
05:58Exactement, les pesticides.
05:59Donc, premier impact, second impact, effectivement, l'impact carbone.
06:03Vous faites traverser un porte-container rempli de graines de moutarde
06:06qui traversent l'Atlantique, arrivent en Hollande, repart en camion pour arriver en France.
06:14Oui, vous avez un vrai impact.
06:16Puis derrière, il y a aussi l'impact économique,
06:17puisque vous ne faites pas travailler votre écosystème.
06:21Oui, et puis on peut parler de l'impact fiscal aussi.
06:24Il y a pas mal d'entreprises qui ne sont pas forcément basées en France
06:28et qui ne payent pas beaucoup d'impôts en France, c'est ça ?
06:31Oui, alors ça, c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur,
06:34parce que c'est vrai que c'est en termes de compétitivité.
06:37On ne joue pas forcément avec les mêmes règles.
06:38Et on a face à nous des géants de l'agroalimentaire,
06:44souvent anglais ou néerlandais,
06:49qui ont leur siège fiscal, en tout cas leur siège en Irlande,
06:52pour les raisons fiscales qu'on connaît,
06:55et donc qui ne jouent pas tout à fait le même jeu que nous.
06:58Alors ensuite, si on se concentre sur...
07:00Il y a déjà le simple fait d'être fabriqué en France,
07:02il y a tous ces avantages que vous avez détaillés,
07:05mais comment vous faites baisser votre impact ?
07:09Parce que ça reste quand même, j'imagine, une préoccupation
07:11pour une marque comme La Maison, Martin Pouret.
07:15Vous partez d'où et où est-ce que vous voulez aller ?
07:18Vous voyez ce que je veux dire ?
07:19Oui, alors déjà, à la base, on est une entreprise extrêmement vertueuse,
07:23puisqu'on est très peu énergivore.
07:25En fait, ce qu'on utilise le plus dans notre entreprise, c'est le temps.
07:29On n'utilise que très peu d'énergie,
07:32puisque quand vous mettez du vin dans une barrique,
07:34vous attendez trois semaines,
07:35à part l'énergie de l'homme pour surveiller que ça se passe bien,
07:38vous ne consommez pas grand-chose.
07:40D'accord.
07:41Et puis, là où effectivement, on nécessite,
07:44en tout cas, on a la nécessité d'utiliser de l'énergie,
07:47on essaye de faire de la meilleure façon possible.
07:50C'est-à-dire ?
07:51Avec le salaire solaire.
07:52Là, on vient de faire un investissement de 8 millions d'euros
07:54dans de nouveaux ateliers,
07:56et qu'on a pensé pour être le plus vertueux.
08:00C'est quoi ? C'est un nouvel atelier, une nouvelle manufacture,
08:02en quelque sorte ?
08:03C'est une nouvelle manufacture,
08:05manufacture qu'on a voulu à la fois,
08:08effectivement, plus confortable pour nos équipes,
08:11plus vertueuse en termes de consommation,
08:14et qui a la capacité aussi d'accueillir le grand public
08:17pour que les Français et les touristes étrangers
08:21puissent découvrir vraiment tout le savoir-faire
08:24et comprendre pourquoi un produit comme le nôtre
08:27peut être quelques centimes plus cher
08:29qu'un produit concurrent produit dans un grand groupe international
08:35et se rendre compte vraiment de la valeur
08:38qui se cache derrière ce produit.
08:40Quand vous décidez de construire,
08:43donc, un investissement important,
08:44cette nouvelle manufacture,
08:47quel choix vous faites pour qu'elle soit moins énergivore
08:50ou qu'elle soit plus...
08:51Enfin, vous voyez, si on compare avec ce qui existait auparavant,
08:54qu'est-ce que vous avez changé, en fait ?
08:56Tout.
08:57Tout.
08:58Effectivement, vous repensez totalement l'espace
09:01pour que vous ayez le moins de mouvements
09:04au sein de cet espace.
09:06Vous repensez l'énergie,
09:09notamment avec des panneaux solaires.
09:12Donc, avec l'ambition d'être,
09:14pas tout à fait autonome,
09:15mais de s'en approcher ?
09:17Oui, l'idée, c'est vraiment de s'en approcher.
09:19C'est de s'en approcher.
09:20C'était aussi une occasion de nous rapprocher
09:23des agriculteurs qui, notamment,
09:27produisent nos graines de moutarde.
09:29Donc, on a vraiment tout pensé,
09:30tout optimisé pour avoir l'impact carbone
09:33le plus faible possible.
09:35Est-ce que ces agriculteurs,
09:36ils sont forcément engagés dans une démarche bio,
09:40dans une démarche d'agriculture responsable ?
09:44Est-ce que ça fait partie de vos choix ?
09:46Oui, bien sûr.
09:47Mais en règle générale,
09:49et pour être très impliqué
09:51dans le monde agricole,
09:52sur notre territoire,
09:53la plupart des agriculteurs
09:55que vous allez rencontrer
09:55sont des gens extrêmement soucieux
09:58de l'impact qu'ils peuvent avoir
10:00sur leurs terres.
10:02Donc, souvent, vous avez des gens
10:03extrêmement impliqués
10:05qui recherchent absolument
10:07à optimiser leur récolte
10:09et à utiliser le moins d'intrants possible.
10:11Donc, on n'est pas sur du bio.
10:13C'est très, très compliqué sur la rétarde.
10:14Mais on a développé notre propre graine
10:16qui est adaptée au terroir
10:19du centre Val-de-Loire
10:20et qui nécessite le moins d'intrants possible.
10:23Est-ce que vous voyez,
10:24puisque vous êtes justement en lien
10:25avec les agriculteurs,
10:28est-ce que vous voyez l'impact
10:29du changement,
10:30du réchauffement climatique
10:32sur leur activité,
10:33sur leur rendement,
10:34sur la région en général ?
10:36Oui, évidemment.
10:37Enfin, c'est un véritable souci
10:40de leur part.
10:42Et donc là, vous avez deux postures.
10:44Soit vous restez comme vous êtes,
10:46vous vous plaignez,
10:47vous regardez vers l'Europe
10:48pour être aidé.
10:50Ou alors, vous prenez les choses en main.
10:53Et on a...
10:54Alors, je suis désolé,
10:55je vais reprendre le sujet
10:56de la graine de moutarde.
10:58Mais la graine de moutarde,
10:59typiquement, c'est une culture
11:00qui régénère les sols.
11:02Donc, non seulement,
11:04on va pouvoir,
11:05quand on travaille
11:05avec des agriculteurs français,
11:08leur assurer une rémunération
11:10qui soit la plus juste possible,
11:12selon le rendement.
11:14Et puis, on va pouvoir aller
11:16vers des cultures diversifiées
11:18et en plus,
11:20qui sont globalement très bonnes
11:22pour leur sol.
11:24Donc, voilà.
11:25C'est des petites choses
11:27qui viennent s'additionner
11:29et qui font que,
11:30quand on est un peu malin,
11:32qu'on a envie
11:33de bien faire les choses,
11:34on peut trouver des solutions.
11:35Merci beaucoup.
11:36On termine sur ce mantra.
11:38Merci beaucoup,
11:39Paul-Olivier, Claude-Pierre
11:40et à bientôt sur
11:41Be Smart for Change.
11:41On passe à notre débat.
11:44On va voir comment
11:45inclure la durabilité
11:46à tous les niveaux
11:47de gouvernance
11:48des entreprises.
11:52Be Smart.
11:54C'est le grand entretien
11:55de ce Smart Impact 26 minutes
11:57avec une personnalité
11:58qui compte dans notre économie.
12:00Et j'accueille Mathieu Etzer.
12:01Bonjour.
12:02Bienvenue.
12:03Vous êtes le président
12:03du Centre des Jeunes Dirigeants
12:06qu'on va présenter.
12:07On va présenter notamment
12:07l'engagement du CJD
12:09pour le vivant,
12:10au service du vivant.
12:11Tout à fait.
12:12Mais je voudrais commencer
12:12par votre histoire perso
12:14qui est quand même
12:14assez éclairante.
12:15Vous êtes entré comme stagiaire,
12:17c'est ça,
12:18dans la maison d'édition CELT.
12:20C'est ça.
12:20Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?
12:22Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?
12:22Plein de choses.
12:23Déjà, j'ai beaucoup travaillé.
12:24Oui, c'est bien.
12:25Stagiaire.
12:26Puis petit à petit,
12:27j'ai pris des responsabilités.
12:29Je suis entré en 97,
12:31stagiaire,
12:31et j'ai fini par acheter
12:32l'entreprise en 2017.
12:34Donc, il m'a fallu 20 ans.
12:35Donc, petit à petit,
12:36en stabilisant,
12:37en me formant,
12:38grâce au CJD,
12:39entre autres.
12:40D'accord.
12:40Je me suis beaucoup formé
12:41pour réussir à remplir
12:43cette mission de dirigeant.
12:45Et donc, vous êtes passé
12:46de stagiaire à patron.
12:48C'est quand même
12:48un destin assez original.
12:50Et aujourd'hui,
12:51la gouvernance de CELT,
12:54c'est quoi ?
12:55Déjà, je ne suis plus
12:57aux manettes opérationnelles.
12:58Aujourd'hui, je suis sorti
12:59l'opérationnel.
13:00Pareil, grâce à des outils
13:01du CJD.
13:03Je suis rentré en 97,
13:04donc ça commence à remonter
13:05un petit peu.
13:06Et en 2023,
13:07j'ai senti le besoin
13:07de m'extraire du quotidien.
13:09Et je m'étais formé
13:11beaucoup à l'intelligence collective.
13:13J'avais travaillé sur moi aussi
13:14parce que ça ne s'est pas
13:15du jour au lendemain
13:16d'accepter de lâcher
13:18les manettes de sa boîte.
13:19Ce n'est pas toujours évident.
13:21Donc, coaching,
13:21accompagnement, etc.
13:22Intelligence collective.
13:24Et j'ai mixé ça
13:25pour me dire, tiens,
13:26comment on fait contribuer
13:28les collaborateurs
13:28aux décisions,
13:30à la création de la stratégie,
13:31etc.
13:32Petit à petit,
13:33j'ai commencé par des expérimentations
13:35assez simples
13:35sur c'est quoi la prochaine sortie
13:38entreprise
13:39qu'on va faire tous ensemble.
13:41Quand les collaborateurs
13:42ont vu que ça marchait,
13:43ils ont pris confiance
13:43et du coup,
13:44je suis allé sur des sujets
13:44un peu plus complexes.
13:46Stratégie, marketing,
13:48quels sont les nouveaux produits
13:49qu'on va lancer, etc.
13:50Et comme ça fonctionnait,
13:51cette notion
13:52d'intelligence collective,
13:53donc de partage finalement
13:54de la gouvernance,
13:54puisque je prends très peu
13:55de décisions seul aujourd'hui,
13:57et ben voilà,
13:58j'ai réussi à sortir
13:59du quotidien.
14:00Et alors ça rejoint
14:01dans le texte de présentation
14:02du CJD,
14:03vous dites,
14:03commençons par nous transformer
14:04nous-mêmes
14:05pour transformer nos entreprises.
14:07Donc c'est un message
14:08aux dirigeants.
14:08Totalement.
14:09Il faut diriger autrement en fait,
14:11c'est le message
14:12que vous faites passer.
14:13Aujourd'hui plus que jamais.
14:14Alors je suis l'un des exemples
14:17qui montre qu'effectivement
14:18c'est important,
14:19et au CJD on est convaincu
14:20de ça,
14:21c'est qu'on ne peut plus diriger
14:22comme on dirigeait
14:23des entreprises
14:23il y a 10 ans,
14:24il y a 15 ans,
14:25il y a 20 ans.
14:25Ça ne fonctionnera plus
14:26dans le monde de demain,
14:27et même dans le monde
14:28d'aujourd'hui déjà.
14:28Déjà le ras-le-bol
14:30du mal-alpha
14:31patron d'entreprise,
14:32si je voulais caricaturer
14:33je dirais ça ?
14:34C'est un peu ça,
14:35le stéréotype du patron
14:37avec le cigare,
14:38la Porsche,
14:38et puis à la limite
14:39le verre de rhum,
14:40la caricature.
14:41Là on a mis
14:41beaucoup de caricatures
14:42quand même.
14:43C'est bien d'aller loin
14:44dans les extrêmes,
14:45et au CJD on est
14:46complètement aux antipodes
14:47de tout ça.
14:47Vous êtes aux antipodes
14:48de ça,
14:48mais c'est aussi
14:49parce que ça ne marche plus.
14:50Vous voyez ce que je veux dire ?
14:51C'est une question
14:52d'efficacité ?
14:52Aujourd'hui c'est plus pensable,
14:54rien que par rapport
14:55aux générations actuelles,
14:56les gens qui sont
14:57en quête de sens,
14:58qui quand même
14:58se questionnent beaucoup,
15:00notamment depuis
15:01les épisodes de confinement,
15:03les gens cherchent
15:04autre chose
15:04que ce qu'ils ont connu
15:05jusqu'à présent.
15:06Aujourd'hui les gens
15:06ne vivent plus
15:09pour travailler en fait.
15:11Les générations
15:12d'il y a 30 ans,
15:1340 ans,
15:13ne se posaient pas la question
15:14est-ce que j'ai envie
15:15de travailler ou pas ?
15:16C'était comme ça,
15:17ils allaient,
15:17ils se levaient le matin,
15:18ils remplissaient leurs missions.
15:20Aujourd'hui les générations
15:21actuelles se questionnent
15:23quand même
15:23à quoi sert mon travail ?
15:25Est-ce que vraiment
15:25j'ai envie de travailler ?
15:27Donc il y a un gros changement
15:28et les entreprises
15:30et les dirigeants
15:31doivent incarner ce changement,
15:32en tenir compte
15:33pour réussir,
15:34ne serait-ce qu'à fidéliser
15:35leurs collaborateurs
15:36et pérenniser leurs entreprises.
15:38Le centre des jeunes dirigeants
15:39c'est plus de 6 000 dirigeants,
15:4016 délégations régionales,
15:43près de 130 sections locales,
15:44des événements,
15:45plus de 1500 événements
15:46organisés sur tout le territoire,
15:50sur une même période,
15:51des formations,
15:53des thématiques,
15:54etc.
15:56Est-ce que
15:57ce principe,
16:01ces principes,
16:02ils sont faciles à diffuser
16:04auprès de 6 000 dirigeants ?
16:05Parce que j'imagine
16:06qu'il y a des jeunes dirigeants
16:07qui sont devenus patrons
16:08en se disant
16:08« moi je veux être un patron
16:09à l'ancienne »
16:11ou pas ?
16:11Alors moi j'ai été formé
16:12comme ça dans mon entreprise,
16:13patron à l'ancienne.
16:15Et quand je suis arrivé
16:16au CJD,
16:16en fait,
16:17mes chakras sont ouverts,
16:18entre guillemets,
16:19à force de côtoyer
16:21des personnes
16:22qui managent différemment,
16:23à force de participer
16:25à des formations,
16:26vous l'avez dit,
16:27on dispense 75 000 heures
16:29de formation par an au CJD,
16:31à force de participer
16:32à des formations
16:32qui viennent nous challenger
16:33dans notre posture,
16:35dans notre connaissance de soi,
16:37etc.,
16:38ça bouge les lignes.
16:39Et là,
16:40je me suis rendu compte,
16:41comme c'est le cas
16:42de certains de nos membres,
16:43qu'effectivement,
16:44il y a une autre façon
16:44de diriger.
16:45Et notre baseline au CJD,
16:47c'est osons diriger autrement.
16:50Effectivement,
16:50on essaie de le mettre en pratique,
16:51on le met en pratique
16:52et nos membres le mettent en pratique.
16:53Avec ce moralomètre
16:55que vous publiez chaque année,
16:58c'est le baromètre du CJD,
17:01je vais donner quelques tendances générales.
17:04L'épanouissement personnel
17:05des dirigeants,
17:06il est à peu près à l'équilibre
17:07depuis le mois de juin,
17:10puisque c'était le dernier moralomètre.
17:12La confiance dans l'avenir,
17:13à peu près stable.
17:15satisfaction, équilibre,
17:16vie de travail,
17:17vie personnelle et travail,
17:19ça progresse légèrement
17:20et le ressenti global est stable.
17:22On est sur un truc
17:23un peu flat,
17:25à un niveau qui est moyen.
17:29Comment vous évaluez ce moral ?
17:31Parce qu'il y a quand même
17:32un contexte qui est compliqué,
17:33un contexte politique de chaos,
17:37un contexte international
17:38qui est assez anxiogène aussi.
17:41Tout est compliqué aujourd'hui.
17:43La géopolitique est compliquée.
17:45Les aspects environnementaux,
17:46c'est compliqué.
17:46Donc, c'est compliqué partout.
17:49D'un côté,
17:50ce moralomètre me rassure
17:51parce que le moral est stable,
17:52le moral de nos dirigeants,
17:53alors que la situation
17:54est quand même compliquée
17:55depuis un moment.
17:56Et de l'autre,
17:56il y a quand même
17:57des points de vigilance
17:57puisqu'on a posé une question
17:58très claire
17:59sur la situation politique
18:00actuelle en France
18:01qui aujourd'hui
18:02est un vrai souci
18:03pour les dirigeants.
18:04la stabilité
18:06qui crée une absence
18:07de visibilité
18:08pour les entreprises
18:08aujourd'hui
18:09commence à peser
18:10sur les chiffres d'affaires
18:10et avec forcément
18:12des risques
18:13sur l'emploi.
18:14Donc, on a un moral stable,
18:16par contre,
18:17une inquiétude
18:17quand même qui grandit
18:19et au-delà de l'inquiétude,
18:20ça se transforme même
18:21parfois en colère.
18:22Alors,
18:23nous, dirigeants,
18:25on a besoin de visibilité
18:26pour faire des plans,
18:27pour embaucher.
18:29Voilà,
18:29on a besoin de visibilité,
18:31on a besoin de stabilité.
18:32Et ça,
18:32ça fait plus d'un an
18:33maintenant qu'on n'en a plus.
18:34Alors,
18:35peut-être,
18:36peut-être,
18:37avec ce qui vient de se passer,
18:38ça va évoluer un petit peu
18:39nos politiques.
18:40Je l'espère,
18:40je le souhaite
18:41et j'appelle les politiques
18:43un peu de raison.
18:46Mais aujourd'hui,
18:47on ne sait pas.
18:48Dans six semaines,
18:49il y aura peut-être
18:49un nouvel élément
18:50qui va complètement
18:51déstabiliser
18:51le monde politique à nouveau.
18:53Oui, effectivement,
18:54je suis un peu moins optimiste
18:56sur la capacité
18:58de ce gouvernement
18:58de tenir pendant...
19:00Bon,
19:00espérons qu'il y aura un budget.
19:01Bref,
19:02on n'est pas là
19:03pour ouvrir totalement
19:04ce chapitre.
19:05En revanche,
19:05ce que je trouve passionnant,
19:06c'est que dans ce contexte,
19:08il y a cet engagement
19:09du Centre des Jeunes Dirigeants
19:12qui dit que l'économie
19:13doit être mise
19:14au service du vivant.
19:15Et on va vraiment
19:16prendre le temps
19:17de détailler cet engagement.
19:19Et je commence,
19:20j'ouvre ce chapitre
19:21avec une question
19:22que celui qui était
19:24à votre place
19:25il y a quelques jours,
19:26Antoine Lacroix,
19:26le directeur général
19:27de MAPED,
19:28a décidé de vous poser.
19:29On l'écoute.
19:30Voilà,
19:30on m'a proposé
19:31de vous poser une question
19:32aujourd'hui.
19:33Je sais que vous êtes
19:34très impliqué
19:35dans la transformation
19:36des sociétés membres.
19:40On a été nous-mêmes
19:41très transformants
19:43les cinq à six dernières années.
19:46On est aujourd'hui
19:46confronté à une crise
19:47de la consommation,
19:48une crise économique,
19:50une déconsommation
19:50de nos produits
19:51et également
19:52une décroissance
19:52qui nous impacte énormément.
19:55j'ai le sentiment
19:55de passer beaucoup
19:56de temps aujourd'hui
19:56sur la gestion
19:57plutôt que sur la transformation
19:58et je souhaitais savoir
19:59si c'était également
20:01votre ressenti
20:02au niveau de vos membres.
20:03Est-ce que finalement
20:03on peut à la fois
20:04assurer la fin du mois
20:07tout en s'occupant
20:09et en consacrant
20:10le temps nécessaire
20:11à la fin du monde ?
20:12Question très importante.
20:14Quand on est chef d'entreprise,
20:15on a parfois un peu
20:16l'impression d'être Shiva
20:17et de devoir faire
20:18dix choses en même temps.
20:19Est-ce que dans un contexte
20:20de crise économique
20:21et d'incertitude politique,
20:22on a encore le temps
20:23de s'occuper,
20:25de se mettre au service
20:26du vivant ?
20:27On n'a hélas pas le choix
20:27je pense aujourd'hui.
20:28Et effectivement,
20:29il y a cette espèce
20:29de dissonance
20:31entre court terme,
20:32moyen terme et long terme.
20:34Et typiquement,
20:35c'est un sujet
20:36qu'on va aborder.
20:36On a un gros événement
20:37au mois de décembre.
20:38On va venir 1000 dirigeants
20:39pour justement aborder
20:40cette notion
20:40de comment je vais
20:42mixer le court terme
20:43avec tout ce que je dois
20:45mettre en place
20:45dès aujourd'hui
20:46pour préparer le long terme.
20:47Donc la question
20:48est hyper intéressante
20:50parce que la transformation
20:51des entreprises
20:52sur le plan social
20:53et environnemental,
20:54ça ne se fait pas
20:55en deux ans.
20:56Et pour autant,
20:57il faut réussir
20:58à rentrer le chiffre d'affaires
20:59à court terme.
21:00Donc il n'y a pas
21:01de réponse absolue.
21:02Par contre,
21:02ce qui est certain,
21:03c'est qu'on ne peut pas attendre.
21:04Aujourd'hui,
21:04on a le choix
21:05entre agir maintenant,
21:08prendre un coup d'avance
21:09ou alors attendre
21:10et subir ce qui va se passer.
21:12Et je préfère largement
21:13que nos dirigeants
21:14se mettent en action,
21:15agissent pour éviter
21:16de subir ce qui va leur tomber.
21:17Alors avec quel levier ?
21:18Moi, je veux bien
21:19des exemples d'actions
21:20existant déjà
21:22pour se mettre
21:24au service du vivant.
21:25Donc le service du vivant,
21:27c'est au service
21:27des femmes et des hommes
21:28et aussi
21:29de nos écosystèmes.
21:30Bien sûr.
21:30Un levier qui est,
21:33on va dire,
21:34je ne vais pas dire simple
21:35à déployer,
21:36mais qui peut être déployé
21:37sans tarder,
21:38c'est le partage
21:38de la gouvernance.
21:40Aujourd'hui,
21:40j'en ai un peu parlé
21:41tout à l'heure.
21:42Aujourd'hui,
21:43le dirigeant est quand même
21:43souvent seul sur sa chaise.
21:45Il prend beaucoup
21:45de décisions seul.
21:46Il subit beaucoup
21:48de stress.
21:50En partageant la décision
21:51de façon formelle
21:53ou informelle,
21:54il n'y a pas besoin
21:54de modifier les statuts
21:55pour arriver à ça.
21:57En partageant la décision
21:58avec les collaborateurs,
21:59ça permet déjà
22:00de responsabiliser
22:06le collectif
22:07pour embarquer
22:08les collaborateurs
22:09sur le déploiement
22:10des décisions
22:10qui sont prises.
22:12Donc rien qu'en commençant
22:12à partager la décision
22:14avec des méthodos,
22:15ce n'est pas juste
22:16brainstorming post-it,
22:18ce n'est pas ça.
22:18C'est beaucoup plus
22:19efficace que ça.
22:21Juste en commençant
22:22par partager la décision,
22:24ça va permettre
22:25d'avoir d'autres approches,
22:27surtout si on arrive
22:27à mixer des jeunes
22:29et des moins jeunes.
22:31Là, ça peut permettre
22:32d'aboutir
22:32à des résultats
22:33très intéressants.
22:34Alors ça,
22:34c'est sur la gouvernance.
22:36Si on parle par exemple,
22:37on peut parler
22:38de transformation.
22:40Est-ce que vous avez
22:41des exemples
22:41de dirigeants
22:42qui vont jusqu'à
22:44faire basculer
22:46leur modèle économique
22:47justement pour se mettre
22:49un peu plus
22:49au service du vivant ?
22:51Oui, c'est en cours.
22:52C'est en cours.
22:52Alors c'est des processus
22:53qui sont longs.
22:54Bien sûr.
22:54Changement de modèle économique,
22:55ça ne se fait pas
22:56en un quart d'heure.
22:56On a par exemple
22:58un imprimeur
22:59qui a modifié
22:59complètement sa façon
23:00de proposer son offre
23:02à ses clients.
23:03Plutôt que de proposer
23:04à ses clients,
23:06alors je cherche le nom,
23:06il va peut-être me revenir,
23:07mais plutôt que de proposer
23:08à ses clients
23:09d'imprimer
23:092000 exemplaires
23:11du document,
23:12il va faire
23:12un modèle d'impression
23:13à la demande
23:14pour éviter
23:14de surstocker
23:15et de gâcher
23:16parce que l'imprimerie
23:17génère du gâchis.
23:19Donc il a modifié
23:19son modèle
23:20pour proposer vraiment
23:21de livrer au client
23:24ce dont il a besoin
23:25quand il en a besoin.
23:26Donc ça,
23:26c'est un des exemples
23:27que je peux vous donner.
23:28Oui, effectivement.
23:29Il y a un autre exemple
23:30sur le...
23:32Je vois ça
23:32parce qu'en préparant
23:33l'émission,
23:35on s'est fait comme ça
23:35une liste
23:36d'exemples,
23:38notamment
23:39sur le bâtiment durable.
23:42C'est un des
23:42baselines du CJD.
23:44On ne peut plus faire
23:45comme avant
23:45et c'est une bonne nouvelle.
23:46Alors c'est quoi
23:47cet exemple
23:47de bâtiment durable ?
23:48Bâtiment durable,
23:49c'est donc...
23:50Sébastien Guittard,
23:52si je ne me trompe.
23:53Alors je ne connais pas
23:54les 6 000 membres.
23:54Bon, d'accord.
23:55OK.
23:56Mais on a beaucoup de gens
23:57dans le BTP,
23:58effectivement,
23:58qui réfléchissent
23:59à ces sujets aujourd'hui
24:00de transition.
24:01Et notamment,
24:02par exemple,
24:03plutôt que de construire,
24:04peut-être rénover.
24:06Aussi,
24:06la réutilisation
24:09de matériaux.
24:10Il y a beaucoup de membres
24:10qui sont en train
24:11de réfléchir à ces sujets
24:12et on est en train
24:13notamment de constituer,
24:15on a un parcours
24:16de transformation
24:16au sein du CJD
24:17qui a été d'ailleurs
24:18co-construit
24:19et co-financé
24:20par l'ADEME,
24:21entre autres,
24:21et on a un parcours
24:22qui permet justement
24:23de regrouper
24:24à un moment donné
24:25des communautés territoriales
24:26qui vont réfléchir ensemble
24:27à comment se mettre
24:28en mouvement
24:29sur ces sujets
24:29qui sont très complexes
24:30et impossibles
24:32à gérer tout seul
24:34dans son coin.
24:35Est-ce que le...
24:36Alors,
24:36ça semble naturel
24:37de se dire
24:38que les jeunes dirigeants
24:39sont ceux
24:40qui vont porter
24:40la transformation,
24:41mais est-ce que
24:41c'est si naturel que ça ?
24:44Alors...
24:45Est-ce que le CJD
24:46a toujours eu de l'avance,
24:47vous voyez,
24:47sur les mutations,
24:48les transformations ?
24:49Oui.
24:50Il y a toujours eu de l'avance.
24:51Je vous donne
24:51quelques exemples historiques.
24:52Le CJD a été créé
24:53en 1938.
24:55D'accord ?
24:55Donc,
24:56plus de 80 ans
24:57d'histoire.
24:58Le CJD a milité,
24:59par exemple,
25:00pour la création
25:00de l'assurance chômage.
25:02Le CJD a milité
25:02pour la reconnaissance
25:04de la section syndicale
25:05d'entreprise.
25:06Pour un mouvement patronal,
25:07c'est quand même
25:07assez original.
25:08On a également œuvré
25:10à faire reconnaître
25:11l'alternance
25:12qui était illégale
25:13dans les années 70.
25:14On a lutté
25:15pour que l'alternance
25:15soit reconnue.
25:17Le CJD était favorable
25:18aux 35 heures.
25:20On s'est positionné
25:20également en faveur
25:21de la semaine
25:21de 4 jours.
25:22Donc,
25:22on a toujours eu
25:23ce côté un peu
25:24poil à gratter
25:25du patronat.
25:26Toujours un peu
25:27le pas de côté.
25:28Alors,
25:29je précise
25:29qu'on est un partisan.
25:30C'est très important.
25:31On est un partisan.
25:32Donc,
25:32ni de gauche,
25:32ni de droite,
25:33c'est généralement
25:33un coup de vent.
25:34On essaie de l'être.
25:35Donc,
25:36ça veut dire
25:36que vous ne vous reconnaissez
25:37pas forcément
25:38dans les prises
25:38d'opposition du MEDEF
25:39aujourd'hui ?
25:40Ça dépend des sujets.
25:42Nous sommes proches
25:43du MEDEF.
25:43On s'entend très bien
25:44avec le MEDEF.
25:45Pour autant,
25:46nous sommes d'accord
25:46que nous ne sommes pas d'accord.
25:48Notamment sur les sujets
25:49de CSRD,
25:50par exemple.
25:52Donc,
25:52le bilan,
25:53oui,
25:53dont on a parlé souvent
25:54dans cette émission,
25:55c'est le bilan extra-financier.
25:57C'est une réglementation
25:58européenne
26:00qui devait s'appliquer
26:02aux entreprises,
26:04en commençant par les très grandes,
26:05puis les grandes,
26:06puis les moyennes,
26:06etc.
26:07Et puis là,
26:07finalement,
26:08l'Europe a décidé
26:09que ce serait seulement
26:10pour les très grandes
26:11et donc...
26:13Et encore.
26:13Et encore.
26:14On a les gens considérablement
26:15donc on n'est pas d'accord
26:16avec le MEDEF.
26:16En simplifiant.
26:17Donc,
26:17vous,
26:17vous dites,
26:17il fallait maintenir...
26:19Il y avait 800 pages,
26:20c'était quand même
26:21un peu compliqué,
26:21mais...
26:22Il est nécessaire
26:22de simplifier.
26:23Il fallait maintenir
26:24la CSRD.
26:25Pourquoi ?
26:27On ne peut plus nier
26:29les mutations
26:30que nous vivons actuellement.
26:32On est dans un monde
26:32de permacrise.
26:33Et là,
26:34on va oublier la politique,
26:35on parle juste
26:36d'approvisionnement
26:36en matière première,
26:38d'énergie,
26:39d'impact de nos entreprises
26:41sur l'environnement.
26:42On oublie un petit peu
26:43qu'à aucun moment,
26:45qui que ce soit
26:45n'a demandé à la planète
26:47si on a le droit
26:47de se servir allègrement
26:48comme on le fait.
26:49Aujourd'hui,
26:50ça a des conséquences
26:51qui sont indiscutables.
26:53Les rapports du GIEC,
26:55voilà,
26:55il n'y a pas de doute
26:56sur nos impacts
26:57sur l'environnement.
26:58Des outils,
26:59des normes,
27:00des directives
27:01comme la CSRD
27:02qui imposent du reporting
27:04sur les aspects sociaux
27:05et environnementaux,
27:06permettaient
27:07de prendre compte
27:09de certains aspects
27:10qui pouvaient être oubliés,
27:12des trous dans la raquette
27:13en quelque sorte.
27:14Pour nous,
27:14aujourd'hui,
27:15c'est indispensable
27:15de mettre en place
27:16des normes.
27:17La CSRD était trop complexe,
27:19on est bien d'accord,
27:19il fallait la simplifier
27:20et par contre,
27:22ne pas la simplifier trop
27:23parce que du coup,
27:24elle perd tout son sens.
27:25Et c'est pour ça
27:26que nous,
27:26aujourd'hui,
27:26au CGD,
27:27on va expérimenter
27:28la VSME
27:29qui est l'équivalent
27:30de la CSRD
27:31pour les TPE-PME,
27:32qui est une norme volontaire
27:34et on met en place
27:34une expérimentation
27:35sur la VSME.
27:36Oui,
27:37parce que c'était aussi,
27:38on en a beaucoup parlé
27:38dans cette émission
27:39avant que l'Europe
27:40décide de faire marche arrière,
27:42mais enfin,
27:43c'est aussi le résultat
27:44des élections européennes,
27:45il ne faut pas l'oublier,
27:46c'est comme ça
27:47que les citoyens européens
27:48ont voté.
27:49et s'il y a ce recul,
27:49c'est aussi pour savoir.
27:51Alors,
27:52il y a quand même un sujet
27:52qui est problématique aujourd'hui,
27:54c'est de faire marche avant
27:54et marche arrière.
27:55Oui.
27:56Certaines entreprises,
27:57alors c'est vrai
27:57que c'est les grosses entreprises
27:58qui étaient concernées au départ,
28:00mais les grosses entreprises
28:00ont engagé des millions,
28:01des dizaines de millions d'euros
28:02pour mettre en place la CSRD.
28:04Et là, d'un coup,
28:04on leur dit,
28:04allez, non,
28:05on fait marche arrière.
28:05Vous n'êtes pas obligé
28:06de le faire.
28:06Oui,
28:06mais celles qui l'ont fait,
28:09à la rigueur,
28:09elles peuvent quand même
28:10s'en prévaloir
28:11parce que c'est aussi
28:11un outil de comparaison.
28:13Donc,
28:13c'est une façon de dire,
28:13regardez ce que nous,
28:14on a déjà fait
28:15et aller chercher
28:17chez nos concurrents,
28:18est-ce qu'ils l'ont appliqué ou pas ?
28:20Oui ou non ?
28:20Et ça permet de se comparer.
28:22Mais on est quand même
28:23dans un contexte,
28:24et on va reparler un peu
28:26de politique,
28:27de retour de bâton.
28:29En Europe,
28:29on vient d'en parler,
28:30aux États-Unis,
28:31évidemment.
28:32Et puis,
28:33à une sorte de croisée des chemins,
28:34on a reçu plusieurs personnalités
28:37à votre place
28:38ces dernières semaines.
28:40Fabrice Bonifait,
28:40qui dirige le C3D,
28:44les directeurs
28:45de développement durable
28:46des entreprises,
28:47ou alors Cédric Rienbach,
28:48le créateur
28:48de la fresque du climat,
28:51qui disait,
28:51en fait,
28:52les efforts,
28:53entre guillemets,
28:54faciles,
28:55ont déjà été faits
28:56par beaucoup d'entreprises
28:56et là,
28:57aujourd'hui,
28:58le simple RSE
29:00qui devient stratégique,
29:01ça ne suffit pas.
29:02Est-ce que vous le ressentez aussi ?
29:04Oui.
29:06Alors,
29:07je prendrais un peu de recul
29:08quand même,
29:08parce que,
29:09oui,
29:09les grosses entreprises
29:10ont tous leurs directeurs,
29:11toutes leurs directeurs RSE,
29:12etc.
29:13Par contre,
29:14le tissu économique
29:15n'est pas,
29:16ce n'est pas les grandes entreprises seulement.
29:18Oui,
29:18c'est les TPE,
29:18PME,
29:19aujourd'hui,
29:19qui font vivre la France,
29:20qui,
29:21on a 3 millions d'entreprises en France,
29:23des grandes entreprises,
29:24ce n'est pas elles la majorité.
29:25et je pense qu'il y a quand même
29:26encore un travail
29:26d'éducation.
29:29Donc,
29:30il y a encore beaucoup
29:30de ces entreprises
29:31qui ont la première phase à faire,
29:33entre guillemets,
29:33celle qui consiste à aller chercher
29:36les premiers pourcentages
29:37les plus simples.
29:38Bien sûr,
29:38juste,
29:39on a commencé par faire
29:40un bilan carbone
29:40pour essayer de réduire déjà,
29:42première étape,
29:43l'impact carbone.
29:44C'est loin d'être le seul,
29:45mais par contre,
29:46c'est une première phase
29:48qui peut être assez simple
29:49à déployer.
29:50C'est simple,
29:51c'est relatif,
29:52mais c'est sans doute
29:52l'approche la plus facile
29:54à mettre en œuvre au départ,
29:55sur ces impacts planètes.
29:56Mais est-ce qu'il ne faut pas
29:58aller plus loin,
29:58c'est-à-dire donner une valeur
30:01aux efforts tels qui sont faits ?
30:05C'est une sorte de,
30:05je ne sais pas,
30:06de chèque,
30:06on pourrait appeler ça
30:07un chèque vert,
30:08on peut appeler ça,
30:09ou alors à l'inverse,
30:10si on veut être punitif,
30:12une taxe carbone,
30:14mieux expliquer que celle
30:16qui avait mis
30:17des millions de personnes
30:17dans les rues ?
30:18Moi,
30:18je serais très favorable
30:19à la conditionnalité
30:20des aides aux entreprises.
30:21Les entreprises bénéficient d'aides,
30:23publics,
30:24d'argent public,
30:25qu'elles montrent
30:26les efforts qu'elles sont
30:27en train de mettre en place
30:27sur les aspects sociaux
30:29et environnementaux,
30:30sur les deux.
30:31Conditionnons les aides
30:31aux entreprises,
30:33ça va permettre
30:34de faire évoluer
30:34beaucoup de choses,
30:36peut-être par la contrainte
30:37au départ,
30:38mais aujourd'hui,
30:39encore une fois,
30:40sur les aspects sociaux,
30:42il n'y a plus de débat,
30:42en fait,
30:43il y a des choses
30:43qui sont faciles
30:44à mettre en place,
30:45il y a certainement
30:46des changements de posture
30:46à avoir de la part
30:47de certains dirigeants,
30:48il n'y a pas de débat.
30:49Par contre,
30:50en conditionnant,
30:51ça permettra de mettre
30:52en mouvement beaucoup de monde.
30:53Est-ce qu'il faut faire
30:54siéger la nature
30:55au conseil d'administration ?
30:56Il y a des entreprises
30:57qui le font.
30:58Eh bien,
30:58on est en train
30:59d'y réfléchir
30:59au sein même
31:00du conseil d'administration
31:01du CGD.
31:01D'accord.
31:02C'est une réflexion en cours.
31:03D'avoir un représentant,
31:04une personnalité
31:05qui va représenter la nature.
31:06Totalement.
31:07Oui.
31:07C'est une idée.
31:08C'est une idée.
31:10Il ne faut pas que ce soit
31:10seulement de la cosmétique.
31:12Ah non, non, non,
31:12tout à fait.
31:14Il faut vraiment
31:14que ce soit très incarné,
31:16il faut que le dirigeant
31:16soit très aligné
31:19sur ce sujet-là
31:20parce que forcément,
31:21ça a des conséquences
31:21qui peuvent être lourdes.
31:22On parlait encore ce matin
31:24d'un exemple,
31:26je ne peux pas le citer,
31:28mais l'un de nos membres
31:29a accepté,
31:32pour ces sujets-là,
31:34de perdre une partie
31:35de son chiffre d'affaires
31:35parce que les valeurs
31:37de son client
31:38ne respectaient plus
31:39ses valeurs à elle
31:40en lien
31:42avec ses enjeux environnementaux.
31:43Donc aujourd'hui,
31:45il y a beaucoup d'entreprises,
31:46notamment au CGD,
31:47qui sont très alignées
31:49sur leurs valeurs,
31:49qui prennent des décisions
31:50lourdes de conséquences.
31:52Alors, faut-il intégrer la nature ?
31:54Il ne faut pas.
31:55C'est une possibilité
31:56qui mérite d'être réfléchie.
31:58Mais alors,
31:59ce que vous dites,
31:59ça pose quand même
32:00une question
32:00de compétitivité
32:04et d'engagement environnemental.
32:05C'est-à-dire que
32:06si on en arrive
32:08maintenant
32:09pour certaines entreprises,
32:11au moment où il faut faire
32:12des investissements lourds
32:13qui ne vont pas rapporter
32:14tout de suite
32:15et qui mettent en péril
32:17la rentabilité de l'entreprise,
32:19il y a pas mal de boîtes
32:20qui s'arrêtent.
32:20Il y a des boîtes
32:21qui ont pris,
32:21par exemple,
32:22des engagements
32:22d'amélioration
32:24de bilan carbone
32:25à horizon 2030,
32:28par exemple,
32:28et qui nous disent
32:29aujourd'hui,
32:29en 2025,
32:30je ne vais pas prendre
32:30un engagement 2040
32:31parce que je sais
32:32que je n'y arriverai pas.
32:33C'est certain.
32:34La situation,
32:34elle est compliquée.
32:35C'est pour ça
32:36qu'on a besoin
32:36de stabilité
32:37maintenant au niveau politique.
32:38Je reviens à la politique
32:39parce que tant qu'on n'aura
32:40pas cette stabilité politique,
32:41la situation économique
32:42est compliquée.
32:45Il y a eu un taux d'épargne
32:46aussi élevé.
32:47Les ménages épargnent
32:48beaucoup trop actuellement
32:49ce qui fait qu'ils ne dépensent plus,
32:51n'injectent plus l'argent.
32:516 000 milliards d'épargne
32:53en France.
32:55Créons de la stabilité.
32:56Donnons les conditions
32:57favorables aux ménages
32:58pour recommencer à consommer
32:59qui va donner de l'air
33:00aux entreprises
33:01pour mettre en place
33:02des projets moyens
33:03à long terme.
33:04Sans ça,
33:04ça ne fonctionnera pas.
33:05Je reviens à votre baromètre,
33:07ce moralomètre
33:08avec un sujet
33:09qui est quand même assez fort,
33:10c'est la crainte
33:11d'un déclassement
33:12de la France
33:12et d'une perte
33:13de souveraineté.
33:14Comment ça s'exprime
33:14cette crainte
33:16chez les adhérents,
33:19les dirigeants
33:19du CJD ?
33:20Comment ça s'exprime ?
33:21C'est une excellente question.
33:24Aujourd'hui,
33:24le ressenti global,
33:25il est à l'inquiétude.
33:26Je l'ai dit
33:26et c'est clairement
33:28ce qu'on ressent
33:29sur le terrain
33:29quand on est au contact
33:30des membres.
33:30je pense que
33:32l'enjeu du moment,
33:37la difficulté qu'on a,
33:38on parlait de CSRD avant.
33:42Oui,
33:42c'est compliqué
33:43à mettre en place.
33:44Oui,
33:44c'est très contraignant.
33:45Par contre,
33:45il y a des pays
33:46comme la Chine
33:47qui sont en train
33:47de mettre en place
33:48des normes
33:49équivalentes
33:49à la CSRD.
33:51La Chine va devenir
33:52mieux disante
33:53que l'Europe.
33:54C'est quand même
33:54le monde à l'envers
33:55en matière environnementale.
33:57Aujourd'hui,
33:57il faut qu'on raisonne
33:58vraiment global.
33:59Évidemment,
33:59la question,
34:01c'est comment mélanger
34:02tout ça.
34:03Je pense qu'aujourd'hui,
34:03on ne peut pas
34:04se permettre le luxe
34:05de ne pas tenir compte
34:06par exemple de la Chine
34:08qui est en train
34:08de mettre en place
34:09des équivalents à la CSRD.
34:11En balayant la CSRD,
34:12on va devenir
34:12moins compétitif,
34:13on l'est déjà,
34:14certains se fait,
34:15mais on va encore perdre
34:16en compétitivité
34:17par rapport à la Chine.
34:18C'est comme la difficulté
34:20entre le court terme
34:21et le long terme,
34:22on a la même difficulté
34:23entre le local
34:23et le global.
34:24Je voudrais qu'on termine,
34:25il nous reste une minute trente
34:27sur l'image des patrons
34:29en France,
34:31ce qui est quand même paradoxal.
34:32Alors nous,
34:33sur Bismarck Fortune,
34:34évidemment,
34:35on est là pour positiver
34:37autour de l'action
34:37des patrons,
34:38mais est-ce que,
34:38quand vous entendez
34:39le débat politique
34:40ou parfois syndical,
34:42vous n'avez pas marre
34:43d'être caricaturé ?
34:44Comment vous le ressentez,
34:45ça ?
34:46Moi,
34:46ça me met en colère,
34:47clairement.
34:48Selon qui s'exprime,
34:50effectivement,
34:51les patrons sont toujours
34:52au bout du canon.
34:53Pour autant,
34:54je suis convaincu
34:54que les entrepreneurs,
34:55les dirigeants,
34:57ont un rôle à jouer
34:57et les études le confirment,
34:59il y a 70% des Français
35:00qui aimeraient
35:00que les entrepreneurs
35:01s'expriment plus.
35:02Ah,
35:02ça c'est intéressant.
35:03Vous,
35:04pas seulement le CJD,
35:05mais globalement,
35:07ne communiquez pas assez.
35:09On ne s'exprime pas assez.
35:10Mais pourquoi ?
35:11Pourquoi ?
35:11Parce qu'on n'a pas
35:12d'espace pour le faire.
35:13Alors il y a des syndicats,
35:14bien sûr,
35:14nous ne sommes pas un syndicat,
35:16nous sommes un mouvement,
35:17une association
35:17qui regroupons des dirigeants
35:18de PME,
35:19nous ne sommes pas un syndicat,
35:20donc nous ne sommes pas
35:20aux tables de négociation.
35:22Pour autant,
35:22on a des propositions à faire.
35:24Pour autant,
35:24nous avons des méthodos
35:25de travail
35:25qui permettent
35:26de mettre des gens
35:27autour de la table
35:27qui ne sont pas d'accord
35:28pour aboutir
35:29à des solutions concrètes.
35:30Et ça,
35:30en entreprise,
35:31on sait le faire,
35:32ce qui n'est pas le cas
35:32dans le domaine politique.
35:34Donc moi,
35:34j'invite nos responsables politiques
35:35à expérimenter.
35:37Voilà,
35:37expérimentons le fait
35:38de se mettre autour de la table
35:39tous ensemble,
35:40syndicats,
35:41politiques,
35:42patronats,
35:42mais de différents horizons
35:43et citoyens aussi,
35:45c'est-à-dire les collaborateurs.
35:46Mettons-nous autour de la table
35:47et essayons de construire
35:48des solutions
35:48pour un intérêt
35:49qui va dépasser
35:50les seuls enjeux
35:51des partis,
35:52des syndicats,
35:53qu'ils soient patronaux
35:54ou salariés.
35:56Mettons-nous ensemble
35:57au service d'un intérêt
35:58qui nous dépasse
35:58et pas juste au service
36:00d'intérêt politicien
36:01de court terme.
36:02Merci beaucoup,
36:03Mathieu Etzer
36:03et à bientôt
36:04sur Be Smart for Change.
36:05On passe tout de suite
36:06à notre rubrique Startup.
36:14Smart Ideas
36:14avec Titouan Palomino,
36:16bonjour.
36:16Bonjour.
36:17Bienvenue,
36:17vous êtes le cofondateur
36:18de Quasimodo,
36:19vous l'avez créé
36:19fin 2024
36:20avec Julien Machuron
36:21et Samuel Bijard
36:23et avec quelle idée ?
36:24Dites-moi.
36:25L'idée est née
36:26en 2020
36:27quand on a lu
36:28un rapport de l'ADEME
36:29qui montrait
36:30qu'un million de tonnes
36:32de fruits et légumes
36:32étaient gaspillées
36:33au stade de production
36:34donc directement
36:35chez les agriculteurs
36:36ce qui est énorme.
36:38Par exemple,
36:39ce butternut
36:39que j'ai ramené
36:40qui est un petit peu tordu.
36:41Voilà,
36:41il ne trouve pas
36:42de débouché.
36:42Donnez-le-moi,
36:43il est super,
36:44il pourrait faire
36:44une très bonne purée.
36:46Exactement.
36:47Et pourtant,
36:48il est gaspillé
36:50parce qu'il ne trouve pas
36:50de débouchés
36:51parce que les grandes surfaces
36:53n'en veulent pas
36:53par exemple.
36:55Et nous,
36:56on s'est dit
36:56pourquoi ne pas
36:57les récupérer
36:57et faire ça
36:58en local,
36:59en bio.
36:59Et donc,
37:00vous proposez quoi ?
37:01Vous proposez des paniers,
37:02c'est ça,
37:03aux consommateurs ?
37:04C'est ça.
37:05On propose des paniers
37:06qui sont livrés
37:06toutes les semaines
37:07près de chez nos clients
37:09dans des points relais.
37:10Ce sont des boulangeries,
37:11des fromageries.
37:13Donc,
37:13le panier arrive
37:14une fois par semaine
37:15ou une fois toutes les deux semaines.
37:16ça dépend des envies du client.
37:19Et voilà,
37:19c'est sous forme d'abonnement
37:20très souple.
37:23Donc,
37:23local,
37:24bio
37:25et solidaire.
37:26Le local,
37:27ça veut dire que
37:28vous êtes,
37:29c'est des fruits
37:30ou des légumes
37:30qui sont produits
37:31dans un périmètre
37:32assez court,
37:33c'est ça ?
37:34C'est le piège
37:35derrière le local.
37:36On peut mettre
37:36un peu ce qu'on veut.
37:37Nous,
37:37on a choisi
37:38d'aller vraiment
37:38dans la vraie définition
37:40du local,
37:40donc c'est
37:40Île-de-France.
37:41D'accord.
37:41On travaille qu'avec
37:43des agriculteurs
37:43d'Île-de-France
37:44en circuit court,
37:45donc on passe en direct
37:46avec eux
37:47et notre local
37:48est du vrai local.
37:49Et l'aspect bio,
37:51parce qu'il y a
37:51beaucoup d'agriculteurs
37:52qui ont cette démarche,
37:54certains qui ont dû
37:55faire marche arrière,
37:56vous réussissez
37:56à avoir quoi ?
37:57100% des produits bio,
37:59pas tout à fait ?
38:00Vous en êtes où ?
38:00Si, si, totalement.
38:01C'est 100% bio ?
38:02C'est dans nos engagements
38:03100% bio.
38:04Oui.
38:05On est plutôt contents
38:06même parce que le bio
38:07reprend cette année,
38:09reprend un peu de vigueur.
38:11Donc voilà,
38:11on n'est que sur du bio,
38:12que sur du circuit court
38:13et du local.
38:15Et en plus,
38:15dans des sacs consignés.
38:16Je ne sais pas
38:17si vous l'aviez ça,
38:18mais...
38:18Ah, c'est quoi l'histoire ?
38:19Racontez-nous.
38:19On a notre service
38:21de livraison,
38:22donc déjà,
38:22il est fait en vélo-cargo
38:23pour limiter l'impact
38:24des transports.
38:25Et en plus,
38:26on livre dans des sacs
38:27qui sont consignés.
38:27Donc le client,
38:28quand il vient récupérer
38:29son panier plein,
38:30il laisse son sac vide
38:31de la fois précédente.
38:32Ok.
38:32Voilà, on a tout un système
38:33qu'on a réussi à organiser
38:34autour de ça,
38:34ce qui n'est pas simple
38:35parce que rien n'est fait
38:36pour la consigne aujourd'hui.
38:37Mais on a réussi à le faire.
38:38Et solidaire,
38:40cet aspect-là,
38:42quelle forme prend-il ?
38:43Oui.
38:43L'aspect solidaire,
38:44c'est vraiment hyper important
38:46pour nous
38:46dans le monde de l'agriculture
38:48qui est assez opaque.
38:49On sait assez peu
38:50les marges
38:51que font les entreprises.
38:53Et nous, en fait,
38:54on voulait être proches
38:54des agriculteurs
38:55et on voulait aussi
38:56que nos clients
38:56se rapprochent des agriculteurs.
38:58Donc chez nous,
38:59on sait exactement
39:00quel agriculteur
39:01ou agricultrice
39:01fait qu'elle produit.
39:03Donc quand on l'a
39:03dans son panier,
39:04on sait que ça vient
39:04des Saônes ou des Yvelines
39:06et chez qui ça a été fait.
39:08Et on communique aussi
39:09sur nos marges, en fait.
39:11Et donc aujourd'hui,
39:12on a 50% du prix du panier
39:14qui va directement
39:15pour l'agriculteur.
39:17Et voilà.
39:18Oui, c'est important
39:19d'être transparent
39:20vis-à-vis de vos clients.
39:21Une petite année d'existence,
39:23quel bilan vous faites ?
39:24Petite année d'existence,
39:26on va...
39:27Déjà, on est très content
39:28de nos chiffres.
39:29On est super content
39:30du projet aussi
39:31qu'on a réussi à créer.
39:34On est trois
39:35derrière ce projet.
39:35Donc je suis avec
39:36Samuel Bijard
39:37et Julien Macheron.
39:38Et on a aujourd'hui
39:40pas loin de 250 clients
39:42qui sont abonnés
39:43à notre formule
39:43et qui reçoivent
39:44des paniers
39:44toutes les semaines.
39:45On peut livrer
39:45dans des entreprises
39:46franciliennes aussi.
39:48Et voilà.
39:49Et comme on est
39:49dans une émission
39:50un peu économique,
39:51je peux parler
39:51chiffre d'affaires peut-être.
39:52Allez-y, oui.
39:53Pour l'instant,
39:54on est à 70 000 euros
39:57de chiffre d'affaires.
39:58Et notre objectif,
39:59c'est d'aller dans
40:00les 450 000 euros
40:01de chiffre d'affaires
40:02l'année suivante.
40:03Et ça va passer
40:04par une levée de fonds
40:05qu'on prépare là.
40:06Très bien.
40:06On est en train
40:06de lever des fonds.
40:07Voilà, le message est passé.
40:08Levée de fonds en cours
40:09pour Quasimodo.
40:10Merci beaucoup
40:11Titouan Palomino
40:12et bon vent à Quasimodo.
40:14Très vite,
40:15merci à Nathalie Croizet,
40:16la coordinatrice éditoriale,
40:17Alexis Mathieu,
40:18à la production,
40:19Charles Gattel,
40:20Grattel,
40:20le réalisateur,
40:21et Saïd Mamou,
40:22l'ingénieur du son.
40:22Salut.
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