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  • il y a 4 mois
Mercredi 8 octobre 2025, retrouvez Charles Chantala (spécialiste emploi, Indeed), Michaela Merk (conférencière, auteure), Vincent Azouani (cofondateur, Wapply) et Florence Poivey (présidente, Worldskills France) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, vous regardez SmartJob, votre rendez-vous emploi, RH et management sur Bsmart4Change.
00:14Aujourd'hui dans Bien dans son job, on s'intéresse à l'édition 2025-2026 des WorldSkills.
00:18C'est du 16 au 18 octobre prochain à Marseille.
00:22On va en parler avec Florence Poivré, elle est la présidente de WorldSkills France.
00:25Vous verrez, elle est très enthousiaste sur tous ses participants, très talentueux.
00:29Dans le cercle RH, on va se demander si le diplôme en 2025 a encore de l'importance et surtout le contenu des études,
00:35puisqu'une enquête d'Indeed remet en question la pertinence de ce qu'on apprend à l'enseignement supérieur.
00:42Charles Chantala, qui est spécialiste de l'emploi pour Indeed, sera là en plateau avec moi,
00:47accompagné de Vincent Azouani, qui est le cofondateur de l'application Wapply.
00:52C'est une application qui, justement, veut lutter contre les biais de recrutement et la force trop importante des diplômes dans les process de recrutement.
01:01Et enfin, dans la dernière partie de l'émission, le livre de Smart Job, un livre passionnant, le pouvoir de l'intelligence relationnelle.
01:08C'est la conférencière Michaela Merck qui l'a écrit et vous verrez, c'est extrêmement intéressant.
01:13C'est aussi très bien structuré.
01:15Il y a plein de petits secrets pour mieux vous comporter avec vos collègues.
01:18Vous verrez, ça va vous aider au bureau.
01:21Tout de suite, on se met bien dans son job.
01:36Les boulangers, les soudeurs sont des champions comme les autres.
01:40En tout cas, c'est la philosophie des WorldSkills.
01:42L'édition française se déroule du 16 au 18 octobre au Parc Châneau à Marseille.
01:47Et on va en parler avec Florence Poivré qui est la présidente de WorldSkills France.
01:52Bonjour.
01:53Bonjour Nicolas, merci de t'accueillir.
01:55On commence à en parler hors antenne parce que je sentais qu'il y a un très très grand enthousiasme de votre côté.
01:59Sachant que les 800 participants qu'on va avoir là à Marseille, c'est déjà des gens qui ont gagné les compétitions dans leur région.
02:06Pour les gens qui ne connaissent pas, est-ce que vous pourriez résumer en quelques phrases WorldSkills, c'est quoi ?
02:12Avec bonheur, WorldSkills, sans galvauder la marque, ce sont les Jeux Olympiques des métiers pour les jeunes de moins de 23 ans.
02:19Nous avons eu la chance en France de l'accueillir, d'accueillir la compétition internationale l'année dernière à Lyon.
02:26C'était là 1500 jeunes, tous médaillés d'or de leur métier dans leur pays, qui sont venus défendre un titre mondial.
02:33C'est une compétition qui a lieu tous les deux ans. Et comment se décline-t-elle en France ?
02:38En France, la première étincelle, elle est créée, elle est donnée d'une certaine façon offerte par les régions.
02:46Les régions politiques sont à la manœuvre pour les sélections régionales.
02:49Donc c'est les régions qui organisent, qui accueillent, qui font en sorte de faire une sélection.
02:53Qui donnent envie, qui donnent envie de ces...
02:55Donc beaucoup de communication en amont pour cueillir des candidats.
02:57Bien sûr, et nous avons eu sur la dernière sélection plus de 9000 jeunes qui ont exprimé la volonté de participer à cette sélection régionale.
03:06Et la gamme des métiers représentés, j'ai l'impression que de l'année en année, elle s'est large. Il y a même du jeu vidéo désormais.
03:11Oui, alors elle est très large parce que cette compétition, elle a été voulue au lendemain de la guerre pour un besoin très spécifique qui était de reconstruire.
03:18Et elle a gardé dans son ADN d'être au rendez-vous des besoins du marché, de l'économie, des entreprises.
03:25Donc pour nourrir les métiers en tension principalement ?
03:27Pour nourrir tous les métiers et pour montrer que la modernité s'est invitée dans chacun des métiers.
03:33Je vais vous donner quelques exemples.
03:34Oui, il y a des épreuves du tailleur de pierre à la cybersécurité aujourd'hui.
03:38Oui, c'est deux époques différentes, on pourrait croire.
03:40On pourrait croire, mais le tailleur de pierre, pour le même compétiteur, première épreuve, premier module, digital.
03:47Donc modéliser peut-être ce qui va payer.
03:50Deuxième module mécanique, le réaliser, et troisième module, la finition, le geste traditionnel.
03:55C'est un peu créatif.
03:57Oui, mais il y a tout. La modernité s'est invitée.
04:00C'est pareil, j'imagine, pour le boulanger.
04:01Et Notre-Dame ne nous aurait jamais été rendue le 8 décembre si la modernité ne s'était pas installée.
04:07Vous évoquez le boulanger.
04:08Il y a deux ans, parce que c'est les Jeux Olympiques internationaux, nationaux, mais aussi européens.
04:14Il y a deux ans, à la compétition européenne, je passe voir notre jeune boulanger, compétiteur boulanger.
04:21Il avait un pain libre à réaliser.
04:23Qu'est-ce que je découvre ?
04:25Que sur son pain, il a déposé une plaque.
04:27Sur sa plaque, il a imprimé un QR code.
04:30Je prends mon téléphone, je scanne le QR code.
04:32Qu'est-ce que je trouve ?
04:33Le drapeau français, la recette en polonais, en anglais et en français, et les circuits courts.
04:39Et si ce jeune n'était pas en train de nous exprimer que, oui, la modernité, elle s'est installée aussi.
04:44Ça touche tout le monde.
04:45Ça touche tout le monde.
04:47Et chaque métier est noble, c'est ça que l'on veut montrer.
04:49Et la modernité, ça ne concerne pas que la technologie, c'est aussi social.
04:53Et justement, je crois que dans l'édition 2025-2026, il y a un accent qui est mis pour les participants en situation de handicap.
05:00Donc c'est Parcours, comment il s'appelle exactement ?
05:02Parcours Plus.
05:02Ça, c'est un engagement aussi moral, c'est de libérer l'accès à l'emploi à des populations qui, on le sait, sont souvent plus touchées par le chômage.
05:13Alors, c'est au-delà d'un engagement moral.
05:16Nous avons fusionné avec l'instance Abilimpics, qui est l'instance française.
05:22Abilimpics, pardon, c'est la compétition internationale des métiers.
05:26L'équivalent des paralympiques.
05:27Oui, absolument.
05:29Et l'instance française, nous avons fusionné avec elle.
05:33Cette compétition a lieu que tous les quatre ans.
05:35Mais nous leur avons dit avec beaucoup d'humilité.
05:38Pourquoi nous séparer ?
05:39C'est ça, c'est pourquoi ne pas faire ça ensemble ?
05:41Oui, et on ne va pas vous inclure.
05:44On va essayer d'aller jusqu'à la fusion.
05:48Et fusion, ça veut dire quoi du 15 au 18 octobre à Marseille ?
05:54Ça veut dire que, d'une part, les compétiteurs en situation de handicap, ils seront en compétition entre eux, ce qui n'avait jamais existé, pour être celui ou celle qui participera à l'équipe de France pour les Abilimpics.
06:07Donc, on peut avoir, entre guillemets, quelqu'un en situation de handicap qui représentera la France aux Mondiaux à Shanghai.
06:14Alors, là, c'est principalement pour les Paralympiques qui auront lieu à Helsinki en 2027.
06:23D'accord, Abilimpics.
06:25Abilimpics.
06:25Mais, ce qu'il y a de très nouveau, et moi, je le dis avec beaucoup d'émotion et d'admiration pour les équipes de WorldSkills France et d'Abilimpics qui ont fusionné, c'est que les épreuves seront les mêmes.
06:38Pour les personnes en situation de handicap et nos jeunes, l'épreuve sera la même, en même temps, sur le même lieu.
06:45Les critères de notation seront les mêmes.
06:47La seule chose qui va être différenciée, c'est les scoring, parce que Abilimpics n'a pas de limite d'âge.
06:52Et nous, je vous l'ai dit, ce sont les géographiques pour les moins de 23 ans.
06:55On n'a pas le temps d'aller plus loin, mais je sais qu'il y avait une autre grande cause cette année, c'est la féminisation des métiers du masculin.
07:02Et là, on pourrait faire une émission complète dessus.
07:04En tout cas, merci beaucoup, Florence Poivré, présidente de WorldSkills France, pour cet enthousiasme débordant.
07:10WorldSkills France 2025, c'est du 16 au 18 octobre, c'est à Marseille.
07:15C'est donc au parc Châneau et ça va être du grand spectacle.
07:19Oui, ça se vit.
07:20WorldSkills, ça se vit, il faut y venir.
07:23Vraiment, vous verrez, vous serez bouleversé et empli d'énergie positive extraordinaire.
07:27Le message est passé.
07:29Le cercle RH, c'est la prochaine séquence de SmartJob.
07:32On va s'intéresser à la place du diplôme et surtout à la place des études dans la préparation de nos carrières.
07:37Et vous le verrez, ce n'est plus une évidence.
07:39J'en parle avec mes invités après le jingle.
07:41Est-ce que le diplôme est surfait ?
07:56Est-ce que les études ne nous préparent plus à la réalité du monde du travail ?
07:59C'est le sujet très sérieux d'une étude d'Indeed et on va la décrypter avec mes invités, notamment Charles Chantala.
08:04Bonjour.
08:05Bonjour.
08:06Spécialiste emploi chez Indeed.
08:07Alors l'étude, elle est faite avec Stensus Wide.
08:09On va y revenir en détail juste après.
08:11Après avoir présenté Vincent, vous êtes, Vincent Waziani, cofondateur de Wapply.
08:16C'est quoi Wapply ? Parce qu'on connaît moins qu'Indeed.
08:18Pas encore.
08:19Pas encore.
08:20Wapply, c'est une application…
08:21Donc là, on prononce à la française déjà.
08:22C'est ça.
08:23Wapply, on peut la prononcer à Wapply aussi en anglais.
08:26Avec le verbe « apply ».
08:27C'est ça, exactement.
08:28Tout à fait.
08:29En fait, c'est une application, on peut dire que c'est le Google de la recherche d'emploi.
08:32On va venir récupérer un peu toutes les offres d'emploi qu'on peut trouver sur le web
08:35et tous les candidats aussi qu'on peut trouver sur le web qui ont montré une intention de recherche d'emploi.
08:39On va les intégrer dans une application qui s'inspire des applications de rencontres.
08:43Et par exemple, un cas d'usage, ça peut être Mathieu qui habite à Bobigny,
08:45qui recherche un poste de développeur en alternance.
08:48Et bien, nous, on va pouvoir, grâce à l'intelligence artificielle,
08:50lui filtrer toutes les offres d'emploi qui correspondent à ce qu'il recherche sur le web.
08:53Et en un swipe, on va envoyer son CV de manière anonyme au recruteur.
08:58Vous avez dit Google, mais swipe, ça me fait penser plutôt à Tinder, même si je ne l'utilise pas.
09:02Mais donc, pourquoi on préfère se positionner sur Google que Tinder ?
09:05Parce que c'est pour le sérieux ?
09:06En fait, c'est pour le sérieux, mais aussi pour…
09:08Google est un outil de sourcing.
09:10Et nous, en fait, on s'est basé sur du sourcing, c'est ça.
09:12Mais avec une expérience qui est ludique aujourd'hui.
09:14Il y a plus d'un milliard d'utilisateurs sur les applications de rencontre.
09:17Donc, ça montre que cette expérience-là plaît aux gens.
09:19On a mixé un peu les deux expériences.
09:21Et donc, on a tendance à candidater à plus d'offres, exactement.
09:24Et c'est beaucoup plus rapide.
09:25Alors, l'étude d'Indeed, très intéressante, elle nous dit,
09:28et le chiffre, on va peut-être pouvoir le voir,
09:3040% des salariés actuels qui ont fait des études supérieures
09:34estiment, déclarent que leurs études ne les ont pas préparées,
09:39ou pas complètement préparées à ce qu'ils expérimentent sur le marché du travail.
09:43Et moi, Charles, je me pose une question.
09:45Est-ce que c'est beaucoup ou pas beaucoup ?
09:47Parce que c'est quasiment la poire en deux.
09:48Mais si on faisait l'étude il y a 20 ans, est-ce qu'on aurait un score inférieur ?
09:52On aurait sans doute un score inférieur il y a quelques années.
09:55Donc, on sent qu'il y a une évolution dans la manière de recruter de la part des entreprises.
10:00Et puis, aussi, on a une bien plus grande proportion de gens qui font des études supérieures.
10:04On pourrait se dire que finalement, c'est un peu décevant du côté des candidats.
10:09À la fois, quand on demande à…
10:11Parce que ça fait 60% quand même qui s'estiment bien préparés.
10:13Voilà, qui s'estiment bien préparés.
10:15Et donc, on pourrait se dire, bon, ça fait pas mal de déçus.
10:18Mais finalement, quand on s'adresse aux recruteurs, là, c'est presque pire,
10:21puisqu'on en a quand même une grande proportion qui déclare
10:24que les personnes qu'ils reçoivent en début de carrière
10:26n'ont pas vraiment été formées à la réalité du terrain,
10:29qu'il y a des lacunes sur certains aspects,
10:32ou du moins qu'ils sont intéressés de recruter de plus en plus
10:35sur la base de compétences et un petit peu moins sur la base des diplômes.
10:39Justement, l'étude, c'est là où il y a quand même une distinction à faire
10:42entre le diplôme ou le contenu des études.
10:45C'est pas exactement la même chose.
10:46Et votre étude, c'est plus ce qu'on a appris pendant les études qui est visée.
10:51Mais si, avant de partir sur cette étude précisément, on parle du diplôme,
10:54le diplôme en tant que tel, quand je sors d'une grande école,
10:57là, le poids de ce diplôme, il est intact ou pas ?
11:01Alors, il est sans doute toujours aussi important dans un pays un peu traditionnel
11:05de ce point de vue-là en France, mais il est moins dans certains autres pays,
11:10notamment des pays anglo-saxons, et surtout, il a un impact qui est déclinant,
11:15malgré tout, dans le sens où, encore une fois, en une génération,
11:18c'est un changement qui est très rapide, on est passé de seulement 25% de la population
11:22qui avait un diplôme du supérieur à plus de 50%.
11:25Oui, c'est devenu une norme.
11:27Donc, ce qui était finalement un moyen de sélection, a priori, dans certains cas,
11:31et c'est tout aussi frustrant pour les candidats, est devenu presque un prérequis indispensable,
11:35mais ça ne m'envêchera pas d'aller vérifier si, par ailleurs, il y a des compétences qui sont bien acquises.
11:39Parce que malgré tout, donc là, je me tourne vers vous, Vincent, c'est que quand on est diplômé,
11:43alors on pourrait citer Howard, pour citer Columbia, pour citer des grandes universités anglo-saxonnes, américaines,
11:49celles qui sont bien classées au classement de Shanghai, par exemple,
11:52on imagine qu'au-delà de ce qu'on y apprend, c'est aussi les réseaux qu'on y crée,
11:56et surtout, on parle beaucoup des relations école-entreprise, université-entreprise,
12:01et donc si je sors d'une grande école, malgré tout, j'ai peut-être accès directement à plus de grosses entreprises,
12:07et à des meilleures poches. – Sors d'une grande école, c'est aussi comme avoir un label,
12:11être certifié par cette école-là, d'avoir certains soft-kills, d'avoir une certaine rigueur,
12:15et d'avoir aussi acquis un certain réseau, le temps de scolarité. – Des codes ?
12:19– Exactement, des codes aujourd'hui que certaines grandes entreprises recherchent,
12:22et c'est pour ça que ces grandes entreprises vont être souvent sourcées dans ces écoles-là,
12:26non pour les diplômes en soi, mais plus pour les soft-kills que ces personnes ont développées.
12:29– Et les garanties que l'entité, l'institution apporte en soi. – Exactement, le label de cet étudiant.
12:34– Sur le marché du travail, les recruteurs, parce que visiblement, c'est deux salles d'ambiance,
12:39le ressenti des recruteurs est un peu plus critique, qu'est-ce qu'ils reprochent à leurs candidats ?
12:45Qu'est-ce qu'ils manquent en termes de compétences ? C'est du technique ? C'est du soft ?
12:49– C'est plutôt du soft-skills, ce qu'on observe à la fois par cette étude qu'on a pu faire avec Censuswide,
12:53ou même juste dans la rencontre entre les millions d'offres d'emplois qu'on trouve sur Indeed
12:57et les centaines de milliers de recruteurs qui sourcent des candidats, c'est que malgré tout,
13:03ils mettent en place de plus en plus des manières d'aller détecter des soft-skills,
13:07comme la capacité à collaborer efficacement en entreprise, une certaine forme d'agilité,
13:13de curiosité, d'écoute exactement, donc des compétences interpersonnelles aussi.
13:16– Modestie ? – Modestie, alors ça, ça ressort honnêtement de notre étude,
13:20donc je ne me lancerai pas sur cette opinion plus personnelle.
13:24– Par contre, il y avait l'adaptabilité 28%.
13:25– Voilà, et l'adaptabilité qui, sans doute, devient de plus en plus importante,
13:30dans le sens où on sort aussi d'une époque où les compétences qui étaient requises
13:36au travers d'une carrière pouvaient durer plus longtemps.
13:39Et là, on a une obsolescence, pas forcément juste du diplôme,
13:41mais des compétences en général, ce qu'on attendra de nous dans 10 ou 15 ans,
13:44est sans doute très différent de ce qu'on avait appris en tout début de carrière.
13:47– Et il y a une autre compétence, une autre soft-skills qui est mentionnée à 27%,
13:52c'est la gestion du temps. Et là, je me tourne vers vous,
13:55parce que vous êtes, Vincent, dans les toutes jeunes générations,
13:58on est dans une époque où, justement, on ne prend pas forcément le temps de faire les choses,
14:02on est ultra sollicité, ne serait-ce que par les applications, les loisirs,
14:06on nous demande aussi de toujours faire les choses plus vite, savoir gérer son temps.
14:09En effet, on ne s'en rend pas forcément compte, mais ceux qui savent le faire,
14:12ils ont un avantage concurrentiel énorme.
14:14– Totalement, la gestion du temps, c'est quoi ?
14:16C'est même un des peines de notre société actuelle aujourd'hui.
14:19Les jeunes, par exemple, en passant trop de temps sur nos écrans,
14:22on perd beaucoup de temps aujourd'hui à ne pas scroller sur TikTok ou Instagram,
14:25au lieu de faire des choses qui vont vraiment nous aider dans la vie,
14:27qui vont nous permettre de nous développer.
14:29Aujourd'hui, c'est pour ça que les entreprises,
14:31même depuis l'avènement de l'intelligence artificielle pour tous,
14:34qui peut remplacer énormément de compétences techniques…
14:35– Et qui est essentielle de nous faire gagner du temps.
14:37– Exactement, ça nous fait gagner du temps,
14:38mais ça facilite les compétences techniques.
14:40Donc les entreprises, même moi, quand j'ai discuté des entreprises,
14:42sont beaucoup plus concentrées sur des soft-kills
14:44qui peuvent s'adapter à différents postes aujourd'hui.
14:46– La technique, ils l'apprendront sur le terrain.
14:48– La technique, ils l'apprendront sur le terrain, ils seront formés.
14:50Et aujourd'hui, je pense que dans 10 ans même,
14:52l'IA sera encore 10 fois plus puissante qu'aujourd'hui
14:54et pourra aider un humain à 50% dans ses tâches professionnelles.
14:57– Et Charles, sur l'étude, quand on rentre dans le détail,
15:01la question qui est posée aussi, c'est ce qu'on fait dans la formation
15:04et le temps qu'on passe dans sa formation en entreprise.
15:08Et visiblement, quand on regarde les chiffres, l'alternance, les stages,
15:11finalement, ce qui ressort, c'est que c'est là où on apprendrait le plus.
15:15– Oui, c'est ce qui permet en quelque sorte de faire la passerelle
15:17entre ces petits manquements de nos études peut-être théoriques,
15:21actuellement académiques, et le monde réel de l'entreprise.
15:25Donc c'est vrai que c'est assez intéressant d'observer
15:27qu'on a nos étudiants qui estiment à plus de 80%
15:30que le diplôme est très utile et indispensable
15:33pour rentrer sur le marché du travail.
15:35Et puis une fois qu'ils rentrent en entreprise,
15:37ils se disent finalement, ils ne sont plus que 40%
15:39à dire que ça les a bien préparés.
15:41Parce qu'ils découvrent effectivement cette difficulté,
15:43et notamment en tout début de carrière,
15:45où je pense qu'il va y avoir une certaine souffrance
15:47chez les jeunes diplômés, puisqu'on leur a promis
15:49pendant des années que c'était indispensable
15:51de faire ces grandes études.
15:52Finalement, barrière à l'entrée, puisque Serpent qui se mord la queue,
15:55on me dit, attendez, vous n'avez pas encore de première expérience ?
15:57Alors qu'ils sont en train d'en demander une.
15:59– Ça, c'est un peu la faute des employeurs aussi,
16:00qui doivent aussi prendre en compte le manque d'expérience.
16:02– De ce point de vue-là, la bonne nouvelle,
16:03c'est que justement, ce qu'on détecte chez les recruteurs,
16:07c'est qu'on en a quand même 66% qui disent
16:09que dans les dernières années,
16:11ils ont fait changer leur mode de sélection
16:13pour prendre en compte davantage d'analyse de compétences.
16:17L'intégration d'ailleurs de l'IA va aussi s'appliquer
16:19au processus de recrutement.
16:20– Là, c'est aux écoles de s'adapter.
16:22– Voilà, mais surtout, on va redonner du temps à nos recruteurs
16:24pour se consacrer à des choses un peu plus intéressantes
16:26que simplement le screening sur la nature des études
16:29que vous avez effectuées,
16:30« Est-ce que vous avez bien le permis B pour tel ou tel métier ? »
16:33– Et plus discuter avec le candidat.
16:34– Et passer plus de temps à aller vérifier
16:36que les critères soft dont on parlait tout à l'heure
16:38sont bien réunis chez le candidat.
16:40– La question à 1 million d'euros,
16:41si on apprend beaucoup plus en stage, en alternance,
16:44à quoi ça sert d'aller en études supérieures ?
16:46Pourquoi on va encore à l'école si c'est moins efficace ?
16:49– Alors autant, l'importance du diplôme semble déclinée,
16:53mais encore une fois, je pense que…
16:54– Mais c'est relatif, ça reste important ?
16:55– Voilà, ça reste malgré tout important.
16:58Encore une fois, il faut bien distinguer le fait
17:00que ça paraît ne plus suffire.
17:04Malgré tout, il faut être honnête,
17:05beaucoup d'entre nous, quand on recrute,
17:07beaucoup de recruteurs le voient un peu
17:09comme un espèce de prérequis.
17:11Encore une fois, un gage de stéréo,
17:12c'est-à-dire la capacité à travailler très jeune,
17:16à emmagasiner de l'information.
17:18C'est un mode de sélection comme un autre.
17:19– Il y a ses défauts.
17:20– À suivre des critères de sélection jusqu'au bout.
17:23– Exactement, on a bien imposé,
17:24on a tous appris sans doute des compétences en mathématiques
17:28qu'on n'exploite pas au quotidien, c'était un mode d'entraînement
17:30de notre cerveau et de sélection aussi comme un autre,
17:33même si on n'est pas devenu mathématicien, en l'occurrence en tout cas,
17:35certainement pas moi.
17:36– Vincent, vous, vous êtes d'une génération assez jeune,
17:39mais vos parents, c'était, j'imagine, génération Y ou X,
17:43et eux, en fait, ils ont étudié dans une époque où on leur disait,
17:47tu vas apprendre un métier et ce que tu vas apprendre va te servir toute ta carrière.
17:52Et c'est peut-être pas évident pour des parents de gérer des enfants
17:56qui, en fait, eux, arrivent sur un marché du travail
17:57qui va être radicalement différent.
17:59C'est que motiver un étudiant à dire, tu vas apprendre un métier,
18:04mais ça va être ton métier que pendant peut-être 3, 4 ou 5 ans.
18:07– Totalement. Après, je pense qu'aujourd'hui,
18:08on est dans une génération où les parents sont de plus en plus connectés.
18:12Donc aujourd'hui, ils sont au courant de l'évolution des choses, exactement.
18:15Moi, par exemple, pour vous dire la vérité, moi, j'ai quitté l'école après le bac.
18:19Donc ça a été une grande surprise pour ma mère pourquoi j'ai quitté l'école,
18:22mais le système scolaire et moi, à cause de l'handicap invisible,
18:24n'étaient pas compatibles.
18:25Mais pourtant, j'ai réussi à avoir des compétences que j'ai développées
18:28parce que j'ai commencé à travailler tôt.
18:30– Dans l'entreprenariat aussi ?
18:31– Dans l'entreprenariat, j'ai commencé à l'entreprenariat très tôt,
18:33et ça a été des compétences transversales.
18:36Après le bac, au bout de 6 mois, je suis devenu directeur d'agence
18:38dans une boîte d'assurance, et je suis devenu le même directeur,
18:40j'ai fait un million de chiffres d'affaires,
18:41et ça m'a montré qu'aujourd'hui aussi, j'ai compris très tôt,
18:44et ma mère l'a compris aussi au travers de mon parcours,
18:46que ce qui était important, c'était l'expérience et les compétences qu'on a.
18:49– Ce qui est à la fois un peu minoritaire,
18:52c'est des parcours qui ne sont pas forcément les plus courants,
18:54mais il y a 20 ans, 30 ans, ce type de parcours de personnes
18:59n'ayant pas été douées pour les études,
19:00mais qui devenaient entrepreneurs, chefs d'entreprise, ça existait déjà.
19:03Ça, ce n'est pas une nouveauté en soi,
19:05qu'on puisse se former en dehors du système éducatif
19:08parce qu'on n'était pas adapté.
19:09– Non, tout à fait, puisque comme on le disait tout à l'heure,
19:11on avait quand même 75% de la population qui n'avait pas de diplôme.
19:15– Il y avait des chefs d'entreprise dedans.
19:16– C'était le cas ultra-majoritaire,
19:18donc effectivement, mes parents sont dans ce cas-là exactement.
19:21Aujourd'hui, c'est vrai que la nouveauté,
19:22c'est qu'on va retrouver des profils atypiques ayant fait des études,
19:26c'est-à-dire des gens qui ont fait des études
19:27et qui ne les appliquent pas du tout dans leur carrière professionnelle
19:30et qui bifurent qu'une fois, deux fois, trois fois dans leur carrière.
19:33– Et justement, c'est peut-être ça la grande nouveauté.
19:36Ça dit quoi de notre société, le fait qu'on va devoir,
19:39peut-être même apprendre pendant les études,
19:42à savoir apprendre pour la suite.
19:43C'est peut-être plus ça l'enjeu, c'est de se former,
19:45à savoir apprendre de nouvelles compétences tout au long de la vie.
19:48– Oui, c'est ce qu'on retrouve quand effectivement nos employeurs
19:51ou les recruteurs disent qu'ils cherchent de l'adaptabilité.
19:53En fait, on pourrait le résumer comme ça.
19:54– C'est une chose d'apprendre.
19:55– La compétence ultime peut-être pour nos enfants,
19:58c'est de leur apprendre à apprendre en permanence,
20:00qu'ils aient bien conscience qu'encore plus, sans doute,
20:03pour les générations qui arrivent que pour la nôtre,
20:05la carrière linéaire de 40 ans…
20:07– C'est fini, la carrière n'aura pas, tu ne l'auras pas.
20:10– Voilà, et c'est d'ailleurs potentiellement quelque chose de très souhaitable.
20:15– C'est sans doute, ça nécessite un engagement quand même assez fort.
20:19Donc je comprends que ça puisse créer une source de stress
20:20pour certaines personnes qui préféraient avoir une vie un petit peu plus linéaire.
20:24pour autant, ça va aussi permettre à plus de monde
20:26de trouver un métier dans lequel ils s'épanouissent.
20:29Les carrières de nos parents très linéaires que certains idéalisent
20:32étaient aussi des carrières où on attendait beaucoup moins de son emploi.
20:35– Monotonnes peut-être.
20:36– S'ils payaient mes factures et que j'avais, disons,
20:39un bon niveau de vie pour moi et mes enfants, c'était suffisant.
20:41C'est vrai que la génération qui arrive après
20:43attend aussi un intérêt intellectuel de s'y épanouir, de s'y construire.
20:47– Là, la grande question, j'ai envie de dire,
20:49elle est plus macroéconomique,
20:51c'est-à-dire qu'on parle de faire plusieurs carrières dans la même vie,
20:55sauf qu'on sait que les seniors qui perdent un emploi
20:58ou qui changent d'emploi ont du mal à en retrouver.
21:01C'est l'une des catégories d'âge les plus touchées par le chômage.
21:04Donc là, comment on peut faire pour que la société change dans le bon sens
21:07pour que ce ne soit plus un problème de ne pas faire la même carrière toute sa vie ?
21:11– Aujourd'hui, en fait, le monde change.
21:12Déjà, on est déjà sur le lancement.
21:14Les entreprises avec qui on discute ont compris qu'aujourd'hui, le monde change.
21:19Et aujourd'hui, même les seniors avec qui je discute sur LinkedIn,
21:21ont compris qu'ils devaient se former, en fait,
21:23et ne plus attendre et ne plus compter sur leurs anciens diplômes.
21:25– Et pas attendre une rupture de contrat.
21:27– Non, exactement.
21:28Maintenant, aujourd'hui, il y a énormément de seniors en alternance,
21:30en stage, en reconversion professionnelle.
21:32C'est-à-dire que même cette population-là,
21:34s'est adaptée au code d'aujourd'hui,
21:36qui est aujourd'hui l'apprentissage en continu,
21:38et essayer d'avoir le maximum d'expérience et de compétences possibles.
21:41– Et de faire des choses nouvelles régulièrement.
21:43– Mon charme, vous y ajoutez quelque chose ?
21:45Le mot de la fin ?
21:46– Il y a quand même quelques éléments qui vont nous aider à faire cette bascule.
21:49Je pense qu'il y a une prise de conscience sur des…
21:51En tout cas, il y a des biens conscients qui sont débusqués enfin.
21:54Et puis surtout, on va commencer à avoir les outils,
21:56que ce soit techno ou aussi cette approche basée plutôt sur les compétences
22:00que sur les diplômes,
22:01qui vont nous permettre d'aller détecter des talents que l'on ne regardait pas.
22:06Et ça va être fait par la force des choses,
22:07puisque le vieillissement de notre population
22:08et le tarissement de nos bassins d'emploi
22:11vont nécessiter de se tourner vers les personnes plus âgées.
22:14C'était un luxe, si je puis dire,
22:16néfaste de période de chômage élevé
22:19qu'avaient les entreprises de pouvoir négliger
22:21en quelque sorte des franges entières de la population.
22:23– Charles Chantala, merci beaucoup.
22:25Spécialiste de l'emploi chez Indeed.
22:26Donc on a parlé de cette étude faite,
22:28donc Indeed et à Censuswide.
22:31Et Vincent Azouani, donc cofondateur de WAPLY.
22:34Moi je prononçais WAPLY, mais comme on veut.
22:37– W-A-P-L-Y.
22:37– Chacun comme on le préfère.
22:39Merci beaucoup d'être venu.
22:40On a parlé des soft skills
22:41comme l'une des demandes des entreprises.
22:43Justement, le livre de Smart Job
22:45qu'on va traiter après ce jingle
22:47parle de l'intelligence relationnelle
22:49qui est peut-être la mère de toutes les soft skills.
23:04– Faites-vous preuve d'intelligence relationnelle.
23:07Sachez qu'au bureau, ça peut vous aider à avoir de meilleures relations
23:10avec vos collègues, avec vos patrons, avec vos subordonnés.
23:13Surtout, c'est le point commun de beaucoup de leaders
23:16qui font preuve d'empathie, qui font preuve de modestie,
23:19de passion et qui donc arrivent à embarquer leurs équipes.
23:22C'est l'objet d'un livre qui s'appelle
23:23« Le pouvoir de l'intelligence relationnelle » écrit par Michaela Merck.
23:27Bonjour.
23:28– Bonjour Nicolas.
23:28– Donc c'est votre livre, il est passionnant
23:31et dedans, vous avez interrogé
23:33les dirigeants que vous avez triés sur le volet.
23:35Ce n'est pas tous les dirigeants qui font preuve
23:37forcément d'intelligence relationnelle.
23:39Et dans votre préface,
23:41c'est un dirigeant qu'on connaît bien dans Smart Job,
23:43Jean-Claude Legrand,
23:44directeur des relations humaines,
23:46on ne dit pas ressources humaines,
23:47mais relations humaines chez L'Oréal.
23:48Je vais le citer parce que moi, ça m'a marqué.
23:52Il nous dit « Le pouvoir de la relation est inouï,
23:55car c'est elle qui donne toute sa puissance à l'altérité,
23:59cette capacité à valoriser la différence de l'autre. »
24:02Et je me suis dit, dans le contexte actuel,
24:05c'est extrêmement puissant de dire ça.
24:08Vous, quand vous avez lu cette préface et cette phrase-là,
24:10ça vous a inspiré quoi ?
24:13– Ça a inspiré en fait toute la motivation
24:15pourquoi j'ai écrit ce livre.
24:17Parce qu'aujourd'hui, on travaille dans les entreprises
24:20et aussi ceux qui ne sont pas forcément en entreprise,
24:23dans des associations, dans les écoles,
24:25dans tous les milieux.
24:27On est dans une diversité sans précédent.
24:30Et il faut, dans une diversité,
24:33savoir collaborer ensemble, malgré nos différences.
24:36Et toute cette préface, elle est faite aussi pour ça.
24:38D'ailleurs, Jean-Claude Legrand,
24:41c'est celui qui a initié tout au début,
24:43il y a beaucoup d'années,
24:45chez L'Oréal, le département de la diversité.
24:48Et je l'ai connu quand j'ai intégré L'Oréal en 1999.
24:53Et 20 ans plus tard, on s'est retrouvés
24:55et il m'a reconnue par mon nom.
24:57Et là, je me suis dit, ce monsieur,
24:59il a de l'intelligence relationnelle.
25:00Et il a de l'empathie.
25:01Et de l'empathie.
25:03Et cette capacité aussi de respecter la diversité,
25:06quelle que soit finalement notre origine,
25:08notre éducation, notre religion, notre langue,
25:11notre goût.
25:11Les familles dans lesquelles on a grandi.
25:14Absolument.
25:15Et c'est ça ce qui fait qu'on arrive à mieux collaborer ensemble.
25:18Puisque ça n'a pas de sens, on ne fait pas les choses que pour nous.
25:20Si on agit que pour nous, ça n'a pas de sens.
25:22Et c'est un peu ça le message derrière cette phrase qui est très forte.
25:25Vous, votre livre, il est structuré un peu comme une boîte à outils.
25:28On pourrait l'ouvrir au milieu et trouver une règle à appliquer,
25:31à lire dans la journée.
25:32Cinq grands pouvoirs.
25:33Je me suis beaucoup intéressé à l'empathie, le premier,
25:36parce qu'on ne pense pas forcément à l'empathie
25:38quand on pense au chef, le leader, le décideur.
25:41Et vous, vous dites, dans les premières règles d'or,
25:43la première, c'est écouter avant de parler.
25:46Règle d'or numéro deux, observer avant d'agir.
25:49C'est contre-intuitif.
25:51Mais en fait, c'est essentiel, c'est ça ?
25:53En fait, je vous dis quelque chose de très intéressant,
25:55parce qu'il y a 20 ans, 30 ans, effectivement,
26:00le chef, le dirigeant, c'était l'autorité.
26:02Top down, vertical.
26:03On disait ce qu'il faut faire, j'exécute.
26:06Aujourd'hui, avec la jeune génération, ça ne marche plus du tout.
26:09Ils veulent vraiment sentir que le dirigeant, il a aussi des valeurs humaines,
26:14il est un être avec des valeurs, il est respectueux, il donne du sens,
26:20il est modèle pour les autres.
26:22Et ça, ça commence avec l'observation, déjà.
26:25Dans l'observation, justement, vous dites quelque chose,
26:27alors c'est très pratique, vous dites,
26:29essayez quand vous rentrez dans une pièce d'observer un élément
26:32qui rend la pièce beaucoup plus austère, beaucoup moins accueillante.
26:34Donc, observer un autre élément qui, à contrario, rend la pièce plus accueillante.
26:40Et le but, c'est quoi, à terme ?
26:41C'est de réussir vous-même à créer des espaces qui soient beaucoup plus accueillants,
26:44de faire le tri.
26:45C'est conscientiser, en fait, ce qui, de toute façon, va être ressenti.
26:48C'est ça.
26:48En fait, dans ce livre, il y a à chaque fois, sur chaque règle d'or,
26:51il y a un exercice.
26:52Parce que je voulais que ça soit hyper pratique.
26:54Et l'exercice que je propose sur l'observation, notamment,
26:57c'est de rentrer dans un espace et de se dire
26:59qu'est-ce qui me gêne ?
27:01Qu'est-ce qui est agréable ?
27:03Qu'est-ce qui est convivial ?
27:04Et en plus de ça, je n'observe pas uniquement l'éclairage ou le mobilier,
27:08mais aussi les gens.
27:09Et là, c'est très intéressant parce que, par exemple,
27:11quand on a une cantine, de se dire qui parle avec qui,
27:14qui prend toute la place, qui est à côté, tout seul,
27:18qui n'a rien à dire, qui rigole, qui sourit, qui fait rire.
27:23Et en fait, quand je suis un dirigeant ou je compose, par exemple,
27:27une équipe sur un projet, cette capacité d'observation est extrêmement puissante
27:32parce que je peux composer, grâce à ça, la bonne équipe.
27:35Des équipes complémentaires.
27:36Exactement.
27:37Et comme vous avez dit, est-ce que je peux améliorer des choses ?
27:39Oui.
27:40Avec cette sensibilité que je développe moi-même,
27:43par presque me forcer d'observer plus,
27:47me travaille ce muscle de l'observation
27:51et me permet de faire après des améliorations dans les espaces, dans le bureau.
27:55Le temps file très, très vite.
27:57Je sais que la seconde partie de votre livre est consacrée à l'IA
27:59et je pense qu'on vous réinvitera pour parler spécifiquement de l'IA
28:02au service des relations interpersonnelles
28:04parce que c'est, à mon avis, un gros sujet.
28:06Mais là, j'invite tout le monde à regarder ce livre,
28:09« Le pouvoir de l'intelligence relationnelle »,
28:11Mickéalea Merck.
28:13Merci beaucoup, à très bientôt.
28:15L'émission, malheureusement, est terminée.
28:16Comme je le disais, ça a filé très, très vite.
28:18Je remercie Charles qui était à la réalisation,
28:20l'immense Paul qui était au son,
28:22et Émilie qui était dans l'oreillette
28:24et qui me conseillait notamment sur le respect des timings.
28:27À bientôt avec le taulier Arnaud Ardoin
28:29qui sera là au prochain numéro.
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