- il y a 4 mois
Jeudi 11 septembre 2025, retrouvez Josiane Asmane (spécialiste de l'entrepreneuriat féminin), Cécile Gevrey-Guinnebault (coach et auteure), Francine Savidan (présidente, porte-parole, Initiatives Île-de-France, Créatrices d'Avenir) et Flore Serré (directrice générale, Verbateam) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:13débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on parle de l'hyperconnectivité des salariés.
00:21Ça provoque des dégâts pour leur santé, leur santé mentale, leur cerveau.
00:25On en parle avec Flore Serre, elle est directrice générale de Verbatim, elle est notre invitée.
00:31Le Cercle RH, entreprendre plus dur pour les femmes ?
00:35On se pose la question avec France Savitant, présidente d'Initiative Île-de-France.
00:39Et puis Josiane Asman, elle est journaliste, écrivain, spécialiste de l'entrepreneuriat au féminin, auteur de Entrepreneurs d'exception.
00:48On parlera avec elle de cet engagement, de ce désir d'entreprendre lorsqu'on est une femme.
00:53C'est le programme du Cercle RH.
00:54Et enfin le livre de Smart Job, Chères erreurs, les boulettes qu'on transforme en succès.
01:00On va en parler avec Cécile Gevray, Guinebo, à l'écoute, et auteur de ce livre qui est sorti chez Enric B, édition.
01:06Voilà le programme, tout de suite, c'est bien dans son job.
01:08L'hyperconnectivité, l'hyperconnexion des salariés, ça veut dire ça, ça veut dire sa tablette, ça veut dire tous les réseaux sociaux qui nous font péter un câble.
01:31Et on en parle avec Flore Serré.
01:33Bonjour Flore, ravie de vous accueillir.
01:36Vous êtes directrice générale de Verbatim, qui est une entreprise spécialisée dans la prévention et la santé en entreprise.
01:43Alors ça a été créé par Raxa, si je ne m'abuse, pendant le Covid.
01:47Concrètement, l'hyperconnectivité, c'est quoi ?
01:50C'est le fait d'être jour et nuit, j'ai envie de dire presque, puisqu'on a vu récemment un reportage sur les téléphones portables des présidents, vous avez vu, avec le téléphone de Macron à 2h du matin.
02:00C'est ça l'hyperconnectivité, c'est d'être toujours connecté ?
02:03L'hyperconnection, effectivement, elle a une définition.
02:06C'est passer plus de 7h30 par jour derrière un écran, que ce soit vous avez raison, un ordinateur, une tablette ou un téléphone, et pour des raisons professionnelles, mais aussi pour des raisons privées.
02:15Et en fait, c'est là où on dépasse, on passe de l'hyperconnection à la dépendance aux écrans, c'est quand on n'arrive plus à s'arrêter.
02:23Et donc, nous, chez Verbatim, on vient de faire un sondage sur ce sujet, on a été voir plus de 1 000 salariés représentatifs de l'économie française, et les chiffres, ils sont juste hallucinants.
02:33On a quasiment 68% des salariés qui se déclarent dépendants aux écrans.
02:38Alors, dépendants aux écrans, ça veut dire qu'ils ont un écran devant eux au travail, et ça, j'ai dit, on l'intègre.
02:43Mais en parallèle, on va quand même regarder son téléphone portable et ses réseaux sociaux.
02:48Le soir, on rentre et on continue à les regarder.
02:51Juste pour rentrer dans le cœur de ce sujet, parce qu'on est tous concernés, ça serait mentir que dire qu'on ne l'est pas,
02:56quelles sont les conséquences d'une hyperconnexion ?
03:00Des maux de tête, des problèmes pour sa santé mentale ?
03:04C'est une super question, parce que justement, l'hyperconnexion, on a tendance à la banaliser, alors qu'elle a des vrais effets délétères sur la santé, que ce soit physique,
03:11donc on pense tout de suite fatigue oculaire, mais aussi troubles musculosquelettiques, des gros impacts sur le sommeil,
03:18il faut quand même savoir que les Français sont en dette de sommeil, donc ça n'arrange rien, des pertes de concentration dans la journée,
03:24et puis aussi, vous avez raison de le souligner, c'est surtout la santé mentale, et d'ailleurs, c'est ce qui fait que les salariés ont envie d'agir.
03:30Beaucoup de salariés nous décrivent, 70% de notre sondage nous révèlent qu'ils ont ce sentiment de pression permanente,
03:36de devoir tout le temps répondre, tout le temps être disponible, et voire de l'anxiété face à cette ultra-disponibilité.
03:42Il y a des éléments très intéressants dans votre étude, les 65%, c'est les salariés qui sont dépendants,
03:47mais je suis stressé quand je n'ai pas mon téléphone avec moi, si je n'ai pas d'écran, ça me manque.
03:53Donc, on voit bien un rapport presque de toxicomanie, comme celui qui a besoin de son paquet de cigarettes en permanence avec lui.
04:00Comment on fait pour se détacher ? On fait de la prévention, on fait de la formation, il faut faire des centres de désintoxication, qu'est-ce qu'on fait ?
04:07Oui, alors, ce qui est intéressant dans l'hyperconnexion des salariés français, c'est que c'est un défi individuel, mais aussi collectif.
04:13Alors, sur l'individuel, déjà, il faut sortir un peu du déni, il faut regarder ses stats.
04:17Moi, je vous invite, faites-le, regardez vos statistiques de connexion sur votre smartphone, vous vous rendrez compte.
04:22C'est vrai, je les regarde.
04:25Exactement. Et puis, on peut commencer justement à prendre conscience de ça et couper les notifications, c'est une bonne chose.
04:31Et puis, le soir, s'interdire un peu de répondre aux e-mails et commencer en fait à se faire un petit parking à idées pour ne pas sans arrêt être dans le monde du travail.
04:42Et puis, pour le collectif, l'entreprise, elle a un vrai rôle à jouer pour instaurer une culture de prévention sur ce sujet.
04:47Votre étude, au-delà de la photographie, puisqu'on l'a vu à travers le documentaire Dopamine, par exemple, qui traitait de ce sujet, qui générait finalement cette dopamine,
04:55l'entreprise, elle a un rôle à jouer, elle ne joue pas un rôle énorme au nom de, c'est la liberté individuelle de mes collaborateurs, parce qu'en fait, c'est ça le sujet.
05:04Non, c'est très intéressant parce que justement, notre enquête montre qu'ils sont 75% des salariés à attendre que l'entreprise agisse.
05:10Et ils sont 16% à percevoir que l'entreprise agit réellement.
05:15Et donc, on voit effectivement que l'entreprise, elle ne sait pas encore par quel bout prendre, en fait, ce sujet.
05:21Mais comme je le disais, déjà, une entreprise peut tout à fait commencer en travaillant sur le cadre, en fait, instaurer des règles d'utilisation de ces outils,
05:31mettre des plages, en fait, de déconnexion en place, mettre dans les e-mails qu'on ne répondra justement aux sollicitations qu'entre 9h et 18h, par exemple.
05:38C'est déjà des très bonnes étapes à faire.
05:40Mais en même temps, je trouve que votre sujet est passionnant, mais on voit aussi que les salariés, à côté de leurs travaux professionnels, sur écran,
05:48passent des heures sur les réseaux sociaux.
05:50Enfin, je veux dire, est-ce qu'il n'y a pas aussi de l'éducation, comme pour les enfants, d'ailleurs, auprès des adultes, pour leur dire,
05:56décrochez, allez marcher, regardez le ciel, je ne sais pas, faites de la respiration ventrale, parce que ce n'est pas que le travail, en fait, qui pollue.
06:05Vous avez tout à fait raison, ce n'est pas que le travail.
06:07Et en même temps, en fait, on se rend compte que l'héperconnexion, elle ne s'arrête pas aux portes de travail, elle ne s'arrête pas aux portes de la maison.
06:15C'est un phénomène qui est complet.
06:17Et donc, l'entreprise, elle a complètement son rôle à jouer en sensibilisant.
06:21Donc, faire de la formation, de l'explication et peut-être aussi faire l'effort sur soi-même, parce que c'est un travail sur soi-même, j'imagine.
06:28C'est un travail sur soi-même. Et puis, je rajouterais autre chose qui est, il faut que les dirigeants et les managers soient exemplaires là-dessus.
06:36Parce qu'on est les premiers, moi, la première.
06:38Le WhatsApp à 22h, stop !
06:41Stop aux emails. Après 18h, après 19h, il faut aussi qu'on fasse attention à l'impact qu'on crée en termes de culture de travail autour de nous.
06:49En tout cas, la question des écrans, des téléphones portables, elle ne touche pas que les adolescents dans les collèges, mais elle impacte aussi.
06:56Vous, adultes, managers, salariés, dirigeants, faites un pas de côté avec vos appareils.
07:02Merci, Fleur Serré. C'est un vrai plaisir de vous accueillir, directrice générale de Verba Team, sur justement la prévention et la santé des collaborateurs.
07:11Merci de nous avoir rendu vite. Une étude à découvrir sur le site Verba Team.
07:14Tout à fait.
07:15Très détaillée sur cette hyper-connexion.
07:18Merci.
07:18Merci.
07:19C'était un plaisir.
07:20On tourne une page, on s'intéresse aux femmes, sûrement très hyper-connectées aussi.
07:23Ces femmes entrepreneuses, vous voyez, elles ont la tête dans le guidon.
07:26C'est dur de créer son entreprise, d'aller chercher des fonds lorsqu'on est une femme.
07:31On en parle avec mes invités.
07:33Justement, c'est le thème du débat, c'est le cercle RH.
07:35Le cercle RH, notre débat sur les femmes et l'entreprise, ou la création d'entreprises pour être précis,
07:55celles qui sont des entrepreneurs et qui ont décidé à travers un projet, une idée de construire, de bâtir leur entreprise.
08:01Et certaines sont florissantes.
08:03On va en parler avec deux femmes, deux expertes de ce sujet qui expertisent, observent, s'engagent.
08:09J'accueille France Savidant.
08:12Bonjour France.
08:12Bonjour.
08:13Ravie de vous accueillir sur le plateau.
08:14Vous êtes déjà venue, il y a quelques mois, nous parler de ce sujet de la place des femmes.
08:18Présidente d'Initiative Île-de-France.
08:20Et vous créez Créatrice d'Avenir, qui est un grand concours.
08:25Un grand concours régional.
08:27Régional.
08:27Dépôt des candidatures, date limite pour ceux qui nous regardent le 30 septembre.
08:32Vous avez créé une entreprise, elle est référencée, enregistrée.
08:35Vous êtes une femme, vous avez 50% de capital.
08:38Déposez votre candidature.
08:39Et combien de...
08:40Vous êtes dirigeante aussi.
08:41Dirigeante.
08:4150% du capital, dirigeante.
08:43Dirigeante, soyons précis.
08:44Je précise France que vous êtes à l'origine une avocate.
08:48Je suis avocate.
08:49Absolument, de métier, disons très lié aux entreprises.
08:52C'est ça, au barreau de Bobigny.
08:54J'étais au barreau de Bobigny.
08:55Bobigny, c'est intéressant.
08:57Qu'il y a des entreprises, effectivement, contrairement aux idées reçues qui pourraient être plus nuancées.
09:03Il n'y a pas que la préfecture.
09:04En tout cas, merci d'être là.
09:05Vous nous parlerez de votre engagement, votre combat et de l'importance de créer son entreprise
09:09et de pouvoir le faire dans les meilleures conditions.
09:12Josiane Asmane, ravie de vous accueillir.
09:14Vous êtes journaliste, spécialiste de l'entrepreneuriat féminin.
09:18Ou au féminin.
09:19Est-ce qu'il y a d'ailleurs un entrepreneuriat au féminin ?
09:22Et auteur de Entrepreneurs, et non pas entrepreneuses, d'exception, conseil de femmes inspirantes,
09:29figure emblématique et créatrice d'aujourd'hui aux éditions Erol,
09:33dirigée par Alexandre Dana.
09:36D'abord, je commence par vous, parce que vous avez comme ça une sorte de jeu de cartes,
09:41de portraits, d'histoires.
09:42Est-ce qu'il y a un fil rouge parmi toutes celles que vous avez rencontrées ?
09:46Est-ce qu'il y a un fil rouge qui unit toutes ces femmes, dont certaines ont parfaitement réussi leur pari
09:51et sont devenues des très grandes dirigeantes ?
09:53Est-ce qu'il y a un fil rouge ?
09:54Le fil rouge, c'est le fait qu'elles ont osé entreprendre, parfois contre toute attente.
10:00Ce n'était pas forcément évident au début, ce n'était pas forcément gagné.
10:04Et elles sont toutes très audacieuses.
10:06L'audace, je dirais que c'est vraiment le fil conducteur.
10:08Je pense à des créatrices de mode, Chanel par exemple et quelques autres, il y a eu des femmes qui ont lancé...
10:12En fait, toutes les femmes, dans tous les domaines, à toutes les époques, dans toutes les catégories sociales,
10:21elles ont besoin d'aller de l'avant et d'avoir de l'élan et du courage.
10:27Parce que ce n'est pas évident pour elles, parce qu'elles sont moins soutenues que les hommes,
10:30elles sont moins financées, donc elles sont obligées d'en faire encore plus.
10:34Et quand elles y arrivent, c'est un vrai exploit.
10:36Excusez-moi, je donne la parole à France, mais encore aujourd'hui, ce que vous nous dites,
10:39parce qu'encore aujourd'hui, il y a encore ces freins...
10:42Ah oui, complètement, bien sûr, oui, oui.
10:44Et ce sont des freins qu'elles ont en plus internalisés.
10:47Donc elles disent souvent qu'elles font des petits projets.
10:50Vous voyez le mot petit, alors qu'elles ne font pas du tout des choses petites,
10:52elles font des choses immenses, ce qui leur demandent beaucoup.
10:55Et bien sûr, il y a des inégalités sur l'accès au financement, notamment.
10:59C'est l'intérêt d'initiatives Île-de-France et de créatrices d'avenir, parce que c'est ça le sujet.
11:04C'est ça qui est génial, bien sûr.
11:05Nous essayons de soutenir la création d'entreprises au féminin, ou en tout cas l'entreprise par les femmes.
11:10Nous essayons de les soutenir dès le départ du projet, dès l'émergence du projet,
11:14les encourager, leur donner des pistes, leur donner les moyens de se faire encadrer,
11:21les encadrer nous-mêmes, les financer et ensuite les accompagner.
11:25Et nous illustrons toute cette démarche à travers le concours Créatrice d'avenir,
11:29qui a pour but, sur le territoire de l'Île-de-France, de mettre en avant une dizaine de candidates.
11:36Vous avez vu, nous avons plus de 700 candidates, nous avons 10 lauréats.
11:40Compliqué, la sélection ?
11:42Oui, c'est une sélection qui mobilise tout le territoire de l'Île-de-France,
11:45tout l'écosystème public-privé qui est engagé dans un lien absolument fort et passionnant
11:53pour la création d'entreprises par les femmes.
11:55Vous encouragez la création d'entreprises des femmes.
11:59Les freins, parmi les freins, il y a « c'est pas pour moi, j'aurai pas le temps ».
12:04On parlera ensuite des enjeux de levée de fonds et de pouvoir convaincre l'investisseur.
12:10Mais déjà, basiquement, mon mari ne va pas me laisser, je veux aussi m'occuper de ma vie de femme.
12:14Enfin, rentrons un peu dans les choses pratiques.
12:15Bien sûr.
12:16J'ai les enfants à aller chercher à l'école, comment je vais faire ?
12:19Et comment je fais ?
12:19Ben oui.
12:20Donc tous ces sujets-là sont toujours d'actualité.
12:22Ce sont des obstacles culturels et il faut les lever, ces obstacles culturels.
12:26Moi, je pense qu'on a beaucoup progressé, puisque lorsque nous avons commencé ce concours,
12:29la création d'entreprises par les femmes, c'était 20-23%.
12:32En Ile-de-France, on est à 41%.
12:34Au niveau national, sur le réseau initiative, on est à 41% également.
12:39Donc il y a un progrès.
12:40Mais il faut encore continuer, parce que notre ambition, c'est la parité,
12:44et voire même, pourquoi pas, dépasser la parité.
12:46Mais c'est l'égalité des chances, c'est la promotion de la femme,
12:49c'est lui donner, réaliser ses rêves.
12:53Réaliser ses rêves, leur donner une forme et une action concrète.
12:57C'est très noble.
12:58Mais vous évoquiez, Josiane, tout à l'heure, un peu cette notion du syndrome de l'imposteur.
13:01C'est pas pour moi, je fais des petits projets.
13:04Est-ce que dans celle que vous avez rencontrée, il y avait aussi des freins sur le secteur
13:07dans lequel elle décidait de créer ?
13:09On le voit aujourd'hui dans certains secteurs d'activité de l'entreprise.
13:12Les femmes, c'est plutôt les RH.
13:14La finance, c'est plutôt les hommes, les sociales.
13:16Est-ce que ça se retrouve dans les personnages inspirants que vous nous dévoilez dans votre livre ?
13:21Oui, j'ai interrogé des femmes qui ont entrepris dans des secteurs plus difficiles,
13:25par exemple l'industrie.
13:26Des femmes qui ont reçu justement le Bold Woman Award,
13:30qui est un prix décerné par la maison Veuve Clicquot,
13:32qui est partenaire justement de mon livre,
13:35et qui essaye justement de valoriser, de visibiliser les femmes,
13:39parce qu'il y a quand même un gros sujet autour de la visibilité,
13:42des femmes qui entreprennent,
13:43et de les soutenir de manière concrète.
13:45Et en effet, c'est très difficile d'attaquer dans des secteurs,
13:49par exemple comme l'industrie,
13:50mais elles y arrivent quand même.
13:52Il y a quand même huit secteurs,
13:54il faut quand même se les redire,
13:55parce que ça fait écho au secteur interdit aux femmes,
13:59enfin si d'aventure il y en avait,
14:00artisanat, engagement écologique sociétal,
14:03impact, mixité des métiers,
14:05et pépite des quartiers,
14:06parce qu'il y a aussi un sujet sur la diversité,
14:09ces jeunes femmes issues des quartiers,
14:11vies prioritaires,
14:12qui ont souvent plein d'idées.
14:14Il y a aussi d'ailleurs beaucoup de garçons qui ont plein d'idées.
14:16Oui, oui, tout à fait.
14:17Mais je vais vous dire une chose très précise,
14:19c'est que j'assiste tous les mois au comité en Seine-Saint-Denis,
14:23et on voit quand même de plus en plus de femmes,
14:25des femmes bien formées,
14:26des femmes ambitieuses,
14:27et qui se lancent sur des tas de métiers.
14:29Jadis, on avait un prix audace,
14:30je vois que dans votre ouvrage,
14:32l'audace est soulignée en rouge,
14:34eh bien on avait un prix audace,
14:36mais c'est vrai qu'il faut une bonne dose d'audace
14:39pour créer une entreprise,
14:40pour un homme,
14:41pour une femme,
14:42mais encore plus pour une femme,
14:43parce que c'est vrai qu'il faut encore lever des obstacles.
14:46Et moi je pense une chose très profondément,
14:48c'est que c'est un problème de société
14:49qui concerne les hommes et les femmes.
14:52Évidemment.
14:53Je m'adresse à un homme aujourd'hui,
14:54je pense que sans l'appui des hommes
14:56dans cette idée de création des entreprises par les femmes,
14:59sans leur engagement également,
15:01on n'y arrivera pas encore à cette parité,
15:04donc messieurs, je vous en prie,
15:06engagez-vous aux côtés de vos femmes
15:08et des femmes en général,
15:09pour les inciter à créer.
15:11France, vous nous dites,
15:12laissez-leur la place nécessaire pour le créer,
15:14puisqu'on évoquait quand même
15:15les enjeux de contingence organisationnelle,
15:18de temps,
15:19on sacrifie une partie de sa vie,
15:20celle que vous avez rencontrée,
15:21est-ce qu'elle vaut jusqu'à aussi vous raconter,
15:23parce que c'est intéressant,
15:25les moments un peu sacrificiels
15:27quand on crée sa boîte,
15:27parce que quand on est un homme
15:29et qu'on crée sa boîte,
15:30on y passe beaucoup de temps,
15:31mais quand on est une femme,
15:32on sacrifie des choses,
15:33moins de temps avec ses enfants,
15:34moins de temps avec sa famille,
15:35moins de temps avec tout.
15:36Vous l'avez ressenti
15:37ou le projet était plus fort que tout
15:39et on n'en parlait pas ?
15:40Alors, je leur ai posé en effet des questions
15:42sur l'équilibre entre vie pro et vie perso,
15:45mais ce qui est très intéressant
15:46dans tous ces portraits de femmes,
15:49c'est de voir que pour tenir sur la durée,
15:52il ne faut pas sacrifier en fait,
15:53il ne faut pas se sacrifier.
15:55Il faut faire attention aussi à son énergie,
15:57à se reposer,
15:59à garder du plaisir dans ce qu'on fait,
16:00à se soutenir,
16:02à se souvenir de pourquoi est-ce qu'on fait ça,
16:04à s'entourer,
16:05à rigoler,
16:06c'est tout ça en fait
16:07qui fait qu'on alimente
16:09un élan et une audace
16:11et qu'on peut tenir sur la durée
16:13parce que l'entrepreneuriat,
16:14c'est un marathon,
16:14ce n'est pas un sprint.
16:15Le but,
16:15c'est vraiment d'aller sur du long terme.
16:18Donc, il ne faut pas se sacrifier.
16:20Un mot, France,
16:21on parle de ces jeunes
16:21issus des quartiers,
16:23on parle de ces femmes
16:24qui vont s'engager dans l'artisanat,
16:26c'est intéressant,
16:27on parle aussi de ces femmes
16:29qui cherchent à lever des fonds.
16:30Je me rappelle d'une étude sur Bismarck
16:31dans notre émission
16:32où on voyait en fait
16:33la difficulté qu'elles avaient
16:34à accéder aux euros,
16:37aux closings,
16:38comme on dit,
16:39pour aller vendre leur boîte
16:40et aller lever des fonds.
16:41Vrai ou pas vrai ?
16:42Écoutez,
16:42hier,
16:43en préparant l'émission,
16:44j'ai accès à une information
16:46sur les apporteurs de capitaux
16:49des entreprises,
16:50notamment liées à la nouvelle économie,
16:523% sont levés par des femmes.
16:54Alors là,
16:55c'est vraiment un chiffre ridicule.
16:56Là,
16:57c'est un domaine
16:57dans lequel
16:58il faut évidemment progresser
17:00et il faut quand même
17:01mettre tout en œuvre
17:02pour donner aux femmes
17:05l'accompagnement
17:06qu'elles méritent.
17:07Parce que la finance
17:07est encore dirigée
17:09quand même principalement
17:11par des hommes.
17:12Elles vous ont raconté ça aussi,
17:14ces femmes
17:14que vous avez interrogées,
17:16du regard qu'on portait sur elles.
17:18Ou est-ce que c'est rentré
17:19dans les mœurs
17:20sur lequel il n'y a plus de sujet ?
17:21Ah non,
17:22il y a un vrai sujet là-dessus.
17:23Alors,
17:24ce qui est intéressant aussi,
17:25c'est que maintenant,
17:25il y a des femmes entrepreneurs
17:26qui deviennent investisseurs.
17:29Donc,
17:29j'ai interrogé par exemple
17:30Céline Lazorte,
17:31Nathalie Balla,
17:32qui a dirigé
17:33La Redoute
17:33de 2009 à 2022.
17:35Et qui est maintenant
17:35Business Angel.
17:36Exactement,
17:37qui ont créé,
17:38cofondé Sista
17:38et donc,
17:40qui participent
17:41en fait à pouvoir
17:42changer le regard.
17:43Exactement.
17:44Et ça,
17:44c'est magnifique
17:45en fait de voir ça.
17:45Ça reste un virage,
17:47mais il faut que ça soit
17:48un...
17:49Donc,
17:50leur choix est stratégique.
17:51Elles disent,
17:51j'ai dirigé
17:53des grandes boîtes,
17:53des belles marques.
17:54Aujourd'hui,
17:55je mets ça au service
17:55des femmes
17:56pour les accompagner.
17:57Parce qu'elles ont bien vu
17:57la difficulté
17:58qu'elles avaient
17:58à aller chercher.
17:59Bien sûr, bien sûr.
18:00Le 30,
18:01c'est le dépôt
18:01des dossiers définitifs.
18:02Combien de dossiers
18:03déjà là ?
18:04700, 800 ?
18:04On en a...
18:05Donc,
18:05nous en avons reçu 500,
18:07nous en avons validé 95.
18:09L'année dernière,
18:09on en avait reçu
18:10pendant toute la période
18:12allant jusqu'au 30 septembre,
18:14700.
18:14Je pense qu'on va dépasser
18:15ce chiffre
18:16et on va encore
18:18battre les records.
18:20Et vraiment,
18:21on a fait une petite enquête,
18:22c'est ce que j'expliquais
18:23tout à l'heure,
18:24on a fait une petite enquête
18:25interne,
18:25qui n'a pas une vocation
18:26de sondage,
18:29mais on s'est adressé
18:30à toutes les créatrices
18:31que nous avons pu accueillir
18:32pour les questionner
18:33sur ce que leur avait apporté
18:35ce concours.
18:35Et je tiens vraiment
18:36à le dire,
18:37elles sont à plus de 70%
18:39motivées
18:40parce qu'elles ont appris
18:41beaucoup de choses
18:42grâce à notre concours,
18:43elles se sont mieux insérées
18:45dans le monde
18:45de l'entrepreneuriat
18:46et elles se sont mis
18:48plus à l'aise
18:48avec leurs sujets
18:49et elles sont rentrées
18:51sur les réseaux.
18:52Et ça,
18:52c'est absolument fabuleux
18:53et ça n'est pas
18:54que les gagnantes,
18:55c'est l'ensemble
18:56des participantes
18:57à ce concours.
18:59Jury de sélection
19:00avec des oraux
19:01à l'issue du 30 septembre,
19:02puisqu'ensuite,
19:03il y a des oraux.
19:05Donc, c'est aussi
19:05très important pour elles
19:07de préparer cet oral
19:08parce qu'il y a de la pression.
19:09Bien sûr.
19:10Il ne faut pas se rater.
19:11On leur apprend.
19:12On a un module
19:13de formation du pitch
19:15et d'ailleurs,
19:15dans le réseau initiative,
19:16on aime bien former
19:17les gens au pitch
19:18et ça donne
19:19des résultats formidables.
19:21Résultat final,
19:21donc 10 lauréates.
19:2310 lauréates
19:23et le Grand Prix
19:25début décembre,
19:27le 6 décembre
19:28ou le 5 décembre
19:28où on va communiquer
19:29sur la date
19:30ultérieurement.
19:31Juste pour être
19:32un peu pratique,
19:32qu'elles gagnent quoi
19:32ces femmes ?
19:33Hormis la joie
19:35d'avoir la coupe.
19:37Il y a une grande gagnante
19:38qui gagne 6 000 euros
19:38plus des accompagnements
19:41privilégiés,
19:42des voyages,
19:44du coaching
19:44dans tous les domaines,
19:46le domaine financier,
19:47le domaine économique,
19:48le domaine...
19:49la com,
19:50la tech,
19:51qui est capitale.
19:53Ça,
19:53c'est pour la grande gagnante
19:54et les autres,
19:54un chèque de 3 500 euros
19:55et également un accompagnement.
19:57C'est nous qui décidons,
19:58nous,
19:58le jury,
19:59de quel accompagnement
20:01on va leur dédier.
20:01le plus adapté à la problématique.
20:04Vous n'avez pas envie
20:05de créer votre boîte,
20:06Josiane ?
20:06Alors moi,
20:07j'ai déjà mon entreprise.
20:08Alors vous avez fait poser
20:10la candidature ?
20:11Mais je suis invitée
20:13à la remise de prix,
20:14donc je suis contente.
20:14Vous êtes partie du jury ?
20:16Il fait partie du jury ou pas ?
20:17Non,
20:17mais on peut en discuter.
20:19C'est important.
20:20Bien sûr,
20:20oui,
20:20c'est important.
20:22La suite pour vous,
20:23c'est quoi ?
20:23Parce que c'est une question
20:24que j'avais au début
20:25et que je ne vous ai pas posée,
20:25mais pourquoi,
20:26France,
20:26vous décidez de vous engager autant
20:28alors que vous avez été
20:29avocate d'affaires,
20:30vous avez accompagné
20:31des entreprises,
20:32vous auriez pu tourner
20:32tranquillement la page
20:33de l'avocature
20:34et vous avez continué,
20:36vous aussi,
20:37comme les femmes inspirantes
20:38dont vous nous parliez,
20:39à redonner.
20:40Pourquoi envie de donner
20:41comme vous donnez là ?
20:41Envie de donner
20:44il doit profiter
20:45au plus grand nombre
20:46et puis j'ai quand même
20:46la passion de l'entreprise,
20:48la passion de l'entrepreneuriat
20:50et de la réussite
20:52autour de moi.
20:53Alors,
20:53plus de gens réussiront,
20:55mieux ce sera
20:56et puis je pense
20:56que c'est un beau facteur
20:57d'indépendance,
20:59d'autonomie,
21:00c'est valable
21:01pour les hommes et les femmes,
21:02indépendance,
21:02autonomie,
21:03responsabilité,
21:04voilà des valeurs positives.
21:05Dignité.
21:06Et dans cette société
21:07où on recherche du sens
21:08parce que maintenant
21:09les gens au travail,
21:10ils cherchent évidemment
21:11la rémunération.
21:12Grand sujet.
21:12Mais le sens,
21:13et bien là,
21:14créer son entreprise
21:15et je pense que vous en êtes
21:16un témoin passionnant,
21:18créer son entreprise,
21:19ça donne quand même
21:20du sens à la vie.
21:21On peut orienter
21:22son entreprise,
21:23on peut mettre en avant
21:24ses valeurs
21:25et puis développer
21:27l'économie de la société.
21:29C'est vrai.
21:29Que voulez-vous de plus ?
21:30Comme on dit,
21:30c'est gagnant-gagnant
21:31pour reprendre une expression
21:33un peu éculée.
21:34Vous êtes chef d'entreprise,
21:35on l'a entendu,
21:36votre prochain projet éditorial,
21:37vous avez un livre là,
21:39des femmes toujours ?
21:39C'est un livre en cours,
21:40oui,
21:41j'ai un livre en cours.
21:42On n'en dit rien
21:43sur les femmes ?
21:44Alors,
21:44ce n'est pas sur les femmes.
21:46J'ai fait un premier livre
21:47sur la notion
21:48de rôle modèle féminin
21:49qui est très important
21:50pour moi,
21:50qui s'appelle
21:51Les fleurs de l'âge,
21:52qui était sur les femmes
21:52qui se réinventent
21:53après 50 ans.
21:55Et voilà,
21:55là l'idée,
21:56c'est d'aider les femmes
21:57qui y entreprennent,
21:58à la fois avec des conseils pratiques
22:00et puis aussi des portraits
22:01de femmes
22:01pour les inspirer
22:02et leur montrer
22:03que d'autres sont passées
22:05avant elles
22:05et ont réussi
22:06et qu'elles peuvent le faire.
22:06des ambassadrices,
22:07des rôles modèles.
22:09Merci mesdames,
22:10c'est un vrai plaisir,
22:10elle a apporté grande ouverte
22:12place aux entrepreneurs
22:12et à leur épanouissement.
22:15Merci à Jordiane Hassemann,
22:16entrepreneur d'exception
22:17chez Erol
22:18avec Veuve Clicquot
22:20parce que je ne l'ai pas précisé
22:21effectivement.
22:23Merci à vous France Savident,
22:25créatrice d'avenir
22:26jusqu'au 30 septembre
22:27vous avez
22:28puis ensuite
22:28ça sera la sélection,
22:30les euros,
22:31la grande lessiveuse
22:32pour gagner ce grand prix
22:33et être fière.
22:34Merci à vous deux mesdames
22:35et vivre l'entrepreneuriat
22:37au féminin.
22:38On tourne une page,
22:39c'est le livre de Smart Job,
22:40c'est intéressant
22:41parce que ça concerne
22:41les femmes et les hommes,
22:43un livre qui concerne
22:44les erreurs,
22:44vous savez,
22:44les boulettes que l'on fait
22:45et qui se transforment
22:47en succès,
22:47ça c'est génial,
22:48c'est un peu la tarte tatin,
22:49vous savez,
22:49la mauvaise cuisson
22:49qui devient la tarte extraordinaire.
22:52On en parle,
22:52un livre nous en parle justement,
22:54j'accueille son autrice.
22:55Le livre de Smart Job
23:09pour terminer notre émission,
23:11c'est un livre intéressant,
23:12passionnant
23:12parce que le titre
23:13est évocateur,
23:14« Chères erreurs ».
23:16Oui,
23:16qui n'a pas commis
23:17d'erreur dans sa vie,
23:19c'est un livre de transmission,
23:20on a le droit à l'erreur.
23:22Cécile Gevray-Guinbo,
23:23merci d'être là,
23:24vous êtes l'autrice de ce livre,
23:26édition NREB,
23:27édition,
23:2840 chroniques
23:29pour transformer
23:30les boulettes en pépites,
23:31j'adore le titre.
23:32Quand j'ai commencé
23:32à lire ce livre,
23:33je me dis,
23:33mais elle parle d'histoires
23:35qu'elle a glanées
23:35de ci, de là
23:36ou elle parle de toute sa vie.
23:38En fait,
23:38vous nous racontez
23:39les boulettes,
23:41les erreurs,
23:41les hésitations,
23:43les descentes parfois
23:44très basses de vos vies
23:45de coach,
23:46d'entrepreneuse,
23:47c'est bien ça
23:47que vous nous racontez.
23:49Bonjour Arnaud,
23:49c'est exactement ça.
23:51Merci de m'avoir invité
23:52à parler de ce livre
23:53qui est effectivement
23:55un témoignage
23:55tout à fait personnel.
23:57En fait,
23:58je vous le racontais,
24:00ça fait 35 ans
24:01que j'accompagne des managers,
24:02ça fait 25 ans
24:02que je suis coach bientôt
24:03et quand j'ai commencé
24:05à superviser des coachs,
24:06j'entendais des coachs me dire
24:07« Maintenant que je suis certifiée,
24:09je n'ai plus le droit à l'erreur ».
24:10Et ça, vraiment,
24:12moi qui ai appris
24:13de mes erreurs
24:14depuis 25,
24:16depuis 35 ans
24:16et certainement
24:17depuis beaucoup plus longtemps,
24:19je ne comprenais pas ça.
24:20Je ne comprenais pas l'idée
24:21qu'à partir du moment
24:22où on sort de l'école,
24:23on est censé savoir
24:24et on n'a plus le droit
24:26à l'erreur.
24:27Cette injonction
24:27de la réussite, quoi.
24:29Exactement.
24:29Et ça,
24:30alors,
24:30bien entendu,
24:31ça existe dans plein
24:32de pays dans le monde
24:33mais en France,
24:33c'est particulièrement marqué.
24:35Ce côté où,
24:36en France,
24:37à l'école,
24:38pour aller pêcher
24:39une bonne note,
24:40il ne faut pas faire d'erreur.
24:41Et ça,
24:42en entreprise,
24:42ça finit par donner
24:43des décideurs
24:44qui jouent petits bras,
24:45même quand ils n'aiment
24:46pas prendre des risques,
24:47et des équipes
24:48qui cherchent des coupables
24:49au lieu de chercher des solutions.
24:51Et ça,
24:51c'est intéressant
24:51ce que vous dites
24:52parce que le fait
24:52de ne pas faire d'erreur,
24:54globalement,
24:54on joue à un niveau moyen
24:56et on n'est pas créatif
24:58et en fait,
24:59l'erreur construit aussi
25:00la réussite.
25:00C'est ce que vous dites
25:01dans ce livre.
25:01Exactement.
25:02Vous a construit,
25:03d'ailleurs.
25:03Absolument.
25:04Si je n'avais pas appris
25:05de mes erreurs,
25:06j'aurais mis la clé
25:07sous la porte depuis longtemps,
25:08je n'aurais pas écrit
25:09ce livre
25:10et je ne serais pas
25:11coach indépendante
25:12depuis plus de 12 ans.
25:13Il y en a un
25:14qui m'a marqué,
25:15page 65,
25:16je me suis formé
25:16au marketing digital
25:17ou comment j'ai poussé
25:18la logique d'évitement
25:19jusqu'à l'absurde.
25:20C'est-à-dire que globalement,
25:21vous dites que dans votre vie,
25:22et ça arrive à tous ceux
25:23qui nous regardent,
25:24on a des moments d'errement,
25:26on ouvre des portes,
25:27on se faufile,
25:29puis on s'aperçoit
25:29qu'à mi-route,
25:30on s'est totalement
25:30trompé de porte
25:31et c'est ce que vous racontez
25:33et quand même,
25:33à la fin du petit papier,
25:35parce que c'est
25:35des petites nouvelles
25:35que vous nous écrivez,
25:37il y a quelqu'un
25:37qui vous aime bien
25:38et qui vous écrit
25:38sur les réseaux
25:39et qui dit
25:39Cécile,
25:40vous voilà en burn-out
25:42et là,
25:42vous me dites
25:43en préparant l'émission,
25:45ça ne m'a pas trop plu
25:45parce que j'étais vraiment
25:46au creux de la vague.
25:48C'était horrible.
25:49Mais oui,
25:50en fait,
25:50je m'étais résolue.
25:52Erreur d'aiguillage là.
25:53Mais plein d'erreurs.
25:54Comment dire ?
25:55Ce chapitre sur le marketing
25:57est un des plus fournis
25:58du livre
25:59parce que c'est celui
26:00dans lequel j'ai fait
26:01et refait
26:02et refait des erreurs
26:03en boucle.
26:04Oui.
26:05En boucle.
26:07Et voilà,
26:07et cette femme
26:08qui me voulait
26:09beaucoup de bien
26:09et qui me dit
26:10mon fan,
26:10Cécile,
26:11votre burn-out,
26:11je l'avais vu venir.
26:13Alors,
26:13j'étais évidemment
26:14pas en état
26:15de recevoir ce feedback.
26:16Vous savez,
26:16vous prenez en rond.
26:17Alors que moi,
26:18je n'arrivais pas à sortir,
26:19je ne voyais pas
26:20comment sortir
26:20de cette boucle-là
26:21et au fond,
26:23c'est aussi ce que je vous disais
26:24en préparant l'émission,
26:26je passe ma vie
26:27à accompagner des gens
26:28qui sont dans des boucles
26:29dont ils ne savent pas
26:29comment sortir.
26:30Vous savez mieux
26:31les casser ces boucles maintenant.
26:32Alors,
26:33je ne suis pas meilleure
26:34que mes clients,
26:35je les ai vécues aussi
26:36et parfois un regard extérieur,
26:38ce n'est pas toujours
26:38très agréable
26:39mais ça fait du bien.
26:40Juste celui-ci,
26:4132,
26:41je l'avais gardé pour la fin
26:42mais c'est assez cash,
26:4432,
26:44donc c'est la 32e histoire,
26:46il y a 40 histoires,
26:4740 cénettes,
26:48des tranches de vie,
26:49de votre vie.
26:52J'ai essayé de coacher
26:53une personne
26:53pour laquelle je ne ressentais
26:54pas d'empathie
26:56ou comment j'ai fait
26:56un boulot de merde
26:57en refusant
26:59d'écouter mon ressenti.
27:01Alors là,
27:01vous n'y allez pas
27:02avec le dos de la cuillère
27:03quand même.
27:03C'est vrai
27:04et j'ai écrit ce livre
27:06comme je parle
27:06et c'est un choix
27:08que j'ai fait.
27:09Oui,
27:09direct.
27:10Direct,
27:10parce que justement
27:11je ne voulais pas
27:11que ce soit
27:12un bouquin de coaching
27:13théorique,
27:14en poulet,
27:14donneur de leçons.
27:16Je voulais vraiment
27:16me mettre au niveau
27:17des personnes
27:18qui sont toutes seules
27:19face à leur boulette
27:21en leur disant
27:21vous n'êtes pas seules
27:23et ce n'est pas grave.
27:24Face à leur boulette
27:24ou face à des individus
27:25objectivement
27:26parce que vous le dites
27:27avec lesquels
27:27ça ne fit pas,
27:29ça ne matche pas.
27:30Bien sûr,
27:31mais ça arrive à tout le monde
27:32et encore,
27:33quand on est coach,
27:34on a le choix
27:35de ses clients.
27:36J'avais l'autre jour
27:36un supervisé
27:37qui me disait
27:37mais moi
27:38quand j'étais manager
27:38je n'avais pas le choix
27:39de manager des gens
27:41avec lesquels
27:41j'avais des atomes crochus
27:43ou pas des atomes crochus.
27:45Quand tu as le choix,
27:46utilise-le.
27:48Donc c'est ce que vous dites
27:48aussi à vos collègues coachs.
27:50Exactement.
27:50Ne prends pas tout.
27:51Choisis pour trouver
27:52le plaisir et l'efficacité.
27:54Voilà.
27:54Maintenant,
27:55comme beaucoup de coachs,
27:56j'espère qu'il y en a
27:57qui se retrouveront
27:57dans ce témoignage-là,
27:59j'ai accepté ce coaching
28:00parce que j'avais un loyer
28:02à payer à la fin du mois,
28:03parce que je n'ai pas osé dire non,
28:04parce que cette femme
28:05m'était recommandée
28:06et qu'elle était vraiment
28:07très mal, etc.
28:08Pour mille et une mauvaises raisons,
28:10j'ai accepté ce coaching
28:12alors que j'aurais dû le refuser.
28:13Ça s'est bien fini
28:14avant de nous quitter ?
28:15Elle a mis face
28:16à son coaching.
28:18Ça s'est donc bien fini.
28:19Ça s'est donc bien fini.
28:19On peut considérer
28:20que ça s'est bien fini.
28:21Ce n'était pas une boulette.
28:22Merci, Cécile Gevray-Guinbo
28:24d'être venue nous éclairer
28:25avec cette espèce
28:26de sincérité
28:27qui ressort dans ce livre
28:28avec des choses
28:29qui s'adresseront
28:30à tous les lecteurs
28:31mais aussi à ceux
28:32qui coachent
28:32et à ceux qui accompagnent
28:34entre autres
28:35et ceux qui cherchent
28:35aussi leur route
28:36parce que c'est aussi
28:37un livre sur le cheminement
28:39d'une vie
28:39et le parcours d'une vie.
28:41Merci d'être venu
28:42nous rendre visite
28:43illustrée par Luc Tesson
28:44parce que les illustres
28:45sont sympas.
28:46Éditeur Enric B
28:47que j'aime beaucoup.
28:48Enric B, édition
28:49que je salue.
28:50Merci à vous.
28:52Merci de votre invitation
28:53ça m'a fait très plaisir
28:53de venir.
28:54A très bientôt.
28:55Ce n'est pas une boulette.
28:58Merci à vous.
28:58L'émission est terminée.
28:59Merci à Nicolas.
29:00Merci à toute l'équipe.
29:01Nicolas Juchat évidemment.
29:02Merci à toute l'équipe
29:02qui m'aide à préparer l'émission
29:03et merci à vous
29:04qui nous suivez avec fidélité.
29:06Je vous dis à très bientôt.
29:07Bye bye.
29:07Sous-titrage Société Radio-Canada
29:16Sous-titrage Société Radio-Canada
29:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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