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  • il y a 5 mois
Vendredi 3 octobre 2025, retrouvez Julia Néel Biz (cofondatrice, Teale), Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;) et Johanna Couvreur (Experte associée Santé, Institut Montaigne) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:15Je suis très heureuse de vous retrouver sur l'antenne de BeSmart for Change.
00:19Aujourd'hui, on aborde un sujet pour le moins préoccupant, les troubles psychiques qui touchent une partie croissante de la population.
00:26Pour ce faire, j'accueille Johanna Couvreur, experte santé à l'Institut Montagne.
00:32Bonjour et bienvenue Johanna.
00:34Nous verrons comment dépression, anxiété, isolement et un accès difficile aux soins constituent une épidémie silencieuse.
00:42Nous aborderons à la fois les signaux inquiétants, les solutions concrètes mises en place sur le terrain
00:47et les leviers pour passer à l'échelle et changer la culture autour de la santé mentale.
00:51On fera de notre mieux car le temps nous est compté.
00:54L'incontournable Hervé Bonneau est là.
00:57Salut Hervé.
00:58Aujourd'hui, tu nous expliques comment télétravail, flex office et IA mettent nos cerveaux à rude épreuve.
01:04On a hâte.
01:04Et dans la pépite santé, je reçois Juliane Elbi, CEO et cofondatrice de Thiel,
01:09la première plateforme française de prévention en santé mentale.
01:14C'est parti pour une nouvelle émission.
01:18BeSmart.
01:19Et je le disais, on commence avec ton édito.
01:22Hervé, le monde sort, bon, j'allais dire à peine, non, quand même, ça fait un petit moment maintenant.
01:28Oui, on y revient, remarque.
01:29Du Covid et déjà une autre épidémie mondiale s'impose, celle des troubles psychiques.
01:35Oui, c'est vrai.
01:35On a cru qu'on était sortis de la pandémie Covid.
01:38Visiblement, ce matin, à la radio, ils annonçaient que ça reprenait.
01:41Quand il y avait un virus, au moins, on avait une raison d'avoir peur.
01:44Parce qu'on se disait, on va mourir, on va perdre des proches, on va perdre toute l'humanité entière.
01:49Et on est restés chez nous, gavés de fake news, à se dire, heureusement, il y a le bon professeur Rauks.
01:55Et on a détesté l'ARN des laboratoires pharmaceutiques.
01:58Mais on a découvert les joies du télétravail.
02:01Et on s'est dit, c'est formidable.
02:02On arrête de perdre du temps, on ne prend plus le métro, on a le temps de faire une petite machine à laver à 10h du matin, on faisait autre chose.
02:08Et on n'était même plus obligés ni de se laver, ni de se raser.
02:11C'était vraiment très, très bien.
02:14Et il y a des effets pernicieux qui ont commencé à apparaître.
02:17Des effets secondaires, qui n'étaient pas la perte de goût qu'on a connue avec le virus, mais la perte du goût de vivre.
02:23Et c'est là où on rentre dans le sujet.
02:25C'est que tout ça était assez prévisible, parce qu'on s'est retrouvé calé derrière un écran 10h par jour à faire des visios.
02:32En fait, on était un peu seul.
02:33Et c'est triste, c'est triste d'être tout seul.
02:35Les collègues, c'est quand même sympa.
02:36Il y en a qu'on n'aime pas, mais c'était quand même bien d'arriver.
02:39Salut collègue !
02:40Et du coup, je me dis, c'est super, je passe de mon lit à mon bureau en 10 secondes.
02:44Est-ce que vraiment je gagne du temps ?
02:46C'est une des questions qui s'est posée.
02:49Et puis le doute, finalement, je suis tout seul pour bosser.
02:51Je suis en équipe.
02:52Alors est-ce que je fais bien ce qu'on attend de moi ?
02:55Parce que j'ai bien compris, d'ailleurs, ce qu'on m'a dit.
02:56Mais il n'y a pas vraiment quelqu'un pour m'en parler.
02:59Donc c'est compliqué.
03:00Et ma vie s'est transformée.
03:02J'enchaîne les réunions Teams de 9 à 10, de 10 à 11, de 11 à 12, sans avoir le temps de respirer.
03:08Et c'est formidable.
03:09Je gagne du temps.
03:10Et en même temps, de temps en temps, je me dis que j'en perds parce que je participe à des réunions auxquelles je sais de ne pas être indispensable.
03:17Et pendant ce temps-là, je vois les mails qui arrivent en cascade.
03:19Parce que tout le monde répond aux mails pendant les Teams.
03:21Donc j'ai les réponses, des réponses, des réponses.
03:23Ce qui me stresse, c'est que comme je passe des heures à être en visio, le soir, je réponds à mes mails.
03:29Et avant de dormir, petit réflexe un peu absurde, je jette un petit coup d'œil sur mon téléphone pour être sûr que je n'ai pas raté un mail important.
03:35Ce qui ne m'aide pas à dormir.
03:37Résultat, surcharge mentale, c'est un élément, mais c'est évident.
03:41C'est un élément, isolement, insomnie.
03:43Et Mackinzer, une étude, 62% des télétravailleurs déclarent être stressés.
03:50Ce n'est pas tellement étonnant.
03:51Et le site officiel du gouvernement sur le travail dit que plus de 25% des salariés sont en mauvaise santé mentale.
03:58C'est un peu inquiétant.
03:59Mais donc ce que tu nous dis, c'est que c'est seulement la faute du télétravail ?
04:02Ah non, parce qu'on a inventé un autre truc en parallèle.
04:05Il faut revenir de temps en temps au bureau.
04:07On n'est pas en full remote, comme on dit.
04:09De temps en temps, on vient en flex office.
04:11Et flex office, ça veut dire qu'on a le droit de se dépêcher, d'arriver le matin pour ne pas être celui qui se retrouve sous la clim entre deux mecs qui ne connaissent pas,
04:18sur un bureau dépourvu de tout objet personnel.
04:21C'est même interdit.
04:22Et on a gagné le droit de mieux communiquer avec un casque sur les oreilles pour s'isoler des autres.
04:28Ça fait du bruit, les collègues qui travaillent.
04:30Donc c'est formidable.
04:30Et il y a déjà des salariés qui parlent de stress office.
04:35Mais cerise sur le gâteau numéro 3 que tu as évoqué, c'est que depuis 3 ans, et vous noterez la coïncidence avec la fin de la pandémie,
04:41on nous dit l'IA va tous nous remplacer.
04:43De toute façon, on est nuls.
04:44L'IA va plus vite que nous, va nous remplacer, on n'y arrivera jamais et tout ça.
04:49Donc je sers à quoi, moi, si je ne vais pas assez vite et que je serai remplacé et que je travaille pour une boîte que je ne connais pas parce qu'en fait, je n'y vais jamais.
04:59Donc c'est un problème.
05:00Un problème corrélé, mais je pense qu'on va en parler, c'est que pour me changer des teams, je vais aller voir un psychiatre ou un psychologue.
05:08Ils sont débordés, donc j'aurai droit à une téléconsultation.
05:10C'est formidable.
05:11Et donc le risque que je vois, c'est qu'après la pandémie Covid, on avait perdu le goût.
05:16Eh bien aujourd'hui, on risque de perdre le goût de travailler.
05:20Merci beaucoup Hervé.
05:21Ce n'est pas très réjouissant.
05:22Johanna, brièvement, ces troubles psychiques, il touche de plus en plus de salariés en France.
05:29Après ce tour d'horizon de nos cerveaux malmenés, le télétravail, c'est une fausse bonne idée.
05:36Alors, il y a plusieurs sujets que vous avez pointés.
05:39Déjà, l'absentéisme, l'une des premières causes d'absentéisme, c'est la souffrance psychique pour les salariés.
05:45Donc ça, c'est une préoccupation croissante pour les entreprises, très clairement.
05:51Dans le développement du télétravail, vous avez pointé un peu tous les éléments,
05:56tous les ingrédients d'une bombe à retardement qui sont l'isolement.
06:00L'OMS parle d'épidémie de solitude.
06:03La solitude est corrélée à des troubles somatiques.
06:08C'est-à-dire que plus on est seul, plus on a des troubles psychiques, plus on a des troubles cardiovasculaires.
06:12Donc, il y a clairement un problème.
06:15On n'est pas tous égaux face au télétravail, selon que vous habitez dans un lieu confortable ou dans un lieu exigu.
06:21On en revient d'ailleurs, les entreprises.
06:23Les entreprises en reviennent de plus en plus.
06:24Et puis, il y a aussi la question et l'enjeu de la déconnexion.
06:27Quand vous êtes chez vous, vous n'avez plus de rupture.
06:30En tout cas, la rupture entre le temps professionnel et le temps personnel devient plus floue.
06:36Donc, ça fait partie effectivement des ingrédients auxquels les entreprises font de plus en plus attention.
06:40Merci, merci Hervé.
06:43C'était donc ton premier édito.
06:45On passe à notre focus invité.
06:50La santé mentale, un sujet qui concerne de plus en plus de Français.
06:55Dépression, anxiété, troubles sévères.
06:58Ces difficultés touchent toutes les générations, toutes les catégories sociales.
07:03Et l'accès aux soins reste complexe.
07:05Johanna Couvreur, vous êtes experte associée santé à l'Institut Montaigne.
07:10Un institut qui travaille sur la santé mentale depuis plus de dix ans.
07:14Quelles sont les données les plus inquiétantes sur l'état de la santé mentale des Français ?
07:20Alors, il y a deux enjeux.
07:23La santé mentale a toujours été un enjeu de santé publique majeur.
07:26Et on l'ignorait.
07:29Ça a été pendant de très nombreuses années le premier...
07:31Vous voulez dire que le commun des mentales, on l'ignorait ?
07:33Nous, citoyens, on ignorait que c'était le premier poste de dépense par pathologie de l'assurance maladie.
07:39On ignorait la prévalence considérable.
07:41Un Français sur cinq, chaque année.
07:44Et un sur trois à l'échelle d'une vie.
07:46Donc c'est juste colossal.
07:47On est tous concernés.
07:49On a tous, nous-mêmes ou un proche, concernés.
07:51Donc, enjeux épidémiologiques majeurs.
07:54Et puis, deuxième enjeu plus récent, c'est que la crise sanitaire a fait flamber les troubles les plus fréquents.
08:01Communément appelés troubles dépressifs et troubles anxieux.
08:03Avec vraiment, on est passé, on a pris cinq points en plus en l'espace de quelques années.
08:10Donc avec une vraie problématique de besoin de soins face auxquelles le système de santé peine à répondre.
08:16Est-ce qu'il y a des profils plus touchés que d'autres ?
08:22Oui.
08:23Les troubles psychiques, on va dire, quand on est vraiment malade, on se rend compte qu'il y a des déterminants qui y jouent.
08:31On appelle souvent, on dit que les causes sont biopsychosociales.
08:34Concrètement, c'est qu'il peut y avoir des causes biologiques, génétiques.
08:38Chez chacun, on est plus ou moins vulnérable.
08:40Mais il y a aussi des déterminants sociaux.
08:41L'isolement, on en parlait avec l'édito d'Hervé, l'isolement, la précarité, les souffrances dans l'enfance,
08:50peuvent être des éléments qui aggravent ou rendent plus vulnérables les personnes.
08:56Donc toutes les catégories sociales sont touchées, mais il y a quand même des gens qui sont plus vulnérables que d'autres.
09:02Et dans la phase de pandémie, très clairement, il y avait trois catégories de population qui ont été plus touchées.
09:09Ce sont les femmes, les jeunes et les précaires.
09:11En préparant cette émission, vous m'avez dit que la stigmatisation restait forte.
09:17Déjà, qu'entend-on par stigmatisation ?
09:20La stigmatisation, c'est de considérer qu'être malade, c'est être fou.
09:27Ça, c'est une idée qui persiste ?
09:29C'est une idée qui persiste considérablement.
09:31Il y a des choses qui changent depuis quelques années,
09:33parce qu'il y a quelques célébrités qui ont pris la parole, qui ont fait leur coming out.
09:36La crise sanitaire a amené aussi une prise de conscience sociétale et collective.
09:42Donc ça, c'est vraiment un plus.
09:44Mais dans les faits, les gens peuvent toujours avoir tendance à considérer que s'ils ne vont pas bien,
09:50c'est une faiblesse de caractère, à ne pas oser en parler, à ne pas oser aller voir le psychologue.
09:55Donc ça reste un sujet encore aujourd'hui difficile.
09:58Et cette stigmatisation, quel est son effet sur l'accès aux soins concrètement ?
10:03Un retard du recours aux soins, très clairement.
10:05Quand vous n'osez pas parler de vos troubles, vous n'osez pas en parler à votre médecin,
10:11donc vous n'allez voir personne et vous restez avec cette difficulté qui,
10:15si elle n'est pas identifiée, pas prise en charge et pas accompagnée, peut se chroniciser.
10:20Et c'est vraiment des pertes de chance.
10:21Un défaut d'accès aux soins, c'est un risque d'évolution chronique de la maladie.
10:25C'est de quoi perte de chance ?
10:26Perte de chance, c'est qu'un petit peu, si je fais une comparaison avec le cancer,
10:31on sait que si les diagnostics sont précoces,
10:33les chances de rémission sont beaucoup plus rapides et beaucoup plus développées.
10:37C'est exactement la même chose pour les troubles psychiques.
10:40Si vous êtes dépisté précocement, si vous avez une prise en charge rapide,
10:44vous avez beaucoup plus de chances de vous rétablir
10:46que si vous laissez la situation s'enquister.
10:49Oui, ça peut m'avoir, in fine, un impact économique.
10:52Ça a un impact économique, bien sûr.
10:53Est-ce que ça, vous l'avez évalué aussi, en termes de projection ?
10:58Disons qu'on a eu pendant longtemps, on a collaboré avec une fondation de recherche en psychiatrie,
11:03la Fondation Fondamentale, qui a conduit des travaux.
11:06Il y avait les premiers travaux qui avaient évalué les coûts globaux,
11:08c'est-à-dire directs et indirects, à 109 milliards d'euros, en 2006, je crois.
11:13Et là, il y a une publication sur les données de 2018-2019,
11:16on était passé à 160 milliards d'euros, coûts directs et indirects.
11:19Et alors, justement, la sensibilisation du grand public et la déstigmatisation,
11:24je me lance des défis, sont essentiels.
11:27Quelles initiatives vous semblent les plus efficaces aujourd'hui ?
11:31Alors, première initiative, il ne vous aura pas échappé que cette année.
11:35Alors, on n'en a peut-être pas parlé suffisamment,
11:37mais c'est l'année de la Grande Cause Nationale Santé Mentale.
11:40C'est majeur.
11:40Il y a un collectif d'acteurs qui s'est mobilisé,
11:43qui a porté une campagne qui s'appelle « Oser en parler, oser écouter ».
11:46Il y a des associations qui se mobilisent.
11:49Il y a un festival qui s'appelle « Pop & Psy »,
11:51qui est porté par le psychiatre Jean-Victor Blanc,
11:55qu'on voit souvent sur les plateaux de télévision.
11:57Il y a des jeunes qui se mobilisent, qui organisent des festivals,
12:00le festival Facette.
12:01Il y a des associations qui portent des campagnes de déstigmatisation,
12:04comme Positive Minders.
12:05Donc, il y a énormément d'acteurs.
12:06Il y a le psychom aussi.
12:07Donc, il y a énormément d'acteurs qui se mobilisent
12:09pour changer les représentations.
12:11Et c'est un travail de très long cours.
12:13Quand les représentations sont autant ancrées dans l'imaginaire collectif,
12:18il faut se laisser du temps.
12:19Le modèle SESAM mis en place par l'Institut Montaigne
12:22repose sur des soins collaboratifs,
12:24une coordination entre médecins généralistes, psychiatres, infirmiers spécialisés.
12:30Est-ce que vous pouvez expliquer concrètement comment ça fonctionne ?
12:34Et est-ce qu'il y a déjà des résultats d'observés ?
12:36Alors, c'est un modèle que l'Institut Montaigne a décidé de déployer en 2020,
12:40dans une expérience pilote dans les Yvelines.
12:42Et l'Institut Montaigne, comme son travail le fait,
12:46c'est qu'on avait une publication en 2020,
12:48Santé mentale faire face à la crise,
12:50où on avait évalué un petit peu la façon dont les systèmes de santé s'organisaient
12:53pour améliorer l'accès précoce aux soins.
12:56Et on avait identifié un modèle qui s'appelle le modèle d'idée soins collaboratif,
13:00inventé aux Etats-Unis dans les années 1990.
13:03Donc, c'est un vieux modèle,
13:04mais qui s'est déployé un peu partout dans le monde,
13:06avec de données de preuves très robustes,
13:08rémission plus rapide et plus durable,
13:11meilleur suivi des recommandations de bonne pratique,
13:13meilleure observance des stratégies thérapeutiques par les patients,
13:16meilleure qualité de vie,
13:17gains médicaux éco,
13:18donc tout est au vert, si vous voulez, pour qu'on le déploie.
13:22Concrètement, l'idée, c'est de soutenir la médecine générale.
13:25Les médecins généralistes sont en première ligne
13:27de la prise en charge des troubles psychiques,
13:29on l'ignore souvent.
13:30Il y a une étude de l'OCDE qui indiquait que 76% des Français
13:35avaient l'intention ou allaient voir leur médecin généraliste
13:38en cas de problème de santé mentale.
13:40La réalité, c'est que les médecins généralistes sont en première ligne,
13:43mais ils sont démunis.
13:4414 minutes de consultation en moyenne,
13:47pas formés à la psychiatrie,
13:49donc difficile aussi de pouvoir identifier clairement les solutions,
13:54des liens assez distants avec la psychiatrie,
13:56donc il faut les équiper.
13:57Le but avec ce dispositif, c'est de les former à la psychiatrie ?
14:00Ce n'est pas de les former,
14:00c'est de mettre des ressources à leur côté,
14:02c'est de les renforcer,
14:04en mettant un infirmier qui a une expérience en psychiatrie à leur côté,
14:07qui va dégager du temps médical,
14:09et un psychiatre à distance.
14:10Donc concrètement, le médecin généraliste
14:12a deux questions à poser à ses patients pour repérer,
14:17et puis si le patient répond aux critères,
14:20il l'adresse à l'infirmier qui va rappeler le patient,
14:24et puis là, il y a toute une prise en charge assez protocolisée
14:26qui se met en place,
14:27avec un psychiatre à distance,
14:29qui veille,
14:30qui apporte ses recommandations,
14:31qui ajuste aussi le diagnostic.
14:34Et ce modèle,
14:36Sésame,
14:37est-ce qu'il comprend des innovations numériques, technologiques ?
14:40Alors ce modèle repose sur trois grandes innovations,
14:43à vrai dire.
14:43Il y a une innovation organisationnelle,
14:45c'est-à-dire qu'on organise différemment,
14:46on fait travailler des gens ensemble
14:47qui n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble.
14:49Donc on crée des nouvelles synergies.
14:50Donc on crée des nouvelles synergies avec un protocole qui les accompagne.
14:54Il y a une innovation numérique,
14:56parce que pour que les gens travaillent ensemble,
14:57il faut qu'ils échangent de l'information.
14:59Donc on a créé une solution digitale
15:02qui permet de partager l'information,
15:04d'identifier les patients qu'il faut suivre
15:06avec le plus de vigilance.
15:08Donc c'est une solution qui est indispensable
15:10pour aider à la coopération.
15:12Et puis la troisième innovation,
15:13elle est tarifaire.
15:14On a la chance de faire partie
15:16d'un dispositif expérimental
15:18porté par l'assurance maladie,
15:20qui nous a permis,
15:21dès Yvelines,
15:22de passer à l'Île-de-France,
15:23sur cinq départements.
15:24On accompagne aujourd'hui 90 médecins généralistes,
15:27avec 8 infirmiers, 8 psychiatres.
15:29Et on teste un nouveau modèle de tarification,
15:31qui n'est pas un modèle à l'acte,
15:33mais qui est un modèle au forfait.
15:34Donc quand les patients bénéficient d'une séquence de soins,
15:37eh bien on rémunère au forfait
15:38tous les participants.
15:40Et donc quelles sont les prochaines étapes
15:42pour déployer ce modèle
15:43à encore plus grande échelle
15:45et peut-être en faire la norme un jour ?
15:47On espère, on espère.
15:49Une étape ou même défi ?
15:51Peut-être qu'il y a encore des obstacles ?
15:52Il y a les deux.
15:54Très clairement,
15:54dans la phase article 51,
15:56on fait l'objet d'une évaluation
15:57pour voir si c'est efficace,
16:00faisable, reproductible.
16:01Et on a des résultats formidables.
16:04On avait déjà des résultats de recherche
16:06sur la phase pilote.
16:06C'est un modèle qui est plébiscité
16:09par les médecins généralistes.
16:10Ça facilite vraiment l'accès aux soins
16:11pour les patients.
16:12C'est-à-dire qu'on a des patients
16:13qui nous disent
16:14« je ne saurais aller voir personne »
16:16et certainement pas un psychologue
16:17ou un psychiatre
16:17si on ne m'avait pas proposé ces âmes.
16:20Donc en fait, ces âmes sont très adaptées
16:21pour des personnes
16:22qui sont assez isolées des soins
16:23et qui, comme on le disait au tout début,
16:26intériorisent le fait
16:27que la santé mentale,
16:28c'est une faiblesse de caractère
16:29et que ça n'est pas une maladie
16:30et que donc ça ne peut pas être soigné.
16:32Donc on a des résultats très positifs
16:35et le défi ensuite,
16:36c'est de rentrer dans le droit commun.
16:38Donc il faut qu'il y ait une décision
16:40gouvernementale sur le sujet
16:41et puis qu'on arrive aussi
16:43à sensibiliser les médecins.
16:46Mais ça, c'est encore loin ?
16:48C'est encore loin.
16:49Oui.
16:51L'expérimentation va finir en octobre 2026.
16:54Donc on a encore une phase.
16:56Le rapport d'évaluation finale
16:57sera remis en juin.
16:58Et après, il va falloir réfléchir
17:00aux modalités concrètes
17:01de passage à l'échelle
17:02qui est toujours un défi
17:03pour toutes les innovations.
17:06Johanna, comment les entreprises
17:08et institutions
17:09peuvent-elles s'impliquer davantage
17:11pour faire que la santé mentale
17:13devienne un levier
17:16même presque de performance
17:18pour être cynique ?
17:20En tout cas, de bien-être collectif.
17:22Comment est-ce qu'elles peuvent
17:23s'impliquer davantage ?
17:24Alors, ce n'est pas du tout
17:25un gros mot de dire
17:26que la santé mentale,
17:27c'est un levier de performance,
17:29très clairement.
17:29Il y a énormément d'acteurs
17:31qui sont arrivés sur le marché.
17:32Vous avez reçu Thiel.
17:35Oui.
17:35Donc, on est vraiment
17:37dans ce champ,
17:38dans ce prisme
17:39où il y a énormément d'entreprises
17:40qui prennent conscience
17:41à la fois, je vous le disais tout à l'heure,
17:45du fort absentéisme
17:46lié aux enjeux de santé mentale.
17:47Et donc, il faut qu'ils arrivent
17:48à gérer ça.
17:49Il faut qu'ils arrivent
17:49à accompagner leurs managers
17:51quand ils sont confrontés.
17:53Comment ça passe par une formation ?
17:55Alors, ça passe par des accompagnements,
17:56des coachings,
17:57ça passe aussi par la création
17:59de lignes d'écoute,
18:00ça passe par des outils
18:01qui sont donnés aux salariés,
18:02ça passe par des techniques
18:03managérielles aussi,
18:05de respect des temps
18:06de déconnexion,
18:07de création de moments
18:09aussi pour se retrouver.
18:10Donc, il y a toute une palette
18:12d'actions.
18:13Et puis, il y a le gouvernement
18:14qui vient de lancer
18:15une charte pour la santé mentale
18:17au travail,
18:17en collaboration avec
18:18l'Alliance pour la santé mentale.
18:20Donc, c'est vraiment
18:22une invitation pour les entreprises
18:24à s'engager dans la prise en compte
18:25de cet enjeu
18:26qui est effectivement
18:27un levier de performance
18:28pour eux
18:28et de bien-être
18:29pour leurs salariés.
18:30Et pour terminer cette interview,
18:31au-delà du modèle CESAM,
18:32est-ce que vous,
18:33à l'Institut Montaigne,
18:33vous avez d'autres projets
18:35concernant la santé mentale ?
18:37Alors, on vient de faire publier,
18:39enfin, de faire paraître
18:40une étude dédiée
18:41à la santé mentale des jeunes
18:42qui est un sujet aussi,
18:45une épidémie dans l'épidémie.
18:46Oui.
18:46Et on travaille vraiment,
18:48là, c'est un travail de long cours,
18:50mais pour identifier
18:50les solutions les plus prometteuses.
18:52Il y a déjà quelques conclusions
18:53que vous pouvez partager aujourd'hui ?
18:55Il y a des dispositifs
18:56qui sont nés,
18:59des applis qui émergent,
19:00mais en fait,
19:00ils font encore
19:01un travail d'évaluation.
19:02Et nous,
19:03à l'échelle du programme CESAM,
19:04on se pose aussi la question
19:05de pouvoir abaisser un peu l'âge,
19:07éventuellement,
19:08pour toucher,
19:09là, aujourd'hui,
19:09on touche les 18 ans et plus,
19:11les adultes,
19:12et on commence à réfléchir
19:13aux modalités
19:14de toucher des gens
19:15qui sont un peu plus jeunes
19:16et donc d'être accompagnés
19:17par ces épidémies.
19:17Et ça, c'est une nouveauté,
19:18le fait que ça touche
19:19de plus en plus de jeunes
19:20et d'encore plus jeunes ?
19:22C'est quelque chose
19:22qui va crescendo
19:23et c'est aussi un effet du Covid ?
19:25C'est clairement une nouveauté.
19:26Dire que c'est un effet du Covid,
19:27c'est un peu difficile.
19:29Oui.
19:30Ce serait simplifié.
19:31Ce serait un peu simplifié.
19:32Ça a dû jouer un rôle.
19:34Les crises climatiques,
19:36les crises géopolitiques,
19:37les harcèlements à l'école,
19:39l'usage effréné
19:41des réseaux sociaux,
19:42sont probablement
19:45autant de facteurs
19:45qui influent
19:46la pression scolaire.
19:48Quand on discute
19:49avec des gens
19:49qui sont à la manœuvre
19:51dans les maisons des adolescents,
19:52ce qu'ils évoquent
19:53en tout premier lieu,
19:54c'est la pression scolaire.
19:55Donc, probablement,
19:57les jeunes sont mis
19:58à rude épreuve
19:59sur énormément de dimensions
20:01et il va falloir
20:02trouver des solutions
20:03parce que c'est l'avenir
20:05de nos sociétés.
20:07Il va falloir trouver
20:08des solutions
20:08pour mieux les accompagner.
20:09Ce sera le mot
20:10de la fin de cette interview.
20:11Je vous remercie beaucoup,
20:12Johanna,
20:13pour cet éclairage.
20:14Johanna Couvreur,
20:16experte associée santé
20:17à l'Institut Montaigne.
20:19On passe à la pépite santé.
20:20Et on termine cette émission
20:26avec la pépite santé
20:27et Hervé nous a retrouvés.
20:29Ça va, Hervé ?
20:30Très bien, Alix.
20:31Toujours fidèle au poste.
20:32Et pour cette émission
20:34dédiée au sujet
20:35de la santé mentale,
20:36je reçois Julia Néalbise,
20:38cofondatrice de Thiel.
20:40Bonjour, Julia,
20:41et bienvenue.
20:42Bonjour, merci.
20:43Thiel propose
20:44la première plateforme
20:45de prévention en santé mentale
20:47à l'impact mesurable.
20:48Concrètement,
20:49qu'est-ce que ça veut dire ?
20:50Concrètement,
20:51ça veut dire
20:51qu'on est une plateforme digitale
20:53distribuée auprès
20:56des collaborateurs,
20:57premièrement,
20:58mais aussi auprès
20:58des assurés,
20:59des étudiants,
21:00d'un public d'agents
21:01de la fonction publique,
21:02par exemple.
21:03Et on va avoir
21:04une plateforme
21:05qui permet
21:05un parcours personnalisé
21:07pour que chacun,
21:08chacune,
21:08puisse prendre soin
21:09de sa santé mentale
21:09en prévention
21:10de façon positive
21:11et extrêmement simple,
21:13mais aussi
21:13tout un accompagnement collectif
21:15pour pouvoir transformer
21:16les organisations
21:16et les aider à construire
21:18des croissances
21:18qui soient beaucoup plus
21:19durables et saines.
21:20Et vous accompagnez
21:21plus de 100 000 collaborateurs
21:25avec 800 000 bénéficiaires
21:27dans la fonction publique
21:29et privée.
21:30Comment est-ce que
21:32vous adaptez
21:33votre accompagnement
21:34à des profils
21:35aussi différents ?
21:37Alors,
21:37effectivement,
21:38on a une particularité,
21:39c'est que notre accompagnement
21:41à l'échelle individuelle,
21:42il est extrêmement personnalisé.
21:43Donc,
21:44d'un individu à l'autre,
21:45ça ne va pas être
21:46le même accompagnement,
21:46ça ne va pas être
21:47les mêmes parcours personnalisés,
21:48les mêmes recommandations.
21:49Et à l'échelle collective,
21:51on adapte le dispositif
21:52en fonction des besoins.
21:53Donc,
21:53quand on est dans des
21:54grands groupes
21:56du CAC 40
21:57dans une branche industrielle,
21:59effectivement,
22:00on ne va pas avoir
22:00les mêmes problématiques,
22:01les mêmes sujets
22:02que dans des scale-up
22:04de la tech,
22:05par exemple.
22:06Et donc,
22:06on va adapter
22:07grâce notamment à la data.
22:09Une de nos spécificités,
22:11c'est de récolter
22:12via l'usage notamment
22:13de notre plateforme
22:15et de notre application mobile,
22:17énormément de données
22:18qui sont agrégées,
22:20anonymisées
22:21et qu'on transforme
22:22en données prédictives
22:23pour les entreprises.
22:25Grâce à ces données,
22:25on va voir
22:26où sont les zones de tension,
22:28où sont les risques
22:29qui sont en train
22:30de se matérialiser
22:31mais qu'on peut encore éviter
22:32et comment aller travailler
22:33sur quels sujets
22:34en collectif
22:35dans les organisations.
22:36Ces sujets-là
22:37et ces plans d'action,
22:37ils vont être effectivement
22:38uniques,
22:39un plan d'action
22:40pour une entreprise
22:41avec ces problématiques données.
22:43Et est-ce que,
22:44sans entrer trop dans le détail,
22:45mais est-ce que vous pouvez
22:45nous expliquer
22:46comment est-ce que ça se traduit
22:47concrètement
22:48dans le quotidien
22:48des utilisateurs ?
22:50Oui, bien sûr.
22:51Alors, concrètement,
22:52si vous êtes utilisatrice
22:54d'Utile,
22:54vous allez avoir accès
22:55à une plateforme web
22:57ou une application mobile.
22:59Vous allez pouvoir mesurer
23:00votre bien-être mental,
23:02votre santé mentale générale
23:03avec un indice propriétaire
23:05qu'on a développé.
23:06Ça vous permet déjà
23:07de savoir un peu
23:07où vous vous situez,
23:08quelles sont les zones
23:09de vulnérabilité,
23:10vos forces.
23:11En fonction de cet indice,
23:14vous allez avoir
23:14un parcours personnalisé
23:15fait de micro-capsules,
23:20vidéos,
23:21audios,
23:22exercices interactifs
23:23qui digitalisent
23:24les neurosciences
23:24et les sciences cognitives
23:25et comportementales
23:26qui vous permettent
23:27de créer des routines
23:28de santé mentale.
23:29Vous allez pouvoir également
23:30explorer la plus grande
23:31bibliothèque de contenu
23:33existante justement
23:34sur la digitalisation
23:36des sciences cognitives
23:37et comportementales,
23:38mais aussi poser des questions
23:39à tout moment,
23:4024 heures sur 24,
23:41à un coach IA
23:42qui s'appelle Joy
23:43et qui est expert
23:44de la santé mentale
23:45et qui va pouvoir
23:46vous répondre
23:46à vos questions.
23:48L'idée, c'est aussi
23:49de jamais remplacer l'humain
23:51et donc de toujours savoir
23:51mettre les bons garde-fous
23:52pour rediriger vers la consultation
23:54quand c'est nécessaire
23:56ou souhaitable
23:56et donc on a aussi
23:57tout un service
23:58de mise en relation
23:59avec des psychologues
24:00et des coachs partenaires.
24:02Donc ça, c'est vraiment
24:02pour l'échelle individuelle,
24:04le parcours auquel
24:05vont avoir accès
24:06les collaborateurs,
24:07les collaboratrices,
24:08les assurés,
24:08les étudiants
24:09qui ont accès à TIL.
24:10Sur le volet collectif,
24:12encore une fois,
24:12on a ce dashboard
24:15qui nous permet
24:15d'identifier les risques,
24:17tout l'enjeu étant vraiment
24:18de se dire
24:18comment est-ce qu'on est
24:19dans une démarche
24:20beaucoup plus prédictive
24:21plutôt que de constater
24:23les risques psychosociaux
24:25ou les problèmes,
24:25comment est-ce qu'on est
24:26dans une démarche prédictive
24:27qui nous permet en amont
24:29d'identifier les signaux faibles
24:30et surtout de mettre en place
24:32des plans d'action,
24:33des formations,
24:34des sensibilisations,
24:35des plans de communication
24:36qui nous permettent vraiment
24:37d'aller travailler
24:38de façon pertinente
24:39à l'échelle des équipes,
24:40à l'échelle des branches,
24:41des business units
24:42quand c'est pertinent.
24:43Un mot sur votre actualité
24:44et après on terminera
24:45avec la question d'Hervé.
24:47Vous venez de publier une étude
24:48parce que vous travaillez aussi
24:49sur la santé mentale
24:50des étudiants
24:52avec l'ISSEG et Ipsos.
24:53Je précise que ça concerne
24:54les étudiants de manière générale.
24:56C'était donc un panel.
24:58Quels sont les enseignements
25:00clés de cette étude ?
25:02Nous, on avait un pressentiment
25:03qui est qu'effectivement
25:04la santé mentale des étudiants
25:05c'est souvent un peu
25:06un angle mort des études
25:08et donc on a du mal
25:09à rendre tangible un peu
25:11de savoir comment on va
25:12notre jeunesse.
25:12Nous, on travaille effectivement
25:14avec les étudiants
25:14comme vous le mentionnez
25:15et on voulait rendre ça
25:17de façon plus factuelle
25:18et comprendre un peu mieux
25:19comment se porte la jeunesse
25:21dans notre pays.
25:22Ce qu'on voit,
25:23c'est qu'il y a un état
25:24de santé mentale
25:25qui n'est pas seulement alarmant
25:27mais qui devient vraiment grave.
25:29Aujourd'hui, concrètement,
25:32il y a seulement 45% des étudiants
25:33qui se disent en bonne santé mentale.
25:3647% d'entre eux, parfois,
25:38détectent des syndromes
25:39dépressifs ou anxieux.
25:41Et donc ça,
25:41c'est sur du déclaratif.
25:43Ce qui est intéressant,
25:43c'est qu'on a aussi utilisé
25:44un outil qui est le GHQ-12,
25:47General Health Questionnaire,
25:49qui permet de diagnostiquer
25:51ce qu'on appelle
25:51la suspicion de détresse psychologique.
25:53Il y a 60% des étudiants
25:55qui ont été dans ce panel
25:57qui sont suspectés
25:59de détresse psychologique.
26:01Il faut savoir que c'est plutôt 38%
26:03dans la population générale.
26:04Donc, on est plutôt dans une dégradation
26:06qui est multifactorielle,
26:08qui s'explique par certains facteurs
26:12liés aux études,
26:13le stress des exams, etc.,
26:15auxquels on s'attendait
26:16et qui peut sembler attendu.
26:19d'autres qui sont plutôt liés...
26:21C'est un contexte social, économique.
26:23Exactement.
26:24Éco-anxiété,
26:25pression des réseaux sociaux,
26:27stress financier lié à l'avenir.
26:29Et donc, ça nous a vraiment interpellés.
26:30Et je pense que ça demande
26:33une prise de conscience générale
26:34des pouvoirs publics,
26:35des enseignements,
26:37des établissements d'enseignement supérieur
26:39et du grand public,
26:40plus généralement.
26:42Ça passe très vite, Hervé.
26:42Malheureusement,
26:43c'est la dernière question.
26:44Et je te la laisse.
26:44Alors, je trouve ça formidable.
26:46Imaginons que je sois un investisseur
26:48intéressé par votre plateforme,
26:50que je trouve nécessaire.
26:52Je ne sais pas si vous avez des concurrents.
26:53J'imagine que oui.
26:54Mais si vous en aviez,
26:55quelle serait votre grande force ?
26:57Vraiment, ce que vous amenez
26:58qui différencie complètement
26:59votre offre de ce qui existe déjà ?
27:01Notre grande force,
27:02c'est vraiment d'avoir montré,
27:03d'avoir publié une étude,
27:05une méthodologie
27:06qui permet de mesurer l'impact
27:07de tout ce qu'on fait.
27:09Ça se traduit aujourd'hui
27:10par l'impact sur la santé mentale.
27:12Donc, on a ce qu'on appelle, nous,
27:13un Net Impact Score
27:14qui montre qu'il y a 75%
27:15des utilisateurs réguliers
27:17qui ressentent un impact positif
27:20sur leur santé mentale.
27:2180% des collaborateurs
27:23et des collaboratrices
27:24qui ressentent un impact positif
27:25sur leur organisation
27:26et la culture organisationnelle.
27:28Et ça se traduit surtout
27:29sur des indicateurs financiers,
27:30ce qui, parfois,
27:31est un peu le chénon manquant.
27:33Aujourd'hui, on a montré
27:34qu'il y a un impact
27:34de moins 14%
27:36sur l'absentéisme
27:37lié à la santé mentale.
27:38Première cause d'absentéisme en France,
27:40c'est lié à des troubles psychologiques.
27:42Moins 21% sur le turnover,
27:46donc les départs non souhaités
27:47en entreprise
27:47liés à la santé mentale.
27:49Et un impact également,
27:50un incrément de productivité
27:51de 8%.
27:52Ce qui amène
27:53un ROI positif
27:54de la solution
27:54à minima
27:56de 4 euros
27:57pour un euro investi.
27:58Et c'est très important
27:59parce que,
28:00vous me posez la question
28:01en tant qu'investisseur,
28:02mais moi, je le dis
28:03en tant qu'entrepreneur,
28:04en fait,
28:04si on n'est pas capable
28:05de mesurer l'impact
28:06de ce qu'on fait aujourd'hui,
28:08toutes ces politiques,
28:09elles restent lettres mortes
28:09et elles restent
28:10dans un petit coin
28:11au lieu de devenir
28:12un pilier stratégique
28:13de transformation organisationnelle.
28:15Merci beaucoup.
28:16Merci.
28:16Merci à vous.
28:17Merci, Joanne Elbise,
28:18CEO et cofondatrice de Thiel.
28:20C'était La Pépite Santé.
28:22Hervé, je te dis
28:23à dans deux semaines ?
28:24Oui, à bientôt.
28:24À la prochaine
28:25et à très bientôt
28:26pour un nouvel épisode
28:28de Santé Futur, pardon.
28:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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