- il y a 11 mois
Lundi 22 septembre 2025, retrouvez Stéfane Fermigier (Coprésident, CNLL), Mountaha Ndiaye (Directeur Commercial Europe, Hyland), Séverine Hanauer (directrice des Comptes Stratégiques Régionaux pour l'Europe du Sud, Vertiv), Bruno Durand (Bruno Durand, Vice-président de l’activité commerciale d’Europe du sud, Sophos) et Philippe Notton (cofondateur, SiPearl) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:00Générique
00:00Bonjour à tous, le magazine l'informaticien organise à Paris où je me trouve même en ce moment la 5ème édition de son palmarès.
00:16C'est un événement qui est le résultat d'une enquête qui est menée auprès de son lectorat.
00:20Les lecteurs de l'informaticien ont été invités à voter pour les entreprises qui fournissent les meilleurs services ou produits dans l'IT
00:26et ces entreprises dans de nombreuses catégories, celles qui ont reçu le plus de votes, reçoivent en ce moment même leur prix.
00:34On va recevoir dans cette édition spéciale quelques-uns des lauréats.
00:38On parlera aussi du monde du logiciel libre, c'est notre rendez-vous qu'on poursuit dans Smartech dans cette 6ème édition.
00:46Mais d'abord, 3 questions sur un micro-processeur unique en Europe.
00:51C'est tout de suite l'interview dans Smartech.
00:56Bonjour Philippe Nothomb, merci beaucoup de nous rejoindre ici, d'avoir traversé Paris pour assister au palmarès de l'informaticien
01:03et puis répondre à mes questions sur le plateau de Smartech.
01:06Je rappelle que vous êtes le CEO, le fondateur de SeaPearl, ça dépend si on le fait à l'anglaise.
01:12C'est encore un petit peu tôt j'imagine pour concourir au palmarès de l'informaticien.
01:16Oui, parce que le produit n'est pas encore visible.
01:18Voilà, mais ça devient concret. C'est pour ça que je souhaitais vous réinviter parce que votre projet est de créer un micro-processeur européen,
01:27haute performance, basse consommation, conçu pour le supercalcul, l'intelligence artificielle.
01:33Je dis que ça devient très concret puisque vous nous annoncez que la première génération, Réa 1, de ce produit est entrée en cours de fabrication.
01:41Tout à fait. En fait, on a franchi deux étapes fondamentales en juin. Clôture notre série 1 et ce qu'on appelle le T-Port quand on fait du semi-conducteur,
01:49c'est-à-dire quand le fichier de conception de la puce va en usine. Donc ça a été expédié globalement chez TSMC à Taïwan.
01:55Voilà, précision importante. Donc, SeaPearl, SeaPearl, ce n'est pas une usine de fabrication.
02:01C'est de la conception. On est Fabless. Donc les ingénieurs sont focus sur la R&D, le logiciel, le test.
02:07Et là, c'est donc parti en production chez TSMC. Plus de 1000 étapes en production. C'est très compliqué comme process.
02:137 mois pour les échantillons qu'on aura début de l'année prochaine.
02:16D'accord. Ça, ça nous donne un peu des premières essuels. C'est compliqué de bosser avec TSMC, d'avoir obtenu qu'ils vous consacrent justement une partie de leur production ?
02:27Alors, c'est une fraction. Là, on parle pour l'instant des échantillons par rapport à ce que font d'autres gros.
02:31C'est rien. TSMC a comme une valeur qui est formidable. Ils sont capables de gérer des millions de clients en même temps.
02:37Ils ont une logistique qui est juste extraordinaire. Donc la problématique, c'est qu'il faut payer pour y avoir accès.
02:42Forcément, rien n'est gratuit. Mais là, ils s'occupent de nous et on suit ça au jour par jour.
02:47Où est-ce qu'on en est dans la fabrication des premiers produits ?
02:51Vous avez un super t-shirt. J'ai vu en arrivant. Montrez-nous.
02:55Donc le sujet de la souveraineté, de l'autonomie stratégique fait partie entière de ce projet.
03:02Donc vous vantez les mérites de concevoir un microprocesseur 100% européen. Ce n'est pas gênant si la fabrication se fait en Taïwan ?
03:10C'est forcément gênant. Ce serait mieux de pouvoir le faire en France ou en Europe. Mais aujourd'hui, c'est un problème qui nous échappe.
03:16C'est très cher. On parle de plus de 30 milliards. Il faudra avoir d'autres produits à mettre dessus.
03:20Ça ne peut pas être que nous pour justifier une usine. Donc on laisse les politiques, le CHIPS Act, entre autres, version 2 qui est en cours de travail
03:26pour nous aider à avoir une usine à terme en Europe.
03:28C'est l'objectif à terme. En attendant, ce serait vraiment un projet totalement unique.
03:33On ne conçoit pas aujourd'hui de puces pour le supercalcul en Europe ?
03:37C'est le premier. Et même au sens semi-conducteur, au sens large, ce qu'on a en voyant en production en juin, c'est du jamais vu en Europe.
03:45C'est la puce la plus compliquée qui ait jamais été conçue en Europe.
03:47Pourquoi vous dites ça, la puce la plus complexe ?
03:49Ça se voit en nombre de transistors, en taille de puces, de tout l'effort d'engineering, de conception qu'il y a à faire avant.
03:55On change de génération. On a aujourd'hui les acteurs européens qui sont plutôt sur des capteurs, des composants de puissance,
04:02de ce qu'on appelle des microcontrôleurs. Là, on franchit plusieurs étapes en allant directement dans le monde du supercalcul,
04:07du data center et de l'intelligence artificielle, au sens où la font les Américains. Ils la font très bien aujourd'hui.
04:13Et il a fallu s'entourer de compétences spécifiques ?
04:16Ça a été très compliqué. Il y a une pénurie dans cet écosystème.
04:20C'est de créer une équipe brillante à partir de rien.
04:23On a démarré avec zéro employé, être capable de simuler.
04:26Parce que pour l'instant, ça marche en simulation, en émulation, avant d'avoir le produit réel.
04:30Donc, oui, ce qui nous a pris, je dirais, quelques années pour arriver là.
04:33Il ne suffit pas de regarder comment font les Américains, Philippe ?
04:36Parce que 100% aujourd'hui, des microprocesseurs utilisés pour le calcul haute performance est américain.
04:44On regarde comment ça se fait là-bas et on produit la même chose, non ?
04:47Alors, ils ne vont pas nous expliquer comment le concevoir.
04:49Il y a quand même pas mal de secrets industriels.
04:51Donc, on l'a fait à notre façon. On a mis des process en place.
04:54J'ai fait énormément de développement en place pour arriver à ce niveau.
04:57Et justement, quelle est la spécificité ?
05:00Est-ce que ce sera une nouvelle génération vraiment au niveau mondial ?
05:04C'est une première pour l'Europe, mais c'est aussi un peu plus que ça.
05:08Un, c'est une première pour l'Europe.
05:09Ça a déjà été qualifié parce que la machine Jupiter en Allemagne,
05:13où il y a eu l'inauguration devant le chancelier...
05:16Le supercalculateur.
05:16...il y a deux semaines, Jupiter chez Aix-la-Chapelle.
05:19On va équiper le cluster qu'on appelle de CPU, c'est-à-dire de calcul générique et d'inférence,
05:24à partir de fin de l'année prochaine.
05:26D'accord. Et quand je le présentais, je disais que c'était à la fois pour du calcul haute performance,
05:32mais aussi de la basse consommation. Et ça, c'est une innovation aussi spécifique ?
05:35Oui, parce que quand vous l'équipez du matériel pour les supercalculateurs ou des data centers,
05:39il y a ce qu'on appelle le TCO, Total Cost of Ownership.
05:41Donc, il y a le coût des composants, il y a le coût des serveurs, mais il y a le coût énergétique.
05:44Donc, ce qui est important pour un hyperscaler, un data center, c'est le coût total.
05:49C'est-à-dire, si le composant n'est pas cher, mais qu'on somme énormément,
05:51à la fin, ils ont quand même la facture de l'électricité à payer.
05:53C'est là où les technologies qu'on a, entre autres sur base ARM ARM,
05:57qui viennent du monde des smartphones, qui font une très bonne pénétration dans les data centers,
06:01on arrive avec des ratios énergétiques qui sont très impressionnants.
06:04Merci beaucoup, Philippe Nothon, CEO fondateur de Ciperl.
06:07Simplement, vous parliez de la levée, c'est quand même une des conditions,
06:10c'est d'avoir l'argent pour réussir à amener à bien un projet comme celui-là.
06:13Aujourd'hui, en termes d'investisseurs, on reste Européens ?
06:17Eh bien non.
06:17Eh bien non.
06:18Notre dernier arrivé, KT, est taïwanais.
06:21On est très content de les avoir à bord.
06:23Merci beaucoup.
06:24Merci de m'avoir invité.
06:25A très bientôt.
06:25Vous nous tenez au courant des prochaines échéances.
06:28Avec plaisir.
06:28Et là, maintenant, on va recevoir tout de suite des lauréats,
06:31des lauréats du palmarès de l'informaticien.
06:37C'est l'heure de recevoir les lauréats du palmarès de l'informaticien.
06:42Alors là, je suis très honorée d'avoir autour de la table des grands gagnants.
06:45Séverine Hanouer, bonsoir.
06:47Bonsoir.
06:47Vous êtes directrice des comptes stratégiques régionaux pour l'Europe du Sud chez Vertive.
06:52À côté de vous, Muntan Ndjai, bonsoir.
06:55Directeur commerciale Europe chez Highland.
06:57On va expliquer quel prix vous avez reçu.
06:59Après, je vous présente d'abord Bruno Durand, bonsoir.
07:01Bonsoir.
07:02Vice-président de l'activité commerciale d'Europe du Sud chez Sophos.
07:05Alors, ce palmarès de l'informaticien, en fait, c'est le résultat d'une enquête
07:08qui a été menée auprès du lectorat du magazine L'informaticien.
07:13Et chaque année, comme ça, on a qui sont finalement les meilleurs derrière les produits
07:19et les services IT que ces entreprises utilisent.
07:22Et donc, vous en faites partie.
07:24Encore félicitations.
07:25On va commencer avec vous Séverine Hanouer.
07:27Vertive, donc lauréat de la catégorie Infrastructure Critique Data Center.
07:32Qu'est-ce qui vous semble avoir fait la différence par rapport aux autres acteurs du secteur ?
07:38Alors, notre groupe a l'avantage, depuis des décennies, d'avoir une priorité sur la conception
07:47et la vente d'équipements destinés à protéger, alimenter ou refroidir des équipements informatiques.
07:56Et au cours de ces décennies, nous avons développé de plus en plus d'équipements.
08:02en suivant les tendances du marché, les densités informatiques dont on parle beaucoup,
08:08l'explosion de l'intelligence artificielle aujourd'hui.
08:11Et nous avons un portfolio qui, avec ces tendances de marché,
08:16aujourd'hui dédié à l'informatique, représente plus de 80% de notre activité.
08:21Donc nous avons, par ce phénomène et cette tendance, aujourd'hui, un focus quasiment exclusif sur la partie numérique
08:32et sur les centres informatiques, quelle que soit la taille.
08:36Parce que, donc, vous parlez de l'historique qui est important dans le savoir-faire,
08:40mais j'entends aussi, en fait, l'importance de suivre les tendances de marché,
08:45de savoir réagir vite, de s'adapter.
08:47Qu'est-ce qu'il a fallu mettre en place comme innovation récente pour répondre, justement, aux nouvelles demandes ?
08:51Alors, l'atout de notre entreprise, et là où on est reconnus sur le marché, c'est notre approche pragmatique.
09:00On est très proche des clients, on est très proche de tous les opérationnels sur les centres informatiques,
09:06que ce soit des petits utilisateurs ou des grands hyperscalers, comme on dit en anglais.
09:12Et grâce à cela, on a des remontées terrain qui sont très précises
09:15et on sait mettre en œuvre et anticiper même les tendances du marché
09:21et être prêts au moment, par exemple, où il y a la vague intelligence artificielle,
09:26nous étions déjà prêts pour proposer des solutions innovantes à nos clients.
09:31Et en plus de ça, nous suivons les régulations,
09:36enfin tout ce qui est réglementation au niveau monde, Europe, France,
09:40sur différents sujets, tels que l'imitation de l'empreinte carbone
09:45et d'autres éléments de ce type.
09:47Alors, je parlais juste avant dans une séquence précédente de l'informatique haute performance.
09:52Ça, c'est un enjeu aussi important, j'imagine, dans vos métiers ?
09:56Tout à fait. Cela oblige les clients et nous-mêmes en tant que concepteurs et constructeurs
10:02à revoir à la fois l'urbanisation,
10:07enfin la manière dont on aménage la salle informatique,
10:10enfin les salles informatiques et le bâtiment informatique complet,
10:15et en plus de ça, ça nous oblige à revoir la conception même des équipements.
10:22Il faut s'adapter vraiment à cette augmentation de la densité
10:25qui ne cesse de progresser depuis déjà plus d'une vingtaine d'années.
10:28Oui, donc c'est quand même un secteur en pleine transformation.
10:31Oui.
10:32Donc encore toutes nos félicitations pour votre prix.
10:35Muntan Djai, vous êtes avec Highland, lauréat de la catégorie gestion de l'information.
10:41Alors là aussi, énorme sujet aujourd'hui avec l'intelligence artificielle.
10:46Donc Highland propose des plateformes de gestion de contenu
10:48et de ce qu'on appelle l'information dans les entreprises.
10:53J'ai envie de vous poser la même question en fait.
10:54Qu'est-ce qui selon vous fait la différence Highland ?
10:58Comment Highland se différencie sur le marché ?
11:00Bonsoir.
11:02En effet, gérer l'information aujourd'hui, tout le monde connaît.
11:06Que ce soit sur nos smartphones, que ce soit sur nos laptops, etc.
11:11Maintenant, à l'échelle, c'est vrai que les grandes entreprises ont besoin de solutions
11:14qui leur permettent aujourd'hui de gérer cette information,
11:19les tâches associées et les workflows.
11:20C'est ce qu'on appelle la gestion de l'information.
11:22Et donc du coup, c'est vrai que Highland est un leader mondial dans cette catégorie-là,
11:27dans ce domaine.
11:28Et ça depuis 30 ans, pour nos 14 000 clients dans 60 pays.
11:34Alors ce qui fait la différence chez Highland,
11:36c'est cette capacité à apporter des technologies open source.
11:40C'est-à-dire de la transparence, de la sécurité, une innovation plus rapide.
11:43Et donc des technologies aussi françaises.
11:46Et c'est vrai que c'est ça, ça fait notre fierté.
11:48Et ça nous apporte plus de flexibilité, d'agilité.
11:51Et qui apporte à nos clients des solutions qu'on peut personnaliser très rapidement,
11:56les adapter et puis répondre aux normes européennes.
11:59Et là, on est les seuls à le faire dans ce marché.
12:01Ça va vous intéresser la séquence d'après,
12:03parce qu'on parle justement du monde du logiciel libre.
12:04C'est ça.
12:05Pour rester sur les enjeux autour de l'intelligence artificielle,
12:08je disais que c'était un défi de gérer la data aujourd'hui,
12:11qui est en quantité énorme.
12:14Mais c'est aussi un outil, j'imagine, que vous utilisez dans vos solutions.
12:17Oui, on utilise évidemment, parce qu'en fait, moi, j'ai l'habitude de dire
12:23que l'intelligence artificielle, ce n'est que des statistiques améliorées sur de la donnée.
12:30Ce qu'on traite d'abord, c'est que 65%, 70% du temps passé dans des projets IA,
12:37c'est pour retrouver l'information, la bonne, la comprendre, avant même l'outil.
12:41L'outil est banal, c'est banalisé aujourd'hui.
12:44Les LLM font tous à peu près la même chose, ce n'est plus le sujet.
12:48C'est bien cartographier, catégoriser cette information
12:51pour éviter tout ce qui est erreurs, billets, etc., de ces agents.
12:57Donc, c'est ça le sujet.
12:58Vous avez dit le mot « agent ».
13:00C'est des agents, oui.
13:01« Agent », c'est la nouvelle révolution aussi dans l'IA.
13:05Ça veut dire que vous avez besoin aussi d'adapter votre offre, vos produits, vos services ?
13:09C'est exactement ça.
13:11En fait, il faut imaginer trois étages.
13:14Au premier, c'est bien comprendre les données de l'entreprise,
13:18donc pour amener de l'intelligence, pour retrouver la trouvabilité de l'information.
13:23Et dès l'instant que l'information est trouvable,
13:26on va pouvoir automatiser la prise de décision sur les bonnes informations.
13:31Et on parle d'agent dans ce cas-là.
13:33Et en effet, on voit une tendance, et on en reparlera tout à l'heure.
13:37Oui, aujourd'hui, on a lancé une offre qui s'appelle Enterprise Mesh,
13:40tout en open source, encore une fois de plus,
13:43qui permet à des grandes entreprises de pouvoir traiter des demandes de réclamation à 100%
13:49de l'arrivée du courrier à la prise en charge du dossier avec des agents autonomes.
13:55Autonomes.
13:55Donc, c'est juste de l'automatisation, oui, avec de la bonne information.
13:58Bruno Durand, on passe à Sophos, Sophos, qui est le grand gagnant dans la catégorie solutions XDR.
14:05Votre ticket gagnant à vous.
14:06Alors, en matière de cybersécurité, les enjeux sont tellement importants.
14:10Qu'est-ce qui fait la différence ?
14:12Alors, un certain nombre de choses.
14:13Alors, tout à fait.
14:15Premièrement, je veux dire merci à tous ceux qui ont voté pour nous,
14:18puisque je pense que cet award n'est pas dû au fait que nous fêtons notre 40e année d'existence aujourd'hui.
14:25Joyeux anniversaire.
14:26Merci beaucoup.
14:27Nous comptons plus de 600 000 clients de par le monde, ce qui fait qu'on va parler en termes de cybersécurité
14:33quasiment d'immunité collective, voire de théorie des grands nombres.
14:37Plus l'échantillon est grand, plus la probabilité de trouver des cyberattaques et de remédier à ces cyberattaques est grande.
14:44Donc, aujourd'hui, Sophos a fait l'acquisition, puisque cet award ou ce lauréat a été donné au nom de SecureWorks,
14:51a fait l'acquisition de SecureWorks en février 2025.
14:54Et depuis...
14:56Une histoire toute récente.
14:57Voilà, toute récente.
14:58Et depuis, fait l'intégration des solutions XDR de Sophos et de SecureWorks, pardon, nommé Stages,
15:06pour apporter à nos clients la meilleure posture de cybersécurité et neutraliser les cyberattaques auxquelles ils sont confrontés tous les jours.
15:16Alors, c'est une plateforme aujourd'hui qui se différencie par sa capacité à être complètement ouverte
15:22et d'adresser la surface d'attaque complète de nos clients, à savoir leurs points de terminaison, les handpoints,
15:29que ce soit les serveurs, les terminaux, que ce soit les emails, que ce soit le cloud ou autre OT,
15:34et de pouvoir aussi intégrer des solutions tierces.
15:38Donc, être capable d'intégrer des solutions concurrentes de sécurité pour pouvoir, par la télémétrie,
15:46également surveiller les infrastructures de nos clients et d'intégrer jusqu'à plus de 350 solutions de sécurité
15:53qui ne sont pas des solutions Sophos par ailleurs.
15:56Ce qui est intéressant, c'est que finalement, tous les trois, vous nous parlez du passage à l'échelle,
16:02vous nous parlez de cette accélération.
16:05Voilà, on a les solutions, vous avez les technologies depuis des années, elles sont éprouvées,
16:10mais aujourd'hui, c'est l'enjeu de qui est capable, finalement, sur le secteur,
16:13de suivre les demandes en capacité du côté des data centers,
16:18les demandes en protection des flux d'informations,
16:21les demandes en qualité de gestion de l'information dans les systèmes.
16:26La petite clé du succès que vous pourriez partager, peut-être,
16:30ce n'est pas pour aider vos concurrents, mais enfin pour nous dire,
16:32comment vous procédez face à ce défi du passage à l'échelle ?
16:37Qui veut commencer ?
16:40Alors, pour ce qui est de Vertiv, nous sommes un groupe international américain,
16:47donc nous sommes très proches de tous les gros acteurs de l'informatique,
16:52de tous ceux qui fabriquent aujourd'hui les GPU.
16:56Par exemple, on a un partenariat très particulier avec Nvidia,
17:01et on développe, on a co-développé certaines architectures comme la GB200 d'NVIDIA.
17:08On est là également avec eux pour leur dernière génération, la GB300,
17:13et en fait, c'est du co-développement avec une société qui est vraiment spécialisée dans l'informatique,
17:20qui sait nous dire ce dont elle a besoin pour la puissance aujourd'hui des GPU.
17:26Et on va lui mettre en place la plateforme, l'intégration, en fait,
17:32dans notre équipement technique pour fournir ce qu'il faut en électricité,
17:36supporter les charges électriques particulières du traitement IA,
17:42et pouvoir refroidir des baies avec des densités qui, aujourd'hui,
17:47peuvent atteindre 600 ou 1000 kW dans une baie.
17:50Donc c'est grâce à ce partenariat très fort qu'on a historiquement,
17:55mais depuis les années 70, on a commencé avec IBM à l'époque,
17:59on a un historique et avec également d'autres constructeurs,
18:03ça nous permet d'être prêts.
18:05La co-construction, une des clés du succès, une autre clé.
18:10Je vais abonder dans ce sens, c'est la co-construction,
18:13et chez nous, on voit l'informatique comme étant holocratique maintenant.
18:18De toute façon, le fait d'adopter des technologies open source,
18:22comme le fonds OpenAI, DeepSync, le monde a changé,
18:25et au lieu d'essayer de tout développer nous-mêmes,
18:27en fait, on bâtit le meilleur écosystème, on combine tout,
18:31et on se focalise sur la sécurité, les vraies problématiques métiers de nos clients,
18:35et je pense que c'est cette transformation qu'on a vue dans notre marché qui est inévitable.
18:40Pour passer à l'échelle, on ne peut plus tout faire.
18:42On est obligé de faire à plusieurs et on est obligé de créer à plusieurs.
18:45Le collectif.
18:45Et de consolider, oui.
18:47Le collectif pour avancer beaucoup plus vite.
18:49Exactement.
18:49La clé du succès, pour moi, c'est l'innovation avant tout.
18:54Il faut savoir innover, être en amont, en avance sur les cybercriminels.
18:58Ah ben ça, ce n'est pas une main s'affaire.
19:00Pour apporter les meilleures solutions, voilà.
19:01Alors, je vais prendre un exemple simple avec l'inquisition de SecureWorks,
19:04et l'intégration des solutions SecureWorks dans les solutions Sophos.
19:07Nous pouvons maintenant intégrer nos solutions de protection des endpoints,
19:12et de pouvoir apporter une solution de bout en bout cohérente pour nos clients,
19:16qui leur permettent d'optimiser leurs coûts,
19:18mais également d'optimiser leur posture de cybersécurité.
19:23Donc, toujours être en avance sur les cybercriminels,
19:25l'innovation est clé.
19:26Vous avez été très généreux de partager avec nous tous les clés du succès.
19:32Encore toutes nos félicitations pour Highland, Vertiv et Sophos.
19:38Merci à tous les trois d'avoir témoigné.
19:40Vous souhaitez une très belle soirée de cérémonie.
19:42Merci beaucoup, en tout cas.
19:43Merci.
19:50On termine cette édition avec le monde du livre,
19:53qui nous permet de découvrir ce qui se passe dans le domaine du logiciel,
19:56du matériel open source.
19:57Aujourd'hui, c'est Stéphane Fermigier qui est avec nous.
19:59Bonjour Stéphane.
20:00Bonjour Delphine.
20:01Fondateur d'Abilian, éditeur de logiciels libres et coprésident du CNLL,
20:06qui est le Conseil national du logiciel libre.
20:09Merci beaucoup de nous avoir rejoints parce qu'on est ici en délocalisation
20:12pour le palmarès de l'informaticien, donc dans une émission spéciale.
20:17Mais je tenais à ce qu'on garde ce rendez-vous.
20:20Et notamment pour reprendre trois prises de parole récentes du CNLL,
20:25on a le projet de loi Résilience en ce moment qui est débattu,
20:29qui a même fait l'unanimité parmi les députés de la commission spéciale.
20:34Pour autant, vous affirmez que la menace principale de notre sécurité numérique
20:39n'est pas le piratage, mais plutôt notre dépendance aux technologies américaines.
20:44Alors, il faut expliquer quel est ce niveau de danger selon vous.
20:49Est-ce qu'on parle d'un danger imminent, par exemple, pour tous les utilisateurs de Microsoft 365
20:53ou d'un cloud Amazon ? Est-ce qu'on doit vraiment s'inquiéter là, tout de suite, maintenant ?
20:57Alors, bien sûr, les problèmes de cybersécurité sont des problèmes tout à fait importants
21:02et tout à fait remarquables que la Commission européenne, avec la directive NIS2
21:06et maintenant l'Assemblée nationale, se soient emparées du sujet.
21:10Et d'ailleurs, la directive NIS2, dans ses considérants, explique que le logiciel libre
21:18est un atout pour renforcer la résilience et la cybersécurité de nos installations critiques.
21:24Néanmoins, le problème, effectivement, pour nous, c'est qu'il y a un enjeu qui dépasse
21:28cette notion de cybersécurité, c'est les dépendances.
21:32Et les dépendances, elles sont de quatre ordres et suivant à qui on s'adresse,
21:36effectivement, on n'aura pas forcément les mêmes dépendances à considérer.
21:38Donc, il y a des dépendances techniques et technologiques.
21:42L'impossibilité de passer d'un fournisseur à un autre parce qu'il y a tout un écosystème
21:47de produits, de services qui tournent autour, qui gravitent autour de certaines solutions.
21:53Et ça crée ce qu'on appelle le vendeur lock-in, l'enfermement propriétaire.
21:56Donc, l'impossibilité de passer facilement à des nouvelles solutions
22:00et donc de se retrouver en situation de dépendance par rapport à des fournisseurs
22:04et par rapport à leur politique commerciale.
22:06Ça, c'est un risque commercial.
22:08Tous les DSC aujourd'hui le connaissent.
22:10Il y a des dépendances juridiques, donc sur les données notamment,
22:13avec le Cloud Act, le FISA,
22:15et donc la possibilité pour les autorités américaines
22:19d'aller voir les données des citoyens européens,
22:22des entreprises européennes, voire des gouvernements européens,
22:25si on a la mauvaise idée d'aller les faire transiter
22:28par des data centers sous contrôle américain.
22:30Mais là, on n'est pas sur un risque immédiat, là, Stéphane.
22:32C'est plutôt une potentialité.
22:35Il y a un risque immédiat.
22:36C'est que si vos données personnelles, vos données de santé, par exemple,
22:40sont exploitées et sont récupérées par des services,
22:44il va être difficile de les récupérer.
22:46En tout cas, on ne pourra pas les empêcher de les exploiter d'une façon ou d'une autre,
22:51en particulier si vous avez des secrets, par exemple,
22:54que vous ne voulez pas étaler sur la place publique.
22:56Mais, alors, il y a d'autres dépendances, effectivement.
22:58Une autre dépendance d'ordre juridique, mais aussi géopolitique,
23:02c'est qu'on a vu ces derniers mois,
23:04les États-Unis s'arrogent le droit de couper l'accès à certaines personnes
23:09ou à certaines entités qui ne leur plaisent pas
23:12quand ces personnes ou ces services utilisent des clouds américains.
23:17Donc ça, c'est une arme qui n'hésite plus à brandir.
23:21Avant, c'était une menace hypothétique.
23:22On l'a vu avec la Cour pénale internationale.
23:25On l'a vu avec les menaces de Donald Trump vis-à-vis de la Commission européenne.
23:29Ça devient une vraie réalité.
23:31Et puis, il y a la dépendance économique,
23:33le fait qu'on a des milliards, 265 milliards d'euros annuels
23:37qui partent de l'économie européenne vers l'économie états-unienne.
23:41C'est 2 millions d'emplois qu'on pourrait garder en Europe
23:44et qui sont délocalisés d'une certaine façon aux États-Unis.
23:48Bon, très concret sur les risques.
23:49Alors, le CNLL présente évidemment le logiciel libre comme la solution
23:54pour regagner une forme d'autonomie stratégique dans le numérique.
23:59Mais alors, j'avais envie de vous chercher sur libre et libre.
24:02J'ai l'impression qu'il y a deux poids, deux mesures.
24:04Parce que dans l'un de vos communiqués récents,
24:06vous critiquez l'État français qui promeut les communs numériques
24:10qui est pourtant une autre forme du logiciel libre.
24:13Alors, on peut dire que c'est une variante,
24:14mais ça n'est pas strictement équivalent.
24:16La solution pour nous, c'est de renforcer la filière,
24:20la filière professionnelle du logiciel libre français
24:22qui a ses atouts, qui est puissante,
24:25qui représente 10% du marché du numérique,
24:28mais qui a besoin encore d'être encouragé.
24:30Mais les communs en font partie ?
24:31Alors, les communs, c'est un glissement sémantique.
24:34Alors, au départ, ça partait d'une bonne intention.
24:36C'était l'idée de dire qu'il n'y avait pas que le logiciel.
24:39Il y a aussi, par exemple, les données ouvertes.
24:41Il y a la production collaborative de connaissances comme Wikipédia.
24:46Il y a l'open, l'intelligence artificielle ouverte,
24:50donc les modèles de langage, par exemple, ouverts, etc.
24:54Mais, attention, le problème, c'est qu'il y a des gens
24:57qui ont rajouté des restrictions,
24:58qui ont dit dans leur définition à eux,
25:01un commun, il faut que ce soit ceci, cela.
25:03Et du coup, ça exclut le logiciel libre
25:05qui est produit par les éditeurs de la filière du logiciel libre,
25:09que ce soit en France ou en Europe.
25:10Donc, une exclusion des entreprises françaises
25:12qui travaillent dans le libre, qui produisent du libre.
25:14Voilà, ça les exclut en grande partie.
25:17Et moi, je rappelle simplement qu'on a une loi en France,
25:20la loi République numérique.
25:21Et dans son article 16,
25:23le gouvernement doit,
25:26les services de l'État doivent encourager
25:28l'utilisation du logiciel libre.
25:30Il n'y a pas marqué l'utilisation des communs numériques.
25:32Il y a marqué l'utilisation des logiciels libres.
25:34Et pour nous, ça veut dire,
25:36les logiciels libres, quelles que soient leurs provenances,
25:38à partir du moment où ils répondent aux besoins
25:40des administrations ou des clients auxquels ils s'adressent.
25:44Et on comprend derrière que c'est l'enjeu d'avoir un écosystème,
25:47en tout cas pour le CNLL,
25:48d'avoir un écosystème du libre européen
25:51qui soit suffisamment puissant
25:52pour devenir une véritable alternative.
25:54Merci beaucoup Stéphane Fermigier
25:56d'avoir été avec nous dans Smartech.
25:58Merci à vous d'avoir suivi cette édition spéciale
26:01à l'occasion du palmarès informaticien.
26:02On se retrouve très vite dans un Smartech
26:04plus classique en studio.
26:06A très bientôt.
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