- il y a 4 mois
Ce mercredi 17 septembre, Pierre Gattaz, président-directeur général de Radiall ; Nathlie Moscardini, directrice générale en charge du développement de Prodirect ; Hervé Zipper, CEO de Coveguard et David Amar, managing director en charge du secteur de la santé chez Degroof Petercam, étaient les invités, dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.
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00:00BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:08Paris ETI, avec Patrice Béguet.
00:12Paris ETI, quel beau nom, mais surtout quel beau invité autour de la table, c'est génial !
00:17Bienvenue Pierre Gattaz, président du directoire du groupe Radial.
00:21Bonjour Patrice.
00:22Je suis ravi de t'avoir, ça fait des années qu'on se connaît, ça fait des années qu'on se côtoie.
00:27C'est la première fois que je t'interview.
00:28Bah écoute, début pour tout !
00:30Exactement ! En face de toi, Nathalie Moscardini, directrice générale du groupe Pro Direct.
00:37Tu nous viens, toi, de la région Sud ?
00:39Tout à fait, de Marseille.
00:40Bienvenue !
00:41Merci, bonjour !
00:42Hervé Zipper, qui nous vient d'une autre région, la région Auvergne-Rhône-Alpes,
00:47président, CEO d'un groupe formidable, Covergarde, bienvenue !
00:51Merci !
00:52Et puis, quatrième invité sur cette table, David Amard, directeur exécutif de De Groff.
00:57Peter Kahn, tu nous expliqueras tout ce que tu fais, parce que c'est deux noms, mais tout ça, c'est simple.
01:02Madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts ?
01:05Oui !
01:06Waouh !
01:06Paris ETI, c'est parti !
01:09Paris ETI, sur BFM Business.
01:11A tout honneur, tout seigneur, à tout seigneur, tout honneur, j'ai envie de dire.
01:17Pierre Gattaz, comment te présenter ?
01:20Allez, je vais te présenter en tant que chef d'entreprise, tout simplement.
01:22Président du directoire du groupe Radial, une ETI industrielle, une ETI familiale, spécialisée en composants électroniques et systèmes d'interconnexion haut de gamme,
01:32pour des marchés comme l'aéronautique, comme le spatial, comme la défense, comme les télécoms.
01:3713 usines dans le monde, dont 4 usines historiques en France, 3500 personnes, dont 1500 en France.
01:44Pierre, tu as repris en fait l'entreprise familiale en 92, je ne me trompe pas,
01:48pour faire passer le groupe de 70 millions d'euros à 440 millions d'euros en 2024.
01:54L'export, qui pesait 10%, qui pèse aujourd'hui 90%.
01:58Tu es l'entreprise du rêve, tu as été président du Medef de 2013 à 2018, de Business Europe de 2018 à 2022.
02:05En fait, tu coches toutes les cases.
02:07Et en plus, quand tu es un grand patron, tu es ultra sympa.
02:10Et en fait, tu as un beau sourire, et je dis souvent, une entreprise, Hervé c'est pareil,
02:15une entreprise qui sourit, une entreprise qui va bien.
02:18En fait, la motivation, c'est ce qui est clé dans une boîte.
02:21Qu'est-ce qui te motive pour continuer à te battre comme ça, tous les jours, toujours, toujours et encore ?
02:27Alors, c'est la France, c'est mes salariés, c'est mes clients, c'est mes usines en France,
02:34qui fait qu'il n'y a rien de plus beau, parce qu'on donne du travail aux gens,
02:38c'est de la dignité, c'est de la fierté, c'est des salaires, on fait vivre des familles dans les territoires.
02:43Et ma plus grande fierté, c'est d'avoir gardé mes 5 usines du groupe radial historique en France,
02:47et d'avoir pu exporter 90% de mon chiffre d'affaires à travers un réseau de 13 usines au total.
02:53Et ça, c'est un combat de tous les jours, dans une France qui, depuis 40 ans,
02:56n'a pas pris que des bonnes décisions sur le plan économique et social, comme tu le sais.
03:01T'as dit un mot, combat. Qu'est-ce qui nourrit tes combats ?
03:06Moi, c'est ma liberté d'entreprise, d'entreprendre, et c'est tous mes voyages où j'ai vu des tas de pays
03:13s'en sortir, des pays de gauche ou de droite, mais qui ont toujours mis l'entreprise au cœur de leurs préoccupations.
03:19C'est-à-dire, en fait, le libéralisme et le capitalisme. Je suis désolé, y compris les communistes chinois ont compris ça.
03:25Donc, je me dis, mais comment ça se fait qu'en France, on a encore des partis politiques
03:29qui maltraitent les entreprises, qui les méprisent, et c'est ça qui nourrit mon combat.
03:34C'est de voir le décalage que j'ai vu dans le monde entier des 37 pays de l'OCDE,
03:38les plus riches du monde, qui ont tous mis l'économie et l'entreprise au cœur de leurs préoccupations.
03:43Et qui fait qu'en France, depuis la dissolution, c'est un festival de bêtises politiques, économiques, sociales,
03:51de l'électoralisme de base. Et ça, c'est mon combat quotidien.
03:54D'ailleurs, je suis très prolixe sur LinkedIn depuis la dissolution.
03:58Je balance, entre guillemets, les vérités profondes de mes observations depuis 40 ans d'exportateurs.
04:04Et ce n'est pas de la philo, c'est de l'observation de ce qui marche et de ce qui ne marche pas.
04:07Au fond de toi, ta mission, ton objectif, finalement, c'est quoi ?
04:11C'est d'acculturer la France, les Français, les partis, pour que nous, chefs d'entreprise, PME, artisans, commerçants,
04:18on soit plus balancés dans les alternances politiques gauche-droite,
04:22qu'on soit plus stressés quand il y a une dissolution, qu'on n'ait pas des taxes sur la table ou sur la tête
04:28comme la taxe Glucksmann qui voulait taxer les patrimoines des entreprises de 2%.
04:34C'est du délire absolu, je dirais.
04:36Donc, que les Français deviennent raisonnables et qu'ils comprennent que pour sortir la France,
04:41qui est un merveilleux pays, avec des atouts considérables,
04:43si on nous enlève le sac à dos de pierre et de fiscalité qu'on a dans le dos et qu'on libère nos liens,
04:48vous avez des champions du monde, toutes catégories en France, toutes catégories.
04:52On part à la guerre avec toi, j'ai envie de dire, Général Gattaz, c'est quoi ta devise ?
04:57Non, mais j'ai plusieurs devises, en fait.
05:01J'en ai une que j'aime beaucoup, c'est que tu veux, c'est là où Tseux qui a dit ça,
05:04c'est si tu veux un poisson à un homme, tu nourris une journée,
05:09si tu lui apprends à pêcher, tu le nourris toute sa vie.
05:12Ça, c'est fondamental, c'est l'entreprise.
05:14Nous, on apprend à pêcher à des gens, on leur apprend des métiers et on les nourrit toute leur vie.
05:18Bon, par contre, en effet, ce qu'on entend dans certains partis politiques,
05:22c'est des subventions, c'est des aides, etc.
05:23Nous, on ne veut pas d'aide.
05:25Les entreprises, moi, je dis toujours, on n'a pas besoin d'aide, on nous reproche des aides.
05:29On ne vit pas d'aide de subventions, gardez-les, mais baissez la fiscalité.
05:33Donc, c'est ça, ma première devise, puis j'en ai d'autres, c'est,
05:35il vaut mieux faire, je dirais, approximatif et rapidement que parfaitement juste et inutile.
05:45Bon, t'as parlé de poissons, t'as parlé de pêche, on va dans la région sud.
05:48Allez, c'est parti avec Nathalie Mosgardini.
05:52Merci, Pierre, reste toujours l'homme que tu es quand même.
05:54Alors, ProDirect, c'est un groupe français, expert de la relation client, de la communication commerciale,
06:02qui transforme en fait la com des PME, des ETI pour qui on fait cette émission,
06:07et des grands groupes aussi, t'en as, en levier de croissance durable, grâce à un modèle unique.
06:12C'est quoi le modèle ?
06:13Le modèle unique, c'est que dans l'entreprise, en fait, on a associé des centres de relations clients,
06:17donc en fait des plateaux d'appels qui sont implantés à Marseille et à Toulouse,
06:20avec une agence de communication commerciale.
06:22Marseille, Toulouse, Paris, hein ?
06:24Paris, oui, Paris, on a tous des équipes commerciales et 800 collaborateurs sur l'ensemble des sites.
06:30Toi, t'as rejoint la boîte il y a 10 ans ?
06:31Il y a 10 ans.
06:32Oui, c'est ça ?
06:33Oui.
06:33Et t'es très attaché, en fait, à ce modèle.
06:35Mais moi, ce qui m'intéresse toujours, c'est de voir comment les gens sont animés.
06:38Toi, t'es animé au quotidien, après 10 ans, dans la même entreprise, par quoi ?
06:42Alors, le premier truc qui m'anime vraiment, c'est de résoudre les problèmes des clients.
06:47Nous, aujourd'hui, on a des entreprises qui viennent nous voir parce qu'ils ont des problèmes de business.
06:51Donc, ça peut être le besoin d'améliorer une relation client ou une mutuelle qui a trop de flux entrant
06:55et elle ne sait pas comment le gérer.
06:57Ça peut être, et on en a de plus en plus en ce moment, dans des marchés tendus, ultra concurrentiels,
07:01sur des secteurs complexes, justement comme le B2B, des sujets de positionnement.
07:05Et nous, notre boulot, c'est d'essayer d'amener des solutions.
07:07Et donc, ça fait sens.
07:08Et donc, on est utile.
07:09Et pour moi, ce qui est fondamental, c'est que ce qu'on fait, que ce soit en relation client ou en com',
07:13c'est de la com' utile.
07:15La plongée qui pratique, c'est n'importe quoi.
07:19On a parlé de poissons.
07:21Moi, je trouve qu'il y a un bon fil rouge.
07:25La plongée, je la pratique depuis 10 ans et je le dis quand même grâce à mon mari qui m'a transmis sa vation.
07:31Et ça a modifié quelques comportements chez moi, à la fois perso, bien sûr,
07:34mais surtout deux choses professionnelles.
07:36La première, c'est de rester calme.
07:38Et ça, ce n'est pas du tout ma nature première.
07:41Et en plongée, tu n'as pas le choix.
07:42Tu es une femme qui avance quand même.
07:44Et même dans les périodes, on dit, il y a période de doute, de bordel,
07:47comme tu disais tout à l'heure, de changement, etc.
07:50Ou de pas de changement, ou d'immobilisme.
07:52Qu'est-ce qui t'aide à avancer, en fait ?
07:54L'équipe.
07:55Mon premier truc, c'est l'équipe de ProDirect.
07:57On a 800 collaborateurs.
07:58Et franchement, j'ai fait d'autres boîtes avant.
08:00On a la chance d'avoir des gens qui sont ultra solides.
08:03Ce qui est rare, je trouve, aujourd'hui.
08:05Solides, soudés.
08:06Assez portés par une espèce de loyauté ou de solidarité
08:09qui te tient en tant que dirigeant quand ça tangue.
08:12Et juste pour finir là-dessus, ça, c'est la base.
08:15Et après, tu as ta vie perso.
08:16Moi, je trouve que c'est important d'être ancré dans ta vie personnelle
08:20pour y trouver la stabilité quand ça tangue autour.
08:23Et en ce moment, ça tangue.
08:24Bon, allez, on va tanguer du côté de l'Auvergne-Rhône-Alpes
08:28avec Hervé Ziper, le CEO du groupe CoverGuard.
08:31CoverGuard, en fait, c'est une entreprise qui est spécialisée dans la conception,
08:34dans la fabrication, dans la distribution d'équipements de protection individuelle
08:38couvrant de la tête aux pieds.
08:40Chiffre d'affaires de 130 millions d'euros
08:42avec un objectif d'attendre les 300 millions d'ici 2030.
08:46170 collaborateurs, je dirais dévoués.
08:49On voit un patron, on voit des femmes et des hommes unis.
08:52Comme tu le disais tout à l'heure, Pierre, c'est pas la guerre dans les PME et les ETI.
08:57Voilà, donc il n'y a pas besoin de gens qui viennent foutre le bordel.
09:00Vous êtes reconnu comme un concepteur majeur en Europe.
09:04Hervé, ton parcours, en fait, professionnel, est amené de, c'est drôle,
09:07de DRH, de la gestion des ressources humaines,
09:09dans un groupe à la présidence d'un groupe international.
09:13Tu as des convictions fortes.
09:14Moi, je dis souvent, un chef d'entreprise, il ne doit pas avoir de certitude,
09:18mais des fortes convictions.
09:19La première, c'est que la victoire ne peut être que collective.
09:22C'est ce que tu disais il y a deux secondes.
09:24La deuxième, c'est qu'une équipe exceptionnelle, comme tu l'as,
09:28sur un projet moyen, ira plus loin qu'un projet exceptionnel
09:31avec une équipe plutôt moyenne.
09:33Et puis la troisième, c'est qu'il faut travailler ses forces
09:35et s'entourer des personnes meilleures que soi,
09:38toujours, pour faire quelque chose de grand ensemble.
09:41Et je terminais par la quatrième, qui est importante.
09:43L'entreprise a encore un endroit où l'on peut,
09:45où l'on doit, je n'en sais rien,
09:47changer le monde.
09:48Quand tu dis tout ça, quand tu vois tout ça,
09:51est-ce que le fait de commencer dans les RH,
09:54dans les ressources humaines,
09:55t'a servi à quelque chose, en fait ?
09:58Je vais dire que c'était peut-être l'essentiel,
09:59parce que c'est ce qui fait aujourd'hui la force de CoverGuard,
10:03je pense, c'est le monde.
10:05On en parlait tout à l'heure dans les coulisses,
10:06le monde, il change vite, beaucoup.
10:09Il y a des dimensions anxiogènes.
10:10Et ce qu'il faut, c'est avoir des personnes qui sont alignées.
10:12Et je pense que la première responsabilité,
10:13c'est de bien s'entourer.
10:15Et ce qu'attendent nos équipes d'un dirigeant,
10:16c'est de constituer une équipe.
10:19Il y a d'une partie les compétences des gens,
10:21et de l'autre côté, la capacité à les faire travailler ensemble.
10:24Et chez nous, chez CoverGuard,
10:25que ce soit en interne ou en externe,
10:28pour développer nos produits,
10:29moi je crois en la puissance de l'équipe
10:31et en l'hétérogénéité des profils.
10:33Oui, ça c'est clé.
10:34On parlait d'entreprise familiale avec toi,
10:36tout à l'heure, Pierre,
10:37mais quand ce n'est pas ton entreprise,
10:40entreprise familiale,
10:41et que le pouvoir n'est pas la principale motivation,
10:46pourquoi on cherche à devenir un dirigeant ?
10:49J'entendais parler de liberté tout à l'heure,
10:52donc je vais paraphraser la personne qui est à ma droite,
10:54mais je pense que c'est un élément qui est clé.
10:56C'est diriger,
10:58ça donne parfois le vertige,
11:00parce qu'il faut prendre des responsabilités,
11:01et les gens attendent de nous qu'on décide.
11:03Mais mon Dieu,
11:03qu'est-ce que c'est inspirant de pouvoir décider,
11:06de pouvoir prendre des positions et prendre des décisions.
11:09Donc ça, c'est quand même un élément qui est important.
11:12L'autre chose, c'est la capacité et la conviction
11:15qu'il faut faire changer les choses.
11:17Et je pense qu'il faut les faire changer.
11:18Nous, dans notre métier, au niveau de Covergarde,
11:20on a une première responsabilité,
11:21c'est de protéger les gens au travail.
11:22Il y a trop d'accidents de travail.
11:24Se protéger, ça ne doit pas être un luxe.
11:26C'est quand même incroyable qu'en 2025,
11:27il y a encore des gens qui meurent,
11:29qui blessent.
11:30Donc il y a ce principe,
11:32et ça, c'est ce qui nous engage au quotidien
11:34avec Covergarde.
11:36Faire changer les choses aussi au niveau de la responsabilité.
11:38La nouvelle génération, elle change, elle bouge.
11:40On a une responsabilité d'inclusion.
11:42Le monde, il prend des positions.
11:44Ce qu'on faisait hier, on ne le fera pas forcément demain.
11:46Et je trouve que justement,
11:46en tout cas, moi, ce qui m'anime en tant que dirigeant,
11:49c'est de pouvoir réconcilier ces deux parties.
11:52On dit souvent que les dirigeants d'entreprises
11:54sont des sportifs de haut niveau.
11:55Tu ne vas pas me mentir.
11:57C'est quoi les apprentissages de ta vie sportive
11:59que tu appliques aujourd'hui à l'entreprise
12:01et en particulier à ton management ?
12:04Rigueur, ténacité.
12:07Et ce n'est pas parce qu'on tombe qu'il ne faut pas se relever.
12:08Il faut se relever tout de suite.
12:09Je pense que c'est les trois éléments qui sont importants
12:12dans le quotidien.
12:14On le voit, on le vit.
12:15Le marché est particulièrement dur actuellement.
12:17Je pense que personne ne me dira le contraire.
12:20Mais paradoxalement, c'est dans les moments difficiles
12:23que se créent les histoires.
12:25Donc, moi, ce que j'essaie de partager avec mes équipes,
12:28et puis c'est aussi là où la relation client,
12:30elle est hyper importante.
12:31La transparence, la proximité, le travail au long cours.
12:35Et c'est grâce aux équipes et à la proximité
12:37qu'on a avec nos clients qu'on passe ces étapes.
12:41Finalement, c'est un moment dont on se plaint,
12:43mais c'est aussi, je me disais en préambule,
12:45il faut du punch, il faut donner envie.
12:47De la niaque.
12:48Moi, je pense que de toute façon,
12:49l'intérêt d'une réalité, c'est que rien ne la change.
12:52Et donc, la seule chose qu'on peut changer,
12:53c'est la manière dont on se comporte
12:54par rapport à cette réalité.
12:55Et aujourd'hui, plutôt que de le voir
12:57comme une dimension, finalement, de pression,
12:59voyons-le aussi comme une opportunité.
13:01C'est le bon moment pour se poser les bonnes questions.
13:03Et quand on aura des jours meilleurs,
13:04on partira d'autant plus vite.
13:05Exact.
13:06Les jours meilleurs en France, aussi en Belgique,
13:07parce que l'entreprise qui est originaire
13:10de Belgique, c'est des groves Peter Kahn.
13:12On a le plaisir et la joie d'avoir David.
13:15David Amard, salut à toi.
13:16Salut.
13:18Donc, siège à Bruxelles, fondé il y a 150 ans.
13:21150 ans, effectivement.
13:22Tu ne fais pas ton âge.
13:23Avec trois activités, banque privée,
13:26asset management et banque d'affaires,
13:281500 personnes.
13:30Ça a été racheté en juin par Indosuez,
13:34si je ne me trompe pas,
13:35la banque privée du crédit agricole.
13:37On reçoit pas mal de banques, d'ailleurs,
13:39aujourd'hui, pour accompagner les entrepreneurs
13:40dans cette émission pour former un ensemble
13:42gérant plus de 210 milliards d'euros.
13:46Une des premières banques privées en Europe.
13:48J'ai dit le général, j'ai dit votre excellence,
13:49maintenant.
13:51David, en fait, ta spécialité,
13:53on le sait, on en a parlé beaucoup ensemble,
13:54c'est les fusions-acquisitions
13:55dans le secteur de la santé en particulier.
13:58C'est quoi l'opération que tu as conseillée
14:00et que tu as faite
14:01et dont tu es le plus fier aujourd'hui ?
14:04Alors, celle dont je suis le plus fier,
14:05c'est l'accompagnement,
14:07dans la durée sur plus de 10 ans,
14:08d'un groupe qui s'appelle Biogroup,
14:09qui est, quand j'ai connu, en 2014,
14:12qui faisait 50 millions d'euros de chiffre d'affaires
14:15dans le secteur de la biologie médicale,
14:17acteur régional dans la région Alsace,
14:21et avec un dirigeant qui avait énormément d'énergie
14:24et d'ambition,
14:25et qu'on a accompagné, en l'espace de 8 ans,
14:27dans plus de 60 acquisitions,
14:29chez The Group Peter Kam,
14:31avec la mise en place des financements
14:33en quasi-fonds propres, fonds propres et dettes,
14:35pour permettre de financer cette croissance.
14:37Et c'est un groupe qui est devenu,
14:39en quelques années,
14:40l'un des leaders en Europe de ce marché,
14:41avec plus d'un milliard 6 de chiffre d'affaires
14:43et des positions très fortes en France,
14:45en Espagne, au Luxembourg et en Belgique.
14:48Incroyable.
14:49Quel conseil, en fait,
14:49tu donnerais à un dirigeant de PME,
14:52de TI,
14:53qui nous regarde,
14:53qui nous écoute,
14:55désireux de faire croître son entreprise aujourd'hui ?
14:57Donc, pour faire croître son entreprise
15:00par croissance externe,
15:01puisque c'est mon domaine,
15:03je pense qu'il faut se poser les questions
15:05sur dans quel secteur d'activité
15:07on veut aller en priorité,
15:08parce que c'est là qu'on aura le plus de synergie.
15:10Ensuite, une fois qu'on a trouvé la bonne cible,
15:13être assez attentif,
15:15lors de la phase d'audit,
15:16à bien identifier les risques,
15:19donc faire appel à toutes les compétences
15:21pour ne pas se tromper.
15:23Ensuite, essayer de définir le prix le plus juste,
15:25donc un prix attractif pour la cible,
15:28mais également un prix
15:29qui ne soit pas trop élevé pour soi
15:30pour ne pas se mettre en difficulté dans le futur,
15:32et structurer financièrement cette opération
15:34avec les bons instruments,
15:36que ce ne soit pas trop dilutif
15:38en matière de capital,
15:40et pour que ce ne soit pas trop fort
15:42en matière d'endettement.
15:44Donc voilà, un bon équilibre pour le futur.
15:47On dit souvent qu'un dirigeant de TI,
15:49comme de PME ou autre,
15:50est un peu seul.
15:51Quels critères, pour toi,
15:52sont importants
15:53pour qu'un dirigeant de TI
15:55puisse choisir la bonne banque d'affaires ?
15:58Il y a quelques prérequis,
16:00mais que beaucoup de banques d'affaires ont,
16:02c'est-à-dire le réseau international
16:04pour aller chercher les bons acquéreurs à l'étranger,
16:08la connaissance sectorielle,
16:10l'excellence dans l'exécution.
16:12Et après, au sein de ces banques d'affaires,
16:14je pense qu'il faut que le dirigeant
16:15se sente en confiance,
16:17avoir un banquier d'affaires
16:18qui puisse lui dire
16:20que ce n'est pas une bonne opération,
16:22qu'elle est trop chère
16:23ou qu'il y a trop de risques
16:24et qu'il ne le pousse pas
16:25à faire des erreurs.
16:27Et à contrario,
16:28un banquier d'affaires
16:29qui aussi le pousse à faire
16:30l'extra mile,
16:31comme on dit en anglais,
16:32pour justement sécuriser un deal
16:34qui sera important
16:34dans son développement.
16:36Donc la relation de confiance
16:37est essentielle, je pense.
16:39C'est clair.
16:40Il y a la deuxième partie
16:40de cette émission,
16:41après vous avoir entendu,
16:42qui est un débat.
16:43Un débat sur les ETI,
16:44sur des thématiques simples,
16:46avec des questions simples,
16:47des réponses rapides.
16:48Madame, Messieurs,
16:50Are you ready ?
16:51Yes, yes, yes, yes.
16:52C'est le débat, c'est parti.
16:53Paris ETI, le débat.
16:57Qu'est-ce que t'étais fier,
17:01mon cher Pierre,
17:02de parler de tes usines
17:03encore en France ?
17:05La France retrouve des usines,
17:07elle retrouve le sourire.
17:09Comment en créer encore plus
17:10sur nos territoires, Pierre ?
17:12Très simplement.
17:14Très simplement.
17:15Alors je vais faire
17:15un tout petit peu de politique.
17:16Il ne faut pas donner
17:17de subventions,
17:18je reviens à ça.
17:20On n'assiste pas les gens.
17:21On n'assiste pas les gens.
17:22La France a une opportunité
17:23extraordinaire,
17:24temporellement aujourd'hui,
17:25parce que,
17:26dans le militaire,
17:27puisque Poutine a attaqué
17:28l'Ukraine,
17:29et Trump nous a dit
17:30vous n'êtes plus mes alliés.
17:31Donc formidable opportunité
17:32de reprendre notre destin en main,
17:34de souveraineté.
17:35Le militaire,
17:36qui rigue plein de choses
17:37en technologie,
17:39le spatial,
17:39l'aéronautique,
17:40la cybersécurité,
17:42est un formidable acteur
17:43où nous sommes très forts.
17:44Donc on a plein de PME
17:45qui existent encore.
17:46Je pense que là,
17:47il y a une filière à créer.
17:49Il y a bien sûr
17:49tout ce qui est autour
17:50de l'énergie,
17:51le recyclage,
17:53le traitement des matériaux,
17:54l'eau.
17:54On est très fort en France
17:55et en Europe là-dessus.
17:56Donc voilà une deuxième filière.
17:57Santé,
17:58on a aussi des filières
17:59extraordinaires autour
18:00de la santé,
18:00la sécurité,
18:02l'IA,
18:02le digital.
18:03On a plein,
18:03on a 50 000 ingénieurs
18:04qui sont partis
18:05dans le monde entier,
18:06au minimum,
18:07pour faire la même chose
18:08en Californie et autres.
18:09Je pense que si
18:10un gouvernement nous dit
18:11écoutez,
18:12il y a une vision formidable,
18:13on va créer la France demain
18:14qui est une France
18:15qui gagne à 30 ans,
18:1550 ans,
18:16comme on le fait
18:17dans notre boîte.
18:17Vous voyez,
18:18j'ai beaucoup aimé
18:19les témoignages
18:20de mes pères
18:21autour de la table.
18:21Ils ont plein d'énergie,
18:23ils construisent l'avenir
18:24avec leurs équipes.
18:25On n'entend pas ça
18:26dans le discours politique
18:27aujourd'hui.
18:28C'est lamentable.
18:29Donc je pense que
18:30pour réindustrialiser la France,
18:31il faut une vision.
18:32Il faut dire écoutez,
18:32à 30 ans,
18:33on va faire ça.
18:34Et puis il faut mettre
18:35l'environnement
18:35business friendly
18:36qui consiste tout simplement
18:38à baisser la fiscalité.
18:39Pour ça,
18:40on sait ce qu'il faut faire.
18:41On a une sphère publique
18:42à 58% du PIB.
18:43Il faut la mettre
18:44au niveau de la sphère européenne,
18:4549%.
18:46Il y a plein d'idées.
18:47Je sors un bouquin
18:47que j'ai sorti fin août
18:50qui s'appelle
18:51« Gagner plus, c'est maintenant »
18:53qui permet de lister
18:54une trentaine de mesures
18:55qui permettent,
18:57qui sont des mesures
18:58arides économiquement,
18:59mais que j'essaie de simplifier,
19:00permettant de dire
19:01vous allez gagner plus,
19:02on va réduire les déficits
19:04et en plus,
19:04on va investir pour le futur.
19:05Ces mesures-là,
19:07tout le monde les brasse
19:07depuis 40 ans.
19:08Personne n'ose les mettre en œuvre.
19:10C'est comme ça
19:11qu'on va réindustriser le pays.
19:12Une vision
19:13et un environnement fiscal
19:14et social
19:15qui permettent de faire le boulot.
19:17Et surtout,
19:17faire des écosystèmes.
19:20Vous voyez,
19:20on a perdu des Alstom,
19:21des Alcatel.
19:22Moi, j'étais client
19:23d'Alcatel
19:25qui est tombé,
19:26qui a été vendu à Nokia
19:2715 ans après leurs difficultés.
19:29C'est un scandale.
19:30Les Allemands n'ont jamais perdu
19:31de grands groupes
19:32parce que derrière,
19:33vous avez un écosystème
19:33d'ETI et de PME.
19:34Donc, il faudra aussi
19:35dans la tête des gens
19:36se dire,
19:37derrière des grands groupes,
19:38il y aura des PME
19:39et des ETI
19:40très innovantes,
19:41très adaptées, etc.
19:42Puis après,
19:42il y a l'exemple
19:42de l'Italie du Nord.
19:43J'ai fini là.
19:44L'Italie du Nord,
19:45ce sont des réseaux de PME
19:46en bitoussi souvent.
19:48Ils font du textile,
19:49des chaussures,
19:50des tas de matériaux
19:50dans tous les sens.
19:51C'est le deuxième,
19:52je crois,
19:53exportateur mondial.
19:54C'est des boîtes formidables
19:55avec une fiscalité
19:56très intéressante
19:57en Italie du Nord.
19:57Donc, moi,
19:58je pense qu'on a
19:59deux exemples.
20:00L'Allemagne,
20:00trois exemples.
20:00L'Allemagne,
20:01la Suisse et l'Italie
20:02qui ont gardé
20:03leur industrie
20:03à très haut niveau.
20:04Il suffit de faire...
20:05Mais les solutions sont là !
20:06On les connaît.
20:08On les a à côté du pays.
20:09On les a.
20:10Et la France est capable
20:11d'être un champion du monde.
20:12Absolument.
20:13Je le rappelle.
20:14Parce qu'on se dit
20:14non, c'est trop tard.
20:15Pas du tout.
20:16C'est jamais trop tard.
20:17Alors, comment on diffuse...
20:18Parce qu'on sent une niaque, là.
20:19On sent l'envie.
20:20Comment on diffuse
20:21la culture de la niaque
20:22dans notre pays ?
20:23Dans notre pays ?
20:24Ouais.
20:24Moi, je pense que ça peut passer
20:26par nous,
20:27par nos entreprises,
20:28en fait,
20:29qu'elles soient ETI ou PME.
20:31Je pense qu'au-delà du politique...
20:33Je suis moins calé politique, Pierre.
20:34Mais je pense qu'au-delà du politique,
20:36on a un vrai rôle à jouer,
20:37en fait, dans les territoires.
20:38Et que, de par la niaque,
20:39déjà, de ton dirigeant,
20:40toi, l'envie que tu portes...
20:42Je pense que l'optimisme,
20:43c'est nécessaire.
20:45voire indispensable
20:47quand tu es dirigeant,
20:48quelle que soit l'ambiance autour.
20:50Ce n'est pas de la naïveté, hein.
20:52Comme disait Hervé tout à l'heure,
20:52il y a un principe de réalité,
20:53mais que toi,
20:54tu as envie d'aller de l'avant,
20:55tu embarques tes équipes.
20:56Et je pense que si,
20:57dans les PME et les ETI,
20:58tu as des gens
20:59qui regardent la vie différemment
21:00comme nous,
21:01on la regarde là,
21:02ben oui, ça peut influer
21:03sur ton pays.
21:04Absolument.
21:05Hervé,
21:06ça vient d'où, la niaque ?
21:07Ça vient d'où ?
21:08De l'envie de faire changer les choses,
21:11de l'équipe,
21:12du projet,
21:13de la responsabilité
21:15qui nous incondent.
21:16Tu la diffuses comment ?
21:18Dans ta boîte, par exemple ?
21:21Par des rendez-vous quotidiens.
21:24Nous, on a un certain nombre de valeurs.
21:26On a trois valeurs.
21:28On a la proximité.
21:29Et effectivement,
21:30on ne dit pas à quelqu'un
21:31« motive-toi ».
21:32La motivation,
21:33c'est quelque chose
21:34d'éminemment personnel.
21:36Donc la question,
21:37c'est quel est l'environnement
21:38que je vais mettre en place
21:39et qui vont donner envie
21:40aux gens de dépasser.
21:42On nous bassine un peu
21:43sur les jeunes
21:43et la quête de sens.
21:44Mais moi, je pense
21:45que c'est un élément
21:45qui est fondamental.
21:47La question de ce qu'on fait,
21:48c'est un épiphonéomène.
21:51La question,
21:51c'est pourquoi on le fait.
21:52Et dans le pourquoi,
21:53en fait,
21:53on va trouver les ressorts
21:54au niveau des gens
21:55qui nous entourent
21:56pour pousser.
21:57Ça revient au premier truc
21:58que tu disais.
21:59Il n'y a de réussite
22:00que collective.
22:01Donc la question,
22:02c'est comment est-ce
22:03qu'on arrive à embarquer
22:05avec nous,
22:06l'ensemble d'une équipe.
22:07Et par rapport à ça,
22:08nous,
22:08chez CoverGuard,
22:08on a fait quelque chose
22:09qui est assez intéressant.
22:10On a développé ce qu'on appelle
22:10le CoverGuardWay.
22:11Le CoverGuardWay,
22:12c'est en fait
22:12quels sont les éléments
22:13objectifs
22:14sur lesquels
22:15on va analyser
22:17une personne qu'on va recruter
22:18pour qu'elle s'épanouisse
22:18chez nous.
22:19Il n'y a pas de bon
22:20ou de mauvais candidat.
22:21Il y a des candidats
22:21qui sont adaptés ou non
22:22à des moments,
22:23à des valeurs,
22:24à des institutions.
22:25Et ce n'est pas un jugement
22:26sur la personne.
22:27C'est vraiment un jugement
22:28sur la situation.
22:29Et en tant que dirigeant,
22:30le problème,
22:30c'est qu'on insuffle ça.
22:32Et c'est pour ça
22:33que la relation,
22:35le fait de se dire
22:35moi, je préfère avoir
22:36quelqu'un qui est 100% embarqué,
22:38qui n'a pas forcément
22:38100% des compétences attendues
22:40que quelqu'un
22:40qui, sur le papier,
22:41est magnifique,
22:42mais où il y a un décalage
22:43par rapport à l'objectif.
22:44C'est comme un support.
22:44On a vu comment
22:46le Paris Saint-Germain
22:46est devenu champion d'Europe.
22:48Avec des gens qui avaient...
22:49Je vois un supporteur
22:50du Paris Saint-Germain.
22:51On parle d'innovation,
22:52on parle de moteur,
22:53on parle d'ETI.
22:54J'ai envie de te dire,
22:55les ETI,
22:56moteur d'innovation ?
22:58Oui, de plus en plus,
23:01les entités qui innovent
23:03le plus en France.
23:05J'étais à Vivatech
23:05il y a deux semaines environ
23:07et on sent une énergie énorme
23:09de la part des entrepreneurs
23:10pour innover
23:11et utiliser les nouveaux outils
23:14intelligence artificielle,
23:16cloud,
23:16pour offrir des solutions
23:17à leurs clients
23:18les plus pertinentes
23:19et au meilleur coup possible.
23:20En une phrase,
23:21pas plus,
23:22qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
23:25L'équipe, le projet.
23:28Hervé ?
23:30Notre première mission,
23:31c'est protéger les gens au travail
23:32et s'assurer que les gens
23:33ne se blessent plus en travaillant.
23:34Encore une fois,
23:34c'est quand même incroyable
23:35que dans le monde
23:36dans lequel on évolue,
23:37il y a encore des gens
23:38qui se blessent en travaillant.
23:39C'est pas normal.
23:40Captain Gattaz ?
23:42La pêche de mes salariés.
23:45J'adore.
23:46En fait,
23:47on leader,
23:47je crois que vous avez raison,
23:48il faut embarquer nos salariés
23:50mais quand ils sont heureux,
23:51on est vachement content.
23:53Et donc,
23:54je crois que d'avoir
23:55des salariés souriants le matin,
23:57on se dit,
23:58c'est bon,
23:59on va continuer
23:59et on peut les emmener sur la lune.
24:01David ?
24:02Faire avancer
24:03les opérations
24:03sur lesquelles je travaille
24:04pour mes clients,
24:06pour leur satisfaction
24:07et pour l'intérêt
24:08de leur groupe.
24:10Même pas une phrase,
24:11juste un mot.
24:12En quoi les ETI
24:12boostent les territoires ?
24:15Dynamisme ?
24:17Ça, c'est ton mot.
24:18Familial.
24:19Proximité ?
24:21Pérénité,
24:23effectivement.
24:23Un mot, un mot, un mot.
24:24Il faut choisir, David.
24:26C'est l'émission des choix ici.
24:28Effectivement.
24:28Donc voilà,
24:29incroyable,
24:30Pierre Gattaz,
24:31incroyable,
24:32Nathalie Moscardini,
24:33incroyable,
24:35Hervé Zipper,
24:36incroyable,
24:37David Amart.
24:39Incroyable,
24:39le parc de Patrice.
24:41Cette émission est incroyable,
24:43incroyable.
24:43L'équipe,
24:44Camille à la prod,
24:45Thibaut à la réalisation,
24:47Pablo à la vision,
24:49Arthur au son,
24:50et puis Brian,
24:51chef de Plateau,
24:53qui vous accueille
24:53et qui prépare cette émission
24:55avec cœur,
24:55avec talent,
24:56parce que c'est les ETI,
24:58c'est un mot,
24:59c'est la vie.
25:00Oui.
25:00Merci, madame.
25:01Merci.
25:02Merci, messieurs,
25:03d'avoir participé
25:04à cette nouvelle édition
25:05de rentrée
25:06pour la quatrième année
25:08de Paris ETI.
25:09Merci, ciao !
25:11Paris ETI
25:12sur BFM Business.
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