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  • il y a 2 mois
Ce mercredi 17 décembre, le cru exceptionnel pour le CAC Small et Abivax qui a été sanctionné après ses résultats, ont été abordés par Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast

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Transcription
00:00Comme chaque mercredi, c'est en effet Alain Dubrulle qui nous accompagne, directeur général délégué de Claresco Finance.
00:05Bonjour Alain, dans un instant nous allons parler de Abivax qui a publié ses résultats en début de semaine,
00:11des résultats qui ont été sanctionnés.
00:13Juste un mot quand même sur le CAC Small qui gagne 49% depuis le 1er janvier, grâce ou à cause de Abivax.
00:20Néanmoins, ça y est, les Small et Mid Cap tentent de reprendre des couleurs.
00:24Oui, bonjour Etienne.
00:25Effectivement, l'année 2025 aurait été sans nul doute celle du retour des petites valeurs français.
00:30CAC Small, alors si on inclut les dividendes, on est à 53.
00:33Et si on inclut ce qui va se passer sur DBV ce matin, à confirmer, on sera plutôt à 54-55.
00:39Donc il faut noter que dans cette hausse de plus de 50%, il y a 21% qui sont attribuables à la seule biotech Abivax,
00:46une société qui était bien représentée dans nos fonds Claresco-Avenir et Claresco-PME.
00:50Effectivement, Abivax a vu son cours multiplier par 14 depuis le début de l'année,
00:53et même par 28 si on prend le point bas du 9 avril à 4,56 et le point haut de 126,60.
01:00C'est un matin en séance il y a une semaine.
01:02Alors cette performance inédite en 40 ans de biotech Côté mérite quelques explications.
01:07Donc Abivax, c'est une société française de biotechnologie, Côté à Paris depuis 2015,
01:11spécialisée dans des maladies intestinales sévères telles que la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn.
01:17Alors contrairement à nombre de ses pairs, cette société a choisi de conserver 100% de sa propriété intellectuelle.
01:23Ça veut dire qu'elle a financé elle-même l'ensemble des études cliniques, phase 1, phase 2,
01:27mais surtout la phase 3 qui est la plus coûteuse, par exemple celle pour la rectocolite, avait plus de 1000 patients.
01:32Et comme les indications ont été prometteuses, le marché a accepté de financer cette société,
01:37ceci étant aussi aidé par une cotation au Nasdaq,
01:40mais ça s'est traduit pendant quand même une dizaine d'années par beaucoup d'augmentations de capital dilutives,
01:44d'autant plus que le marché des petites valeurs était déprimé,
01:47a fortiori les biotechs, ce qui fait que le cours est passé de 20 euros à l'introduction
01:51à un plus bas de 5 euros en avril dernier.
01:54Cependant, les efforts ont été couronnés de succès,
01:56car les résultats intermédiaires à 8 semaines de la phase 3,
02:00donc celle avant la commercialisation pour la rectocolite hémorragique,
02:03ont été publiés le 22 juillet au soir,
02:05ils se sont avérés plus qu'excellents,
02:07rendant envisageable un scénario qu'on pourrait qualifier de plus plus plus,
02:11dans lequel les résultats complémentaires de phase 3 à 32 semaines
02:14qui sont attendus en février 2026 sont considérés comme quasi dérisqués,
02:18et avec un marché final au moins deux fois supérieur aux attentes initiales,
02:22car comme le traitement est très efficace,
02:24il pourrait être proposé à des patients plus en amont.
02:26Donc en conséquence, le titre a été absolument une performance phénoménale,
02:30le 22 juillet on est passé de 9 euros à 53 euros,
02:33le soir même ils ont levé 638 millions d'euros,
02:37c'est-à-dire l'équivalent de leur capitalisation de la veille,
02:39mais pour une dilution seulement de 17% compte tenu de la hausse du cours,
02:44ce qui assure un financement à la société jusqu'à fin 2027,
02:46avant que les résultats commerciaux arrivent.
02:49Alors depuis, des résultats complémentaires sur la phase intermédiaire à 8 semaines
02:53sont venus renforcer le profil de confort du traitement,
02:56par exemple, comme c'est des maladies intestinales,
02:58c'est le nombre de nuits où le patient n'a plus besoin d'aller aux toilettes,
03:00c'est un détail, mais ce sont des éléments qui ne font pas partie des objectifs cliniques,
03:04mais qui peuvent s'avérer importants pour accroître la part de marché du traitement,
03:07parce que pour qu'un médicament soit adopté, il faut aussi que le patient accepte de le prendre.
03:11Alors le cours a poursuit sa progression, on a même eu un plus haut de 126 euros mercredi dernier,
03:15car il y a aussi des résultats de phase 2 dans la maladie de Crohn qui sont attendues fin 2026,
03:20or cette maladie intestinale, plus connue que la rectocolite, est un vrai fléau,
03:24il n'y a pas vraiment de traitement efficace,
03:26et si jamais il y avait le grand succès dans les deux indications, rectocolite et Crohn,
03:32les analyses estiment que chacun d'entre elles pourrait faire plus de 3 milliards de dollars de vente.
03:36Alors comme toutes les bibliothèques qui ont rencontré du succès dans ce genre d'indications
03:40ont été rachetées par des grands laboratoires,
03:42pour en assurer la commercialisation, évidemment,
03:45le marché s'interroge sur la probabilité d'un rachat
03:47par un grand labo au cours des prochains trimestres,
03:50on parle de valorisation qui pourrait être comprise entre 10 et 20 milliards d'euros,
03:54d'où la poussée de filet du cours mercredi dernier,
03:56alors que la capitalisation actuelle, malgré la hausse, n'est que de 7 milliards d'euros.
04:00Alors les résultats trimestriels publiés avant hier soir
04:04ont affiché une hausse des dépenses opérationnelles de R&D,
04:07ce qui fait que la perte à 9 mois est à 174 millions contre 130 l'année d'avant,
04:11mais il faut bien comprendre que compte tenu des succès cliniques
04:13et de l'augmentation de capital réalisé en juillet,
04:15il est tout à fait normal que l'entreprise augmente ses dépenses
04:18compte tenu de ses moyens et de ses ambitions,
04:20cela est tout à fait en ligne avec l'horizon de financement de fin 2027.
04:23Le titre a pourtant reculé hier sur ces nouvelles qui n'ont rien de surprenant,
04:26la prochaine étape ce sont donc les résultats à 32 semaines en février
04:30qui devraient a priori confirmer les bons résultats de juillet dernier.
04:33Alors pour revenir, et ça pourrait être à ce moment-là un catalyse pour un éventuel acquéreur.
04:39Alors pour revenir sur les small caps, c'est vrai que l'indice progresse de 53%
04:43depuis le début de l'année en incluant les dividendes,
04:45cette progression elle provient à 31% de 4 biotech à Bivax,
04:49Nanobiotics qui est contribue pour 6%,
04:51DBV 2,3 mais qui va peut-être monter de 50% ce matin,
04:55et Inventiva.
04:56Et à cela il faut rajouter deux autres valeurs,
04:58l'ISI, donc l'équipement tiers, aéronautique et automobile,
05:02et EXEL, c'est une défense qu'on ne nomme plus,
05:05qui est spécialisée dans les drones maritines.
05:07Si on enlève en fait ces 6 valeurs,
05:09l'indice n'afficherait une croissance que de l'ordre de 10%
05:11en ligne avec les grandes valeurs.
05:14Alors une autre façon de voir la chose,
05:15c'est que sur les 87 valeurs actuellement présentes dans le cas small,
05:18il n'y en a que 12 qui font mieux que l'indice,
05:20mais surtout la moitié progresse de moins de 10%,
05:22un tiers est même en recul.
05:24Donc en d'autres termes, même si toutes ne sont pas excellentes,
05:27il reste de nombreux small caps de qualité,
05:29qui restent sous-valorisés et conservent un potentiel de progression significatif.
05:33Et ce plus 52% du cas small depuis le début de l'année
05:35ne serait qu'un début avec donc la hausse imminente de DBV Technologies.
05:40Pour l'instant, le titre est suspendu,
05:41mais vous l'avez souligné, il est actuellement en très forte hausse.
05:44Pour rappel, DBV Technologies, Alain Dubrul, c'est une biotech
05:47qui essaye de mettre sur le marché depuis des années maintenant,
05:51un traitement notamment pour les enfants,
05:53afin notamment d'éviter les allergies à l'arachide.
05:56Et là, ce matin, ils ont annoncé des résultats de phase 3 convaincants.
06:01Enfin, j'ai envie de vous dire,
06:02là le titre hier soir était aux alentours des 3 euros.
06:05Il faut se souvenir qu'il y a une dizaine d'années,
06:06on était au-delà des 60 euros.
06:08Ça vient de très loin, DBV.
06:09Oui, alors, sur DBV, il y a deux sujets.
06:12Il y a eu des problèmes d'exécution.
06:13La société a été cotée en 2012, dans les 10 euros.
06:16On est monté jusqu'à 70-80 euros pour le titre.
06:19Il y avait de gros espoirs, effectivement,
06:20dans toutes ces maladies où il y a des intolérances
06:24ou des chocs anaphylactiques liés à la consommation,
06:26notamment les fameux fruits à coque ou l'arachide.
06:29Et il y a eu de grosses déceptions en 2017, 2018, 2019,
06:32parce que, notamment, les protocoles cliniques avaient été mal conçus.
06:36Donc là, c'est vraiment une faute du management
06:37qui a d'ailleurs été complètement changée.
06:39Et depuis, la société poursuit néanmoins son objectif
06:42en remontant la pente.
06:43Et donc là, elle vient d'obtenir ce matin
06:45des résultats favorables pour la partie pédiatrique,
06:49c'est-à-dire pour les enfants,
06:50ce qui pourrait, compte tenu de l'urgence,
06:52amener ce qu'on appelle une « breakthrough designation ».
06:55Ça veut dire que si le médicament fonctionne,
06:58il va avoir un processus de commercialisation accéléré.
07:02Donc là, c'est un produit dans lequel on envisage des ventes
07:05qui pourraient être comprises entre 500 millions de dollars et 1 milliard.
07:08Donc bon, le cours, là, ça, il est en train d'ouvrir à plus 40%.
07:11Donc ça va encore contribuer aux biotech françaises cette année
07:14dans la perte du Caxmol.
07:16Précisons quand même sur DBV.
07:17Moi, je n'en ai pas, contrairement à Bivax, j'en ai beaucoup.
07:20Ce qui me gênait sur DBV,
07:22c'est pas tellement le fait que ça réussisse cliniquement,
07:25mais il faut bien comprendre que ce sont des médicaments
07:27qui sont compliqués à vendre parce qu'il y a beaucoup de concurrence.
07:30Il faut aller convaincre des gens, notamment les parents.
07:34On ne passe pas du jour à la nuit, enfin de la nuit au jour, immédiatement.
07:38Donc il faut se rappeler qu'il y a des biotech, par exemple, comme Poxel,
07:41qui avait eu des succès cliniques,
07:42mais derrière, il faut aussi qu'il y ait un succès commercial.
07:45Donc là, je reste prudent, on va dire, sur la partie commerciale.
07:48Mais évidemment, les résultats de phase 3 obtenus aujourd'hui
07:51sont une très bonne nouvelle pour le titre,
07:53qui a déjà d'ailleurs pas mal progressé.
07:54Donc depuis le début de l'année, maintenant,
07:56à DIVAX, on avait pratiquement x5 aussi.
07:59Plus 380%, en effet, pour ce titre DBV Technologies,
08:02qui prend 39% dans les dernières secondes de cotation à 4,28 euros.
08:06Mais comme vous l'avez souligné, c'est un titre qui vient de très loin,
08:09puisque sur une dizaine d'années,
08:11on a un titre qui a été divisé par 10, voire même par 20,
08:14mais qui est salué ce matin après des annonces de phase 3.
08:17Merci beaucoup Alain Djibril, il nous a raccompagné ce matin
08:19afin d'en faire un point sur cette très bonne année pour le CAC Small,
08:22grâce notamment à quelques valeurs que vous avez soulignées,
08:24sur DIVAX qui a été sanctionné en début de semaine après ses résultats.
08:28Et donc sur la news du jour, DBV qui prend plus de 30%,
08:31après donc des résultats préliminaires positifs
08:33pour son patch anti-allergie à l'arachide.
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