00:01Tout pour investir, le placement à suivre.
00:05Et oui, c'est la rentrée sur les marchés.
00:08Beaucoup de choses, beaucoup de choses à regarder de près.
00:11Encore une fois, votre table de mixage pour un savant équilibre
00:15et essayer de garder toutes les perspectives des différentes classes d'actifs.
00:18Nous sommes avec Nicolas Le Maire de Norcia.
00:21Bonjour.
00:22Bonjour Antoine.
00:23Alors la question, elle est bête et méchante, binaire.
00:28Marché ou private equity ?
00:29Parce que c'est vrai qu'on sort d'une année qui a quand même changé pas mal le paradigme
00:32là-dessus.
00:33On a eu une très forte performance des marchés actions.
00:36Des tas d'investisseurs qui ont été séduits les années précédentes
00:38par les rendements du private equity,
00:41avec des conditions de liquidité et d'usage qui sont complètement différentes.
00:45Mais il y a toujours ce duel finalement.
00:47Est-ce que je dois investir dans les actions, dans le private equity ?
00:50Vous, comment vous voyez cette rentrée à ce niveau-là,
00:52si on regarde un petit peu les deux classes d'actifs ?
00:56C'est vrai qu'au niveau de l'ingénierie financière d'Ancien,
00:58on accompagne les conseillers en gestion de patrimoine dans la sélection des produits,
01:01la construction de leurs allocations clients.
01:03Et ça nous permet chaque trimestre d'éditer un observatoire
01:05pour suivre un petit peu ce qu'ils font en termes d'allocations.
01:08Alors on a toujours un volume de la collecte assez important
01:11qui est orienté vers les actions et les obligations.
01:14Mais un phénomène qu'on voit sur les clients de nos 3200 CGP depuis le début de l'année,
01:19c'est une montée en puissance du private equity,
01:21ou plus globalement du private asset,
01:23pour venir diversifier les allocations des clients.
01:27La diversification, c'est vraiment le maître mot que les CGP mettent en œuvre.
01:30En voyant ce qui se passe sur les marchés actions,
01:32on a beaucoup de volatilité.
01:34Sur le marché des taux, les taux varient assez fortement
01:37et on a même certains taux qui crèvent le plafond.
01:39Les CGP cherchent à diversifier les allocations des clients
01:43en allant sur du private asset.
01:45Côté Norsia, en assurance, le private asset,
01:48ça représente à peu près 3% de la poche en unité de compte sur le premier semestre.
01:51En compte-titre par compte, et on va pouvoir y revenir,
01:54c'est là où on voit un petit peu une explosion des volumes de collecte.
01:57On a un peu plus de 5% qui a été alloué à la classe d'actifs sur le début
02:00d'année.
02:01Ah ouais, ce qui est quand même assez significatif.
02:04Alors, vous parlez du private equity et du private asset.
02:09Quelle est la différence entre les deux ?
02:11C'est une très bonne question Antoine.
02:12C'est vrai que c'est une question que nos partenaires CGP et leurs clients se posent.
02:16Il y a un grand besoin de pédagogie pour accompagner la classe d'actifs.
02:19Pour caricaturer, le private asset, ça va être l'investissement dans des actifs
02:23qui ne sont pas cotés sur les marchés financiers.
02:25Parmi les grandes catégories de private assets,
02:28on va retrouver le private equity,
02:29qui est peut-être la sous-classe d'actifs la plus connue des CGP et de leurs clients.
02:33Le private equity, ça consiste à investir au capital d'entreprises
02:36qui ne sont pas cotées en bourse.
02:38Au-delà du private equity, on peut également trouver des produits de dette privée.
02:41La dette privée, ça va consister à prêter de l'argent à des entreprises
02:45en échange d'un intérêt qui sera régulier dans le temps.
02:51Sur ce type de produit, on voit en fait que les taux d'intérêt qu'on peut délivrer
02:55sont souvent supérieurs parce que les entreprises vont se financer
02:58en dehors du système bancaire classique et donc les taux demandés sont plus élevés.
03:02Donc, il y a des rendements assez intéressants à aller chercher sur les produits de dette privée.
03:05Et enfin, on trouve également les produits d'infrastructures privées
03:09qui vont permettre de financer des actifs essentiels comme des actifs sur l'énergie,
03:14les transports, tout ce qui sera lié à la transition écologique ou énergétique,
03:18ou encore les communications.
03:21Donc, s'il faut un petit récap pour vos auditeurs,
03:23le private equity, on devient copropriétaire d'entreprises privées
03:27pour participer et accompagner leur croissance.
03:29La dette privée au lieu d'être copropriétaire, là, on va leur prêter de l'argent
03:34pour financer leurs dettes, pour qu'ils puissent emprunter.
03:37Et enfin, l'infrastructure, le client final au travers du produit
03:40va venir financer des actifs essentiels sur le long terme
03:43en investissant dans les infrastructures dont les entreprises,
03:46et même nous en tant que particuliers, auront besoin au quotidien dans les années à venir.
03:51Bon, maintenant, on voit que c'est un paysage extrêmement vaste, si on regarde bien.
03:55Alors, traditionnellement, en plus, ces produits étaient davantage
03:59des instruments d'investissement de grands professionnels, d'institutionnels.
04:03On voit que de plus en plus, ça se démocratise.
04:05Maintenant, la démocratisation, ça donne un peu le vertige, des fois,
04:08quand on voit les tas et les tas de produits de private equity qui sont proposés.
04:13Qu'est-ce que vous vous diriez, en matière de priorité d'investissement,
04:18suivant son profil d'investisseur, et là, je parle pour tout un chacun
04:22avec une vision patrimoniale long terme,
04:25qu'est-ce qui est le plus intéressant à regarder en premier,
04:28et quels critères choisir ?
04:31Alors, c'est vrai que côté marché, historiquement, la classe d'actifs était plutôt accessible
04:34aux institutionnels, aux grandes fortunes.
04:37On avait des minimums de souscription qui étaient quand même assez élevés,
04:40des durées de blocage qui pouvaient être assez longs,
04:41et qui pouvaient ne pas convenir à monsieur et madame tout le monde
04:45qui voulaient investir des tickets un petit peu plus modestes sur ces produits.
04:48On a eu la réglementation ELTIF qui est arrivée sur le marché,
04:52et qui a permis, notamment pour des placements en compte-titres,
04:55de rendre ce type d'investissement accessible à une clientèle un petit peu plus retail.
05:01Donc, ça a simplifié l'accessibilité du marché privé pour les investisseurs.
05:05On a eu une évolution assez forte sur les contraintes de liquidité.
05:08Les conditions, souvent, pour débloquer son investissement,
05:10sont plus faciles désormais avec la réglementation ELTIF.
05:13Et ça a permis à des grands acteurs anglo-saxons qui, d'ordinaire,
05:18n'allaient chercher que des clients institutionnels,
05:20de rendre leur offre accessible au plus grand nombre.
05:24Côté clients, on a effectivement beaucoup d'offres sur le marché.
05:28Donc, il va être nécessaire de faire appel à un conseiller financier indépendant
05:31pour avoir un accompagnement spécifique sur sa situation.
05:35On a aussi pas mal d'outils d'accompagnement sur le marché.
05:38Par exemple, Norcia propose à ses partenaires un outil qui s'appelle Smart Private Asset.
05:42Avec cet outil, un CGP peut aider son client à monter une allocation d'actifs
05:46et à transpariser un portefeuille sur le non-coté
05:50pour savoir concrètement ce sur quoi il investit.
05:52J'ai parlé tout à l'heure de Private Equity.
05:55C'est vrai que dans le Private Equity, on trouve plusieurs phases d'investissement.
05:58On va avoir, par exemple, le capital risque,
06:00si on souhaite accompagner des startups, des jeunes entreprises
06:03qui vont être assez innovantes.
06:05Le capital développement pour accompagner des entreprises
06:08qui sont déjà établies dans leur croissance.
06:09ou le capital transmission, où là, on sera plutôt sur des entreprises
06:13qui sont matures et sur lesquelles on va chercher à faire un multiple assez important
06:17en revendant les positions.
06:18Donc, c'est vrai que les clients ont besoin, pour s'y retrouver,
06:21d'être accompagnés sur tous ces termes, sur tous ces produits.
06:26Et Norcia leur recommande fortement d'aller se faire accompagner
06:29par un conseiller en gestion de patrimoine.
06:31Oui, d'autant qu'il y a quelque chose qui a été extrêmement attractif
06:34pour le Private Equity, enfin le marché privé de manière générale,
06:38par rapport au marché actions,
06:40c'est que souvent, on a l'impression qu'il y a moins de risques
06:42et puis il y a des rendements assez spectaculaires.
06:45Ces rendements, ça a pu être éventuellement un miroir aux alouettes.
06:48Est-ce que vous pensez qu'il y a des proportions à ne pas dépasser
06:51ou à regarder de manière à ne pas vouloir y aller trop fort
06:55et prendre trop de risques ?
06:58Alors, ce qu'on voit sur notre clientèle, effectivement,
07:00le Private Equity, le Private Asset au sens plus large,
07:03c'est vrai qu'on ne peut pas aller à 100% de son allocation
07:05sur cette classe d'actifs-là.
07:06Il y a quand même un risque embarqué qui est assez conséquent.
07:09Donc, ce qu'on voit, nous, en termes de positionnement,
07:12c'est que très souvent, les conseillers en gestion de patrimoine
07:14recommandent à leurs clients de positionner entre 5 à 10% de leurs actifs
07:17sur ce type de produit.
07:19En assurance, ça peut être fait au travers d'unités de compte,
07:22donc de FCPR, les fonds communs de placement à risque,
07:24sur lesquels on peut aller chercher, effectivement,
07:27des rendements intéressants, entre 8 à 12% selon la typologie de produit.
07:31Et en compte-t-il, de la même manière,
07:33très souvent, ces positions, comme je l'ai dit en introduction,
07:36viennent diversifier le patrimoine d'un client.
07:38Sur des produits d'aide privée,
07:41on peut aller chercher entre 6 à 8% de rendement cible annuel.
07:44Sur des produits diversifiés,
07:46donc qui viendraient se positionner un petit peu
07:47sur toutes les catégories de Private Asset,
07:49on sera plutôt entre 9 à 10%.
07:51Et sur tous les produits d'infrastructure,
07:53donc les produits les plus risqués,
07:54on pourra même aller chercher jusqu'à 12% de rentabilité annuelle.
07:57Donc, ça rapporte du rendement au client,
07:59mais comme vous l'avez dit,
08:00il ne faut pas surpondérer ce type de position
08:02dans une allocation et un portefeuille.
08:04Et il nous reste une minute.
08:06De manière tout à fait pratico-pratique, Nicolas Le Maire,
08:10comment on se positionne ?
08:12Est-ce que ça se passe via des bêtes d'unités de compte
08:15ou est-ce qu'il faut des supports un petit peu plus particuliers ?
08:19Alors, en assurance, effectivement,
08:20on sera au travers d'unités de compte,
08:21des FCPR qui sont, selon la compagnie d'assurance,
08:24accessibles la plupart du temps entre 1 000 euros et 25 000 euros.
08:27Donc, on a quelques produits qui sont très, très bien référencés
08:30chez toutes les compagnes d'assurance.
08:32Je pense notamment à un produit d'Eurasio,
08:35qui est le FCPR Eurasio Private Value Europe 3,
08:38qui est un produit diversifié,
08:39référencé quasiment chez tous les assureurs français.
08:42En compte-titre, là, il faudra passer par des produits healthifs
08:45pour avoir des minimums de souscription plus faibles,
08:47donc à partir de 10 000 euros.
08:50Et donc là, vous pouvez trouver des produits
08:51de Goldman Sachs, de BlackRock, de EQT
08:54pour venir vous positionner sur la catégorie de private asset
08:58qui correspondra le mieux à votre client,
09:00tous ces produits étant bien entendu accessibles
09:02via l'EASOF Nordia.
09:04Nicolas Le Maire de Nordia,
09:05merci d'avoir été avec nous pour parler des opportunités
09:08dans le private equity.