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  • il y a 5 mois
Mardi 9 septembre 2025, retrouvez François Stephan (Directeur Général, ECE école d’ingénieur), Marion Carré (présidente et cofondatrice, Ask Mona) et Edouard de Mézerac (CEO Group, Artefact) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver dans ce Smartech de rentrée 2025.
00:12Il y a des nouveautés et ce rendez-vous en fait partie.
00:15Les interviews de l'IA, une émission entièrement consacrée à l'intelligence artificielle.
00:19C'est 28 minutes ensemble avec plusieurs invités que je vous présente juste après.
00:23C'est parti pour les interviews de l'IA dans Smartech.
00:30Aujourd'hui, autour de la table, des personnalités qui font l'actualité dans ce domaine de l'intelligence artificielle.
00:36On commence avec Marion Carré. Bonjour Marion.
00:39Bonjour.
00:39Vous, vous avez fait parler les statues au château de Versailles quand même cet été.
00:43Edouard Demézérac est également avec nous. Bonjour.
00:47Bonjour.
00:47Vous êtes le CEO du groupe Artefact qu'on connaît bien en matière de conseils sur l'intelligence artificielle.
00:52Vous avez aussi une actualité qu'on va partager ensemble.
00:55Et puis François Stéphan, bonjour.
00:57Bonjour.
00:57Alors vous, j'ai eu une grande chance.
00:59J'ai participé à la rentrée d'étudiant grâce à vous.
01:02Voilà, dans votre école, il y a désormais une IA qui va aussi étudier aux côtés de vos élèves.
01:08Eh bien, on va commencer d'ailleurs avec cet étudiant, donc une étudiante pas comme les autres.
01:11Elle s'appelle Milo.
01:12On va la découvrir tout de suite en images.
01:14Je suis Milo, élève en première année d'école d'ingénieur à l'ECE Paris.
01:18Je fais partie du BDE et de l'intelligence lab.
01:20J'adore aider mes camarades à réussir avec le sourire.
01:23Tu veux que je t'aide sur un sujet en particulier.
01:27Alors, bon, elle a une façon de parler un peu particulière, mais enfin, on commence à être habitué maintenant avec les chatbots.
01:32Donc, présentez-nous, vous, Milo, quelle est cette intelligence artificielle qui va intégrer votre école, l'ECE ?
01:39En fait, c'est tout simple.
01:41On s'est dit, mais évidemment, l'IA bouleverse le métier auquel on forme nos étudiants, qui vont être des ingénieurs augmentés par l'IA, bien évidemment.
01:49Nos enseignants, notre métier.
01:50Nous, comme tous les métiers, notre métier de pédagogue va se transformer par l'IA.
01:53Donc, on va avoir des enseignants, des professeurs augmentés par l'IA.
01:56Donc, comment faire ? Comment s'y prendre ?
01:58Donc, plutôt que faire un projet de recherche théorique, etc., nous, on est très ingénieurs, très terrain.
02:03Et donc, on s'est dit, on va expérimenter.
02:04On s'est dit, et si on accueillait une IA étudiante ?
02:07Et Milo, c'est la première IA étudiante en ingénierie au monde, c'est-à-dire...
02:11Donc, elle va assister aux cours ?
02:13Elle va assister aux cours.
02:14Elle va suivre les cours.
02:15Ça va être une super étudiante.
02:16Donc, on va commencer par les mathématiques.
02:18Donc, vous avez peut-être fait, on lui pose déjà des questions en maths.
02:20Elle est super forte en maths.
02:22Elle va aider ses camarades.
02:23Camarades qui n'ont pas bien compris en cours, par exemple.
02:25Ils ont suivi un cours sur les nombres complexes, par exemple.
02:29Compliqués, les nombres complexes.
02:30Et donc, elle va prendre plein de questions.
02:33Et les étudiants vont dire, après le cours, j'ai rien compris, là, au cours de M. Rocher.
02:36Tu pourrais m'expliquer les nombres complexes ?
02:38Mais alors, c'est quoi ? C'est plutôt un deuxième prof ?
02:40Un bon camarade ?
02:41Comment vous l'assister cette IA ?
02:43C'est les deux, en fait.
02:44C'est le mélange de ce qu'on appelle un student assistant et un teaching assistant.
02:49C'est le mélange des deux incarnés physiquement.
02:51Et c'est au centre.
02:52Et alors, à l'intérieur, comme technologie, parlez-nous du modèle de langage que vous utilisez.
02:56Qu'est-ce que vous avez fait comme choix technologique ?
02:58Ça, c'est très important.
03:00Donc, on a fait un choix de ce qu'on appelle un SLM, un small language model.
03:03Donc, c'est un langage modèle spécialisé, open source, souverain.
03:07Donc, c'est issu des travaux de nouveaux de nos étudiants.
03:10Souverain, c'est-à-dire français, européen ?
03:11C'est-à-dire européen, pas américain, pas chinois, en fait.
03:15Et open source.
03:15En fait, nos étudiants, il y a quelques mois, ils ont fait du merging de modèles, du pruning, du fine tuning.
03:21Et en quelques mois, ils ont fait un modèle qui s'appelle Primal, qui fait 3 milliards de paramètres.
03:25Ils l'ont placé top 1 mondial sur Hugging Face.
03:27Ils devaient être fiers, vos étudiants.
03:28Et donc, en fait, ils ont pris un modèle bon en maths.
03:30Ils ont pris un modèle bon pour raconter des histoires.
03:32Ils ont fait un prof de maths.
03:33Et c'est ça qu'est le cerveau ou le cœur.
03:35Je préfère dire le cœur de Milo.
03:37D'accord.
03:37Donc, Milo, c'est d'abord une étudiante en mathématiques.
03:39Elle va assister au cours.
03:41Elle va pouvoir aider les étudiants dans leur révision.
03:45Qu'est-ce que ça apporte, sa présence physiquement en classe ?
03:48Parce qu'on pourrait tout simplement lui charger le cours de mathématiques du professeur.
03:53Alors, bien évidemment, d'abord, Milo, elle sera accessible sur smartphone, 24 heures sur 24 heures, bien évidemment.
03:58En fait, le fait de l'incarner physiquement, d'abord, elle va capter des choses.
04:02Le professeur de mathématiques va dire, par exemple,
04:05« Attention, pour votre DS de la semaine prochaine, il faut réviser les noms complexes. »
04:09Donc ça, ce n'est pas dans les polis, c'est nulle part.
04:11Donc aujourd'hui, vous avez des étudiants qui demandent à leurs camarades,
04:14« Au fait, j'ai séché le cours, oups, pardon, tu pourrais me passer tes notes. »
04:17Ou j'étais malade.
04:18Ou j'étais malade, bien sûr.
04:19J'ai fait des cours, j'étais absent.
04:20« Je n'ai pas du tout fait la soirée du jeudi soir. »
04:22Non, non, surtout pas.
04:23Et donc, Milo va passer les cours, va passer ses notes et va dire,
04:28« Diviser les noms complexes. »
04:29Mais elle va aussi aider le professeur.
04:31Elle va aller voir le professeur et lui dire,
04:32« Écoutez, monsieur le professeur, j'ai eu énormément de questions sur le théorème
04:36des équations aux dérivés partiels.
04:38En fait, ils n'ont pas compris ce que vous leur avez expliqué. »
04:40« Ah bon ? Ah ben, donc, je vais expliquer différemment. »
04:42Et les profs, ils accueillent ça comment ?
04:44Une élève qui a écouté le cours et qui va aller un peu les challenger, justement,
04:47sur ce qui a été clair ou pas pour les élèves ?
04:49Alors, pour l'instant, on travaille avec le département de mathématiques.
04:52Ils sont à fond, bien évidemment.
04:54Mais ce que je peux vous dire, qu'en parallèle,
04:55on a lancé des groupes de travail avec toute notre équipe pédagogique.
04:58Moi, je m'attendais à une certaine prudence,
05:00certaines réserves.
05:02Ils sont, en fait, extrêmement enthousiastes,
05:04très positifs.
05:05Ils ont plein d'idées pour s'emparer de cette technologie
05:07au service des étudiants et de leur métier, finalement.
05:10Et de l'accueil des étudiants, ils ont réagé comment ?
05:12Les autres étudiants ?
05:13Eh ben, les étudiants, ils ont adoré.
05:14Il y a eu quelques interviews, vous verrez.
05:16Alors, je ne sais pas si on a d'ailleurs une réaction d'une étudiante
05:19à la découverte de Milo.
05:22Je ne sais pas si on peut la diffuser maintenant.
05:23Bon, la prochaine fois, on l'a mise sur les réseaux sociaux.
05:27En tout cas, pour l'instant, c'est la curiosité.
05:29Parce qu'on y était à la rentrée, je me permets de répondre.
05:31Pour l'instant, c'est, on va voir
05:33quel type de questions on aura envie de lui poser.
05:35C'est ça, hein ?
05:35Exactement.
05:36Ils sont très surpris, en fait.
05:38Mais comme tous les jeunes,
05:40ils attrapent les nouvelles technologies comme ça,
05:42très rapidement.
05:43Et pour eux, j'ai envie de dire,
05:44c'est presque naturel, finalement.
05:46Et Marion, vous avez une question aussi, peut-être,
05:48sur cet étudiant ?
05:49C'est une première mondiale.
05:51Je veux dire, ça se passe à l'ECE, école.
05:53En France.
05:53D'ingénieurs.
05:54En France, c'est à partir du groupe Omnès Éducation.
05:57Tout à fait.
05:57L'ECE.
05:58C'est une première mondiale, voilà,
05:59une IA étudiante en ingé.
06:02Effectivement, moi, je trouve ça intéressant
06:04ce que pourront en faire aussi les enseignants
06:06sur ce rapport après la classe,
06:09de pouvoir avoir des retours sur les questions
06:11qui sont beaucoup posées.
06:12Donc, je trouve ça intéressant de le penser
06:13comme un outil pour les élèves,
06:14mais aussi qui aide les enseignants
06:16à repositionner leurs discours.
06:18Et ce qu'ils présentent, ça fait aussi pas mal écho
06:20avec ce qu'on va partager ensuite.
06:22Donc, hâte d'en savoir plus.
06:25Et puis, c'est une façon, c'est vrai,
06:26de former à l'IA,
06:28d'expliquer finalement ce qu'il y a derrière la machine,
06:31derrière le logiciel,
06:32parce que c'est un projet d'étudiant.
06:34Oui, et vous...
06:35Enfin, je ne sais pas si vous avez vu Youssef Jaffar,
06:37qui est un des étudiants qui a travaillé dessus.
06:38Quand les journalistes ont posé des questions,
06:40il avait les yeux qui brillaient,
06:41et il dit, il y a encore plein de travail à faire dessus.
06:43Donc, en fait, c'est un objet pédagogique,
06:45mais c'est aussi un objet de recherche.
06:46Nous, c'est un projet de recherche,
06:48mais expérimental, terrain,
06:50parce qu'on est une école,
06:51on est collé sur le terrain.
06:52Et avec l'accélération phénalmodale de l'IA,
06:55la seule façon de rester, je dirais,
06:57au bon niveau,
06:59c'est d'être collé au terrain.
07:01Pour réagir peut-être,
07:02ce qui est intéressant,
07:03c'est qu'on voit ça chez beaucoup de nos clients.
07:05L'adoption, certes, est driveée par le haut,
07:08et donc il y a votre vision qui est derrière,
07:09mais surtout par des individus
07:11qui croient qu'ils sont sur le terrain
07:12et qui développent quelque chose
07:14et qui créent un effet d'entraînement.
07:16Et souvent, on voit quelques individus,
07:18des hommes, des femmes,
07:18qui se disent,
07:19je testais quelque chose de différent.
07:20Et ça, c'est des super exemples.
07:22Oui, c'est vrai, absolument.
07:23Alors, on passe à Marie-Mancaré,
07:25cofondatrice présidente d'ASC Mona,
07:28une entreprise qui utilise
07:30l'intelligence artificielle
07:31pour améliorer l'accès à la culture.
07:34C'était un moment très important cet été,
07:36puisque beaucoup de touristes
07:37ont pu découvrir des nouvelles façons
07:40de faire leurs visites,
07:41accompagnés de compagnons,
07:42d'assistants en intelligence artificielle.
07:44Moi, j'ai noté ce projet
07:46que vous avez monté au Château de Versailles,
07:47qui permet de faire parler les statuts,
07:51de les faire dialoguer finalement
07:53avec les visiteurs.
07:54Expliquez-nous comment ça a fonctionné,
07:55quel a été le but de ce projet.
07:57Tout à fait.
07:58Ce projet, c'est le fruit d'un partenariat
07:59entre ASC Mona,
08:01le Château de Versailles
08:02et OpenAI.
08:03Et donc, l'envie pour nous,
08:04c'était de se dire,
08:05mais comment est-ce qu'on peut faire parler
08:06les statuts dans les jardins ?
08:08Parce qu'à Versailles,
08:09il y a beaucoup de choses à voir
08:10et les jardins sont immenses.
08:12Et souvent, on a ces statuts face auxquels...
08:13Le grand musée statuaire,
08:14j'ai appris ça en plein air.
08:15Exactement.
08:16Il y a vraiment des centaines
08:17et des centaines de statuts.
08:18Et donc, certaines qui attirent notre curiosité,
08:21on a envie d'en savoir plus.
08:23On s'est dit,
08:23mais on pourrait mettre
08:24l'intelligence artificielle
08:25au service de cette découverte
08:27pour satisfaire la curiosité des visiteurs.
08:30Et donc, ce projet...
08:31Mais qu'est-ce que ça change
08:32par rapport à un panneau
08:33qu'on mettrait devant la statue
08:34pour expliquer ce que c'est ?
08:35En fait, le panneau,
08:36il y a un côté un peu
08:37« one size fit all »,
08:38c'est-à-dire que tout le monde
08:40lit la même information
08:41alors que chacun a une curiosité différente.
08:43Des connaissances différentes,
08:45un âge différent,
08:46un profil différent.
08:48Et donc, nous, l'enjeu,
08:49c'était de permettre
08:49à chaque personne
08:50d'apprendre sur ce qui l'intéresse.
08:53Mais c'est-à-dire ?
08:53Comment ?
08:54Donc, à travers une application ?
08:55En fait, c'est très simple.
08:56On prend son téléphone,
08:58on scanne un QR code devant la statue,
09:00on arrive sur une page
09:01où c'est comme si on appelait un ami,
09:03il y a une conversation
09:03qui se déclenche en temps réel,
09:05comme la discussion qu'on a en ce moment.
09:08Sauf qu'en fait,
09:08on discute avec la statue.
09:10Et donc, chaque statue
09:11a une voix différente.
09:13On a vraiment travaillé
09:14sur la tonalité,
09:16la ligne éditoriale aussi
09:17pour que chaque statue
09:18s'exprime très différemment.
09:19Et donc, nous raconte sa vie
09:20en nous disant « bonjour,
09:22je suis la donne ».
09:22Et alors, donc,
09:22elle ne fait pas le même discours
09:24à tout le monde ?
09:24Alors, effectivement,
09:25en fonction de ce qu'on a déjà parlé,
09:27c'est la première fois qu'on parle,
09:29elle va nous faire
09:29un message d'introduction
09:30pour qu'on sache
09:31à qui on parle.
09:32Mais après,
09:32on peut l'interrompre.
09:33On peut poser ses questions.
09:34On peut dire « la semaine dernière,
09:36encore, j'étais… »
09:37Si on lui dit, par exemple,
09:38« mais je suis avec un enfant de 6 ans,
09:40est-ce que tu peux m'expliquer ça ? »
09:41Du coup,
09:41elle va changer un peu sa tonalité,
09:44adapter le message qui est donné.
09:45Donc vraiment,
09:46chaque personne va avoir
09:47une expérience différente
09:48avec les statues
09:49en fonction de la conversation
09:51qu'elle va avoir.
09:51C'est un défi énorme
09:53parce que pour l'avoir testé
09:54dans différents musées,
09:56l'intelligence artificielle
09:58à laquelle on parle,
09:59on arrive parfois
10:00dans des impasses,
10:02elle ne comprend pas forcément
10:03toujours ce qu'on lui demande.
10:04En fait,
10:04on en attend tellement
10:05beaucoup aujourd'hui
10:06parce que tout le monde
10:07utilise Tchadipiti
10:08de manière très libre
10:09et très ouverte
10:10que ça peut être déceptif
10:13quand on reste
10:14dans un domaine fermé.
10:15Là, en l'occurrence,
10:16j'imagine que vous avez
10:17cerné quand même
10:18le sujet de la statue,
10:19c'est-à-dire qu'elle ne va
10:20parler que de ce thème-là
10:21et pas d'autre chose.
10:22Comment est-ce que vous faites
10:23pour éviter l'effet déceptif
10:24alors qu'aujourd'hui,
10:24il y a tellement d'attentes ?
10:26Alors, on a fait un travail de fond
10:28parce qu'on voulait trouver
10:29un équilibre
10:30entre la véracité historique
10:32qui est essentielle
10:33et donc on a les conservateurs
10:34du château de Versailles
10:35qui ont travaillé
10:36pour rassembler
10:37pour chaque statue
10:38des éléments
10:38sur la statue,
10:39sur le contexte de Versailles
10:40en règle générale.
10:42Mais on voulait éviter
10:42l'effet que vous décrivez
10:44où on va lui demander
10:45qu'est-ce que tu penses
10:47de la Champions League ?
10:48C'est un exemple
10:48de question qu'on a
10:49et là, il va nous dire
10:50qu'est-ce que c'est
10:51la Champions League ?
10:52Non, je ne peux pas répondre.
10:54Et donc, en fait,
10:55on a trouvé une façon
10:57de permettre à l'IA
10:58de s'exprimer
10:59en restant dans son domaine
11:00d'expertise
11:00mais quand même
11:01de rebondir
11:02de façon amusante
11:03avec des clins d'œil
11:04quand on pose des questions
11:05qui sont en dehors.
11:06Et donc, on a eu
11:07beaucoup, beaucoup
11:07d'utilisateurs
11:09et beaucoup de presse aussi,
11:10plein de journalistes
11:11qui ont été la tester.
11:12Et donc, à chaque fois,
11:13l'intelligence artificielle
11:13rebondit
11:14pour ensuite partager
11:16quelque chose
11:16qui est en lien
11:17avec les contenus
11:18pour lesquels on va l'avoir
11:18mais elle est quand même
11:19un peu espiègle.
11:20Et on peut aussi,
11:21si on s'amuse,
11:22faire parler même
11:23deux statues entre elles
11:24avec deux téléphones.
11:25Donc, c'est assez amusant.
11:27Sympa.
11:28Je vais vous laisser la parole
11:30mais j'avais quand même
11:30une question
11:30sur le choix technologique.
11:32Vous avez dit
11:32que vous travaillez
11:33avec OpenAI
11:34donc derrière
11:35ChatGPT.
11:38Pourquoi ce choix
11:39en particulier
11:39et pourquoi pas
11:40un choix français
11:42par exemple
11:43ou OpenSource ?
11:44Le choix qu'on a fait
11:45pour ce projet,
11:45en fait,
11:46on voulait expérimenter
11:47l'interaction en temps réel
11:48parce que nous,
11:49on fait du texte,
11:50de la voix,
11:50on a plein d'autres types
11:51de dispositifs
11:52qu'utilisent
11:52d'autres types
11:53de technologie.
11:54Mais là,
11:54on se demandait
11:55qu'est-ce que le temps réel
11:55allait apporter
11:56dans l'interaction
11:57et comment ça allait
11:58être pris en main
11:59par les publics.
11:59Donc, c'était vraiment
12:00cette approche
12:01d'expérimentation
12:02en se disant
12:02si on peut échanger
12:03en temps réel
12:04avec une statue
12:05qui répond à toutes nos questions,
12:06qu'est-ce qui se passe
12:07chez les visiteurs ?
12:08Et donc, pour l'instant,
12:09les retours sont très bons
12:10puisqu'on reçoit
12:10à peu près 1000 messages
12:12par jour.
12:12C'est très utilisé.
12:14C'est disponible
12:14dans plusieurs langues
12:15et l'enjeu,
12:16c'est, comme pour vous,
12:17de permettre aux équipes
12:18du Château de Versailles
12:19de mieux comprendre
12:20les attentes des publics
12:21devant les statues
12:22puisqu'on a du coup
12:24les données de conversation
12:25qui sont analysées
12:25pour comprendre
12:26les questions les plus posées,
12:28les thématiques.
12:28Vous avez fait un choix
12:29d'efficacité, on va dire,
12:31pour la gestion
12:31des paroles en temps réel,
12:33les interactions
12:34les plus naturelles possibles.
12:35C'est ça.
12:36C'est ce qu'on voulait expérimenter.
12:37François, vous aviez une question ?
12:38Moi, je trouve ce projet
12:39absolument formidable.
12:40Je pense à la jeunesse,
12:41vous l'avez évoqué.
12:43Moi, je me rappelle
12:43mes enfants,
12:44quand ils étaient petits,
12:45on allait dans les musées
12:45et des musées
12:47avec du texte comme ça
12:48et ils disaient
12:48« Ah, c'est quoi ça, papa ? »
12:49Je lui dis « Mais lis le truc ! »
12:50Évidemment,
12:50ils n'allaient pas lire le truc.
12:52Donc, ma question,
12:52c'est est-ce que vous avez
12:54un peu un retour
12:55sur l'utilisation
12:55par les jeunes,
12:56par les enfants ?
12:57Comment ils s'approprient
12:58cet outil ?
12:59Vous l'aviez un petit peu évoqué,
13:00mais comment ça se passe ?
13:01Parce que je trouve
13:01que c'est un outil formidable
13:02pour apporter la culture
13:04à nos jeunes
13:04qui sont tellement inondés
13:06de réseaux sociaux, etc.
13:07C'est un grand sujet
13:08de la rentrée.
13:09Donc, voilà,
13:10ça m'intéresse beaucoup
13:10d'avoir un peu
13:12ce feedback de votre part.
13:13Alors, les retours terrain
13:14qu'on a sont très intéressants
13:16parce qu'il y a la question
13:17des jeunes qui s'en emparent,
13:18mais aussi des moins jeunes.
13:20Et en fait,
13:20souvent avec l'intelligence artificielle,
13:22on pense tout de suite
13:22« IA égale jeunes utilisateurs ».
13:25Mais on a ce cas,
13:26une histoire que j'aime bien,
13:27d'un groupe
13:28de trois vieilles dames
13:30qui ont été vraiment spécialement
13:32pour l'utiliser,
13:33qui ont posé des questions
13:33à toutes les statuts.
13:35Et donc, on voit vraiment
13:36un engagement approfondi
13:37des utilisateurs
13:38avec des profils
13:38qui ne sont pas forcément…
13:40Donc, il y a beaucoup de jeunes
13:40qui s'en servent,
13:41mais pas qu'eux.
13:42Et surtout,
13:43des publics internationaux
13:44parce que c'est vraiment
13:45un enjeu aussi
13:46au Château de Versailles
13:47qui peuvent avoir
13:48ce niveau d'interaction
13:48dans plusieurs langues.
13:50Donc, voilà les retours terrain
13:51qu'on a depuis cet été.
13:53Allez, on passe à Édouard de Mezrac,
13:55donc CEO du groupe Artefacts,
13:57Société de conseil d'ingénierie française
13:59spécialisée en data et en IA.
14:01Vous avez lancé, vous,
14:02un concours pour les cinéastes
14:04qui veulent s'emparer
14:05justement de l'intelligence artificielle
14:06pour créer d'une nouvelle manière.
14:09Ça va être la deuxième édition
14:10cette année
14:11qui va être présidée d'ailleurs
14:13par Cédric Clapiche
14:14qu'on aime beaucoup.
14:16Excellent dernier film.
14:17Là, les inscriptions démarrent
14:19donc là en septembre,
14:20là tout juste.
14:22C'est une industrie,
14:23le cinéma qui est en avance
14:24sur l'utilisation de l'IA.
14:26C'est en avance.
14:27Vous êtes en secteur avec Artefacts.
14:28Notre métier,
14:29c'est d'accompagner
14:30à l'adoption de la data et l'IA
14:31dans tous les métiers,
14:32entreprise privée,
14:33entreprise publique, etc.
14:34Ce que l'on voit
14:35dans le monde du cinéma,
14:35c'est en fait
14:36ceux qui travaillent
14:37dans le monde du cinéma
14:38l'utilisent beaucoup
14:39dans leurs tâches,
14:40dans leurs recherches créatives,
14:42dans leurs démarches de création, etc.
14:44Dans la production elle-même,
14:45c'est en train d'apparaître.
14:46Et ce qui est très intéressant
14:47avec ce festival
14:48des courts-métrages,
14:49c'est qu'en fait
14:50ça permet de passer
14:51en production
14:51des films
14:53qui n'auraient jamais
14:53trouvé de financement.
14:54Parce qu'effectivement,
14:56l'idée peut être géniale,
14:57mais il y a,
14:58étant donné le nombre
14:58d'acteurs qu'il faudrait,
14:59les décors qu'il faudrait,
15:01les lieux de shooting
15:01qu'il faudrait,
15:02c'est irréalisable.
15:05Grand honneur
15:06à l'idée créatrice de départ
15:08et à l'idée du réalisateur
15:09et qui trouve son public.
15:12Le court-métrage
15:12qu'il y a l'an dernier
15:13qui a trouvé
15:14et a un coût
15:15qui est un millième
15:16du coût initial.
15:17J'ai montré à mes enfants
15:18le court-métrage
15:19de l'an dernier
15:20qui avait gagné le prix.
15:22Ils se trouvaient ça
15:23absolument génial.
15:24Est-ce qu'il faut
15:25que ce soit transparent ?
15:26Est-ce qu'il faut montrer,
15:27dire quand on intègre de l'IA,
15:29quand on multiplie les personnages
15:30de manière artificielle,
15:31par exemple ?
15:33Quelle est votre position là-dessus ?
15:35Aujourd'hui,
15:36quand on voit ce qui se passe,
15:37vous allez en Chine,
15:38sur WeChat,
15:38toute vidéo
15:39qui est générique de l'IA,
15:40il y a marqué noir sur blanc
15:41que c'est généré par de l'IA.
15:43Vous allez sur TikTok,
15:44sur YouTube,
15:45les images générées,
15:46les vidéos générées
15:46ne sont pas flaguées
15:48en tant que telles.
15:49Moi, je pense que ça va dépendre
15:50énormément des domaines.
15:52Dans certains domaines,
15:54ça va être très important
15:55qu'on sache
15:56à quels endroits
15:57l'IA est utilisée
15:58et surtout,
15:59il y a des aspects réglementaires
16:00pays par pays,
16:01région par région,
16:02où on doit
16:03parfaitement rentrer
16:04dans les règles de ça.
16:06Donc,
16:07je pense que la réponse
16:07va être très différente
16:08par sujet,
16:09par domaine,
16:09par industrie.
16:10Et comment est-ce que
16:12la profession réagit
16:14face à cette intelligence
16:14artificielle ?
16:15Parce qu'on a vu
16:15des mobilisations
16:16quand même importantes,
16:18des inquiétudes
16:19très fortes
16:20dans la profession
16:21vis-à-vis
16:22de l'utilisation
16:23de l'IA
16:24et de la question
16:24du remplacement
16:25de certaines professions.
16:27Ce que l'on entend
16:28et je vais faire le parallèle
16:29avec beaucoup
16:30d'autres métiers,
16:31c'est pour moi
16:32le juste mot,
16:33l'IA,
16:34c'est un accompagnateur
16:36amical,
16:37un compagnon amical
16:38dans le travail
16:39de création,
16:40que ce soit
16:41dans l'écriture,
16:42ma femme est écrivain,
16:44elle se sert
16:44dans certains éléments
16:45de recherche
16:46pour créer
16:47un imaginaire
16:48autour d'un sujet,
16:49des outils
16:50pour la traduction,
16:51donc un accompagnement
16:52amical.
16:52Et ensuite,
16:52sur le développement
16:54de scénarios,
16:55ce que je pense
16:56va arriver,
16:57c'est qu'il y aura
16:57une richesse,
16:59une finesse
16:59bien plus forte
17:00dans ce qui peut être fait.
17:01Donc,
17:02l'avenir nous le dira,
17:04ce que l'on voit,
17:05c'est que comme d'habitude,
17:06comme pour les étudiants,
17:08comme dans le monde
17:08de la culture,
17:10il va y avoir
17:10des personnes
17:11qui y croient au départ
17:12et qui vont embarquer
17:13les autres.
17:14Et c'est évident
17:15que n'importe quelle technologie
17:16au départ
17:16crée de l'angoisse,
17:18c'est absolument certain
17:19et ça va tellement vite
17:20et ça crée des inquiétudes.
17:21Il y aura le sujet
17:21que vous connaissez bien
17:22de la reconversion
17:23puisque vous avez lancé
17:24la School of Data
17:24qui est vraiment
17:26ciblée là-dessus
17:27sur comment on reconvertit
17:29des profils
17:29au métier de la data
17:30et de l'IA.
17:31C'est compliqué quand même
17:32comme chemin, non ?
17:33C'est compliqué,
17:34sauf qu'aujourd'hui,
17:34apprendre,
17:35c'est dix fois plus facile.
17:36Chez nous,
17:38travailler,
17:39coder,
17:40nos propres équipes
17:41sur nos propres sites web,
17:42nos propres outils internes,
17:43en fait,
17:43on est capable
17:44de faire
17:44des nouvelles fonctions
17:47en quelques heures
17:49alors que ça prenait
17:50quatre jours,
17:51cinq jours
17:51il y a encore un an.
17:52Donc,
17:53dans les métiers techniques,
17:54l'apprentissage
17:55est beaucoup plus facile
17:56parce qu'en fait,
17:57on peut avoir
17:57un coaching individuel
17:58et c'est ce que l'IA
17:59étudiante va faire,
18:00c'est qu'on va pouvoir
18:01vous parler
18:02avec vos mots
18:05et votre niveau à vous.
18:06Donc,
18:06il y a quelque chose
18:07où l'apprentissage,
18:08je pense,
18:08va être facilité
18:09dans pas mal de dimensions.
18:10Sur le sujet
18:11de ce que change
18:12l'intelligence artificielle
18:13dans le monde
18:14de la créativité,
18:15c'est un sujet
18:16que vous connaissez bien
18:17également,
18:18vous avez l'impression
18:19que là,
18:20on est en train
18:20de passer
18:20un cap important.
18:24Alors,
18:24je pense qu'il y a
18:25effectivement
18:26beaucoup d'opportunités
18:27qu'offre l'intelligence
18:28artificielle
18:29et la créativité
18:29quand on sait bien
18:30s'en servir
18:31à bon escient.
18:32Il peut y avoir
18:32ce rôle de partenaire
18:34créatif que vous décrivez
18:35où on peut faire,
18:36moi,
18:36ce que j'appelle
18:37une sorte de ping-pong
18:38avec l'intelligence
18:38artificielle
18:39qui vient nous donner
18:40des sources d'inspiration,
18:42qui nous aide
18:42à trouver aussi
18:43les limites
18:43dans notre travail.
18:44Donc,
18:44ça,
18:45c'est très important.
18:45Après,
18:46il reste le sujet
18:46de l'adoption
18:47qui est encore
18:48pas complètement...
18:51C'est encore...
18:52Beaucoup de personnes
18:52s'intéressent,
18:53les personnes
18:54qui sont vraiment formées
18:55et qui ont un usage,
18:57on va dire,
18:57en production
18:57de l'intelligence
18:58artificielle,
18:58ça reste encore limité.
19:00Donc,
19:00je pense qu'à cet enjeu...
19:01Ça demande du temps,
19:02il faut trouver
19:02les bons outils,
19:03la bonne manière
19:03de s'en emparer.
19:04C'est pas comme ça
19:05d'un plaquement de doigts.
19:06Exactement.
19:07Et je pense qu'il y a un enjeu
19:08parce qu'on parle
19:08beaucoup d'adoption.
19:09On a l'impression
19:09que dès lors
19:10qu'on maîtrise
19:10un ou deux promptes,
19:11ça y est,
19:12on a adopté l'IA.
19:13Alors qu'à mon sens,
19:14c'est un peu plus profond.
19:16Il faut comprendre,
19:17pas forcément être en mesure
19:18de développer
19:19son propre modèle,
19:20mais comprendre
19:21comment est-ce qu'il fonctionne,
19:22ses forces,
19:22ses faiblesses
19:23pour vraiment
19:23s'en servir
19:24à bon escient.
19:26Alors,
19:26Artefac est entré
19:27en négociation
19:28avec le fonds
19:29d'investissement
19:29Synven.
19:31On part d'une valorisation
19:32de l'entreprise
19:32du coup
19:33d'un milliard.
19:34Absolument,
19:35c'est une très belle nouvelle.
19:36Oui.
19:36On est Artefac.
19:37Qu'est-ce que tu allais faire
19:39avec tout ça ?
19:40C'est très simple.
19:41Artefac a été créé
19:42il y a 11 ans.
19:44Notre mission,
19:45ce que l'on croit,
19:45c'est qu'on ne veut pas
19:46que la Data IA
19:46soit uniquement
19:47dans des mains d'experts.
19:48On veut que la Data IA
19:49transforme la façon
19:50dont les entreprises
19:51et les organisations
19:51fonctionnent.
19:53Et on a un boulevard
19:54devant nous.
19:54Le niveau de maturité
19:56des entreprises
19:57comme des organisations publiques
19:59sur l'utilisation
20:01de l'IA
20:01dans leur processus,
20:03dans leur façon
20:03de répondre aux clients,
20:05dans leur façon
20:05de leurs propres opérations
20:06internes.
20:07est colossal.
20:08Le niveau est très bas.
20:10C'est-à-dire qu'il est colossal ?
20:11Le niveau est très bas.
20:12On est au tout début
20:15de l'adoption.
20:16Une étude du MIT
20:17est sortie la semaine dernière.
20:18Il y a uniquement
20:195% des entreprises
20:20qui ont mis en place
20:21des outils d'IA génératifs
20:22qui ont vu vraiment
20:23un impact significatif.
20:25Pourquoi ?
20:25Parce que c'est compliqué.
20:26Et c'est là où nous,
20:27on intervient.
20:28Donc, notre valorisation
20:29d'un milliard,
20:30c'est une très bonne nouvelle.
20:30C'est une reconnaissance
20:31sur le fait qu'on est maintenant
20:332 000 employés dans le monde.
20:35On fait un travail
20:36qui a beaucoup de valeur,
20:37qui fonctionne.
20:38Et la demande
20:39de tous nos clients
20:41sur ces sujets
20:41est très importante.
20:43Et un point important,
20:43c'est qu'on est
20:44une des boîtes françaises.
20:45Et j'insiste sur le...
20:46On a créé à Paris
20:47il y a 11 ans,
20:48mais on est sortis de France.
20:49On est présents
20:49dans 25 pays.
20:51Sur les 2 000 salariés,
20:52il y en a 2 tiers
20:53qui sont en dehors de France.
20:54On est aux États-Unis,
20:55on est en Chine,
20:56on est en Afrique,
20:57on est au Moyen-Orient.
20:59D'avoir des entreprises françaises
21:01qui puissent rayonner
21:02et accompagner
21:03des groupes internationaux,
21:04c'est très important.
21:05On est ravis.
21:06Mais alors,
21:07est-ce que vous n'avez
21:07quand même pas peur
21:07de la bulle ?
21:09Parce que maintenant,
21:10on est vite,
21:11très bien valorisés
21:12quand on parle
21:13d'intelligence artificielle.
21:15Il y a peut-être
21:16une petite angoisse, non ?
21:17Il n'y a pas du tout
21:18d'angoisse,
21:18parce que la valorisation,
21:20elle est très raisonnable.
21:22C'est simple,
21:23Palantir,
21:23des boîtes comme ça
21:24sont valorisées
21:24200 fois les bits d'un.
21:26On est très, très, très,
21:26très, très, très loin
21:27de ces multiples,
21:28pour qu'on soit clair.
21:29En Inde,
21:30il y a un de nos concurrents
21:32qui fait une IPO,
21:32c'est l'information publique,
21:33qui sont à 100 fois les bits d'un.
21:35On est encore une fois
21:36extrêmement loin
21:37de ces multiples.
21:37Donc, on a une valorisation
21:38qui est la preuve
21:39de ce qu'on a pu délivrer
21:41et qui est en ligne
21:42avec le marché
21:43qui est devant nous
21:44et qui est important.
21:46J'avais un peu
21:46la même question aussi
21:47pour Ask Mona,
21:48parce que vous,
21:49vous avez traversé
21:49déjà plusieurs hype,
21:51on va dire.
21:52Exactement.
21:52Il y a eu la première hype
21:53au début des chatbots.
21:55avec, je me souviens,
21:56Mark Zuckerberg
21:57qui disait que dans Facebook,
21:57ça allait être la transformation.
21:59Puis, paf,
21:59ça s'est complètement cassé la figure.
22:01Et là, hop,
22:02ça redémarre
22:03parce qu'on a à l'arrivée
22:04des IA génératifs
22:05qui nous permettent
22:05de communiquer
22:06de manière très spontanée
22:07avec ces IA.
22:09Et donc,
22:10comment on fait
22:10pour traverser ces hype,
22:12ces vagues
22:13qui vont et qui descendent ?
22:15C'est vrai que c'est une technologie
22:16qui, depuis ses débuts,
22:17est traversée par des hivers.
22:19Et nous,
22:19à l'échelle d'Ask Mona,
22:20donc sur une dizaine d'années,
22:21on a vraiment vu ça
22:22où juste avant
22:24la vague de l'IA générative,
22:25on se disait
22:25OK, on arrête de dire
22:27qu'on fait de l'intelligence artificielle.
22:29On parle de notre produit
22:30qui est très bien,
22:30qui fonctionne,
22:31mais on ne dit pas
22:31que c'est de l'IA
22:32parce qu'en fait,
22:33maintenant,
22:34c'est un peu rentré
22:34dans les usages
22:35où ce n'est plus tellement important.
22:37Et moi,
22:37c'est ça que je vois aussi
22:38avec ces enjeux de bulles
22:39et de vagues.
22:40C'est que là,
22:41tout le monde,
22:41il y a eu cette...
22:42On est en haut de la vague
22:43où tout le monde
22:43est très excité
22:44sur l'IA générative.
22:45Forcément,
22:46ça va redescendre.
22:47Mais qui dit redescendre
22:49qu'on rentre
22:49dans cette phase
22:50où on a un usage,
22:52une adoption plus globale
22:54et avec d'usages
22:54plus raisonnés de l'IA.
22:55Donc en fait,
22:56ça rentre dans les usages,
22:57c'est juste qu'on en parle moins.
22:59Donc c'est aussi
22:59une phase de maturité,
23:00finalement.
23:01Oui, exact.
23:02Et puis,
23:04pour les étudiants,
23:05c'est intéressant
23:05parce que c'est vrai
23:07que là,
23:07en ce moment,
23:08c'est la hype.
23:08Dire qu'on a une étudiante
23:10IA et tout ça,
23:10c'est très stimulant.
23:12Mais en même temps,
23:13ça va leur permettre
23:13de travailler quand même
23:14sur un projet
23:15sur le long terme
23:15parce qu'ils passent 5 ans.
23:17Absolument.
23:17en fait,
23:18c'est un objet aussi
23:18pédagogique pour eux
23:20parce que ECE,
23:21ça veut dire
23:22École Centrale Electronique,
23:23en anglais,
23:23c'est Electronics
23:24and Computer Engineering.
23:26On est une des rares écoles
23:27à apprendre à nos étudiants
23:29à déployer de l'IA,
23:30du cloud jusqu'au silicium.
23:32Nos racines électroniques,
23:33elles sont très fortes.
23:34Si vous venez visiter
23:35les salles de classe,
23:36je vous montrerai tout de suite
23:37les salles électroniques.
23:38Et donc,
23:38on le voit bien.
23:38Mais j'ai vu déjà
23:39à leur arrivée,
23:40les étudiants,
23:40ils avaient un petit kit
23:40d'électronique.
23:41Dès le premier jour,
23:42vous sortez du bac,
23:43vous faites vos vacances,
23:43vous arrivez à l'OCE
23:44et poum,
23:45vous avez un petit Tupperware.
23:46Tupperware revient à la mode,
23:47paraît-il.
23:47Un petit Tupperware
23:48avec des composants électroniques.
23:49Et le lendemain,
23:50vous avez un cours d'électronique
23:51et vous apprenez
23:51à programmer un petit robot.
23:53Donc, vous voyez,
23:54il y a certaines écoles
23:56qui proposent des satellites
23:57comme objet, etc.
23:57Nous, l'objet,
23:58ça va être Milo.
23:59On a déjà des projets
24:00aussi d'industrialisation,
24:01des enjeux de product marketing,
24:02des enjeux d'industrialisation.
24:04Moi, je suis en train
24:04de leur dire.
24:04Et des enjeux
24:05de développement durable ?
24:06Absolument.
24:07Donc, Milo,
24:08vous en parlez des SLM,
24:09le modèle,
24:09je n'en ai pas parlé,
24:10il consomme beaucoup moins.
24:11Parce que comme ce sont
24:12des petits modèles,
24:13il consomme beaucoup moins d'énergie.
24:15Milo,
24:15elle est fabriquée
24:16par impression 3D
24:17et le plastique,
24:18c'est de plastique
24:19à base d'amidon.
24:20Donc, c'est très
24:20développement durable.
24:22Et nous,
24:22c'est ce qu'on appelle
24:22le numérique responsable.
24:23Maintenant,
24:24on appelle ça
24:24l'IA responsable.
24:26Voilà.
24:26Et donc,
24:26on a plein,
24:27on est déjà en train
24:28de lancer
24:28plein de projets pédagogiques
24:29pour nos étudiants
24:30qui vont s'appuyer
24:31sur cette plateforme Milo.
24:33Je peux vous dire
24:33un des projets,
24:33par exemple,
24:34c'est on va déployer Milo
24:35partout dans les salles de classe.
24:36On ne va pas mettre
24:37le Milo que vous avez vu.
24:38On va mettre
24:38des Milo plus petits
24:39parce qu'on n'a pas besoin
24:40de mettre cet écran.
24:42Milo,
24:42pour écouter un cours,
24:43il n'a pas besoin d'un écran.
24:44Donc,
24:44je suis déjà en train
24:45de leur dire
24:45faites-moi des petits Milo
24:46mais vous ne m'en faites pas deux.
24:48Vous m'en faites,
24:49vous m'en pensez
24:49par m'en faire 10
24:50et vous m'en faites 30,
24:5250.
24:53Donc,
24:53ça,
24:53c'est un petit projet
24:54d'industrialisation.
25:01Moi,
25:01je suis en train
25:01de leur apprendre
25:01à vendre un produit.
25:03Youssef,
25:04que vous avez vu
25:04il y a deux jours.
25:05Vous pouvez demander
25:05l'artefact,
25:06c'est des bons conseillers
25:07visiblement.
25:07Mais Youssef,
25:08c'est un étudiant.
25:09En plus,
25:10il a fait un bachelor
25:11chez nous en cyber.
25:12Là,
25:12il fait un master en cyber.
25:13Je l'ai mis devant
25:14les camarades comme ça
25:15parce qu'il est venu.
25:16Je lui ai dit
25:16« Allez, Youssef,
25:16vous allez être devant
25:17les camarades. »
25:18Lui,
25:18il a appris à pitcher
25:19on the fly
25:20sur le terrain.
25:21Donc,
25:22Milo,
25:22c'est aussi
25:22une formidable plateforme
25:24pédagogique.
25:25Juste pour réfléchir,
25:26ce qui est super,
25:27c'est que ces étudiants,
25:28ça va devenir
25:29ce que nous,
25:29on appelle aujourd'hui
25:30chez certains de nos clients
25:31des IA catalysts.
25:32C'est-à-dire que des personnes
25:33qui connaissent la tech,
25:35qui sont capables
25:35de rentrer dans les processus
25:37de métier,
25:38d'ingénierie,
25:38de R&D.
25:39On accompagne
25:40des fabricants automobiles
25:41là-dessus
25:41où, en fait,
25:42on déploie ces IA catalysts
25:44pour changer
25:44les façons de travailler.
25:46Et plus les étudiants
25:48s'emparent
25:48de ces technologies jeunes,
25:50plus ils vont pouvoir
25:50avoir de l'impact
25:51pour disrupter.
25:52Et pour moi,
25:53l'adoption,
25:54ça a été une vague.
25:54Maintenant,
25:55la prochaine vague,
25:55c'est la disruption
25:56pour réinventer différemment
25:57les façons de travailler.
25:58Et peut-être,
25:58je compléterais.
25:59Je disais à des journalistes,
26:00ils me disaient,
26:01mais combien de temps,
26:02quand j'ai dit le projet,
26:03on a eu l'idée au mois de mai
26:04et Milo,
26:05elle est prête à la rentrée.
26:06Mais il y a certains
26:07de vos confrères
26:08qui ne m'ont pas cru.
26:09Mais si,
26:09ils l'ont fait en trois mois.
26:10Oui,
26:11et puis vous dites,
26:11on apprend en marchant.
26:12Donc,
26:13vous lancez le projet
26:14et OK,
26:15super,
26:15bravo.
26:15Je voulais qu'on termine
26:17avec Marion
26:18pour parler de votre livre
26:19qui sort le 10 septembre,
26:22donc demain,
26:23Le paradoxe du tapis roulant
26:24aux éditions Lattès.
26:26Qu'est-ce que vous avez
26:26envie de nous raconter
26:27avec ce tapis roulant ?
26:28Alors,
26:28c'est un livre que j'ai écrit
26:29parce qu'à mon sens,
26:30on est à la croix des chemins
26:32dans nos usages
26:32de l'intelligence artificielle
26:34avec une première voie
26:35qui est la voie
26:36que j'appelle
26:36le tapis roulant
26:37où on se laisse entraîner
26:39par la vélocité
26:40de l'intelligence artificielle
26:41et petit et petit.
26:42Ça ne comprend plus
26:42les escaliers.
26:43C'est ça,
26:44on s'appuie dessus
26:45et à la fin,
26:46on arrive tous au même endroit
26:47en produisant les mêmes idées,
26:48les mêmes discours,
26:49les mêmes contenus
26:50et donc c'est dommage
26:51parce qu'on s'appauvrit.
26:52Mais à mon sens,
26:53c'est une autre voie
26:53qui est possible
26:54dans nos usages de l'IA
26:55qui est la voie
26:56que j'appelle
26:56du tapis de course.
26:57On utilise l'intelligence artificielle
26:59justement pour nous aider
27:01à renforcer notre créativité,
27:02à nous muscler en quelque sorte,
27:04à penser contre nous-mêmes
27:05et ça,
27:06c'est la voie
27:06qui me semble la plus vertueuse
27:07et donc l'enjeu de ce livre,
27:09c'est de pointer cette tension
27:10qui à mon sens
27:11est très présente aujourd'hui
27:12pour nous pousser
27:13à choisir
27:14les bons usages
27:15de l'intelligence artificielle
27:16qui renforcent
27:17notre autonomie intellectuelle
27:19au lieu de l'affaiblir.
27:21Ça donne envie de le lire ?
27:22On est impatients,
27:23on attend le 10 septembre.
27:26Merci beaucoup
27:26Edouard Demesraque
27:28d'avoir été avec nous,
27:29CEO du groupe Artefact,
27:31Marion Carré,
27:32présidente et cofondatrice
27:33d'Axmona
27:34et François Stéphan,
27:36directeur de l'ECE
27:37au groupe
27:38Omnes Education.
27:40C'était Smartech,
27:40merci à vous de nous avoir suivis
27:42pour ce premier grand rendez-vous
27:45autour de l'intelligence artificielle
27:46ensemble,
27:46les interviews de l'IA.
27:47Ça revient très vite.
27:49Excellente journée à tous.
27:49Sous-titrage Société Radio-Canada
27:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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