- il y a 4 mois
Lundi 8 septembre 2025, retrouvez Marie-Christine Levet (fondatrice, Educapital), Catherine De Vulpillières (Cofondatrice, Evidence B) et Jérôme Bouteiller (fondateur et rédacteur en chef, Écran Mobile) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:00Bonjour à tous, ça y est au Danemark, l'intelligence artificielle sera acceptée au baccalauréat.
00:13Et puis partout se développent de nouveaux outils pour venir en soutien aux enseignants, aux élèves.
00:19On parle de personnaliser les pratiques pédagogiques.
00:22Qu'est-ce qui change ? Qui fait quoi ?
00:24On entend par exemple Google, Gemini qui a présenté son assistant pour l'éducation,
00:30qui est disponible désormais pour les établissements scolaires, y compris en France.
00:34Qui fait quoi ? Qu'est-ce qui change à la rentrée en matière d'intelligence artificielle ?
00:38Ce sera notre grand sujet à la une aujourd'hui de Smartech.
00:41On aura aussi rendez-vous avec l'économie du mobile.
00:43On va parler de la fin des réseaux 2G, 3G.
00:47Mais d'abord, je vous propose une interview sur le sujet de l'open source.
00:49Open source, une force industrielle, c'est tout de suite dans Smartech.
00:54L'interview aujourd'hui, c'est avec Olivier Lambert. Bonjour.
01:04Bonjour.
01:04Vous êtes le cofondateur et le patron de Vattes.
01:06Alors, vous présentez Vattes comme une alternative aux solutions de virtualisation américaine,
01:12comme on va citer VMware.
01:14Vous utilisez pour ça les logiciels libres.
01:18Est-ce que d'être open source, d'utiliser du logiciel libre, c'est le gage forcément d'une souveraineté ?
01:25Alors, c'est une question intéressante. Je pense que c'est une condition importante, nécessaire, mais pas suffisante.
01:31Il faut utiliser de l'open source, ça permet d'être ouvert, mais il faut savoir le maîtriser, ce code, et c'est ce qu'on fait chez Vattes.
01:37D'accord. Alors, comment est-ce que vous le maîtrisez ? C'est-à-dire que vous faites tout 100% vous-même ?
01:41C'est vous qui développez votre code ?
01:42Alors, en partie, c'est-à-dire que sur une partie de notre applicatif, c'est notre code qui est open source,
01:48et sur une autre partie, on contribue directement à la communauté en n'ayant vraiment pas un rôle de simple utilisateur,
01:54mais un rôle de contributeur important, et donc avec des équipes de R&D qui sont basées en France.
01:58Ok. Le sujet, c'était la question de comment on utilise finalement cette open source pour en faire une vraie force industrielle.
02:06industrielle, c'est-à-dire, c'est pas pour l'industrie, mais ça veut dire qu'on y pense comme une arme de décolonisation numérique.
02:13Tout à fait, et en fait, pour y parvenir justement, il faut l'utiliser, le maîtriser et le packager, le rendre, le transformer en produit utilisable.
02:21Le terme industrialisation est très bon dans ce contexte, puisque parfois, l'open source, le logiciel libre, a une image, on va dire, de choses un petit peu comme un meuble à monter Ikea,
02:31où il faut avoir un certain savoir-faire, c'est pas forcément comme un produit commercial qui est directement disponible sur étagère.
02:37Notre rôle chez VATES, c'est justement de transformer du logiciel en un produit, et c'est vraiment ça qui permet ensuite de devenir une solution à l'échelle industrielle.
02:45Alors, je citais VMware, que j'imagine que pour vous, c'est une grosse opportunité, ce qui s'est passé avec le rachat de VMware par Broadcom.
02:52C'est ça. C'est même plus qu'une opportunité, parce qu'en fait, Broadcom...
02:56Ça a tellement été une catastrophe pour le marché et les entreprises.
03:00Pour tout le marché, alors que VMware est en position de leader de très très loin par rapport à tous les autres acteurs, leader technologique, des moyens gigantesques,
03:07et Broadcom a effectivement une stratégie...
03:08Quand je dis une catastrophe, c'est une catastrophe économique, parce que...
03:11Oui, voilà, pour les utilisateurs du logiciel, voilà, exactement, pour les utilisateurs, quand Broadcom a racheté,
03:17ils sont dans une logique purement financière, avec donc une explosion des coûts pour les utilisateurs,
03:21qui se retrouvent finalement dans une impasse et qui doivent chercher des solutions alternatives.
03:24Et donc, pour nous, acteurs, justement, alternatifs à cette solution,
03:28aujourd'hui, c'est un marché qui s'est ouvert de plusieurs dizaines de milliards à l'échelle mondiale.
03:32Donc, c'est une opportunité presque unique sur ce marché depuis sa création au début des années 2000.
03:37Donc, là, vous avez une opportunité unique, vous avez un outil, vous me dites,
03:41aujourd'hui, nous, on sait le packager pour en faire véritablement un objet industriel.
03:46Comment on va aller chercher ces milliards, alors ?
03:48T'en es une entreprise française.
03:49Tout à fait. Alors, c'est assez notable, c'est qu'aujourd'hui, c'est plutôt les gens qui viennent nous chercher.
03:54Ce qui est assez remarquable, on est une entreprise française.
03:57Alors, qui précisément ?
03:58Eh bien, c'est intéressant parce que depuis quelques années, 100% de nos clients viennent de VMware,
04:01donc c'est clairement de là d'où vient le business.
04:03Et ces gens sont principalement, aujourd'hui, des grands comptes basés aux États-Unis,
04:07ce qui semble un petit peu ironique pour une entreprise française.
04:08Mais aujourd'hui, on fait 50% de notre chiffre d'affaires uniquement aux États-Unis.
04:12C'est un petit peu les premiers à avoir réagi à la menace, à avoir saisi l'opportunité.
04:16Et on sait qu'ils aiment prendre plus de risques.
04:18Ils sont un peu moins conservateurs sur leurs choix technologiques.
04:20Et donc, ces grands comptes…
04:21Et comment vous êtes apparus dans leur référencement ?
04:23Oui, on a référencé Gartner, par exemple, qui nous a listé comme solution.
04:26Et ils n'hésitent pas à décrocher leur téléphone, à appeler l'éditeur directement
04:29et nous dire, voilà, qu'est-ce que vous nous proposez comme solution.
04:32OK. Et aujourd'hui, vous pensez que la France pourrait vraiment être un acteur clé dans la virtualisation ?
04:37Oui, le timing est juste un petit peu différent.
04:40C'est-à-dire qu'effectivement, l'Europe a pris un peu plus de temps à comprendre ce qui se passait avec Broadcom.
04:44Elle est un petit peu plus frileuse, à prendre des décisions, utiliser des alternatives.
04:48Mais étant un acteur français, dont la R&D est faite en France
04:50et qui est détenue par des capitaux uniquement français,
04:53il y a, on va dire, un argument supplémentaire, surtout dans le contexte géopolitique aujourd'hui,
04:58d'autonomie stratégique.
05:00Alors, on n'utilise pas forcément le mot souveraineté, mais d'autonomie stratégique
05:02pour les acteurs européens en disant, peut-être faites confiance à un éditeur
05:05dont le développement est fait en France et la R&D est faite en France.
05:08Oui. Mais ça, vous vous adressez à qui, là ?
05:10Alors, aujourd'hui, le marché européen, les premiers qui réagissent,
05:13sont plutôt les acteurs, on va dire, un peu stratégiques ou sensibles,
05:17comme le monde de la défense ou de la cyber.
05:19On peut citer notamment le cybercommande italien,
05:21qui a été le premier en Europe à ouvrir le bal un peu sur des migrations massives
05:25depuis VMOR vers notre solution.
05:27Mais aussi, on intéresse clairement des entités liées au monde de la défense,
05:30que ce soit des entreprises privées, mais qui travaillent avec le public.
05:34D'accord. Et vous arrivez facilement à frapper à la porte,
05:37à obtenir le bon interlocuteur pour les convaincre ici en Europe ?
05:41C'est long. En Europe, c'est un peu plus compliqué,
05:43puisque le marché est beaucoup moins direct.
05:44C'est un marché qui fonctionne beaucoup plus avec des intermédiaires,
05:47des intégrateurs, etc.
05:48Donc, on a vraiment dû commencer à reconfigurer nos stratégies commerciales
05:52pour l'Europe, alors qu'on est une entreprise française,
05:55ça ne manque pas de sel.
05:56Mais au final, on commence à savoir bien adresser aujourd'hui le marché européen.
06:00Donc ça, c'est l'hypercroissance, là, pour vous.
06:01Aujourd'hui, on a multiplié par 5 les effectifs en 3 ans,
06:05depuis l'opportunité qui s'est ouverte.
06:06On est passé de 20 à une centaine d'équivalents en plein.
06:09Donc oui, c'est un problème.
06:12En soi, il faut savoir le gérer, un challenge.
06:14Parce qu'effectivement, tout grandit d'un coup, les équipes.
06:17C'est un super apprentissage.
06:18Merci beaucoup, Olivier Lambert, d'avoir été avec nous.
06:20Je rappelle donc que vous êtes le cofondateur de Vades.
06:23Allez, c'est l'heure de notre sujet à la une aujourd'hui de Smartech.
06:26On va parler IA et éducation.
06:32Intelligence artificielle et éducation, ça bouge quand même en cette rentrée.
06:36On va en parler avec mes invités tout de suite.
06:38On a notamment au Danemark l'IA qui va être acceptée au baccalauréat.
06:42Et puis partout, des nouveaux outils d'intelligence artificielle
06:44qui viennent en soutien aux enseignants, personnaliser les pratiques pédagogiques.
06:48On va voir véritablement à quoi ça sert, quels sont ces nouveaux usages
06:51qui s'imposent à l'école.
06:53Et puis, comment l'école réagit, comment les élèves s'emparent ou non de ces outils.
06:57Qu'est-ce qu'on fait avec les outils qui sont proposés aussi par les GAFAM ?
07:01Qu'on a vu Google présenter son assistant Gémini pour l'éducation
07:04et être prêt à s'installer dans les établissements scolaires français notamment.
07:09Alors, on en parle avec Marie-Christine Levet.
07:11Bonjour Marie-Christine.
07:12Bonjour Delphine.
07:12Fondatrice d'Educapital, le plus grand fonds européen d'investissement
07:16dans le domaine des EdTech, donc les technologies pour l'éducation
07:20et également pour le futur du travail.
07:22Avec vous sur ce talk, nous avons Catherine de Vulpillière.
07:26Bonjour.
07:27Vous êtes la directrice générale, la cofondatrice d'Evidence B.
07:29On a parlé beaucoup d'Evidence B il y a quelque temps
07:32puisque vous êtes à l'origine de Mia Seconde
07:34qui a été annoncée par Gabriel Atta comme étant un nouvel outil d'IA
07:38en soutien aux élèves de seconde pour les mathématiques.
07:42Ce n'est pas le seul outil que vous proposez,
07:44mais disons que c'est celui qui fait vraiment parler de lui,
07:47d'autant plus qu'il est généralisé.
07:49Exactement.
07:50À la rentrée, pour les 800 000 élèves de seconde générale,
07:54technologique et professionnelle, gratuitement.
07:56Et c'est des mathématiques, 24 modules de mathématiques et de français aussi,
08:00plus de 20 000 exercices et avec en effet de la personnalisation des parcours.
08:04Alors on va en parler, mais je sais aussi que vous êtes une spécialiste des sciences cognitives
08:07et je me demandais s'il y avait des enseignements nouveaux
08:10que nous apportaient les sciences cognitives sur la manière d'apprendre,
08:13d'apprendre avec des agents.
08:15Oui, exactement.
08:16Alors effectivement, nous, notre ADN chez Evidence B,
08:19c'est cette combinaison de sciences cognitives et d'IA.
08:22Vous l'avez dit, sur les fondamentaux,
08:24parce que ce qui nous importe d'abord, c'est que les élèves apprennent mieux,
08:26les maths, le français, leur langue, une autre langue.
08:29Et donc effectivement, les sciences co, elles apportent deux savoirs,
08:33si je puis dire, deux éléments de résultats de recherche.
08:35Le premier, c'est sur ces fondamentaux,
08:37c'est-à-dire comment est-ce que le cerveau apprend le nombre,
08:40la fraction, le calcul littéral, etc., pour ne parler que des mathématiques.
08:44Et ça, on sait des choses.
08:46Et nous, on a déjà des activités très spéciales.
08:48Donc dans Mia Seconde, par exemple...
08:49Exemple, oui.
08:50Absolument.
08:51Dans Mia Seconde, par exemple,
08:52on a des modules sur l'apprentissage de la proportion
08:55et on a fait du transfert de recherche avec des laboratoires de recherche.
08:59Par exemple, le laboratoire d'Emmanuel Sander à Genève,
09:02qui travaille sur les nombres,
09:03qui travaille sur la résolution de problèmes, sur la proportion.
09:06Mais qu'est-ce qu'on a découvert sur cet apprentissage des nombres ?
09:08Par exemple, sur le nombre, ce qu'on sait,
09:10c'est qu'en essence, on a des qualités innées,
09:14des compétences innées sur le nombre.
09:16Et ce qu'on a appris avec les sciences cognitives,
09:19c'est comment accompagner ces compétences innées,
09:22et là aussi, les sciences co-aides,
09:24pour gravir les petites marges de cette cognition mathématique.
09:26Donc nous, ce qu'on a, c'est des activités,
09:28par exemple, sur le nombre.
09:29C'est extrêmement important de pouvoir,
09:31pour avoir, même en seconde, une bonne connaissance des nombres,
09:34placer des nombres sur la ligne numérique,
09:36faire le rapport entre la numérosité,
09:39qui, dans le cerveau, est un endroit spécial,
09:41et l'espace, qui est un endroit très proche.
09:43C'est extrêmement prometteur, en fait, de progrès en mathématiques.
09:46Donc ce sont ce type d'activités qu'on met.
09:48Et ce qu'apportent les sciences co-aides aussi sur ce qu'on appelle la métaconnition,
09:51comment, en général, l'humain apprend.
09:53Et là, effectivement, ce qu'on sait, notamment,
09:57et c'est dans cette perspective qu'a travaillée Pierre-Yves Oudeyer,
10:00du laboratoire Flowers et Enria,
10:02avec qui on travaille, dont on transfère les recherches,
10:04dans nos algorithmes de MIA, par exemple,
10:07c'est que l'humain, en fait, il aime apprendre,
10:10mais que pour apprendre correctement,
10:12il a besoin d'être motivé.
10:14Donc c'est la notion de curiosité intrinsèque,
10:17de motivation intrinsèque,
10:18d'encouragement,
10:19et donc d'être dans une zone de progrès, tout le temps.
10:22Et ça, l'algorithme qu'on a dans MIA,
10:24c'est un algorithme, c'est pas de liage génératif, en fait,
10:27c'est du machine learning,
10:28et donc qui va permettre de détecter tout le temps
10:32où en est l'élève,
10:33et de lui donner l'exercice qui n'est ni trop facile,
10:36ni trop difficile, pour motiver, en fait.
10:38Parce qu'en maths, il y a ces difficultés cognitives qu'on évoquait,
10:41mais il y a aussi le cercle vicieux, en fait,
10:44de la démotivation,
10:45ou le cercle vertueux de la motivation.
10:46Si finalement je suis nulle, j'y comprends rien.
10:48Voilà, et pour les filles en particulier,
10:50on aura peut-être l'occasion d'y revenir.
10:51Les filles qui sont bonnes en maths jusqu'à une certaine classe.
10:55Exactement.
10:55Et là, c'est des leviers, en fait,
10:57pour aussi endiguer le décrochage scolaire en mathématiques,
11:00grâce à cette motivation.
11:00Donc ça, c'est le cœur de réacteurs,
11:03presque de l'IA qu'on porte.
11:04Oui.
11:04Avant la technologie, en fait,
11:07comprendre les mécanismes d'apprentissage.
11:10Elle est importante, cette rentrée pour l'IA Tech,
11:12Marie-Christine Levesque ?
11:13Comment vous la voyez ?
11:14Oui, elle est importante, comme toutes les rentrées,
11:16parce que l'IA, c'est vraiment une révolution.
11:19Une révolution dans les usages pédagogiques,
11:21à la fois pour les professeurs et pour les étudiants.
11:24D'ailleurs, dans les 400 millions d'utilisateurs d'OpenAI,
11:26360 millions sont des étudiants.
11:28Donc les étudiants se sont massivement emparés de cette technologie.
11:32Les professeurs commencent à y venir.
11:34Il y a une étude qui a été parue récemment,
11:36qui montre que 50% des professeurs l'utilisent toutes les semaines.
11:39Il n'y a que 20% de professeurs.
11:40Mais pourquoi faire ?
11:41Parce que ça dépend.
11:42Est-ce que c'est pour travailler ?
11:43Alors, les professeurs se sont vraiment emparés pour préparer leurs cours.
11:46Donc c'est vraiment, aujourd'hui, rentrer dans les usages.
11:49On va chercher de l'information et ça leur fait gagner énormément de temps.
11:52Donc la préparation des cours, la préparation des quiz, des exercices,
11:56et aussi faire des activités qui sont un peu plus engageantes pour les élèves.
12:00Et aussi qui peuvent être à la fois du podcast, de la vidéo.
12:05Donc les professeurs commencent à s'en emparer.
12:07Mais il faut énormément les former.
12:08On a un énorme sujet de formation des professeurs.
12:12Et là, ça bouge.
12:13J'ai l'impression qu'il se passe des choses, là ?
12:16Ça bouge.
12:16Ça rentre à 2025-2026.
12:17Ça bouge.
12:18La ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne, a annoncé 20 millions
12:22pour ce qu'on appelle le geste enseignant.
12:24C'est-à-dire des outils pour les professeurs.
12:27Donc voilà, on espère qu'il y aura une certaine stabilité politique.
12:31C'est le plus important dans l'éducation et dans la tech.
12:34C'est qu'on ait une stabilité politique pour ne pas recommencer à chaque fois qu'un nouveau ministre.
12:38On avait quand même eu sept ministres depuis 2017.
12:41Donc à un moment donné, pour ne pas recommencer à chaque fois et réinventer la roue
12:45et avoir une continuité dans l'usage et former les professeurs à de nouveaux outils.
12:52Donc voilà, cette rentrée est très importante.
12:55Et c'est vrai que l'IA révolutionne à la fois le métier des profs.
12:59Donc il va falloir aussi créer de nouveaux parcours de pédagogie.
13:04Et pour les élèves, je trouve que la révolution la plus importante,
13:08c'est vraiment cet apprentissage personnalisé.
13:10On en parle un peu.
13:12C'est ce que fait Evidence B.
13:13C'est vraiment de dire, finalement, c'est le tuteur IA.
13:16C'est qu'on offre à chaque élève un professeur.
13:19Comment est-ce qu'on reste dans le collectif, l'apprentissage, tous ensemble ?
13:23Parce qu'on voit bien la nécessité d'être accompagnés, seul à seul, à la maison.
13:29Mais il y a ce temps commun en classe.
13:31On commence à avoir un petit peu de recul, d'ailleurs, sur l'utilisation de ces outils.
13:34Parce que Mia Seconde a déjà un peu d'expérience sur l'année précédente.
13:38Et même l'année d'avant.
13:39Et même l'année d'avant.
13:40Donc ça fait déjà deux ans, ça passe tellement vite.
13:42Il y a 20 000 élèves l'année dernière qui ont utilisé.
13:44Qu'est-ce que vous avez comme premier retour sur l'utilisation ?
13:46Oui, tout à fait. Donc l'année dernière, il y a eu quand même...
13:49Mia, c'est une des ressources sans doute les plus expérimentées de toute l'éducation nationale.
13:52Oui, parce que les maths, c'est un sujet important.
13:54Voilà.
13:54On a envie de progresser, tant mieux.
13:56Absolument. Donc l'année précédente, il y avait quand même eu 8 académies avec un taux d'usage très fort des enseignants et des élèves, 96% d'usage.
14:04Voilà. L'année dernière, il y a eu donc presque 900 professeurs qui l'ont utilisé, 20 000 élèves dans plus de 300 lycées, 4 millions d'exercices faits, etc.
14:14Donc les retours qu'on a par rapport à ça, et pour répondre aussi à votre question sur la classe, bon, effectivement, c'est d'abord des résultats.
14:22J'ai évoqué un usage tout à fait important. On a, par rapport à ces sciences cognitives, un taux de succès qui est toujours au-dessus de 70%.
14:30Donc en fait, ça marche effectivement pour motiver les élèves. Et on a une autre mesure.
14:36C'est quoi ce taux de succès ?
14:37En fait, c'est que les élèves, c'est la réussite des élèves.
14:42Oui, de bonnes réponses au fil du temps. Donc ça change quand même un petit peu par rapport à ce qui se passe dans la classe au jour le jour.
14:50Et puis, on a une autre mesure qu'on peut avoir grâce à nos données, qui est quand on divise l'accord de tous ces élèves en trois groupes,
14:57quand on prend les 15% les plus faibles, donc ceux qui sont potentiellement, surtout en seconde et en seconde pro, etc.,
15:03à risque peut-être de décrochage, quand on n'a pas les fondamentaux au début de la seconde,
15:08eh bien ceux-là, ils progressent plus vite que les autres, et plus que les autres, que les deux autres groupes.
15:14Et donc, on voit que c'est une forme d'antidote quand même, justement, au décrochage.
15:18Donc effectivement, dans ce cadre-là, c'est un outil qui doit être utilisé à bon escient, comme toute la tech, comme tout outil, d'une certaine manière.
15:26Aucun élève ne fait des exercices.
15:28Mais on l'utilise avec le professeur en classe, avec ses camarades, seul chez soi.
15:30Tous les usages existent.
15:31Voilà, donc il y a différents modes dans Mia, donc tout est possible.
15:35Le professeur peut tout à fait construire des groupes, il peut affecter des ressources à un groupe, à toute sa classe.
15:41Il a des tableaux de bord, ça c'est très important, l'enseignant, pour voir en direct ce qui se passe dans ces différents groupes.
15:46Donc c'est un usage possible.
15:47Ça peut être justement à la maison.
15:50L'avantage de l'algorithme, c'est qu'il est offline.
15:53Donc même, on peut tout à fait faire ça dans le bus, en rentrant de chez soi, etc.
16:00Et puis, vous évoquez le collectif.
16:02Et effectivement, il y a par exemple un mode collaboratif.
16:05Il y a plusieurs modes collaboratifs, mais il y en a un en particulier qui s'appelle le mode duo.
16:09Et où l'enseignant peut choisir de créer des binômes, des groupes, en fonction justement de ces tableaux de bord.
16:13Puisqu'on a des tableaux de bord assez complets aussi, quoique simples d'accès.
16:18Mais voilà, il a aussi lié à de la tech, à de la pédagogie.
16:23Et effectivement, il peut faire des binômes, etc.
16:25Donc voilà, tout est possible.
16:26Et à l'IA, ce qui est très intéressant, c'est que l'IA répond aussi à un problème énorme qui est la non-homogénéité des classes.
16:32Il peut y avoir des différences de niveau jusqu'à des fois trois ans dans une même classe.
16:35Et là, grâce à l'IA, finalement, c'est comme si c'était un professeur particulier qui donne des exercices différents aux élèves qu'il a.
16:44Là, on peut le faire sur des classes de 40, puisqu'on peut avoir pour chaque élève son propre parcours.
16:50Et c'est vraiment aujourd'hui le besoin le plus important.
16:52Et la guerre qu'on fait aux écrans aujourd'hui à l'école, elle ne va pas compliquer un peu la tâche pour imposer ces nouveaux outils ?
16:58Imposer, en tout cas pour proposer ces nouveaux outils ?
17:01En général, la plupart des écoles qui proposent ça sont équipées d'ordinateurs ou de tablettes.
17:07Il n'y a pas de sujet là-dessus ?
17:09Et encore une fois, ce n'est pas 12 heures par jour.
17:11Après, comme je dis toujours, s'il y avait une addiction, si les 5 heures par jour faites par les élèves étaient faites sur des exercices de maths,
17:21je pense qu'on serait content.
17:23C'est plutôt les 4h50 faites sur du TikTok ou autres réseaux sociaux.
17:30C'est ça le drame.
17:30Je lançais dans le sujet l'idée qu'on avait quand même les GAFAM qui étaient bien positionnés aussi sur ces aides-techs.
17:37Comment ça se passe aujourd'hui en France, en Europe ?
17:40On utilise d'abord nos techs nationales, européennes ?
17:45Je pense qu'il y a vraiment un sujet très important.
17:47C'est important de créer des aides-techs françaises et européennes pour préserver nos valeurs aussi.
17:54Et à un moment donné, toutes ces aides-techs éducatives, elles utilisent bien sûr les grands modèles de langage,
18:00mais elles utilisent aussi des ressources scolaires.
18:04Et donc, à un moment donné, elles ne se basent pas que ce n'est pas que du tchat GPT.
18:08Et par exemple, si on prend le domaine de l'histoire, je pense qu'à un moment donné, c'est important qu'on apprenne l'histoire,
18:14non pas à la manière de ce que l'Amérique raconte sur l'histoire,
18:18ou de ce que peut-être les Chinois vont raconter sur l'histoire,
18:20et qu'on préserve nos valeurs européennes.
18:22Et donc, c'est important de créer des filières aides-techs européennes.
18:30En tout cas, quand ça s'adresse...
18:31Mais il y a un soutien du côté de l'éducation nationale, aides-techs françaises en particulier ?
18:36Oui, oui, oui, oui, oui.
18:37Et c'est vrai que quand on s'adresse aux élèves, de toute façon, il y a des questions de sécurité des données.
18:46Donc, en fait, par exemple, nous, Milia, c'est un projet qui a été co-mené avec DocaPost,
18:52et donc, il y a le système cloud sur l'hébergement.
18:56Donc, c'est une cloud garantie, en fait, quand même, que les données des élèves ne vont pas aller se promener n'importe où.
19:01Il y a une anonymisation, etc.
19:03Donc, des données, tout ça est quand même sécurisé,
19:06et finalement, permet quand même une efflorescence aussi des techs françaises.
19:10Alors, il y a un sujet quand même avec l'IA et l'utilisation des chatbots que tout le monde connaît.
19:17Les élèves s'en emparent aussi pour discuter, comme avec un camarade, comme un confident.
19:22Donc, ça va poser des questions de modération, des questions de protection de la vie privée.
19:27Comment est-ce qu'on appréhende cette difficulté, en fait, de laisser l'intelligence artificielle
19:33s'emparer d'une relation avec les élèves pour les aider dans leur apprentissage
19:38et leur bien-être à l'école, et en même temps, prendre toutes les précautions nécessaires ?
19:43Je pense qu'il est important aussi de former à l'IA.
19:45Donc là, à la rentrée, on a appris que les quatrièmes et les secondes vont avoir des formations à l'IA.
19:52Encore faut-il que les gens qui les forment à l'IA soient aussi eux-mêmes formés.
19:57Mais bon, ma quatrième seconde, c'est à un moment donné où on commence à apprendre un peu,
20:01à se forger son esprit critique, etc.
20:03C'est fondamental d'avoir une formation, les dangers de comprendre les choses.
20:11Et aussi, c'est fondamental, je trouve, moi, que le professeur, même si les élèves utilisent l'IA,
20:16parce qu'on ne pourra pas aller contre la mécanique, le tsunami qui s'est engagé.
20:22Donc, même si les élèves utilisent l'IA, c'est important aussi en classe qu'ils puissent
20:26avoir un esprit critique et avoir un esprit critique sur ce que l'IA leur a dit.
20:31Et ça, ça demande de la formation, des moments privilégiés en classe pour le faire.
20:37L'IA au baccalauréat au Danemark, vous vous dites super, enfin, ça bouge en Europe ?
20:44Oui, je pense qu'il faut, ça rejoint ce que disait Marie-Christine Levé, en fait, il faut prendre acte,
20:48en fait, de ça et du coup, construire aussi des évaluations qui tiennent compte de ça
20:55et des évaluations qui vont mettre en œuvre d'autres compétences que celles qui étaient autrefois,
21:00finalement, simplement redonner des connaissances, etc.
21:04Donc, je pense que ça va plutôt dans le bon sens.
21:06Ce n'est pas juste un nouvel outil numérique, c'est vraiment quand même de re-questionner
21:09la manière dont on enseigne, qu'est-ce qu'on enseigne aussi ?
21:12Oui, la question d'enseigne, ça re-questionne aussi tout le process pédagogique
21:16parce que le devoir à la maison tel qu'il était fait, il a peut-être moins d'utilité.
21:21Par contre, il va falloir apprendre à développer l'esprit critique,
21:25développer aussi l'appréhension à l'oral, etc.
21:27C'est une énorme révolution des pratiques pédagogiques.
21:31Un énorme défi. Est-ce que vous attendez quelque chose de l'académie de l'IA
21:34qui est proposée dans le plan Ose et l'IA par la ministre Clara Chappaz
21:38et qui doit développer une offre de formation justement à l'intelligence artificielle ?
21:42Est-ce qu'il peut se passer des choses, des liens ?
21:44Tout ce qui peut être fait, je pense, les cafés IA, etc.,
21:47tout ce qui vulgarise l'IA qui montre les impacts, qui montre les dangers est positif
21:52parce qu'il y a aussi une crainte de l'IA.
21:54Oui, mais il faut un plan d'envergure au niveau de l'éducation nationale.
21:57Il faut un plan d'envergure. Je pense qu'on a déjà la priorité,
21:59elle est sur la formation des profs.
22:01Parce qu'aujourd'hui, il y a quand même 20% de profs qui sont référentaires à l'IA.
22:06Je pense que dans des outils comme les nôtres,
22:07c'est important d'expliquer ce que sait faire l'IA, ce qu'elle ne sait pas faire.
22:11Typiquement, donner aujourd'hui des retours personnalisés à chaque élève
22:15en lui expliquant pourquoi c'est juste, pourquoi c'est faux,
22:17ça c'est de la science-fiction.
22:18Il n'y a personne qui peut faire ça de manière sérieuse.
22:21De la même manière, Marie-Christine l'évoquait tout à l'heure, sur les contenus.
22:24Il y a quand même un certain nombre d'acteurs qui vont aller proposer des contenus
22:28mais qui sont piochés, je dirais, dans le tout venant.
22:31Or, en fait, les contenus, la qualité des contenus, la qualité de ces retours,
22:35c'est très important.
22:36C'est vrai que nous, Evidence-B, c'est ce qu'on fait.
22:38C'est Evidence-B, c'est Education.
22:39On ne fait que du transfert de recherche.
22:41Et ça ne va pas aussi vite que ce qu'imaginent la plupart des gens.
22:45Donc, d'expliquer pourquoi là, on peut donner un retour personnalisé,
22:47pourquoi on ne peut pas le donner, etc.
22:49Je pense que c'est important de remettre aussi à sa juste mesure
22:52ce que peut faire aujourd'hui l'IA.
22:54Comme on le fait avec les manuels classiques.
22:57Même si ce sont des promesses énormes, il faut tout à fait,
22:59mais qui ne sont pas aujourd'hui.
23:01Et il y a un autre sujet.
23:03Alors, juste pour terminer.
23:04Oui, pardon.
23:04C'est celui de la durabilité de l'IA générative.
23:08Je pense que c'est un point aveugle aujourd'hui.
23:10On a l'impression que c'est gratuit, que ça ne coûte rien.
23:12Que les élèves apprennent que pour faire une addition,
23:14utiliser l'IA générative, c'est très coûteux, c'est une chose.
23:17Et là, il y a des enjeux très forts, en fait,
23:19à utiliser l'IA générative à bon escient,
23:22pour ce qu'elle sait faire, des plus petits modèles, etc.
23:24Merci beaucoup, Catherine de Ville-Pillière,
23:25qui est directrice générale cofondatrice d'Evidence B,
23:28d'avoir été avec nous, ainsi que Marie-Christine Levet,
23:30des Ducapital.
23:31Merci encore.
23:31Merci.
23:32À suivre, c'est notre rendez-vous sur l'économie du mobile.
23:34On termine cette édition avec Jérôme Bouteiller,
23:43le fondateur d'Ecransmobile.fr.
23:45Bonjour Jérôme.
23:46Bonjour.
23:46Aujourd'hui, tu t'intéresses à l'extinction programmée
23:49des réseaux 2G, 3G.
23:51Un arrêt qui pourrait entraîner quand même
23:53pas mal de dysfonctionnements de ce qu'on entend.
23:56Mais on va peut-être rappeler ce que c'est déjà la 2G.
23:58Et oui, la 2G, c'est une technologie
24:00que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
24:03Deuxième génération de téléphonie mobile,
24:04elle a succédé à une première génération
24:06dans les années 80, analogique, gourmande en excité,
24:09très chère, elle n'a pas connu le succès.
24:11Mais par contre, c'est cette 2G
24:12qui était la première génération numérique
24:14qui a permis d'avoir des téléphones très compacts,
24:16pas chers, et qui s'est vraiment démocratisée
24:19en France et partout dans le monde.
24:21C'est également cette 2G
24:23qui a permis de démocratiser l'Internet mobile
24:25avec le WAP, le GPRS et le Edge.
24:28C'est ce petit E qu'on retrouve encore
24:30sur son téléphone portable dans les zones
24:32où il n'y a ni couverture 3G, ni couverture 4G,
24:34ni couverture 5G.
24:35En général, c'est quand on fait une grimace,
24:36le petit E.
24:37Et donc, cette 2G va s'éteindre ?
24:39Oui, parce qu'elle est de moins en moins utilisée.
24:42Les opérateurs pointent aussi des problèmes de sécurité.
24:45Et puis, en fait, ils ont besoin du spectre radio
24:47de cette 2G pour pouvoir déployer
24:48de nouveaux réseaux comme la 5G.
24:51Et en France, les grands opérateurs
24:53ont prévu l'extinction de cette 2G
24:56dès l'année prochaine, en 2026.
24:58Et ça pourrait se faire en 2029 pour la 3G.
25:01Et ça va démarrer, en fait, très prochainement,
25:03au printemps prochain,
25:04puisque Orange, par exemple,
25:06prévoit l'extinction de ses centaines de 2G
25:08dès le mois de mars,
25:10dans le sud-ouest de la France,
25:11du côté de Biarritz.
25:12Et la France n'est pas une exception.
25:14Dans le reste de l'Europe,
25:15l'extinction est également annoncée
25:16pour la fin des années 2020
25:18à l'horizon 2030.
25:19Et c'est déjà une réalité dans des pays
25:21comme la Corée du Sud,
25:22le Japon et les États-Unis.
25:24Avec quel impact pour les utilisateurs ?
25:26Alors, on rappelle que l'extinction de la 2G,
25:27ça consiste à débrancher les émetteurs,
25:30les antennes de 2G
25:31qu'on retrouve en haut des mâts,
25:33sur le toit des immeubles
25:34ou à la campagne,
25:35dans les zones rurales.
25:36Et la suppression de ces antennes de 2G
25:38va rendre, du jour au lendemain,
25:40obsolètes des téléphones mobiles
25:42qui utilisaient la 2G pour la réception
25:44et qui ne pourront plus capter
25:46le réseau téléphonique.
25:47Alors, on peut citer le Nokia 3310,
25:49qui était une star dans les années 90,
25:52qui dort peut-être au fond de nos tiroirs
25:53et qui est encore assez utilisé
25:54par des personnes âgées
25:56ou des enfants
25:57qui apprécient sa simplicité
25:58et sa rusticité.
26:00Mais c'est également le cas
26:01du premier iPhone
26:02qui avait été lancé en 2007,
26:04si je ne dis pas de bêtises,
26:04et qui n'était que 2G.
26:06Exact.
26:07Et pour les entreprises,
26:08quel impact ?
26:09Alors là,
26:09on va avoir un impact
26:10un petit peu plus problématique
26:11puisqu'il y a beaucoup d'entreprises
26:13qui ont recours
26:13à ce qu'on appelle
26:14le machine-to-machine,
26:15des connexions
26:16qui passent par les réseaux cellulaires
26:17et qui reposent sur la 2G.
26:19Alors concrètement,
26:20ça peut être des terminaux
26:21de paiement
26:23pour les cartes bancaires,
26:24ça peut être
26:25des distributors automatiques,
26:27des alarmes,
26:28des dispositifs d'alerte
26:29dans sa voiture,
26:30dans son ascenseur,
26:31dans son domicile.
26:32Donc tous ces modules
26:33reposent depuis 20 ans
26:34sur le GPRS et le Hedge,
26:36des systèmes 2G
26:36qui seront inutilisables
26:37dans quelques mois.
26:39Et les professionnels
26:39doivent impérativement migrer
26:41vers des nouvelles solutions
26:424G ou 5G.
26:43On estime qu'en France,
26:44il y a à peu près
26:442 millions de téléphones
26:46et du dispositif IoT
26:47qui reposent sur la 2G
26:49et 100 000 modules,
26:51par exemple,
26:51de téléassistance,
26:53ce qui va provoquer
26:54un problème
26:55pour les personnes âgées,
26:56isolées,
26:57qui sont surveillées
26:58et qui aujourd'hui,
27:00c'est le seul lien
27:01pour les aider
27:02en cas de détresse vitale
27:04ou de problèmes de santé.
27:05Et il y aurait
27:05d'autres solutions ?
27:07Alors,
27:07cette précipitation
27:09pourrait effectivement
27:09mettre des milliers
27:10de personnes en difficulté.
27:11Certains professionnels
27:12de l'assistance
27:13ou des ascenseurs
27:15avaient préconisé,
27:16par exemple,
27:17qu'on éteigne en priorité
27:18la 3G
27:19pour libérer des fréquences,
27:20mais qu'on conserve
27:21la 2G
27:21encore quelques années.
27:23Malheureusement,
27:24les opérateurs
27:24ont balayé cette hypothèse,
27:26qui a été confirmée
27:26par l'ARCEP
27:27et donc l'extinction
27:28aura bien lieu
27:29normalement
27:30l'année prochaine.
27:31La seule hypothèse
27:33pour gagner encore
27:34un petit peu de temps,
27:34ce serait que ça devienne
27:35un sujet politique.
27:35On sait qu'on va avoir
27:36une rentrée extrêmement agitée
27:38sur le plan politique
27:39et peut-être
27:39que certains dirigeants
27:40pourraient juger
27:41que cette décision
27:42d'extinction de la 2G
27:43pourrait être reportée
27:44de quelques mois,
27:45je propose,
27:46au-delà des élections
27:47présidentielles de 2027.
27:49C'est peut-être pas
27:50priorité à avoir.
27:51Merci beaucoup,
27:52Jérôme Bouteiller,
27:52fondateur d'EcranMobile.fr
27:54et merci à tous
27:54de nous avoir suivis.
27:56C'était le grand retour
27:57de Smartech
27:58sur vos écrans,
27:59sur la chaîne
27:59BeSmart4Change
28:01et vous nous suivez aussi,
28:01je sais,
28:02sur les réseaux sociaux.
28:03À très bientôt
28:03pour de nouvelles discussions
28:05sur la tech.
28:06Au revoir à tous.
28:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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