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  • il y a 8 mois
Chaque week-end, l’émission pilotée par Pauline Revenaz avec à ses côtés Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00Elle avait 25 ans et elle était mère de deux enfants. Marie-Thérèse Bonfanti disparaît le 22 mai 1986 dans l'Isère alors qu'elle effectuait sa tournée de livraison de journaux.
00:10Avec nous pour en parler, j'accueille Sylvania et Françoise Saïa, les sœurs de Marie-Thérèse Bonfanti.
00:15Merci mesdames, merci d'avoir accepté notre invitation et maître Bernard Boulou, l'avocat de la famille Bonfanti.
00:20Merci tous les trois d'être avec nous. Nous allons revenir sur l'audience qui s'est tenue vendredi devant la cour de cassation
00:24et qui dira si procès il peut y avoir après toutes ces années. Mais d'abord, pour tous ceux qui sont nés après la disparition de votre sœur,
00:31c'est-à-dire après 1986, un rappel des faits et les enjeux de cette audience avec Pierre-Louis Bousset.
00:39Ce 22 mai 1986, Marie-Thérèse Bonfanti distribue des journaux dans la commune de Ponchara en Isère pour arrondir ses fins de mois.
00:47Elle arrête sa voiture devant une grande bâtisse près de la gare. Une voisine l'aperçoit, un paquet de journaux en main, puis plus rien.
00:54Aucun signe de vie de la jeune mère de famille. Son mari signale sa disparition le soir même.
01:00Un homme est entendu par les autorités. Yves Chatin, un chauffeur routier, propriétaire de la maison
01:05devant laquelle Marie-Thérèse Bonfanti avait garé son véhicule. Il l'est finalement relâché, faute de preuve.
01:11Ce n'est qu'après la réouverture de l'enquête en 2022 que ce suspect passe aux aveux.
01:15Le mis à l'examen a avoué qu'il avait étranglé Marie-Thérèse Bonfanti suite à un contentieux
01:23qu'ils avaient eu quelques minutes auparavant sur l'emplacement où s'est égaré
01:28Mme Bonfanti.
01:29La fin d'un mystère, mais pas du marathon judiciaire.
01:33Car une question demeure. Yves Chatin peut-il être jugé pour ce meurtre
01:3639 ans après les faits ?
01:38Non, répond en 2023 la cour de cassation qui juge l'effet prescrit et demande la remise
01:43en liberté d'Yves Chatin. L'accusation estime de son côté que l'enquête a été entravée
01:48par les mensonges de l'accusé, ce qui devrait modifier le délai de prescription.
01:52Le frère de Marie-Thérèse Bonfanti espère qu'un procès pourra se tenir.
01:55Il faut que le meurtrier qui avoue son crime soit jugé et non qu'on lui dise
02:02la prescription s'applique, vous êtes libéré de tous vos droits, de toute accusation
02:09et vous pouvez vivre tranquillement.
02:12La cour de cassation a examiné ce vendredi la question de la prescription dans ce dossier.
02:17La décision est attendue le 16 janvier.
02:19Que s'est-il passé vendredi devant la cour de cassation ?
02:24On a compris que la décision était rendue mi-janvier.
02:27D'abord, comment toutes les deux avez-vous vécu cette journée d'audience
02:29et qu'est-ce que ça représentait pour vous d'aller devant la cour de cassation ?
02:33C'était une question très importante puisque ce vendredi-là, l'audience devait se tenir
02:39pour savoir si la prescription a été retenue ou pas.
02:43C'est une question complexe et lourde de responsabilité puisqu'elle doit
02:48soit rendre une justice pour les victimes et tout en étant équitable vis-à-vis des lois.
02:54Et pour votre sœur, pour Marie-Thérèse, c'était l'occasion pour vous d'aller au bout du chemin, si je puis dire ?
02:59Oui, c'était la possibilité de lui rendre une dignité et un respect
03:04et ainsi lui rendre aussi ses droits en tant que victime qu'on n'oublie pas surtout.
03:11Maître, faites-nous la petite souris dans la cour de cassation vendredi.
03:15Et comment ça s'est passé de votre point de vue, de votre regard d'avocat ?
03:18De mon regard d'avocat, c'est d'abord une audience, une assemblée plénière de la cour de cassation.
03:23Il y a une vingtaine de magistrats, de hauts magistrats, qui se sont réunis
03:28pour justement trouver une solution à cette problématique liée à la prescription
03:33dans ce type d'affaires qui est emblématique.
03:37L'ambiance est bien solennelle, naturellement, avec dans la salle beaucoup de magistrats
03:44qui n'étaient pas revêtus eux-mêmes de la robe, mais qui sont venus là pour écouter
03:49et également peut-être pour soutenir, je ne sais pas.
03:52Il y avait en tout cas les membres du pôle Colquais qui étaient là,
03:55aussi bien les magistrats instructeurs que les membres du parquet,
04:00parce qu'ils seront directement impactés par la décision qui sera rendue.
04:06Donc une ambiance à la fois solennelle, à la fois emplie d'espoir,
04:10parce qu'effectivement, nous attendons de cette décision que la justice avance
04:17et avance surtout vers la vérité et vers la justice avec un grand J cette fois.
04:26Cette prescription, c'est un caillou dans le soulier de la justice.
04:30Est-ce qu'il y aura, on dit souvent ça, mais je n'aime pas tellement cette forme,
04:33mais bon, un avant, un après, cette audience, est-ce qu'il y aura un jour
04:37une jurisprudence par exemple ?
04:38Il y aura forcément une jurisprudence, quelle que soit la décision qui soit rendue.
04:42Alors moi je me dis, je suis un éternel optimiste, vous le savez Dominique,
04:45je me dis qu'on n'a pas organisé une assemblée plénière
04:49mobilisant autant de magistrats pour nous dire
04:53que c'est la jurisprudence de la Chambre criminelle du 28 novembre 2023,
04:58jour pour jour, qui va continuer à s'appliquer.
05:01Je pense que la justice, en mobilisant autant de magistrats,
05:05veut que les choses évoluent dans le sens de la société,
05:08de ce que veut la société.
05:10La question centrale, maître, à partir de quand court le délai de prescription ?
05:15En fait, c'est ça qu'il faut peut-être expliquer à nos téléspectateurs,
05:17à l'époque, le délai de prescription pour votre sœur, mesdames, c'était 10 ans.
05:21C'était 10 ans à compter du meurtre.
05:23Alors, le meurtre, c'était en mai 1986.
05:28Or, nous, ce que nous disons, c'est que pour savoir, pour faire courir le délai de la prescription,
05:34encore faut-il savoir qu'il y a eu meurtre.
05:36Il y a une personne qui a disparu, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, des écrans radars,
05:40sans aucune raison plausible.
05:41Il y a eu une enquête qui a été faite.
05:45La justice, la chambre d'accusation, on disait à l'époque, a dit
05:48tout ce qui a été fait a été bien fait, il ne faut plus faire autre chose,
05:52on ne peut plus faire autre chose.
05:54Et depuis, eh bien, le temps a prescrit les faits,
05:57c'est-à-dire, a dit qu'ils sont effacés.
06:01Et à partir de là, si c'est ça, l'accusé, le mis en cause,
06:09va pouvoir bénéficier d'une bénédiction judiciaire.
06:14Donc, nous, ce qu'on veut, c'est simplement dire
06:16que le point de départ de la prescription ne peut courir qu'à compter du jour
06:20où on connaît l'existence de l'impression, c'est-à-dire du meurtre.
06:24C'est ce que dit le procureur général, Rémi, et son audience,
06:26on ne peut commencer à prescrire un crime quand il est ignoré de tous,
06:29sauf de l'auteur.
06:31C'est exactement ce qu'il apprécie.
06:32Oui, voilà.
06:33Qu'à partir du moment où on en a connaissance, alors, 86, prescription 96.
06:38Depuis, en matière criminelle, la prescription, elle est passée de 10 ans à 20 ans.
06:42Exactement.
06:43Et alors, ce qui est étonnant, c'est quand même pour ceux qui nous écoutent,
06:46on parle par exemple de l'affaire Grégory, 16 octobre 84,
06:50donc deux ans avant l'affaire de votre sœur, de Marie-Thérèse,
06:54elle n'est toujours pas prescrite.
06:55Il y a eu des actes d'instruction entretiennes.
06:58Il faut expliquer à ceux qui nous écoutent que la prescription,
07:01elle est repoussée à chaque fois qu'un acte d'instruction est demandé.
07:04Donc là, il s'est passé des choses quand même.
07:05Alors, j'allais y venir, c'est que dans l'affaire Grégory,
07:08effectivement, il y a eu des actes d'instruction
07:09qui ont repoussé à chaque fois le délai de prescription.
07:14Dans cette affaire, il n'y a plus eu d'actes
07:16à partir de l'arrêt de la Chambre d'accusation de Grenoble.
07:21Quelle année ?
07:21De 1988, dans la mesure, on a dit, il n'y a plus rien à faire.
07:26Et on n'a plus rien à faire, mais il n'y avait aucun indice
07:28pour savoir s'il y avait ou pas un meurtre.
07:30On n'avait simplement qu'une personne qui a disparu,
07:32qui pouvait peut-être revenir ou pas,
07:34mais aucun acte d'instruction ne pouvait être fait.
07:37Mais ce qui est intéressant, c'est comment est-ce que les...
07:39Parce que ce Yves Chatin, qui est le principal suspect,
07:42et qui peut-être sera donc traduit devant la justice
07:44dans quelques mois, dans quelques années,
07:46au départ de l'enquête, cet homme, il est inquiété
07:48par les enquêteurs, un petit peu, si je puis dire.
07:51Et aujourd'hui, comment est-ce qu'ils sont remontés jusqu'à lui
07:54et comment il a fallu attendre 2022
07:55pour qu'en garde à vue, cet homme avoue ?
07:58C'est difficile, je n'étais pas au moment de la garde à vue.
08:02Non, j'imagine bien, mais c'est-à-dire le temps de la justice,
08:06l'enquête patine.
08:06Il y avait des gendarmes, des psychologues
08:09qui regardaient son comportement.
08:13Et c'est là qu'ils ont remarqué qu'effectivement,
08:15ils ne disaient pas la vérité à toutes les questions.
08:18Donc, ils ont poussé un peu plus.
08:21Et c'est vrai que peut-être l'avocate aussi, son avocate,
08:24lui a parlé de la prescription
08:26et qu'il ne...
08:28Qu'il ne resquait plus rien, entre guillemets ?
08:31Voilà, et donc, il a quand même avoué,
08:33tant bien que mal, comme dit Maître Boulot,
08:35il a craché le morceau pour dire,
08:38peut-être pour se soulager aussi, qui sait,
08:40mais en tout cas, il l'a avoué.
08:42Et vous, madame, lorsqu'en 2022, vous apprenez
08:45que cet homme qui, au début, avait été suspecté
08:47fini par avouer le meurtre de votre soeur,
08:49essayez de nous expliquer les sentiments
08:50que vous traversez à ce moment-là.
08:52Eh bien, on s'est dit, enfin, il a avoué.
08:54Parce que déjà, en 1986, on avait des suspicions,
08:57mais on n'avait aucune preuve pour...
09:00On n'avait pas de corps, on n'avait aucune preuve
09:02pour déterminer qui était l'assassin
09:05ou le meurtrier ou le coupable.
09:08Et donc, bien après,
09:10grâce au travail remarquable des enquêteurs,
09:13ainsi que l'oreille attentive
09:14que le procureur de Grenoble,
09:17Éric Bayan, a prêté vis-à-vis de la famille,
09:19c'était vraiment formidable pour nous,
09:21et ça nous a permis d'avancer
09:23et de trouver le chemin de la vérité.
09:28Donc, il a avoué, ça nous a soulagé de savoir...
09:31Il a indiqué où était la dépouille ?
09:32Voilà, il a indiqué...
09:33J'imagine que c'était fondamental.
09:35Où était... Enfin, où il l'avait jetée.
09:37Et donc, suite à des recherches minutieuses et longues,
09:40on a retrouvé quelques fragments
09:42aux seules du crâne.
09:44Et après analyse, oui, c'était... Enfin, c'était Marie.
09:47Je vous en prie.
09:47Oui, je voulais dire qu'effectivement, en 1986,
09:52on se doutait qu'il avait un rôle
09:53dans la disparition de ma soeur,
09:56mais on ne savait pas ce qui s'était réellement passé.
10:00À l'époque, on parlait beaucoup de traite de blanche,
10:03et on pensait qu'elle avait été enlevée,
10:05vraiment enlevée.
10:06Et on était totalement dans le déni de meurtre, quoi.
10:11Et c'est en 2022 où il a avoué que...
10:15Bon, ça nous a soulagés quelque part,
10:18mais où on a pu commencer un travail.
10:21Et quand il a été libéré, quelques mois,
10:23quelques années après, ça a dû être terrible pour vous.
10:25À nouveau.
10:26Maître, comment on accompagne cette famille
10:28qui vous encadre aujourd'hui ?
10:30Vous avez vraiment vécu des montagnes russes émotionnelles ?
10:33Exactement.
10:34Mon travail, moi, c'est déjà d'anticiper.
10:37Quand nous avons eu l'arrêt le 28 novembre 2023,
10:41ça a été une douche glaciale.
10:43Donc, il m'a fallu anticiper, effectivement,
10:46en leur disant, attention, maintenant,
10:47il va pouvoir être libéré.
10:50Et bon, on a beau prévenir, ça fait du mal.
10:54Surtout qu'il a été libéré et autorisé à résider
10:57à quelques encablures de certaines des parties civiles, quoi.
11:02C'est la justice.
11:04Un souvenir, Dominique, vous êtes allé sur place
11:06quand vous étiez jeune reporter ?
11:08Oui, j'étais reporter à France Soir
11:10et j'étais parti sur les disparus de Ponchara,
11:12c'est l'année 90.
11:14Et j'étais allé à l'entrée de la ville
11:16devant cette maison qui n'était plus habitée.
11:21Et je n'avais pas osé rentrer.
11:23C'était au mois de février, janvier-février,
11:25la nuit tombait de bonheur.
11:27Et je me sens que c'était lugubre.
11:28C'était vraiment effrayant.
11:29Et il y avait plusieurs disparitions.
11:31On va en parler tout à l'heure.
11:32Thérèse, il y avait plusieurs disparitions.
11:34C'est vrai que ça a toujours été un missaire.
11:37Et à l'époque, souvenez-vous, on parlait des magasins trappes.
11:40On parlait de ces magasins dans des villes...
11:43C'est quoi ces magasins trappes ?
11:44Moi, je ne le savais pas.
11:44Si, alors près de chez moi, il y a Autun,
11:47qui est une grande ville, une ville de Saône-et-Loire,
11:49où il y a eu une disparition.
11:50Et on avait dit, voilà, il y a des boutiques dans lesquelles...
11:52Alors, c'est une rumeur, hein.
11:53Des boutiques dans lesquelles le plancher,
11:55dans le plancher, il y a une trappe.
11:57Vous vous souvenez de ça ?
11:58Et il y a des jeunes femmes qui disparaissent.
11:59C'est un peu comme votre piste des traites de Blanche.
12:02Alors, il y avait des villes...
12:03On en parlait beaucoup à l'époque.
12:04C'était ça, c'est l'histoire de la traite des Blanches.
12:06Et du côté de Grenoble, il y avait quand même un milieu.
12:08Il y avait une plaque tournante.
12:10Un milieu, les Italiens, donc une plaque tournante
12:12et du trafic, et de la prostitution, de la drogue,
12:17mais surtout prostitution à l'époque, on avait pensé à ça.
12:21Vous, dès le début, donc disparition 86,
12:23dès le début, la disparition volontaire, vous n'y croyez pas ?
12:27Ah non, pas volontaire.
12:27Pourquoi ?
12:28Parce que...
12:29Elle a des petits-enfants.
12:30Oui, elle avait un bébé de 6 mois.
12:32Non, non, elle tenait beaucoup à ses enfants.
12:34Et on a retrouvé la voiture, le coffre ouvert,
12:36les pieds sur le contact,
12:38et puis son sac à main sur le siège passager.
12:40On ne peut pas partir comme ça.
12:42Non, elle s'est volatilisée.
12:44C'est pour ça que longtemps, on était dans le déni,
12:46on pensait vraiment qu'elle était encore vivante,
12:49mais dans un réseau, enfermée quelque part,
12:51et vraiment, on était vraiment dans la détresse.
12:54Cet enfant qui avait 6 mois, mais il a 40 ans aujourd'hui.
12:56Et il est avec vous, garçon, c'est ça ?
12:58Oui.
12:58Petit garçon, et elle avait une petite fille de 4 ans.
13:014 ans, oui.
13:01Donc ces enfants-là, les enfants de Marie-Thérèse,
13:03ils sont à vos côtés dans ce combat ?
13:05Tout à fait.
13:05Comment est-ce que vous travaillez ensemble ?
13:07Qu'est-ce qu'ils cherchent, ces enfants ?
13:10Connaître ce qui est arrivé à leur maman.
13:12Voilà, la vérité.
13:14Et puis la dignité pour leur maman, oui.
13:17Ils se battent pour la dignité de leur maman.
13:20Qu'on rende justice, effectivement, à leur maman.
13:23Qu'elle n'est pas morte, malheureusement,
13:26comme ça, comme un vulgaire sac poubelle jeté au bord de la route.
13:30Est-ce que vous avez de la rancœur pour...
13:33Vous avez souligné le travail du procureur Vaillant,
13:35mais est-ce que vous avez de la rancœur pour la justice,
13:39les lenteurs de la justice, l'enquête qui a patiné pendant des années,
13:42ou est-ce que vous êtes au-delà ?
13:44Ils ont fait tout ce qu'ils ont pu.
13:45Les recherches, ils ont cherché partout.
13:49Il y avait un manque, il y avait des manques d'indices.
13:51Mais en 1986, on n'avait pas le progrès scientifique et technologique
13:54que nous avons aujourd'hui.
13:55Il n'y avait pas l'ADN encore pour retrouver des traces.
13:59C'était assez succinct.
14:03Maître, vous diriez que vous avez été bien aiguillé pendant toutes ces années.
14:05Vous, il vous a fallu une certaine ténacité pour tenir...
14:08Alors, oui, tout d'abord, je crois qu'il faut d'abord rendre hommage à la famille
14:12qui a fait un travail considérable pour cette enquête,
14:17au procureur Vaillant, Éric Vaillant,
14:19qui a accepté de prendre cette procédure
14:22et de la relancer malgré la prescription pour le procureur général d'Aleste.
14:27Et puis, aux magistrats qui ont...
14:30Je n'allais pas dérésister, ce n'est pas un terme,
14:32mais qui ont compris le dossier, la souffrance de cette famille,
14:37mais d'autres familles.
14:38Donc, la chambre de l'instruction de Grenoble, de Lyon,
14:40qui ont fait un travail considérable.
14:41Il faut bien voir que la chambre de l'instruction de Lyon
14:44a rendu l'arrêt qui est aujourd'hui contesté devant la Côte de Cassation.
14:48La formation, c'était les trois présidents des trois chambres.
14:50Ça veut dire quelque chose.
14:53Ça veut dire que les trois présidents des trois chambres,
14:55de la chambre de l'instruction de Lyon,
14:57il y a trois compositions,
14:58ont rédigé cet arrêt.
15:01Ça veut dire qu'on veut marquer le coup
15:02et on veut que la justice évolue
15:05parce que c'est injuste, c'est trop injuste.
15:08Alors, oui, j'ai fait un travail d'avocat,
15:13ordinaire.
15:14Oui, vous êtes modeste.
15:15Voilà, mais tout le travail qui a été fait par la famille,
15:19par les magistrats et les enquêteurs,
15:21n'oublions pas les enquêteurs de la gendarmerie
15:22qui ont tout repris l'enquête pendant à peu près deux ans
15:25pour ficeler le dossier
15:28et surtout pour que le temps de la garde à vue restant
15:31pour le mise en cause soit utilisé à bon escient.
15:34Merci.
15:35Merci.
15:36Merci.
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