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  • il y a 8 mois
Samedi 21 juin 2025, retrouvez Maya Atig (Directrice générale, FBF) dans SMART WOMEN, une émission présentée par Marie-Claire Capobianco.

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Transcription
00:00Bonjour Maïa Lattig. Bonjour Marie-Claire Capoteau.
00:06Merci de votre présence dans cette émission.
00:10On parle de la juste place des femmes, je l'ai dit en introduction, la juste place c'est-à-dire normalement la moitié, parce que c'est la moitié de l'humanité.
00:17Alors, juste avant vous, je recevais Aline Aubertin qui dirige une école d'ingénieurs et qui a une association, qui préside une association Femmes Ingénieurs.
00:25Et, vous n'avez pas entendu ce qu'elle disait, mais elle disait justement que, je lui disais que le monde de la banque consommait beaucoup d'ingénieurs et elle me disait, et c'était assez pertinent, elle me disait, oui d'accord, mais qui le sait ?
00:38Alors, je pose la question à la directrice générale de la Fédération des banques françaises, qui sait, au niveau des jeunes, bien sûr, des jeunes filles et du milieu enseignant, qui sait que la banque est un gros consommateur, dans le bon sens du terme, d'ingénieurs ?
00:54Alors, je pense qu'il y a beaucoup de clichés. L'un des clichés, c'est effectivement que les métiers de la banque sont des métiers d'hommes, mais aussi que sur les marchés, ce sont des métiers scientifiques, des métiers de mathématiciens.
01:06Donc, en fait, l'image, probablement, c'est que les banques recrutent des commerciaux et des ingénieurs, sur eux. Or, la réalité est beaucoup plus variée, puisque les banques recrutent dans tous les métiers, c'est 40 000 recrutements par an, à tous les âges, puisqu'il y a des rotations d'un métier à l'autre.
01:25Et puis, les femmes représentent aujourd'hui plus de la moitié des effectifs et la moitié des cadres. Et ça, ça a bougé très vite.
01:32Ça, c'est vrai. Mais justement, alors, bon, alors, donc, en revenir, vous êtes, vous dirigez, vous êtes directrice générale de la Fédération des banques françaises.
01:40Oui.
01:41Un point d'observation absolument idéal sur l'ensemble de l'industrie financière. Donc, justement, et puis vous la connaissez depuis longtemps par même vos fonctions antérieures.
01:50Donc, comment vous regardez l'évolution, la place des femmes, donc à tous les niveaux ? Et donc, à tous les niveaux, ça suppose également au plus haut niveau. Et comment vous voyez cette évolution ?
02:00Alors, je dirais que l'évolution a été rapide. Elle a été portée par le haut. On dit souvent, dans toutes les questions de féminisation, de mixité, que c'est important que le management soit convaincu.
02:11Et en fait, moi, j'ai quelques éléments qui est que dès le début des années 2000, donc effectivement, tard dans l'histoire de la banque, mais tôt dans l'histoire des métiers et des branches,
02:22il y a eu des accords sur la mixité et l'égalité professionnelle. La branche des banques a été la première à signer un accord de mixité en 2006, après des principes de non-discrimination déjà posés dans les années 2000.
02:36Donc, je dirais que, et ça, ça n'était possible que s'il y avait la volonté des dirigeants. Ensuite, effectivement, un certain nombre d'efforts ont été accomplis aussi en faisant attention dans les promotions, etc.
02:49Mais en partant d'assez bas pour les femmes cadres, puisqu'elles représentaient moins de 40% en 2010. Et en fait, aujourd'hui, elles représentent 50%.
02:58Donc, en fait, la croissance du nombre de femmes parmi les cadres a été importante, sachant que parmi l'ensemble de l'effectif et dans les fonctions non-cadres,
03:07les femmes sont très majoritaires, quasiment deux tiers de femmes, ce qui est considérable.
03:12Mais justement, l'enjeu aujourd'hui, c'est que chez les femmes dirigeantes, donc cadres très supérieurs, on passe au-dessus du seuil de 25%, 25-30%,
03:22qui est celui de, non pas de la loi Rixin d'ailleurs, puisqu'il était déjà atteint avant que la loi Rixin ne soit adoptée.
03:30Mais comment on fait pour aller plus loin, s'agissant des dirigeantes, et que cette mixité reflète celle des clients ?
03:35Tout à fait. Alors pourquoi, justement, faut-il, d'après vous, qu'il y ait ce miroir entre la société et la banque en général ?
03:43Alors, je dirais, finalement, vous dites la juste place des femmes. Moi, j'aimerais, en fait, que cette question soit posée à l'inverse.
03:50Pourquoi, dans certains métiers, dans certaines entreprises, c'est le contraire ? En fait, il faudrait que la nécessité de justifier change de camp, ça c'est quand même un point.
03:59Ensuite, dans les métiers de service, quand on rend service tous les jours à des ménages, à des entreprises, les banques, tous les jours, elles accordent des crédits,
04:06tous les jours, elles ouvrent des comptes, elles traitent des opérations, des paiements. On le fait auprès des hommes et des femmes de façon indifférentielle.
04:13Donc, c'est extrêmement important que les salariés reflètent cette diversité de clients, parce que, tout simplement, il y a un effet miroir qui est extrêmement important.
04:22Oui, bien sûr. Alors moi, je parle juste place des femmes dans les sphères de pouvoir.
04:26Absolument.
04:27Alors, j'insiste là-dessus, non pas par volonté de pouvoir systématique, mais parce qu'effectivement, c'est parce qu'on est dans les sphères de pouvoir que ça peut infuser davantage.
04:37Absolument.
04:37D'ailleurs, c'est ce que vous disiez en parlant de commencer par le haut.
04:40Et c'est vrai que le monde de la banque a été beaucoup plus égalitaire au sens d'avoir, en termes de mixité, un meilleur équilibre depuis très longtemps.
04:52Après, il y a une question de l'ambition des femmes au sein du monde financier, comme partout, mais en l'occurrence, le monde financier.
05:00Et puis, il y a les rôles modèles. Donc, ça, c'est un point important.
05:03D'ailleurs, vous êtes un rôle modèle.
05:04Ah non, non, c'est vous, Marie-Père, la première de tous les rôles modèles.
05:08Non, non, il y a, je pense, effectivement, il y a un monde extrêmement masculin jusqu'aux années 2000-2010, y compris dans les sphères de pouvoir.
05:18Aujourd'hui, effectivement, les dirigeants des très grands groupes sont des hommes.
05:22Alors, je travaille avec eux tous les jours. Ce que je peux vous dire, c'est qu'ils sont extrêmement respectueux de ces questions de mixité.
05:28Je me fais parfois, justement, reprendre parce que pour une nomination, je ne propose pas de femmes, je ne propose que des hommes, etc.
05:35Donc, il y a régulièrement, je dirais qu'ils me rappellent que c'est un élément important pour eux.
05:40Et ils sont très conscients aussi qu'il faut regarder ça dans les détails.
05:43Par exemple, sur les questions d'accès aux différents postes, les questions de rémunération.
05:48Quand on revient au sujet des ingénieurs, c'est majeur.
05:51Pourquoi ? Parce qu'il y a peu de femmes ingénieurs, peu qui sont recrutées, même s'il y en a qui sortent des écoles.
05:57Et ensuite, progressivement, elles ne restent pas forcément, elles ne continuent pas forcément.
06:01Et donc, au moment de l'accès aux sphères, les cercles les plus limités du pouvoir, là, il y a beaucoup moins de femmes.
06:08Donc, il y a un enjeu très important à maintenir, finalement, cette motivation tout au long de la carrière,
06:14à compenser aussi le fait qu'il y ait moins de femmes au départ et à assurer des recrutements diversifiés.
06:19Ça, c'est majeur.
06:20Et puis, je dirais que dans la banque, la manière de tirer aussi vis-à-vis de l'extérieur, c'est, par exemple, à la Fédération bancaire,
06:28on fait beaucoup d'études, non pas sur les femmes parmi nos effectifs, parce que ça, on le fait, je dirais, de manière spontanée,
06:36c'est nos obligations sociales aussi.
06:38Mais les femmes entrepreneurs, comment est-ce qu'on s'adresse à elles ?
06:42Est-ce qu'il y a des spécificités ? Est-ce qu'il y a des actions à mener ?
06:45Les sujets, bien sûr, de services rendus aux femmes.
06:48Le sujet des violences familiales, qui touche beaucoup plus les femmes que les hommes,
06:51même si des hommes sont également victimes, et des enfants.
06:54Mais sur ces sujets-là, effectivement, je crois qu'il y a une attention du fait de la mixité.
06:59Ça peut être aussi bien des hommes que des femmes qui s'intéressent à ces sujets.
07:02Mais parce qu'on est mixte, on arrive à s'intéresser à un champ de sujets beaucoup plus large
07:07que, finalement, du temps où les hommes étaient en train de faire.
07:10Le regard est plus équilibré, mais c'est simple.
07:12Pour revenir au sujet de l'entrepreneuriat que vous avez évoqué, qui est un sujet qui me tient à cœur,
07:16puis en plus, dans l'émission, c'est important, puisque j'interview généralement
07:20une dirigeante d'entreprise PMETI pour montrer qu'il en existe, d'une part,
07:25parce que ce n'est pas très connu, même si le pourcentage reste faible,
07:28puisqu'en fait, vous savez très bien que le pourcentage, en gros, évolue assez peu.
07:33Et que, quand on est dans le monde, non pas TPE, mais PME et ETI a fortiori,
07:39on est plutôt à 10-15% qu'à 30%, comme on peut l'être, au sens global.
07:44Donc, justement, dans cette matière-là, moi, je suis bien convaincue qu'il faut faire des choses différemment,
07:48enfin, du moins, avec une attention particulière.
07:50Et justement, qu'est-ce que vous observez aujourd'hui au niveau de l'ensemble des banques,
07:53donc pas des banques en particulier, mais qu'est-ce que vous observez, justement,
07:55dans l'attention portée à l'accompagnement, à l'accueil, puisqu'il y a eu des époques où on a...
08:02Moi, j'ai connu le moment où on avait, justement, des questionnements différents
08:06pour faire du financement à des femmes chefs d'entreprise, qu'il y a des hommes.
08:10Bon, aujourd'hui, avec un petit peu de recul, comment vous trouvez que ça a évolué ?
08:15Qu'est-ce qu'on fait ? Comment ça se passe ?
08:16Alors, aujourd'hui, une banquière d'entreprise, un banquier d'entreprise sur deux, est une banquière.
08:21Donc, beaucoup de femmes, également, parmi celles qui conseillent les entreprises.
08:27Alors, j'ai eu souvent l'occasion d'en parler.
08:29Ce n'est pas pour ça, effectivement, que des questions ne sont pas posées.
08:32Mais, en fait, la société bouge.
08:34Et les questions, par exemple, sur l'organisation familiale, quand on est entrepreneur,
08:38elles touchent aussi beaucoup les hommes.
08:39On sait que, surtout avec les questions de recomposition familiale, c'est majeur.
08:43Donc, toutes ces questions, effectivement, il faut qu'elles soient posées à tous.
08:47Alors, s'agissant de l'accompagnement, en fait, s'agissant, je dirais, des très petites entreprises,
08:53du lancement de l'entrepreneuriat, il y a des actions spécifiques pour les femmes,
08:58notamment pour toutes les périodes de fragilité.
09:01Vous savez, 2-3 ans, les 2-3 premières années, comment on fait pour sortir la tête du guidon ?
09:06Et donc, beaucoup de mise en réseau, des prix dédiés, des soirées dédiées, des réseaux, du mentorat.
09:12C'est quand même extrêmement important.
09:14C'est vrai qu'il y a beaucoup de réseaux d'entrepreneurs qui existent.
09:17Ni les hommes, ni les femmes ne les utilisent beaucoup, mais avec une visibilité accrue.
09:21Les femmes, encore moins que les hommes, d'ailleurs.
09:23Absolument.
09:23Et donc, cette mise en lumière, je dirais, des femmes, et dans tous les domaines,
09:27que ce soit l'artisanat, l'agriculture, le commerce,
09:30ça permet, en fait, d'aller plus loin et de se donner davantage de chance.
09:34Le deuxième élément auquel il faut penser, c'est que les femmes ont moins d'argent que les hommes.
09:39Ça, c'est une vérité du plus jeune âge au grand âge.
09:44On le sait aujourd'hui, puisque, évidemment, quand on a 9, 10, 15 % de moins toute sa vie,
09:51et dans une étude récente, on a montré que ça commençait dès l'argent de poche.
09:54Alors bon, avec, évidemment, des biais liés aux réponses des enfants,
09:58mais ça commence dès l'argent de poche.
10:00C'est une réalité.
10:00Eh bien, forcément, on commence avec un capital plus faible.
10:03Donc, il y a effectivement énormément d'initiatives qui se mettent en place.
10:07Mais en réalité, les femmes vont dans des métiers qui donnent lieu à de la croissance,
10:11à des PME et à des ETI, plus souvent quand elles viennent de métiers scientifiques
10:16ou de filières scientifiques.
10:18Donc, on en revient toujours à la question de la base, de la source,
10:22des écoles d'ingénieurs, des formations scientifiques, des universités.
10:25On a des universités scientifiques formidables en France aussi.
10:28Et donc, partout dans ces endroits-là, comment on fait pour que la mixité
10:33soit maintenue le plus longtemps possible ?
10:36Cette mixité, elle existe à l'école primaire, au collège.
10:39Il ne faut pas qu'elle s'écroule ni au lycée ni dans les études ensuite,
10:43parce que cette mixité, elle bénéficiera à tous.
10:45Oui, c'est ce que Aline Aubertin et j'avais reçu d'autres personnes
10:49qui parlaient des mêmes sujets montrent bien à quel point on a même dégradé.
10:54Et non seulement, ça ne s'est pas amélioré, le côté filière scientifique, j'entends.
10:58Non seulement, ça ne s'est pas amélioré, mais ça s'est même dégradé
11:00avec moins de filles qu'auparavant qui vont vers ces filières-là,
11:04à la fois parce que Aline Aubertin disait, mais c'est parce qu'en fait,
11:10une réforme du bac a fait qu'on fait moins de mathématiques.
11:13C'est un point.
11:15Par ailleurs, l'âge où les filles doivent choisir justement les matières
11:19dans lesquelles elles vont travailler fait qu'elles s'identifient davantage
11:22d'un stéréotype féminin et donc elles ne vont pas vers ces métiers.
11:25Bon, bref.
11:26Et alors, elle, je lui posais la question, qu'est-ce qu'on peut faire pour...
11:30Parce que malgré tout, il faut arriver à bouger vraiment.
11:32Oui, absolument.
11:32Alors, je vous pose la même question, Maya.
11:35Que faut-il faire ?
11:35Quel est le rêve ou du moins la chose faisable pour que l'on accélère vraiment ?
11:43C'est-à-dire qu'on ne soit pas toujours dans 10 ans en train de dire
11:46oui, finalement 10-15 pour attendre.
11:47Ça a bougé lentement, etc.
11:48Oui, oui, absolument.
11:50Alors, je pense qu'effectivement, notre responsabilité collective,
11:53c'est de mettre la gomme envers les plus jeunes et plus jeunes que soi, je dirais.
11:57C'est-à-dire que, par exemple, tout simplement, une femme de...
12:01On sait qu'entre 30 et 40 ans, il y a beaucoup de tentatives de reconversion.
12:04Et vous avez des personnes qui ont fait des études scientifiques dans leurs jeunes années
12:08et qui ont arrêté, qui peuvent reprendre.
12:10Qu'est-ce qu'on peut faire avec les filières de formation pour former au numérique ?
12:15En plus, on a des besoins absolument gigantesques pour faire en sorte que les reconversions
12:19se fassent dans ce domaine-là.
12:20Donc, je crois que là, on pourrait en réalité rattraper aussi une partie.
12:24Donc, on travaille beaucoup dans le cadre d'une négociation interprofessionnelle
12:28sur ce sujet des transitions collectives qui peuvent en particulier concerner ce domaine.
12:33Ensuite, effectivement, dans les écoles et dans les universités,
12:37comment amener à ces métiers de manière large.
12:39et puis, le déploiement de toutes celles qui, aujourd'hui, travaillent en entreprise
12:43et tous ceux, j'insiste beaucoup dessus,
12:45tous ceux qui peuvent aller expliquer qu'il n'y a pas de métier pour les hommes et pour les femmes.
12:50Tous les métiers sont ouverts à tous.
12:52Donc, ça, c'est extrêmement important de l'expliquer dans les filières.
12:54Je constate aussi, pour discuter avec beaucoup de personnes dans l'enseignement supérieur,
12:59par exemple, la semaine dernière, j'étais avec des représentants de l'université Paris-Saclay,
13:04qui est un de nos fleurons français, extraordinaire fleurons français.
13:07J'ai reçu Estelle Yacoba quand elle était la présidente de Paris-Saclay.
13:11J'ai rencontré son successeur et la directrice de la fondation.
13:16Et vraiment, par exemple, ils ont constaté que certaines filières
13:20pouvaient être plus attractives quand c'était des doubles licences.
13:22Exactement, elle avait expliqué ça, le double processus.
13:25Absolument.
13:25Les filles vont davantage.
13:26Et je crois que, tout simplement, toutes ces idées, il faut les creuser, les mettre en œuvre rapidement,
13:31montrer, en fait, qu'il n'y a pas ces tabous.
13:33Et puis, quand il y a des difficultés, oui, il y a des difficultés, à un moment donné, dans la vie professionnelle.
13:38D'abord, il y a aussi des droits, la non-discrimination, bien évidemment,
13:42aucune tolérance par rapport au sexisme et au harcèlement, que ce soit les hommes ou les femmes.
13:46Ça, tout simplement, ça permet d'accueillir.
13:49Et puis ensuite, pour les promotions, les carrières professionnelles, ça s'envisage sur la vie.
13:53Il y a des périodes où on peut avoir envie de moins foncer, d'autres davantage.
13:57Et donc, tenir ce rythme dans la durée, je crois que ça nécessite beaucoup de solidarité et beaucoup de conviction
14:02à la fois des hommes et des femmes.
14:04Moi, il y a beaucoup de femmes qui m'ont poussée, beaucoup d'hommes aussi.
14:07Et aujourd'hui, je ressens une très grande écoute sur ce sujet.
14:11Et donc, c'est encourageant.
14:13Moi, je rejoins tout à fait dans le côté, à la fois la prise de conscience, à la fois la volonté de faire.
14:20Donc, je pense que de ce côté-là, à quelques exceptions près, on est sorti du bois.
14:27Mais en revanche, après, c'est encore une fois, c'est que ça se matérialise.
14:30On a tout envie, tous envie que ça aille plus vite, que ça se fasse.
14:34Alors, cela étant, j'avais reçu également Valérie Lyon, qui a créé un média, qui est une journaliste,
14:39qui a créé Vive Média et qui parlait justement de l'argent de poche, des filles, de tout ce qui faisait qu'au départ,
14:45et on orientait moins les filles vers la gestion financière.
14:49Et là, elle parle de la relation avec l'argent, comme vous le faites.
14:52Et elle disait, mais finalement, c'est vrai que tout compte fait, ça ne fait que 60 ans.
14:56On a bientôt l'anniversaire de l'arrivée du droit au compte sans l'accord du mari.
15:01Oui, absolument.
15:02Donc, c'est vrai que c'est à la fois, finalement, récent.
15:05Donc, bon, après, c'est vrai qu'on a malgré tout envie d'aller plus vite, plus loin.
15:09Et j'aimerais bien que la prochaine fois, dans quelques temps, on puisse dire,
15:13voilà, là, on a vraiment des avancées très significatives qui sont réalisées.
15:17Je pense que beaucoup de banquiers ont, dans leur vie quotidienne, pour eux, la vision du patron, c'est la patronne.
15:24Il y a énormément de femmes dans des fonctions de direction, de proximité,
15:30mais aussi de direction, de filia, de région, etc.
15:33Donc, ça montre aussi une variété de modèles.
15:37Je crois que ça, c'est un élément qui est très important.
15:39Et puis, s'agissant des entrepreneurs, il y a des clichés qui ont la vie dure,
15:45que ce soit pour les hommes ou pour les femmes.
15:47Et en fait, bon, il y a toujours un débat.
15:48Est-ce qu'il faut beaucoup en parler au risque de les ancrer ?
15:51Ou est-ce qu'il faut arrêter d'en parler et foncer ?
15:53Donc, voilà.
15:54Je pense que la solidarité est en train de parler.
15:55On va continuer d'en parler malgré tout, parce que c'est quand même pas mal de dire les choses.
15:59Voilà notre...
16:00Bon, mais merci pour ce témoignage, cette conviction, cet engagement.
16:03Dans un métier que l'on ressent fortement.
16:05Je le redis.
16:06Et donc, notre émission se termine.
16:08Donc, merci de l'avoir suivie.
16:10Je vous donne rendez-vous au mois prochain.
16:13Et j'aurai avec moi Karine Lejeune, qui est une générale de brigade de la gendarmerie.
16:18Donc, un profil très différent, très intéressant.
16:21Et Sophie Zurkia, qui est la directrice générale du groupe Véridien,
16:25qui est dans le parapétrolier.
16:27Donc, deux sujets distincts.
16:30Nous, les femmes, seront également présentes et doivent être présentes.
16:33Merci.
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