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  • il y a 1 an
Mercredi 18 juin 2025, retrouvez Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors), Aymeric Gastaldi (Gérant Actions internationales, Edmond de Rothschild AM) et Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Emeric Gastaldi est avec nous, gérant actions internationales chez Edmond Rothschild, Asset Management.
00:17Bonsoir Emeric.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:18Merci d'être là, merci à Thierry Leclerc d'être avec nous également.
00:21Bonsoir Thierry.
00:22Bonsoir Grégoire.
00:23Président, fondateur d'AlphaJet Fair Investors.
00:25Et Benoît Pelloyle nous accompagne, directeur des investissements de Natixis Wealth Management.
00:29Bonsoir Benoît.
00:30Bonsoir Grégoire.
00:31Semaine de décision de politique monétaire au pluriel et jour de décision pour la Réserve fédérale américaine.
00:37Benoît, au regard des dernières données qu'on a eues en provenance du marché du travail, en provenance de l'inflation,
00:44au regard du niveau de taux directeur maintenu par la Réserve fédérale américaine depuis plusieurs mois,
00:50c'est-à-dire dans un monde normal, apaisé, on aurait pu se dire que la Fed avait peut-être un peu de marge de manœuvre
00:56pour ajuster à la baisse sa politique monétaire à l'occasion de ce meeting.
01:01C'est sans compter les incertitudes devant nous qui sont encore à lever.
01:05Exactement.
01:06En fait, pour l'instant, la Fed ne peut pas véritablement agir, même si effectivement,
01:10on pourrait comprendre qu'elle puisse un peu desserrer sa politique monétaire.
01:14On voit que les données d'enquête commencent à se transmettre justement aux données réelles.
01:18On a eu les ventes au détail justement qui étaient décevantes.
01:21Donc, on voit bien qu'il y a un comportement plus prudent du consommateur qui se profile.
01:25Mais compte tenu d'une incertitude assez importante, mais aussi des anticipations qui sont très incertaines en réalité,
01:32c'est très difficile de faire quoi que ce soit sur les taux dans ce contexte-là.
01:35Donc effectivement, comme l'intégralité du consensus, on n'attend pas de mouvement sur les taux ce soir.
01:41Le sujet, ce sera justement la trajectoire.
01:44En fait, pour l'instant, elle ne peut rien faire parce qu'effectivement, on n'est pas très loin de l'objectif,
01:50mais il y a cette incertitude de comment vont se répercuter ces barrières douanières
01:53qui sont quand même effectivement mises en place, même si on parle beaucoup de négociations,
01:56on les met beaucoup en scène, etc.
01:58On a un taux de barrière douanière effectif qui s'applique à l'économie,
02:02qui est loin d'être négligeable et dont on sait qu'à un moment ou à un autre,
02:05risque de produire effectivement des effets inflationnistes.
02:08Et donc, c'est assez compliqué pour l'instant, face à cette incertitude,
02:12de se prononcer de façon un peu plus claire.
02:15Il y a aussi la dynamique du marché du travail.
02:16Quand on regarde et qu'on fait des modélisations sur le rythme de croissance des salaires,
02:21c'est encore trop tôt pour délivrer une baisse de taux.
02:24C'est encore compatible avec un niveau d'inflation fondamentalement un peu supérieur à l'objectif.
02:28Donc, c'est un peu compliqué effectivement de bouger dans ce contexte-là.
02:31Et puis, il y a les anticipations.
02:32Il ne faut pas l'oublier, les anticipations des ménages,
02:34notamment les anticipations à long terme.
02:36Quand on regarde l'étude Michigan,
02:39il y a un risque de désancrage des anticipations d'inflation.
02:42C'est très important pour la Fed.
02:44Plusieurs membres se sont exprimés là-dessus.
02:46Ça porte une incertitude importante sur le scénario de l'inflation
02:48puisqu'on a un désancrage plus important dans les anticipations de long terme
02:52que ce qu'on a pu voir pendant le Covid.
02:54Bien sûr.
02:54C'est-à-dire que les ménages avaient probablement bien conscience
02:57que ce qui était à l'œuvre en raison de la pandémie
03:00allait probablement disparaître.
03:01Cette dimension un peu plus temporaire de l'inflation
03:05est perçue comme les ménages beaucoup moins évidente
03:06et risque justement de modifier leur comportement
03:09et donc ces anticipations de se traduire dans le scénario d'inflation
03:12qui est là devant nous.
03:13Donc, c'est effectivement très difficile d'agir dans ce cadre-là.
03:16Là où effectivement on peut envoyer un signal,
03:18c'est la mise à jour des perspectives
03:20et notamment ce scénario des membres du FOMC.
03:25Ce qui serait intéressant, c'est de savoir comment il va évoluer.
03:27Est-ce qu'il va marquer une préoccupation plus généralisée sur le cycle
03:31ou à l'inverse, une préoccupation plus importante sur le risque inflationniste
03:35avec des changements qui pourraient effectivement être perçus
03:38comme le marché comme étant problématique ?
03:40Et on ne peut avoir à ce stade qu'une FED qui soit forcément en réaction
03:44et non plus une FED qui soit en prévention d'un risque.
03:48On l'a vu en septembre.
03:49La FED avait été capable de délivrer une baisse de taux de 50 points de base
03:52sous forme un peu assurantielle.
03:54Là, on n'est plus du tout dans ce schéma-là.
03:56C'est très difficile.
03:57Elle a été d'ailleurs assez critiquée à l'époque
03:59alors que ça pouvait parfaitement se justifier.
04:00Mais là, ça serait encore plus compliqué
04:03dans la mesure où elle donnerait en plus le sentiment
04:05de céder aux exigences d'un gouvernement, d'une administration
04:09qui fait énormément de pression,
04:11ce qui est un vrai sujet, qui est une vraie problématique.
04:14Il y a maintenant, en plus de cette problématique purement économique,
04:16la nécessité de gérer cette perception politique
04:19qui complique la tâche pour la FED, effectivement.
04:22Sur les droits de douane, qui va avaler la pilule ?
04:25C'est comme ça que vous posez la question, Benoît, très directement.
04:28Non, mais c'est la bonne question.
04:29On n'a encore rien vu, ou très peu, visiblement,
04:34dans les derniers chiffres d'inflation aux États-Unis.
04:38Est-ce que ça veut dire qu'on ne verra pas grand-chose au final
04:40ou est-ce que c'est simplement une forme d'inertie là aussi ?
04:44Et à ce stade, qu'est-ce qu'on peut dire de la séquence
04:47qui verrait un choc de prix nouveau aux États-Unis ?
04:50Non, c'est vrai que pour l'instant, ça ne se matérialise pas vraiment dans les chiffres.
04:53Alors, ça donne le sentiment que les entreprises font un peu le buffer
04:55avant de répercuter plus directement aux consommateurs.
04:59Ce qui nous pose problème, c'est qu'effectivement, il y a bien ces barrières douanières qui vont se transmettre
05:04et c'est bien l'économie américaine qui va les supporter, en tout cas le consommateur américain.
05:07Le problème, c'est qui va le partager entre le consommateur et les entreprises, les marges des entreprises ?
05:12Et on a vu pendant la pandémie que grâce à un soutien étatique très prononcé,
05:19un stock d'épargne très important des ménages qui avait été constitué,
05:22on avait vu un phénomène où en fait cette inflation n'avait pas spécialement posé de problème.
05:25Les ménages l'avaient absorbé finalement assez facilement.
05:28Et donc, les entreprises avaient bénéficié d'un pricing power très très important.
05:32On avait même ce thème de la grid function.
05:34Bien sûr, bien sûr.
05:35Il y a un effet d'aubaine, les entreprises ont un peu dopé leurs marges justement à cette occasion.
05:39Les passagers clandestins du pricing power.
05:40Exactement.
05:42Et donc, ça s'est plutôt bien passé de cette façon-là.
05:45C'est-à-dire assez finalement peu d'impact sur le cycle pour le consommateur
05:49et puis finalement des marges très préservées.
05:50Et quand on regarde le poids des profits dans le PIB aux Etats-Unis,
05:54on est sur un plus haut qu'on n'a pas vu depuis les années 50.
05:57Cette fois, ça risque d'être un peu plus compliqué.
05:59On n'a plus le stock d'épargne aussi important dont bénéficient les ménages.
06:02On n'a plus un soutien étatique aussi prononcé.
06:06On commence à avoir une économie qui freine un petit peu et des comportements plus prudents.
06:10Et donc, les ménages n'ont pas accepté aussi facilement dans leur comportement un peu plus d'inflation.
06:16Et du côté des entreprises, effectivement, la tentation est forte de le répercuter en intégralité.
06:22Mais on a une pression politique aussi très importante avec des menaces directes à des groupes.
06:28Walmart, par exemple, dans la grande distribution, on a vu les patrons convoqués.
06:33Et c'est pour ça que c'est un peu une problématique.
06:35On peut avoir un double effet assez négatif pour les sociétés et donc pour les marchés.
06:39C'est qu'on a un effet de top line négatif, c'est-à-dire qu'on a un consommateur qui se montre plus prudent, qui n'a pas trop l'inflation cette fois-ci.
06:45Et puis, des entreprises qui n'ont pas d'autre choix que d'en absorber une partie dans leur marge, donc une bottom line qui se dégrade aussi de son côté.
06:50Et donc, cet effet-là, effectivement, il n'est pas véritablement pricé dans le marché.
06:55Encore une fois, quand on met en parallèle ce poids des profits dans l'économie et les niveaux d'indices,
07:00on est encore dans l'anomalie Covid, c'est-à-dire que, compte tenu du rythme de l'économie,
07:04les entreprises sont capables de délivrer un niveau de profit très important.
07:07Attention, si on a un peu de déception de ce point de vue-là, cette anomalie pourrait se corriger.
07:12Le parallèle avec le Covid peut trouver ses limites du point de vue des stratégies d'entreprise.
07:18D'un point de vue peut-être plus micro, Emeric, qu'est-ce que vous dites justement sur ce fardeau des droits douaniers,
07:23la répartition de ce fardeau ? On a eu toutes les publications du premier trimestre, bien sûr.
07:27Il y a eu l'expérience Covid et les stratégies d'entreprise qu'on a pu observer à ce moment-là.
07:33Comment est-ce que les choses peuvent se dérouler cette fois ?
07:35Alors, sur ce fardeau des tarifs, c'est clair que celui qui va le supporter à la fin des fins, c'est le consommateur américain.
07:42Aujourd'hui, les entreprises américaines à qui on parle ont plutôt tendance à nous dire
07:46qu'elles vont répercuter la hausse de ces tarifs dans leur prix final.
07:52Alors, il y a différents éléments à cela.
07:54C'est qu'en fait, ce n'est pas non plus gratuit.
07:55C'est-à-dire que si elles augmentent leur prix pour préserver leur marge,
07:59c'est le nombre d'unités vendues, les volumes qui risquent d'être sous pression.
08:03Et si vous vous rendez moins, bien qu'optiquement, votre marge puisse paraître étale,
08:08si vous vous rendez moins, vous avez moins d'amortissement et d'écofix.
08:10Et au final, votre marge sera sous pression aussi.
08:13Donc, en fait, c'est perdant, perdant un petit peu pour tout le monde.
08:18Ce qui est intéressant, c'est de voir qu'aujourd'hui, les révisions baissières des entreprises américaines
08:23ne reflètent pas vraiment ce risque.
08:25Je crois que c'était le point qui était sous-entendu par Benoît.
08:28Il y a eu une vague de baisses des attentes juste après Liberation Day,
08:31qui était une espèce de réaction instantanée qui était tout à fait logistiquée.
08:35Et depuis, on est flat.
08:37Lors des chiffres du Q1, les entreprises ont communiqué des bons Q1,
08:41mais avec des perspectives assez floues.
08:44C'est-à-dire que la dichotomie qu'on voit côté macro,
08:46hard data, solide, soft data, enquête, mollassonne,
08:50on a le même au niveau microéconomie,
08:54à savoir des Q1 qui sont très bons,
08:55et des Q2, des perspectives qui sont assez floues.
08:58Et donc, le marché n'a pas, pour l'instant, à notre sens,
09:01en tout cas, parfaitement intégré le risque de pincement de marge
09:05pour les entreprises américaines.
09:07Ça peut se retrouver dès le deuxième trimestre.
09:10Benoît parlait, dans un premier temps, on joue un peu le tampon.
09:14Il y a des stocks aussi.
09:15On peut peut-être apurer certains stocks,
09:17mais ça peut arriver assez vite.
09:18Ça sera plus tard dans l'année.
09:20Plus tard dans l'année, en fait.
09:21D'un point de vue peut-être sporadique,
09:22mais pour le deuxième trimestre,
09:24on voit plutôt la configuration inverse
09:27des entreprises qui ont commencé à augmenter leurs coûts,
09:29mais qui n'ont pas vu encore la hausse...
09:31Enfin, augmenter leurs coûts, excusez-moi.
09:33J'entends.
09:33Et qui n'ont pas encore vu la hausse des imports.
09:35Exactement.
09:36Donc, d'accord.
09:37C'est un effet marge très positif pour le coût aussi.
09:39Je comprends.
09:40On ne va pas s'y méprendre.
09:41Attention aux faux amis du deuxième trimestre.
09:45Sur cette charge des tarifs,
09:46qu'est-ce que vous en dites, Thierry ?
09:49Est-ce que ça peut être un point de fragilité
09:52pour le marché américain, notamment ?
09:54On va parler quand même de ce premier semestre,
09:56qui a vu pas mal de rebondissements,
09:58c'est le cas de le dire,
09:59de trous d'air et de rebonds puissants.
10:02Un marché américain qui est revenu
10:04à moins de 2% de ses sommets historiques
10:06et qui, en valo, se traite à peu près
10:08comme il pouvait se traiter en début d'année.
10:10Est-ce que c'est un point de fragilité, là, aujourd'hui ?
10:13Je vais compléter ce qu'Emerick a expliqué sur le marché américain.
10:20Je vais faire plutôt du point de vue des sociétés européennes.
10:24J'essaie de répondre à la question,
10:26mais en fait, c'est assez intéressant.
10:29On peut traquer les sociétés européennes
10:32qui sont fortement exposées aux tarifs,
10:35c'est-à-dire des sociétés qui réalisent
10:36un chiffre d'affaires important aux États-Unis
10:39et dont les exportations vers les États-Unis sont importantes.
10:41C'est important, qui ne produisent pas là-bas.
10:43Voilà, c'est ça.
10:44Donc, c'est les sociétés, a priori,
10:46les candidats les plus flagués pour ces tarifs.
10:52Et en fait, quand on regarde l'évolution
10:56des attentes du consensus
10:58entre le début de l'année et aujourd'hui,
11:01on a une chute quand même très brutale.
11:03Pour cet univers-là.
11:05Voilà, on parle d'un panier de valeurs européennes.
11:08Il y en a une vingtaine.
11:10On était à moins 9%.
11:11Donc déjà, il y avait eu l'élection de Trump.
11:13On se doutait qu'il allait se passer quelque chose.
11:15Moins 9% au début d'année.
11:16Aujourd'hui, on est à moins 35%.
11:18Donc ça, c'est le travail qu'ont fait les analystes
11:22qui ont simplement pris les comptes de la boîte,
11:26qui ont vu qu'il y avait tant de chiffres d'affaires
11:28qui étaient réalisés
11:29et tant qui étaient envoyés depuis l'Europe.
11:31Donc le consensus, en tout cas,
11:33moi, de ce que je vois, de ce que je traque là.
11:35Par exemple, j'ai pris sur l'angle européen
11:37parce que je trouvais qu'on avait des informations
11:39qui permettaient de compléter aussi
11:40ce qu'on peut lire directement, effectivement,
11:44sur le marché américain.
11:45Et donc ça, c'est pour ces sociétés-là.
11:48Donc c'est un secteur,
11:49enfin, ce panier de valeurs,
11:51effectivement, moins 10%,
11:52c'est le deuxième plus mauvais performeur
11:55quand on regarde sur des...
11:57On analyse le marché sur des...
11:58On s'entend.
11:58Donc ce risque, il est quand même pris en considération.
12:01Le pire performeur, pour info,
12:03c'est les constructeurs automobiles.
12:04Mais bon, il y en a qui sont dans le panier en question
12:07dont j'ai parlé,
12:08qui sont donc...
12:10qui se font, en quelque sorte,
12:12prendre par les tarifs
12:13mis en place par Donald Trump
12:16et son administration.
12:18Pour les constructeurs automobiles,
12:20on est à moins 17% quand même
12:21de performance depuis le début de l'année.
12:25Et plus globalement,
12:27je continue sur le marché européen
12:29pour avoir vraiment la photographie la plus complète.
12:33On a quand même vu, là, pour le coup,
12:36un vrai...
12:37aussi, une vraie réaction des analystes.
12:39Alors, ça a été un peu plus qu'épidermique
12:41puisque ça a duré, en gros, tout...
12:43Enfin, après, il faut qu'ils fassent leur boulot,
12:46que ça soit remonté dans les modèles.
12:47Mais en tout cas, ça a duré tout le mois d'avril
12:49pour avoir quelques chiffres en tête.
12:52On était à plus 1%
12:54pour l'Europe
12:57sur les résultats des sociétés européennes.
13:01Et là, on est à à peu près moins 3%.
13:03Donc, il y a eu quand même un swing
13:04de 4% en un mois.
13:06Donc, ça, c'est quand même des choses...
13:08C'est costaud.
13:09Donc, je résume.
13:10Les analystes,
13:12ils ont bien flagué les sociétés
13:13qui étaient exposées.
13:14Ils ont coupé les résultats
13:16et ça a bien eu un impact global
13:18sur les sociétés européennes.
13:19Voilà.
13:20Donc, en tout cas,
13:22le marché reste efficient.
13:23On le sait, ce qu'on dit à chaque fois.
13:25Il n'y a pas de problème là-dessus.
13:27Mais est-ce qu'on voit la même chose
13:28sur les entreprises américaines, du coup ?
13:30Celles qui vont importer ?
13:32Alors, je n'ai pas les données précises là-dessus.
13:37Plus globalement...
13:39Donc, après, c'est évidemment
13:41toujours très facile après coup.
13:43Mais en tout cas,
13:45pour les plus courageux,
13:46début avril,
13:48on a eu quand même, je pense,
13:50une belle fenêtre d'entrée
13:51pour les fameuses
13:52Magnificent Seven, notamment.
13:54Alors, il fallait se dire,
13:55bon, est-ce que c'est la fin ?
13:57Parce que vous savez,
13:57le marché, il marche par le cycle
13:59de leader, de leadership.
14:02Donc, évidemment,
14:03je ne vous apprends rien
14:04en disant que les Magnificent Seven,
14:06les sept magnifiques,
14:06étaient le leader incontesté,
14:08incontestable du cycle précédent.
14:10Et est-ce qu'on était toujours
14:12dans le même cycle ?
14:13C'est une vraie question.
14:14On ne sait pas.
14:14On n'a pas la réponse.
14:15Donc, c'est toujours...
14:16A posteriori, c'est facile de dire.
14:18Mais en tout cas,
14:19pour ceux qui avaient la vision
14:21de se dire...
14:23À moins 30, ça se regarde ?
14:24Voilà.
14:24Est-ce que les Amazo, etc.,
14:26bon, est-ce que ça va
14:28à ce point-là secouer
14:29et à 22 fois,
14:31je ne peux pas ramasser
14:31des super sociétés ?
14:33Puisque c'est ce qui s'est payé,
14:35mais ça a duré quelques séances.
14:36Et aujourd'hui,
14:37on est revenu à 30 fois les résultats,
14:38qui est le rythme de croisière.
14:40qu'on a eues ces dernières années.
14:42Enfin, voire, c'est un peu au-dessus.
14:44Et donc, l'idée, c'est quoi ?
14:46C'était de rentrer
14:47et de sortir aujourd'hui
14:49de ces MaxEvon ?
14:49Ou est-ce qu'on a l'idée
14:50que, justement,
14:51on est toujours dans le même cycle ?
14:52C'est une très bonne question.
14:54Nous, alors, notre vision,
14:55je n'ai pas forcément la réponse.
14:57Je pense que le cycle
14:58de leadership
15:01de cette thématique précise
15:03des Magnificent Seven,
15:04en tout cas,
15:05ne s'arrête pas aujourd'hui.
15:08Ensuite, ça, c'est le premier point.
15:09Deuxième point,
15:10est-ce qu'il faut...
15:11La question que vous avez posée,
15:13c'était,
15:14OK, on a eu un très fort rebond
15:15en un mois et demi.
15:18Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
15:19Et quand on regarde, pour le coup,
15:21la croissance qui est attendue
15:22sur les prochaines années,
15:23en fait, elle se normalise quand même.
15:26Donc, j'ai mentionné
15:27le ratio de valorisation
15:28de 30 fois
15:29qui est aujourd'hui appliqué.
15:30alors, c'est tout à fait acceptable
15:33de payer des sociétés
15:34à ce niveau-là.
15:36Si on a une très forte croissance
15:37et donc, on se projette
15:39sur les deux, trois prochaines années,
15:41ce n'est pas une prise de risque majeure
15:43et on sait qu'on va avoir
15:44une valorisation qui va se normaliser.
15:46Là, aujourd'hui,
15:47en fin 2027,
15:48on se paierait 25 fois.
15:51Donc là, ce phénomène
15:52de croissance,
15:53en gros, on a des croissances,
15:55ce qui est très bien,
15:56entre 10 et 15 %
15:57sur 25, 26, 27.
15:59Alors, évidemment,
16:00un sujet, ça se trouve,
16:01on se revoit dans trois mois
16:02et puis, tout est parti à volo
16:04sur le consensus des analystes.
16:06Mais en tout cas,
16:07la photographie aujourd'hui
16:08et c'est vrai que,
16:09pour vraiment aller au bout
16:10de la réponse,
16:11je pense qu'effectivement,
16:13les sets magnifiques
16:14sont quand même
16:14moins intéressantes
16:16et c'est vrai que
16:17ça risque quand même
16:19un peu de faire caler
16:20le marché américain
16:21parce qu'il y a quand même...
16:23Et en général,
16:24le marché, à nouveau,
16:26il marche par leadership
16:27quand un leader
16:28arrive un peu
16:31dans un peu de ralentissement
16:34et qu'on cherche un peu
16:35ce qui va se passer
16:36sur la prochaine étape,
16:38eh bien là,
16:39oui, c'est des moments
16:40un peu de distribution,
16:41ce qu'on appelle
16:42dans le jargon
16:43de distribution
16:43sur les marchés,
16:44c'est-à-dire, en gros,
16:45qui ne fait pas grand-chose.
16:46À plat, quoi.
16:47Voilà.
16:47Après, ça peut baisser,
16:49j'en parle,
16:50mais ça ne serait pas
16:51complètement illogique.
16:52Emmerick,
16:52qu'est-ce que vous dites
16:53de ce marché américain ?
16:54Effectivement,
16:54maintenant qu'on a remis
16:56les compteurs à zéro.
16:57Alors ça,
16:57c'est l'histoire
16:57du premier semestre.
16:59Spectaculaire,
17:00quand même,
17:00on peut le rappeler,
17:02mais c'est vrai
17:03qu'au-delà du rebond
17:04puissant du marché américain
17:05après le choc
17:06de Liberation Days,
17:07quasiment au moins 20%
17:08quand même en ligne droite
17:09en quelques jours,
17:09on regarde aussi les performances
17:14du reste du monde.
17:15Et sur six mois au moins,
17:17je mets même de côté
17:18l'effet baisse du dollar.
17:20On s'aperçoit quand même
17:21que dans l'ordre,
17:21les marchés qui ont mieux fait,
17:22c'est plutôt les émergents,
17:23ensuite l'Europe
17:24et puis à la fin,
17:26les États-Unis.
17:27Oui.
17:28Alors c'est vrai que nous,
17:28ce rebond du marché américain
17:30depuis un mois et demi,
17:31deux mois maintenant,
17:32on est assez perplexes.
17:34Alors la baisse,
17:35elle a été sûrement trop violente
17:37un post-Liberation Day.
17:39Ce qu'on constate,
17:40c'est que quand on regarde
17:41ce qui s'est passé
17:42derrière ce rebond,
17:43les forces en action,
17:44ça a moins été
17:44des développements fondamentaux
17:46que des développements techniques
17:48avec une très,
17:49très forte participation
17:50du retail.
17:51Essentiellement,
17:51en fait,
17:52c'est un rebond
17:53qui a été assez peu acheté
17:54par les acheteurs,
17:55par les investisseurs
17:56institutionnels
17:56et toujours une dynamique
17:59qui marche maintenant
17:59depuis un an,
18:00enfin six, sept mois,
18:02celle des buybacks.
18:03En fait,
18:04ce qu'il faut comprendre,
18:04c'est qu'il y a aux US,
18:06il y a une accélération
18:07des rachats de titres
18:08par les entreprises
18:09en annonce de 15%
18:10hier ennière.
18:11C'est des montants
18:12très importants
18:12et en face,
18:13il n'y a pas d'activité
18:14d'émission de nouveaux titres.
18:15Il y a très peu d'IPO,
18:16il y a très peu
18:16d'augmentation de capital.
18:18Du coup,
18:18il y a un effet...
18:19Une offre qui se réduit.
18:20Absolument.
18:21Et donc ça,
18:22c'est un vent porteur
18:23très fort,
18:25technique.
18:26Alors,
18:27c'est toujours moins agréable
18:28de suivre un mouvement technique
18:29qu'un mouvement fondamental.
18:31Donc,
18:31ça fait partie des raisons
18:32pour lesquelles
18:32nous,
18:32on est assez perplexes
18:33sur le rebond.
18:34On est revenu sur les plus hauts,
18:36on est à 2-3% du record
18:37sur le S&P.
18:38On sait que devant nous,
18:40il y a une macroéconomie
18:40qui va décélérer
18:42sans forcément basculer
18:43en récession,
18:44mais la dérivesse seconde
18:45est quand même
18:46plutôt négative.
18:47Après,
18:47en face de ça,
18:48il faut bien avoir à l'esprit
18:49qu'il y a des dévouements
18:51incrémentaux,
18:52positifs,
18:52qui peuvent se réaliser,
18:53notamment côté dérégulation,
18:54déréglementation
18:55voulue par Trump.
18:57Peut-être une baisse
18:58des taux de la Fed,
18:59mais bon...
19:01Ultérieurement.
19:01Et elle devient en fait
19:03démoinsément probable
19:03puisqu'on voit
19:04qu'il y a un bump
19:05d'inflation
19:05au début de 1926,
19:07du coup,
19:07c'est difficile
19:07pour la Fed
19:08de beaucoup baisser
19:09en amont
19:10de ce qui est attendu
19:10comme étant
19:11une hausse de l'inflation.
19:13Et surtout,
19:14nous,
19:14notre grand sujet,
19:15c'est la valorisation
19:17des marchés
19:17qui est très exigeante.
19:20Or,
19:20ce n'est pas du tout
19:21un rêveur à court terme.
19:22C'est-à-dire qu'on peut
19:23parler pendant très longtemps
19:24du fait que le marché américain
19:25est très cher,
19:26voire trop cher.
19:27Il n'y a plus de primes
19:27de risque,
19:28en fait,
19:28c'est le marché américain.
19:29Vous payez 22 fois
19:29les bénéfices,
19:30ça veut dire qu'en gros,
19:31le earnings yield,
19:33c'est moins de 5%.
19:34C'est globalement
19:35en lien avec
19:35le marché obligataire.
19:37Donc,
19:37quand le risque
19:38n'est pas rémunéré,
19:39quelque chose nous dit
19:39qu'il ne faut pas
19:40le prendre,
19:40ce risque.
19:40Oui,
19:41bien sûr.
19:41Et on est exactement
19:42à ce niveau-là
19:42et pour retrouver
19:43des niveaux de cherté oscillés,
19:44il faut remonter
19:45à des années critiques.
19:48C'est 2000,
19:48c'est 87.
19:49On ne peut pas rajouter
19:50aujourd'hui d'actions US
19:51dans les portefeuilles.
19:52C'est trop compliqué.
19:54Ça nous paraît difficile.
19:55on n'est pas vendeur pour autant,
19:57mais effectivement,
19:58c'est difficile d'ajouter
19:59du risque equity US
20:00aujourd'hui.
20:01Bon.
20:02Et ce constat
20:03sur le marché américain
20:04que beaucoup d'entre vous
20:05fait aujourd'hui,
20:07c'est ce qui amène
20:09à considérer
20:10le reste du monde
20:11comme étant
20:12une ou des zones
20:14attractives,
20:15de plus en plus attractives.
20:17C'est encore une fois,
20:18je le répète,
20:18tous les jours quasiment,
20:19c'est toujours un concours
20:20de beauté permanent,
20:21le marché.
20:22Alors, c'est vrai,
20:22mais avant même d'aller
20:23sur l'Europe
20:23ou sur les pays émergents,
20:25dans le marché américain,
20:26il y a des poches
20:26de valeurs intéressantes.
20:29Les mid-caps
20:29sont très, très en retard.
20:31Sortir des Max 7,
20:32c'est ça l'idée.
20:33Alors, le problème
20:33des Max 7,
20:34c'est que la réallocation,
20:34elle peut se faire aussi
20:35au sein du marché américain.
20:36En fait,
20:36comme disait Thierry,
20:37pour certaines d'entre elles,
20:38il y a des perspectives
20:39de croissance
20:39très visibles
20:40et très fortes.
20:42Je pense notamment
20:42à Microsoft
20:42qui peuvent difficilement
20:43de challenger,
20:44d'autres pour lesquels
20:45c'est moins le cas.
20:46Mais quand on sort
20:47de cet univers-là,
20:49on trouve des dossiers,
20:50notamment dans les mid-caps,
20:51qui sont très intéressants.
20:52Il faut savoir que
20:53sur l'indice du Russell 2000,
20:55donc devant des mid-caps américaines,
20:57on a eu deux ans,
20:57voire trois ans
20:58de récession des earnings.
21:00Et aujourd'hui,
21:01on est sur une sous-performance
21:02de l'indice
21:03de quasiment 30 %
21:04en deux ans.
21:04C'est monumental
21:05par rapport à S&P.
21:06Là, de ce côté-là,
21:07il n'y a pas de risque
21:08de survalorisation.
21:09Il y a d'autres risques,
21:09des risques financiers,
21:10de bilan, etc.
21:12Mais il y a beaucoup
21:13moins de risques multiples.
21:14Et nous,
21:15nous sommes convaincus
21:15qu'il y a de la valeur dedans,
21:16notamment si vous croyez
21:17dans l'intelligence artificielle générative.
21:21Les gains de productivité,
21:21c'est aussi ces entreprises-là
21:22qui les capturent
21:23en profit de fin et fin.
21:24Donc, l'Europe,
21:25oui, complètement,
21:25notamment à court et moyen terme
21:26pour des phénomènes
21:27de réallocation,
21:29de couillissement
21:29qui étaient trop tendus
21:30d'un sens
21:30et donc du coup
21:31de rattrapage,
21:33on y croit.
21:34Mais, je vous le dis,
21:35pas besoin de sortir
21:35des US pour autant.
21:36Il y a des poches.
21:37La logique de rattrapage,
21:38elle se trouve aussi
21:38dans le marché américain,
21:40potentiellement à travers
21:41des tailles d'entreprises
21:42un peu différentes.
21:44Ça fait un moment
21:44qu'on parle
21:45de ce premier semestre,
21:46en l'occurrence,
21:47qui est en passe
21:47de se conclure, Benoît.
21:49Je posais la question
21:51sous forme un peu provocatrice,
21:52mais est-ce que ce qu'on a vu,
21:53cette surperformance
21:54du reste du monde
21:55par rapport aux Etats-Unis,
21:55est-ce que c'est une anomalie ?
21:57Regarde, je ne sais pas,
21:58de la décennie passée,
22:00ça semble être peut-être
22:01une anomalie.
22:02Ou est-ce que c'est quelque chose
22:03de plus fondamental
22:03qui est en train de changer ?
22:05C'est la correction
22:07d'une forme d'excès.
22:08Je rejoins très largement
22:08ce qu'évoquait Aymeric.
22:10On a eu un rebond spectaculaire
22:11aux Etats-Unis.
22:12Très rapidement,
22:13on est revenu dans les zones
22:15de l'exceptionnalisme américain
22:17qui confine à de l'exubérance
22:19en réalité.
22:21Mais c'est vrai qu'en relatif,
22:22c'est pour ça que nous résonons
22:23excessivement en relatif
22:24dans cette période-là,
22:25parce que c'est vrai
22:25que fondamentalement,
22:26on a du mal à trouver
22:27des couples rendement-risques
22:28intéressants.
22:28C'est plus en relatif
22:29où on arrive à les faire.
22:30Et on a une performance
22:32tout aussi spectaculaire,
22:33une surperformance de l'Europe
22:34quand on regarde le mouvement.
22:36Maintenant,
22:36quand on compare les valorisations,
22:38une nouvelle fois,
22:38je rejoins le propos,
22:39mais c'est que compte tenu
22:40des niveaux de taux d'intérêt,
22:41de primes de risque,
22:42d'anticipation de profit.
22:44En Europe,
22:44on valorise déjà,
22:45enfin les marchés valorisent
22:46une croissance
22:47qui est relativement modeste,
22:48ce qui est cohérent
22:49avec ce qu'on voit venir
22:51aux États-Unis
22:52autour de 6 000 points
22:53sur la S&P 500.
22:54On ne valorise pas
22:55une croissance qui va freiner,
22:57ce qui est quand même
22:57le scénario qui est le plus probable,
22:58mais une croissance
22:58qui va rester à ce niveau,
22:59voire qui peut même réaccélérer
23:00quand on dépasse les 6 000 points.
23:02Donc c'est effectivement,
23:04cela dit,
23:05on ne croit pas non plus
23:05à cette perte de confiance
23:06des actifs américains.
23:07Pour nous,
23:07c'est vraiment un effort
23:08de diversification,
23:11des alternatives assez crédibles
23:13qui sont exploitées
23:15par les investisseurs.
23:16Maintenant,
23:17sur le court terme,
23:19cette surperformance de l'Europe,
23:20même si on continue
23:21d'y croire,
23:22elle peut un peu s'essouffler
23:23quand même
23:24de façon un peu transitoire
23:25parce que quand on regarde
23:27la dynamique
23:28en glissement annuel
23:29de ces performances
23:30entre l'Europe
23:31et les États-Unis,
23:32on s'aperçoit que,
23:33lorsqu'on est en parallèle
23:34avec la dynamique
23:35de profit relative,
23:38les marchés semblent attendre
23:39une dégradation assez nette
23:40des profits des États-Unis
23:41en relatif à l'Europe.
23:43Ce qui est assez cohérent
23:44avec le fait
23:45que les entreprises américaines
23:47seraient plus victimes
23:48des barrières douanières,
23:49etc.
23:49Sauf que le marché
23:50attend quand même
23:51quelque chose
23:51d'assez significatif.
23:52Il ne faut pas oublier
23:53que quand ça se passe comme ça,
23:55il y a de l'aversion au risque
23:56et malgré tout,
23:56les actifs américains
23:57sont quand même soutenus
23:58par des mouvements
23:59d'aversion au risque.
24:00Cette capacité à protéger
24:02les profits aux États-Unis,
24:02même si on peut
24:03les réviser en bas,
24:04le marché en attend peut-être
24:05un petit peu trop.
24:06Et le deuxième élément,
24:07c'est qu'on a aussi perdu
24:08un peu de la dynamique
24:09de politique monétaire relative.
24:11En Europe,
24:12on a fait un soft ending réussi.
24:15Oui,
24:16mais parce qu'on a fait
24:16un soft ending réussi.
24:17C'est-à-dire qu'on a réussi
24:18à ramener l'inflation
24:19à l'objectif.
24:21Pas de récession
24:21quand on prend la zone euro
24:22dans son ensemble.
24:23On était très limite,
24:24mais c'est cohérent
24:26avec un resserrement monétaire
24:27et le chômage reste contenu,
24:29proche de ses plus bas.
24:30Et donc logiquement,
24:31on a une banque centrale
24:32qui prépare le marché
24:33à la fin de son assouplissement monétaire.
24:36Aux États-Unis,
24:37on l'évoquait,
24:37pour l'instant,
24:38elle ne peut rien faire,
24:39mais il y a un potentiel
24:39très important
24:40d'assouplissement monétaire.
24:40C'est la perte d'un moteur, ça.
24:42Voilà.
24:42Et donc,
24:43ce dont on s'aperçoit,
24:44c'est que dans la dynamique relative,
24:45les marchés semblent attendre
24:46beaucoup de la dégradation
24:47relative des profits des US
24:48par rapport à l'Europe
24:49et qu'on a moins cette dynamique.
24:52Et puis en plus,
24:52en termes de momentum,
24:53on a un peu moins de news flow
24:54sur ces bonnes nouvelles fondamentales
24:56sur les dépenses de défense, etc.
24:58Maintenant,
24:58il y a un débat
24:58pour savoir quel est le multiplicateur,
25:00comment ça va l'impacter.
25:01On rentre dans le temps long.
25:07les valorisations de l'Europe
25:08par rapport aux US.
25:09Il y a encore la place,
25:10mais là,
25:11on n'en attend pas énormément
25:12en termes de momentum
25:13sur le court terme.
25:13Ce n'est pas si évident que ça.
25:15Sur le cas de l'Europe,
25:16Thierry,
25:17qu'est-ce que vous dites
25:17chez Alpha Jet Fair Investors ?
25:19Il y a quand même des leaders en Europe.
25:23Tout à fait.
25:23Et est-ce qu'on peut espérer,
25:24parce que je crois
25:25que ça fait deux années révolues
25:27qu'on n'a plus de croissance bénéficiaire
25:29quand même en Europe.
25:30Donc,
25:30la hausse se fait plutôt
25:32par de l'expansion de multiples.
25:33Tout à fait, c'est correct.
25:34Est-ce qu'on peut avoir
25:35une poursuite de la hausse
25:37des actions européennes ?
25:38Et est-ce que ça peut se faire
25:39avec quand même
25:40un peu de dynamique bénéficiaire ?
25:44Est-ce qu'il serait quand même
25:44agréable ?
25:47Oui et non.
25:48Je vais donner aussi,
25:49j'aime bien...
25:50Après, l'expansion de multiples
25:51continue.
25:52Vous avez raison.
25:54J'aime bien aussi donner
25:55des exemples concrets.
25:57Donc, la défense.
25:59Évidemment, là-dessus,
26:01je n'apprends rien à personne.
26:03Donc, ça a quand même plus que doublé
26:04depuis le début de l'année.
26:06Et quand on regarde...
26:07C'est petit, la défense.
26:09Oui, oui.
26:10C'est petit.
26:10C'est petit.
26:11Mais, en fait, mon point,
26:12c'est de dire que là,
26:13aujourd'hui, on attend
26:14des taux de croissance
26:15normalisés sur les prochaines années
26:17autour de 20%.
26:18D'accord.
26:18Alors qu'on était
26:19entre plus 5 et plus 7
26:22pendant...
26:23Ah oui.
26:23C'est un nouveau monde pour ceci.
26:24C'est un nouveau monde.
26:25OK.
26:26Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
26:27Les investisseurs ont identifié
26:30cette nouvelle thématique.
26:32Et là, aujourd'hui,
26:34quelle est la photographie à aujourd'hui ?
26:36On a une valorisation
26:37du secteur de la défense
26:39ou sous-secteur,
26:40à nouveau,
26:40toujours, je résonne en panier,
26:42on est à 35 fois les résultats.
26:44Au 1er janvier de 2025,
26:46pardon,
26:47il faut préciser, évidemment,
26:4835 fois les résultats de 2025.
26:50Au 1er janvier,
26:51on était à 17,5.
26:52Donc, on a fait fois 2
26:53sur l'expansion
26:55des multiples de valorisation
26:56de la défense
26:57pour une croissance
27:00qui s'est renforcée
27:02au fur et à mesure des mois.
27:04OK.
27:04Mais c'est vrai que...
27:06Donc, en fait, c'est vrai...
27:08C'est quoi ?
27:08C'est un effet rareté ?
27:09C'est qu'il n'y a pas assez de valeur
27:10pour la demande ?
27:11Il y a un effet...
27:11Il y a un vrai effet rareté.
27:14Il y a une vraie recherche
27:15des poches de croissance en Europe.
27:17Et aujourd'hui,
27:18c'est vrai que ça interpelle quand même
27:20parce que bon, 35 fois...
27:21Bon, ce que je disais tout à l'heure...
27:23C'est Max Even, quoi.
27:24Voilà.
27:24On n'a pas de problème
27:25à acheter des sociétés
27:26en très forte croissance.
27:28Voilà.
27:29On sait qu'on ne les paiera jamais.
27:31Un appartement sur les Champs-Elysées
27:33ou...
27:33Mais bon, vous ne le paierez jamais.
27:35Non, non, mais...
27:35Donc, OK.
27:37Là, il se trouve qu'il y avait des quartiers,
27:39un quartier qui n'était pas forcément...
27:41Et qui devient super quartier.
27:43Voilà.
27:43Donc, les prix augmentent très fortement.
27:46Et aujourd'hui, c'est vrai que...
27:48Le quartier qui se gentrifie, quoi.
27:49C'est ça.
27:50Exactement.
27:51C'est ça.
27:51Ça arrive aussi.
27:53Vous savez, si ça aurait...
27:53J'arrive.
27:54Sauf qu'en bourse,
27:56c'est en quelques semaines.
27:57C'est ça qui est...
27:58Bon.
27:58Merci.
27:59Et donc, c'est pour ça,
28:00quand on regarde...
28:01Mon propos, c'est de dire
28:02quand on regarde dans le détail
28:04des sous-thématiques, etc.,
28:08ce qui se passe,
28:09c'est vrai qu'en tout cas,
28:11on n'a pas forcément
28:13une multitude de poches
28:16de choix possibles.
28:17On se dit...
28:18Tiens, là, en début d'année,
28:21on n'avait pas de boule de cristal
28:23plus que les autres.
28:24Mais bon, on sentait
28:25qu'il y avait une dynamique
28:26qui se mettait en place.
28:27Ce n'était pas trop, trop cher.
28:28On pouvait effectivement
28:29avoir encore un peu
28:30d'éléments positifs.
28:32Donc, bon, on était investis
28:34assez fortement
28:34sur le secteur de la défense.
28:35Aujourd'hui, je ne vous cache pas
28:37que tout clignote vert.
28:39À la minute, la photographie,
28:41c'est très vert.
28:41Mais c'est peut-être le moment
28:43de commencer à se poser des questions.
28:45Et aussi, pour continuer
28:47sur cette granularité
28:48sur le marché,
28:48le deuxième performant
28:50en Europe, c'est...
28:51Financière ?
28:52Non ?
28:53Oui, oui.
28:53Alors, il y a les banques italiennes,
28:55mais on peut en parler.
28:56Mais là, c'est plus
28:57pour faire un focus intéressant aussi,
28:58donc pour comprendre le marché,
29:00sur les...
29:01C'est les sociétés
29:03qui sont exposées
29:04à la relance fiscale allemande.
29:07Ah, d'accord.
29:07Voilà.
29:08Donc, il y a pris 30%
29:09depuis le début de l'année.
29:09Bien sûr.
29:10Et donc, avec des...
29:11des révisions
29:12très nettement positives.
29:14On était à plus 10.
29:15Aujourd'hui, on est à plus 17
29:16sur ce panier de sociétés.
29:18Donc, voilà.
29:18Donc, il y a des poches
29:19qui apparaissent par-ci, par-là.
29:21Il faut être à l'affût
29:22de ce qui se passe,
29:22évidemment,
29:23de la macro,
29:24des élections en Allemagne,
29:25puisque c'est ça
29:25qui a déclenché
29:26ce mouvement-là.
29:27Et on peut trouver...
29:28Mais c'est vrai que c'est...
29:29C'est l'efficience des marchés
29:31dont on parle
29:31émission après émission.
29:33Ah, bien sûr.
29:33Quand une thématique arrive,
29:34que ça se met en place,
29:36il ne faut pas trop traîner, quoi.
29:37Ça va même
29:38de plus en plus vite.
29:38Enfin, je parle
29:39sous votre contrôle.
29:39Vous avez beaucoup plus
29:41d'expérience
29:42de ce point de vue-là
29:43que moi.
29:43Mais oui,
29:44tout va beaucoup plus vite.
29:45Le marché va beaucoup plus vite
29:47à la fin de l'histoire
29:48dès qu'un élément nouveau
29:49arrive dans le scénario.
29:51Là où on passait
29:52peut-être plusieurs jours
29:53ou quelques semaines
29:53à réajuster les objectifs,
29:56etc.
29:56Là, ça peut se faire
29:57en quelques heures,
29:58quelques jours.
30:00Tant que...
30:01Enfin,
30:01je reviens, pardon,
30:03sur la défense.
30:04On a vu que c'était
30:04quand même une thématique
30:05qui s'est déroulée
30:06pendant...
30:07Malheureusement,
30:08il y a eu la guerre
30:09en Ukraine.
30:10Et donc,
30:11on en a parlé
30:12émission après émission
30:13et c'est vrai que
30:14presque,
30:16plus de trois ans plus tard,
30:17ça reste une thématique.
30:18On a changé,
30:19mais c'est vrai
30:20qu'on pouvait se dire
30:20bon, tiens,
30:20il y a la guerre
30:21aux frontières.
30:22Peut-être qu'à un moment
30:23avec peut-être
30:24potentiellement Trump
30:25qui a dit
30:26que c'était insupportable
30:27qu'il paye
30:27la défense de l'Europe.
30:30Bon,
30:30on pouvait mettre
30:30tout ça dans le shaker
30:31et se dire
30:32qu'il y a un très beau
30:33cas d'investissement.
30:34Et ça s'est déroulé
30:34et on a un secteur
30:36qui fait fois deux
30:37cette année.
30:38Donc,
30:38ça peut être quand même
30:38dans des déroulements longs.
30:40Mais c'est vrai
30:40qu'il ne faut pas traîner,
30:41il faut être réactif
30:42et parfois aussi,
30:44il faut se reprendre
30:44des profits
30:45quand ça s'impose.
30:46Bon,
30:47et puis dans l'univers
30:47des actions monde,
30:49qui est votre univers aussi,
30:51Emric,
30:51il y a la place
30:52des émergents.
30:53On en a beaucoup parlé hier
30:54avec une investisseure spécialiste,
30:57notamment de la zone Asie.
30:59Elle,
31:00elle est très convaincue
31:01à aller réécouter l'émission.
31:02C'est plus qu'une conviction.
31:03Elle a 45% d'Asie
31:04dans son fonds.
31:05Mais l'autre constat
31:06qu'elle dresse,
31:07c'est que,
31:07alors c'est peut-être
31:07une bonne nouvelle
31:08pour elle,
31:09en l'occurrence,
31:10c'est que pour l'instant,
31:10ça n'intéresse personne.
31:12Ça n'intéresse personne.
31:15Alors,
31:15c'est le point
31:15qui est émergents.
31:16Elle le déploie,
31:16bien sûr.
31:16Oui,
31:17mais c'est vrai
31:17que des régions
31:18comme la Chine
31:19sont encore aujourd'hui
31:23investissables.
31:23La perception du risque
31:24n'a pas changé.
31:27Ça change,
31:27mais très marginalement.
31:30Il y a eu un traumatisme
31:31qui s'est créé
31:32sur la Chine.
31:34Il n'y a pas si longtemps,
31:35tous collectivement,
31:36on a fait la même erreur
31:36à savoir que,
31:37en fait,
31:37la Chine convergerait
31:39vers les standards occidentaux,
31:41les standards économiques,
31:42culturels
31:42et surtout politiques.
31:44Évidemment,
31:44on a fait une fausse route totale
31:45et je pense qu'on est
31:46nombreux à l'avoir faite.
31:49Le cycle de resserrement
31:50réglementaire
31:51voulu par Xi
31:52également nous a pris
31:53de cours
31:53et c'est vrai
31:54qu'il y a une défiance
31:55monumentale
31:56qui s'est installée
31:57vis-à-vis de la Chine.
31:58À cela,
31:59se sont ajoutées
31:59les discussions tarifaires.
32:04On avait aussi
32:04beaucoup de sujets
32:05sur le respect
32:06de la politique
32:06intellectuelle, etc.
32:07Bref,
32:08le fait est que
32:08la zone est devenue
32:09ininvestissable
32:10en perception
32:11que c'est quelque chose
32:12qui met beaucoup
32:12de temps à changer.
32:13Alors,
32:14il y a des raisons
32:15de s'enthousiasmer.
32:18Il y a des choses
32:18qui se passent.
32:20Il y a une volonté
32:20politique
32:21depuis le fin
32:24troisième trimestre
32:242024,
32:25début quatrième trimestre,
32:27d'accélérer
32:28le nettoyage
32:29du marché immobilier.
32:31Mais en fait,
32:31ça prend beaucoup de temps
32:31et la profondeur
32:33de la surcapacité
32:34est juste monumentale.
32:35ça peut prendre des années.
32:37Ça prendra des années.
32:38Ça prendra des années.
32:40Et récemment,
32:41on parlait avec
32:41Assa Abloy,
32:42vous savez,
32:42les entreprises
32:42qui ont un système
32:43de verrouillage de portes
32:44qui est très présent
32:45en Chine.
32:45Ils disaient,
32:46en fait,
32:47on n'en attend rien
32:49avant au moins
32:49deux ou trois ans.
32:50On peut vous dire
32:50la profondeur du problème.
32:52Et ça crée
32:53les prêts monumentaux
32:53en termes de solvabilité
32:54des banques,
32:55en termes de solvabilité
32:56des ménages
32:56parce que les ménages
32:57sont endettés
32:57pour acheter des départements
32:58qui sont en vide.
32:59Donc,
32:59la consommation à ton,
33:00etc.
33:01Donc,
33:05on voit ces pistes,
33:07enfin,
33:07ces plans de relance
33:09qui sont pour l'instant
33:10trop peu ambitieux,
33:12mais ils ont le même
33:13d'exister.
33:14Il y a le fait
33:14que sur la partie,
33:15disons,
33:16informelle,
33:17on voit un assouplissement
33:19de la posture de Chine,
33:20notamment à l'égard
33:20de Jack Ma.
33:22On voit que récemment,
33:22ils ont autorisé
33:23des politiques
33:24un petit peu plus
33:25pro-actionnaires
33:26avec des retours de cash
33:28autorisés
33:29qui, il y a deux ou trois ans,
33:30auraient été inimaginables.
33:32On essaye de se montrer
33:32sous un nouveau jour,
33:33quand même.
33:33Oui,
33:34mais la marche
33:35est très,
33:36très,
33:36très haute.
33:39Si vous avez une raison
33:39de temps
33:40à plus de cinq ans,
33:42aller construire
33:43les positions aujourd'hui
33:43sur le marché chinois
33:44ou le marché indien
33:45me paraît très raisonnable.
33:48Maintenant,
33:49oui,
33:49sur la Chine spécifiquement,
33:51la marche est encore
33:52très,
33:52très haute.
33:52Ne vous attendez pas
33:53à un changement
33:55de perception
33:55du tout autour
33:56rapidement.
33:56On continuera
33:57d'en parler demain,
33:58mais avec le regard
33:59de gérants obligataires
34:01sur les émergents,
34:02je dis ça sous forme
34:03de teasing,
34:03mais la question
34:04qu'on se pose,
34:05c'est cette perception
34:06du risque émergent.
34:08Pourtant,
34:09beaucoup de choses
34:09ont changé
34:10dans la sphère émergente
34:11au cours des dernières années,
34:12du dernier cycle,
34:13même des 20,
34:1425 dernières années.
34:15les entreprises sont quand même
34:19bien gérées
34:20dans cet univers
34:20d'investissement.
34:22Non,
34:22mais globalement,
34:23peut-être mieux que les États
34:24d'ailleurs.
34:26La zone émergente,
34:27alors on appelle ça
34:28le sud global,
34:28mais s'organise
34:30entre elles également
34:31et tout ça quand même
34:33construit une forme
34:34de résilience également
34:36au moment de la guerre
34:37commerciale
34:37de Donald Trump.
34:39Je ne dis pas
34:40qu'il n'y a pas de risque,
34:41il y en a toujours,
34:41mais le risque
34:42n'est peut-être pas le même
34:43et pas de même ampleur
34:44que ce qu'il pouvait être
34:45il y a quelques années
34:46encore en arrière.
34:47Tout à fait,
34:49et d'ailleurs ça se voit
34:50effectivement,
34:51c'est juste que
34:53les actions émergentes
34:54sont en tête
34:55des performances
34:55du premier semestre.
34:57Exactement,
34:57et ça tient lieu
34:58à des évolutions fondamentales
35:00propres aux émergents,
35:01etc.,
35:02mais encore une fois,
35:03ou en relatif,
35:04où on dégrade
35:04la perception
35:05des États-Unis,
35:06où on a justement
35:07une tendance
35:07à se comporter
35:08comme dans les émergents,
35:09en critiquant
35:09sa banque centrale,
35:11en exigeant
35:11des baisses de taux.
35:13Voilà,
35:13le relatif
35:14plaide pour ça,
35:16mais c'est vrai
35:17que c'est très difficile
35:18en termes de perception
35:19d'embarquer
35:20sur ce thème,
35:22spécifiquement sur la Chine
35:23pour la question politique,
35:25mais c'est là
35:26où c'est frappant
35:26parce que c'est précisément
35:27là où ça devient intéressant,
35:28c'est-à-dire que c'est
35:28assez délaissé
35:29en termes de perception,
35:30ça soulève pas mal
35:31de réticences,
35:33alors qu'on voit
35:33effectivement des choses
35:34positives se développer.
35:35si on regarde la Chine,
35:39peu importe comment
35:39on juge le plan de soutien,
35:41etc.,
35:41c'est probablement vrai,
35:43c'est probablement insuffisant,
35:43mais il commence
35:44à produire des effets,
35:45les ventes aux détails
35:45s'améliorent,
35:46et c'est justement
35:46ce qu'on a envie de voir,
35:47c'est-à-dire qu'on est
35:48dans une économie
35:48qui doit faire un effort
35:49de déleveraging important
35:50lié à la problématique
35:52immobilière, etc.,
35:52donc on n'en entend pas
35:53forcément grand-chose,
35:54et ça s'inscrit
35:54dans le temps long
35:55avec une démographie
35:56qui est très défavorable,
35:58mais l'enseignement
35:59du Japon depuis les années
36:0090 nous l'a renseigné,
36:01ça ne veut pas dire
36:02qu'on va avoir
36:02une longue ligne droite
36:04de presse,
36:05entre-temps,
36:06il y a des mouvements
36:06qui vont être intéressants
36:07à capter,
36:09c'est peut-être
36:10ce qui se profile là
36:11avec les récents développements,
36:14parce que c'est précisément
36:14ça qui pose problème,
36:15c'est-à-dire que
36:16les plans de relance successifs
36:17ne produisaient pas
36:18véritablement d'effet
36:19pour le consommateur chinois,
36:21qui est vraiment
36:21la chose qui nous intéresse,
36:23là ça semble commencer
36:24à être le cas,
36:24donc là on peut avoir
36:26un développement
36:26un peu plus intéressant,
36:27mais le plus difficile
36:27c'est effectivement
36:28de convaincre,
36:29de changer un peu
36:31cette perception,
36:32ou en tout cas de dire
36:32voilà c'est justement
36:33parce que ça va mal
36:33qu'on commence à envisager
36:35que ça peut aller mieux,
36:36c'est là où il faut
36:37effectivement,
36:37et si on attend
36:38que tout va bien
36:39ce sera dans les cours
36:39et on n'aura pas
36:40grand chose à faire.
36:41Sur le front de la guerre
36:42commerciale,
36:43la Chine a une capacité
36:44de résistance,
36:47d'encaisser effectivement,
36:50ce qui sera quand même
36:50malgré tout
36:51un choc pour elle,
36:52j'imagine,
36:53mais elle y réfléchit
36:54depuis longtemps.
36:55C'est ça,
36:55elle y est préparée,
36:57c'est effectivement
36:57un choc important,
36:58maintenant encore une fois
37:01on est dans une phase
37:03de négociation,
37:05je pense qu'entre
37:05les annonces
37:07et le rollercoaster
37:08Trump,
37:09finalement on va atterrir
37:09pour avoir à peu près
37:10comme tout le monde
37:11à 10% de tarifs
37:12et ils s'en accommoderont
37:13parce que c'est ce qu'on voit
37:14ce qui est en train
37:14de se profiler.
37:15en réalité le seul vrai accord
37:17qui a été signé
37:17c'est avec son partenaire
37:19historique,
37:19le Royaume-Uni.
37:20Oui, encore vrai accord,
37:21vous êtes gentil.
37:22C'est bien mis en ça.
37:24On m'a dit un économiste
37:25qui m'a dit hier
37:25parce qu'il a regardé
37:26l'accord que je n'ai pas regardé
37:28mais ce qu'il dit
37:29c'est valable
37:30au mieux six mois.
37:32C'est ça.
37:32Rien de...
37:33Ça ne passe pas au Congrès,
37:35c'est pas du tout
37:36un accord de réchange.
37:38Ça fait un peu près
37:38trois fois qu'il signe.
37:39Oui, c'est ça.
37:41Quand on regarde
37:42ce qu'il y a dedans,
37:43au final le seul truc
37:43vraiment intéressant,
37:44il y a des biens exemptés,
37:46mais au final
37:47pour un partenaire
37:48historiquement proche
37:49des Etats-Unis
37:50pour lequel il n'y a
37:51quasiment pas de déficit,
37:52ils prennent quand même
37:5210%.
37:53Ce qui est un triplement
37:55pour les biens
37:56qui les concernaient.
37:57Donc en fait,
37:58ça va être à peu près
37:58le tarif pour tout le monde.
38:00C'est à peu près ça
38:01le scénario.
38:02Si c'est ça vis-à-vis
38:02de la Chine,
38:04c'est pas forcément
38:05très grave.
38:08Avec un système
38:09de pays tiers également,
38:10beaucoup du commerce chinois.
38:12C'est sûr,
38:12quand on regarde
38:12directement Chine
38:13les Etats-Unis,
38:14le commerce s'est effondré,
38:15mais quand on regarde
38:16les pays tiers,
38:17les routes parallèles,
38:20Mexique ou par l'Asie également,
38:22on voit quand même
38:22qu'il y a beaucoup de choses
38:23qui passent encore.
38:24Et c'est ce qui s'était passé
38:24lors de son premier mandat,
38:26c'est-à-dire qu'on réorganise,
38:27ça prend un peu de temps,
38:28ça secoue un petit peu,
38:29mais c'est effectivement
38:30ce qui se produit.
38:31Merci beaucoup messieurs,
38:32merci d'avoir été les invités
38:33de Planète Marché
38:33ce soir avec nous en plateau.
38:35Benoît Pellois,
38:35le directeur des investissements
38:36de Natixis Wealth Management,
38:38Thierry Leclerc,
38:39président et cofondateur
38:40d'Alpha Jetfair Investors
38:41et Emeric Gastaldi,
38:43gérant action internationale
38:44chez Edmond Rothschild,
38:45Asset Management.
38:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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