- il y a 2 ans
Edition spéciale, commune aux deux chaines parlementaires, présentée par Oriane Mancini (Public Sénat), avec des journalistes de la rédaction de LCP en duplex.
Pour l'émission de ce lundi 1er juillet, durant deux heures, retour sur l'ensemble des résultats de ce premier tour des élections législatives. Dès 7h30, analyse des résultats en plateau avec Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de Politis et Olivier Rouquan, politologue, constitutionnaliste et chercheur associé au CERSA, ainsi que des envoyés spéciaux dans trois circonscriptions majeures : Éric Ciotti à Nice (avec Stéphanie Dépierre, journaliste LCP) ; François Hollande à Tulle (avec Marion Becker, journaliste LCP) ; Fabien Roussel à Saint-Amand-les-Eaux (avec Hélène Bonduelle, journaliste de LCP).
A partir de 8h30, débat en plateau avec les représentants politiques des principaux partis : Geoffroy Didier, candidat dans les Hauts-de-Seine, secrétaire général délégué des Républicains ; Xavier Iacovelli, sénateur Renaissance des Hauts-de-Seine ; Julien Odoul, député sortant de l'Yonne, candidat à sa réélection, porte-parole du Rassemblement national ; Alexandre Ouizille, sénateur PS de l'Oise, membre du bureau national du Parti socialiste.
La presse quotidienne régionale sera également présente en duplex pour apporter une expertise locale, avec Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de Midi Libre, Stéphane Besnier, directeur de l'information de TV Rennes, Denis Carreaux, directeur des rédactions du groupe Nice-Matin et Alexandre Poplavsky-Mayor, rédacteur en chef adjoint de l'Est Républicain, Républicain Lorrain et Vosges Matin.
Pour l'émission de ce lundi 1er juillet, durant deux heures, retour sur l'ensemble des résultats de ce premier tour des élections législatives. Dès 7h30, analyse des résultats en plateau avec Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Pierre Jacquemain, rédacteur en chef de Politis et Olivier Rouquan, politologue, constitutionnaliste et chercheur associé au CERSA, ainsi que des envoyés spéciaux dans trois circonscriptions majeures : Éric Ciotti à Nice (avec Stéphanie Dépierre, journaliste LCP) ; François Hollande à Tulle (avec Marion Becker, journaliste LCP) ; Fabien Roussel à Saint-Amand-les-Eaux (avec Hélène Bonduelle, journaliste de LCP).
A partir de 8h30, débat en plateau avec les représentants politiques des principaux partis : Geoffroy Didier, candidat dans les Hauts-de-Seine, secrétaire général délégué des Républicains ; Xavier Iacovelli, sénateur Renaissance des Hauts-de-Seine ; Julien Odoul, député sortant de l'Yonne, candidat à sa réélection, porte-parole du Rassemblement national ; Alexandre Ouizille, sénateur PS de l'Oise, membre du bureau national du Parti socialiste.
La presse quotidienne régionale sera également présente en duplex pour apporter une expertise locale, avec Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de Midi Libre, Stéphane Besnier, directeur de l'information de TV Rennes, Denis Carreaux, directeur des rédactions du groupe Nice-Matin et Alexandre Poplavsky-Mayor, rédacteur en chef adjoint de l'Est Républicain, Républicain Lorrain et Vosges Matin.
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NewsTranscription
00:00:00Générique
00:00:02...
00:00:10Bonjour à tous. Merci de nous retrouver
00:00:13sur les chaînes parlementaires pour cette édition spéciale
00:00:16au lendemain du 1er tour des législatives
00:00:18qui ont vu le RN arriver en tête,
00:00:20suivi du nouveau Front populaire, le camp présidentiel
00:00:23et 3e, un scrutin marqué par une forte participation.
00:00:26On va revenir sur les enseignements de ce 1er tour
00:00:29et sur la projection sur le 2d tour.
00:00:31Le RN sera-t-il en mesure d'obtenir une majorité absolue, la gauche ?
00:00:35Appel au désistement de ces candidats arrivés 3e,
00:00:38quand sera-t-il du camp présidentiel ?
00:00:40La consigne est un peu plus floue.
00:00:42Ces législatives font la une de la presse régionale.
00:00:45On va regarder quelques-uns de vos journaux régionaux,
00:00:48le RN aux portes du pouvoir.
00:00:50C'est le titre qui revient le plus souvent ce matin
00:00:53dans la presse régionale.
00:00:54On va voir les résultats en région tout au long de ces 2h.
00:00:57A Montpellier, à Rennes, à Nice, à Nancy,
00:01:00avec les rédactions de la presse régionale.
00:01:02On retrouvera nos envoyés spéciaux sur les terres de François Hollande,
00:01:06à Tulle, d'Éric Ciotti, à Nice et à Saint-Amant-les-Eaux,
00:01:09dans le nord, c'est la circonscription de Fabien Roussel.
00:01:12Dans une heure, le débat politique
00:01:14avec les 4 représentants des 4 principales forces,
00:01:18mais d'abord, l'analyse de nos experts avec Yves Tréhard.
00:01:21Bonjour, Yves. Merci d'être avec nous,
00:01:23directeur adjoint de la rédaction de Figaro.
00:01:25Pierre Jacquemin, bonjour.
00:01:27Merci d'être la rédacteure en chef de Politis et Olivier Roucan.
00:01:30Merci d'être avec nous,
00:01:31politologues et constitutionnalistes.
00:01:34On va regarder les grands enseignements
00:01:36de ce scrutin et les réactions politiques avec Audrey Vuetaz.
00:01:39En un beau mot, exulte.
00:01:42Il est 20h, le FIEF de Marine Le Pen découvre
00:01:46que le Rassemblement national domine ce premier tour.
00:01:49Plus de 33 % des suffrages,
00:01:51devant le nouveau Front populaire à près de 28 %,
00:01:54le camp présidentiel est 3e, avec 20,76 % des suffrages.
00:01:59Un score clarifié par une participation massive.
00:02:0366 % des Français se sont rendus aux urnes,
00:02:06une première depuis 40 ans.
00:02:08J'espère que Marine Le Pen, avec Jordane Bardella,
00:02:10va relever la France.
00:02:13Marine Le Pen, réélue dès le premier tour,
00:02:16a quant à elle les yeux rivés sur le second.
00:02:19En démocratie, rien n'est plus normal et sain
00:02:22que l'alternance politique.
00:02:24Pour conduire les réformes dont le pays a besoin,
00:02:29il nous faut une majorité absolue
00:02:31pour que Jordane Bardella soit, dans huit jours,
00:02:33nommée Premier ministre par Emmanuel Macron.
00:02:37Du côté de l'actuel Premier ministre,
00:02:39le ton est grave.
00:02:40En 3e position, reléguée dans plusieurs circonscriptions
00:02:44au rôle d'arbitre, le camp présidentiel a perdu son pari.
00:02:47A titre personnel, Gabriel Attal est arrivé en tête
00:02:50dans les Hauts-de-Seine, mais l'heure n'est pas au réjouissance.
00:02:54L'heure n'est pas un soir comme les autres.
00:02:56Vous me connaissez, je n'irai pas par quatre chemins.
00:02:59La leçon de ce soir, c'est que l'extrême droite
00:03:02est aux portes du pouvoir.
00:03:04Notre objectif est clair,
00:03:06empêcher le RN d'avoir une majorité absolue au second tour
00:03:10et donc de gouverner le pays
00:03:12avec le projet funeste qui est le sien.
00:03:15Visage grave, fermé à gauche aussi à 20h.
00:03:18Parmi les surprises, Fabien Roussel,
00:03:20le leader du Parti communiste, est battu dans le Nord,
00:03:23mais le Nouveau Front populaire tient bon.
00:03:26C'est une très lourde défaite du président de la République.
00:03:29Dimanche prochain, ce sera l'extrême droite
00:03:32ou le Nouveau Front populaire qui dirigera ce pays.
00:03:35Rien n'est fait, rien n'est acquis aujourd'hui,
00:03:38c'est un premier tour.
00:03:39Pour se remobiliser, la gauche se montre une nouvelle fois unie,
00:03:43entourée de plusieurs milliers de manifestants,
00:03:45place de la République à Paris,
00:03:47comme pour se donner l'énergie de repartir au combat.
00:03:51On va revenir sur les grands enseignements de ce scrutin
00:03:54avant de les détailler camp par camp.
00:03:56Yves, ces législatives d'hier ont marqué la confirmation
00:03:59du vote des Européennes.
00:04:01Oui, d'ailleurs, sans surprise, d'une certaine façon,
00:04:04parce que cette décision de dissoudre l'Assemblée
00:04:07en laissant entendre
00:04:09que vous vous êtes trompé, revoté et puis corrigé votre tir
00:04:14était une illusion totale, quoi.
00:04:18C'était évident que les électeurs allaient confirmer
00:04:22à trois semaines des quarts leur vote.
00:04:24Moi, ce que je retiens surtout, hier soir,
00:04:27la grande leçon d'hier soir,
00:04:29c'est le rejet, plus que jamais, du président de la République.
00:04:34Parce que c'est ça qui a motivé ce vote.
00:04:36Si vous ajoutez, et c'est un rapprochement audacieux,
00:04:40mais si vous ajoutez les voix du Rassemblement national
00:04:43à ceux du Nouveau Front populaire,
00:04:46vous arrivez à 65 % de refus du président de la République.
00:04:51C'est énorme. Enorme.
00:04:53Et c'est la détestation du président de la République
00:04:56qui motive et qui justifie ce vote.
00:04:58Pourquoi je continue là-dessus ?
00:05:01Parce que personne, évidemment, n'a eu le temps
00:05:03de se jeter dans les programmes.
00:05:05Les programmes ne sont ni faits ni à faire.
00:05:07Ils sont d'une improvisation totale, les uns comme les autres,
00:05:10y compris celui du gouvernement sortant.
00:05:13Et donc, les gens, ce sont...
00:05:15C'est plus un vote, si vous voulez, d'émotion,
00:05:18me semble-t-il, même s'il y a de l'adhésion dedans,
00:05:21je ne le nie pas,
00:05:22qu'un vote tout à fait raisonné.
00:05:25En tous les cas, aujourd'hui,
00:05:27on peut dire que les appels de messieurs Attal
00:05:31et autres de la majorité pour faire des majorités de projet,
00:05:34c'est à se taper le coquillard par terre.
00:05:36On va parler de ces coalitions.
00:05:38Ce commis, vous êtes d'accord avec Yves-Pierre ?
00:05:40Le scrutin d'hier, c'est le rejet d'Emmanuel Macron ?
00:05:42Oui, mais j'ai envie de dire aussi
00:05:44que c'est la volonté du parlementarisme.
00:05:48On a vécu une hyperprésidentialisation
00:05:50sous Emmanuel Macron,
00:05:51donc évidemment, il y a un rejet d'Emmanuel Macron,
00:05:53mais quand même, le taux de participation
00:05:56qui est exceptionnellement élevé
00:05:57montre que les Français s'intéressent aux législatives
00:06:02quand elles ne sont pas corrélées à l'élection présidentielle.
00:06:04Et en cela, la démonstration qu'ont fait les Français hier
00:06:08peut laisser entendre qu'effectivement,
00:06:10il y a une volonté d'un parlement fort
00:06:12avec la compréhension des enjeux aussi de ces législatives.
00:06:15Donc certes, le temps a été court.
00:06:17Certes, on peut interroger le caractère démocratique
00:06:19d'une élection qui s'organise aussi rapidement
00:06:21avec peut-être, effectivement,
00:06:23une absence de lisibilité des programmes
00:06:25des uns et des autres par les Français,
00:06:27même si je pense qu'ils savent pour quoi ils ont voté
00:06:29et pour qui ils ont voté.
00:06:31Mais avant tout, je note ça.
00:06:33Après, il y a la confirmation que le bloc,
00:06:35effectivement, de Marine Le Pen est un bloc solide.
00:06:39Pas de progression majeure.
00:06:41Une progression majeure, quand même, depuis 2022,
00:06:44parce qu'ils triplent parfois leurs scores.
00:06:46C'est quand même pas rien.
00:06:47Ils sont passés de 5-6 millions de votants aux législatives
00:06:51à 13 millions de votants aujourd'hui.
00:06:52C'est à peu près les scores que Marine Le Pen avait faits en 2022.
00:06:55Donc c'est quand même assez élevé.
00:06:57La question, c'est est-ce qu'il y a une réserve de voix ?
00:07:00Est-ce qu'ils ont la possibilité d'aller plus loin la semaine prochaine ?
00:07:02C'est moins sûr. On va en reparler tout à l'heure.
00:07:04Ça va être à question d'un désistement républicain
00:07:06qui va faire l'élection.
00:07:07Il y a deux élections.
00:07:08Il y a eu une élection jusqu'à la semaine dernière.
00:07:10Cette semaine s'ouvre une autre page.
00:07:12On va parler de cette entre-deux-tours.
00:07:13Est-ce qu'hier, on a eu, finalement,
00:07:15avec ces législatives qui se déroulaient à mi-mandat
00:07:17et non dans la foulée de la présidentielle,
00:07:19est-ce qu'on a eu un réflexe de vote national
00:07:21plutôt que de vote local ?
00:07:22C'est un vote d'étiquette, hier ?
00:07:24Je pense que d'abord, c'est la réussite...
00:07:29Si réussite du coup présidentiel, il y a,
00:07:32c'est celui de la mobilisation.
00:07:34La dramatisation a fonctionné, quelque part.
00:07:36Ensuite, il me semble quand même
00:07:38qu'en effet, en 15 jours,
00:07:41il est difficile pour un électeur
00:07:43de se repérer véritablement sur le plan idéologique
00:07:47et sur le plan, encore plus, des propositions précises.
00:07:50On se détermine en fonction de globules d'informations assez vastes.
00:07:54Est-ce que c'est un vote national par définition ?
00:07:56Oui, ce sont des législatives.
00:07:58Ceci dit, pour le Rassemblement national...
00:08:01Il y a souvent une équation locale.
00:08:03Est-ce que le réflexe d'étiquette a joué plus
00:08:05que l'équation locale ?
00:08:07Je pense que ce qui se produit,
00:08:10c'est la domestication par le RN
00:08:13du mode de scrutin majoritaire à deux tours
00:08:15des législatives.
00:08:16Il y a un ancrage, désormais, dans les circonscriptions.
00:08:20Des députés inconnus en 2022 qui avaient été élus,
00:08:23si on prend l'exemple des Pyrénées-Orientales,
00:08:25retrouvent quasiment leur position dès le premier tour.
00:08:28On a même une élue au premier tour, là-bas,
00:08:31Rassemblement national.
00:08:32Donc, est-ce que c'est une élection sur étiquette ?
00:08:35L'étiquette est floue, malgré tout.
00:08:37Les programmes sont moyennement compris, à mon avis,
00:08:41mais on comprend quand même, en gros,
00:08:43pour les lecteurs moyens, la différence, évidemment,
00:08:46entre le NFP, le RN et Ensemble.
00:08:49Donc, oui, il y a une nationalisation
00:08:52de ce scrutin, mais moi, ce que je remarquerais,
00:08:55c'est désormais une institutionnalisation,
00:08:57un ancrage territorial pour le RN.
00:09:00On va faire le point sur les résultats,
00:09:02bloc par bloc, avec Alex Poussard,
00:09:04qui va nous rejoindre pour faire le point sur ces résultats.
00:09:07Alex, rejoignez-nous, et je vous rejoins également.
00:09:09On va, évidemment, commencer, Alex,
00:09:11par le grand vainqueur de ce scrutin,
00:09:13le RN.
00:09:14Oui, le RN qui a élu 38 députés dès le premier tour.
00:09:18C'est une première pour l'extrême droite
00:09:20dans l'histoire de la Ve République.
00:09:22Parmi les candidats RN qui ont obtenu
00:09:24plus de 50 % des suffrages,
00:09:26il y a d'abord Marine Le Pen, réélue dans le Pas-de-Calais,
00:09:29avec plus de 58 % des voix.
00:09:31L'ancien vice-président de l'Assemblée nationale,
00:09:34Sébastien Chenu, est lui aussi réélu très largement,
00:09:37avec 58,3 % des suffrages.
00:09:41Edwige Diaz, vice-présidente du RN,
00:09:45est réélue en Gironde,
00:09:46avec plus de 53 % des voix.
00:09:49Parmi les autres cadres du parti qui ont été réélus hier soir,
00:09:52dès le premier tour, on peut citer Julien Audoul,
00:09:55dans le département de Lyon,
00:09:57qui a tout juste passé la barre des 50 %.
00:09:59Également, Philippe Ballard,
00:10:01réélu dans la deuxième circonscription de l'Oise,
00:10:05avec plus de 53 % des voix.
00:10:08Et puis, Laure Lavalette,
00:10:09porte-parole du RN, réélue députée
00:10:11de la deuxième circonscription du Var,
00:10:13avec plus de 50 % des voix.
00:10:15On va parler également de Nicolas Dupont-Aignan.
00:10:17Nicolas Dupont-Aignan, le patron du parti Debout-la-France
00:10:20pour la droite souverainiste,
00:10:21il se retrouve dans une triangulaire.
00:10:24Il arrive en deuxième position dans sa circonscription de l'Essonne,
00:10:27avec près de 33 % des voix.
00:10:29Derrière, le candidat du nouveau Front populaire.
00:10:33Et puis, en troisième position,
00:10:35le président LR du Conseil départemental de l'Essonne,
00:10:37François Dureau-Vrais,
00:10:39qui a obtenu plus de 27 % des voix.
00:10:41Merci, Alex.
00:10:42Tout à l'heure, on va commencer en parlant de Marine Le Pen.
00:10:45Marine Le Pen, évidemment,
00:10:47de la réussite de la vague RN
00:10:50et de ce score historique, Yves, pour le Rassemblement national.
00:10:54Oui, on voyait venir
00:10:56et on voyait poindre, je dirais,
00:10:58cette progression depuis longtemps, maintenant.
00:11:01Ca fait quand même très longtemps
00:11:03que le Rassemblement national a cette dynamique.
00:11:05Il ne cesse de progresser, il ne cesse de monter.
00:11:08Sa stratégie de dédiabolisation
00:11:12et de recentrage, apparemment, fonctionne auprès des électeurs,
00:11:17puisque moi, je suis de ceux qui pensent
00:11:19qu'elle peut avoir la majorité absolue à l'Assemblée nationale.
00:11:22En tous les cas, elle est en position...
00:11:24Son parti est en position d'occuper le pouvoir,
00:11:27le pouvoir législatif,
00:11:29y compris le pouvoir, pardon, exécutif,
00:11:33à Matignon.
00:11:35C'est assez...
00:11:36Ce qu'il faut retenir de tout ça,
00:11:38c'est que le Rassemblement national et le Front national,
00:11:42avant lui, s'est toujours battu
00:11:43contre le mode de scrutin majoritaire à deux tours.
00:11:48Or, c'est ce scrutin qui, aujourd'hui,
00:11:51lui permettrait d'arriver au pouvoir.
00:11:55C'est aussi tout le génie du président de la République
00:11:58d'avoir fait rentrer la Quatrième République dans la Cinquième.
00:12:02C'est quand même assez extraordinaire.
00:12:04En tous les cas, c'est la démonstration
00:12:06que...
00:12:09Enfin, le mode de scrutin
00:12:11ne peut ne pas être un obstacle
00:12:15pour des formations qui, à l'origine,
00:12:17n'étaient pas très importantes
00:12:18et qui étaient plutôt assez clivantes.
00:12:21Alors, là, aujourd'hui,
00:12:23le Rassemblement national s'est ripoliné,
00:12:25s'est acheté une nouvelle conduite,
00:12:28présente un nouveau visage,
00:12:30et apparemment, les électeurs en France
00:12:35avaient envie de tester,
00:12:37ou ont peut-être envie de tester,
00:12:39un parti qui n'a jamais occupé le pouvoir,
00:12:41c'est ça, aussi, c'est sa virginité.
00:12:43C'est vous qui le dites.
00:12:44Pardon ?
00:12:46C'est vous qui le dites.
00:12:47Non, mais...
00:12:48Ils sont les héritiers d'une droite
00:12:50qui a quand même gouverné ce pays.
00:12:52La France de pétain, c'est quand même...
00:12:54Non, mais restons raisonnables
00:12:56et restons dans la Cinquième République.
00:12:58S'il vous plaît.
00:12:59J'ai pas vu de pétinistes
00:13:00parmi les Rassemblements nationals,
00:13:02il y en a peut-être,
00:13:03mais là, j'essaye de faire quelque chose,
00:13:06enfin, d'avoir un propos à peu près censé,
00:13:08et voilà, ils ont complètement changé de braquet.
00:13:13Et Olivier, on l'a vu dans les résultats
00:13:15avec Alex Moussard,
00:13:16il y a des députés, sortons,
00:13:18qui sont réélus dès le premier tour.
00:13:20Est-ce que c'est aussi la preuve d'un ancrage local réussi
00:13:23pour le RN ?
00:13:24Ce qu'on disait tout à l'heure,
00:13:26c'est qu'il y a à la fois la domestication
00:13:28du mode de scrutin,
00:13:29mais cela se fait par un ancrage,
00:13:31une présence dans les circonscriptions.
00:13:33Ils ont saisi l'occasion du résultat
00:13:35un peu surprenant et inespéré pour eux
00:13:38de 2022.
00:13:39Les députés élus dans les circonscriptions
00:13:41se montraient,
00:13:43ils ont été de plus en plus invités
00:13:45dans les manifestations de la société civile.
00:13:49Et donc, tout ceci leur permet sans doute,
00:13:52pour certains...
00:13:53Au-delà de ça, il y a, évidemment,
00:13:55ce n'est pas qu'un ancrage de présence territoriale,
00:13:58c'est aussi un ancrage idéologique,
00:14:00il faut quand même bien voir les choses.
00:14:02Il y a une acceptation, aujourd'hui,
00:14:05plus importante d'un fond idéologique
00:14:08du Rassemblement national,
00:14:10certes, qui a évolué, qui s'est un peu lissé,
00:14:13mais qui reste quand même très saillant
00:14:15sur des questions identitaires.
00:14:17On l'a vu encore pendant cette campagne
00:14:19avec la question des binationaux
00:14:21et ces débats autour du droit de seul.
00:14:24Il faut faire le constat, aujourd'hui,
00:14:26lorsqu'on dit vote d'adhésion,
00:14:28que cela passe par le fait que de plus en plus de Français,
00:14:31sur ces questions, sans dire qu'ils valident tout,
00:14:34sont en mesure d'accepter
00:14:35la rhétorique du Rassemblement national.
00:14:38C'est un changement, pour notre pays,
00:14:40assez idéologique, assez profond,
00:14:42qu'il faut étudier.
00:14:43Pierre, est-ce que le plus dur commence,
00:14:45désormais, pour le Rassemblement national ?
00:14:48Il devrait y avoir plus de 300 triangulaires
00:14:50qui ne devraient pas rester en l'Etat,
00:14:52car il y a des consignes de désistement
00:14:55à gauche et dans la majorité présidentielle.
00:14:57Il risque d'être très compliqué, c'est certain.
00:15:00On va voir quel sera l'état, justement,
00:15:02de ce désistement républicain.
00:15:04La gauche a été très claire là-dessus.
00:15:06Sur les 105 circonscriptions
00:15:07où ils sont en situation de se maintenir
00:15:10dans le cadre du second tour,
00:15:11il reste à savoir ce que les macronistes vont faire.
00:15:14Pour ceux qui sont 3e et là où le Rennes est en tête.
00:15:17Exactement.
00:15:18Sur le Rassemblement national,
00:15:20j'ai entendu, on l'a entendu souvent,
00:15:22Yves vient de le dire,
00:15:24souvent, les Français font le choix
00:15:25du Rassemblement national en se disant
00:15:27qu'on n'a jamais essayé.
00:15:29Je parlais de la France de pétain,
00:15:31mais il n'y a pas besoin d'aller aussi loin.
00:15:33On sait ce que vaut une mairie,
00:15:35une municipalité,
00:15:37gérée par un élu du Rassemblement national.
00:15:40Les amis de Marine Le Pen,
00:15:42qui dirige des pays comme l'Argentine,
00:15:44on sait que les premières victimes,
00:15:46ce sont les femmes, les pauvres, les étrangers,
00:15:49des politiques des amis de Mme Le Pen.
00:15:51Ca fait à peine un an que M. Raviey-Millet a été élu.
00:15:55Le pays est en proie à la pauvreté.
00:15:57On ne peut pas comparer Raviey-Millet.
00:15:59Le pays est en proie à la pauvreté.
00:16:01La moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté.
00:16:04On ne peut pas comparer M. Orban.
00:16:06Mais pas Millet.
00:16:07Millet, c'est tout le contraire.
00:16:09C'est Macron. C'est Macron, 215.
00:16:11Mais c'est pas vrai.
00:16:12C'est un libéral.
00:16:13Marine Le Pen est devenue quoi ?
00:16:15Si elle fait un accord avec M. Schetty,
00:16:17c'est quoi le problème ?
00:16:19Faut arrêter d'expliquer que Mme Le Pen est devenue sociale.
00:16:22Elle a une volonté d'éradiquer l'Etat-providence,
00:16:25d'éradiquer ce que sont les politiques sociales.
00:16:27Entendez bien ce qu'elle a dit hier.
00:16:30Elle a dit que les droits sociaux,
00:16:31vous les aurez quand on aura réassigné les finances.
00:16:34Je veux bien qu'on fasse des comparaisons.
00:16:37Des comparaisons pertinentes.
00:16:38Il n'y a pas d'équivalent dans le monde.
00:16:41Millet, c'est très simple, c'est un libéralisme
00:16:44porté au maximum.
00:16:46Même aux Etats-Unis, vous n'avez pas ça.
00:16:48Ce libéralisme, on peut le critiquer ou pas,
00:16:52mais Millet, il a coupé toutes, toutes les aides sociales.
00:16:57Est-ce que Mme Le Pen est comme ça ?
00:16:59Tous les amis de Mme Le Pen en ont fait la démonstration.
00:17:02C'est un national socialiste.
00:17:04On est en législative.
00:17:05Tous les amis de Mme Le Pen l'ont fait.
00:17:07Les aides sociales ont été coupées.
00:17:09En Italie du Sud, c'est une catastrophe.
00:17:11Mme Mélanie a supprimé toutes les aides sociales,
00:17:14ce qu'on appelle chez nous le RSA, par exemple.
00:17:18Je veux dire, c'est la matrice même de ces gens
00:17:21que l'on dit d'extrême-droite.
00:17:22On ne dit pas qu'ils sont d'extrême-droite.
00:17:25Il y a une matrice, une ADN qui les lit tous.
00:17:27C'est la haine des étrangers et la fin de l'État-providence.
00:17:31Marine Le Pen nous l'explique encore une fois hier.
00:17:34Elle le dit.
00:17:35C'est ce qu'on entend de la part de Jordan Bardala,
00:17:38qui nous explique qu'il renonce à tout.
00:17:40S'il devait gouverner, il retrouverait le pays
00:17:43dans un état de financier tel que ça ne lui permettrait pas
00:17:46de financer les politiques sociales qu'il a présentées.
00:17:49Elle a dit qu'aucun Français ne perdrait le droit.
00:17:52Est-ce que ça va être dur ou pas dur ?
00:17:54Yves faisait un calcul pour dire
00:17:56combien la France détestait Emmanuel Macron.
00:17:58On peut prendre les chiffres dans un autre sens.
00:18:0133 % des Français ont voté pour Marine Le Pen.
00:18:03On peut se dire qu'il y a 66 % de Français
00:18:05qui rejettent le projet de Marine Le Pen
00:18:08et de ce petit camarade.
00:18:09Donc, oui, le plus dur reste à faire.
00:18:11On sait qu'il y a une tradition en France
00:18:14qui tend un tout petit peu à disparaître,
00:18:16même s'il y avait plus d'énormes millions de Français
00:18:19qui sont descendus dans les rues de France en 2002
00:18:22quand Jean-Marie Le Pen est arrivé au second tour.
00:18:25Aujourd'hui, les collectifs, la gauche,
00:18:27peinent à mobiliser, même s'il y a eu des mobilisations
00:18:30un peu partout en France pour dire le rejet de Marine Le Pen.
00:18:33Mais on sent quand même qu'y compris chez Emmanuel Macron,
00:18:36il y a cette volonté.
00:18:38On savait qu'hier soir, les collaborateurs d'Emmanuel Macron
00:18:41travaillaient circonscription par circonscription.
00:18:44Ce qui était impensable hier peut devenir pensable aujourd'hui.
00:18:47Même la France insoumise pourrait devenir
00:18:49un allié objectif des amis de M. Macron
00:18:52s'il s'agit, pour eux, de faire battre un élu
00:18:54de l'Assemblée nationale.
00:18:56C'est pas mon discours qu'on a entendu dans la majorité.
00:18:59Gabriel Attal dit pas une voix à l'extrême-droite,
00:19:02mais on va soutenir ceux qui sont dans notre champ de valeurs.
00:19:05Gabriel Attal nous explique qu'il peut faire
00:19:08un accord politique de gouvernement
00:19:10avec le Nouveau Front populaire.
00:19:12S'il veut avoir la majorité, il ne peut pas se passer
00:19:15du principal groupe de gauche du Nouveau Front populaire,
00:19:18c'est-à-dire la France insoumise.
00:19:20Il veut une majorité nouvelle avec la gauche
00:19:22et exclure le principal parti de gauche.
00:19:25Il va y avoir un problème de réserve de voix
00:19:27de l'Assemblée nationale et de désistement,
00:19:30ce front républicain qui se crée,
00:19:32c'est ce que demandent les Etats-majors.
00:19:34D'abord, il faudra voir, on le saura mardi,
00:19:37la réalité de ces désistements et de ce front républicain
00:19:40qui est quand même aujourd'hui difficile à comprendre
00:19:43pour les électeurs, parce que, justement,
00:19:46les frontières ont été assez brouillées,
00:19:48y compris au sein de la majorité, ne parlons pas d'LR.
00:19:51On ne sait plus trop quelle est la réalité
00:19:55de ce front républicain,
00:19:57et je pense que beaucoup d'élus pensent au municipal à venir.
00:20:01Quand vous avez un RN qui arrive devant,
00:20:04dans plus de 290 circonscriptions en tête,
00:20:08électoralement, pour la suite,
00:20:11je veux dire, les élus des partis classiques
00:20:13se posent des questions.
00:20:15Donc, le front républicain, il y a un gros point d'interrogation.
00:20:19Et puis, sur les réserves de voix,
00:20:21donc, je commence à en parler là,
00:20:22les réserves de voix du RN,
00:20:25évidemment, elles sont, semble-t-il,
00:20:27je dis bien, semblent-ils épuisées,
00:20:29sauf qu'il y a une dynamique.
00:20:31Et par rapport à la question de la majorité absolue,
00:20:34il faut garder à l'esprit
00:20:36qu'on ne connaît pas le taux de probabilité,
00:20:38mais c'est une possibilité
00:20:40qu'il ne faut pas exclure d'entrée de plume.
00:20:42Il y a une dynamique et, encore une fois,
00:20:44il y a des frontières idéologiques qui sont en train de bouger.
00:20:47Donc, il y a beaucoup d'incertitudes
00:20:50dans la question d'un...
00:20:54Comment dire ?
00:20:55D'une confirmation ou pas de ce vote de 1er tour
00:20:58en faveur du RN au second.
00:21:02La question, évidemment, du nombre de triangulaires
00:21:05sera quand même assez stratégique et déterminante.
00:21:08Pour la majorité absolue,
00:21:10il y a trois cas de figure, en fait.
00:21:12Soit ils ont vraiment la majorité absolue
00:21:15après le 2e tour,
00:21:17soit ils n'ont pas la majorité absolue
00:21:19à une dizaine ou une vingtaine de sièges,
00:21:22et à ce moment-là, ils arriveront à draguer,
00:21:26si vous me permettez l'expression,
00:21:28quelques élus LR, vraisemblablement,
00:21:31peut-être d'autres, d'ailleurs,
00:21:32pour former une majorité absolue.
00:21:34Là où ça sera plus difficile pour eux,
00:21:37c'est que s'il leur manque 40 ou 50 sièges,
00:21:41là, pour eux, ça sera très difficile.
00:21:43Et pour la France aussi, d'ailleurs,
00:21:45on sera dans une situation assez baroque.
00:21:49On va parler des LR qui ont d'ores et déjà rallié
00:21:52le RN. C'est le cas d'Éric Ciotti.
00:21:54On va à Nice, où on retrouve Stéphanie Despierre.
00:21:56Bonjour, Stéphanie. Merci beaucoup d'être avec nous.
00:21:59Vous avez suivi, évidemment, la soirée électorale d'Éric Ciotti.
00:22:02Est-ce que son pari de rejoindre le RN a été gagnant ?
00:22:07Dans un circonscription, sans aucun doute.
00:22:10Éric Ciotti est arrivé en tête avec 41 % des voix.
00:22:13C'est presque 10 points de plus qu'au premier tour.
00:22:15Il y a deux ans, son alliance avec le RN a donc convaincu les électeurs.
00:22:19Au second tour, ce sera une triangulaire
00:22:22avec le candidat de la gauche arrivé à deuxième.
00:22:24Il est à 26 %, et le candidat du camp présidentiel,
00:22:28Greg Monetti, troisième, à 22 %,
00:22:31mais se proche d'Éric Ciotti.
00:22:32Le maire de Nice va-t-il se maintenir ou se retirer ?
00:22:35Le dilemme n'est pas encore tranché.
00:22:38Dans les circonscriptions voisines des Alpes-Maritimes,
00:22:40les Républicains qui ont suivi Éric Ciotti
00:22:42dans son ralliement Rassemblement national sont en tête.
00:22:46Ça protégeait Christelle Dintorni, députée sortante,
00:22:48et même réélue dès le premier tour.
00:22:50En revanche, les députés sortants restés fidèles
00:22:54à la ligne historique des Républicains
00:22:56sont qualifiés, mais en très grande difficulté,
00:22:58face au Rassemblement national.
00:23:00Je vous le rappelle, Éric Ciotti, même s'il est très contesté,
00:23:03est toujours président du parti Les Républicains.
00:23:06Hier soir, il a appelé les Républicains à voter RN,
00:23:09à suivre le chemin d'espérance, dit-il, qu'il a ouvert.
00:23:12La victoire est en vue pour porter Jordan Bardella à Matignon,
00:23:16à lancer hier à ses militants,
00:23:18celui qui compte bien jouer un rôle de premier plan
00:23:20si le Rassemblement national arrive au pouvoir.
00:23:23Merci beaucoup, Stéphanie. Merci, merci.
00:23:25Vous étiez à Nice, sur les terres d'Éric Ciotti,
00:23:28Paris-Gagnon. Pierre Jacquemin pour Éric Ciotti.
00:23:32Il y a clairement une affiliation,
00:23:35une communauté d'idées qui s'était fait sentir
00:23:38depuis longtemps, quand même, entre Éric Ciotti et Marine Le Pen.
00:23:42Paris réussit, oui, parce que Marine Le Pen arrive en tête
00:23:47et qu'elle fait des scores qui lui permettent de penser
00:23:50que dimanche prochain, elle peut avoir une majorité,
00:23:53effectivement, relative ou absolue à l'Assemblée nationale.
00:23:56Sans doute, le pari est-il réussi.
00:23:58Il reste aux Républicains.
00:24:00Avec tous les déboires et les différents processus judiciaires
00:24:05en cours avec la famille des Républicains,
00:24:07parce qu'on ne sait plus très bien où habitent les Républicains,
00:24:10si les Républicains sont des Républicains, justement.
00:24:12Ils ont d'ores et déjà annoncé, hier, en tout cas,
00:24:15pour la branche non-ciotiste,
00:24:16qu'il n'y aurait pas de désistement républicain
00:24:18face à l'extrême droite.
00:24:19Donc, on a le sentiment d'un parti à la dérive.
00:24:21Je me demande si, effectivement, c'est pas Éric Ciotti
00:24:23qui avait raison.
00:24:25J'ai toujours pensé que la matrice idéologique
00:24:27des Républicains était plutôt du côté des macronistes.
00:24:30Force est de constater que s'il n'y a pas d'appel
00:24:33au désistement républicain, les LR pourraient être
00:24:35RN-compatibles et, demain, former une coalition avec eux
00:24:39s'il manque des voix à Marine Le Pen.
00:24:41Donc, sans doute qu'Éric Ciotti aura-t-il franchi le premier pas
00:24:44que ceux qui vont être réélus dimanche pourront emprunter.
00:24:48On voit que M. Marlex, le président des députés LR
00:24:51à l'Assemblée nationale, a été, quand même,
00:24:53en très grande difficulté dans cette élection.
00:24:55Et, justement, avant de vous entendre, Yves et Olivier,
00:24:58on va retrouver Alex qui nous rejoint pour faire le point,
00:25:00justement, sur ce bloc LR et allier les deux lignes de LR.
00:25:05Alex, on va regarder les résultats des candidats LR,
00:25:07ceux qui se sont alliés au RN et ceux qui sont restés indépendants.
00:25:10Alors, d'abord, chez Les Républicains,
00:25:11alliés au Rassemblement national, on le rappelle,
00:25:14Éric Ciotti est qualifié pour le second tour
00:25:16avec plus de 41 % des voix
00:25:18dans sa première circonscription des Alpes-Maritimes.
00:25:20Il participera à une triangulaire
00:25:22avec le candidat de la gauche, 26,6 % des voix,
00:25:26et le candidat du camp présidentiel,
00:25:28proche de Christian Estrosi, le maire de Nice,
00:25:30avec 22,8 % des voix.
00:25:32Sa collègue des Alpes-Maritimes, Christelle Dintorny,
00:25:35partie, elle aussi, s'allier avec le Rassemblement national,
00:25:37elle, elle est réélue dès le premier tour
00:25:39dans la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes,
00:25:41avec un peu plus de 50 % des voix.
00:25:43Et puis, on peut citer également
00:25:44la maire Les Républicains de Montauban, Brigitte Barège,
00:25:47alliée au RN dans cette élection.
00:25:49Elle récolte près de 44 % des voix au premier tour
00:25:53dans le Tarn-et-Garonne, et elle affrontera au second tour
00:25:55la socialiste Valérie Rabault,
00:25:57ancienne vice-présidente de l'Assemblée.
00:25:59On parle des LR indépendants ?
00:26:00Oui, chez les LR qui ont refusé de s'allier
00:26:03au Rassemblement national, on peut d'abord citer
00:26:05le résultat de Laurent Wauquiez,
00:26:07le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
00:26:09Il arrive en tête dans sa première circonscription
00:26:12de Haute-Loire avec 36,8 % des voix,
00:26:15et il sera dans une triangulaire au second tour
00:26:18avec le candidat RN qui a récolté 34 % des voix
00:26:22et la candidate de gauche qui est à 18,6 % des voix.
00:26:26Olivier Marlex, celui qui était le patron
00:26:28du groupe LR à l'Assemblée nationale,
00:26:29eh bien, lui, il est nettement devancé
00:26:31dans la deuxième circonscription de Ré-Loire.
00:26:33Il est devancé par le candidat RN à 38,3 % des voix.
00:26:38Olivier Marlex est à 26 % des voix
00:26:41et la candidate de gauche est également qualifiée
00:26:44au second tour avec 26 % des voix.
00:26:46Et puis, il y a un député LR qui a été réélu
00:26:49dès le premier tour. Il s'agit de Philippe Juvin,
00:26:51député sortant des Hauts-de-Seine, réélu avec 52 % des voix.
00:26:55Il faut préciser que dans ce département
00:26:56des Hauts-de-Seine, il y a un accord électoral
00:26:58entre les Républicains indépendants
00:27:00et le camp présidentiel.
00:27:01Et puis, on finit par le résultat d'Aurélien Pradié,
00:27:03qui, lui, a quitté les Républicains
00:27:05à cinq jours du scrutin.
00:27:06Il arrive nettement en tête dans sa circonscription du Lot
00:27:09avec 42 % des voix devant la candidate de gauche, 24 %,
00:27:13et la candidate du RN à 23 %.
00:27:15Merci, Alex. A tout à l'heure,
00:27:17ils vont parler du pari gagnant d'Éric Ciotti.
00:27:19Finalement, les LR Canal Historique,
00:27:21ils ne s'en sortent pas si mal que ça.
00:27:24Alors, qu'est-ce que vous appelez LR Canal Historique ?
00:27:26Ceux qui n'ont pas rallié Éric Ciotti.
00:27:28Qui n'ont pas franchi le Rubicon.
00:27:29Qui sont restés indépendants.
00:27:31On n'y comprend plus rien.
00:27:32Ils ne savent même pas eux-mêmes où ils habitent,
00:27:34très précisément.
00:27:36Il y a plusieurs solutions.
00:27:38Ce que vient de nous dire Alex est très parlant,
00:27:43puisque vous avez des personnalités
00:27:47comme Juvin, qui ont fait alliance
00:27:50avec la majorité présidentielle.
00:27:52Vous avez des personnalités qui ont décidé
00:27:55de rester indépendantes,
00:27:57comme M. Wauquiez, jusqu'à présent.
00:28:00Ou M. Pradié.
00:28:03Et puis, vous en avez d'autres,
00:28:04comme M. Ciotti et quelques-uns,
00:28:07dans son département, d'ailleurs,
00:28:09qui ont passé un pacte avec le Rassemblement national.
00:28:13Donc, vous avez tous les cas de figure.
00:28:1550 millions de LR.
00:28:16Ce qui est la preuve de quoi,
00:28:17c'est que le parti LR n'existe plus.
00:28:20On le savait depuis longtemps,
00:28:23mais c'est la confirmation.
00:28:24Il n'existait plus, il n'a plus de colonne vertébrale,
00:28:26il n'a plus de chef,
00:28:27même si, officiellement,
00:28:29c'est encore Éric Ciotti qui le dirige.
00:28:31Ce qui est sûr, c'est que c'est la grande victime,
00:28:34je dirais, de l'ère Macron, d'une certaine façon,
00:28:39alors que le Parti socialiste, lui,
00:28:41s'est refait une santé, ces derniers temps,
00:28:43à la faveur de l'arrivée de Raphaël Glucksmann,
00:28:46mais combien de temps ça va durer, ça, je ne sais pas.
00:28:49Est-ce qu'il va être payant, ce pari pour les LR,
00:28:52de rester indépendants ?
00:28:53Parce que, finalement, à part Éric Ciotti
00:28:54et Christelle d'Antorny, des députés sortants,
00:28:56personne ne s'est présenté sous l'étiquette LR-RN.
00:28:59Oui, mais ce qui vient d'être dit doit être mémorisé.
00:29:04C'est-à-dire qu'électoralement,
00:29:06nous mesurons quand même à quel point, par exemple,
00:29:08l'électorat RN élargit et va par 21 % de cadres,
00:29:15ce qui n'était pas du tout le cas il y a quelques années,
00:29:17alors que l'électorat LR ne cesse de se réduire
00:29:21aux plus âgés, aux plus fortunés.
00:29:24Donc, on voit bien, d'ailleurs,
00:29:26que le résultat de Laurent Wauquiez
00:29:29n'est quand même pas extraordinaire,
00:29:32alors qu'il a, lui, depuis très longtemps,
00:29:34voulu adopter cette stratégie idéologique de droitisation,
00:29:39mais qui ne fonctionne pas bien,
00:29:42puisqu'il se retrouve avec un rassemblement national
00:29:45à peu près à son niveau.
00:29:47Donc, la stratégie idéologique de LR,
00:29:52aujourd'hui, n'est pas comprise.
00:29:54Elle est floue.
00:29:55Et ensuite, il y a des volontés...
00:29:57Parce qu'il y a plusieurs lignes.
00:29:59Eric Ciotti a brouillé ça, en plus.
00:30:01Eric Ciotti a voulu cliver,
00:30:04mais, si vous voulez, on saura le sort de LR
00:30:08une fois qu'on aura la stratégie des élus de ce parti
00:30:13après le second tour.
00:30:16Mais c'est un parti en très mauvais état, quand même.
00:30:19On parle de stratégie.
00:30:20Hier, les Républicains, canal historique,
00:30:23ont choisi de ne pas donner de consigne de vote
00:30:25pour le second tour, Pierre.
00:30:27Oui, mais même là, je ne suis pas sûr
00:30:28que ce soit aussi clair que cela,
00:30:30parce que j'ai entendu aussi M. Copé annoncer
00:30:32que la position officielle des LR serait prise cet après-midi
00:30:36dans le cadre d'un bureau national.
00:30:38Je ne sais pas qui convoque le bureau national,
00:30:40si c'est le canal historique, si c'est M. Ciotti,
00:30:42si la ligne qui sera décidée cet après-midi en bureau national,
00:30:44ce sera la ligne officielle.
00:30:46Vous voyez, c'est assez incompréhensible.
00:30:48C'est un comique, hier soir, des LR disant pas de consigne de vote.
00:30:50Communiqué des LR, canal historique,
00:30:52on verra ce que cet après-midi, le bureau national,
00:30:54si c'est canal historique, si c'est Ciotti qui a convoqué ce bureau
00:30:57et ce que diront les Républicains.
00:31:00Je trouve que tout ça est assez confus.
00:31:05Après, de toute façon, l'électorat des Républicains,
00:31:08vous pouvez lui dire de faire barrage ou de ne pas faire barrage,
00:31:11de moins en moins, il ne suit les consignes.
00:31:14Aujourd'hui, les Français, de moins en moins,
00:31:16suivent les consignes.
00:31:17Après, on peut se dire que le score
00:31:19du Rassemblement national est tel, à un tel niveau,
00:31:22c'est-à-dire que c'est quasiment le même niveau
00:31:23que celui de Marine Le Pen de 2022 à l'élection présidentielle,
00:31:26que, possiblement, le reste de l'électorat ne veut pas
00:31:29d'une majorité absolue du Rassemblement national
00:31:32et que, possiblement, justement, c'est l'existement
00:31:34de la gauche et des macronistes, pour ceux qui y participeront,
00:31:39joueront à la défaveur du Rassemblement national.
00:31:41Le rôle des Républicains, finalement, il va être assez symbolique.
00:31:45Il ne va pas peser énormément dans cette campagne d'entre-deux-tours.
00:31:48Ils ne peuvent pas apporter un appoint,
00:31:50au cas de pas de majorité ?
00:31:52Là aussi, vous voyez, on ne peut même pas dire...
00:31:55Il le disait tout à l'heure, sans doute,
00:31:57s'il manque un peu de députés pour faire une majorité absolue
00:32:00au Rassemblement national, sans doute dragueront-ils
00:32:02une certaine partie des députés LR.
00:32:05Ça va dépendre de quel type de député LR.
00:32:07Si c'est M. Juvin, il ne fera pas d'accord
00:32:08avec le Rassemblement national.
00:32:10Et inversement, possiblement, une partie de ces députés-là
00:32:13pourrait faire partie d'une future majorité
00:32:15qu'Emmanuel Macron a appelée de ses voeux
00:32:17des démocrates et républicains.
00:32:19Ils seront tellement divisés que, sans doute,
00:32:21s'il reste 20, 30, 40 députés LR,
00:32:23sans doute y compris au sein de cette même famille,
00:32:25il y aura des accords stratégiques importants.
00:32:28Oui, non juste pour compléter cet état de fragmentation
00:32:31et ce trouble identitaire, finalement, des Républicains,
00:32:34c'est que dans les résultats d'hier donnés à 10 %,
00:32:36vous avez les LR, mais vous avez aussi les dix LR droite.
00:32:39Vous avez toute une partie de ces candidats
00:32:42et quasiment la moitié de ces 10 %
00:32:45qui se portent sur des dix LR droite,
00:32:47pas explicitement sur des LR.
00:32:49Et Yves, tout à l'heure, vous disiez
00:32:51pas de ralliement, en tout cas pour le moment.
00:32:52Est-ce que ça peut changer à partir du 8 juillet,
00:32:54le lendemain du second tour ?
00:32:56Est-ce que les LR peuvent se tourner, à ce moment-là,
00:32:59vers le Rassemblement national hier ?
00:33:01François-Xavier Bellamy, il n'était pas très clair
00:33:03quand on lui a demandé s'il pouvait rallier
00:33:05un gouvernement Jordan-Bernier ?
00:33:06Oui, oui, il n'est pas très clair, mais c'est...
00:33:08Si vous voulez, il y a certaines personnalités,
00:33:10parce que, pardon de cette expression,
00:33:12mais il faut fonctionner au cas par cas, là.
00:33:14Il n'y a pas de...
00:33:15Si vous prenez quelqu'un comme Jean-François Copé,
00:33:17dont on connaît la ligne, lui, c'est clairement non.
00:33:21Jean-François Copé, pour lui, le Rassemblement national
00:33:24est plus qu'un adversaire, d'une certaine façon.
00:33:27Son discours est d'une clarté limpide.
00:33:29C'est vrai que si vous prenez François-Xavier Bellamy,
00:33:32on se dit qu'il y a une possibilité,
00:33:34si vous voulez, de rapprochement.
00:33:37Je pense que, chez beaucoup,
00:33:39il y a probablement une possibilité de rapprochement.
00:33:45Je crois qu'il y a quand même des...
00:33:47C'est là où je reprends l'expression historique,
00:33:50et Jean-François Copé en fait partie.
00:33:52Il y a beaucoup de Républicains,
00:33:55enfin, il y a quelques Républicains, ce qu'il en reste,
00:33:58qui ont le souci de garder leur identité
00:34:02et de se dire que, justement,
00:34:04il y a peut-être quelque chose à faire d'ici à 2027,
00:34:07d'ici aux prochaines législatives,
00:34:11d'ici à un avenir relativement proche,
00:34:15pour que les Républicains renaissent de leur centre.
00:34:18Il ne faut pas oublier qu'on est en train d'assister,
00:34:21on va voir, le deuxième tour n'a pas eu lieu encore,
00:34:23mais on est en train d'assister
00:34:25au rétrécissement du Bloc central.
00:34:28Ce qu'avait essayé de créer Emmanuel Macron
00:34:31est en train de se dissoudre, d'une certaine façon,
00:34:34dans la dissolution.
00:34:35Edouard Philippe ne peut pas le recréer pour vous ?
00:34:37Edouard Philippe, mais il y a d'autres prétendants
00:34:40qui peuvent et qui songent à recréer quelque chose,
00:34:43justement, sur ces fondations-là.
00:34:46On va voir, mais à mon avis,
00:34:48là, l'histoire n'est pas écrite, pas du tout.
00:34:50On va continuer à regarder les résultats dans nos régions
00:34:53avec nos partenaires de la presse régionale.
00:34:56On va aller à Montpellier, où on retrouve Olivier Biscay.
00:34:59Merci beaucoup d'être avec nous,
00:35:01directeur de la rédaction du Midi-Livre.
00:35:03Olivier, quels sont les grands enseignements
00:35:06des résultats en Occitanie ?
00:35:07Je ne vais pas vous surprendre en vous lisant
00:35:10que le trio de têtes en Occitanie
00:35:13est bien identique à celui de la France,
00:35:17avec un rassemblement national plus fort que jamais
00:35:19sur l'ensemble des départements de l'Occitanie.
00:35:22On le savait depuis de nombreuses années.
00:35:25Et ça se confirme, évidemment,
00:35:26avec un bloc de gauche
00:35:29qui talonne dans le nombre de circonscriptions,
00:35:33suivi, évidemment, par la Macronie.
00:35:35La Macronie est en mauvaise posture dans le Languedoc,
00:35:38parce que, dans la plupart des circonscriptions,
00:35:40soit il est évacué du premier tour,
00:35:42soit il est troisième, c'est le cas,
00:35:45à Montpellier, où Patricia Miralles,
00:35:47l'ancienne ministre, finit troisième,
00:35:49derrière le rassemblement national,
00:35:52qui est en tête, suivi de l'Union de la gauche.
00:35:55C'est le cas de Patrick Vignal,
00:35:57que l'on connaît bien et qui est député depuis 12 ans,
00:36:00qui est troisième dans une circonscription
00:36:02où LRN arrive en tête.
00:36:04Ces deux parlementaires, hier soir,
00:36:06avaient tout simplement décidé de ne pas nous répondre,
00:36:10puisqu'ils considèrent que le désistement
00:36:12n'est pas tout à fait à l'ordre du jour.
00:36:15En tout cas, ils décideront ce matin
00:36:17s'ils se maintiennent ou s'ils se retirent
00:36:20de cette course au second tour.
00:36:23Sur les 58 circonscriptions en Occitanie,
00:36:2527 triangulaires potentielles,
00:36:2811 dans le Languedoc,
00:36:30et on a ce matin beaucoup l'attention
00:36:32sur les choix des uns et des autres
00:36:35dans notre région.
00:36:36La question se pose, la question de l'entre-deux-tours.
00:36:40C'est votre une, Olivier, vers quel front républicain ?
00:36:43C'est la question que vous posez.
00:36:44Oui, parce qu'hier soir,
00:36:46il y avait toute une nuance de décision.
00:36:49Vous prenez la circonscription de Sébastien Rome,
00:36:52qui est un député LFI.
00:36:55Il est arrivé 2e, le Front national est arrivé 1er,
00:36:58et le 3e, c'est Jean-François Eliaoui,
00:37:00l'ancien député Renaissance,
00:37:02qui, hier soir, après une visioconférence
00:37:04avec Edouard Philippe,
00:37:06a décidé de se maintenir.
00:37:07Il y aura une triangulaire.
00:37:09Laurence Christol, qui est 3e,
00:37:10arrivée dans une circonscription
00:37:12où elle était députée sur temps,
00:37:14la première, c'est la socialiste.
00:37:16Hier soir, il y avait encore des questions de monde.
00:37:19Ce n'est pas un rassemblement national
00:37:21dans cette circonscription.
00:37:22Pourquoi se désister alors qu'elle pourrait,
00:37:25sur la base de réserve de voix,
00:37:27maintenir sa candidature et peut-être l'emporter ?
00:37:29Il va y avoir, tout au long de cette journée,
00:37:32vous le disiez, sur le plateau, des décisions différentes.
00:37:35Un point pour terminer, ce qui se passe à Béziers.
00:37:38C'est très intéressant.
00:37:39La députée sortante est Emmanuelle Ménard.
00:37:42Elle avait été élue brillamment il y a deux ans.
00:37:45Depuis 2014, il n'y avait pas de candidat
00:37:47du Rassemblement national.
00:37:49C'est le cas depuis trois semaines.
00:37:51L'Assemblée nationale est arrivée en tête
00:37:53dans cette circonscription avec 41 % des voix.
00:37:56Emmanuelle Ménard est deuxième.
00:37:58Hier soir, autant vous dire que c'était la grimace
00:38:00pour Robert-Emmanuel Ménard, qui est en très mauvaise posture
00:38:04et qui pourrait perdre son siège de député
00:38:06au soir du second tour.
00:38:08Merci, Olivier. Merci beaucoup.
00:38:09On regarde la une du Midi Libre.
00:38:11Vers quel front républicain ?
00:38:13C'est la question que vous posez à la une de votre journal.
00:38:17On le voit, avec Olivier, finalement,
00:38:19il y a les consignes nationales,
00:38:20mais sur le terrain, localement,
00:38:22c'est plus compliqué, ce désistement.
00:38:24Oui, c'est certain que ces consignes,
00:38:27notamment d'Emmanuel Macron ou des amis d'Emmanuel Macron,
00:38:30on l'a vu, pourtant, Édouard Philippe a été d'une clarté,
00:38:34même si la clarté ne va pas jusqu'à dire
00:38:36que le front doit s'imposer, y compris avec la France insoumise,
00:38:39puisqu'il les exclut du champ républicain,
00:38:42mais la décision d'Édouard Philippe,
00:38:44c'était d'appeler ses candidats à se retirer
00:38:47s'ils sont arrivés en troisième position
00:38:49dans les circonscriptions à l'extrême droite.
00:38:52Donc, vers quel front républicain se dirige-t-on ?
00:38:54C'est la vraie bonne question qui va se jouer
00:38:57entre aujourd'hui et demain soir, l'heure de dépôt des candidatures.
00:39:01Mais une fois que le front a été décidé,
00:39:03sans doute, on en parlera aussi,
00:39:05c'est pour quelle alternative ?
00:39:07C'est quoi, une majorité absolue au RN ?
00:39:09C'est un accord de coalition entre la gauche et les macronistes ?
00:39:12A-t-il une majorité absolue, eux aussi ?
00:39:15C'est la question qui va se poser dimanche soir.
00:39:17On va voir les résultats.
00:39:19Alex Poussard nous rejoint à nouveau pour faire le point,
00:39:22justement, sur ce bloc de gauche,
00:39:24cette nouvelle alliance, ce nouveau front populaire.
00:39:27Qu'en est-il de ces personnalités ?
00:39:29On va commencer par les socialistes,
00:39:31avec l'ancien président de la République,
00:39:33François Hollande, qui est qualifié pour le second tour
00:39:36en Corrèze, avec 37,6 % des voix obtenues au premier tour.
00:39:39Il participera à une triangulaire
00:39:41avec une candidate du RN
00:39:43et un candidat LR.
00:39:46Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure,
00:39:48est réélu dès le premier tour
00:39:50dans la 11e circonscription de Seine-et-Marne,
00:39:53avec 53,4 % des suffrages.
00:39:56On peut également évoquer le résultat
00:39:58du député socialiste sortant, Jérôme Getsch,
00:40:01qui, souvenez-vous, avait refusé cette alliance
00:40:03du nouveau front populaire avec la France insoumise.
00:40:06Au premier tour, dans sa circonscription de Lessonne,
00:40:09il récolte 34,4 % des voix et se retrouve dans une triangulaire
00:40:13face à une candidate de gauche
00:40:16qui a 25,2 % des voix
00:40:19et une candidate du RN avec 20 % des suffrages.
00:40:22Du côté des écologistes, Sandrine Rousseau est réélue
00:40:25dès le premier tour dans la 9e circonscription de Paris,
00:40:28avec 52 % des voix.
00:40:31Et puis, chez les communistes,
00:40:33c'est la douche froide, la mauvaise surprise,
00:40:35puisque le patron du Parti communiste français
00:40:37et ancien candidat à la présidentielle, Fabien Roussel,
00:40:40est battu dès le premier tour
00:40:42dans la 4e circonscription du Nord,
00:40:44face au candidat du RN, Guillaume Florequin,
00:40:47qui a obtenu un peu plus de 50 % des suffrages.
00:40:50Qu'en est-il pour les insoumis ?
00:40:51Mathilde Panot, qui présidait le groupe insoumis
00:40:54à l'Assemblée nationale, est réélue dès le premier tour
00:40:57dans le Val-de-Marne, avec 59 % des voix,
00:40:59tout comme le coordinateur du Parti la France insoumise,
00:41:03Manuel Bompard, réélu dans la 4e circonscription
00:41:05des Bouches-du-Rhône, avec un score très élevé,
00:41:0867,5 % des voix.
00:41:10Qu'en est-il du résultat de François Ruffin,
00:41:13dans la 1re circonscription de la Somme ?
00:41:15Avec près de 34 % des voix, il arrive en 2e position,
00:41:19derrière la candidate du RN,
00:41:21qui est à 40,7 % des voix,
00:41:24mais François Ruffin va bénéficier du désistement
00:41:27de la candidate du camp présidentiel,
00:41:29qui a obtenu 22 % des voix
00:41:31et qui appelle à battre le RN.
00:41:34On peut également évoquer le résultat
00:41:35du jeune insoumis, Louis Boyard,
00:41:37qui, dans la 3e circonscription du Val-de-Marne,
00:41:41récolte près de 42 % des voix,
00:41:44mais il devra remporter une triangulaire
00:41:46face au candidat du RN
00:41:48et au candidat ensemble du parti présidentiel,
00:41:52Loïc Signor.
00:41:53Et puis, enfin, on peut évoquer
00:41:55le député insoumis, Alexis Corbière,
00:41:57qui a été, entre guillemets, purgé du parti,
00:41:59car jugé déloyal à Jean-Luc Mélenchon.
00:42:02Il fait la course en tête en Seine-Saint-Denis,
00:42:05avec plus de 40 % des voix
00:42:07devant la candidate insoumise
00:42:09investie par le nouveau Front populaire,
00:42:11Sabrina Ali Benali, avec 36,4 % des voix.
00:42:15Merci, Alex. Merci beaucoup.
00:42:17Un mot, peut-être, sur Fabien Roussel.
00:42:18C'est la surprise de la soirée.
00:42:20Une circonscription qui est communiste
00:42:22depuis des années.
00:42:23Est-ce que c'est la preuve que cet électorat ouvrier,
00:42:26cet électorat de gauche, cet électorat populaire,
00:42:28aujourd'hui, se tourne vers le RN ?
00:42:30Cette preuve, elle existe depuis longtemps.
00:42:33Moi, je note, effectivement, alors, Fabien Roussel,
00:42:37il y a un enseignement, ce que vous venez de montrer,
00:42:40est tout à fait intéressant.
00:42:42Si vous prenez la France insoumise,
00:42:45la France insoumise qui essaye de récupérer le vote,
00:42:48justement, ouvriers, communistes,
00:42:52jadis communistes et tout, comme Ruffin,
00:42:54balottage.
00:42:56Vous prenez la France insoumise
00:42:59qui n'est pas sur ce combat-là,
00:43:02en tous les cas, pas majoritairement.
00:43:04C'est-à-dire Mathilde Panot,
00:43:05c'est-à-dire...
00:43:08M. Bompard,
00:43:09ils sont élus dès le premier tour.
00:43:11C'est-à-dire que le discours qu'ils tiennent,
00:43:13qui est un discours mélenchoniste, s'il en est,
00:43:16eh bien, lui, finalement, porte plus,
00:43:19c'est comme ça que je l'interprète,
00:43:21que le discours de M. Ruffin,
00:43:23qui veut être un discours plus social,
00:43:26d'une certaine façon.
00:43:27Et donc, ça, c'est très intéressant.
00:43:29Alors, après,
00:43:30pour revenir sur M. Roussel,
00:43:33bah oui, je ne connais pas son adversaire.
00:43:36Je ne sais pas si c'est un parachuté
00:43:38ou si c'est quelqu'un du cru,
00:43:40mais enfin, la gifle est sévère.
00:43:46Oui, j'entends le...
00:43:48Ca vous a fait réagir,
00:43:50la ligne Mélenchon contre la ligne Cypsocial ?
00:43:52Ca me fait sourire, parce que je l'entends
00:43:54et je la lis beaucoup depuis hier soir.
00:43:56Sauf que ce que vous oubliez de pointer,
00:43:58mon cher Yves,
00:43:59c'est le lieu d'élection de tous ceux que vous venez de citer
00:44:02qui sont dans le canal historique de Mélenchon.
00:44:04Les mélenchonistes purjus, comme vous le dites,
00:44:07sont souvent dans les centres urbains.
00:44:08Là où ils font leur meilleur score,
00:44:10la France insoumise,
00:44:11c'est Paris, où l'approche banlieue,
00:44:13Marseille, où les alentours.
00:44:15C'est le centre urbain.
00:44:18Et là où, aujourd'hui,
00:44:19des députés de la France insoumise
00:44:21sont mis en difficulté,
00:44:22c'est effectivement dans des endroits,
00:44:25souvent dans des zones rurales,
00:44:28ou dans des petites villes de France,
00:44:32où la France insoumise est effectivement mise en difficulté.
00:44:35Et d'ailleurs, je pense que...
00:44:37Je veux pas jeter de polémiques,
00:44:40mais je pense que la France insoumise,
00:44:42d'une manière générale, devra s'interroger
00:44:43sur la stratégie qui a été la sienne au premier tour.
00:44:45Quand j'ai vu les différents cadres de la France insoumise
00:44:48aller faire campagne pour Sabrina Ali Ben Ali,
00:44:49alors qu'il n'y avait pas de danger de l'extrême droite,
00:44:52mais juste pour empêcher Alexis Corbière
00:44:55d'être élu, ce qui n'a pas fonctionné,
00:44:57je me pose la question de pourquoi avoir mis autant de moyens
00:45:00à aller soutenir les petits camarades
00:45:01qui n'étaient pas en difficulté,
00:45:03pour ne pas aller soutenir justement
00:45:04ceux qui étaient en difficulté.
00:45:05Je pense à Caroline Fiat, je pense à François Ruffin...
00:45:09Qui est derrière le Rassemblement national, hein, Caroline ?
00:45:11Caroline Fiat, qui est derrière, bien sûr,
00:45:13ou Fabien Roussel.
00:45:14Il y a là, quand même, un problème dans la stratégie
00:45:17que je pense qui a été celle de la France insoumise.
00:45:18Mais attention aux différentes lectures de ces scrutins,
00:45:23parce que, oui, la France insoumise
00:45:25a un socle électoral très important
00:45:28dans les grandes métropoles.
00:45:29On va demander à Olivier de trancher.
00:45:31Est-ce que la ligne Mélenchon est électoralement payante ?
00:45:33Moi, ce que je note, si vous voulez,
00:45:35sur les gauches, y compris la France insoumise,
00:45:39c'est, depuis une vingtaine d'années,
00:45:41le fait qu'elle se recroqueville sur un électorat très urbain.
00:45:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les gauches sont incapables
00:45:47de continuer à, je dirais même, stabiliser
00:45:52leur électorat urbain,
00:45:53et ne parlons même pas du rural.
00:45:55Donc, par rapport à ce résultat,
00:45:57qui pourrait être commenté sur le mode c'est une réussite,
00:46:00moi, je trouve que c'est une stabilisation
00:46:03des réussites urbaines,
00:46:05avec parfois, d'ailleurs, dans le sud,
00:46:08des échecs, parce que Marseille,
00:46:12c'est quand même, aujourd'hui, une ville
00:46:13qui se dirige de plus en plus vers le rassemblement national.
00:46:18Donc, il n'y a pas là de capacité de la gauche
00:46:21à régénérer son électorat et à retrouver des marges.
00:46:26Lorsque l'on voit, par exemple,
00:46:27tout le long de la Garonne jusqu'à la Gironde,
00:46:30c'est le rassemblement national
00:46:32qui a remplacé un électorat rural
00:46:35à la fois radical, socialiste,
00:46:38et les LFI, qui avaient progressé dans la ruralité
00:46:41en 2012, voire 2017, régressent.
00:46:44Donc, il y a du travail, de ce point de vue,
00:46:47et je pense que ça va avec ce que vous disiez
00:46:49sur les stratégies de campagne.
00:46:51Par exemple, dans les Bouges-Girondes,
00:46:53on a Manuel Bompard, qui est réélu dès le premier tour,
00:46:56Sébastien Delogue, qui est réélu dès le premier tour,
00:46:58Pierre Dareville, le communiste,
00:47:00qui lui est en difficulté face au RN.
00:47:02Oui, mais le LFI consolide...
00:47:04Lorsqu'on regarde la sociologie des votes,
00:47:08aujourd'hui, on est sur, certes,
00:47:11un électorat qui, sur le plan pécunier,
00:47:13reste défavorisé, mais qui est surdiplomé.
00:47:16Il y a désormais un électorat cadre
00:47:18qui est assez fort pour ce NFP
00:47:21et, encore une fois,
00:47:23sur les villes de plus de 200 000 habitants.
00:47:25Donc, si vous voulez,
00:47:28de ce point de vue,
00:47:30la stratégie LFI, mais au-delà...
00:47:33Parce que, finalement, c'était déjà une évolution,
00:47:36tout ce qui vient d'être dit,
00:47:37qui marquait le Parti socialiste des années 2000.
00:47:40Donc, on est là sur la moyenne durée,
00:47:43on voit bien qu'il y a une stabilisation,
00:47:47et je dirais même, parfois, une rétraction
00:47:49de cette capacité de la gauche
00:47:51à parler au-delà des grandes villes.
00:47:54Bon, je ne vais pas faire une analogie avec la Hongrie,
00:47:57mais qui résiste à Orban en Hongrie,
00:48:01c'est Budapest.
00:48:02Et regardez la carte,
00:48:04Paris et quelques grandes villes en France,
00:48:06aujourd'hui, c'est le NFP.
00:48:08Et question qu'on posait tout à l'heure
00:48:10pour le Rassemblement national,
00:48:11est-ce que l'entre-deux-tours va être compliqué
00:48:14pour le nouveau Front populaire,
00:48:15le troisième, dans plusieurs circonscriptions,
00:48:17et qui, si la Consigne nationale est respectée,
00:48:20va voir nombre de ses candidats se désister ?
00:48:22Alors là, je suis...
00:48:24Pareil, il va falloir voir au cas par cas,
00:48:27parce qu'il y a cette Consigne nationale
00:48:29qui est très claire, c'est vrai,
00:48:30qui a été donnée de façon très claire,
00:48:32mais est-ce qu'elle va être respectée ?
00:48:34Il y aura sans doute des exceptions, ici ou là,
00:48:37parce qu'il y a des inimitiés,
00:48:39parce qu'il y a des égaux,
00:48:42parce que, voilà, il y a des calculs qui sont faits,
00:48:45et, voilà, là, on entre dans un cadre un peu irrationnel,
00:48:52il n'y a pas de règle, en fait.
00:48:54S'il y a une règle qui est dictée,
00:48:55est-ce que cette règle va être respectée partout ?
00:48:57Je ne sais rien.
00:48:59Avec des différences qui ont été pointées hier
00:49:01dans le camp présidentiel...
00:49:03Ah oui, je parle à l'intérieur de la gauche,
00:49:05parce que vous pouvez avoir
00:49:06un troisième position, un LFI, un socialiste ou un écolo,
00:49:10Gist qui va dire que je ne respecte pas la Consigne de Paris,
00:49:14je ne parle même pas de la majorité présidentielle.
00:49:17Mais juste la majorité présidentielle
00:49:18qui a dit hier, pas une voile doit aller au RN,
00:49:21mais les désistements pour faire gagner un LFI,
00:49:23ça ne semble pas être à l'ordre du jour.
00:49:26Alors, ce n'est pas à l'ordre du jour du tout
00:49:28chez M. Philippe, là, c'est très clair,
00:49:31il le dit, il l'a exprimé.
00:49:33Chez M. Attal, ça paraît assez clair.
00:49:35François Bayrou aussi l'a dit.
00:49:37François Bayrou l'a dit aussi.
00:49:38Chez Gabriel Attal, ça paraît plus clair, quand même.
00:49:41Enfin, moi, j'ai compris que c'était comme ça.
00:49:43Il a parlé de candidats républicains.
00:49:45Il a dit candidats qui partagent nos valeurs républicaines.
00:49:48Alors là, il peut y avoir, effectivement,
00:49:50deux interprétations,
00:49:52mais en tous les cas, il n'a pas fait l'exclusion
00:49:55d'Edouard Philippe.
00:49:56Non, il n'a pas dit LFI,
00:49:58mais il a dit qu'on se retirera
00:50:00pour les candidats qui partagent nos valeurs.
00:50:01Tout comme le président de la République.
00:50:03Visiblement, les proches conseillers,
00:50:05y compris d'anciens conseillers d'Emmanuel Macron,
00:50:07ont passé une nuit assez longue
00:50:11parce que je crois qu'ils ont étudié de près
00:50:15l'ensemble des circonscriptions
00:50:17où la nouvelle alliance, le nouveau front populaire
00:50:20était en situation de l'emporter face au RN
00:50:24et où des candidats macronistes pourraient se désister,
00:50:26y compris si c'était des députés de la France insoumise.
00:50:29Je crois que dans le camp Macron,
00:50:31on n'exclut pas de soutenir des députés de la France insoumise
00:50:33si, sur le CV, ça va,
00:50:36c'est-à-dire s'ils considèrent que ces gens-là
00:50:37sont des gens républicains.
00:50:38C'est-à-dire Ruffin, François Bayrou, il dit...
00:50:40François Ruffin, mais pas que.
00:50:42Vous savez, on a passé la campagne à expliquer
00:50:43que la France insoumise était un parti antisémite.
00:50:45Effectivement, on a l'impression que tous ces gens-là
00:50:47sont des gens qui sont sortis du champ républicain,
00:50:49mais sauf que vous faites le point sur qui sont les députés
00:50:52qui ont semé le trouble et qui ont eu des propos
00:50:54qui, effectivement, étaient des propos
00:50:55qui étaient hors cadre républicain
00:50:58parce que profondément antisémites
00:51:00ou en tout cas alimentant l'antisémitisme,
00:51:02ils sont très marginaux.
00:51:04Donc, dans l'immense majorité des cas,
00:51:06sans doute, la raison va l'emporter.
00:51:07Emmanuel Macron donnera pour consigne
00:51:09d'effectivement se désister.
00:51:11Donc, je ne dis pas que tout ça sera très massif,
00:51:13mais il y aura sans doute une majorité...
00:51:14Quand Jean-Luc Mélenchon prend la parole hier,
00:51:16entouré de Manuel Bompard et de Rima Hassan,
00:51:18est-ce que c'était le meilleur plan
00:51:20pour pousser au désistement républicain, Pierre,
00:51:22en faveur de la France insoumise ?
00:51:24Je ne sais pas. Je ne crois pas.
00:51:26En revanche, je trouve que la parole de Jean-Luc Mélenchon hier,
00:51:29qui a appelé très nettement, très clairement
00:51:31au désistement de ses candidats de la France insoumise,
00:51:34n'allait pas nécessairement de soi.
00:51:35Quand vous avez vu la campagne horrible
00:51:37à laquelle il a fait front pendant ces derniers mois,
00:51:40il dit clairement,
00:51:42votez pour les candidats macronistes,
00:51:44votez pour les candidats de droite
00:51:45quand ils sont les mieux placés pour faire battre l'extrême droite.
00:51:47Je veux dire, on peut accuser tout et son contraire,
00:51:49Jean-Luc Mélenchon,
00:51:50mais quand il s'agit d'être au rendez-vous de l'histoire,
00:51:52en tout cas, là, on est à un rendez-vous de l'histoire,
00:51:54c'est-à-dire faire battre l'extrême droite,
00:51:56il dit les mots.
00:51:57Il dit les mots et il les a dits avec une grande clarté
00:52:00et je pense que c'est logique qu'on l'ait entendu hier soir.
00:52:03Après, sur la forme, évidemment, chacun jugera.
00:52:06Olivier, il a été au rendez-vous ?
00:52:07Oui, y compris LSI et Jean-Luc Mélenchon
00:52:11sont aujourd'hui plus clairs, l'ensemble, je dirais,
00:52:14de cette NFP est plus clair sur la question du front républicain
00:52:19que la majorité sortante et que, évidemment, LR.
00:52:23Voilà. C'est aussi, d'ailleurs,
00:52:25cela se voit depuis l'ère Sarkozy, cette affaire.
00:52:29La droite est restée claire sur le front républicain
00:52:32jusqu'à Jacques Chirac.
00:52:33Ensuite, ça a commencé à se brouiller.
00:52:35Sur la question des désistements
00:52:37et de ce qu'on verra se profiler mardi,
00:52:40je pense qu'au-delà des éléments de personnalité,
00:52:44des égaux locaux,
00:52:46il y a aussi la question des réserves de voix.
00:52:48C'est ça qui est calculé.
00:52:50Si certains restent, c'est parce qu'ils pensent l'emporter,
00:52:53même s'ils arrivent en numéro 3 du fait des réserves de voix.
00:52:56Et ça peut expliquer certaines tactiques
00:53:00qui dérogeraient le désistement systématique.
00:53:02J'ajoute une toute petite chose,
00:53:03parce qu'effectivement,
00:53:04la parole d'Édouard Philippe était très attendue hier.
00:53:06Je pense qu'il pourrait un jour payer très cher
00:53:09la position qui est la sienne aujourd'hui.
00:53:10C'est-à-dire que se mettre à dos
00:53:12la formation principale de la gauche
00:53:14qui va arriver en tête, sans doute, dimanche prochain,
00:53:16qui est la France insoumise, n'est pas raisonnable.
00:53:18C'est quand même les voix de la gauche,
00:53:20y compris de la France insoumise,
00:53:22qui ont permis à deux reprises d'élection d'Emmanuel Macron.
00:53:24Mettons qu'en 2027, scénario improbable mais possible,
00:53:28ou en tout cas, c'est une hypothèse,
00:53:30il se retrouve face à Marine Le Pen au second tour,
00:53:32M. Édouard Philippe.
00:53:33Comment va-t-il dire aux gens de la France insoumise
00:53:35qu'il a cornerisé qu'il faut voter pour lui
00:53:37pour faire battre l'extrême droite ?
00:53:38Je veux dire, il a pris une responsabilité
00:53:40extrêmement importante qui pourrait lui coûter cher un jour.
00:53:42Là-dessus, et après,
00:53:44on va parler de la réforme de la science au magie.
00:53:46Oui.
00:53:47Moi, sur Jean-Luc Mélenchon,
00:53:49je vous trouve assez affirmatif.
00:53:52C'est quelqu'un de très madré, Jean-Luc Mélenchon.
00:53:56Alors, il a le propos, et puis à côté de lui,
00:53:59il a Rima Hassan, qui, il faut le dire,
00:54:02pour la plupart de l'électorat centriste et de droite,
00:54:07c'est impossible.
00:54:09C'est impossible.
00:54:10Qui vient, en plus, pas coiffé,
00:54:13mais habillé avec un keffier.
00:54:15Non, mais il y a toute une symbolique.
00:54:17Il y a toute une symbolique.
00:54:19Quand on est honnête intellectuellement,
00:54:20on n'est pas très grave d'arriver avec un keffier.
00:54:22Non, mais bon...
00:54:23Soyons raisonnables.
00:54:24C'est signé.
00:54:25C'est signé, parce qu'on parle évidemment
00:54:27de la cause palestinienne et du Hamas.
00:54:30Mais dans le contexte actuel.
00:54:32C'est ça qui est intéressant.
00:54:34Et donc, tout est calculé chez Jean-Luc Mélenchon.
00:54:36Jean-Luc Mélenchon, lui, de toute manière,
00:54:39je le répète, ses élections législatives,
00:54:42c'est pas son histoire.
00:54:44Il s'en moque complètement.
00:54:45Ce qu'il veut, c'est que le Rassemblement national,
00:54:48c'est ça, le sous-texte, en fait, arrive au pouvoir.
00:54:51Et que ça soit le désordre.
00:54:53Et que, lui, il parie sur l'élection présidentielle.
00:54:57C'est son objectif, c'est son unique objectif.
00:55:00Et il va continuer dans ce sens-là.
00:55:03On va parler, évidemment, de la majorité présidentielle,
00:55:07du camp présidentiel, en tout cas, dans quelques instants.
00:55:09Mais d'abord, on va voir les résultats dans nos régions.
00:55:12On retrouve Stéphane Bénier. Bonjour, Stéphane.
00:55:14Merci d'être avec nous, directeur de l'information de TVRN.
00:55:17Stéphane, y a-t-il une percée
00:55:19du RN en Bretagne pour les Européennes ?
00:55:21Est-ce qu'il en a été de même hier pour cette législative ?
00:55:24Alors, il y a eu, évidemment, encore,
00:55:27pour le RN, un bon score dans une région bretagne
00:55:31qui a voté à 73,4 %,
00:55:35poussée du RN,
00:55:37mais résistance de la majorité présidentielle
00:55:42qui reste en tête avec 29,7 %
00:55:46devant le nouveau Front populaire à 29,6 %.
00:55:49Donc, vous voyez, c'est très serré.
00:55:51Le RN, lui, n'a enregistré que 27,7 %,
00:55:57donc, oui, poussée du RN,
00:56:00mais la terre bretonne, terre historique de gauche,
00:56:05qui a résisté vraiment assez largement.
00:56:09Vous avez d'autres résultats, Stéphane ?
00:56:13Oui, alors, ce que l'on peut dire, c'est que si on regarde l'Île-et-Vilaine,
00:56:16on avait beaucoup d'attention sur les huit circonscriptions.
00:56:20Quatre étaient purement rennaises.
00:56:21Et là, on voit vraiment que la gauche s'est très largement imposée,
00:56:26avec même Mikaël Bouloud, qui a été réélu dès le premier tour
00:56:29dans la huitième circonscription.
00:56:31D'un point de vue départemental,
00:56:33il faut signaler que le Rassemblement national
00:56:36qualifie sept de ses huit candidats pour le second tour.
00:56:39Il y aura donc sept triangulaires.
00:56:42Le parti de Marie Le Pen et Jordan Bardella
00:56:45sera donc dans ces triangulaires,
00:56:47avec quand même, dans la quatrième circonscription,
00:56:50celle de Redon.
00:56:52Eh bien, cette vraiment circonscription,
00:56:56regardée vraiment avec attention,
00:56:57eh bien, on voit que le nouveau Front populaire
00:57:02arrive en deuxième position, alors que c'était la députée sortante.
00:57:05Et le RN a donc placé en tête un candidat
00:57:09avec simplement 136 voix d'avance.
00:57:12Et puis, dans la septième,
00:57:14eh bien, c'est le député sortant,
00:57:16vraiment Thierry Benoît,
00:57:18qui est en route pour une cinquième réélection,
00:57:21eh bien, qui arrive largement en tête.
00:57:24Juste pour signaler qu'en Île-et-Vilaine et en Bretagne,
00:57:27la question des désistements s'opère.
00:57:30Pour le Front de gauche, c'est clair,
00:57:32il faut se désister, et on l'a vu sur Flouger
00:57:35où la candidate du nouveau Front populaire,
00:57:39la communiste Elsa Laffaille,
00:57:41s'est tout de suite désistée en faveur de Thierry Benoît.
00:57:45À droite, c'est un petit peu plus compliqué.
00:57:47Deux candidates sont en seconde position sur Aide,
00:57:50elles vont se maintenir,
00:57:52mais le cas le plus épineux, c'est Anne Pato sur Redon
00:57:55pour la majorité présidentielle,
00:57:57qui est troisième et qui, à présent,
00:58:00n'a toujours pas annoncé son désistement,
00:58:03alors que le candidat du Rassemblement national,
00:58:06lui, est en tête.
00:58:08Merci beaucoup, Stéphane.
00:58:09Merci d'avoir été avec nous pour nous parler
00:58:12de ces résultats de la région Bretagne.
00:58:14Un mot, Yves ?
00:58:15C'est intéressant, parce que la Bretagne,
00:58:17qui était observée de près,
00:58:19où on disait que même la Bretagne était pénétrée
00:58:22par le RN, là, il y a un mouvement de résistance,
00:58:24semble-t-il, par rapport aux élections européennes.
00:58:27Ce ne sont pas du tout les mêmes élections,
00:58:30mais la Bretagne, qui est une terre chrétien-démocrate,
00:58:34bon, elle a fait jouer sa sensibilité,
00:58:39et on voit que le Rassemblement national,
00:58:41en pourcentage de voix,
00:58:43arrive en 3e position derrière le Front populaire
00:58:47et la majorité présidentielle.
00:58:49On va voir les résultats du dernier bloc.
00:58:51C'est le bloc du camp présidentiel.
00:58:53Alex nous rejoint.
00:58:55Et Alex, évidemment, beaucoup de ministres
00:58:58étaient candidats hier, 24 sur les 35 du gouvernement Attal.
00:59:01Oui, à commencer par le premier d'entre eux,
00:59:04Gabriel Attal, qui est arrivé en tête
00:59:06dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine,
00:59:08avec 3,8 % des voix, devant la candidate de gauche,
00:59:12qui est à 35,5 % des suffrages.
00:59:14Dans le Nord, le ministre de l'Intérieur,
00:59:17Gérald Darmanin, devant le Rassemblement national
00:59:21d'une courte tête, avec 36 % des voix.
00:59:23Le candidat RN est à 34,3 % des voix,
00:59:27et la candidate de gauche a gagné son ticket
00:59:29pour une triangulaire dans cette circonscription.
00:59:32Un bon résultat pour le ministre des Affaires étrangères,
00:59:35Stéphane Séjourné, dans la 9e circonscription,
00:59:38des voix au premier tour,
00:59:40devant la candidate de l'Union de la gauche,
00:59:42qui a récolté 21,4 % des suffrages.
00:59:45L'ancienne Premier ministre, Elisabeth Borne,
00:59:48est-elle arrivée en 2e position dans sa circonscription
00:59:51du Calvados, avec près de 29 % des voix,
00:59:53derrière le Rassemblement national,
00:59:56qui est à plus de 36 % des suffrages,
00:59:58et Elisabeth Borne devrait bénéficier
01:00:00du désistement du candidat de la gauche,
01:00:02arrivé en 3e position, avec 23 % des voix.
01:00:05Les ministres sont en difficulté.
01:00:07Notamment Stanislas Guérini,
01:00:08le ministre de la Transformation publique,
01:00:11il est distancé à Paris, dans la 3e circonscription.
01:00:14Il est arrivé en 2e position, avec près de 34 % des suffrages,
01:00:17derrière la candidate de gauche, Léa Balazs-Elmarecki,
01:00:21qui a récolté plus de 46 % des voix.
01:00:24La secrétaire d'Etat à la Ville, Sabrina Agresti-Roubach,
01:00:27ne sera pas réélue dans la 1re circonscription des Bouches-du-Rhône.
01:00:31Elle est arrivée 3e, avec plus de 23 % des voix,
01:00:35et elle se désiste au profit de la gauche,
01:00:37de la candidate du Nouveau Front populaire,
01:00:40qui a récolté 27 % des suffrages,
01:00:42alors que le RN, dans cette circonscription,
01:00:44fait la course en tête, avec plus de 45 % des suffrages.
01:00:48Et puis, défaite également pour l'ancien ministre des Transports,
01:00:52d'Emmanuel Macron, Clément Borne,
01:00:53dans la 7e circonscription de Paris.
01:00:56Il a récolté près de 38 % des voix,
01:00:58mais son adversaire, le 1er adjoint socialiste
01:01:01à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
01:01:03a été élu dès le 1er tour, avec un peu plus de 50 % des suffrages.
01:01:06Merci, Alex. On vous retrouve tout à l'heure
01:01:09pour la revue de presse régionale.
01:01:11Est-ce que ces résultats montrent
01:01:13que les Français ont effacé le camp Macroniste, Marine Le Pen ?
01:01:16Non, parce que 20 % quand même des suffrages exprimés,
01:01:19dans le contexte que nous connaissons,
01:01:22avec ce rejet du président,
01:01:24finalement, c'est un score, un résultat, pardon,
01:01:28qui ne peut pas être commenté
01:01:31sur le mode l'effacement, l'effondrement.
01:01:33Bon, c'est une amélioration par rapport aux Européennes, du reste,
01:01:38mais malgré tout, électoralement,
01:01:41le macronisme, véritablement, se rétracte,
01:01:44un peu comme l'électorat LR, sur les plus fortunés, les plus âgés.
01:01:47Ils sont en concurrence, d'ailleurs, auprès de cet électorat,
01:01:50et ça se creuse, pourrait-on dire,
01:01:53territoriellement, également.
01:01:56On a l'Ouest intérieur,
01:01:58on a un peu autour de la zone frontalière,
01:02:01près de la Suisse, et puis un peu de l'Alsace.
01:02:04Donc, quand on compare les cartes du macronisme,
01:02:072017 à aujourd'hui, il est clair qu'il y a un affaiblissement.
01:02:11Bon.
01:02:12Claire.
01:02:13Oui, clairement, enfin...
01:02:16Hier, on ne peut pas parler de défaite électorale
01:02:19pour le camp macroniste.
01:02:21Ça s'est vérifié aux Européennes,
01:02:23ça s'est vérifié quelques jours plus tard,
01:02:25en tout cas, quelques semaines plus tard, aux législatives.
01:02:28Je suis d'accord, il faut relativiser aussi.
01:02:30C'est-à-dire qu'on aurait pu imaginer
01:02:33que le camp présidentiel allait profondément chuter.
01:02:38Il progresse par rapport aux résultats des Européennes.
01:02:41Sans doute, le regain de mobilisation a-t-il participé,
01:02:43justement, de cette mobilisation ?
01:02:46Vous savez, on a tellement dit qu'il y avait deux extrêmes
01:02:49et que le camp présidentiel était le centre de la raison
01:02:51et le camp de la raison,
01:02:52que sans doute, le regain de mobilisation
01:02:54de ces dernières heures a-t-il joué en la faveur d'Emmanuel Macron ?
01:02:58On avait prédit, il y a quelques semaines,
01:02:59les sondeurs nous disaient, vous allez voir,
01:03:01il n'y aura pas tant de triangulaire que ça
01:03:03parce que le camp présidentiel ne sera pas en capacité
01:03:05de se maintenir au second tour.
01:03:06Bon, force est de constater que ce n'est pas le cas,
01:03:08donc sans doute, le camp présidentiel a-t-il réussi,
01:03:10dans la dernière ligne droite, à remobiliser son électorat,
01:03:12à remobiliser en tout cas un électorat,
01:03:14je ne sais pas si c'est son électorat,
01:03:16mais en tout cas un électorat qui a considéré
01:03:17que c'était le bloc de la raison.
01:03:20Reste à savoir, on va voir la semaine prochaine,
01:03:23si ce bloc de la raison sera raisonnable jusqu'au bout.
01:03:27Yves, un mot, peut-être, Yves, aussi,
01:03:30parce que là, on est dans l'entre-deux-tours
01:03:31où beaucoup de choses vont se jouer,
01:03:32on le dit depuis une heure, hier, Gabriel Attal a annoncé
01:03:35qu'il suspendait la réforme de l'assurance chômage.
01:03:37Est-ce que c'est un signal qui est envoyé à la gauche
01:03:40en vue d'une éventuelle coalition ?
01:03:41Oui, peut-être, c'est un signal,
01:03:43je ne sais pas s'il sera reçu, d'ailleurs,
01:03:44parce que je pense que tout ça va passer un peu y aperçu.
01:03:47Effectivement, oui, oui, ça veut dire
01:03:50qu'ils ne sont pas quand même en position de force.
01:03:53Non, ce qui est plus étonnant,
01:03:55c'est le discours de Gabriel Attal et du président de la République,
01:03:58les propos qui lui sont prêtés, en tous les cas,
01:04:01sur ces majorités de coalition qu'il pourrait faire,
01:04:04faire bloc contre le Rassemblement national,
01:04:07qui paraît complètement surréaliste.
01:04:09Ils n'ont pas réussi à le faire depuis deux ans,
01:04:13alors qu'ils avaient une majorité relative
01:04:15qui était quand même assez forte,
01:04:16et je ne vois pas pourquoi, maintenant,
01:04:18réduit à quelques dizaines de députés,
01:04:22probablement moins de 100, enfin, bon, on va voir,
01:04:25ils vont réussir à bâtir une cathédrale pareille,
01:04:29ça paraît complètement illusoire.
01:04:32Donc, le mouvement Ensemble n'est pas mort,
01:04:37mais j'ai quand même tendance à dire
01:04:40que l'ère Macron est quand même passée,
01:04:43parce que j'ai l'impression que même ces anciens soutiens
01:04:48ou les figures de cette majorité,
01:04:51elles ont tourné la page et qu'elles entendent, maintenant,
01:04:54relever le gant par elles-mêmes.
01:04:56Olivier, c'est le macronisme qui est mort,
01:04:58ce n'est pas forcément l'existence d'un grand bloc central ?
01:05:01Voilà, et d'ailleurs, il faudra regarder
01:05:03ce qui se passe à l'Assemblée,
01:05:05notamment avec ceux qui restent de LR ou LR,
01:05:08puisqu'on voit bien la proximité éventuelle
01:05:11avec la stratégie d'Édouard Philippe
01:05:13pour un certain nombre d'élus.
01:05:16Voilà, mais ce bloc de centre-droit,
01:05:19parce que le bloc central,
01:05:20c'est un bloc qui a dérivé vers la droite,
01:05:24il continue d'être présent et il sera représenté.
01:05:28Un dernier mot, Pierre ?
01:05:30Oui, et je trouve que ce n'est pas rien
01:05:32que Gabriel Attal ait souhaité réagir très rapidement
01:05:35et justement en suspendant la réforme de l'assurance-chômage
01:05:39qui clive tellement,
01:05:40c'est-à-dire que l'ensemble des partenaires sociaux,
01:05:43en tout cas les syndicats, les formations politiques,
01:05:46étaient défavorables à cette réforme.
01:05:48Sans doute, c'est une main tendue,
01:05:49sans doute, on verra si un accord est possible
01:05:52entre le nouveau Front populaire et la Macronie,
01:05:54ça semble un peu difficile,
01:05:56mais effectivement, la gauche serait en position de force
01:05:58pour demander à Emmanuel Macron, à Gabriel Attal,
01:06:01d'abroger la réforme des retraites,
01:06:03d'abroger la loi Asie-L'Immigration.
01:06:06Tout ça, les abrogations, les reculs,
01:06:08ne font pas une politique,
01:06:09restera sans doute à la gauche et à la Macronie
01:06:11de se mettre d'accord autour de 4-5 propositions importantes
01:06:14qui leur permettraient possiblement de gouverner ensemble,
01:06:16ça paraît improbable,
01:06:17mais c'est sans doute ce vers quoi on pourrait se diriger
01:06:20si l'Assemblée n'est pas dirigée
01:06:22ou n'a pas de majorité absolue
01:06:23qui se dégage avec le Rassemblement national.
01:06:25Merci, merci beaucoup à tous les trois
01:06:27pour cette heure d'analyse,
01:06:29évidemment, de ce premier tour des législatives
01:06:31dans quelques secondes.
01:06:32Notre grand débat politique avec les principales forces,
01:06:36mais d'abord, on va regarder
01:06:37ce qui pourrait se passer dans l'entre-deux-tours,
01:06:39puisqu'on l'a dit, le Rassemblement national
01:06:40est arrivé largement en tête avec 33 % des voix,
01:06:44et le second tour s'annonce décisif
01:06:45avec de nombreuses triangulaires mêlées d'hésitements
01:06:47pour faire barrage au Rassemblement national.
01:06:50On pourrait bien changer la donne.
01:06:51On voit ça avec Sandra Sercarat.
01:06:53Pour éviter que le Rassemblement national
01:06:56obtienne la majorité absolue à l'Assemblée nationale,
01:06:59les différents partis se positionnent en cas de triangulaire
01:07:01dans les circonscriptions où le RN est arrivé en tête.
01:07:05Pour la France insoumise, la consigne est claire.
01:07:07Nulle part, nous ne permettrons au RN de l'emporter,
01:07:12et c'est pourquoi,
01:07:14dans l'hypothèse où il serait arrivé en tête
01:07:17tandis que nous ne serions qu'en troisième position,
01:07:20nous retirerons notre candidature.
01:07:24Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot
01:07:25affirment également que les candidats du nouveau Front populaire
01:07:28se retireront partout où ils sont arrivés en troisième position.
01:07:32Emmanuel Macron avait promis une grande clarté
01:07:35dans les consignes de vote,
01:07:36mais à l'issue de ce premier tour,
01:07:38il appelle à un large rassemblement démocratique et républicain
01:07:41sans donner plus de précisions.
01:07:44Pour Gabriel Attal, pas une voix ne doit aller au RN.
01:07:47Cela passera par le désistement de nos candidats,
01:07:50dont le maintien en troisième position
01:07:52aurait fait élire un député Rassemblement national
01:07:55face à un autre candidat
01:07:56qui défend comme nous les valeurs de la République.
01:07:59Une consigne qui ne précise pas clairement
01:08:00si le désistement s'applique aussi face à un candidat LFI.
01:08:04Au sein du camp présidentiel,
01:08:06on évoque une décision au cas par cas.
01:08:09L'ancien Premier ministre, Édouard Philippe,
01:08:11se veut lui plus clair.
01:08:12Il joue la carte du ni Rassemblement national, ni LFI.
01:08:16Je considère qu'aucune voix ne doit se porter
01:08:19sur les candidats du Rassemblement national
01:08:22ni sur ceux de la France insoumise,
01:08:23avec lesquels nous divergeons,
01:08:25non pas seulement sur des programmes,
01:08:27mais sur des valeurs fondamentales.
01:08:29Pas de barrage au Rassemblement national pour les Républicains
01:08:32qui ne donnent pas de consignes de vote.
01:08:34Éric Ciotti appelle la droite à le rejoindre
01:08:36dans son alliance avec le RN.
01:08:39Il n'est plus possible de refuser de faire un choix
01:08:43entre notre union responsable, patriote et républicaine
01:08:48et ce terrifiant danger d'extrême-gauche.
01:08:52Entre 285 et 315 circonscriptions
01:08:55sont concernées par des triangulaires,
01:08:57un chiffre historique lié à la participation inédite
01:09:00pour ce premier tour.
01:09:02Et avec nous pour ce grand débat politique,
01:09:04Xavier Iacovelli, bonjour.
01:09:05Merci beaucoup d'être là, sénateur RDPI.
01:09:07Renaissance des Hauts-de-Seine.
01:09:09Alexandre Ouisy, bonjour.
01:09:11Merci d'être là, sénateur socialiste de Loise,
01:09:14membre du Bureau national du Parti socialiste.
01:09:16Geoffroy Didier est avec nous.
01:09:17Secrétaire général délégué des Républicains.
01:09:19Vous étiez candidat dans les Hauts-de-Seine
01:09:21et vous l'êtes toujours.
01:09:22Vous êtes qualifié pour le second tour.
01:09:24On précise qu'on avait invité le Rassemblement national.
01:09:27Julien Audoul, le porte-parole du RN,
01:09:29député réélu hier soir, devait être avec nous.
01:09:31Il a annulé sa participation il y a une heure et demie,
01:09:34d'où l'absence du Rassemblement national sur ce plateau.
01:09:36On va commencer par parler des grands résultats
01:09:39de vos camps respectifs.
01:09:40Peut-être, Xavier Iacovelli,
01:09:42le camp présidentiel qui arrive troisième.
01:09:44Est-ce que le scrutin d'hier signe la fin du macronisme ?
01:09:47Non, je ne pense pas que ce soit la fin du macronisme,
01:09:50parce que le macronisme, c'est quoi ?
01:09:51C'est ce dépassement, cette capacité de travailler
01:09:53avec des gens de bonne volonté venant de la gauche,
01:09:56comme moi, ou des gens de la droite,
01:09:58comme Gérald Darmanin, par exemple,
01:09:59et d'être poussé par l'intérêt supérieur du pays.
01:10:04Et donc, en fait, je pense que le macronisme dans son ADN
01:10:06n'est pas mort.
01:10:07Après, effectivement, c'est une défaite.
01:10:09Hier soir, c'est une défaite cinglante.
01:10:11Nous arrivons en troisième position.
01:10:13Les sondages n'ont pas menti.
01:10:14D'ailleurs, ils nous sous-estimaient peut-être un peu,
01:10:18parce qu'on résiste un peu mieux que ce qui était prévu,
01:10:20mais c'est quand même une défaite.
01:10:22Qu'est-ce que vous avez ressenti hier ?
01:10:23Du soulagement, finalement, face aux résultats ?
01:10:25Il n'y a pas de soulagement quand on perd une élection.
01:10:27Il n'y a pas de soulagement.
01:10:28Vous attendiez à pire ?
01:10:30Il y a une déception.
01:10:31Peut-être qu'on s'attendait à pire.
01:10:32Je trouve qu'on a encore des candidats qui résistent.
01:10:35Je vois dans mon département,
01:10:36on a Pierre Cazeneuve sur la 8e circonscription
01:10:40qui est élu dès le premier tour,
01:10:42et tous les candidats sortants,
01:10:43tous les députés sortants de la majorité présidentielle
01:10:45sont qualifiés au second tour en tête
01:10:48ou en seconde position avec des réserves de voix.
01:10:51Donc, on voit bien qu'il y a encore de la résistance
01:10:53de nos députés sortants qui sont ancrés dans les territoires.
01:10:56Je pense à Gabriel Attal, à Stéphane Séjourné,
01:10:58à Prisca Thévenot, à Céline Calvaise,
01:11:01à Maude Bréjon, bien sûr.
01:11:02Tous ces candidats qui incarnent quelque chose.
01:11:04C'est juste peut-être particulier par rapport au reste de la France
01:11:06où le RN est très faible.
01:11:07Je suis tout à fait d'accord avec vous.
01:11:08Le RN, en tout cas, n'est pas qualifié au second tour chez nous,
01:11:13mais malgré tout, il a progressé.
01:11:14C'est ça que je voulais vous dire.
01:11:16C'est qu'on a une extrême droite
01:11:18qui est quand même assez présente dans notre département,
01:11:19alors qu'historiquement, c'était des candidats
01:11:21qui étaient à moins de 10 %.
01:11:23Là, on voit bien qu'ils sont au coude à coude
01:11:25et qu'ils arrivent parfois même à aller le deuxième tour.
01:11:30Donc, il y a une vraie progression de l'extrême droite.
01:11:32C'est inquiétant pour la suite,
01:11:33mais je pense qu'il faut, maintenant,
01:11:35qu'on axe sur cet arc républicain
01:11:37pour faire en sorte que le RN n'ait pas la majorité dimanche prochain.
01:11:41Je pense que c'est l'objectif de tous ceux qui se disent
01:11:44républicains, démocrates et humanistes.
01:11:46Geoffroy Dizier, vous qui êtes élu du même département
01:11:48que vous avez à Kouveli, comment vous avez reçu les résultats d'IA ?
01:11:52Il y a une exaspération qui monte dans ce pays.
01:11:54Nous n'en sommes qu'à la première étape et à la première mi-temps,
01:11:57mais on voit bien qu'il y a des tendances lourdes
01:11:59dont il faut prendre acte.
01:12:01Je crois que, malheureusement, Emmanuel Macron
01:12:03est le premier responsable de tout ce qui arrive.
01:12:06Certes, par une dissolution précipitée
01:12:09qui n'a mis qu'en exergue les solutions les plus simplistes,
01:12:12mais surtout par l'inaction et l'insuffisance
01:12:16de sa politique publique depuis maintenant sept ans.
01:12:19C'est-à-dire qu'il nous a menés dans le mur.
01:12:20Il nous a menés dans le mur financièrement
01:12:22avec une dette qui a augmenté de 1 000 milliards d'euros.
01:12:26Il nous a menés dans le mur en termes de sécurité
01:12:28avec quand même 1 000 agressions par jour.
01:12:30Aujourd'hui, notre pays.
01:12:32Et puis, en termes migratoires aussi,
01:12:34avec 90 % des immigrés clandestins qui sont en France
01:12:38et qui ne se sont jamais reconduits dans leur pays,
01:12:40ça veut dire quoi ?
01:12:40Ça veut dire qu'en France, avec Emmanuel Macron,
01:12:43respecter les lois ou ne pas les respecter,
01:12:45ça revient au même.
01:12:46Donc oui, effectivement, le Rassemblement national
01:12:50et le réceptacle de cette colère, de cette exaspération,
01:12:52de ces insuffisances, de ces renoncements,
01:12:56j'en prends acte et je ne les condamne pas moralement.
01:12:58J'ai toujours refusé de juger tous ceux
01:13:02qui se tournent vers le Rassemblement national.
01:13:04Mais je crois...
01:13:05– Parlez des électeurs.
01:13:06– Bien sûr, mais je crois...
01:13:07– Parce qu'Éric Ciotti, vous l'avez jugé assez sévèrement.
01:13:09– Non, mais parce qu'il n'a rien...
01:13:11D'abord, parce que la méthode a été déloyale
01:13:13et deuxièmement, parce qu'il n'a rien obtenu sur le fond.
01:13:16Rien du tout.
01:13:17Moi, je suis convaincu qu'on peut être,
01:13:19pour une droite forte et offensive,
01:13:22et qu'on n'est pas obligé d'être extrémiste pour être offensif.
01:13:25Et puisque vous parlez d'Éric Ciotti,
01:13:27qu'a-t-il obtenu concrètement sur le fond ?
01:13:29Puisqu'en se ralliant et en se soumettant au Rassemblement national,
01:13:32alors qu'il aurait pu avoir un débat de fond,
01:13:35il aurait pu vouloir négocier des concessions,
01:13:37notamment sur le programme économique,
01:13:39observer quand même que quelques jours
01:13:42après qu'il a rejoint le Rassemblement national,
01:13:44Jordan Bardella a dit qu'il abrogerait la réforme des retraites,
01:13:46à côté d'Éric Ciotti qui, lui, s'était battu
01:13:48en faveur de la réforme des retraites pendant de longs mois.
01:13:51Donc tout cela n'était pas efficace
01:13:53et je crois que la seule politique publique efficace,
01:13:57c'est une droite offensive, sans forcément être extrémiste.
01:13:59On va reparler d'Éric Ciotti, on sera à Nice dans quelques secondes,
01:14:02mais d'abord, Alexandre Brouzy, on voudrait avoir votre réaction
01:14:04pour le camp du nouveau Front populaire.
01:14:06Est-ce que le résultat d'hier,
01:14:08ça acte votre échec à faire barrage au Rassemblement national ?
01:14:11Je ne crois pas, je crois que la gauche a fait bloc,
01:14:13que la gauche, d'ailleurs, a son étiage rassemblé,
01:14:16elle a permis, dans son endroit justement,
01:14:18de faire barrage au Rassemblement national.
01:14:20Mais la vérité, c'est que maintenant, il faut regarder devant nous.
01:14:23Moi, je condamne moralement le Rassemblement national,
01:14:26mais je ne le condamne pas que moralement.
01:14:27Je regarde, sujet par sujet, le mal qu'il peut faire à notre pays.
01:14:30En matière économique, vous entendez des gens
01:14:32qui ne font que stigmatiser les normes environnementales,
01:14:34comme si l'environnement était la cause des malheurs économiques,
01:14:39alors même qu'on sait tous les jours
01:14:40que c'est parce qu'on ne règle pas la question environnementale
01:14:42que demain, les habitants du Pas-de-Calais,
01:14:44qui d'ailleurs ont voté Rassemblement national,
01:14:46vont être dans des difficultés impossibles, infinissables.
01:14:49Vous avez, d'un point de vue social,
01:14:50vous avez des gens qui ont voté massivement.
01:14:53C'est le groupe qui a le plus voté
01:14:55contre la constitution de l'interruption volontaire de grossesse,
01:14:58avec des propos lunaires de Philippe de Villiers,
01:15:00qui disait hier que les femmes françaises,
01:15:02face aux grands emplacements, devaient faire des enfants,
01:15:04que c'était leur vocation historique.
01:15:06Vous avez, sur le nombre d'investis,
01:15:09100 personnes qui ont tenu des propos soit homophobes,
01:15:11soit antisémites, soit racistes.
01:15:13Donc vous avez, en face de nous, un enjeu immense.
01:15:16Et donc moi, je dis que maintenant, après le Front populaire,
01:15:19vient le moment du Front républicain,
01:15:21et que j'espère que nous serons très nombreux
01:15:22à empêcher l'accession aux responsabilités
01:15:25du Rassemblement national.
01:15:26On est sur l'audiovisuel, sur le service public.
01:15:30Le service public, demain, c'est la vente à la découpe
01:15:33du service public, si le Rassemblement national
01:15:35arrivait aux responsabilités. Tout ça, on ne peut pas l'accepter.
01:15:38On va évidemment parler de cette entre-deux-tours,
01:15:40mais on va voir les résultats dans nos régions,
01:15:41avec nos partenaires de la presse régionale.
01:15:43On va à Nice, où on retrouve Denis Carreau.
01:15:45Bonjour, Denis, merci beaucoup d'être avec nous.
01:15:48Denis, directeur des rédactions de Nice,
01:15:50ce matin, on va évidemment parler des résultats
01:15:52dans les Alpes-Maritimes, à commencer peut-être
01:15:54par le résultat d'Éric Ciotti.
01:15:58Oui, bonjour, Auriane, bonjour à tous.
01:16:01On peut dire que le pari d'Éric Ciotti est gagné,
01:16:05en tout cas, en passe d'être gagné.
01:16:07Il est, lui, en ballotage très favorable
01:16:09dans sa circonscription, où il devance un candidat insoumis.
01:16:13Et on saura à midi si son ennemi juré,
01:16:15Christian Astrozy, retire ou non son candidat,
01:16:19Greg Monetti.
01:16:20Christal Dintorni, la seule députée à avoir suivi
01:16:24Éric Ciotti dans la voie de l'Union des droites,
01:16:27est réélue, quant à elle, dès le premier tour.
01:16:29Et le troisième candidat ciottiste,
01:16:31Bernard Schex, est, lui aussi, en position favorable.
01:16:35Il devance le Nouveau Front populaire
01:16:37et le sortant horizon, Philippe Pradal,
01:16:39un très proche de Christian Astrozy,
01:16:41qui, là aussi, décidera s'il maintient son candidat ou pas.
01:16:45Dans cette circonscription.
01:16:48Merci, Denis.
01:16:49Vous avez d'autres informations sur les Alpes-Maritimes ?
01:16:54Sur les Alpes-Maritimes,
01:16:56on voit que le RN renforce ses positions.
01:16:59Ici, le Rassemblement national était toujours resté en retrait,
01:17:04en tout cas jusqu'aux législatives de 2022.
01:17:08Là, le basculement d'Éric Ciotti change la donne.
01:17:12Deux députés Rassemblement national
01:17:15sont réélus dès le premier tour.
01:17:20Et le Rassemblement national met aussi en difficulté
01:17:23les candidats républicains canal historique,
01:17:26dans l'ouest du département,
01:17:29où on assistera à trois duels pour le second tour.
01:17:34Merci, Denis Caron. On regarde la Lune ce matin.
01:17:36C'est à la Lune de votre journal.
01:17:38Merci beaucoup, Denis, d'avoir été avec nous.
01:17:41Est-ce qu'il n'a pas réalisé un pari gagnant,
01:17:43Éric Ciotti, Geoffroy Didier, hier ?
01:17:45Électoralement, localement, peut-être.
01:17:48J'ai cru comprendre, d'ailleurs, que son revirement
01:17:52et sa soumission au RN, encore une fois,
01:17:55sans rien obtenir sur le fond,
01:17:57elle était faite pour conserver sa circonscription.
01:18:00J'ai peu apprécié le fait que ce soit pour des ambitions personnelles
01:18:05plutôt que dans un intérêt collectif.
01:18:08C'est la méthode, encore une fois, que j'ai trouvée déloyale,
01:18:11sans prévenir qui que ce soit.
01:18:12Je suis secrétaire général des Équipes des Républicains.
01:18:15Comme la plupart des responsables politiques de notre mouvement,
01:18:18quand on dirige et qu'on anime une association d'hommes et de femmes,
01:18:22le minimum, c'est de prendre des décisions collectives.
01:18:25Mais au-delà de la méthode, encore une fois,
01:18:27je crois que ce sont les différences qui existent
01:18:33et qui auraient pu, s'il avait été vraiment efficace
01:18:37dans ce qu'il a fait, être diminuées,
01:18:39notamment sur le programme économique du RN,
01:18:42qui est socialiste, alors que nous sommes libéraux économiquement,
01:18:45sur, par exemple, les déclarations du RN
01:18:48sur la double nationalité.
01:18:50Moi, j'ai une vraie différence avec le RN,
01:18:52qui est que, quand on est franco-israélien,
01:18:55franco-allemand, franco-britannique, franco-américain,
01:18:59on ne pourrait pas être considéré comme un Français à part entière.
01:19:03Vous dites que c'est sur la méthode et sur le fait
01:19:05qu'il n'a rien obtenu.
01:19:07Est-ce que ça veut dire qu'à court terme ou à moyen terme,
01:19:09vous envisagez une coalition avec le RN ?
01:19:11Je crois que ce n'est pas le temps des combinaisons d'appareils,
01:19:14c'est le temps des convictions.
01:19:15C'est aussi le temps de la clarification.
01:19:17Oui, justement, la clarification sur les convictions.
01:19:21Les Français, nous, au sein des Républicains,
01:19:23nous avons pris une décision que je trouve sage,
01:19:26c'est de ne donner aucune consigne de vote
01:19:28si nous ne sommes pas au second tour. Pourquoi ?
01:19:31Parce que les Français n'en peuvent plus
01:19:33de ces combinaisons d'appareils,
01:19:34n'en peuvent plus de ces soirées électorales
01:19:36où un tel dit, ah, mais toi, tu es troisième,
01:19:38donc je te soutiens, je ne te soutiens pas.
01:19:40C'est insupportable et ça, c'est de la vieille politique.
01:19:42Les Français sont libres, ils sont majeurs,
01:19:44ils savent décider par eux-mêmes.
01:19:46Est-ce que c'est aussi pour vous une manière
01:19:47de ne pas insulter l'avenir ?
01:19:48Mais non, mais ce n'est pas insulter l'avenir,
01:19:50c'est tout simplement laisser les Français libres.
01:19:54Mais vraiment, je crois que si nous avons un devoir,
01:19:59c'est de tirer les leçons de tous ces échecs
01:20:02de petits boutiquiers où, donne-moi le sel,
01:20:07je te passe le poivre, et on fait ça derrière les rideaux,
01:20:10et les Français obéiront.
01:20:12Ce n'est plus comme ça, la politique,
01:20:14et je crois que si l'exaspération monte dans notre pays,
01:20:17nous devons aussi en tirer des enseignements.
01:20:20Et puis, nous avons quelqu'un
01:20:23qui m'a l'air bien sous tout rapport, près de moi,
01:20:26mais lorsque je vois le Front populaire,
01:20:28moi, j'ai une pensée, pourtant je ne suis pas un homme de gauche,
01:20:31pour Léon Blum, qu'il doit se retourner dans sa tombe,
01:20:33parce que le Front populaire, hier à la télévision,
01:20:36c'était Jean-Luc Mélenchon avec, à ses côtés, Rima Hassan,
01:20:40celle qui considère que le Hamas n'est pas une organisation terroriste.
01:20:44C'est cette femme-là qui incarne aujourd'hui la gauche.
01:20:47La gauche, elle devrait avoir honte.
01:20:49Le Parti socialiste, il devrait avoir honte,
01:20:51parce qu'ils se sont compromis,
01:20:53ils se sont couchés précisément dans des combinaisons d'appareils,
01:20:57celles que les Français, en tout cas, je le souhaite,
01:20:59ne supportent plus, au détriment de leurs valeurs les plus fondamentales.
01:21:03Vous voyez, nous ferons place à eux.
01:21:04Vous pouvez se répandre, Alexandre.
01:21:05Oui, merci.
01:21:07Écoutez, moi, en tout cas, je vois bien
01:21:08ce qui est en train de se passer du côté de la droite.
01:21:11En fait, personne n'est en train de dire
01:21:13que les Français ne sont pas libres, vous l'avez très bien compris.
01:21:15Évidemment, chacun vote ce qu'il veut,
01:21:17mais il n'empêche que vous avez raison, le sujet, c'est la clarté,
01:21:19le sujet, c'est de dire les choses, mais vous êtes dans...
01:21:22On a vu le Parti socialiste.
01:21:24Mais on voit que vous avez du mal à toucher les murs porteurs,
01:21:28à comprendre où vous êtes.
01:21:29Les Français, ils ont quand même le droit de savoir
01:21:31ce que vous comptez faire au lendemain des élections législatives.
01:21:34Ce n'est quand même pas les prendre pour des idiots,
01:21:36de leur dire, mais on vous laisse libres
01:21:37parce que nous, on ne veut pas vous donner de consignes de vote.
01:21:39Enfin, allons-y, c'est des petites formules de plateau, ça.
01:21:42Mais la réalité, c'est qu'ils ont le droit de savoir
01:21:44ce que vous allez faire.
01:21:45Nous, on est dans la clarté sur ce qu'on fait, on est clair.
01:21:47On dit qu'il faut se désister,
01:21:48on dit qu'il faut à tout prix tout faire
01:21:50pour éviter le rassemblement national.
01:21:51Je vois que la majorité, après avoir été
01:21:53dans ce principe d'équivalence mortifère,
01:21:55je le dis, mortifère, entre la gauche et l'extrême droite,
01:21:58est en train, en tout cas pour une partie d'entre elles,
01:22:00pour ce qui est de Gabriel Attal, de se reprendre.
01:22:02Mais enfin, on a quand même besoin de savoir
01:22:04ce que vous allez faire.
01:22:05Vous ne pouvez pas vous réfugier derrière.
01:22:06On est là, on laisse aux électeurs la liberté de choix.
01:22:09Tout le monde laisse aux électeurs la liberté de choix.
01:22:10Les gens sont dans l'isoloir, ils font ce qu'ils veulent.
01:22:12En revanche, un parti politique, c'est fait aussi pour dire
01:22:14la manière dont ça veut ou ça doit gérer le pays.
01:22:16Et là, on ne vous entend pas.
01:22:17Alors, puisque vous voulez la clarté,
01:22:20vous, on a compris, c'est très, très clair.
01:22:23C'est très clair, tout sauf le RN.
01:22:24Tout sauf le RN, c'est simple, c'est compréhensible.
01:22:27Tout le monde peut le comprendre.
01:22:28Et vous, ne parlez pas de moi, parlez de vous.
01:22:31Je vais laisser vous exprimer.
01:22:32Vous êtes un homme au départ de gauche.
01:22:34Mais pas au départ, au départ, à l'arrivée.
01:22:35C'est au même endroit.
01:22:37Non, vous êtes devenu un homme complice de l'extrême-gauche.
01:22:39Mais arrêtez avec ça, arrêtez, c'est ridicule.
01:22:42Arrêtez, c'est ridicule, c'est ridicule.
01:22:45C'est ridicule.
01:22:46Vous n'êtes pas complice de Riemann-Sann ?
01:22:47Je suis complice de rien, monsieur.
01:22:49Vous ne votez pas avec Riemann-Sann ?
01:22:51Vous n'êtes pas avec Riemann-Sann ?
01:22:53C'est intéressant, c'est intéressant.
01:22:55Il a commencé sa phrase en disant...
01:22:57Je vais vous répondre.
01:22:58Et il ne fait que parler de moi.
01:23:00Mais je vous en prie, il n'y a pas d'idée.
01:23:02On n'attend que ça.
01:23:03Cet homme qui est à ma gauche a décidé,
01:23:05mais il n'ose pas vous le dire,
01:23:06désormais à mon extrême-gauche,
01:23:08de se complaire avec Riemann-Sann.
01:23:10Je suis membre du Parti socialiste qui s'est battu.
01:23:12Toute son histoire contre l'antisémitisme,
01:23:14contre tous ces sujets, donc arrêtez de faire ça.
01:23:16Ce mandat de parlementaire européen,
01:23:17parce que monsieur est complice d'une femme
01:23:19qui considère que la masse n'est pas une organisation terroriste.
01:23:21Vous voulez de la clarté, vous la venez.
01:23:23Quant à moi, si je suis élu député des Hauts-de-Seine,
01:23:26je peux vous dire une chose,
01:23:27ce sera projet par projet.
01:23:30Dès que le Rassemblement national,
01:23:31s'il devait disposer d'une majorité relative
01:23:33ou d'une majorité absolue, ira dans le décor,
01:23:36je m'y opposerai frontalement.
01:23:38Si le Rassemblement national dit qu'en revanche,
01:23:40le ciel est bleu quand le ciel est bleu,
01:23:42je n'ai aucun problème, comme ça a toujours été le cas.
01:23:44Donc vous pourriez voter certains textes.
01:23:46Par exemple, le premier texte,
01:23:47ce serait une loi immigration avec suppression du droit du sol.
01:23:50Ça, vous pourriez la voter ?
01:23:51Moi, je veux moins d'immigration dans notre pays.
01:23:52Je l'ai toujours dit, je vous l'aurai dit la même chose
01:23:53il y a 15 jours, parce que malheureusement,
01:23:55effectivement, avec le pouvoir macroniste,
01:23:57avec neuf clandestins sur dix
01:23:59qui ne sont jamais reconduits dans leur pays,
01:24:01la France en meurt.
01:24:02Donc oui, je resterai fidèle à mes convictions,
01:24:05mais pas dans des combinaisons d'appareils
01:24:06qui déshonorent la conviction à laquelle on appartient au départ.
01:24:10Et je déplore effectivement que les hommes de gauche
01:24:13soient passés dans des combinaisons, notamment antisémites.
01:24:16Xavier, à quoi vous venez de votre position ?
01:24:18Moi, je trouve qu'en fait, ce débat
01:24:19n'est pas à la hauteur des enjeux.
01:24:20Honnêtement, l'enjeu, c'est quoi ?
01:24:23C'est savoir si notre pays, si la sixième puissance mondiale,
01:24:25si la deuxième puissance économique européenne,
01:24:28si cette puissance nucléaire qu'est la France
01:24:30va être dirigée par un gouvernement d'extrême droite.
01:24:32C'est ça, la question, en fait.
01:24:33Si 3,5 millions de binationaux,
01:24:36dont une grande partie de ma famille,
01:24:38vont pouvoir encore accéder aux services publics
01:24:41et à l'intérêt général pour servir les Français.
01:24:44C'est savoir si les gamins de la cité Jardin-de-Surennes
01:24:46dont je suis issu vont pouvoir encore faire des études longues
01:24:50parce que le Rassemblement national a prédit
01:24:53que ce qui serait bien, c'est qu'en gros,
01:24:55pour les quartiers populaires,
01:24:56ils aillent plutôt dans les voies de garage
01:24:59ou dans les voies professionnelles
01:25:00et pas forcément aller faire des grandes études.
01:25:02C'est faire en sorte que dans les 5 000 écoles en REP et REP+,
01:25:08on les supprime parce que, vous comprenez, ça coûte cher
01:25:10et pourquoi est-ce qu'on s'occuperait des pauvres ?
01:25:12C'est ça, la réalité, en fait, du programme du RN.
01:25:15Est-ce qu'on veut, dimanche prochain,
01:25:18que notre pays soit dirigé par l'extrême droite ?
01:25:20Moi, je ne le veux pas.
01:25:22Moi, je me bats pour ça.
01:25:23Je me suis engagé en politique le 21 avril 2002.
01:25:26D'accord ? J'avais 21 ans.
01:25:28Et depuis ce jour-là, pour moi,
01:25:30le front républicain, ça veut dire quelque chose.
01:25:32Donc, pour vous, c'est désistement,
01:25:33quel que soit le candidat de gauche en face ?
01:25:35Moi, je me suis battu, et sur ces plateaux, sur le terrain,
01:25:39contre les propos de certains candidats LFistes,
01:25:42propos antisémites, propos qui pouvaient, effectivement,
01:25:45attaquer la République, qui se réjouissaient parfois
01:25:48qu'on attaque des commissariats,
01:25:50qu'on appelle à l'insurrection dans la rue.
01:25:52Oui, effectivement, je me suis battu,
01:25:54et je me battrai toujours contre ces personnes-là.
01:25:56Donc, moi, je n'appelle pas à voter pour ces personnes-là.
01:25:59J'appelle nos candidats, si on est en 3e position
01:26:02et qu'on est en incapacité de gagner,
01:26:04à se désister pour faire barrage à l'extrême droite.
01:26:06C'est ça, aujourd'hui.
01:26:08Même si, en face, c'est ces personnes dont vous parlez.
01:26:09Aujourd'hui, c'est un enjeu de société,
01:26:12c'est un enjeu pour l'avenir de notre pays,
01:26:14et miser sur l'échec du RN,
01:26:16parce qu'ils seraient aux responsabilités,
01:26:17est une erreur politique, une faute politique,
01:26:19parce que je pense, effectivement, qu'ils réussiront
01:26:22à faire du populisme, comme Mélanie l'a fait en Italie.
01:26:24On va voir les positions de la majorité présidentielle.
01:26:26On va écouter Yael Brune-Pivet,
01:26:27la présidente sortante de l'Assemblée nationale,
01:26:29qui était l'invité ce matin de la matinale de BFM.
01:26:33Je suis, et je l'ai dit hier,
01:26:35aucune voix pour le Rassemblement national.
01:26:37Et concernant le Bloc de gauche,
01:26:39je considère que l'immense majorité du Bloc de gauche
01:26:43est républicain, et donc on peut, sans aucune difficulté,
01:26:46appeler à voter pour eux, et c'est ce que je fais
01:26:48pour les écologistes, les socialistes, les communistes.
01:26:50Et au sein de la France insoumise, je fais le distingo.
01:26:53Excusez-moi de faire du cas par cas,
01:26:55excusez-moi d'être nuancée,
01:26:56je ne traite pas de la même façon Caroline Fiat et M. Guiraud.
01:27:01Est-ce que vous dites la même chose ?
01:27:02Pour les candidats de la France insoumise,
01:27:03vous faites du cas par cas ?
01:27:04Ah, mais c'est évident, Caroline Fiat ou M. Guiraud,
01:27:09ou M. Portes, qui écrasait symboliquement
01:27:12la tête du ministre du Travail dans la rue,
01:27:15ou M. Arnault, je crois qu'il s'appelle,
01:27:18qui est fiché S dans le Vaucluse.
01:27:21Oui, effectivement, ce ne sont pas des candidats comme les autres,
01:27:23ce sont des candidats qui, aujourd'hui,
01:27:24ne font pas partie de l'arc républicain.
01:27:26Donc, nous n'appellerons pas à voter pour eux,
01:27:29mais ça ne veut pas dire que nous appellerons aussi
01:27:31à voter pour l'Assemblée nationale, ce qui est important.
01:27:33Moi, je pense...
01:27:34Mais vous ne souhaitez pas le désistement
01:27:35de la majorité présidentielle dans ces cas-là ?
01:27:36Moi, ce que je pense, honnêtement,
01:27:38c'est qu'aujourd'hui, les LFistes seront minoritaires.
01:27:42Jean-Luc Mélenchon est en incapacité, aujourd'hui,
01:27:45d'être Premier ministre.
01:27:46Les LFistes ne seront pas majoritaires
01:27:48à l'Assemblée nationale, dont ne pourront pas revendiquer.
01:27:50Le risque, aujourd'hui, c'est que la RN soit majoritaire.
01:27:53Et donc, c'est ça, aujourd'hui, les ennemis de la République,
01:27:56ce sont les RN, ce n'est pas les LFistes.
01:27:58Alexandre Jouyé, est-ce qu'il y a un problème
01:28:00avec certains candidats de la France insoumise ?
01:28:01Je m'inscris dans la dernière partie du propos,
01:28:05qui est, en effet, très claire.
01:28:05En fait, aujourd'hui, le sujet, c'est quoi ?
01:28:07C'est un référendum pour ou contre la RN.
01:28:11Et tous les Républicains doivent être du bon côté de la barrière.
01:28:14Il n'y a pas de moment pour les demi-mesures,
01:28:16pour les demi-choix.
01:28:17Est-ce que vous imaginez que c'est facile
01:28:19pour un certain nombre de personnes d'aller voter ?
01:28:21Moi, j'ai voté Macron deux fois, d'accord, dans les deuxièmes tours.
01:28:23Est-ce que vous pensez que c'est facile
01:28:25pour des gens de gauche d'aller voter Macron
01:28:26où on considère qu'il y a eu une brutalisation ?
01:28:28Je ne refais pas l'histoire de la réforme des retraites
01:28:30et l'histoire de ce qu'un candidat...
01:28:31Est-ce que c'est facile ? Non, ce n'est pas facile.
01:28:33Est-ce que ça fait plaisir ? Non, ça ne fait pas plaisir.
01:28:34Est-ce que c'est indispensable ? Oui, ça l'est.
01:28:36Donc, nous, on est dans une forme de clarté absolue.
01:28:39Avec nous, les électeurs savent où ils vont.
01:28:41Et les quatre forces de la coalition ont dit la même chose.
01:28:44Donc, on est clair sur ce qu'on va faire
01:28:46et sur ce qu'on va faire la semaine prochaine.
01:28:47On va reprendre ce débat, on va voir les résultats
01:28:49dans nos régions de plusieurs personnalités.
01:28:51On sera à Tulle, chez François Hollande, dans quelques instants,
01:28:53mais d'abord, on va aller à Saint-Amand-les-Eaux, dans le nord.
01:28:56C'est la circonscription de Fabien Roussel.
01:28:58On vous retrouve, Hélène Bonduelle.
01:28:59Bonjour, Hélène. Merci beaucoup d'être avec nous.
01:29:01Hélène, c'est un résultat très dur pour le patron du Parti communiste.
01:29:07Ah oui, c'est une claque, vraiment,
01:29:09pour Fabien Roussel, ici, à Saint-Amand-les-Eaux,
01:29:12qui était député depuis sept ans.
01:29:15Une circonscription communiste depuis plus de 40 ans,
01:29:19qui n'a donc pas résisté à la vague du Rassemblement national, hier.
01:29:25Guillaume Florquin, le nouveau député Rassemblement national,
01:29:27qui a été élu avec 50,3 % des voix.
01:29:31Fabien Roussel éliminé.
01:29:33Et on l'a vu, hier soir, au fil de la soirée,
01:29:35la mine grave.
01:29:36Il a compris que ce serait extrêmement compliqué.
01:29:39Il s'est éclipsé avec son équipe
01:29:42pour aller compter, recompter les résultats,
01:29:45bureau de vote par bureau de vote.
01:29:47Avant de revenir vers la presse,
01:29:49une cinquantaine de militants sonnaient.
01:29:52Il n'y avait pas d'autres mots, hier soir.
01:29:54Il a pris la parole.
01:29:55« Je suis battu, mais pas abattu », dit-il.
01:29:58Il s'agit maintenant, et là, il a repris sa casquette
01:30:00de premier secrétaire du Parti communiste français.
01:30:02Il s'agit maintenant de se rassembler
01:30:04pour faire barrage au second tour au Rassemblement national.
01:30:08Côté Rassemblement national, je vous le disais,
01:30:10c'est Guillaume Florequin, 31 ans,
01:30:12qui prend donc la tête de cette circonscription.
01:30:15C'est un proche de Sébastien Chenu.
01:30:17On l'a rencontré, hier soir.
01:30:18Lui-même était extrêmement surpris
01:30:20de gagner cette circonscription dès le premier tour.
01:30:22C'était possible mathématiquement,
01:30:24mais je n'imaginais pas battre Fabien Roussel
01:30:27dès le premier tour.
01:30:28On l'a rencontré à Hénin-Beaumont,
01:30:30parce qu'il a rapidement quitté la circonscription
01:30:32pour aller fêter cette victoire au QG de Marine Le Pen,
01:30:35hier soir, avec cinq autres députés Rassemblement national,
01:30:39comme lui, élu dès le premier tour dans le département du Nord.
01:30:42Merci, Hélène Bonduelle.
01:30:44Merci beaucoup pour ce résultat de Fabien Roussel.
01:30:46Vous étiez à Saint-Amant-les-Eaux, dans le Nord,
01:30:48la circonscription, la commune de Fabien Roussel.
01:30:52C'est un résultat qui vous a surpris, Alexandre Ouisy,
01:30:54ce résultat de Fabien Roussel ?
01:30:55Oui, c'est un résultat qui m'a surpris.
01:30:56C'est un résultat, évidemment, qui m'a attristé,
01:30:58parce que Fabien Roussel est, en plus,
01:31:00le représentant d'une gauche populaire,
01:31:02d'une gauche qui parle aux catégories populaires,
01:31:05aux classes moyennes, et évidemment qu'on a besoin
01:31:06de Fabien Roussel, on a besoin d'un parti communiste
01:31:09qui fonctionne, qui va bien, et donc, évidemment,
01:31:11je suis déçu de ce résultat, mais je viens de cette région,
01:31:15donc je vois ce qui se passe.
01:31:16Je vois, par exemple, dans ma circonscription,
01:31:19un député RN qui n'habite pas la circonscription,
01:31:23qui débarque et qui est devant un médecin urgentiste de gauche
01:31:27qui a soigné tout le monde dans la circonscription,
01:31:29vous voyez, donc, je vois la puissance de la vague,
01:31:33et donc, je suis évidemment très attristé
01:31:35pour ce qui arrive à Fabien Roussel.
01:31:36Mais que vous expliquez comment ?
01:31:37Parce qu'aujourd'hui, la gauche, elle n'arrive plus
01:31:39à répondre à ses classes populaires,
01:31:40à ses classes ouvrières.
01:31:42En tout cas, il va falloir qu'on travaille,
01:31:43ça, c'est sûr, mais je pense que même ceux qui, à gauche,
01:31:47je pense à François Ruffin, qui, lui, est dans une situation
01:31:49beaucoup plus favorable que Fabien Roussel,
01:31:51parce qu'il est dans une situation où il va gagner
01:31:54au deuxième tour, mais je pense que...
01:31:56Avec le désistement de la majorité présidentielle.
01:31:57Avec le désistement d'Alban Branlant,
01:31:59qui est la candidate de la majorité sur place.
01:32:03Mais je pense que même ceux qui, comme vous dites,
01:32:05sont quand même connus pour avoir un vrai travail
01:32:08à destination des bourges populaires,
01:32:09des classes populaires, même eux sont en difficulté.
01:32:11Donc, il va falloir qu'on se pose des questions.
01:32:12Vous avez raison, c'est indispensable.
01:32:14C'est un signal qui est envoyé à tout le monde,
01:32:16y compris au camp présidentiel,
01:32:17cette défaite de Fabien Roussel,
01:32:18et le fait qu'aujourd'hui, ces classes populaires
01:32:21se tournent vers le Rassemblement national,
01:32:23et dès le premier tour.
01:32:24Oui, c'est pas nouveau, en fait, il y a des classes populaires
01:32:27qui ont quitté progressivement la gauche
01:32:29et qui se sont retranchées vers l'extrême droite,
01:32:33vers les populistes, en fait, et c'est le principe des populistes.
01:32:35C'est-à-dire qu'ils disent ce qu'ils veulent entendre le peuple.
01:32:38Donc, c'est sûr qu'on est plus attaché à les suivre
01:32:42quand on a des candidats qui disent ce qu'on veut entendre.
01:32:45Mais après, je pense qu'effectivement,
01:32:46c'est un échec des Républicains dans leur ensemble,
01:32:48et pas les Républicains en tant que partis,
01:32:50mais des Républicains et démocrates,
01:32:52et donc, on doit se poser les bonnes questions
01:32:54pour pouvoir répondre aux attentes des Français,
01:32:57faire en sorte que les attentes soient...
01:33:01qu'on puisse répondre aux besoins essentiels
01:33:04en termes de pouvoir d'achat, en termes de sécurité,
01:33:06en termes d'aménagement, en termes de logement.
01:33:08On a fait beaucoup en sept ans,
01:33:11et moi, je défie quiconque de remettre en cause
01:33:14le bilan qui est énorme du président de la République
01:33:17et des gouvernements successifs,
01:33:19mais effectivement, force est de constater
01:33:21qu'au bout de sept ans, les Français attendent plus
01:33:24et attendent peut-être autre chose.
01:33:25Et donc, on a aussi peut-être une lassitude des Français
01:33:29vis-à-vis d'un pouvoir qui est là depuis sept ans,
01:33:31qui est inédit depuis le général de Gaulle
01:33:34en termes de longévité de la majorité présidentielle,
01:33:38et donc, il faut qu'on puisse se réinventer.
01:33:40Et quand Édouard Philippe parle de la création
01:33:42d'une nouvelle majorité, d'un nouvel axe
01:33:44qui pourrait aller de la droite républicaine
01:33:47aux sociodémocrates,
01:33:48c'est peut-être ça qu'il faut réfléchir.
01:33:50Ce n'est pas un nouveau macronisme,
01:33:51mais c'est un nouvel axe, un nouveau bloc central
01:33:54qu'il est important de faire pour les Français.
01:33:55On va parler de cette majorité,
01:33:57mais même question pour vous, Geoffroy Didier.
01:33:58Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes en mesure,
01:34:00vous, la droite républicaine, de leur apporter des réponses
01:34:02à cette France qui se sent reléguée,
01:34:04qui ne se sent pas écoutée par les politiques
01:34:05et pas comprise ?
01:34:07Ce que je voudrais vous dire, c'est qu'il y a une évolution
01:34:09depuis hier que je trouve particulièrement préoccupante
01:34:12et malsaine.
01:34:13Ceux qui prétendent incarner l'acte républicain,
01:34:16c'est-à-dire le camp présidentiel d'Emmanuel Macron,
01:34:20considèrent depuis hier soir,
01:34:21et j'ai été aidé hier soir sur les plateaux de télévision,
01:34:23et ça se confirme ce matin à entendre
01:34:26le représentant du camp présidentiel,
01:34:28puisque la France insoumise ne sera pas majoritaire,
01:34:32je peux voter pour elle.
01:34:33Et là, il y a un tournant dont il faut que tous ceux
01:34:36qui nous regardent prennent conscience,
01:34:38que je trouve particulièrement malsain.
01:34:41C'est-à-dire que dans la même phrase,
01:34:43ces hommes et ces femmes qui représentent Emmanuel Macron
01:34:45vous disent qu'ils ont la République à la bouche,
01:34:48qu'ils veulent sauver la République,
01:34:50qu'ils incarnent l'arc républicain,
01:34:52et à la fin de la phrase, ils vous disent
01:34:54qu'ils vont voter pour la France insoumise.
01:34:56C'est insupportable.
01:34:58Et si j'avais été membre du camp présidentiel,
01:35:01je me sentirais, dès hier soir, dès ce matin,
01:35:05trahi, trahi dans mes fondamentaux,
01:35:08parce que rejoindre l'extrême-gauche,
01:35:10rejoindre les alliés, les complices de Mme Rima Hassan,
01:35:15encore une fois, pardonnez-moi,
01:35:16mais comme elle a ponctué la campagne européenne,
01:35:18je pense que chacun a bien compris.
01:35:20Qui vous a dit qu'on allait faire une alliance ?
01:35:22Vous ne le savez pas dire,
01:35:24mais vous venez de dire, il y a 1 minute 30,
01:35:26sur ce plateau, puisque, je l'ai noté,
01:35:29puisque la France insoumise ne sera pas majoritaire,
01:35:31en fait, on pourra se désister pour eux.
01:35:34Ça veut dire qu'en fait, vous allez...
01:35:36Se désister contre la RN.
01:35:37Ce n'est pas moi qui ai tenu les propos sur ce plateau
01:35:40en disant que je pourrais voter des textes
01:35:42du RN, c'est vous qui l'avez dit.
01:35:44Soyez honnêtes intellectuellement.
01:35:45Vous avez clairement dit, depuis hier soir,
01:35:48Gabriel Attal, le 1er,
01:35:49que vous pourriez vous désister
01:35:51en faveur de la France insoumise.
01:35:54Vous allez chercher les voix de l'extrême-droite.
01:35:56Ce qui n'était pas le cas en 2022.
01:35:57Vous allez chercher les voix de l'extrême-droite
01:35:59pour un second tour pour battre Constance Legrip,
01:36:00qui est largement en tête
01:36:03dans la circonscription de Neuilly-Putot.
01:36:04Assumez, assumez le fait que depuis hier soir...
01:36:08On va donner les chiffres, 40 % pour Constance Legrip
01:36:10et vous, vous avez près de 20 %.
01:36:12Assumez le fait que depuis hier soir,
01:36:13vous avez trahi vos valeurs, Gabriel Attal, le 1er,
01:36:16en considérant que vous pourriez vous désister
01:36:21en faveur de la France insoumise.
01:36:23Moi, si j'étais un candidat qui avait fait confiance hier soir...
01:36:27Si j'étais un candidat qui avait fait confiance hier soir...
01:36:31Si j'étais un candidat qui, hier soir,
01:36:33avait fait confiance avec Emmanuel Macron,
01:36:35je comprends que ça vous gêne.
01:36:37Ca ne vous arrange pas.
01:36:38Vous devez gêner vos entendures.
01:36:39Si j'étais un candidat,
01:36:41si j'étais un candidat qui avait été d'Emmanuel Macron, hier soir,
01:36:45je me sentirais trahi par Gabriel Attal.
01:36:48Si j'étais surtout un électeur qui avait fait confiance
01:36:51à ce prétendu arc républicain, je me sentirais, mais...
01:36:55Vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte ?
01:36:57Trahi.
01:36:58Vous avez quelqu'un qui nous dit...
01:36:59C'est Macron qui dit qu'on va pouvoir se désister pour Imassan.
01:37:02Bravo la démocratie, bravo l'arc républicain.
01:37:05C'est exactement ce que vous avez dit.
01:37:06On a compris ce qui se passe.
01:37:07On a quelqu'un qui a un problème de méthode
01:37:09avec le Rassemblement national
01:37:10qui, finalement...
01:37:12Qui, finalement, reproche à Éric Ciutti.
01:37:15Non pas d'y être allé, mais d'y être allé tout seul.
01:37:19D'y être allé tout seul.
01:37:20Donc, si vous voulez, vous avez quelqu'un...
01:37:22Je ne veux pas dire, mais c'est Alexandre Ouizi.
01:37:23Vous êtes en train de nous dire
01:37:25que vous allez être avec le Rassemblement national
01:37:27où il y a 100 candidats investis
01:37:29qui ont tenu des propos antisémites, homophones ou racistes.
01:37:33Mais vous n'avez aucun problème avec ça.
01:37:34Tout à l'heure, vous citiez...
01:37:36On va faire chacun son tour. Allez-y, Alexandre Ouizi.
01:37:38Tout à l'heure, vous citiez les binationaux.
01:37:40Vous évitiez soigneusement tous les binationaux.
01:37:43Vous savez qu'il y a...
01:37:44Je crois qu'il y a... On va écouter Alexandre Ouizi.
01:37:46Vous évitiez soigneusement les franco...
01:37:48Vous avez parlé de franco-américain, de franco-allemand.
01:37:50Les franco-algériens, ça existe aussi.
01:37:51Vous êtes au courant, ça vous pose un problème.
01:37:53Vous vous rendez compte dans quel état on est
01:37:55du débat public.
01:37:56Vous avez quelqu'un qui est sur le point de faire coalition
01:37:59avec le RN.
01:38:00Ah, bien sûr, ça me gêne.
01:38:01Des gens qui veulent couper la société en mille morceaux.
01:38:04Les gens... Mais je suis socialiste.
01:38:06J'ai une tête d'extrême-gauche, monsieur.
01:38:07Arrêtez avec ça. Arrêtez avec ça.
01:38:09Arrêtez avec ça.
01:38:10Vous, vous êtes en train de faire alliance
01:38:13avec un parti qui a été fondé par des SS,
01:38:15par des SS.
01:38:16On va écouter Alexandre Ouizi.
01:38:18Donc il ne faut pas, en essayant de parler sur les autres
01:38:21comme un petit dictateur de plateau,
01:38:23que vous allez réussir à faire quoi que ce soit.
01:38:24Donc maintenant, il faut écouter les gens, monsieur.
01:38:26Non, non, moi, je n'ai pas de problème.
01:38:27Je vois que vous n'arrivez pas à comprendre.
01:38:30Nous, on voit que vous êtes en difficulté.
01:38:33Vous avez 20 points de retard dans votre circonscription.
01:38:36Ce n'est pas de notre faute, d'accord ?
01:38:37Je ne suis pas à mes prisons, c'est un fait.
01:38:39Et on va écouter Xavier Clovisier.
01:38:40Vous en êtes arrivé là, monsieur.
01:38:42Je pense que c'est important que les électeurs
01:38:45et les Français comprennent ce qui se passe sur ce plateau.
01:38:48Justement, c'est très important.
01:38:50On va écouter.
01:38:51On va écouter, après, je vous donne la parole pour répondre.
01:38:53Ici, on est à public Sénat, donc au Sénat,
01:38:55donc on se respecte.
01:38:56On n'est pas à l'Assemblée nationale.
01:38:58En revanche, je crois qu'il faut de la clarté.
01:38:59Je pense que la clarté, je pense que vous l'avez assumée clairement.
01:39:02C'est-à-dire que vous, vous êtes prêts,
01:39:04vous êtes prêts, et je pense qu'il faut l'assumer
01:39:06devant les Neuillens et les Putéoliens
01:39:07et les Courbevoisiens, qui sont vos électeurs,
01:39:10vous êtes prêts, demain, à voter des textes du RN.
01:39:13Ce qui n'est pas le cas de la majorité présidentielle
01:39:15représentée par Constance Legrippe dans votre circonscription,
01:39:17qui, encore une fois, est arrivée...
01:39:19Mais jamais.
01:39:20Est-ce qu'on a dit que...
01:39:21Mais vous allez vous désister pour la France insoumise.
01:39:23Assumez-le.
01:39:24Monsieur, je crois que...
01:39:25Assumez-le, vous allez vous désister pour la France insoumise.
01:39:27On va écouter.
01:39:28On écoute Xavier Clovisier, je vous redonne la parole.
01:39:30Le risque, aujourd'hui, effectivement,
01:39:31de voter pour des candidats comme M. Geoffroy Didier,
01:39:34c'est de faire en sorte que, effectivement,
01:39:36peut-être que le RN n'aura pas la majorité absolue
01:39:38avec leur propre candidat,
01:39:40mais en votant pour des candidats comme vous,
01:39:43vous apporterez la majorité absolue.
01:39:45Bien sûr.
01:39:46C'est ça, le risque.
01:39:47Vous vous êtes démasqué, aujourd'hui.
01:39:49C'est un jeu d'ombre.
01:39:50Nous, nous ne sommes pas...
01:39:51La réalité, c'est que nous, on est arrivé troisième.
01:39:54Donc, on sait qu'on est en difficulté.
01:39:55On sait que, par contre,
01:39:57on peut faire barrage au RN,
01:39:59parce que la gauche seule ne peut pas gagner,
01:40:02que l'extrême droite, on ne veut pas qu'elle gagne.
01:40:05Et donc, effectivement, le camp présidentiel
01:40:07est dans sa responsabilité,
01:40:08et faire en sorte que notre pays
01:40:09ne soit pas dirigé par l'extrême droite.
01:40:11Nous ne désistons pas pour la France insoumise.
01:40:13C'est ce que Gabriel Attal a dit.
01:40:14Nous nous désistons pour le meilleur candidat
01:40:17qui respecte les valeurs de la République.
01:40:18Ça, c'est pour vous dormir, les gens.
01:40:20Mais vous savez,
01:40:21on se désiste aussi pour des candidats LR,
01:40:24des candidats républicains, des candidats UDI.
01:40:27On assume de se désister pour ces candidats-là
01:40:29qui nous ont combattus
01:40:32pendant sept ans.
01:40:33Et pour la France insoumise, oui ou non ?
01:40:35Si vous pouvez me laisser finir une phrase...
01:40:37Je crois que Didier, il va répondre.
01:40:39Allez-y, laissez répondre Xavier Iacobelli.
01:40:41Gabriel Attal a dit oui.
01:40:42Nous avons dit clairement,
01:40:44et nous avons fait en sorte qu'il n'y ait pas de candidats
01:40:47dès le premier tour,
01:40:48contre un certain nombre de candidats LR, UDI,
01:40:50même socialistes, qui respectaient nos valeurs.
01:40:53Nous le ferons également au deuxième tour
01:40:55en nous désistant pour ces mêmes candidats,
01:40:57pour faire en sorte que l'extrême droite,
01:40:59qui est le principal...
01:41:01Mais derrière la France insoumise,
01:41:03il y a 300 triangulaires.
01:41:06Il y a 300 triangulaires.
01:41:08Allez, soyez dans la caricature.
01:41:09Allez, on va faire une petite pause.
01:41:12On va faire une petite pause.
01:41:13Les Français jugeront, vous l'avez dit,
01:41:16vous me draguez, vous le savez très bien,
01:41:18vous me draguez, vous me draguez pas.
01:41:20Les LR, vous désistez.
01:41:22Allez, stop, on fait une pause.
01:41:24On fait une pause, on va en région
01:41:26voir les résultats.
01:41:28On va en région voir les résultats des personnalités.
01:41:30On va à Tulle, voir le résultat de François Hollande.
01:41:34Il a fait le pari d'un retour à l'Assemblée nationale.
01:41:37Il est candidat en Corrèze.
01:41:38Marion Becker, on vous rejoint à Tulle.
01:41:41Comment ça s'est passé pour François Hollande ?
01:41:44Eh bien, François Hollande est arrivé en tête hier soir
01:41:47avec 37,6 % des suffrages
01:41:50devant la candidate du Rassemblement national.
01:41:52Maïté Pouget avec 30,8 %.
01:41:56Et enfin, le député sortant,
01:41:58candidat de la droite, Francis Dubois.
01:42:00C'est donc une triangulaire
01:42:01que François Hollande va devoir affronter au second tour
01:42:05car Francis Dubois, le candidat de la droite,
01:42:07donc, refuse de se désister.
01:42:10Il estime que son adversaire, c'est François Hollande
01:42:13et non le Rassemblement national.
01:42:16Et il estime hier, dans un tweet,
01:42:17être le seul candidat de la droite capable de le battre.
01:42:22L'ancien président de la République,
01:42:24lui, a appelé hier soir au désistement républicain,
01:42:27dans sa circonscription, bien sûr,
01:42:29mais pas seulement.
01:42:30Il faut être conscient, a-t-il dit,
01:42:32des rassemblements nécessaires
01:42:33et pas seulement celui de la gauche
01:42:35face à l'extrême droite,
01:42:37qui est aujourd'hui aux portes du pouvoir.
01:42:40François Hollande, qui est venu hier soir,
01:42:42peu après les résultats officiels,
01:42:45devant les journalistes et quelques dizaines de militants,
01:42:47il a remercié ses électeurs
01:42:49pour cette campagne où rien n'était facile, a-t-il dit.
01:42:53Il a pris le temps d'échanger avec eux,
01:42:56de reprendre des forces pour cette nouvelle semaine de campagne
01:43:01qui débute dès ce matin, car hier soir, ce 1er tour,
01:43:04ce n'était que la 1re étape de ce pari politique
01:43:08que s'est lancé François Hollande en voulant redevenir député
01:43:13de cette 1re circonscription de Corrèze,
01:43:16qui l'avait occupée pendant 20 ans, jusqu'en 2012.
01:43:20Merci beaucoup, Marion Becker.
01:43:21Vous étiez à Tulle, dans la circonscription
01:43:23de François Hollande, qui fait le pari d'un retour à l'Assemblée.
01:43:27Quel rôle doit-il jouer pour vous s'il réussit son pari ?
01:43:30Je pense qu'il a une expérience à la fois présidentielle,
01:43:33évidemment, et une longue expérience des affaires de l'État.
01:43:36Donc, ce qu'il peut apporter à l'Assemblée,
01:43:38c'est cette sagesse-là.
01:43:39Et ce que je vois, c'est qu'il est en ballotage favorable.
01:43:42Donc, même si on est dans un contexte
01:43:43où, visiblement, on va vers une triangulaire,
01:43:45il y a quand même des chances que François Hollande
01:43:47soit élu dimanche.
01:43:49Donc, bonne chance à lui pour ce 2e tour.
01:43:51Ce serait une bonne chose pour vous
01:43:52que des personnalités de l'envergure de François Hollande
01:43:55fassent leur retour à l'Assemblée, ou Xavier Yakovelli ?
01:43:58Écoutez, moi, j'ai quitté le Parti socialiste depuis 2019.
01:44:01Donc, j'aurais préféré que ce soit un candidat
01:44:03de la majorité présidentielle
01:44:04qui soit en tête sur cette circonscription.
01:44:07Après, François Hollande incarne quelque chose.
01:44:08Il a été président de la République.
01:44:09C'est une vraie personnalité.
01:44:11C'est une personnalité qui est modérée,
01:44:13comme, au même titre que M. Cazeneuve,
01:44:17ou même M. Gussman.
01:44:18C'est une personnalité à qui vous tendez la main
01:44:19puisque vous cherchez une nouvelle majorité.
01:44:21Est-ce que François Hollande,
01:44:22ça fait partie des personnalités avec qui
01:44:23vous pourriez former cette majorité ?
01:44:24François Hollande est une personnalité
01:44:26qui, encore une fois, dans l'arc républicain,
01:44:27qu'il l'a prouvé quand il était aux responsabilités,
01:44:31qui, même si je peux regretter le choix qu'il a fait
01:44:34d'être dans le nouveau Front populaire
01:44:36avec toutes les dérives qu'il y a pu avoir
01:44:38avec une partie des candidats, elle et fils,
01:44:41moi, je trouve que c'est un candidat qu'il faut soutenir.
01:44:43Et c'est pour ça que je souhaite sa victoire
01:44:46face au Rassemblement national, bien sûr, à Tulle.
01:44:48Alexandre Louisi, est-ce que vous pourriez
01:44:50vous saisir la main tendue, notamment par Édouard Philippe,
01:44:53mais par des ténors de la majorité présidentielle,
01:44:55du camp présidentiel, en tout cas,
01:44:56puisqu'il n'y a plus de majorité aujourd'hui,
01:44:58qui disent qu'il faut qu'on construise
01:44:59une nouvelle majorité, un nouveau bloc central ?
01:45:01Je pense que les choses, elles ne se passent pas comme ça.
01:45:04Ce n'est pas une question de nouveau bloc central.
01:45:05Ce qui est en train de se passer, c'est que la gauche
01:45:08est devant la majorité présidentielle
01:45:10et que nous sommes en situation d'être, demain,
01:45:14la deuxième force à l'Assemblée nationale,
01:45:16ou peut-être même la première force si les choses s'inversaient
01:45:18parce qu'on n'est jamais à l'abri d'un sursaut
01:45:20et de quelque chose de différent dans ce pays,
01:45:22mais en tout cas, la gauche est en situation de centralité.
01:45:25Moi, ce que je dis, simplement, c'est qu'à partir de cette gauche,
01:45:28à partir de ce que nous avons construit,
01:45:30il faudra tout faire pour éviter le Rassemblement national
01:45:33et le Front national.
01:45:34Et donc, vous voyez, nous, on n'est pas dans le nid-nid confortable
01:45:37qui permet d'avancer de manière masquée
01:45:40vers, en fait, le soutien et la satellisation du RN.
01:45:43On est dans quelque chose de clair.
01:45:45On va tout faire pour éviter le RN,
01:45:46mais d'abord, il y a le deuxième tour dimanche.
01:45:48Il faut que la gauche soit la plus forte possible
01:45:50pour que s'il y a des discussions un jour qui existent,
01:45:52elle se fasse sur nos bases
01:45:54et que ce soit comme ça qu'on travaille.
01:45:55Mais l'objectif numéro un, là,
01:45:56c'est d'éviter le RN à tout prix.
01:45:58C'est-à-dire que si demain, coalition, il doit y avoir,
01:46:00ce sera sur le programme du nouveau Front populaire
01:46:03ou vous êtes prêts à faire des compromis ?
01:46:04Oui. Enfin, de toute manière, on n'en est pas là.
01:46:07On n'en est pas. Là, ce qui se joue dimanche,
01:46:08c'est le deuxième tour et le fait
01:46:10d'aller chercher une majorité si nous pouvons aller la chercher.
01:46:13En revanche, il est évident, évident,
01:46:15qu'il faut tenir compte des résultats,
01:46:17quoi qu'il en soit.
01:46:18C'est comme ça que tout se construit.
01:46:19Donc, l'objectif, c'est d'abord d'aller chercher
01:46:22le maximum de députés dimanche.
01:46:23Quand Gabriel Attal, hier, annonce la suspension
01:46:25de la réforme de l'assurance-chômage
01:46:26qui devait entrer en vigueur aujourd'hui,
01:46:28est-ce que vous y voyez une main tendue vers vous ?
01:46:30D'abord, j'y vois le respect du processus démocratique en cours.
01:46:33Enfin, je veux dire, forcément,
01:46:35le gouvernement n'a pas la légitimité qu'il avait
01:46:37pour prendre ce type de décision.
01:46:39Donc, je salue le fait que ce soit ça.
01:46:41Je le salue parce que, d'abord, c'est quelque chose
01:46:42qui allait impacter la vie de millions de gens, en fait.
01:46:44C'était quand même l'objectif de faire des économies
01:46:47sur le dos d'un certain nombre de chômeurs.
01:46:49Donc, on salue, évidemment, le fait que ce soit arrêté,
01:46:52mais moi, je ne vois pas plus que le respect
01:46:54du processus démocratique en cours.
01:46:55Je ne vois pas de main tendue ou quoi que ce soit
01:46:57de cette nature-là.
01:46:58C'est trop tard. Elle arrive trop tard,
01:46:59cette suspension de la réforme de l'assurance-chômage.
01:47:01Il aurait fallu le faire avant.
01:47:02On avait jusqu'au 30 juin pour prendre une décision
01:47:04et publier ce décret, au risque de ne plus avoir
01:47:07la capacité de payer, en fait, les indemnités et le chômage.
01:47:12Donc, le Premier ministre avait déjà dit
01:47:13qu'au 1er juillet, il y aurait un décret.
01:47:16Alors, après, c'est un décret d'annulation
01:47:18pour revenir à l'existence.
01:47:19Il y avait moyen de faire autrement.
01:47:20Donc, il y avait moyen de faire autrement,
01:47:21mais après, ça sera assumé et, effectivement,
01:47:23ça sera au futur bloc majoritaire à l'Assemblée nationale
01:47:27de prendre ses responsabilités et de faire en sorte
01:47:30que nous puissions toujours aller vers le plein emploi,
01:47:34ce qui était l'objectif de cette réforme.
01:47:37Alors, effectivement, elle a été contestée.
01:47:39Le Premier ministre a pris acte des résultats d'hier soir.
01:47:42Il a retiré...
01:47:43Est-ce qu'il aurait fallu le faire avant, ce changement de pied ?
01:47:45Parce que là, il n'arrive pas trop tard,
01:47:47une fois le vote passé.
01:47:48Je pense que ça n'aurait rien changé.
01:47:49Je pense que c'était, encore une fois,
01:47:51une discussion qui était dans les mains des partenaires sociaux.
01:47:53Les partenaires sociaux ne se sont pas mis d'accord.
01:47:55Le gouvernement avait donc jusqu'au 30 juin
01:47:57pour prendre cette décision et ce décret.
01:47:59On a décidé, le Premier ministre a décidé
01:48:01de faire un décret d'annulation
01:48:03de cette énième réforme de l'assurance-chômage
01:48:06et maintenant, ça sera à la future majorité
01:48:09de prendre cette décision.
01:48:10Geoffrey Dizier, comment vous l'avez perçue,
01:48:11cette décision de Gabriel Attal
01:48:13de suspendre cette réforme de l'assurance-chômage ?
01:48:15Il y a un virage à gauche depuis hier.
01:48:17Emmanuel Macron veut à tout prix ne pas perdre le pouvoir
01:48:21et donc, puisqu'il voit que le Rassemblement national
01:48:24risque d'avoir une majorité relative,
01:48:26voire absolue, dimanche prochain,
01:48:28il vire à gauche.
01:48:30Il vire à gauche en pouvant se désister,
01:48:32comme je l'ai dit, même si ça énerve
01:48:34mes amis d'aujourd'hui,
01:48:37amis, en tout cas, interlocuteurs,
01:48:41avec des désistements en faveur de la France insoumise,
01:48:44je le répète, en faveur de la France insoumise
01:48:48et puis, virage à gauche sur le fond.
01:48:50Donc, il y a une stratégie politicienne
01:48:51mise en place depuis hier soir par le camp présidentiel.
01:48:54Pour une fois qu'on dit que Macron est de gauche...
01:48:56Je pense que ça l'a...
01:48:57Bon, vous savez, un jour à gauche, un jour à droite,
01:48:59un jour Israël, un jour Gaza.
01:49:00Vous savez, c'est toujours ça, en fait.
01:49:02Bah si, c'est un jour Israël, un jour Gaza aussi.
01:49:05Donc, c'est en même temps mortifère
01:49:09qui plombe la France depuis ces temps
01:49:11et qui déshonore le camp présidentiel.
01:49:14Mais finalement, le Rassemblement national...
01:49:16Enfin, finalement, le Rassemblement national
01:49:17n'avait pas annulé son invitation.
01:49:19Il est bel et bien présent sur le plateau.
01:49:20Oui, et Rima Hassane est parmi nous aussi, alors.
01:49:23Allez, enfin, dernier tour dans nos régions.
01:49:24On va à Nancy, où on retrouve Alexandre Poplavski-Maillard.
01:49:27Bonjour, Alexandre. Merci beaucoup d'être avec nous,
01:49:28résacteur en chef adjoint de l'Est Républicain,
01:49:30du Républicain Laurent et de Vosges-Matin.
01:49:32Alexandre, vous allez tout nous dire
01:49:33des résultats de ces législatives en Lorraine et en Franche-Comté.
01:49:37Oui, bonjour, Aurélien.
01:49:38Écoutez, en Lorraine, déjà,
01:49:41le Rassemblement national arrive en tête
01:49:43dans 16 des 21 circonscriptions.
01:49:46Il envoie déjà trois élus au Parlement,
01:49:49deux en Meuselle,
01:49:51en la personne de Kevin Pfeffer et Alexandre Loubet.
01:49:55Et puis, dans la deuxième circonscription de la Meuse,
01:49:59c'est Florence Goulet qui rejoint également le Parlement,
01:50:02où elle était déjà présente.
01:50:05En Franche-Comté, c'est aussi le Rassemblement national
01:50:08qui arrive en tête dans 8 des 12 circonscriptions.
01:50:12C'est une percée aussi dans certains territoires
01:50:14qui, jusque-là, faisaient assez résistance
01:50:18aux couleurs du Rassemblement national.
01:50:23Et il y a d'autres résultats des personnalités,
01:50:25notamment, Alexandre ?
01:50:27Alors oui, parmi les personnalités en Lorraine et Franche-Comté,
01:50:30on a notamment Laurent Jacobelli,
01:50:32qui est en palotage favorable sur sa circonscription,
01:50:35où il était élu.
01:50:37Il arrive en tête avec 46,36 % des suffrages
01:50:41exprimés devant la candidate de l'Union de la gauche,
01:50:46Céline Léger.
01:50:47Et en Franche-Comté, on a Dominique Boinet,
01:50:50qui s'est présentée sur la circonscription
01:50:53laissée vacante par Éric Allezay,
01:50:55qui était de la majorité présidentielle
01:50:57et ancien écologiste, comme elle.
01:50:59Dominique Boinet arrive en tête
01:51:01avec 34,16 % des suffrages
01:51:06devant le candidat du Rassemblement national,
01:51:09Éric Fursis.
01:51:11Et Benoît Villemin, qui était ensemble,
01:51:14normalement devrait se désister,
01:51:15mais ne s'est toujours pas déclaré à l'heure actuelle.
01:51:18Merci beaucoup, Alexandre. Merci d'avoir été avec nous.
01:51:20On regarde de une la Une de l'Est républicain.
01:51:22Quelles alliances face au Rassemblement national ?
01:51:25C'est la question que vous posez ce matin.
01:51:26Et puis la Une du Républicain lorrain,
01:51:28une vague, le Rassemblement national et des barrages.
01:51:32C'est à la Une de vos deux journaux.
01:51:33Merci beaucoup, Alexandre Poplewski.
01:51:35Un dernier mot, un dernier tour de table,
01:51:36puisque l'enjeu de ce second tour,
01:51:38il est résumé par ces Unes de la presse régionale.
01:51:41Est-ce que l'enjeu, pour vous, Xavier Jacobelli,
01:51:43c'est d'éviter que le Rassemblement national
01:51:45n'obtienne une majorité absolue ?
01:51:46C'est ce qu'on dit depuis hier soir 20h.
01:51:48C'est... L'enjeu, c'est préserver la République,
01:51:51préserver notre démocratie,
01:51:53faire en sorte qu'aucun candidat du Rassemblement national
01:51:57ne puisse être élu grâce aux voix de la majorité présidentielle,
01:52:00du camp présidentiel.
01:52:02Quitte à avoir une Assemblée ingouvernable ?
01:52:03Mais elle ne sera pas ingouvernable.
01:52:05Moi, j'appelle à retrouver le sens du compromis.
01:52:07Vous savez, je suis un social-démocrate,
01:52:09et je crois au compromis.
01:52:10Pas la compromission, je crois au compromis.
01:52:12Et donc, qu'on puisse négocier un contrat de gouvernement
01:52:15avec des forces qui aillent de la droite républicaine
01:52:19à la gauche, comme disait Édouard Philippe,
01:52:23à la gauche mitterrandienne,
01:52:24c'est peut-être un peu loin comme référence,
01:52:27mais je pense qu'on est en capacité aujourd'hui
01:52:30d'avoir une Assemblée qui soit gouvernable
01:52:31sur un projet à bloc central,
01:52:33un projet progressiste et un projet humaniste.
01:52:36Et donc, moi, j'appelle effectivement au sens du compromis,
01:52:38faire en sorte que cette Union nationale existe demain
01:52:41pour faire barrage à l'extrême droite et au Rassemblement national.
01:52:44Alexandre Vigier.
01:52:45On est face à l'histoire de notre pays.
01:52:48Jamais dans l'histoire hors période de guerre
01:52:50et hors période de troubles avec le régime de Vichy,
01:52:53jamais l'extrême droite n'est arrivée au pouvoir.
01:52:55Et donc, il y a un moment historique qui se joue devant nous
01:52:58et chacun est face à ses responsabilités,
01:53:01chacun est face à ce qu'il est, à ses valeurs.
01:53:03Et donc, j'appelle tous les Français à venir aux urnes dimanche
01:53:07pour dire qu'ils refusent que le Front national
01:53:09dévisage, défigure notre pays pour les années qui viennent.
01:53:12Geoffroy Dizier.
01:53:14Face au prétendu arc républicain,
01:53:16il y a en réalité, depuis hier soir, une nouvelle complaisance,
01:53:20une nouvelle complaisance entre le macronisme et la gauche
01:53:22et l'extrême gauche qui se dessine de manière tactique,
01:53:24de manière malsaine.
01:53:26Et face à tout cela, je souhaite qu'il y ait une droite,
01:53:28une droite offensive, sans être extrémiste,
01:53:31une droite fidèle à ses valeurs et à ses convictions,
01:53:34une droite fidèle à ses valeurs et à ses convictions,
01:53:36une droite patriote, libérale,
01:53:38qui puisse l'emporter dans notre pays,
01:53:40une nouvelle génération et une relève à droite.
01:53:43Voilà, à mon avis, la solution.
01:53:44Et vous pensez être en mesure de rester indépendant,
01:53:46d'avoir un groupe toujours indépendant à l'Assemblée ?
01:53:48Mais c'est l'objectif, bien sûr, et nous serons les arbitres
01:53:50et les pivots et nous empêcherons les autres,
01:53:52notamment ceux qui sont aujourd'hui à mes côtés,
01:53:53de faire n'importe quoi demain.
01:53:55Merci, messieurs. Merci.
01:53:56Si vous voulez bien rester avec nous,
01:53:58on va voir ce qu'il y a, la une, de la presse régionale.
01:54:00Évidemment, la presse régionale qui consacre ses unes
01:54:02à ce résultat des législatives.
01:54:09Restez avec moi.
01:54:11Et Alex, on va regarder avec vous les unes de la presse régionale,
01:54:13la vague du Rassemblement national,
01:54:15qui s'illustre bien dans le sud-ouest.
01:54:16Oui, le Rassemblement national qui vire en tête
01:54:19dans tous les territoires, en tout cas,
01:54:21la grande majorité des territoires du sud-ouest.
01:54:23C'est à la une du journal du même nom.
01:54:25Le Rassemblement national peut faire le grand chelem
01:54:27dans le Lot-et-Garonne.
01:54:29Il est devant presque partout dans les circonscriptions
01:54:31de Charente-Maritime et de Charente,
01:54:33mais dans certains territoires,
01:54:35il y a une résistance de la gauche dans les Pyrénées-Atlantiques.
01:54:38Malgré la poussée du RN, la gauche devrait conserver ses sièges
01:54:42et la gauche pourrait même connaître une progression
01:54:45dans le département de la Géronde,
01:54:47notamment dans les circonscriptions de Bordeaux.
01:54:50Le journal La Provence analyse, lui, les résultats
01:54:53dans la région Paca, Provençalpe-Côte d'Azur,
01:54:55où le RN arrive partout en tête,
01:54:58sauf dans deux circonscriptions de Marseille,
01:55:01où les insoumis Manuel Bompard et Sébastien Delegu
01:55:04ont été réélus dès le premier tour.
01:55:07Dans le département du Vaucluse, même scénario,
01:55:10une forte poussée du RN qui est partout en tête,
01:55:12mais le RN pourrait perdre la circonscription
01:55:15de la ville d'Avignon, car la candidate RN
01:55:18a récolté 34 % des voix au premier tour,
01:55:22et c'est seulement 10 points de plus
01:55:23que le candidat du nouveau Front populaire,
01:55:25l'insoumis et militant antifa également fiché S. Raphaël-Ernaud,
01:55:28qui a récolté 24 % des voix,
01:55:30avec un candidat de la gauche locale dissident
01:55:33qui est derrière à 18 % des suffrages.
01:55:36En Alsace, le Rassemblement national
01:55:38est en balottage favorable dans 11 circonscriptions
01:55:41sur 15 pour le second tour,
01:55:43avec cinq triangulaires,
01:55:45et dans trois d'entre elles, la gauche va se désister
01:55:49pour faire barrage au Rassemblement national,
01:55:51comme c'est le mot d'ordre du nouveau Front populaire.
01:55:53Et même la Corse ne déroge pas à cette tendance nationale.
01:55:56Oui, c'est la fin d'une exception, titre le journal Corse matin.
01:55:59Pour la première fois dans l'histoire de l'Île-de-Beauté,
01:56:01des candidats RN sont au second tour des législatives.
01:56:06Ils sont présents dans les seconds tours
01:56:07des quatre circonscriptions corse.
01:56:09C'est un séisme politique
01:56:12qui menace les députés sortants,
01:56:14comme Laurent Marcangeli, président du groupe Horizon à l'Assemblée.
01:56:17Horizon, c'est le parti d'Edouard Philippe.
01:56:19Il arrive deuxième dans la première circonscription de Corse du Sud,
01:56:22avec 30 % des voix.
01:56:23Derrière le RN, 31 %.
01:56:25Et puis, dans les Ardennes,
01:56:27les députés sortants sont aussi menacés
01:56:30par le Rassemblement national.
01:56:31Les députés sortants, le député LR Pierre Cordier,
01:56:35Lionel Wüber du camp présidentiel
01:56:36et le divers droite Jean-Luc Warsman
01:56:38sont tous dans des duels compliqués au second tour
01:56:41face au RN.
01:56:42Et dans certaines grandes villes, le RN ne perce pas comme à Lyon.
01:56:45Oui, le Rhône passe à l'extrême droite,
01:56:47mais Lyon passe à gauche, titre Le Progrès de Lyon,
01:56:50puisque les candidats du nouveau Front populaire
01:56:52arrivent tous en tête dans les circonscriptions lyonnaises,
01:56:56qui avaient été conquises en 2017 par le camp d'Emmanuel Macron.
01:57:00C'était même Lyon un fief historique de la Macronie,
01:57:03mais c'est désormais une époque lointaine.
01:57:05Et puis, l'Ancien Monde, on en a parlé,
01:57:07l'Ancien Monde revient dans le jeu,
01:57:08puisque François Hollande est qualifié
01:57:10au second tour des législatives en Corrèze.
01:57:12C'est à lire dans le journal La Montagne.
01:57:14Il participera à une triangulaire face au RN
01:57:17et à un candidat LR, le journal La Montagne,
01:57:19qui estime que François Hollande a réussi son retour
01:57:22sur la scène politique.
01:57:23Merci, Alex. Merci beaucoup pour cette revue de presse.
01:57:25Merci à tous les trois d'avoir été avec nous.
01:57:27Geoffroy Didier pour Les Républicains,
01:57:28Alexandre Ouisy pour le Parti socialiste,
01:57:30Nouveau Front populaire et Xavier Iacovelli
01:57:32pour le camp présidentiel.
01:57:33On rappelle que le Rassemblement national
01:57:35a annulé sa participation.
01:57:36Merci d'avoir été avec nous pour ce débat politique.
01:57:39Merci à tous de nous avoir suivis la journée spéciale.
01:57:42Résultat de ces législatives se poursuit
01:57:44sur les chaînes parlementaires.
01:57:45On vous donne rendez-vous à midi
01:57:46pour une nouvelle édition spéciale avec LCP Assemblée nationale.
01:57:50A tout à l'heure et restez sur les chaînes parlementaires.
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