00:00 Les échanges ont été animés, on a évoqué beaucoup de sujets entre la présentation
00:11 de JCDecaux et ce panel qu'on vient de faire.
00:14 S'il y avait un point que vous deviez retenir plus particulièrement, ce serait lequel ?
00:18 Il y en a plusieurs.
00:20 Ta thématique c'est la croissance, comment on fait pour aller chercher de la croissance,
00:25 c'est quoi la stratégie de la croissance.
00:26 Il y a plusieurs points à vrai dire.
00:28 Un des points que je retiens et auquel j'adhère, c'est le fait que le DOH c'est un nouveau
00:36 média.
00:37 C'est un nouveau média.
00:38 Et pour le coup, ça veut dire que pas seulement d'avoir transformé un espace print en digital,
00:45 c'est que c'est une nouvelle manière de concevoir et distribuer un contenu.
00:51 Et ça fait sa spécificité, c'est pour ça qu'il y a un certain nombre de problématiques
00:55 à craquer pour aller chercher de la croissance.
00:56 Force ou faiblesse aussi, parce qu'il y a des choses qu'il faut déployer.
00:58 Force ou faiblesse, c'est-à-dire que c'est un marché d'offres.
01:00 Donc il faut d'abord déployer les réseaux avant de pouvoir développer le chiffre d'affaires
01:04 avec des contenus.
01:06 Mais du coup, et ça a été abordé pendant la table ronde, le point c'est que ces sujets
01:13 de contenus sont data driven.
01:14 On prenait l'exemple de la météo par exemple, qui peut être un peu caricaturée.
01:18 Mais en fait si on le regarde de manière un peu plus précise, ce n'est pas juste
01:22 il fait beau, on diffuse un truc, il ne fait pas beau, autre chose.
01:25 La data, et c'est tout le sujet de la tech, quand on investit dans la technologie, le
01:32 gros upside, c'est qu'avec la data, ok, on scénarise le spatio-temporel,
01:37 on va diffuser à tel endroit parce qu'il fait beau, parce qu'il fait au-dessus de
01:41 25 degrés, mais on utilise cette data pour driver la construction même des contenus.
01:46 On va faire un contenu différent suivant telle température, telle data qu'on a.
01:51 Et donc c'est ce mix entre contenu data et la diffusion, la stratégie spatio-temporelle.
01:57 Et ce n'est pas du tout que du media planning.
01:59 Et donc en fait, c'est toute la beauté de ce nouveau média, c'est de pouvoir jouer
02:04 à ça.
02:05 Est-ce que dans la réalité, ça s'est souvent mis en place ? Parce qu'il y a un sujet
02:07 de productivité.
02:08 Tous les jours, tous les jours.
02:10 Parce qu'une fois que tu as ta data et que tu as ta techno, on s'en fout, DSP, peu
02:17 importe, si on a une techno suffisamment full stack pour jouer sur ces tableaux-là, tous
02:23 les jours, tu as une créa qui est unique à Toulouse quand tu veux faire un contenu
02:30 pour dire tu as une promo chez Air France, le Toulouse Marrakech, il est à tel prix.
02:35 Si tu es plugé en base de données retail, tu fais ce contenu.
02:39 Ce n'est pas tellement un sujet de coût parce qu'une fois que ça, c'est en place, ça
02:42 ne coûte pas si cher que ça.
02:43 Comment c'est plus productivité de temps passé à créer ces déclinaisons ?
02:48 Il y a beaucoup de choses qui sont, une fois que c'est mis en place, si tu veux, ce n'est
02:54 pas un enjeu de coût uniquement.
02:56 Quand tu dis en télé, je vais déployer à chaque fois, ça te fait un média en plus
02:59 à déployer.
03:00 Oui, là, si tu le présentes comme ça, certes, mais pas seulement.
03:04 Et c'est tout le sujet de la convergence de cette approche contenu et distribution des
03:10 contenus qui est une vraie convergence parce que c'est le même format que le mobile.
03:15 Et là, le mobile et toutes ces créas mobiles qui plus est sur des formats courts, qui sont
03:20 relativement convergents avec ce qui se fait sur le mobile, là à l'inverse, il y a un
03:24 enjeu d'économie parce qu'on peut raisonner de manière relativement similaire.
03:29 C'est hyper puissant.
03:31 C'est ce qui drive le fait d'avoir eu un tel amorçage et ça continue à nous aider.
03:36 Mais il y a encore évidemment beaucoup de travail à faire pour faire toujours mieux.
03:39 Si on revient sur cette marotte qui est un peu aussi le développement de l'inventaire
03:43 des OAH, vous l'avez rappelé, le sujet c'est la puissance du OAH.
03:47 On a un peu préparé évidemment cet entretien, ce que j'ai bien aimé dans votre réflexion,
03:50 c'est que je me plantais un peu en résonnant en termes d'écran.
03:53 C'est vrai qu'on donne un peu souvent les stats, nombre d'écran des OAH versus les
03:56 faces OAH.
03:57 Et ce n'est pas tant le nombre d'écran qu'en réalité les audiences autour qui comptent.
04:01 Et ça, on l'oublie peut-être parfois un peu.
04:02 Oui, le nombre d'écran, on s'en fout complètement.
04:05 Ce n'est pas le sujet du tout.
04:06 C'est le sujet de quel reach on a.
04:08 C'est-à-dire dans quels univers on a réussi à déployer avec des qualités d'emplacement
04:14 très fortes parce qu'on investit énormément.
04:16 Les installations, les écrans, ça coûte très cher.
04:19 C'est une des raisons pour lesquelles ça prend du temps, spécialement en France.
04:22 Parce que sur le reach, on en est où en France ?
04:24 Au niveau du reach, c'est très simple.
04:27 Pour aller chercher beaucoup de croissance sur le DOH, il suffit de connaître le poids
04:31 des univers en communication extérieure.
04:33 Ça fait toujours 1,3 milliard de marché.
04:35 Il y a plus de 800 millions d'euros, c'est la rue.
04:38 Pourquoi ? Parce qu'on touche tout le monde dans la rue.
04:41 Toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants, ça fait plus de la moitié de
04:43 la population française.
04:44 Donc, à partir du moment où on fait une campagne d'une semaine, on dépasse 80 % de
04:48 reach sur les agglomérations de plus de 100 000 habitants, on a un média ultra puissant.
04:52 Le DOH, toute une partie de sa croissance, ne vient pas tant des niches qui peuvent être
04:58 développées sur certaines petites audiences, certes ciblées, mais c'est la rue.
05:03 Et la rue, on va suivre du coup via les vitrines ?
05:05 Il y a deux choses.
05:07 Il y a ce qui est en train d'être fait.
05:09 Et encore une fois, les cycles d'investissement sont des cycles longs en OH.
05:12 C'est comme ça, ce n'est pas comme sur le web.
05:14 Il y a un parc à créer.
05:15 On va voir ce qu'il y a de très fort sur les réseaux sociaux.
05:17 On l'a vu, il y a eu une très grande révolution dans les médias.
05:19 Donc, ça prend du temps et ça monte en puissance.
05:23 On le voit, mobiliers urbains, numériques, vitrines digitales, ça monte.
05:27 La tendance de fond est là.
05:28 C'est la tendance de fond.
05:30 Chez toi, Isabelle, ça monte.
05:34 Chez nous, chez Phénix, ça monte.
05:35 C'est comme ça.
05:36 Donc, il y a une partie de la croissance qui vient de là, c'est évident.
05:39 Et l'autre point, pardon, et ça a été abordé.
05:42 Évidemment, il y a un sujet de pédagogie qui est très fort parce que c'est une cible
05:48 facile, l'OH et le DOH en particulier, face à des activistes ou des gens qui sont en
05:55 réalité anti-pub finalement.
05:57 Évidemment, ça se voit énormément.
05:59 Donc, c'est facile d'aller chercher l'écran du coin et de lui taper dessus.
06:02 Et là, je pense qu'on a énormément progressé, que ça a été rappelé, les études KPMG.
06:08 Et même, il y a plusieurs choses.
06:12 C'est que les évolutions réglementaires, les projets de loi qui peuvent être proposés
06:19 ont besoin d'un juste motif dans l'absolu.
06:22 Et c'est bien ce qu'on a prouvé quand il y a eu la loi climat qui a été proposée
06:27 par le...
06:28 Qui a été discutée post-Covid, même pendant l'année du Covid.
06:33 On a bien vu quand on a fait les analyses de comparaison entre l'OH, le DOH et les
06:38 autres médias, qu'on était de très, très loin, quatre fois moins impactant que le Web,
06:46 dix fois moins impactant que la télé.
06:48 Je ne parle pas de la presse.
06:49 C'est de logique.
06:51 Pour un écran donné, on touche des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes.
06:56 Il faut un terminal par personne quand on fait de la pub sur d'autres médias comme
06:59 la télévision, etc.
07:00 Donc ça, c'est des choses où on a pu beaucoup communiquer.
07:05 Alors, il faut communiquer auprès des villes, les gouvernements et tous les membres de l'écosystème,
07:10 l'univers du retail.
07:11 Et ça, c'est quelque chose qui prend du temps, mais qui a déjà considérablement
07:14 progressé.
07:15 Donc ça, ça va aider à continuer à avancer.
07:17 Il y a ce sujet de l'empreinte environnementale, mais il y a aussi le sujet de l'empreinte
07:21 pour l'économie, le PIB.
07:22 J'essaie de comme la rappeler.
07:23 Beaucoup des régies sont françaises.
07:24 Il faut quand même rappeler aussi que ces régies OAH et DOH contribuent à une économie.
07:29 Je crois qu'il y a une étude de JC Decaux un peu sur le sujet aussi pour faire de la
07:32 pédagogie.
07:33 Mais c'est vrai que là où des Facebook, des Google n'ont pas du tout la même contribution
07:37 parce qu'ils emploient moins, ils paient moins d'impôts, etc.
07:40 Et ça, il faut aussi le rappeler, cette dimension-là.
07:41 Ah oui, et quel est le bon business plan pour le pays ?
07:44 Parce qu'il y a un sujet qui est très, très fort, notamment sur les sujets globaux de
07:51 l'évolution réglementaire et de la perception du média.
07:53 Aujourd'hui, si on fait le bilan pour le pays de ce qu'apporte le DOH et l'OAH versus
07:59 ce qu'apporte un réseau social comme META, je veux dire, entre les impôts qu'on paye,
08:07 comparé le nombre de salariés qu'on a en local sur le territoire national, l'utilité,
08:16 c'est-à-dire ce qu'on apporte à un commerçant, à un centre commercial, à une ville, la
08:20 contribution, sur le milliard 3, tu rétrocèdes au moins 800 millions d'euros, très concrètement,
08:27 si tu fais le tableau comparatif.
08:28 Évidemment, tu n'as pas du tout le même bilan pour le pays quand tu compares à d'autres
08:33 médias.
08:34 Alors ça, c'est une autre étude qu'on est en train de structurer avec l'UPE sur l'utilité,
08:41 c'est-à-dire le bilan, quel est le bon deal.
08:43 Et c'est un enjeu de souveraineté économique qui est très, très fort.
08:48 Et je pense que ça, ça va aussi nous permettre de franchir des étapes.
08:51 Et le DOH est le premier des enjeux à ce titre pour être défendu et être promu.
08:58 Vous l'avez rappelé, le DOH, c'est un média à part.
09:00 Si on revient sur ce sujet, qui achète du DOH ? Vous, de votre côté, chez Phoenix,
09:04 vos interlocuteurs, c'est plutôt les cellules OOH traditionnelles qui ont des gens qui
09:10 font aussi du DOH ou c'est plutôt ces cellules trading qui font du progratis, qui achètent
09:14 de la vidéo en ligne, du YouTube, du Facebook ?
09:16 Comment est-ce que vous voyez l'autre côté de la chaîne ?
09:20 Je dirais qu'on a trois interlocuteurs types.
09:23 On a le gré à gré traditionnel avec les agences médias.
09:27 On a aussi les gens qui sont plus spécifiquement en charge des budgets brand content, puisque
09:34 chez Phoenix, pour le coup, c'est une singularité.
09:37 On fait de l'OOH et du DOH et on est numéro 3, 4 finalement de ce marché de l'affichage
09:43 extérieur.
09:44 On a aussi toute une partie de notre business sur le web et sur les réseaux sociaux.
09:48 On a des sites internet, une dizaine de millions d'abonnés sur les réseaux sociaux.
09:54 Quand on fait du brand content, on crée des contenus de marque, on les distribue sur nos
09:58 réseaux sociaux et en DOH.
09:59 C'est le deuxième type d'interlocuteur.
10:01 C'est un peu différent des budgets traditionnels à gré.
10:04 Après, il y a un petit peu dans notre mix de programmatique, ce n'est pas une très
10:09 grosse partie de nos revenus.
10:11 Et là, pour le coup, c'est la mécanique DSP SSP.
10:15 On a notre propre SSP chez Phoenix et donc, on est connecté au DSP du marché, les DSP
10:22 de référence du marché français.
10:23 Et là, pour le coup, il y a du trading.
10:25 Le frein en programmatique, c'est quoi ? C'est le prix ?
10:27 Non, mais je pense que programmatique, je ne vois pas de frein particulier.
10:31 C'est juste un outil dans la palette.
10:32 Il ne faut pas oublier que c'est un outil.
10:37 Vous disiez, on rappelait, il y a 38 régies différentes, mais les 38 régies, en réalité,
10:44 c'est très hétérogène.
10:45 Il y a beaucoup de régies qui sont sur des produits, des formats et des univers très
10:49 spécifiques.
10:50 Pour ce qui est de campagne nationale en DOH, la réalité, c'est qu'il n'y a pas tant
10:55 de régies que ça.
10:57 Et donc, le sujet de plateforme de logiciels, que ce soit des logiciels qu'on utilise au
11:03 sein même des régies ou en extérieur via des DSP, ce qui compte, c'est que le logiciel
11:09 et les datas qu'on utilise soient opérationnels, concrètement, qu'on puisse délivrer le
11:14 concept de campagne.
11:15 C'est ça le sujet, c'est un outil.
11:18 Sur le sujet de la data, une de vos actus, c'est le deal que vous avez passé avec les
11:24 para-pharmacies Leclerc.
11:25 Est-ce que c'est un nouvel asset, un nouvel inventaire ou est-ce que là, il va y avoir
11:31 des données spécifiques à cette para-pharmacie, voire même peut-être au magasin Leclerc
11:35 qui pourraient être activées sur ces écrans-là ?
11:36 Déjà, oui, c'est un nouvel inventaire parce qu'il faut investir pour installer des écrans.
11:41 Donc entre l'annonce aujourd'hui et la mise en place, vous allez avoir un laps de temps
11:47 ?
11:48 Oui, ça prend deux minutes quand même.
11:49 On parle de quelle échéance pour la mise en place de l'inventaire ?
11:52 Non, mais il est déjà fait.
11:53 Ça nous a pris deux minutes les douze derniers mois.
11:57 Ça a été annoncé récemment, mais ça fait 15 mois au moins qu'on a commencé à investir.
12:04 Évidemment, il y a de la data.
12:06 Mais le premier des leviers, c'est que les budgets trade ne sont pas nouveaux.
12:10 Il y avait déjà des budgets trade.
12:11 C'est juste qu'on les traite de manière différente parce qu'il y a un certain nombre
12:14 d'emplacements qui sont devenus du DOH.
12:17 Donc, il y a un marketing qui est un peu différent.
12:19 Ça, ça prend du temps.
12:20 Globalement, c'est au moins deux ans de travail pour expliquer, refaire le tour du
12:25 marché, expliquer que ce n'est pas exactement les mêmes emplacements, le même marketing.
12:30 Ça prend du temps.
12:31 Effectivement, il y a des sujets de data qu'on peut utiliser.
12:34 Mais ça reste du poids des ventes.
12:38 C'est quand même assez relativement classique.
12:41 Les gens qui connaissent, qui ont l'habitude d'investir dans la GSA, les parapharmacies,
12:46 etc., on n'est pas en train de…
12:48 Pas de révolutionnaire, mais…
12:49 Il y a des features qui sont cools, data-driven, etc.
12:53 Je ne reviens pas dessus.
12:54 Mais les fondamentaux, les marques connaissent quand même ces univers-là.
12:59 Ils vendent beaucoup de produits dans ces univers.
13:02 Ils les connaissent quand même un peu.
13:03 C'est noté.
13:04 Merci beaucoup Sébastien.
13:05 C'est déjà le terme de cette introduction.
13:06 Merci.
13:07 Merci à tous.
13:07 Merci.
13:08 Merci.
13:09 Merci.
13:09 [SILENCE]
Commentaires