- il y a 15 heures
Lundi 19 octobre 2026, retrouvez Philippe Vincent (Président, Compagnie nationale des commissaires aux comptes) et Alexis Vaillant (Fondateur et PDG, Alterfood) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, je suis Rabhi de vous retrouver pour une nouvelle émission de Smart Eco,
00:12l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie.
00:16Et aujourd'hui, nous nous intéressons au rôle des commissaires aux comptes face aux difficultés économiques des entreprises.
00:22Alors que les défaillances atteignent des niveaux records en France,
00:25comment ces professionnels peuvent-ils accompagner ces entreprises pour les prévenir des risques ?
00:29Et comment leur métier se transforme-t-il aussi face à l'intelligence artificielle et aussi aux évolutions réglementaires ?
00:35Nous en parlons avec Philippe Vincent qui est président de la compagnie nationale des commissaires aux comptes.
00:40Puis direction le Cial, le rendez-vous international de l'agroalimentaire dans un contexte de tension sur le pouvoir d
00:48'achat.
00:48Comment concilier alimentation responsable, prix accessible, croissance de l'entreprise ?
00:54Nous recevons Alexis Vaillant, fondateur et PDG d'After Food pour évoquer son modèle économique et ses ambitions d'aller
01:01se développer à l'international.
01:02C'est parti, c'est Smart Eco.
01:08Entre incertitudes économiques et sœurs de l'intelligence artificielle ou nouvelles obligations réglementaires,
01:14comment évolue le rôle des commissaires aux comptes auprès des entreprises ?
01:18Pour comprendre leurs enjeux de cette profession, leur transformation en métier, le suis ravi d'accueillir.
01:23Philippe Vincent, bonjour.
01:24Bonjour.
01:25Vous êtes président de la compagnie nationale des commissaires aux comptes, le CNCC.
01:30La CNCC.
01:31La CNCC, pardon.
01:32Oui, la compagnie, tout à fait.
01:33Alors que les entreprises font face à une multiplication des risques, comme je disais,
01:37quel rôle exactement joue aujourd'hui le commissaire aux comptes auprès de l'entreprise ?
01:43Le commissaire aux comptes, son rôle d'abord, c'est de mettre les entreprises en situation de réussite.
01:48Réussite par rapport à l'information qu'elles utilisent, qu'elles donnent à leurs parties prenantes
01:52pour mener à bien leurs affaires, dans un monde où justement la défiance est quand même installée de manière assez
01:58généralisée.
01:59La confiance dans les données que produit l'entreprise est essentielle pour elles,
02:02pour leur permettre de continuer leurs affaires.
02:06Et c'est là que nous intervenons en tant que commissaire aux comptes pour donner justement ce...
02:09C'est plus qu'un tampon, c'est vraiment un élément de sincérité sur la qualité des comptes d'abord,
02:17et puis sur toutes données finalement que l'entreprise peut utiliser dans le cadre de ses affaires,
02:23de ses partenariats, de son développement commercial.
02:25Et on va revenir un peu plus en détail sur toutes ces missions.
02:29Mais aujourd'hui, que représente la profession en France environ ?
02:33Alors la profession, c'est presque 12 000 professionnels inscrits, 11 800,
02:396 000 personnes morales qui sont inscrites également auprès de notre régulateur.
02:46Et c'est à peu près 70 000 collaborateurs présents sur 220 000 mandats environ.
02:50Donc c'est quelque chose de significatif.
02:53On est là auprès des plus grandes entreprises, mais pas que.
02:56On est très présents aussi auprès des PME, des ETI et également du monde associatif.
03:00Donc on a un rôle finalement aujourd'hui qui est très large dans tout cet écosystème,
03:05qu'il soit de l'économie, j'allais dire, traditionnelle ou également de l'économie sociale et solidaire.
03:12Oui, parce qu'en fait, ces entreprises dont vous parlez,
03:15en fait, elle est tenue aussi légalement à désigner un commissaire au compte pour l'accompagner ?
03:21Alors il y a des seuils légaux.
03:23Si je les résume, il y a trois seuils qui s'appliquent aux sociétés commerciales.
03:27C'est 50 salariés, 5 millions de total bilan, 10 millions de chiffre d'affaires.
03:30Ça, c'est le seuil légal à partir duquel un commissaire au compte est nécessaire et prévu par la loi.
03:37Ce qui fait sens aussi parce que ce sont des entreprises qui commencent à avoir une certaine portée économique.
03:42Bien sûr.
03:42Et que donc, dans la fluidité des échanges, il est important que les partenaires de ces entreprises
03:48puissent s'appuyer sur des données qui soient certifiées par un tiers indépendant.
03:52Il n'empêche qu'en dessous de ces seuils, beaucoup de PME ont recours également à des commissaires au compte
03:57parce que pour leurs mêmes besoins, ces besoins de relations d'affaires,
04:02elles préfèrent avoir un garant sur la publication de leurs comptes.
04:06C'est beaucoup le cas, en fait, ces ETI PME qui se tournent vers un commissaire au compte sans en
04:11être obligés également.
04:13Il y en a effectivement de plus en plus.
04:17Lorsque les seuils ont été révisés à la hausse, en fait, on a gardé un peu plus de 50%
04:21des mandats qui étaient la fameuse loi Pacte
04:25et puis avec une dernière révision il y a deux ans, effectivement.
04:28Mais beaucoup d'entreprises ont fait le choix de garder leurs commissaires au compte
04:31et on voit aujourd'hui que ce nombre continue à progresser parce que, justement,
04:34elles voient bien l'intérêt d'avoir un tiers indépendant à leur côté dans la conduite de leurs affaires.
04:39Et l'intérêt, mais derrière cette obligation, il y a donc une responsabilité de la part du commissaire au compte.
04:45La responsabilité sur les comptes, par exemple, est la même que le dirigeant.
04:50C'est une responsabilité pénale qui est très engageante et qui fait effectivement que cette profession se doit
04:58et doit à ses clients, doit à la société d'une manière générale de fournir une opinion de qualité
05:05qui est régie par des normes, d'exercice professionnel et puis surtout par une déontologie.
05:09Ça, je pense que c'est l'élément presque le plus important dans la réalisation de notre métier.
05:15Notre déontologie, notre indépendance, sont des caractéristiques qui font la qualité aussi de cette certification.
05:21Comment est-ce qu'elle est protégée, cette indépendance dont vous parlez, justement ?
05:24Est-ce que c'est l'entreprise qui rémunère le commissaire au compte avec qui elle travaille ?
05:30Comment ça se passe pour bien sûr le mettre dans un cadre qui soit la plus droite possible ?
05:35Oui, c'est l'entreprise qui rémunère le commissaire au compte.
05:38Ça, simplement parce que nous sommes délégataires finalement d'une mission de service public quelque part sur cette certification.
05:43Ça aurait pu être l'État, la Cour des comptes, qui aurait pu se charger de la certification des entreprises.
05:47L'État a fait un choix en 1969 très différent.
05:50Donc, c'est l'entreprise, il appartient à celui qui bénéficie finalement de ces services,
05:55de rémunérer les services que nous fournissons.
05:57Mais tout cela est très encadré, encore une fois, par cette déontologie
06:00qui nous interdit de fournir un certain nombre de prestations aux clients que nous auditons
06:04pour en garantir justement l'indépendance de l'opinion que nous émettons.
06:08Et puis, nous avons un régulateur qui vérifie, qui surveille le bon exercice de nos missions.
06:13Donc, le commissaire au compte est aux premières loges, j'imagine,
06:16de la santé économique des entreprises qu'il voit quotidiennement.
06:20Est-ce que vous percevez une dégratation de leur santé financière
06:27des premières difficultés en ce moment ?
06:29En ce moment, c'est très variable d'un secteur à l'autre.
06:31Parce qu'il y a des secteurs, effectivement, compte tenu de leur répartition géographique,
06:35de la nature même du secteur d'activité,
06:37qui souffrent beaucoup plus que d'autres.
06:40Le rôle du commissaire au compte, effectivement, est d'être un tiers de confiance auprès de l'entreprise,
06:45ce qui veut dire qu'on a un rôle permanent d'accompagnement, de veille, de conseil.
06:50On n'est pas, encore une fois, pour ces raisons d'indépendance que j'évoquais tout à l'heure,
06:54en capacité de mettre en œuvre certains dispositifs.
06:58Mais on est dans un rôle de conseil, effectivement, pour alerter le chef d'entreprise,
07:01pour le guider à travers l'évolution des réglementations,
07:06pour l'alerter, effectivement, sur des dérives que l'on peut constater dans sa comptabilité,
07:11sur des points de faiblesse, aussi, dans son organisation,
07:14notamment son contrôle interne,
07:16qui est un élément absolument indispensable à la bonne qualité des comptes.
07:19Oui, justement. Cette année, en plus, on est à peu près à 71 000 défaillances d'entreprise sur 12 mois.
07:26C'est des niveaux qui sont historiques.
07:27Le rôle du commissaire aux comptes dans tout ça, c'est justement de pouvoir mettre des signaux d'alerte
07:32et mettre des signaux d'alerte auprès des entreprises ?
07:35Alors, je rappelle simplement sur ce chiffre, effectivement, qui circule,
07:38qu'on a à peu près autant de création, aujourd'hui, quand même, que l'on a de destruction.
07:41Ça, c'est important de le garder en tête.
07:43Deuxièmement, ces entreprises, effectivement, qui sont en défaut,
07:48beaucoup n'ont pas de commissaire aux comptes.
07:49Ce sont pour beaucoup des TPE, PME.
07:51Nous, on échange beaucoup avec les tribunaux de commerce, justement,
07:53pour s'assurer qu'on continue à regarder les bons signaux,
07:58parce que les signaux aussi évoluent dans le temps.
07:59Mais ce qu'on voit, c'est que dans les tribunaux de commerce,
08:0195% des sociétés qui passent devant la barre du tribunal de commerce
08:04sont des sociétés sans commissaire aux comptes.
08:06Pour autant, même dans les entreprises plus grandes et plus structurées,
08:09c'est, je vais dire, normal en termes de chiffres,
08:11puisque nous intervenons plutôt sur des entreprises déjà d'une certaine taille,
08:15donc avec une certaine assise financière.
08:16Nous avons un rôle particulier sur la prévention.
08:19Nous sommes dotés d'un pouvoir d'alerte
08:23qui est formalisé dans le code de commerce,
08:25qui nous permet très tôt, dès que nous avons des signaux
08:28qui nous laissent à penser que l'entreprise risque d'aller dans le mur,
08:31d'alerter le dirigeant, qui peut être le désenguidon
08:33et ne pas forcément avoir conscience de ces signaux,
08:38de nous assurer aussi auprès des actionnaires
08:40qu'ils sont bien informés de ces enjeux,
08:43et puis de veiller à ce que le dirigeant remédie
08:47par un certain nombre d'actions.
08:48Et le cas échéant, si ça ne va malheureusement pas dans la bonne direction,
08:51on peut à ce moment-là l'amener à se présenter
08:53devant le président du tribunal des commerces.
08:55Et du côté des commissaires aux comptes,
08:56qui eux-mêmes sont en fait entrepreneurs,
08:59ils ont leur cabinet,
09:00est-ce qu'ils sont dépendants de cette situation économique des entreprises ?
09:03Est-ce que ça les touche directement, finalement ?
09:07La profession, bien entendu, on perd des clients
09:10parce que certains mettent la clé sous la porte,
09:12ce sont des choses qui arrivent,
09:13j'allais dire que sur la typologie d'entreprise sur laquelle on intervient,
09:17ce n'est quand même pas le plus courant.
09:19Après, bien évidemment, il y a toujours de la vie dans une entreprise,
09:23qu'elle soit en croissance ou en décroissance,
09:26et là le commissaire aux comptes a finalement un rôle permanent
09:28qui est renforcé en plus par la durée de son mandat,
09:30qui fait qu'on a une vision, nous, très à long terme.
09:33Et combien de temps ?
09:33Qui est six ans.
09:34Ah oui, six ans.
09:35Six ans, qui nous permet justement d'avoir ce recul
09:37et cette vision à long terme sur les entreprises et leur vie.
09:40Et du coup, on est en capacité de toujours les accompagner.
09:43Après, évidemment, on est touché comme les autres
09:45par les sous-brosseaux économiques qui concernent nos clients.
09:50Et avec la directive CSRD, puis la directive Omnibus 1,
09:55est-ce qu'il y a des évolutions réglementaires qui fragilisent
09:57ou au contraire qui rendent le rôle du commissaire aux comptes
10:01plus indispensable, encore plus indispensable qu'il ne l'est au sein de l'entreprise ?
10:05Le rôle du commissaire aux comptes, et je vais aller droit au but,
10:10est d'autant plus indispensable justement qu'il y a eu tous ces sous-brosseaux réglementaires.
10:16Il est clair que la durabilité était pour nous une perspective aussi
10:21d'enrichissement de nos missions.
10:23Mais au-delà de ça, et je veux mettre un terme à des bruits qui ont pu courir
10:28sur le fait qu'on voyait que notre business, et ce n'est pas du tout le cas,
10:31ce qui nous intéresse, c'est vraiment, encore une fois,
10:33de mettre les entreprises en situation de réussite
10:35face à un enjeu qui est absolument primordial pour elles.
10:38Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que malgré les reculades,
10:41la réalité de terrain, et notamment pour les PME,
10:44et que même s'il n'y a plus d'obligations réglementaires qui s'imposent à elles,
10:48l'obligation revient par d'autres biais, notamment leurs financeurs,
10:52leurs banques, les fonds de private equity qui cherchent à rentrer aussi
10:55dans un certain nombre d'entreprises,
10:57qui sont toutes et toutes demandeurs d'informations en matière de durabilité
11:02parce qu'il y a quelque chose qui est bien compris de tous,
11:05c'est qu'aujourd'hui, ces critères de durabilité font la différence
11:08entre une entreprise pérenne et une entreprise qui ne le sera pas.
11:11Et là, le commissaire aux comptes reprend tout son rôle
11:15puisque quelque part, cette information, à un moment, il est de bon temps
11:18qu'elle a été révisée, revue par quelqu'un,
11:21il n'y a pas mieux placé que le commissaire aux comptes
11:23qui connaît très bien l'entreprise, qui connaît son fonctionnement,
11:25qui connaît ses enjeux stratégiques
11:27pour effectivement émettre un avis sur ces données
11:32qui sont publiées d'une manière ou d'une autre.
11:34L'autre chantier dont on a souvent parlé,
11:37c'est bien sûr la facturation électronique
11:39et plus largement la digitalisation de tout ce qui est comptable,
11:42des processus comptables.
11:43Est-ce que c'est une aide en plus
11:46ou vous le voyez aussi comme un processus en votre substitution
11:49de l'apport du commissaire aux comptes ?
11:52L'évolution technologique, elle nous a toujours apporté.
11:57Moi, j'ai commencé en faisant de l'audit sur papier
11:59avec un crayon et un bloc-notes.
12:01Quand je dis ça, mes jeunes collaborateurs,
12:04ils ont du mal à le croire,
12:05mais la révolution digitale, elle n'a pas commencé aujourd'hui.
12:09C'est quelque chose que nous avons toujours accompagné
12:11au sein de la profession et de l'institution notamment,
12:13qui est clairement une aide,
12:15une aide à faire mieux notre travail,
12:16une aide à aller plus en profondeur dans les analyses,
12:19une aide à aller plus vite aussi
12:21sur la production de nos opinions.
12:25Et le numérique, la facture électronique,
12:27qui est très français comme sujet,
12:30mais effectivement, nous le voyons plutôt de manière bénéfique,
12:34l'IA est un autre enjeu pour nous, ça va très vite.
12:38Encore un autre sujet, il y a encore l'autre sujet de l'IA
12:40et vous pouvez l'utiliser en interne ?
12:42Ce qu'on peut utiliser en interne avec un certain nombre de précautions
12:45parce que l'IA, d'abord, représente un coût,
12:48il ne faut pas l'oublier,
12:49et puis pose deux enjeux stratégiques.
12:51Le premier, c'est la protection de la donnée.
12:57Ça, c'est vraiment au cœur de nos préoccupations aujourd'hui
13:00parce que nous collectons beaucoup de données de nos clients
13:02et quelque part, avec les outils numériques d'aujourd'hui,
13:05on peut en collecter encore beaucoup plus qu'avant
13:07pour aller, comme je le disais tout à l'heure,
13:09plus loin dans un certain nombre d'analyses.
13:10Et puis, il y a un enjeu de souveraineté.
13:12Un enjeu de souveraineté parce qu'aujourd'hui,
13:15les IA qu'on utilise, ce sont des IA américaines,
13:17pour l'essentiel.
13:19Là, clairement, on transfère de la valeur aussi
13:21outre-Atlantique.
13:22Quelque chose qui doit nous faire réfléchir.
13:25Mais pour autant, l'IA est un outil
13:27dont on ne doit pas avoir peur.
13:29Et nous, au niveau de l'institution,
13:30on a lancé énormément de chantiers,
13:31justement, pour s'accaparer de ces technologies
13:33avec toutes les précautions nécessaires
13:37au point d'attention que je mentionnais précédemment.
13:38Il nous reste une minute.
13:40L'avenir du métier, si vous deviez un petit peu décrire
13:42le métier d'ici 5 ou 10 ans, vous le verrez comment ?
13:45L'avenir du métier, je le vois brillant.
13:48Brillant, mais parce que, encore une fois,
13:49nous sommes dans un monde de défiance
13:51et la confiance, on le voit tous les jours,
13:53est quelque chose dont on a de plus en plus besoin.
13:56Et moi, j'ai participé à cette tombe
13:57de commissions d'enquête parlementaires cette année.
14:00Le mou, finalement, qui a caractérisé notre profession,
14:03et ce qui fait sa valeur, c'est son indépendance.
14:05Pour les uns, l'indépendance vis-à-vis des chefs d'entreprise.
14:07Pour les autres, l'indépendance vis-à-vis de l'État.
14:10Mais c'est cette qualité-là qui fait
14:12qu'on a besoin de nous plus que jamais.
14:14Merci beaucoup, Philippe Vincent.
14:16Je rappelle que vous êtes président
14:16de la Compagnie Nationale des Commissaires au Compte.
14:19Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
14:20Et tout de suite, on passe à notre seconde parole de dirigeant.
14:28Du 17 au 21 octobre,
14:30le CIA, le Salon international de l'alimentation,
14:32réunit à Paris les professionnels de l'agroalimentaire
14:35venus du monde entier.
14:37Dans un secteur confronté aux tensions sur les prix
14:39et l'évolution des habitudes de consommation,
14:42comment concilier alimentation responsable,
14:45innovation, croissance ?
14:46Pour en parler, je suis ravie d'accueillir Alexis Vaillant
14:49qui nous répond en direct depuis le Cial.
14:52Bonjour.
14:54Bonjour.
14:55Alors, vous êtes le fondateur et PDG d'Alterfood,
14:58donc une PME française créée en 2009
15:01qui développe des marques engagées
15:03pour une alimentation plus responsable.
15:05Alors, je disais que vous aviez dans votre portefeuille
15:07une vingtaine de marques.
15:08Comment justement on tient un business model
15:11avec autant de marques à gérer dans son portefeuille ?
15:16La vingtaine de marques,
15:18elles se sont constituées au cours de l'histoire de l'entreprise.
15:21Elles se sont constituées notamment
15:22pour répondre à des unités de besoin de nos clients.
15:26Sur la vingtaine de marques,
15:27on a quand même quelques marques en distribution,
15:29donc des marques qui ne nous appartiennent pas,
15:30qui nous servent notamment à servir des segments de marché
15:34qui sont des segments divers et variés.
15:39Et nous, c'est vrai qu'on est très focalisés,
15:40principalement nous, sur trois segments,
15:42avec trois marques, le segment des soupes,
15:44avec la marque Marcel Bio,
15:46des snacks avec Blast et des sodas avec Limo,
15:49Léamont.
15:50Léamont, alors du coup.
15:51Oui, parce que c'est ces trois marques-là
15:52qui tirent un petit peu Alterfood
15:55et que vous êtes justement venu présenter
15:57sur le salon Le Cial.
15:59Oui, tout à fait.
16:00On présente particulièrement Marcel Bio,
16:03puisqu'on est sur une grande politique d'investissement.
16:06On a repris l'usine l'année dernière.
16:08C'est une marque de soupes bio, très engagée.
16:12Alors là, on voit Limo à l'écran,
16:13mais sur Marcel Bio,
16:16on fait effectivement des légumes en filière
16:18avec des soupes qui sont toutes Nutri-Score A
16:22et des produits d'extrêmement bonne facture.
16:24Donc, c'est un des produits qu'on présente au Cial,
16:27puisqu'on vend la Provence, la cuisine française.
16:29Et puis Limo, qu'on voit ici à l'écran,
16:32qui sont des sodas hyper clean,
16:33avec quelques ingrédients,
16:35une liste courte d'ingrédients,
16:36aucune substance controversée,
16:37et moins de 5 grammes de sucre,
16:39avec la volonté d'avoir des sodas
16:42qui vont un peu aux antipodes
16:43de ce qui se fait de manière classique
16:46par les multinationales
16:48ou aux antipodes de l'ultra-fonctionnalité
16:50qu'on vit actuellement
16:51avec les Energy Drink et Tootsie Twenty.
16:53Nous, on a vraiment la volonté
16:55de proposer une boisson plaisir,
16:57mais une boisson saine.
16:59Comment ça se construit,
17:01ce type de recettes, justement,
17:03dont vous parliez,
17:03qui sont en plus avec des produits français,
17:08bio, essayer de respecter,
17:09j'imagine, un prix accessible.
17:11Comment tout ça, ça s'agence ?
17:13Est-ce que c'est difficile
17:14de produire français et bio ?
17:17Oui, c'est difficile.
17:19Non, ce n'est jamais difficile.
17:21Ce qui est difficile, effectivement,
17:22et vous l'avez bien noté,
17:23c'est l'équation économique.
17:24C'est l'équation économique
17:26de pouvoir présenter un produit
17:28qui est à la fois clean
17:31et à la fois, disons,
17:34accessible en prix,
17:35si je puis m'exprimer ainsi.
17:36C'est le grand travail
17:37qu'on a fait chez Interfood
17:37ces trois dernières années.
17:38Je crois que pendant dix ans,
17:39on a travaillé essentiellement l'impact,
17:42on a travaillé essentiellement
17:43d'avoir les produits
17:44les mieux-disant du marché.
17:45Et puis, il y a eu
17:47les différentes crises inflationnistes
17:49que vous connaissez
17:50qui nous ont obligés
17:51à nous repositionner
17:51et à travailler
17:52notre équation différemment
17:54et à trouver, effectivement,
17:56des solutions
17:57pour pouvoir toujours
17:58être toujours aussi clean
17:59mais plus accessible,
18:02plus abordable.
18:03Donc, ça passe par
18:05de la simplification de recettes,
18:07ça passe par de la massification
18:08d'achats d'ingrédients,
18:10ça passe par du développement
18:11de filières type,
18:13ça passe par des productions
18:14beaucoup plus importantes
18:15en termes de minimum de production.
18:17Bref, c'est une vaste équation
18:19qui est effectivement
18:20très difficile à remplir
18:22mais sur laquelle on travaille
18:24et avec nos producteurs d'un côté
18:26et avec nos clients distributeurs
18:28qui jouent le jeu
18:29et qui sont en capacité aussi
18:31de nous apporter des volumes
18:32pour nous permettre
18:32d'écraser en partie les coûts.
18:34Oui, comment est-ce que vous ressentez aussi
18:36l'équation du côté consommateur
18:38alors qu'on parle du sujet
18:40du pouvoir d'achat
18:41et quand même un sujet
18:42dont on parle tous les jours.
18:44Côté consommateur,
18:45est-ce que vous ressentez
18:47qu'ils sont encore prêts
18:48à mettre le prix
18:49du made in France
18:51ou alors d'une alimentation
18:53qui soit responsable et bio ?
18:57Il y a indéniablement
18:59un vrai sujet
19:00de pouvoir d'achat
19:02mais effectivement,
19:03il y a également
19:04un sujet de santé publique
19:06et de produits plus sains,
19:09plus propres.
19:10Le but, c'est d'arriver
19:11à trouver un juste équilibre
19:12entre les deux,
19:13entre le prix
19:15et de l'autre côté,
19:15le bio.
19:16Le marché du bio, par exemple,
19:18est un marché
19:18qui se porte extrêmement bien
19:20cette année
19:21et qui est en croissance.
19:22À la fois,
19:23les réseaux bio
19:24sont en croissance
19:25mais aussi les ventes
19:25de produits bio
19:26sont en croissance.
19:27Pendant longtemps,
19:28on a connu
19:28une croissance de produits bio
19:30qui était portée
19:31plutôt par le développement
19:32du nombre de références
19:33ou par le développement
19:34du nombre de points de ventre
19:35et aujourd'hui,
19:36on a une croissance du bio
19:37qui est plutôt saine
19:38puisque c'est vraiment
19:39un développement
19:40de la consommation.
19:41C'est-à-dire qu'on a
19:42effectivement un marché
19:43avec des consommateurs
19:44qui cherchent d'un côté
19:45à acheter moins cher
19:46mais de l'autre côté
19:47aussi à acheter mieux,
19:48à acheter meilleur
19:48et on ressent quand même
19:50un vent positif
19:52autour des produits sains
19:53et des produits bio.
19:55Alterfood a traversé
19:56une période difficile
19:57après Covid.
19:58Comment est-ce que
19:59vous avez fait
19:59pour retravailler
20:00justement votre stratégie
20:02post-2019
20:03et retrouver ce chemin
20:04de la croissance ?
20:07Ça a été un long
20:08chemin de croix.
20:09Déjà, il a fallu
20:10restructurer l'entreprise
20:12financièrement.
20:12On a dû changer
20:14d'actionnariat,
20:15faire un nouvel actionnaire.
20:17Ensuite, il a fallu
20:18revoir l'intégralité
20:19de l'offre
20:19et ça, ça a été
20:20très très long
20:21puisque ça implique
20:23des changements de recettes,
20:24des changements d'emballages
20:25et puis,
20:27la réalité,
20:28ce qui fait que,
20:29très chompétérien,
20:30ce que je vais vous dire,
20:30mais ce qui fait
20:31qu'on est toujours là,
20:32c'est qu'on est passionné
20:32d'innovation,
20:33qu'on est passionné
20:34de produits
20:35et qu'on a continuellement,
20:37continuellement,
20:37continuellement innové
20:38et malgré les échecs
20:40qu'on a pu rencontrer
20:41sur certaines innovations,
20:42on a aussi rencontré
20:43de grands succès,
20:44notamment avec l'IMO,
20:45avec Marcel Bio
20:46qu'on a ici
20:47et donc,
20:48c'est aussi la capacité
20:50et je pense que
20:50dans ce métier,
20:50c'est très important,
20:51la capacité d'une PME
20:52à continuellement
20:54se renouveler,
20:55à continuellement innover.
20:57C'est ce qui a fait
20:58qu'aujourd'hui,
20:59on est plutôt
21:00dans une phase extrêmement
21:01positive de croissance
21:02qu'on retrouve
21:03la rentabilité
21:04peu à peu
21:04malgré un impact
21:06qu'on n'avait pas prévu
21:08cette année
21:08qui est l'impact
21:09de la crise du Moyen-Orient
21:10et l'impact
21:11sur notre logistique
21:12qui est extrêmement
21:13importante également
21:13et qu'il faut
21:14prendre en considération.
21:15Mais on est plutôt
21:16sur une vague
21:18que je choisirais
21:19de positive
21:20et on va continuer
21:21à innover
21:22dans les mois
21:22et dans les années
21:23qui viennent
21:23parce que c'est des marchés
21:24qui bougent très très vite
21:25et il faut constamment
21:27s'adapter.
21:29Justement,
21:30cette innovation,
21:30c'est aussi
21:31de l'agilité
21:32parce que vous avez
21:34plusieurs marques.
21:35Justement,
21:35ça vous permet
21:35d'être très agile,
21:36de pouvoir accélérer
21:37sur l'une,
21:38peut-être vous mettre
21:38en retrait sur l'autre
21:39et pouvoir vous adapter
21:41à vos marchés.
21:43Exactement,
21:43on fait des choix stratégiques.
21:45On va décider
21:45à un moment donné
21:46de continuer
21:47ou d'arrêter une marque,
21:48d'accélérer
21:49sur une autre.
21:50Aujourd'hui,
21:51on a des véhicules
21:52très forts
21:53que sont
21:53Marcel Bio,
21:54Limo
21:55et Blast
21:56sur les snacks
21:57et donc,
21:57on capitalise beaucoup,
21:59on capitalise beaucoup
21:59sur Marcel Bio
22:00parce qu'on a encore
22:01beaucoup de chemin
22:02à faire sur la soupe
22:03et c'est exceptionnel
22:04aujourd'hui
22:04ce qui se passe
22:05autour de nos produits
22:06et autour de cet atelier
22:07de production
22:08au cœur de la Provence.
22:10Limo,
22:11les sodas,
22:11on a aussi ouvert une voie
22:12sur du clean soda
22:13sans aller vers la fonctionnalité
22:15et on voit
22:15que ça répond bien
22:16parce que le produit
22:17est plutôt bien positionné
22:19en prix
22:20et il répond
22:20à un vrai besoin
22:21de marché
22:22et en plus,
22:22je pense que le packaging
22:23est très appealing
22:23et donc,
22:24ça fait effectivement
22:26beaucoup écho
22:27et qu'on a une super distribution
22:29également,
22:29on va nous retrouver
22:30dans la GMS
22:30mais aussi dans le hors-domicile
22:32dans le travail retail
22:33chez Relais par exemple
22:34ou chez les pétroliers
22:35chez Total
22:36donc,
22:37on a une belle distribution
22:38et puis,
22:38vous l'avez noté
22:40sur une marque comme Blast
22:41par exemple,
22:42on est en train de travailler
22:42des produits plus fonctionnels
22:44donc effectivement,
22:45ça nous permet
22:46de développer
22:47des nouveaux segments
22:48d'accélérer
22:49ou sur d'autres
22:50par exemple
22:51comme les jus de fruits
22:52où c'est plus difficile
22:53en ce moment
22:54de ralentir
22:55voire d'arrêter
22:56sur certaines marques
22:57ou certains produits.
22:58Et ce changement
22:59d'actionnariat
23:00donc le groupe Bolloré
23:01qui est entré au capital
23:02c'est cette envergure
23:05d'actionnaire
23:06ça vous a donné
23:07un vrai coup de boost
23:09pour la croissance ?
23:11Oui c'est une chance exceptionnelle
23:13puisqu'on a la chance
23:15d'être toujours une PME
23:17puisque je reste actionnaire
23:18majoritaire
23:19et je reste aux commandes
23:20de mon entreprise
23:21mais on a surtout la chance
23:22d'avoir un actionnaire
23:23qui est derrière
23:24des entrepreneurs
23:25et donc avec une vision
23:27long terme,
23:27une vision entrepreneuriale
23:29et une volonté
23:31de nous laisser piloter
23:32tout en nous donnant
23:33des moyens
23:34qui sont importants
23:36pour pouvoir se structurer
23:38et construire
23:38l'avenir de notre entreprise.
23:40Donc en fait
23:40c'est une grande chance
23:42et je ne le cache pas ici
23:44d'avoir un actionnaire
23:45comme le groupe Bolloré
23:47parce que c'est un groupe
23:48d'entrepreneurs
23:49c'est un groupe
23:50qui est d'une dimension
23:54multi
23:54disons multi-activité
23:56dans énormément
23:56d'industries différentes
23:58et donc qui ont une vision
23:59encore une fois
24:00qui est à la fois
24:01entrepreneurial
24:01et long terme
24:02et surtout une vision
24:03de confiance
24:03vis-à-vis de ces entrepreneurs
24:04et moi c'est une chance
24:06que j'ai
24:07de pouvoir être extrêmement libre
24:09dans mes choix stratégiques
24:10et dans ma volonté
24:11de développer ma mission
24:12d'entreprise
24:13autour de l'impact
24:14et de la food
24:16donc clairement
24:17oui ça fait prendre
24:18une autre dimension
24:19à l'entreprise.
24:20Et donc là
24:20vous êtes au Cial
24:21vous indiquez sur LinkedIn
24:23vouloir faire ce tournant
24:25international
24:26développer votre marque
24:27à l'international
24:27vous êtes déjà présent
24:28dans plusieurs pays européens
24:30mais comment un salon
24:31comme le Cial
24:33peut vous aider
24:33à augmenter
24:35vos ouvertures
24:38vers l'international ?
24:40Cial c'est le carrefour
24:41de l'agroalimentaire mondial
24:42c'est le plus grand salon
24:43agroalimentaire mondial
24:46j'y suis depuis samedi
24:49on est lundi
24:50c'est des rencontres
24:53toute la journée
24:54d'importateurs
24:55de distributeurs
24:56de retailers
24:58de toutes les origines
24:59de tous les pays
25:01et donc
25:02c'est trouver
25:03les bons partenaires
25:05dans les pays
25:06qui sont en capacité
25:07de distribuer
25:08cette typologie
25:09de produits
25:09puisque quand on fait
25:10des produits engagés
25:11des produits à impact
25:12on ne peut pas trop
25:12travailler avec tout le monde
25:13il faut trouver
25:14les distributeurs
25:15importateurs
25:16qui ont
25:17le même ADN
25:19que nous
25:20et qui sont en capacité
25:21d'aller dans des réseaux
25:22sur lesquels nous
25:23on est positionné
25:24ou ça devrait être
25:25positionné à l'international
25:26et donc
25:27c'est beaucoup
25:28d'opportunités
25:30c'est beaucoup
25:31de rencontres
25:32je ne peux pas
25:33aujourd'hui
25:33j'ai une vision
25:34très positive
25:35de la chose
25:35mais il faudra faire
25:36le tri
25:36bien évidemment
25:38à la fin du fial
25:40mais c'est aussi
25:41exceptionnel
25:41parce qu'on rencontre
25:43tous nos partenaires
25:44également du marché français
25:46c'est un énorme hub
25:48autour de l'agroalimentaire
25:49avec que des gens
25:49passionnés
25:50et c'est un bon moment
25:52parce que nous
25:53ça faisait longtemps
25:53qu'on ne l'avait pas fait
25:54et on voit aussi
25:56que nos marques
25:57retiennent énormément
25:59l'attention
25:59y compris d'une clientèle
26:01internationale
26:02particulièrement d'Asie
26:03on ressent une vraie mouvante
26:04autour de l'Asie
26:05notamment la Corée du Sud
26:07qui est un pays très dynamique
26:08et qu'on espère
26:09pouvoir travailler bientôt
26:10et vos objectifs internationaux
26:12du coup
26:13ce serait lesquels ?
26:15c'est d'abord
26:16les pays limit-prof
26:17à la France
26:18même si on en travaille
26:19déjà beaucoup
26:20mais pas sur toutes les catégories
26:21on est très présents
26:22ensuite par exemple
26:23on est présents en Luxembourg
26:24en Belgique
26:25et on a deux
26:27moi j'ai deux volontés
26:30une de retourner au Royaume-Uni
26:32développer le Royaume-Uni
26:33même si c'est à l'extérieur
26:34de l'Union Européenne
26:34avec toutes les problématiques
26:35que ça peut impacter
26:37on a très envie
26:39d'aller au Royaume-Uni
26:40parce qu'on pense
26:40qu'on est légitime
26:41sur nos catégories
26:42sur le Royaume-Uni
26:43et puis je vous l'ai dit
26:45la Corée du Sud
26:45par exemple
26:46des pays
26:46qui sont économiquement
26:48très dynamiques
26:51méritent
26:51d'être travaillés
26:53regardés
26:53et des pays dynamiques
26:54et des pays
26:55avec une vision aussi
26:57de produits
26:58d'origine française
26:59parce que
27:00c'est pas évident
27:01dans tous les pays
27:02que les pays
27:03des produits
27:04d'origine française
27:05aient un impact
27:07mais on sent par exemple
27:08dans des pays
27:09comme la Corée du Sud
27:10ou le Japon par exemple
27:12le Japon ça a toujours été
27:13un amour
27:14pour la France
27:15mais on voit
27:16que pour la Corée du Sud
27:16par exemple
27:17nos produits
27:18retiennent l'attention
27:20donc il faut
27:22effectivement
27:23comme vous le disiez
27:25travailler les priorités
27:26d'un côté
27:26mais aussi
27:26travailler les opportunités
27:27donc on sera le point
27:30encore une fois
27:30à la fin du salon
27:31En quelques secondes
27:32car il nous en reste 30
27:34justement
27:35quand vous dites
27:35que nos produits français
27:37sont très attractifs
27:38ils regardent
27:39nos produits français
27:40avec envie
27:41c'est quoi derrière ça ?
27:42C'est justement
27:42toute cette réglementation
27:44qui protège le produit
27:45et qui fait qu'on a
27:46du bio
27:47du local
27:48et du goût ?
27:51Oui
27:51c'est aussi la tradition
27:53culinaire française
27:54on est un pays de gastronomie
27:56on est connu
27:57et reconnu pour ça
27:57maintenant il faut être capable
27:59de le cultiver
27:59et puis il faut aussi
28:00être capable
28:01de rendre nos produits
28:03plus accessibles
28:04parce qu'on est dans un marché
28:05de l'ultra compétitivité
28:07de l'ultra vitesse
28:08on est très vite copié
28:10donc il faut à la fois
28:11être innovant
28:12et accessible
28:12à la fois pour la France
28:13et à la fois pour l'international
28:16mais on bénéficie
28:17bien évidemment
28:19de l'attractivité
28:20de la France
28:21au niveau
28:21de la cuisine
28:22et de la gastronomie
28:23et ça tombe bien
28:24c'est ce qu'on met en avant
28:25chez Marcel Bio
28:25La France reste un pays
28:27attractif
28:28Alexis Vaillant
28:29merci beaucoup
28:29d'avoir été avec nous
28:31depuis le Cial
28:32je rappelle que vous êtes
28:33fondateur et PDG
28:34d'Alterfood
28:35et merci à vous tous
28:35et toutes de nous avoir suivis
28:37c'était SmartEco
28:38Sous-titrage Société Radio-Canada
28:44Sous-titrage Société Radio-Canada
28:47Sous-titrage Société Radio-Canada