- il y a 7 semaines
Mardi 8 septembre 2026, retrouvez Adrien Brouillard (Président exécutif de la division Robotique, Stäubli) et Christophe Guerin (Senior advisor, Oliver Wyman) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.
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00:02Générique
00:07Bonjour à toutes et à tous, très heureuse de vous retrouver pour une nouvelle émission de Smart Eco,
00:12l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie.
00:15Retrouvez-nous tous les jours à l'antenne, mais aussi sur le site bismart.fr et sur toutes nos plateformes
00:22d'écoute.
00:22La robotique est un secteur en pleine évolution, intelligence artificielle, automatisation.
00:28Les usines sont en train de changer.
00:30Pour en parler, nous recevons Adrien Brouillard qui est président exécutif de la division robotique chez Stahouli.
00:37Avec lui, nous verrons comment évolue ce marché, comment les industriels font face à la concurrence chinoise
00:42et quelles transformations attendent les usines de demain.
00:45Puis, nous élargirons le débat comment permettre à la France de rester un territoire compétitif et attractif.
00:51Face à la recherche, l'innovation, la production, c'est la vaste question qui est posée par le nouveau rapport
00:57France 2035, France 2050, du Haut Commissariat à la stratégie au plan.
01:02Pour en débattre, nous retrouvons Christopher Guérin, senior advisor chez Oliver Wyman,
01:07ancien directeur général de Nexens, aux côtés toujours d'Adrien Brouillard.
01:11C'est parti pour Smartéco.
01:17Avant de craindre les IA, on parlait des robots et ce secteur est encore omniprésent dans les usines,
01:23aujourd'hui en pleine évolution.
01:25Je suis ravie d'accueillir dans l'actu du dirigeant Adrien Brouillard.
01:28Bonjour.
01:29Bonjour.
01:29Vous êtes président exécutif de la division robotique chez Stahouli.
01:33Alors Stahouli, c'est une entreprise industrielle familiale.
01:36Absolument.
01:36Qui compte 6000 collaborateurs dans 28 pays, le groupe s'articule autour de 4 métiers,
01:42connectique électrique, connectique des fluides, robotique, machine textile et vous avez notamment
01:473 sites de production en France, à Faverge près du lac d'Annecy, Chassieux près de Lyon
01:52et un site en Alsace.
01:54Merci beaucoup d'être avec nous.
01:55Alors vous avez été nommé vice-président de la Fédération internationale de robotique
02:00il n'y a pas si longtemps, aux côtés de Jane Heppner.
02:04Je lisais, elle s'est exprimée en parlant de la robotique qui était à un moment de point
02:09d'inflexion.
02:10Je me demandais justement, alors est-ce que la robotique aujourd'hui, ça a un tournant
02:15face à tous ces enjeux dont on parle, entre l'IA, l'automatisation, etc.
02:18Oui absolument.
02:19Donc il y a un tournant technologique d'une première part, dans le sens où l'intelligence
02:23artificielle va en effet amener des nouvelles capacités à des robots industriels qui ont eux
02:29une expérience déjà sur le terrain de plus de 40 ans.
02:33Mais cette nouvelle technologie va nous amener des perspectives nouvelles et vont nous aider
02:37à développer de nouvelles applications pour nos clients.
02:40Vous participez notamment à un sommet consacré à la Smart Manufacturing.
02:43Est-ce qu'il y a une Smart Robotique ? Qu'est-ce que c'est la robotique du futur,
02:48on va dire ?
02:48Alors la robotique du futur, c'est passer d'une robotique qui est très systématique et répétitive
02:54à une robotique qui arrive à s'adapter à son environnement, aux produits qu'elle doit
02:59manipuler pour encore une fois pouvoir amener une valeur ajoutée supplémentaire à son client.
03:04C'est-à-dire donc une robotique qui est vraiment haut de gamme et qui serait très précise,
03:10peut-être faite en petite quantité ?
03:11Alors la précision est là depuis des années, c'est vraiment cette notion d'adaptation
03:17et de flexibilité. Donc on parle toujours de comprendre l'environnement dans lequel le robot travaille
03:23pour pouvoir l'interpréter et ensuite agir sur un comportement différent de la robotique.
03:29Pourquoi est-ce que les industriels se tournent vers la robotique ?
03:31Est-ce que c'est en premier lieu un problème de main-d'oeuvre ?
03:35Alors il y a plusieurs aspects, on a trois challenges aujourd'hui dans le monde.
03:39Je pense qu'il y a le souci de l'écologie, il y a le souci de la démographie qui
03:43change
03:44et qui vieillit donc une pénurie de main-d'oeuvre et il y a ce souci de compétitivité pour pouvoir
03:49relocaliser.
03:50Et quand on met le cumul de ces trois piliers-là, on voit que la robotique et notamment la robotique
03:56industrielle
03:57est un atout majeur pour l'ensemble de nos clients.
04:00Quand vous parlez en plus de vieillissement de la population, peut-être qu'il y a un sujet de pénibilité
04:04aussi
04:04qui peut accompagner ce mouvement ?
04:06Absolument, ça couvre bien les deux. On voit néanmoins que dans des pays comme la Chine,
04:12aussi bien les Etats-Unis mais aussi en Europe, il y a une population active qui va diminuer
04:17dans les années à venir et il y a aussi un souhait ou une mentalité des nouvelles générations
04:23qui souhaitent s'orienter vers des métiers à plus forte valeur ajoutée
04:27et donc du coup amènent un besoin en termes d'industrialisation et donc de robotisation
04:32de certaines tâches beaucoup plus pénibles.
04:35Et aussi une problématique de compétence, est-ce qu'elles sont transférées à des robots ?
04:40C'est possible de penser comme ça ?
04:42Oui absolument. Alors la robotique aide justement à pouvoir localiser différents processus
04:47de fabrication et d'industrialisation. C'est un outil de production qui est ultra répétable.
04:53Peu importe où l'industrie est localisée, on assurera la bonne qualité au bon coût
04:59pour l'entreprise qui exploitera ce moyen de production.
05:03Alors qui dit robotisation, on pense souvent à la Chine forcément dans ce secteur.
05:08Est-ce qu'aujourd'hui on est encore dans cette dualité ? En Europe on pense très haut de gamme
05:13face à une Chine
05:14qui fait des lignes de production peut-être plus larges et plus grand format, grand secteur.
05:21Est-ce qu'on est toujours sur cette dualité ? Comment est-ce qu'on fait face à cette concurrence
05:25?
05:25Voilà, comment est-ce que vous positionnez face à la Chine ?
05:27Alors c'est une bonne question. Je pense qu'il y a de plus en plus justement d'intervenants dans
05:31les studios télé
05:32qui permettent de montrer que la Chine n'est plus un simple copieur mais vraiment arrive avec un niveau d
05:38'innovation
05:38qui est égal voire même dans certains domaines supérieur à ce que nous pouvons avoir en Europe.
05:43et c'est tout à fait le challenge qu'on doit atteindre.
05:46D'autant plus avec justement cette partie robotique qui est très importante pour la souveraineté d'un pays
05:52et qui aujourd'hui voit ces grands acteurs de la robotique partir sur des fonds plutôt asiatiques
05:58et une situation où aujourd'hui Stubly est le seul acteur de la robotique industrielle qui reste européen.
06:06Je disais qu'il y avait une 29 suppressions de postes mais qui étaient transférées au sein de votre entreprise.
06:14Est-ce que justement ça c'était une manière d'accéder différemment votre stratégie par rapport peut-être à la
06:20Chine ?
06:20Alors on a revu dernièrement notre stratégie pour être vraiment cohérent avec notre approche d'être au plus proche des
06:27clients.
06:27Donc à ce titre le marché chinois est aujourd'hui 50% du marché total de la robotique industrielle
06:34et donc on a souhaité localiser la production de nos robots pour le marché chinois en Chine.
06:40Et en même temps on a également revu toute la productivité justement c'est le sujet du jour de notre
06:45site.
06:46Donc ce qu'on préconise à nos clients on se l'adopte également à nous-mêmes
06:49et donc ça a conclu avec une réduction de ces effectifs-là sur notre site de Faverge.
06:56Si on se donne rendez-vous dans 5 ans vous voyez comment ce secteur et voilà la manière dont vous
07:02vous positionnez ?
07:03Alors un secteur de la robotique qui restera très présent sur les marchés traditionnels tels que l'automobile, le métal
07:09ou la plasturgie
07:10mais aussi qui va aller sur d'autres segments de marché comme de plus en plus on le voit dans
07:15l'agroalimentaire,
07:16dans la pharmaceutique, dans le semi-conne et puis plus tard également sur des fonctions et des marchés plus typés
07:23agriculture ou construction
07:26et donc c'est cette intelligence artificielle, la robotique boostée par l'intelligence artificielle qui va nous ouvrir ces nouvelles
07:36portes en effet.
07:37Et donc vous avez prononcé le mot productivité alors vous restez avec nous pour ce débat, cette conversation qu'on
07:43va avoir tout de suite.
07:44C'est le débat éco avec Christopher Guérin. C'est tout de suite.
07:52Comment permettre à la France de rester un territoire compétitif, attractif pour la recherche, l'innovation, la productivité ?
07:59C'est la question posée par le nouveau rapport France 2035-France 2050 du Haut Commissariat à la stratégie et
08:06au plan.
08:07Un rapport qui fait de la capacité à produire un enjeu économique et de souveraineté.
08:13Alors que la France a vu son tissu productif s'érodé, peut-elle encore inverser la tendance pour échanger sur
08:19la question ?
08:19Je suis ravie d'être entourée de Christopher Guérin. Bonjour.
08:22Bonjour Cibé.
08:23Vous êtes senior advisor chez Olivier Weyman, ancien directeur général de Nexans, auteur de Pour aller dans le bon sens
08:30aux éditions du Cherche Mini.
08:31Et vous rejoignez Adrien Brouillard qui est toujours avec nous et toujours président exécutif de la division robotique chez Stubli.
08:37Merci beaucoup d'être avec nous.
08:40C'est vrai que le rapport parle d'érosion du tissu productif français.
08:45Est-ce que vous, Christopher Guérin, en tant qu'ancien directeur industriel, c'est le constat que vous avez fait
08:51après nombreuses années chez Nexans ?
08:54Oui. Je pense que déjà le rapport, il corrige un peu le diagnostic.
08:59On parlait d'effondrement de la productivité française.
09:01Là, qu'est-ce qu'il met en avant ?
09:03Je trouve que le rapport est intéressant à lire pour tous les entrepreneurs français.
09:06C'est qu'on a un peu résorbé l'effet de décroissance qu'on a eu pendant le Covid parce
09:14qu'on s'est complètement effondré depuis 2019.
09:15Et en fait, on revient un petit peu au niveau de la productivité par tête de 2019.
09:20Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
09:22Une bonne nouvelle.
09:22C'est une résorption.
09:23C'est une résorption, mais ça ne s'effondre pas non plus.
09:25Ça ne s'est pas effondré.
09:26On est revenu un peu à la case départ.
09:27La problématique qu'on avait en 2019 en France, c'est qu'on était plutôt sur une très bonne tendance
09:32de productivité.
09:32Donc voilà.
09:33Donc, on a été coupé net au moment du Covid.
09:35Il faut regarder, par contre, nos voisins.
09:37Ça a été...
09:38L'Allemagne a beaucoup souffert également.
09:39Mais il y a d'autres symptômes.
09:43Notamment, ils ont mis en avant le fait de l'évolution des coûts salariaux.
09:46Alors, c'est un avantage et un inconvénient, c'est qu'en Allemagne, la masse salariale a augmenté de plus
09:53de 50% par rapport à la France.
09:54Donc, on paye moins bien les Français que les Allemands.
09:58Ça, toujours depuis le Covid ?
09:59Ça s'est plutôt amplifié depuis le Covid, oui, exactement, depuis 2019.
10:05Alors, pourquoi il y a un tel écart entre les salaires des Allemands et des Français ?
10:09C'est que le chômage en France reste relativement très élevé.
10:12Donc, du coup, il y a un peu moins de pression sur les salaires.
10:15Et sur l'emploi.
10:16Donc, bien sûr qu'il y a un sujet de lourdeur fiscale en France.
10:22On en parle beaucoup.
10:23Là, je prends ma casquette d'ancien dirigeant.
10:25Mais globalement, quand on va regarder un salaire français par rapport à un salaire allemand,
10:28il est plutôt productif.
10:30Oui.
10:31Donc, ça, c'est quand même aussi la deuxième bonne nouvelle.
10:35Le troisième, c'est qu'ils ont mis en avant, et ce qui est intéressant,
10:39les entreprises qui étaient dans le top 10 du quartier,
10:42celles qui progressent le mieux,
10:43qui, en fait, globalement, quand vous êtes très bien positionné,
10:46avec un bon niveau de productivité,
10:48vous avez sept fois plus d'exports,
10:50vous avez une croissance qui est cinq fois supérieure à 63% des entreprises moyennes en France.
10:55Donc, vous êtes bien positionné.
10:56Quand vous êtes dans les mauvais quartiers, dans ceux qui sont moins productifs,
10:59il y a un risque de disparition à 10 ans qui est assez important.
11:03C'est ce qu'ils ont mis en avant.
11:04Donc, je reviens sur les comparaisons avec les pays.
11:07C'est-à-dire que, nous, même si notre productivité, elle, peut-être se développe,
11:12on ne jouerait pas, en fait, dans la même cour par rapport à l'Allemagne, les États-Unis, la Chine.
11:17On n'est juste...
11:17Ce n'est même pas des...
11:18Est-ce que c'est des éléments comparables, en fait ?
11:20Je voulais dire que, sur l'Europe, on est normalement dans la même cour,
11:23mais pas avec les mêmes symptômes.
11:24L'Allemagne a énormément souffert de la crise indigétique russe,
11:28parce qu'ils avaient une très forte dépendance du gaz russe,
11:30ce qui n'est pas le cas de la France.
11:31Donc, on a la chance d'avoir une très forte autonomie grâce à notre puissance nucléaire.
11:36Donc, nous, l'inconvénient de l'Allemagne, c'est plutôt notre avantage.
11:40Sur la partie salariale, je l'ai dit.
11:41Par contre, le décrochage se fait énormément avec les États-Unis,
11:45qui sont, eux, avec, qu'on critique ou pas,
11:51la refocalisation sur les US, sur le Made in America,
11:55la mise en place des tarifs,
11:57fait qu'aujourd'hui, il y a un rebond industriel aux États-Unis très fort.
12:01Je reviens des États-Unis, j'ai visité,
12:04et puis, en plus, il y a tout ce qui se passe
12:06sur ce que j'appelle le capitalisme de la construction.
12:08On parle beaucoup d'IA.
12:11Adrien en parlait, on parle beaucoup d'IA.
12:12Mais derrière l'IA, qui est un actif immatériel,
12:15il y a de l'infrastructure, je l'ai vu,
12:17et il y a l'électricité.
12:18Donc, il y a besoin, énormément, de matériel, d'infrastructure.
12:22Et donc là, aux États-Unis, on voit qu'on a un taux de productivité de 2% par an,
12:26et en Chine, on est à 6%.
12:28Donc, en fait, là, c'est vrai que le rapport regarde un petit peu dans le rétroviseur,
12:33mais quand on regarde dans le pare-brise, devant nous,
12:36là, l'écart est en train de s'accélérer.
12:37Et surtout, j'ai l'impression qu'il y a quand même une multitude de rapports qui s'amoncèlent.
12:42Qu'est-ce qu'on n'a pas bien compris ?
12:44En tout cas, c'est vrai que la productivité, ce n'est pas un sujet récent.
12:47Il y a eu un rapport de Mario Draghi qui a été réalisé,
12:49qui a quand même stipulé beaucoup de choses.
12:53Pourquoi est-ce qu'on doit continuer à faire ces rapports ?
12:55On est très fort dans le diagnostic.
12:58Dans le diagnostic, on est juste.
13:00Après, c'est la politique associée à l'économie qui doit être très alignée.
13:09Je pense qu'aujourd'hui, quand on regarde la partie française ou quand on regarde la partie européenne,
13:13il faut faire des choix.
13:14Moi, ce que je vois, c'est que, et je l'avais vu en tant que dirigeant de Nexence,
13:18quand on veut être partout, on n'est nulle part.
13:20À un moment donné, il faut choisir ses batailles, il faut choisir ses secteurs,
13:23et il faut y aller à fond.
13:25Si on veut être partout, on va juste saupoudrer, on va diviser nos ressources, nos capitaux,
13:31avec très très peu d'impact.
13:33Et donc, ce qu'il faut faire actuellement au niveau européen et au niveau français,
13:37c'est quels sont les secteurs où on a encore une chance de gagner ?
13:40Bien sûr, il y a le secteur de la défense, qui a été mis en lumière dans le rapport,
13:45parce qu'en fait, la R&D sur la défense peut avoir un bien pour les autres entreprises.
13:51Vous avez l'exemple de OAS, qui est une appli formidable,
13:56que tout le monde utilise au quotidien,
13:57mais qui, avant tout, a été inventée par le ministère des Armées israéliens,
14:01et qu'on en a fait un outil de la vie de tous les jours.
14:04Donc, tous les investissements sur la défense peuvent être très positifs
14:08pour l'entreprise, pour l'industrie française.
14:12Mais globalement, il faut...
14:14Pour moi, il y a un sujet qui n'a pas été évoqué, c'est le renoncement.
14:17Moi, j'ai vu dans le rapport, l'IA a été nommé 60 fois,
14:20la robotisation 5 fois, et après, le choix d'où on va,
14:24les clustering, de dire, de bâtir des écosystèmes,
14:27où on a les universités, la chaîne d'approvisionnement,
14:30les fournisseurs tous ensemble pour être plus forts,
14:33on n'en parle pas, alors que c'est la force de la Chine.
14:35Vous avez des régions qui ont vraiment cette logique écosystémique
14:39de travailler ensemble, et on n'en parle pas.
14:42Et puis, nous, on l'a fait chez Nexens.
14:44On a choisi nos batailles, on a réduit le nombre de clients,
14:48on s'est focalisé, là, on pouvait gagner,
14:49et on a refocalisé notre objectif d'innovation et de la R&D
14:53sur ce qui nous permettait de gagner demain.
14:56On va revenir après sur l'IA,
14:58mais c'est vrai qu'en fait, avant l'IA,
14:59il y a la robotisation, la robotique.
15:02Est-ce que ça, c'est déjà une première étape
15:05pour gagner en productivité ?
15:06Alors, tout à fait. La robotique industrielle,
15:08comme je le disais lors de mes premiers mots,
15:11c'est 40 à 50 ans d'expérience avec des équipements
15:15qui ont un taux d'efficacité, un taux de rendement
15:17à plus de 99%.
15:19Quand on regarde aujourd'hui le taux de robots installés
15:23par salariés en Chine ou en France ou en Allemagne
15:26ou aux États-Unis, ces ratios sont complètement,
15:30beaucoup plus importants en Chine, en Allemagne,
15:32aux États-Unis que ce qu'on peut l'avoir en France.
15:35Et on a eu beaucoup de débats en France
15:37où on opposait, en fait, l'automatisation
15:41avec le taux de chômage, alors qu'aujourd'hui,
15:43on voit que dans les faits et dans les chiffres,
15:46le taux de chômage est plus faible dans les pays
15:48qui ont su, justement, travailler leur productivité
15:51et donc leur compétitivité grâce à l'automatisation
15:54et donc grâce aux robots industriels.
15:56Et puis, en plus, là-dessus, j'imagine qu'on est très forts
15:58en Europe et en France.
16:00Je veux dire, c'est des capacités qu'on a en interne.
16:02C'est une question de souveraineté aussi.
16:03Alors, on a la chance d'avoir, justement,
16:06un tissu européen avec des compétences
16:08qui sont très fortes.
16:10Nous, chez Stubly, on a, justement,
16:12des capacités R&D qui sont essentiellement,
16:15quand je dis essentiellement,
16:16c'est à plus de 90% en Europe
16:18et on arrive à développer des produits
16:20à forte valeur ajoutée
16:21dans des domaines très premium
16:23pour couvrir les applications complexes
16:25et donc amener cette valeur ajoutée-là,
16:27encore une fois, à notre client.
16:29Enfin, si je peux me permettre,
16:30l'offre, elle est là.
16:31Mais l'utilisation est relativement très faible.
16:33Vous allez dans des usines en Chine,
16:34moi, j'étais en Chine il y a six mois,
16:36vous voyez des robots partout.
16:38Ça n'a pas mis en danger l'emploi
16:40parce qu'il y a quand même un gros sujet
16:41de vieillissement de la population,
16:42mais globalement, la présence de robots est là.
16:44Vous visitez des entreprises européennes,
16:46ça reste relativement faible.
16:47Nos leviers de croissance sont plutôt
16:50sur la partie Chine et Etats-Unis
16:51qui montrent un marché beaucoup plus dynamique
16:53en termes d'automatisation
16:55que le niveau actuel en Europe.
16:57Et donc, à mon sens,
16:58c'est bien un domaine à couvrir
17:01et à développer sur...
17:02Parce que, quelle est la problématique
17:04par rapport aux entreprises européennes ?
17:06C'est quoi ?
17:07C'est de la pédagogie ?
17:07C'est des gens qui sont obnubilés par l'IA
17:09et qui pensent que ça va être...
17:10On va redoubler de productivité
17:12à moindre coût ?
17:12Comment ça...
17:13Il y a plusieurs niveaux logiques.
17:15Il y a un peu cette couche, entre guillemets, politique
17:18où on vient opposer le chômage
17:22ou l'employabilité avec l'automatisation
17:25alors qu'encore une fois, dans les faits,
17:27ça ne se vérifie pas.
17:29Et après, il y a quand même des aspects de pédagogie
17:32et en effet de formation des différentes personnes
17:35pour pouvoir faciliter l'accès
17:37et la mise en place de robots industriels
17:40dans le moyen de production des clients.
17:42Je pense que c'est vital
17:43parce qu'en fait, vous voyez,
17:44les écoles de maintenance ou d'électriciens
17:46et on a une grande pénurie d'électriciens en France,
17:48aujourd'hui, ils sont formés avec un iPad
17:50à piloter des robots.
17:51Donc, si leur premier emploi,
17:52vous leur montrez des machines
17:53qui ont 30 ans d'âge,
17:55vous ne leur faites plus en ville.
17:56Donc, c'est un vrai sujet.
17:58Et est-ce que la productivité,
18:00c'est le nerf de la guerre ?
18:03C'est ce vraiment vers quoi il faut tendre
18:04en tant qu'industriel ?
18:06Parce que c'est vrai que j'ai lisé
18:06plusieurs de vos interviews
18:07où vous parliez aussi de cette logique.
18:10Il faut sortir de cette logique
18:11du toujours plus
18:12et que finalement,
18:12produire plus,
18:13ça ne veut pas forcément dire
18:14plus de rentabilité pour une entreprise, etc.
18:17Est-ce que c'est la productivité
18:18qu'il faut viser en premier ?
18:20Oui, alors, c'est une bonne remarque.
18:21J'ai une citation de Maria Guadalupe,
18:25qui est prof à INSEAD
18:26et qui était là ce matin
18:27à la lecture du document.
18:28Et je trouve que son exemple
18:30est très parlant
18:31parce qu'elle a travaillé
18:32sur le sujet de la productivité en Espagne.
18:33Et elle a dit que pour que l'Espagne
18:35fasse 1,5% de croissance,
18:37elle doit atteindre 2,1%
18:39de gains de productivité par employé.
18:42Donc croissance dit productivité.
18:43Voilà.
18:43Et aujourd'hui,
18:44ils sont qu'à 0,6%
18:45alors que les États-Unis
18:46sont à 2 points.
18:47Elle dit que si vous tirez la ligne
18:49sur 10 ans,
18:50l'écart de valeur va être considérable.
18:52Et donc, si la productivité
18:53n'est pas présente en Espagne,
18:54même chose en France,
18:56associée au vieillissement
18:57de la population,
18:58c'est juste la qualité de vie
18:59qui va se dégrader très fortement.
19:01Donc, en fait,
19:01la productivité par tête
19:02est un élément
19:06complètement rattaché
19:06à la problématique de croissance.
19:08Mais après,
19:09moi, ce que je disais,
19:10c'est la notion du toujours plus.
19:11Et la notion du toujours plus,
19:12c'est ce qu'on fait beaucoup
19:13avec Oliver Weyman actuellement,
19:14c'est de dire
19:14qu'il y a un sujet de simplification.
19:16Choisissons nos batailles,
19:17quels sont nos clients de demain,
19:18quels sont nos fournisseurs de demain,
19:19quels sont les marchés
19:20sur lesquels on a encore
19:21une chance de gagner.
19:22Parce que la Chine,
19:22aujourd'hui,
19:23vous la voyez présente
19:24dans 30 secteurs,
19:25mais il y a un plan
19:27sur 10 ans
19:27qui dit qu'ils veulent
19:28conquérir 140 secteurs
19:29et d'avoir 40%
19:30de part de marché mondial.
19:31On voit bien
19:32ce qui s'est passé
19:32dans l'automobile
19:33et pourtant,
19:34le secteur automobile européen
19:36est quand même
19:36un secteur fort
19:37et on voit ce qui se passe.
19:39Vous n'imaginez pas
19:39ce qui peut se passer
19:40sur les secteurs
19:41où on est un peu plus faible.
19:42Donc, oui,
19:43la productivité,
19:44elle peut se faire,
19:45mais pas obligatoirement,
19:46pas plus de chiffre d'affaires,
19:48plus de volume.
19:50C'est reconcentration
19:51des efforts R&D,
19:53de la productivité
19:55et d'aller surtout
19:56chercher la valeur,
19:58les gains,
19:59la profitabilité
20:00pour les investissements de demain.
20:00Et justement,
20:01j'ai l'impression
20:01que dans ce rapport,
20:03l'État propose
20:04de choisir vraiment
20:06ces combats,
20:09notamment au niveau
20:10de l'innovation,
20:11de miser plutôt
20:11sur des secteurs
20:12qui pourraient
20:14plus se développer
20:15et qui pourraient
20:16avoir leur chance
20:17et pour lesquels
20:17les risques
20:18seraient moins risqués.
20:19Est-ce que c'est
20:20des choix qu'il faut faire
20:21peut-être resserrer
20:22ces priorités ?
20:24Ils sont un peu timides
20:25dans le rapport.
20:26Je pense que
20:27pour la politique de demain,
20:28les choix sont indéniables.
20:30Il va falloir choisir
20:30ces batailles.
20:31Ils mettent en avant
20:32la défense.
20:33Il y a des sujets
20:34de souveraineté,
20:35la défense européenne
20:36est en train d'investir
20:38massivement,
20:38etc.
20:40Mais globalement,
20:40il faut déterminer
20:41les 10-15 secteurs.
20:43On va faire des clusters,
20:44on va bâtir des écosystèmes,
20:45on va repenser
20:47tout l'appareil productif
20:48et les investissements
20:50et le soutien
20:52à la R&D
20:52sur ces secteurs-là.
20:53Il faut arrêter
20:55d'éduler les efforts
20:56de subventions,
20:58de supports à la R&D
20:59partout,
20:59sur tous les secteurs.
21:00Il faut choisir
21:01vraiment nos batailles.
21:02Adrien,
21:02sur vos sites français,
21:04le crédit impôt recherche,
21:05c'est quelque chose
21:06de fondamental pour vous,
21:07ces soutiens
21:08à la recherche ?
21:09Oui, absolument,
21:10c'est fondamental.
21:12Ça nous aide
21:12justement à garder
21:13et à maintenir
21:14un niveau de compétitivité.
21:16Et chez Stobli,
21:17on a dernièrement
21:18justement ouvert
21:19notre R&D
21:21vers un monde
21:22beaucoup plus tourné
21:23vers l'extérieur
21:24et notamment
21:25à travers la participation
21:26de France 2030,
21:28donc des programmes
21:29qui permettent
21:30de lier ensemble
21:31différentes sociétés
21:33avec différentes briques
21:34technologiques.
21:35Donc ça,
21:35c'est des dynamiques
21:36qui existent
21:37et qui sont utiles
21:39pour l'entreprise.
21:40La question,
21:41c'est comment on arrive
21:42à les accélérer
21:43et comment on arrive
21:44à les amplifier
21:44dans une stratégie
21:45qui est beaucoup plus commune.
21:47On parle notamment
21:48de la compétitivité
21:49dans l'industrie.
21:50il y a beaucoup
21:51de ces programmes-là
21:52qui sont orientés
21:53vers de la robotisation
21:54dans les services
21:55et j'ai envie de dire
21:56le ratio entre
21:58développer les services
21:59et développer l'industrie
22:00ne sont peut-être pas,
22:01en tout cas de mon point de vue,
22:03ne sont pas correctement équilibrés.
22:04Parce que qu'est-ce qui vous manque
22:05en soi
22:06pour pouvoir accélérer
22:08en France
22:09si vous voulez
22:09vous développer,
22:10etc.
22:11Qu'est-ce qui serait
22:12la première pierre
22:13pour pouvoir accélérer ?
22:14Alors,
22:15du talent de la créativité,
22:17on en a,
22:17on en a beaucoup.
22:18Ça,
22:18c'est pas le problème.
22:20Ce qu'il nous faut,
22:21en effet,
22:21c'est une action coordonnée.
22:23Je pense que la coordination
22:24de différents acteurs
22:26dans l'ensemble
22:26de la chaîne de valeur
22:27est très importante.
22:28Et après,
22:29il nous faut aussi
22:30de la réactivité
22:31de la part
22:31de nos fournisseurs.
22:34Je vous donne un exemple.
22:35faire un prototype
22:36en Chine,
22:37ça prend deux mois.
22:38Faire un prototype
22:39en France,
22:40ça prend neuf à douze mois.
22:41Donc,
22:42forcément,
22:42quand on est
22:43entre guillemets
22:43dans une course
22:44en face de compétiteurs
22:47exclusivement asiatiques,
22:49cette rapidité
22:50de mise à disposition
22:51sur le marché,
22:52elle est clé,
22:53d'autant plus
22:54dans un tournant
22:55où le développement logiciel
22:56et l'intelligence artificielle
22:58amènent plus de valeur.
22:59Et ça,
23:00c'est quoi ?
23:00C'est les normes
23:01qui nous ralentissent ?
23:02C'est les normes
23:03et c'est aussi
23:04le tissu industriel
23:06qui est justement
23:07un peu en forme
23:08de saturation
23:09ou d'hésitement
23:10sur les endroits
23:11qui seront porteurs
23:13pour l'avenir.
23:14Ce qu'on peut dire,
23:15c'est qu'on compare
23:16souvent la France
23:16avec la Chine
23:17et les Etats-Unis,
23:18mais il faut comparer
23:19l'Europe
23:19avec la Chine et les Etats-Unis.
23:20Et la Chine,
23:21c'est un marché,
23:22une souveraineté.
23:23Etats-Unis,
23:24un marché,
23:24une souveraineté.
23:25Et l'Europe,
23:25c'est 27 souverainetés.
23:27Donc,
23:2727 approches différentes,
23:3027 normes différentes
23:31et il faut qu'on fasse avec.
23:32Donc,
23:33cette fragmentation aussi
23:34est un ralentissement
23:34par rapport à la productivité
23:35et la robotisation.
23:37Je reviens sur l'IA.
23:38Est-ce que,
23:39du coup,
23:40en termes très concrets,
23:41est-ce que c'est utile
23:43pour la robotisation ?
23:44Comment est-ce que
23:45vous pouvez intégrer l'IA
23:46dans soit vos process,
23:48soit même techniquement
23:49dans le robot en soi
23:50pour pouvoir justement
23:51progresser en productivité ?
23:53Il faut,
23:54à mon sens,
23:54avoir une approche pragmatique.
23:56Encore une fois,
23:57M. Guérin disait,
23:58on a entendu 60 fois
23:59le mot IA
24:00dans le discours.
24:01Il y a la vision de l'IA
24:04dans 10-15 ans
24:05et puis il y a
24:06comment on peut
24:06en bénéficier tout de suite.
24:08Donc,
24:08dès aujourd'hui,
24:09on peut bénéficier de l'IA,
24:10notamment en connectant
24:12nos robots
24:13à travers des systèmes
24:14de vision
24:14qui vont être capables
24:15d'interpréter
24:16quel objet
24:17on va devoir manipuler
24:18et donc interagir
24:20avec le robot
24:20et lui faire faire
24:21le bon mouvement.
24:21et plus on va avancer
24:23dans la maturité
24:24de l'intelligence artificielle,
24:26plus on va pouvoir
24:27mettre des fonctionnalités
24:29justement qui s'adaptent,
24:30de la flexibilité
24:31dans la gestion
24:32de la trajectoire,
24:33dans la gestion
24:34des moteurs
24:35et des différents aspects
24:36fonctionnalités
24:37du robot.
24:38Oui,
24:38parce que je disais
24:39un rapport
24:39de la Banque de France,
24:40pour l'instant,
24:41il disait plutôt,
24:42il s'est un peu dubitatif
24:43en tout cas sur l'effet
24:44sur la productivité.
24:46Aujourd'hui,
24:46l'IA n'a pas l'air
24:47d'avoir un effet
24:50si démultiplié
24:51sur la productivité.
24:52Alors,
24:52l'adoption de l'IA
24:53par les entreprises françaises,
24:54on est globalement
24:55très en retard
24:55par rapport à ce qui se passe
24:56en Chine,
24:57par rapport aux Etats-Unis.
24:59Donc ça,
24:59on a quand même
25:00un phénomène de rattrapage
25:01et aujourd'hui,
25:02ce qui m'embête un petit peu
25:03dans ce que je dis
25:03le rapport
25:04et je le vois
25:05dans d'autres articles,
25:06c'est qu'on a plutôt
25:07une IA défensive.
25:08D'ailleurs,
25:09en Europe,
25:10on est plutôt
25:11à travailler
25:11la résilience,
25:12la sécurité
25:13des approvisionnements,
25:14la sécurité des apports
25:16d'énergie,
25:17etc.
25:18Donc on est plutôt
25:19dans une logique défensive
25:20et l'IA,
25:21elle est presque
25:21mise en avant
25:22dans une logique défensive.
25:23Je m'explique,
25:24quand on parle
25:25de mettre l'IA
25:26pour l'automatisation
25:27des tâches,
25:27c'est la suppression
25:28d'emplois.
25:29Voilà,
25:30quand on parle d'IA
25:31dans la robotisation
25:32ou l'innovation,
25:33c'est plutôt
25:34la croissance du top line,
25:35c'est apporter
25:35de la valeur ajoutée.
25:37Donc,
25:37sur la France,
25:38il faut qu'on fasse attention
25:39parce que déjà,
25:40qu'on combine
25:41des salaires bruts,
25:42moyens,
25:42plus faibles qu'en Allemagne,
25:43qu'en plus,
25:44on a un taux
25:44de chômage élevé
25:45et qu'on développe
25:47l'IA de manière défensive
25:49sur l'automatisation
25:49des tâches,
25:50je ne dis pas que c'est mal,
25:52mais si c'est nécessaire,
25:54on risque d'avoir
25:54un paradoxe,
25:56c'est d'améliorer
25:57la productivité,
25:58mais au détriment
25:59de la masse salariale,
26:01donc au détriment
26:01de l'emploi.
26:02Et c'est pour ça
26:03qu'il faut vraiment
26:04tourner l'IA
26:04dans un caractère
26:05offensif
26:06lié à l'innovation.
26:07Ou en tout cas,
26:08trouver un équilibre
26:09pour mettre
26:11ces emplois-là
26:12sur d'autres secteurs,
26:14pour trouver
26:15un équilibre
26:15de l'emploi.
26:16Oui,
26:16c'est surtout
26:17la qualification.
26:18Il y a un gros sujet,
26:19on ne l'a pas dit,
26:20civil,
26:21sur l'emploi des seniors.
26:22Pareil,
26:22très en retard.
26:25Les seniors actifs
26:26entre 60 et 64 ans
26:28en France,
26:28c'est 40 %,
26:29si je ne me trompe pas
26:30de ce qu'il a été dit
26:31ce matin.
26:32Au Pays-Bas,
26:33c'est 70 %.
26:34Et aujourd'hui,
26:36à 60 ans,
26:37on n'est pas vieux.
26:40On voit que la durée
26:41de vie est en train
26:42de s'allonger,
26:42on est encore
26:43très très actifs.
26:44Vous mettez ces gens-là
26:45au service de l'innovation
26:46et de l'IA,
26:47c'est de la productivité.
26:48Et aujourd'hui,
26:49on est plutôt dans une logique
26:50de plan social
26:51à se débarrasser
26:51de cette population-là
26:52et je pense
26:54qu'on fait erreur.
26:55Je termine,
26:56parce qu'il nous reste
26:56une minuteante,
26:57sur cette nouvelle
26:57de ce matin
26:58de Mistral
26:59qui vient de lever
26:593 milliards d'euros.
27:00C'est un petit pas de côté,
27:02mais c'est une bonne nouvelle
27:04dans le sens où,
27:05enfin,
27:05en Europe,
27:06on arrive à trouver
27:07cet acteur
27:09lié à l'IA
27:10qui peut aussi
27:12nous protéger
27:13de d'enjeux de souveraineté
27:14qui sont importants.
27:15Oui,
27:16c'est une bonne nouvelle.
27:16Enfin,
27:17coco rico.
27:18On a besoin de nouvelles
27:19qui soient soit dans le domaine
27:21de l'industrie,
27:21soit dans le domaine
27:22de la tech,
27:23parce que sinon,
27:23la France va devenir
27:24un parc d'attractions
27:25et un musée
27:26pour les touristes.
27:27Donc,
27:27aujourd'hui,
27:28on consomme plus
27:29que ce qu'on produit,
27:30donc il va falloir
27:30qu'on accélère les choses.
27:32Christopher Guérin,
27:33vous êtes senior advisor
27:34chez Olivier Weyman,
27:35ancien directeur général
27:36de Nexens,
27:37auteur de Pour aller
27:38dans le bon sens
27:38aux éditions du Cherche Midi,
27:40Adrien Brouillard,
27:41président exécutif
27:42de la vision robotique
27:43chez Stubly.
27:44Merci beaucoup
27:45d'avoir été avec nous
27:46pour ce débat
27:47sur la productivité.
27:48Merci à vous toutes et tous
27:49de nous avoir suivis.
27:50C'était Smartéco.
27:51Sous-titrage Société Radio-Canada
27:55Sous-titrage Société Radio-Canada
27:58Sous-titrage Société Radio-Canada