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  • il y a 19 minutes
Lundi 7 septembre 2026, retrouvez Fabrice Cousté (Journaliste, B SMART), Véronique Mercier (Directrice RSE, Icade), Alice Barrois (Directrice, GRIMSHAW), Christian de Kerangal (Directeur, IEIF) et Aurélie Rebaudo-Zulberty (Dirigeante associée, N'CO) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.

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Transcription
00:16Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue sur cette édition de Smartymo spéciale SIPCAS,
00:21selon de l'immobilier Bar Carbon, édition 2026.
00:23Au sommaire, on va tout d'abord s'intéresser à la ville de demain.
00:26A quoi ressemblera-t-elle cette ville en 2050 ?
00:29On fera également le bilan du sommet des investisseurs, c'est un des temps forts de ce SIPCAS.
00:34Et puis enfin, l'urbanisme peut-il préserver la santé ?
00:37Voilà pour le sommaire, Smartymo, c'est parti !
00:44Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue sur cette édition du SIPCAS,
00:47l'édition 2026 depuis le Grand Palais.
00:50On va s'intéresser à la ville de demain et même la ville de 2050.
00:53Comment l'inventer, comment résister aux chocs climatiques de plus en plus nombreux et qu'on subit ?
00:58On en parle avec notre invitée, Véronique Mercier. Bonjour !
01:01Bonjour !
01:02Véronique, vous êtes directrice RSE d'ICAD, vous êtes en charge également de la communication et des affaires publiques.
01:07Alors, c'est vrai qu'on a connu un été particulièrement intense, voire même une fin de printemps,
01:12puisqu'on a eu des vagues de chaleur à répétition.
01:14Et on sent cette urgence aujourd'hui quand même à transformer cette cité, à transformer la ville qu'on habite.
01:19Il va falloir agir et agir vite.
01:21Tout à fait. En fait, on a eu cet été qui est hors norme, avec de nombreux records de chaleur
01:28battue, des canicules à répétition.
01:30Mais on oublie aussi qu'on a eu un hiver et des inondations nombreuses.
01:34Donc de fait, le climat a montré l'ampleur des dérèglements qui vont être les nôtres, qu'on va connaître
01:41dans l'avenir.
01:42Et la ville est aux premières loges pour répondre aux enjeux et doit s'adapter.
01:48Oui, c'est vrai qu'on connaissait les passoires thermiques dans le bâtiment.
01:51On entend maintenant les bouilleurs thermiques, des gens qui ne peuvent pas rester tout simplement chez eux.
01:55On en sent un petit peu les effets, puisqu'ici au Grand Palais, il y a beaucoup de vitrages.
01:59Donc on sent aussi les effets de la chaleur.
02:01Comment vous planchez vos équipes chez ICAD pour se dire demain, comment inventer des nouveaux bâtiments déjà, avant de transformer
02:08complètement la ville ?
02:09Alors chez ICAD, notre objectif, c'est vraiment de bâtir la ville de 2050.
02:12On travaille depuis deux ans dessus.
02:14On a eu un cheminement avec des chercheurs, des architectes, des urbanistes depuis 18 mois.
02:23Et 70 collaborateurs d'ICAD ont planché sur des ateliers pour imaginer de nouvelles offres, pour répondre aux enjeux d
02:31'artificialisation, de renaturation, bien sûr de changement climatique,
02:36mais aussi de vieillissement démographique et de voir comment on peut faire évoluer les bâtiments.
02:42Parce que les bâtiments qui ont été construits dans les années 50 ne sont plus adaptés aux enjeux d'aujourd
02:47'hui.
02:48Voire même avant, pour les villes anciennes, Lyon, Bordeaux, Paris, évidemment, ça date du Moyen-Âge.
02:54Je vais vous citer un court texte.
02:56Je découvre une nouvelle façon de vivre, de penser, d'interagir.
02:59Les immeubles ne sont plus de simples bâtiments.
03:02Ils respirent, abritent toutes sortes d'activités, accueillent la biodiversité.
03:05Les bureaux sont devenus des lieux refuges où l'on vient autant pour travailler que pour se ressourcer.
03:10Alors qui a dit ça ?
03:11C'est Ulysse, un astronaute, un rescapé de la mission Canaloa, témoin de 2050.
03:15Et ça s'est à retrouver dans ce que vous avez produit comme document, 2050, l'odyssée de la ville.
03:20Il va dans une ville un petit peu rêvée peut-être, Ithac avec un CH pour Tech peut-être.
03:26Exactement.
03:26Comment s'est passé justement ce travail ? C'est ce que vous imaginez pour demain ?
03:29Oui, tout à fait.
03:30En fait, c'est la conclusion des ateliers qu'on a menés.
03:33Et donc, pour pouvoir mobiliser et sensibiliser le plus grand nombre,
03:38on a travaillé avec des auteurs de science-fiction,
03:42qui étaient tous les deux lauréats de Grand Prix de l'Imaginaire.
03:45Et on a choisi d'avoir une science-fiction optimiste.
03:48C'est ce qu'on appelle « Solar Punk ».
03:50Oui.
03:51Et donc, l'idée, c'était de montrer une ville de 2050 transformée,
03:55qui avait achevé sa transformation,
03:57après à peu près 20 ans de travaux, de projets menés et réussis.
04:02Et donc, Ulysse, qui a été absent,
04:05qui est resté coincé dans l'espace pendant 25 ans,
04:07revient sur Terre et redécouvre la ville transformée
04:10avec de nouveaux usages, de nouvelles façons de faire,
04:12de construire et d'habiter.
04:14D'accord.
04:14Donc, c'est un peu la synthèse de nos travaux pendant ces 18 mois.
04:19Et c'est à télécharger sur votre site directement.
04:22C'est assez passionnant.
04:24Si on revient, Véronique, sur le présent, sur 2026,
04:29comme vous dites, ça va prendre des années.
04:31Il faut commencer dès aujourd'hui.
04:32Vous avez bien évidemment déjà commencé.
04:34On se heurte aussi à des échanges électoraux,
04:37bien sûr, qui bloquent un petit peu aussi des fois des grandes décisions.
04:41Comment on fait, vous qui travaillez aussi aux affaires publiques,
04:43pour aller au-delà et continuer à avancer,
04:45malgré justement ce temps politique qui gêne un petit peu ?
04:47Alors, on a une chance.
04:48C'est que pour la ville, on travaille beaucoup avec les villes,
04:52les collectivités locales.
04:54Et les échanges sont passés, puisque c'était l'année dernière.
04:58Et on a la chance d'avoir un mandat qui sera sans doute un peu plus long,
05:01parce qu'en 2032, il y a aussi un embouteillage.
05:03Donc, le mandat sera de 7 ans.
05:05Et sur 7 ans, on a l'occasion d'engager des travaux,
05:08de lancer des chantiers et de voir les projets émerger, se finaliser.
05:13Donc, nous, le message qu'on porte auprès des élus,
05:16notamment des élus locaux, c'est que c'est maintenant
05:19qu'il faut se saisir de ces enjeux,
05:21qu'il faut commencer à lancer les réflexions.
05:25Et donc, notre magazine, c'est pour leur montrer
05:27qu'il y a des solutions qui existent,
05:29qu'en réfléchissant un peu, en faisant aussi juste le pas de côté,
05:33on peut trouver des solutions pour adapter les villes,
05:36on peut transformer, et on les incite très vivement
05:40à lancer les projets cette année, l'année prochaine.
05:43Alors, avec justement une ville, vous l'avez dit,
05:46qui est heureuse, qui est transformée.
05:48Avant d'atteindre le niveau de cette ville,
05:50cette ville peut-être rêvée, idéale, 2050,
05:53quels sont justement les projets qu'on peut développer ?
05:57On voit beaucoup de rues jardins aujourd'hui,
05:59on fait de plus en plus attention à la biodiversité,
06:01on pense à la résidence.
06:03Qu'est-ce qu'on peut faire ?
06:04Qu'est-ce qui est déjà fait, justement,
06:05dans votre groupe et ailleurs, comme bonne pratique ?
06:08Comme bonne pratique, il y en a beaucoup.
06:10Si vous voulez, il y a eu quand même un projet fondateur pour nous
06:13qui était le village des athlètes de Paris 2024.
06:16Là, la Solideo avait demandé, dans le cahier des charges,
06:19de travailler sur le climat de 2050.
06:24Donc, ça nous a permis de faire pas mal d'innovations,
06:27de tester, de repousser un peu les limites.
06:30Et on a vu cet été, pendant les vagues de chaleur,
06:33que les habitants du village des athlètes,
06:35qui ont emménagé maintenant,
06:38ont vécu un été plus facile que les autres.
06:41Donc, les solutions qu'on avait mises en place dessus,
06:44des fois, c'est juste du bon sens,
06:46mettre des volets, des brises soleil,
06:48protéger l'intérieur des logements.
06:51Donc, tout s'est bien passé pour eux.
06:53Enfin, moins mal.
06:54Ça fonctionne par rapport à un autre bâtiment construit au même moment,
06:57donc dans les années 2015-2020,
06:59parce que c'est la livraison en cahier 2024.
07:02Et donc, ça existe, ça peut se transformer.
07:03Ça peut se transformer.
07:04Une dernière question, comment on adapte ?
07:06Parce que 80% de la ville, on dit, elle est déjà bâtie.
07:08Oui, tout à fait.
07:08Ça demande d'énormes travaux de rénovation.
07:11C'est un peu moins votre partie.
07:12Ou est-ce qu'il va falloir vous travailler aussi sur des solutions
07:14qui peuvent être adaptées à l'existant ?
07:16Pour l'instant, nous, on ne travaille pas sur la rénovation.
07:19Mais c'est vrai qu'on travaille sur les 20% qui vont bouger.
07:24Par contre, on travaille aussi sur ne pas être que de bureaux.
07:28Parce que nos bureaux, en tant que foncières,
07:31on continue à les exploiter.
07:33Et là, on est en train de travailler sur Aubervilliers avec la mairie
07:37pour transformer un immeuble de bureau en immeuble refuge pour la population
07:42en cas de canicule, notamment, ou d'inondation,
07:44pour pouvoir conventionner avec la mairie
07:48que la population puisse être accueillie dans des bureaux climatisés
07:52et ne pas rester...
07:53Et on le voit déjà dans des villes en Espagne, notamment,
07:55où il y a des points refuges où on peut aller.
07:58Quand il fait trop chaud dehors,
08:00eh bien, demain, peut-être, on ira au bureau,
08:01non pas pour travailler, mais pour se rafraîchir,
08:03et peut-être même en été.
08:04Un grand merci, Véronique, merci pour cet éclairage, justement,
08:07sur la ville de demain, la ville de Tsunegang.
08:09Je rappelle le nom de cet ouvrage à télécharger,
08:13l'Odyssée de la Ville 2050, l'Odyssée de la Ville.
08:15C'est vraiment passionnant pour cette prospective
08:17et on espère que ça deviendra réalité.
08:19Merci et à très bientôt sur le Smart.
08:20A très bientôt. Au revoir.
08:26Smart Immo depuis le CIPCA édition 2026.
08:29On va parler du bilan du sommet des investisseurs.
08:32C'est un temps fort de ce CIPCA,
08:34de salon de l'immobilier bas carbone.
08:36Le sommet des investisseurs qui est organisé par Anne Co-Conseil et l'IEIF
08:40et qui réunit les acteurs financiers, les institutionnels,
08:43pour discuter justement des enjeux liés à la transformation des modèles d'investissement.
08:47Alors, qu'est-ce qui s'est dit ce matin ?
08:48Le rapport de nos deux invités.
08:50On est ravis d'accueillir Aurélie Rebaudo-Zulberti.
08:53Bonjour Aurélie.
08:54Bonjour.
08:55Donc, dirigeante associée du cabinet Anne Co-Conseil.
08:57Bienvenue à vous.
08:58Et à vos côtés, Christian de Carangal.
08:59Bonjour Christian.
09:00Bonjour.
09:01Christian, vous êtes directeur général de l'IEIF,
09:04cabinet de... enfin, cabinet...
09:06institut de prospective depuis bien des années
09:08et qui nous donne la substantifique moelle sur ces développements.
09:11Alors, je vous connaissais très bien les investisseurs.
09:12Vous les avez encore côtoyés ce matin.
09:16Justement, un petit, peut-être, rétro-pédalage, Christian,
09:19ou Aurélie, ce sommet, il sert à quoi finalement au sein du CIPCA ?
09:24À quoi sert de réunir ces investisseurs sur un salon comme l'immobilier bas carbone ?
09:31Les investisseurs, alors depuis longtemps, le sommet des investisseurs existe au sein du CIPCA,
09:35quasiment depuis le début.
09:37Et c'est essentiel parce que les investisseurs, ce sont des acteurs qui vont donner le la, en fait,
09:41vont engager, amener l'ensemble de la chaîne immobilière à partager ces enjeux.
09:46Donc, si les investisseurs ne les prennent pas en compte,
09:49et la manière dont ils vont prendre en compte ces sujets va forcément infléchir tout ce qui va se passer
09:53dans la chaîne immobilière.
09:54Et c'est pourquoi il est important, et pour le CIPCA notamment, de les réunir,
09:58de partager les retours d'expérience, les tendances, les changements, les évolutions,
10:04sans langue de bois, en toute franchise.
10:06Et je regarde, Christian, parce que pendant les tables rondes,
10:08on a vraiment échangé de manière très sincère sur l'évolution du marché,
10:13les difficultés et la manière de les dépasser.
10:16D'autant qu'on est sur une matière mouvante, Christian,
10:19l'immobilier qui est en crise actuellement, qui subit des cycles.
10:23Vous les connaissez, vous les analysiez à l'UIF.
10:26Aujourd'hui, quel est l'état d'esprit justement de ces investisseurs ?
10:28On rappelle d'un mot, ce sont les grands institutionnels, les banques, les groupes banquaires, etc.
10:33Clairement, aujourd'hui, on est à la troisième année d'une crise qui est sévère,
10:39qui est probablement aussi sévère que celle des années 90 pour ceux qui l'ont connue.
10:44Et puis, il y a une partie conjoncturelle,
10:49et remontée de l'inflation, remontée des taux, croissance à tône.
10:52Mais il y a aussi des éléments très structurels.
10:56Le changement climatique en est un majeur, il n'y avait pas ça avant.
11:00Et je rajouterais deux choses.
11:01Le choc démographique qui fait qu'aujourd'hui, il y aura moins de contenu en emploi de la croissance.
11:07Et puis, la montée en puissance de l'IA qui va amener énormément de changements.
11:12Donc, tout ça amène nos investisseurs dans une situation qui est objectivement compliquée.
11:18On parle beaucoup de visibilité.
11:20Il y a très peu de visibilité.
11:22Très peu de visibilité, avec une instabilité géopolitique qui est majeure.
11:26Et puis, ce qu'on n'avait pas dans la décennie précédente,
11:30c'est que l'immobilier est en concurrence avec des obligations qui rapportent autant et qui sont plus faciles à
11:38gérer.
11:39Oui, les cycles se raccourcissant, c'est sûr que ça n'aide pas la primauté de l'investissement immobilier par
11:46rapport à des obligations ou autres.
11:47Exactement.
11:48Or, pourtant, on parle bien d'immobilier.
11:51Donc, ça veut dire de quelque chose, une infrastructure essentielle,
11:54puisque c'est ce qui nous permet de nous loger, de travailler, de se soigner, de consommer, etc.
12:01Donc, c'est fondamental.
12:02Justement, crise multifactorielle et qui touche à tous les actifs.
12:05On a aussi bien une crise sur le bureau, même si on parle souvent d'un marché à deux vitesses,
12:11évidemment, avec des marchés qui marchent très bien et puis d'autres assez sinistrés.
12:14Et puis, le résidentiel, là aussi, qui est en panne, où la promotion souffre maintenant depuis des années.
12:20Et on n'en voit pas tellement la lumière au bout du tunnel.
12:24Quel est le message ?
12:26Encore une fois, sur quoi vont porter leurs efforts ces investisseurs demain ?
12:32Je pense juste deux choses.
12:35En France, on est particulièrement investi sur le bureau.
12:39Il faut savoir que 53% du patrimoine des investisseurs institutionnels est sur le bureau.
12:44En France, alors que c'est 40% en Europe et 30% aux Etats-Unis.
12:49Donc, première chose, ils cherchent à se diversifier.
12:51Et deuxième chose, je pense qu'ils commencent à regarder de manière beaucoup plus forte tout ce qui est résidentiel.
12:57Et on les attend sur le résidentiel parce qu'on a besoin de créer une offre locative qui est insuffisante.
13:03Oui, tout à fait.
13:05Alors, Ali, une question, justement, sur la fameuse valeur verte.
13:08C'est quelque chose qui revient maintenant dans les débats.
13:10C'est-à-dire cette valeur créée par un bureau ou un immeuble, qui soit réversible ou pas,
13:15qui va justement s'apprécier dans le temps à condition de choisir les bons matériaux, les bons modes constructifs.
13:21Est-ce que, évidemment, il y a un surcoût ? Est-ce que les investisseurs sont sensibles à ça ?
13:25Est-ce qu'on commence à avoir des retours sur investissement ?
13:28Alors, les investisseurs sont très sensibles au sujet de la valeur verte,
13:31mais ils attendent que l'ensemble de la chaîne se mette d'accord ou en tout cas se construise ensemble
13:36la manière de valoriser justement les actifs, valoriser la performance des actifs sur ce sujet bas carbone,
13:43que ce soit des sujets d'atténuation ou des sujets d'adaptation.
13:47Et ce qui a été partagé unanimement, je crois, par l'ensemble des intervenants ce matin,
13:52c'est que cette valeur verte aujourd'hui, elle est plutôt une brand value ou plutôt un refuge anti-échouage.
14:00Donc quelque chose de plutôt qui va protéger les actifs qui sont aujourd'hui dans des périodes qui sont compliquées
14:05et qu'en tout cas, c'est un minimum.
14:08Et pour autant, les évaluateurs, en particulier eux, mais aussi l'ensemble de la chaîne,
14:13ont des difficultés à matérialiser de manière financière le ROI de cette fameuse valeur verte qu'on attend tous.
14:21Pour autant, la manière dont on va pouvoir attirer mieux un locataire, avoir une prime de loyer,
14:30sécuriser des investissements, des lignes de crédit.
14:33Donc là, on en a effectivement beaucoup parlé.
14:35Comment est-ce que les financeurs vont regarder, vont accorder des financements en fonction de ces fameux critères bas carbone
14:44et d'adaptation ?
14:46Comment est-ce qu'on va pouvoir réduire les risques opérationnels et les coûts de gestion opérationnelle ?
14:51Tout ça, ça a nécessairement une matérialité.
14:53Aujourd'hui, ce qui se passe, c'est qu'on n'arrive pas tous à se mettre d'accord sur
14:56cette matérialité.
14:57On sait qu'il y a quelque chose.
14:59On a encore du mal à le chiffrer aujourd'hui.
15:01Christian ?
15:02Juste pour compléter, il y a eu un consensus de l'ensemble des investisseurs et financeurs qui étaient là ce
15:08matin
15:09pour dire que, quelque part, les évaluateurs ont un rôle et devraient avoir un rôle pour essayer d'intégrer à
15:16l'intérieur des évaluations
15:19une anticipation de la viabilité des immeubles.
15:22Parce que, quelque part, c'est de ça dont on parle.
15:24Et les évaluateurs jusqu'à présent, et on peut le comprendre, regardent une valeur à un instant T,
15:30mais, quelque part, on leur demande aussi d'anticiper la résilience à l'intérieur des valorisations.
15:38Je pense aussi à ces appels d'offres.
15:41Il y en a peu, mais quand on les gagne, il n'y a pas un appel d'offres qui
15:43est gagné
15:44sans penser à l'échelle du quartier, sans penser justement à ce qui nous entoure ici au SIPCA,
15:49c'est-à-dire la nature en ville, la résilience.
15:52Aujourd'hui, c'est complètement un acquis pour les gens qui vont fabriquer et financer demain.
15:57Ou pas encore ?
15:58Alors non, ce n'est pas encore un acquis.
16:00Il y a, en fait, énormément de pression qui est mise, et c'est normal, sur le bâtiment.
16:06C'est-à-dire que le bâtiment, on veut qu'il se décarbone petit à petit.
16:10Soit vertueux.
16:11On veut qu'il soit résilient, on veut qu'il y ait de la biodiversité, on veut qu'il y
16:14ait de l'eau, etc.
16:16Et c'est normal.
16:17Sauf que de plus en plus d'investisseurs se disent, mais quelque part, il faudrait penser certaines choses au niveau
16:25du quartier.
16:26Ou au niveau de la ville, et pas seulement au niveau des bâtiments, parce qu'on fait trop porter au
16:31bâtiment.
16:31Un exemple qui nous a été donné, c'est aujourd'hui, dans Paris, vous avez un certain nombre de bâtiments
16:37qui font des cuves contre une éventuelle inondation.
16:42Pourquoi est-ce que ça ne pourrait pas être pensé par la ville, et peut-être cofinancé par des investisseurs,
16:48avec quelque chose qui serait collectif plutôt que d'être individuel ?
16:52Aurélie, est-ce qu'il y a un sens de l'urgence ?
16:54En plus, aujourd'hui, on est en plein soleil sous cette magnifique neve du Grand Palais, mais il fait chaud.
16:57On sait que ça a été compliqué cet été pour beaucoup de personnes, ceux qui devaient rester au travail ou
17:04dans ces villes, qui deviennent assez étouffantes.
17:06Là aussi, est-ce que ces investisseurs sont conscients de ce changement ?
17:10Est-ce qu'ils sont prêts à mettre les moyens, quelque part, pour accompagner cette transition nécessaire ?
17:14La question des moyens est toujours compliquée, parce qu'elle est intrinsèquement liée à la question de la valeur et
17:19au retour sur investissement.
17:21Tout ça, c'est évidemment une mécanique complexe.
17:23Ils ne peuvent pas mettre l'argent sur lequel demain, ils ne pourront pas avoir un retour sur investissement.
17:28Néanmoins, ils sont conscients.
17:30Ce qui a été très intéressant, ce qui a été signalé à plusieurs reprises, notamment par les pionniers du bas
17:35carbone,
17:36des grands noms de l'investissement, c'est de se dire qu'ils étaient très contents d'avoir démarré par
17:42la conviction
17:43et par la compréhension du fait que c'était un intérêt commun, et notamment un intérêt économique et financier commun
17:51à terme.
17:53De se détacher un peu de ces cycles qui vont très vite et qui perturbent l'immobilier et les investissements,
17:57et de se dire qu'on va se fixer un cap.
17:59Et en faisant ça, ils sont aussi aujourd'hui très contents de regarder en arrière et de se dire qu
18:03'on a quand même bien fait.
18:05Parce que les investissements qu'on a mis en place il y a encore quelques années,
18:08qui pouvaient être jugés un petit peu très exemplaires et peut-être un peu too much,
18:14aujourd'hui, ils sont très contents de les avoir faits parce qu'ils ont le résultat avec des bâtiments qui
18:19sont plus résilients.
18:20Si je caricature, ça veut dire qu'il y avait des prototypes quelque part qui ont été lancés,
18:23ou des galops d'essai, grandeur nature.
18:26En tout cas, des pionniers.
18:26On voit qu'aujourd'hui, si on compare par rapport à un bâtiment, on va dire normal,
18:32on remarque des écarts de température, on remarque un mieux vivre aussi.
18:36Et ça, c'est important pour la ville de Debron.
18:38Clairement, ça c'est important parce que notamment, n'importe quel investisseur institutionnel, foncière,
18:44ou même gestionnaire de fonds, ce qu'ils recherchent, c'est que son actif soit loué,
18:50et qu'il n'y ait pas de problème de vacances, et notamment à cause des questions climatiques.
18:56Et ce qu'on a vu cet été, avec notamment les vagues de chaleur, mais pas que, les incendies, la
19:02tornade qu'on a connue,
19:03peut-être les inondations qu'on va avoir maintenant, malheureusement, je ne veux pas être oiseau de mauvaise augure,
19:07mais tout ça, ça met en péril le bon fonctionnement des immeubles.
19:11Et eux, ce qu'ils craignent avant tout, c'est que leurs immeubles soient vacants,
19:13parce que là, c'est sûr qu'il n'y aura absolument aucun héroïe.
19:16Donc, toute l'anticipation qu'ils avaient pu faire en y mettant force, croyance et conviction,
19:21aujourd'hui paye, puisqu'ils ont des actifs qui sont plus résilients face à ces sujets-là.
19:26Ils en sont contents, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire,
19:30notamment pour d'autres qui sont moins pionniers, et puis pour matérialiser ce fameux héroïne.
19:34Oui, bon, ça progresse.
19:35Christian, il nous reste quelques minutes, justement, pour évoquer aussi la situation,
19:39vous le disiez, économique, pas évident, mais vous êtes les champions de la prospective à l'UF.
19:44Quel est l'horizon ?
19:45Alors, vous aurez une journée, justement, je pense prochainement, comme chaque année,
19:50qui va balayer ces sujets.
19:52Vous avez fait tourner déjà les moulinettes, on imagine.
19:56Qu'est-ce que ça dit ? Parce qu'on est dans une situation un peu complexe.
19:58L'an dernier, on se souvient, il y avait quand même l'élection des maires.
20:01L'année prochaine, ça sera l'élection présidentielle.
20:04On est un peu entre ces deux échéances.
20:06On a l'impression que ce temps politique aussi, il n'est pas tout à fait le même que le
20:09temps des investisseurs.
20:10Clairement, aujourd'hui, on est dans une situation très instable.
20:16Les investisseurs détestent l'incertitude.
20:19Et je pense que pour l'instant, pas tous, mais un certain nombre d'entre eux se sont dit,
20:26pour ce qui est d'investir, on lève le crayon et on attendra une meilleure visibilité.
20:32Et à mon avis, ça n'arrivera pas en France avant l'élection présidentielle.
20:38Par contre, ils se concentrent sur la gestion de leur parc qui est fondamentale.
20:42Comment est-ce que ce parc-là, on essaye de l'améliorer, de l'adapter,
20:48parfois de le transformer pour avoir des locataires, pour avoir des revenus
20:54et donc pour le coup, pour avoir une performance financière qui soit acceptable.
20:59Donc, clairement, nous, pour répondre plus directement à votre question,
21:04on ne voit pas d'amélioration majeure.
21:06Pas de rebond encore.
21:08Avant la fin 2027.
21:11Ça ne veut pas dire, par contre, ce que je vous dis, et surtout sur le marché des bureaux,
21:18mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas quand même, il y a des acteurs qui
21:22se positionnent,
21:23soit à des fins d'opportunité, enfin des opportunistes,
21:26soit des acteurs qui se disent, il y a des poches de marché sur lesquelles on peut investir.
21:32La santé, la logistique urbaine, les résidences gérées, il y a un certain nombre de choses,
21:38il se passe pas mal de choses.
21:39Et l'hôtellerie également, qui est en plein boumage en ce moment, l'hôtellerie.
21:43Aurélie, pour conclure, justement, ce sommet édition de 1996, un bon cru à nouveau.
21:48Et puis, c'est bien de faire rencontrer les gens sur cette thématique et dans ce lieu notamment.
21:52Effectivement, un grand cru, je ne sais pas si on peut dire ça comme ça,
21:56mais en tout cas, de beaux échanges.
21:58Je note aussi cette interpellation de François Gemmène, qui nous poussait à dire,
22:03attention, on ne peut pas tout attendre des pouvoirs publics,
22:05donc notamment des assurances politiques.
22:07Il faut que les financements privés soient de plus en plus impliqués.
22:11Et c'était aussi l'intérêt d'avoir quelques financeurs autour de table
22:15pour pouvoir porter ce message de la manière dont eux allaient faciliter la mobilisation des capitaux privés.
22:22C'était assez intéressant pour ça.
22:25Et je retiendrai quelques messages.
22:28Anticipation, mettre le mot.
22:30Anticipation, faire collectif, mutualisation.
22:34Et là, ce sont les mots d'Astrid Veil que je reprends,
22:38mais très clairement arriver à faire s'aimer l'ensemble des acteurs
22:41et notamment les bailleurs avec les occupants, les properties,
22:44pour qu'ensemble, on arrive à une performance qui soit valorisable pour tout le monde.
22:48Voilà, all you need is love, comme disait l'autre.
22:50Merci en tout cas aux acteurs de ce sommet des investisseurs version CIPCA 2026,
22:55Christian de Carangal, le directeur général de l'IEF
22:58et Aurélie Rebaudo-Zulberti, dirigeante associée de Enco Conseil.
23:02Merci, à très bientôt.
23:08Depuis le CIPCA, le salon de l'immobilier Bacarbon, édition 2026, ici au Grand Palais,
23:13on va se poser cette question.
23:14L'urbanisme peut-il préserver la santé ?
23:17On en discute avec notre invitée, c'est une spécialiste, Alice Barrois.
23:19Bonjour.
23:20Bonjour.
23:21Alice, vous êtes directrice de l'agence Grimshaw et avec vous, on va voir comment l'urbanisme
23:26et peut-être l'architecture peuvent contribuer à préserver notre santé au quotidien.
23:30Et ça résonne dans cette question puisqu'on a rarement eu aussi chaud depuis, allez, maintenant,
23:353, 4, on ne les compte plus les vagues de chaleur.
23:37Et on a vu que la ville, ça pouvait être étouffant.
23:40Heureusement, vous avez peut-être la solution.
23:42Comment on peut faire quand on pense justement la ville de demain en tant qu'architecte
23:47pour trouver des solutions ?
23:49Est-ce qu'il y a déjà des projets qui existent ?
23:52Des solutions, on les connaît.
23:54La solution la plus simple est la solution, qui est peut-être même la seule grande solution,
23:58c'est planter.
23:59Il faut planter et végétaliser.
24:02On le sait, on a tous vu ces images qui montrent la température d'une ville sans arbre
24:07et d'une rue avec des arbres.
24:10La nature fait ce qu'on ne saura jamais faire aussi bien.
24:15Et on doit retrouver, c'est une réflexion peut-être plus philosophique sur la manière
24:19d'aborder la ville, nos territoires et simplement l'environnement qui nous entoure,
24:23mais de retrouver une meilleure symbiose, une meilleure relation avec l'environnement naturel,
24:28de le réinviter vraiment au quotidien dans les villes, de retrouver cette relation
24:32avec le territoire et la nature.
24:35Vous dites retrouver, c'est intéressant parce qu'on a l'impression dans nos villes modernes
24:37qu'on a quand même extirpé la nature, qu'on a bétonné, qu'on a des grandes places
24:42comme ça où ça cogne l'été.
24:44Justement, il n'y a pas un arbre, il n'y a pas un arbrisseau.
24:46Et là, il est urgent finalement de retrouver de la terre pleine ?
24:49Il est urgent. Il faut aussi comprendre que historiquement, on a fait cet urbanisme-là
24:54parce qu'il correspondait à un besoin, à une histoire.
24:58Donc le but n'est pas d'aller chercher un reproche sur ce qui est fait.
25:01L'action, elle est nécessaire maintenant.
25:03Il faut effectivement revégétaliser.
25:05Le climat change. On n'arrivera pas à faire, à contrecarrer cette évolution-là.
25:11Et donc, on sait que malgré la contradiction de nos métiers et de mon métier, par exemple,
25:16qui est de construire, il faut savoir retrouver cet équilibre
25:20et savoir construire différemment et construire avec la nature au centre
25:23et avant tout, surtout avec la nature au centre.
25:26Donc il faut effectivement trouver d'autres manières de faire de l'urbanisme
25:29dans lesquelles la nature a toute sa place, dans lesquelles on sait marcher sur un sol
25:34mais en même temps qu'il puisse absorber toute l'eau.
25:37Et il faut pouvoir retrouver toutes les échelles de l'écosystème naturel
25:42avec ses ressources en eau, ses ressources en terre, ses ressources en flore, en faune
25:47et c'est retrouver vraiment l'ensemble de cet équilibre-là.
25:50Parmi justement les leviers pour une santé aussi durable, vous citez plusieurs choses.
25:55Justement, vous l'avez dit, retrouver la nature dans notre quotidien
25:58mais faire avec l'existence parce qu'il ne s'agit pas justement de jeter
26:01et aussi repenser la mobilité, la densité. Expliquez-nous.
26:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui on a des sociétés où beaucoup de choses bougent.
26:09Nous en tant qu'humains, on se déplace énormément, on se déplace de plus en plus
26:13et on déplace les choses qu'on utilise au quotidien.
26:16Nos ressources, notre nourriture, l'énergie.
26:19Donc on est dans une société sur la planète au global où beaucoup de choses circulent.
26:24Donc la question de la mobilité, elle est essentielle.
26:26Il faut déjà re-questionner nos modes de vie et nos choix
26:30parce qu'il y a des choses qu'on peut peut-être arrêter de faire bouger d'un point A
26:32à un point B
26:33ou qu'on peut faire bouger différemment.
26:34Et ce sont des choses assez simples à faire et à mettre en place
26:37à la fois à l'échelle individuelle ou à la folie de la société.
26:41Consommer local.
26:41Consommer local.
26:42Enfin tout ce qu'on entend au final au quotidien.
26:44Il n'y a rien de vraiment nouveau et novateur là-dedans.
26:47Mais c'est une vraie réalité.
26:48Consommer local.
26:50Retrouver, réimplanter de l'industrie au quotidien
26:52dans l'environnement, dans nos villes.
26:54On a beaucoup excentré les industries comme cet élément noir
26:58qu'on met au plus loin possible.
26:59Il faut retrouver de faire de l'industrie à proximité,
27:03de retrouver cet équilibre-là.
27:06Donc la question de la mobilité, elle est essentielle.
27:08Et elle est essentielle aussi pour nous sur comment on se déplace au quotidien
27:10parce qu'on ne va pas pouvoir changer de mode de vie de manière radicale
27:15et tout arrêter en appuyant sur un bouton.
27:16Ce n'est pas aussi simple que ça.
27:19Mais pour autant, le travail de cette mobilité,
27:22se déplacer différemment, rapprocher les choses les unes des autres,
27:26c'est essentiel.
27:26Donc la réflexion de nos villes pour féliciter le comment on se déplace,
27:31le comment on va au travail,
27:34le comment on se sent en sécurité dans l'espace public,
27:36c'est ce qui permettra à chacun de mieux se l'approprier.
27:39Comment en tant qu'architecte, avec votre agence Grimshaw,
27:42vous travaillez là-dessus ?
27:43Est-ce qu'il y a un projet emblématique sur lequel vous avez déjà travaillé
27:46et qui prend en compte justement cette nouvelle donne ?
27:49On a beaucoup de projets.
27:50L'agence fait énormément de projets d'infrastructures,
27:52de transport et de mobilité.
27:53Ce qui est passionnant dans ces projets-là,
27:55c'est que ce sont très rarement des projets neufs.
27:57Ce sont des projets où on est toujours dans une relation très forte
28:00avec l'existant.
28:02On a aujourd'hui la gare de la Défense,
28:03la future gare de la ligne 15,
28:06pour la Société des Grands Projets,
28:07qui est en conception-réalisation avec le groupement porté par Vinci.
28:11Ce projet-là, on est dans un environnement
28:13qui est effectivement très bétonné,
28:14qui est vraiment cet extrême de l'urbanisme de dalles
28:18qui s'est fait au fur et à mesure des années.
28:20Avec un flux qui est constant, effectivement.
28:23Et donc, il faut pouvoir gérer ce flux.
28:24Il faut pouvoir gérer le confort qu'on y retrouve
28:27et faciliter le déplacement des gens.
28:29Plus l'environnement de transport,
28:33plus le déplacement dans la ville est facile,
28:36plus on va emprunter les transports en commun.
28:38La même chose sur des déplacements de mobilité douce à vélo, par exemple.
28:42On a réalisé la passerelle Robert Poujade à Toulouse,
28:45qui a été livrée en 2024.
28:47Faciliter de traverser un centre-ville par un moyen à pied ou à vélo
28:53fait que chacun, simplement, pourra démocratiser plus
28:57ce moyen de transport.
28:58Donc, faciliter les intermodalités,
29:00très important, notamment quand on travaille les gares.
29:04La Défense est un très bel exemple de ça,
29:05puisqu'on a déjà beaucoup de réseaux de transport
29:07qui sont mélangés les uns avec les autres.
29:09Il faut faciliter la manière dont on passe d'un transport à un autre,
29:12que ce soit de son vélo, au train, au bus, à pied, peu importe.
29:16Donc, on continue, finalement, à se déplacer,
29:18à déplacer les jobbés de manière plus fluide.
29:19Il faut le penser en amont, justement, avec votre travail.
29:23Voilà, en tout cas, on le sait,
29:24et ce sera un enjeu,
29:25comment cette urbanisme va demain s'occuper de nos villes
29:28et préserver, on l'espère, notre santé.
29:29Le vélo aussi, c'est pas mal pour préserver sa santé.
29:31Merci Alice Barrois, je rappelle que vous êtes directrice de Grim Show.
29:34A très bientôt sur Smartimo.
29:35Merci beaucoup.
29:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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