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  • il y a 10 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Laure Lavalette, députée RN du Var, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC face aux grandes gueules
00:04Laure Lavalette, députée Rassemblement National du Var et notre invitée. Bonjour madame la députée.
00:08Bonjour à tous, merci de votre invitation.
00:11Merci d'être là. Marine Le Pen veut mettre fin à l'aide financière à l'Ukraine de la France
00:16dans les 6 mois suivant son élection.
00:18C'est-à-dire que vous avez choisi Poutine plutôt que Zelensky ?
00:21Je me retrouve là très caricaturale quand même de bon matin, à 11h10 matin.
00:26Marine Le Pen est honnête avec Zelensky et je pense que c'est ce devoir d'honnêteté de dire en
00:30fait on ne peut plus vous aider, nos caisses sont vides.
00:32Elle l'a déjà dit, souvenez-vous, il y a 15 jours, Louis Alliot l'a répété aussi il y
00:36a à peu près 15 jours.
00:37En fait, on va continuer à former les soldats, nous faisons ça très bien.
00:41Hier j'étais à l'école militaire à la présentation de l'armée de terre et j'ai rencontré des
00:45généraux qui m'expliquaient comment nos soldats formaient les soldats ukrainiens,
00:51à expliquer les techniques, nos techniques de guerre. Donc on a une contribution mais qui ne sera plus financière parce
00:56que figurez-vous, nous n'avons plus d'argent,
00:58les caisses sont vides, les 10 ans de macronisme ont laissé la France exsangue à genoux.
01:04Nous ne pouvons plus aider, ce n'est pas qu'on ne veut pas, c'est qu'on ne peut
01:07plus aider.
01:08Elle est de combien cette contribution ?
01:09La quelle contribution ?
01:11La contribution française.
01:13Je ne sais pas combien coûte ce que nous faisons. Vous voulez dire d'aider les soldats ? Dites-moi,
01:20tiens.
01:21Non mais c'est intéressant quand même.
01:22C'est vrai, vous avez raison M. Consigny, dites-moi combien on donne.
01:25En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut plus donner parce qu'on n'a
01:26pas d'argent.
01:27Moi, est-ce que je peux vous dire, si vraiment on peut parler des chiffres, il y a un Français
01:30sur trois qui a 100 euros près le 10 du mois.
01:34Franchement, renoncer à l'aide à l'Ukraine, ce n'est pas une petite décision.
01:37D'ailleurs, on voit bien que quand Marine Le Pen dit ça, c'est une espèce de coup de tonnerre.
01:42Ça sonne comme une menace pour les Ukrainiens.
01:44Et puis moi, je pense, et beaucoup de gens le pensent, que si on lâche l'Ukraine, derrière, c'est
01:49la sécurité des Européens qui va être en cause.
01:52Et d'ailleurs, les pays européens, plus ils sont proches de la Russie sur le plan géographique,
01:57plus ils ont envie que les pays européens et les États-Unis aident l'Ukraine à tenir.
02:01En plus, Poutine devait prendre Kiev en deux jours.
02:06Et finalement, on est là plusieurs années après et il est en train de perdre cette guerre.
02:10Donc, on lâcherait ce petit pays qui se bat contre un gigantesque pays qui est en train de gagner sa
02:15guerre au moment où il est en train de la gagner.
02:17Je vais vous dire, c'est tellement stupide que c'en est presque suspect.
02:22Et le fait que vous ne sachiez pas dire combien on donne, je suis désolé, ça montre que vous n
02:27'êtes pas sérieux.
02:27Ça améliore la suspicion, vous pensez pas ? Dites-moi combien on donne, M. Consigny ?
02:30Dites-moi combien on donne.
02:32Les directs, c'est environ 8 milliards.
02:34Depuis le début de ce conflit...
02:36Alors, depuis le début du conflit, c'est entre 12 et 15 milliards.
02:38Et depuis le début du conflit, on a donné même jusqu'à 19 en comprenant l'aide de l'Europe
02:42à laquelle on contribue.
02:42Marine Le Pen dit, depuis le début du conflit, il y a très très peu de conflits qui se terminent
02:47de façon militaire sur toute la planète.
02:49En fait, ça n'existe pratiquement pas.
02:51Ah bon ? La Deuxième Guerre mondiale, par exemple ?
02:53Non, d'accord, mais là, je peux vous assurer que ça n'est pas le cas.
02:55Depuis le début, Marine Le Pen propose, demande à ce qu'on ait une grande conférence de la paix
03:00et qu'on mette tous les protagonistes autour de la table.
03:04Et depuis le début, nous disons que l'Ukraine doit y arriver la plus forte possible
03:07parce qu'en négociation, évidemment, bien sûr que chacun perd un peu de ceux dont il a envie.
03:12Mais si on avait fait ça ?
03:13Mais oui, non, mais c'est ça.
03:13Donc vous souhaitez...
03:15M. Consigny, elle demande ça, ça fait plus de 4 ans.
03:18C'est donc on dit c'est...
03:19Mais non, mais si c'est ça que demandent...
03:25C'est qu'en réalité, l'Ukraine cède à des conditions imposées par Poutine.
03:29Alors que l'Ukraine est en train, avec ses petits bras, de gagner sa guerre contre Poutine.
03:33Ce qui est sûr, c'est que...
03:49Franchement.
03:49C'est qu'il y avait un agresseur qui était la Russie, donc vous voyez, il y a zéro suspicion.
03:53Et qu'il y avait un agressé qui était l'Ukraine.
03:55Là, il n'y a plus d'argent.
03:55Est-ce que vous connaissez la réalité du pays, M. Consigny ?
03:59En attendant, vous voulez remettre la retraite à 62 ans.
04:01Il y a 1 400 milliards de dettes.
04:03Ces gens-là ont fait autant de dettes qu'entre la fin de la guerre mondiale et les années 2000.
04:07Il n'y a plus d'argent.
04:08Quand Poutine s'attaquera à un pays de l'OTAN, une fois qu'il aura eu gain de cause, grâce
04:12à vous, en Ukraine.
04:14M. Consigny, vous vous emballez là.
04:15Oui, si, grâce à vous, grâce à Trump aussi, qui est tout aussi louche que Marine Le Pen, s'agissant
04:20de Poutine.
04:21Et quand on connaît l'histoire de Poutine, on sait jusqu'où ça peut aller, quand c'est suspect.
04:26Une fois qu'il aura eu sa part du gâteau en Ukraine, et qu'il s'attaquera à un pays
04:31de l'OTAN, voire à un pays de l'UE,
04:33qu'est-ce que vous direz ?
04:34Vous direz, ben non, on n'a pas d'argent, on ne peut pas aider la Pologne.
04:38C'est ça que vous allez dire ?
04:39Non, mais ça n'a pas de sens, ce raisonnement.
04:41Déjà, c'est de la politique fiction, ce que vous êtes en train de faire.
04:43Encore une fois, moi je vous dis que depuis le départ, on demande une grande conférence pour la paix.
04:47Je pense qu'Emmanuel Macron a été mis hors du jeu, tout de suite.
04:49Excusez-moi de vous dire qu'il n'a pas brillé.
04:51La France est une grande nation, et on n'a pas été fichus d'arriver à mettre le monde autour
04:55de la table.
04:55Il a été excellent sur l'Ukraine, Macron.
04:57C'est un des rares sujets sur lesquels il a été excellent.
04:59Il faut dire les choses, il a très clairement choisi son camp, il s'est bougé.
05:02Et croyez-moi que les Ukrainiens lui sont reconnaissants.
05:04Cette guerre dure depuis trop longtemps.
05:07Il y a des pertes qui sont absolument colossales des deux côtés.
05:10La guerre, c'est absolument terrible.
05:13Vous parlez de suspicion.
05:14Souvenez-vous quand même Louis Alliot qui a pris son petit bus pour aller à la frontière ukrainienne,
05:18chercher des familles ukrainiennes.
05:19Vous ne pouvez pas nous faire ce faux procès, ce n'est pas possible.
05:22Là, on dit qu'on ne peut pas l'aider financièrement.
05:24Ça ne veut pas dire qu'on n'a pas d'autres aides.
05:26Et encore une fois, je vous dis, je pense que former ses soldats, c'est aussi de l'aide.
05:29Alors, vous dites qu'on n'a plus les moyens en France.
05:31Vous avez présenté votre contre-budget, en quelque sorte.
05:35Toutes les économies que vous voulez faire, en tout cas les efforts budgétaires.
05:38Le problème, c'est que lorsqu'on regarde de près, c'est qu'on ne voit pas vraiment où sont
05:43les économies.
05:44C'est des paris, en fait.
05:46Alors que les dépenses supplémentaires, on les voit, notamment effectivement le retour d'un âge de départ autour de 62
05:53ans, voire 60 ans.
05:54Ce n'est pas toujours très clair.
05:55En tout cas, vous dites 42 ans d'annuité.
06:00Donc, ça veut dire en deçà de ce que François Hollande avait mis en place, c'est-à-dire les
06:0443 ans.
06:04Vous faites, finalement, vous n'êtes plus...
06:06Mais c'est un choix, vous avez raison, c'est un choix de gouvernance.
06:09C'est un choix qui va nous coûter cher.
06:11C'est un choix qui paraît complètement incongru par rapport à ce que font tous nos voisins.
06:16l'Italie, l'Espagne, que ce soit la gauche, la droite, etc.
06:20Et par rapport aussi à l'évolution démographique de notre pays,
06:24à moins qu'on se remette à faire énormément d'enfants...
06:27C'est un projet, ça.
06:28Je savais qu'on va avoir une grande politique familiale.
06:30On aura quand même un petit souci parce qu'il y a de moins en moins d'actifs et de
06:32plus en plus d'inactifs.
06:33Et tant mieux, puisqu'on vit de plus en plus longtemps.
06:35Merci de me donner la possibilité de parler sur cette retraite.
06:39Il n'y a rien de nébuleux.
06:40Si vous avez commencé entre 17 et 20 ans, vous savez bien, vous pouvez partir avec 40 annuités et 60
06:44ans
06:44parce que ce sont souvent des métiers pénibles, très loin de ceux que nous faisons tous autour de ce plateau.
06:50Après, c'est progressif jusqu'à 42 annuités et un âge à 62 ans, effectivement.
06:55Et votre âge de départ à la retraite dépendra de votre âge de rentrée sur le marché du travail.
06:59C'est là où cette retraite est intéressante parce que l'âge du premier boulot en France, c'est 27
07:03ans.
07:03Autant vous dire que c'est très tard par rapport à la moyenne de nos voisins européens.
07:08Donc il faut arriver à faire travailler les jeunes plus tôt.
07:10Ça, ça se travaille aussi en amont.
07:12C'est la raison pour laquelle on va mettre fin au collège unique, revaloriser toutes ces filières manuelles
07:17qui sont des filières d'excellence et qui fera qu'on aura des jeunes en apprentissage
07:21qui seront plutôt sur le marché du travail.
07:23Et ne serait-ce que pour notre PIB, vous allez voir que c'est intéressant.
07:25L'autre question qu'il faut se poser, c'est qu'en ce moment, vous avez une personne sûre de
07:29qui arrive à l'âge de la retraite
07:30qui n'est pas sur le chemin de l'emploi, qui n'est pas employée.
07:34Donc c'est-à-dire que vous voudriez continuer à faire travailler des gens plus longtemps
07:37alors que vous en avez déjà perdu 50% en route.
07:39Et je me souviens très bien lors des débats, nous avons passé un temps fou sur une espèce d'index
07:43senior
07:44à se demander comment est-ce qu'on remettrait les seniors, en évite senior d'ailleurs, sur le marché du
07:49travail.
07:50Le travail des seniors progresse, ça s'est vu dans les pays qui l'ont fait.
07:53Je peux vous assurer qu'en tout cas pour l'instant, c'est un pari de croire que ce que
07:56vous allez récupérer
07:57comme cotisation ne sera pas de l'autre côté parti en assurance chômage ou en assurance maladie.
08:01Edouard Philippe, il est plus clair, il dit lui, 45 ans d'annuité, 65 ans l'âge au départ.
08:07Mais c'est bien, vous êtes prêt à faire confiance à quelqu'un qui a participé à l'effondrement total
08:12de notre pays.
08:12Je vous rappelle quand même qu'il a participé à ce gouvernement,
08:14qui pendant 10 ans a mis la France à genoux, a ruiné l'industrie, a ruiné l'agriculture,
08:19a ruiné l'hôpital public, a ruiné l'éducation nationale.
08:22Vous ne répondez pas à sa proposition ?
08:23Je vous réponds que de faire confiance à quelqu'un qui a ruiné le pays,
08:26ce n'est pas tellement éventuellement ce que les Français veulent faire
08:29et a priori, ce n'est pas ce qui ressort des sondages.
08:31Mais là où je voudrais revenir, vous avez raison, c'est un sujet de société,
08:35c'est un choix que nous faisons.
08:37On fait le choix, on pense que quand vous avez travaillé toute votre vie,
08:40vous pouvez partir à la retraite en bonne santé parce que figurez-vous que...
08:43– Ça a un coût, ça nous coûte déjà très cher les retraites.
08:45– Mais oui, ça a un coût, mais vous savez, on a aussi des pistes d'économie
08:49et vous faites semblant de ne pas les connaître, on les répète depuis 5 ans.
08:52Notre contribution nette à l'Union Européenne, par exemple.
08:54On en a marre de financer des projets qui ne nous conviennent pas.
08:56– Mais vous n'avez pas récupéré beaucoup, là.
08:57– On ne veut pas d'élargissement, on veut arrêter de payer les crédits
09:01pour la rentrée de la Turquie dans l'Union Européenne,
09:02parce qu'on ne veut pas de la Turquie dans l'Union Européenne.
09:04– Vous n'avez pas récupéré beaucoup sur ça.
09:05– Ah non, d'accord, 6 milliards d'un côté, des milliards de l'autre.
09:08Vous savez, on arrive quand même aux 140 milliards d'économies promis
09:11sur le quinquennat entier.
09:13Mais là encore, et c'est ça que je trouve très intéressant dans cette période
09:16et dans cette élection qui me paraît cruciale,
09:19et ça fait très longtemps qu'on n'a pas eu un tel enjeu,
09:21c'est qu'on a des projets totalement différents.
09:23Nous, on veut faire des économies sur l'Union Européenne,
09:25on veut faire des économies sur l'immigration,
09:27on peut ne pas être d'accord ou être...
09:28– Mais pas sur les retraites.
09:29– Non, ça coûte pas mal à l'heure.
09:30– Mais c'est quand même possible, matin encore.
09:32– Non, non, mais c'est intéressant, je viens de l'Assemblée nationale
09:34où j'ai demandé à ce qu'on arrête avec la suppression de l'abattement des 10% pour les
09:38retraites.
09:38– Non, mais parce que vous avez répondu de manière cash, pas sur les retraites.
09:41Or, il y a le rapport de...
09:42– Pas sur les retraites, je viens de parler des retraites.
09:43– Non, non, non, je dis des économies, pas d'économies sur les retraites,
09:46mais vous m'avez dit...
09:47– Ah oui, oui, pardon, pardon.
09:47– Pas d'économies sur les retraites.
09:49– En fait, il y a quelques effets de bord dans le tableau
09:52qui a été présenté par Jean-Philippe Tanguy.
09:54– C'est surtout le tableau qui a été présenté par Bercy,
09:58tu as les retraites des fonctionnaires, c'est ce que tu allais dire Joël,
10:01je vais te laisser développer, 50 milliards les retraites des fonctionnaires
10:04et quand on regarde les gros budgets de l'État et notamment de l'éducation nationale,
10:08un tiers du budget part au budget des retraites.
10:12Et vous dites, on n'y touchera pas.
10:13Or, c'est peut-être là-dessus qu'il y a des économies à faire, Joël Dagosséry.
10:16– Je ne comprends pas comment on peut remettre à flot ce pays
10:19sans toucher au plus gros budget de ce pays.
10:21Moi, je pense que là, ce que vous nous expliquez entre l'immigration, l'Union Européenne,
10:25même votre histoire de TVA, TVA sociale,
10:28à 5%.
10:29En fait, ce sont des pécadilles comparées à ce que représente
10:33le poids des retraites dans le budget de ce pays.
10:38Aujourd'hui, là, quand on parle justement de réarmement démographique,
10:43de relancer les naissances,
10:45chaque enfant qui naît dans ce pays a 53 000 euros de dette.
10:49Vous pensez que c'est moral ?
10:51– Il faut arrêter d'en faire, Madame Dagosséry ?
10:52– Non, pas du tout.
10:53– Il faut arrêter de faire des enfants parce qu'ils ont un prêt.
10:54– Mais je trouve que c'est pas moral, en fait,
10:57de faire peser 53 000 euros de dette à un nourrisson ?
11:01– C'est épouvantable de réfléchir comme ça, Madame Dagosséry.
11:04– Exactement, mais ce sont les chiffres.
11:06Ce sont les chiffres.
11:08– À la maternité, là, s'il y a une dame qui accouche demain,
11:11il faut qu'elle sache que son enfant naît avec 53 000 euros de dette.
11:14– En fait, il faut vous couper le micro
11:14parce que si on vous écoute, il n'y aura plus de natalité du tout,
11:17Madame Dagosséry, c'est terrible.
11:19– Vous, vous, vous, vous, vous, vous préconisez quelque...
11:20– On va relancer la natalité, oui.
11:21– Non, bien sûr, bien sûr, vous allez rentrer dans la chambre des gens
11:24et relancer la natalité.
11:25– Bien à voir.
11:25– Je préférerais que vous vous occupiez...
11:27– Je préférerais que vous vous occupiez...
11:29– Je préférerais que vous vous occupiez des réelles économies
11:31qui doivent être faites sur les retraites
11:34plutôt que de faire ça.
11:35Moi, je considère que vous êtes le dernier avatar du socialisme.
11:38Il faut vraiment dire la vérité.
11:39Vous êtes le dernier avatar du socialisme
11:41qui nous a plongés dans l'État dans lequel on est.
11:43Vous ne remettez pas en cause le périmètre de l'État.
11:46Pas une fois.
11:47Vous ne réfléchissez pas à vous dire
11:49est-ce que l'État doit continuer d'intervenir là où...
11:52– Dans la commande publique, par exemple.
11:54– Des pays comme le Canada, qui aujourd'hui sont forts,
11:57ont dû faire cette réflexion.
11:59C'est-à-dire, est-ce que l'État doit continuer d'intervenir
12:01sur tel périmètre ou pas ?
12:02Vous, non.
12:03Non, mais vous, vous, on peut continuer
12:05à être le Shiva, l'État avec ses tentacules,
12:10continuer à inonder toute la société.
12:11– Ça, c'est un poulpe, les tentacules.
12:12– Madame Dago Serric, moi, ce que je vous propose,
12:14c'est de mettre votre tête sur une affiche
12:17et d'aller avec le programme dont vous venez de me parler,
12:19coller vos affiches et voir si les Français...
12:20– Dago Serric 2027.
12:21– Exactement, si les Français, ils pensent.
12:23Parce que vous imaginez qu'on se pointe
12:24à l'élection cruciale, à la mer des batailles,
12:27en ayant réfléchi à rien ?
12:28– Mais en fait, ce que je vous disais,
12:29et ce sont des choix.
12:30Mais vous pouvez ne pas être d'accord
12:31et ne pas nous donner votre pouvoir.
12:32– Mais vous entretenez du mensonge.
12:34– Quand vous dites qu'Édouard Philippe
12:37a participé à la faillite de l'État,
12:40vous aussi, vous y avez participé.
12:42– Mais non, on n'a jamais été pour pouvoir.
12:44– Non, vous participez en mettant dans l'esprit
12:47des Français qu'on va pouvoir continuer
12:49à partir en retraite à 60, 62 ans.
12:53Vous participez à ça, c'est-à-dire que eux
12:55continuent de croire qu'avec vos réformettes,
12:57on va pouvoir continuer à partir
13:00en retraite.
13:01– Est-ce que vous allez redéfinir
13:03les missions de l'État ?
13:05– Typiquement, sur la commande publique,
13:06on n'arrête pas de le dire.
13:07Oui, l'État va être acteur dans la commande publique
13:09parce qu'on pense évidemment
13:10parce qu'on veut aussi relancer l'industrie.
13:12Ça ne vous a pas échappé que ces dix dernières années,
13:14tous nos fleurons industriels ont été bradés par Emmanuel Macron.
13:18– Vous savez, je pense que si on est si haut dans les sondages,
13:22c'est aussi qu'on a une authenticité.
13:24C'est quand vous avez pendant 30 ans perdu,
13:26préféré perdre en disant qu'on voulait faire des mesures
13:28sur l'immigration parce que peut-être que ce n'était pas populaire
13:30à un moment, en disant qu'on voulait donner moins d'argent
13:32à l'Union européenne.
13:33Quand vous préférez perdre pendant 30 ans,
13:35ça vous donne une certaine authenticité.
13:36Il se trouve que là, on est en adéquation
13:37à ce que pensent les Français.
13:38C'est en ça qu'ils nous font confiance.
13:39Et excusez-moi de vous dire que je crois vraiment
13:42les Français nous reconnaissent ça.
13:44on a une volonté politique que les nôtres n'ont pas.
13:47Je vais vous dire, quand la moitié des députés du Bloc central
13:50doivent leur siège à un désistement du nouveau Front populaire,
13:54ces gens-là n'ont pas de volonté politique.
13:56Parce que moi, Sylvain Maillard, je pense qu'il préférait partir
13:58en vacances avec moi qu'avec Mathilde Panot.
14:00Donc vous voyez, il y a des postures politiques.
14:02Mais non, mais je les vois vivre.
14:03Enfin, je vois bien qu'en fait, ce n'est pas l'amour fou entre eux,
14:06sauf qu'ils sont capables de faire des alliances
14:09de coups d'un soir ou de deux soirs
14:11pour empêcher Jordan Bardella d'arriver...
14:13Des alliances de coups d'un soir ou de deux soirs.
14:15Exactement, c'est ça.
14:16C'est ça, excusez-moi de vous dire.
14:18On ne la voyait pas, nous.
14:19C'est ça.
14:20Et je pense vraiment que si on est CEO,
14:22c'est parce que les Français ressentent qu'on a la volonté politique de faire.
14:26Et oui, je vous le dis, on va réserver les allocations familiales
14:29aux couples français, dont au moins un des deux parents est français.
14:32C'est 16 milliards la première année,
14:34c'est 29 milliards l'année d'après,
14:35une fois qu'on aura fait notre référendum constitutionnel.
14:37Oui, on va ramener l'Union Européenne,
14:40la contribution nette à 5 milliards.
14:41C'est ce qu'avait fait Chirac après l'élargissement en 2027.
14:44Et à l'époque, excusez-moi, personne ne poussait des cris d'orfraie.
14:47Oui, on va relancer la commande publique
14:49parce qu'on pense que l'État doit être acteur.
14:52Mais pas touche aux retraites.
14:53Pas touche aux retraites des fonctionnaires.
14:55Non, pas touche aux retraites.
14:56Mais je vais vous dire, il y a des fonctionnaires
14:58que nous ne remplacerons pas quand ils partiront à la retraite.
15:00Donc il y aura un effet.
15:01Il y aura un effet.
15:02Mais par contre, typiquement, dans l'éducation nationale,
15:04là vous savez qu'il y a un problème de pyramide avec des classes qui se ferment.
15:07Notamment parce que François Hollande avait mis fin
15:09à l'universalité des allocations familiales
15:12en remplaçant par le quotient.
15:13et on voit les effets tout de suite là.
15:15Parce que, figurez-vous, sans rentrer dans les chambres à coucher,
15:18Mme Dagosseri, mettre les Français en condition de sécurité financière aussi,
15:24eh bien, je vais vous dire, ça fait une charge mentale en moins.
15:25Et quand ils vous écoutent et qu'ils pensent que leur bébé,
15:27quand il naîtra, il aura 53 millions d'êtres,
15:30potentiellement, ce soir, ils vont regarder Netflix
15:32plutôt que de se tenir chaud.
15:33Moi, je crois...
15:34Il y a des coups d'asseoir à l'Assemblée,
15:36mais vous n'entrez pas dans les chambres à coucher des gens.
15:38Et Mme Dagosseri, il n'y a plus de coups du tout.
15:39Je suis encore embêtée.
15:41Bon, on continue la discussion dans un instant.
15:43Alors, la Valet député Rassemblement National du Var est avec nous,
15:47avec Sam Zira, Charles Consigny et Joël Dagosseri.
15:50Il est 11h20.
15:54RMC
15:55Alain Marshall, Olivier Truchot,
15:58Les Grandes Gueules.
16:07Les GG, les Grandes Gueules en direct sur RMC, RMC Story.
16:10Notre dernier sujet de discussion, tout à l'heure, à midi, mois, 20,
16:1325% des Françaises en couple ne font plus l'amour.
16:15Ah, bah ça, excusez-moi, Mme Dagosseri.
16:18Je crois que vous êtes peut-être pour quelque chose.
16:22Ah oui, il serait temps de vous taire, en fait.
16:2525% des Français ne font plus l'amour.
16:27Et les jeunes, il n'y a plus de désir dans...
16:30Mais ils ne se draguent plus non plus.
16:31Moi, j'ai quatre filles entre 20 et 25 ans.
16:33Elles sont entourées de super beaux gosses.
16:35Et on sent que tout le monde a peur, même de draguer.
16:38On dirait qu'il faut demander le consentement pour la drague.
16:39Je vous assure, il y a une génération...
16:41Vos filles ne seront pas draguées ?
16:42Si, parce que je ne peux pas tout vous dire cela,
16:45parce qu'après, je vais avoir des textos toute la journée.
16:46Mais je trouve que c'est une génération qui est assez mal à l'aise avec l'amour.
16:49Je trouve que nous étions plus...
16:51Plus libres.
16:52Ouais.
16:52Parce qu'il y a beaucoup d'hommes qui sont mal à l'aise avec le consentement, peut-être.
16:55Mais j'en suis sûre, j'en suis sûre.
16:56Les Françaises, en tout cas, ont de moins en moins de relation.
16:58Ou on est loin du désir et d'y aller franco.
17:02En tout cas, ça ne suscite pas le désir, a priori.
17:05On en parlera tout à l'heure à midi moins 20.
17:06Pourquoi est-ce qu'il y a moins de désir ?
17:08Moins envie de faire l'amour dans notre société,
17:10en particulier chez les jeunes femmes.
17:1125% d'entre elles.
17:13On en parlera au 32-16.
17:14Laure Lavalette, députée Rassemblement National du Var,
17:18et notre invitée, Sam Zira.
17:19Oui, Madame Lavalette.
17:20Merci d'être avec nous.
17:22Alors, selon le dernier sondage IFOP pour Marianne,
17:24je ne sais pas si vous l'avez lu,
17:2546% des musulmans interrogés envisageraient de quitter la France.
17:29Si Marine Le Pen était élue,
17:3181% craignent une hausse des agressions et des discriminations,
17:35et 27% envisageraient de dissimuler leur religion.
17:39Récemment, là, sur les réseaux sociaux, ça s'enflamme.
17:41On peut lire, par exemple,
17:43on votera pour le candidat qui fera quitter la France
17:45un maximum de musulmans.
17:46Marine égale 46%.
17:48Qui dit mieux ?
17:49Madame Lavalette, vous défendez le Rassemblement National
17:52ou le Dégagement National ?
17:54Moi, je n'y crois pas un instant.
17:55Je vais vous dire, sur ma circonscription,
17:57il y a des Français musulmans qui votent pour moi.
18:00Ils savent qu'ils n'ont rien à craindre.
18:02Vous savez, nous, ce qui nous empoisonne la vie,
18:04ce sont les gens qui essayent de rentrer illégalement sur notre sol.
18:07Et la seule différence que nous faisons après,
18:09c'est savoir si les gens sont Français ou pas Français.
18:10Mais comment vous pouvez rassurer
18:12les Français de confession musulmane
18:14qui s'inquiètent, certains en tout cas,
18:16de l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ?
18:17Ils n'ont absolument aucune inquiétude à avoir.
18:19Je veux dire, encore une fois,
18:20quand vous êtes Français,
18:21que vous n'êtes pas délinquant,
18:24enfin, même un Français délinquant,
18:25il irait en prison.
18:26Enfin, je veux dire, il n'y a aucun souci.
18:28Je veux dire, vraiment, je n'y crois pas
18:30parce que j'en côtoie beaucoup.
18:31Vous savez, j'habite à Toulon
18:31et je rencontre beaucoup de musulmans français
18:34qui votent pour nous.
18:35Est-ce que vous condamnez ce genre d'électeurs
18:38qui disent
18:38« Ouais, génial, Marine Le Pen, 37 %,
18:41ça dégagera les musulmans. »
18:42Est-ce que vous le condamnez fermement,
18:44ce genre de réaction ?
18:44Mais évidemment que je le condamne.
18:45Et c'est même presque insultant
18:47que vous me posiez cette question
18:48parce que personne ne peut imaginer
18:50que je ne trouve pas bien.
18:50Non, parce que c'est votre candidat
18:51qui suscite ça.
18:52Mais pas du tout.
18:52Et par contre,
18:53ceux qui, pour l'instant,
18:54dissimulent aussi leur religion,
18:56pour l'instant,
18:56excusez-moi de vous dire
18:57que c'est quand même
18:57les Français de compatriotes français
19:00de confession juive
19:02qui ont fui les banlieues
19:02depuis longtemps
19:03parce qu'autant un Français musulman
19:05ne me pose aucun problème,
19:06autant je peux vous dire
19:07que j'aurai la volonté politique
19:08de lutter contre l'islam politique,
19:10contre l'islamisme,
19:11contre les idéologies islamistes.
19:13Et ça, oui, là...
19:14Mais là, moi, je ne vous parle pas d'islamisme,
19:15je vous parle d'islamophobie.
19:17J'ai bien compris.
19:17Non, oui, mais ça, je condamne.
19:18Ça existe, l'islamophobie ?
19:19Chez les Français, sûrement,
19:20de temps en temps, bien sûr.
19:21Mais tout existe.
19:22Vous ne l'entretenez pas ?
19:23Mais bien sûr que non,
19:24on ne l'entretient pas.
19:24Vous n'êtes pas le parti
19:25qui entretient la haine de l'autre,
19:26de l'immigré, de...
19:28Encore une fois,
19:29on fait une seule distinction.
19:30La haine de l'islam.
19:31On fait une seule distinction
19:32au Rassemblement National,
19:33c'est notre seule discrimination,
19:35entre guillemets,
19:35c'est si vous êtes Français
19:36ou vous n'êtes pas Français.
19:37Si vous êtes Français,
19:38d'où que vous veniez,
19:39on pense que c'est normal
19:40que vous ayez plus de droits.
19:41Mais ça, c'est dans quasiment
19:43la totalité des pays du monde.
19:44Il n'y a qu'ici
19:44que les gens trouvent ça.
19:46Oui, mais vous avez instauré
19:48une crainte quand même
19:49en disant que vous dévoileriez
19:51les jeunes filles
19:52sur l'espace public.
19:55la religion musulmane.
19:56Non, vous savez bien
19:56qu'on veut lutter
19:57contre l'idéologie familiale.
19:58Oui, mais il y a des jeunes filles
19:59qui sont françaises
20:00qui portent le voile
20:00et qui se disent
20:01« Ben voilà, donc moi,
20:02si le RN passe,
20:03mon salut, c'est le départ. »
20:04Elles le portent le voile
20:05et souvent elles vous disent
20:05« Parce qu'au moins,
20:06je suis plénard en famille. »
20:07Non, mais ce sont des vraies questions.
20:08Effectivement, je pense que le voile,
20:09c'est l'asservissement de la femme.
20:10Ça fait une différence
20:11entre l'homme et la femme
20:12et que tous les pays musulmans,
20:13quand ils sont arrivés au pouvoir,
20:14c'est toujours ce même débat,
20:16ont voilé les femmes.
20:17Je pense que moi,
20:17je suis plutôt team bikini
20:19Brigitte Bardot
20:20et ma mère avait été
20:22topless à la plage.
20:23Moi, je suis quand même
20:24d'une génération
20:24où on était beaucoup plus à l'aise
20:26avec son corps que maintenant.
20:27Vous êtes féministe ?
20:27Bien sûr que je suis féministe.
20:29Et vous ne pensez pas
20:29que vous faites preuve
20:30d'anti-féminisme justement
20:31en disant
20:32qu'est-ce qu'une femme doit porter
20:33ou qu'est-ce qu'une femme
20:34ne doit pas porter ?
20:34En fait, je suis féministe.
20:35C'est-à-dire que je pense
20:36que quand on fait le même job,
20:37on doit être payé pareil.
20:38Vous imaginez que moi,
20:39je voudrais que ce soit
20:39une femme qui soit
20:40à la présidence de la République.
20:41Au Sénat, c'est Edwige Diaz
20:42qui est la chef de notre groupe.
20:44Donc oui, les femmes ont une place
20:46prépondérante au Rassemblement National.
20:48Chez moi, j'ai quatre filles
20:49et ils ne sont que deux mecs.
20:50Quand on veut dire
20:50que chez nous, c'est le girl power.
20:51Donc bien sûr que je suis féministe.
20:53Mais c'est justement
20:54parce que je suis féministe
20:55que je veux protéger tout le monde
20:56de l'islam politique
20:57et des idéologies islamistes
20:59qui, je pense, ne sont pas bien.
21:00Donc là où vous avez raison,
21:01c'est que quand on accueille
21:02500 000 immigrés légaux par an,
21:04ça, c'est terminé.
21:09Vous savez, quand vous avez
21:09le gouvernement qui est obligé
21:11de faire l'excision,
21:12ne part pas en vacances,
21:14ça pose des questions.
21:14L'excision, ce n'est pas
21:15une tradition gallo-roumaine.
21:16Donc ça veut quand même dire...
21:18On en a reparlé en hémicycle
21:19dans la dernière loi intégrale
21:21sur les violences sexistes
21:22où je suis intervenu d'ailleurs
21:23pour qu'on puisse allaiter partout
21:24parce que moi, je pense que
21:25si on voit un bout de sein,
21:27ce n'est surtout pas un problème.
21:29Donc voilà.
21:29Quand vous en êtes à débattre
21:31sur oui ou non l'excision,
21:32c'est quand même
21:33qu'il y a eu des transformations profondes
21:34dans votre pays.
21:35Et oui, je pense que
21:36de réduire l'immigration,
21:37de reprendre en main
21:38notre politique migratoire
21:39est une bonne chose.
21:40Par contre, les musulmans français
21:41n'ont absolument rien à craindre
21:43sur notre sol.
21:43Parlons de la crise lycéenne.
21:45Omar Sy, l'acteur,
21:48dénonce la réponse lamentable
21:49des autorités,
21:50la répression policière.
21:52Il dit, attendez,
21:52ce sont nos enfants
21:53qui sont dans la crise,
21:54c'est l'avenir de la France.
21:56Ce n'est pas les siens
21:56parce que je pense que les siens,
21:57s'il en a, sont en Californie.
21:58Vous voyez, je veux dire.
21:59Donc ce n'est pas ses enfants.
22:00Par contre, ce sont mes enfants
22:01qui sont dans les lycées.
22:03Donc moi, je trouve déjà,
22:03quand vous n'habitez pas là,
22:05arriver à prendre la parole
22:07sur ce qui se passe là,
22:08c'est quand même
22:08d'une indécence dingue.
22:09Il faut aller travailler en France
22:10pour parler de la France.
22:10Je sais qu'on n'est pas d'accord.
22:11Je sais qu'on n'est pas d'accord.
22:12Oui, non, mais on ferme sa gueule.
22:13Il travaille en France.
22:14On habite loin,
22:15on est déconnecté.
22:16Il doit fermer sa gueule.
22:17Ben, en tout cas,
22:19pas comme ça.
22:19Je veux dire,
22:20pas remettre de l'huile sur le feu.
22:21On a déjà du mal
22:22avec cette contestation lycéenne
22:23parce qu'il y a des raisons
22:24qui sont légitimes.
22:25Et vraiment, moi,
22:27j'en sais quelque chose.
22:33Pierre a engendré
22:35des emplois du temps
22:35qui sont terribles.
22:36Et oui, moi,
22:37en tant que maire de famille,
22:38je ne trouve pas ça bien
22:39quand mon fils a 4 ou 5 heures
22:40de trou dans la journée.
22:41Alors, comment on sort
22:41de cette crise ?
22:42Déjà, on revient
22:43sur cette réforme blanquer.
22:45On annule cette réforme blanquer.
22:46Vous annulez Parcoursup ?
22:48Alors, je ne sais pas
22:49si on l'annule.
22:50En tout cas,
22:50il sera complètement réformé
22:51parce que oui,
22:52trop anxiogène,
22:53complètement obscur.
22:54Moi, j'en ai rempli 3
22:55des Parcoursup.
22:57J'ai perdu 10 ans
22:58de santé mentale.
22:58Je pense déjà,
22:59c'est un truc absolument
23:00épouvantable.
23:00Je ne sais pas
23:00si quelqu'un autour
23:01de ce tableau
23:03en a rempli.
23:04C'est l'horreur.
23:04Tout ça pour en plus
23:05arriver pas forcément
23:05à avoir vos choix.
23:06Il y a 25 000 formations.
23:08Il y a 1 million de gens
23:10qui vont,
23:12de lycéens.
23:13Et ça ne répond pas
23:13vraiment à la demande.
23:14Mais il faut déjà
23:16revaloriser nos profs.
23:17Vous ne pouvez pas
23:18avoir des profs
23:19qui sont payés 18%
23:20de moins en milieu de carrière
23:21que la moitié de l'OCDE.
23:22Ce n'est pas possible.
23:23Il faut rétablir l'autorité.
23:25Tu casses, tu payes.
23:26On l'a entendu
23:27de Gabriel Attal,
23:28mais ça n'a jamais produit
23:29d'effet.
23:30Ce n'est pas possible.
23:31Il faut qu'à chaque fois
23:32qu'il y ait une atteinte
23:34à un professeur,
23:34il faut porter plainte.
23:35Pas de vague.
23:36Moi, j'habite à Toulon,
23:37à la Ciota,
23:38à 30 kilomètres de chez moi.
23:40Il y a un prof
23:41qui a été aspergé d'essence.
23:43Imaginez la violence du truc.
23:45Donc, il faut revaloriser
23:46les profs,
23:47réaffirmer l'autorité
23:47et réorganiser ce lycée.
23:49Je l'ai dit un peu tout à l'heure,
23:50je pense que
23:51de mettre fin au collège unique,
23:52de revaloriser aussi
23:54les métiers manuels,
23:54tous nos enfants
23:55ne sont pas faits
23:56pour aller à l'école,
23:57tous nos enfants
23:57ne sont pas faits
23:58pour être avocats.
23:58Et je pense aussi
23:59qu'il faut qu'on adapte
24:00l'école,
24:01enfin les formations
24:03à ce dont nous avons besoin.
24:05Je pense qu'il faut
24:05moins d'étudiants
24:06en sens social
24:06et plus de gens
24:07dans les matières scientifiques.
24:09Est-ce que l'État
24:11a lâché les policiers
24:12dans cette affaire
24:13face à la contestation
24:15lycée ou aux violences ?
24:15C'est ce que dit
24:16le syndicat de police Alliance.
24:18Ça ne date pas d'hier.
24:20Je pense que moi,
24:21encore une fois,
24:22tous les policiers
24:22que je rencontre
24:23ont l'impression
24:23d'être abandonnés.
24:24Ils sont désarmés moralement,
24:25ils sont désarmés physiquement.
24:27Quand vous avez
24:27Laurent Nunez
24:28qui vient à la tribune
24:29nous dire non, non,
24:30mais franchement
24:30qui s'explique
24:32sur le coup de la grenade
24:33pour ce fait horrible,
24:34terrible où un lycéen
24:35a perdu la main,
24:36où il dit non,
24:36ce ne sont pas des armes létales,
24:38on a besoin de faire
24:38respecter l'ordre
24:39et qui dès le lendemain
24:41se dédie,
24:41c'est vrai que ça démonétise
24:44la parole ministérielle.
24:45C'est un problème
24:46et vous nous trouverez
24:47toujours du côté du policier.
24:49Charles ?
24:50Non, moi ça m'intéresse
24:51cette interview
24:52parce qu'on voit bien
24:53où en est l'ERN.
24:54Je vous remercie.
24:56C'est-à-dire qu'il y a un côté
24:57le bon sens près de chez vous.
25:00Voilà,
25:00ce n'est pas très poussé,
25:02ce n'est pas très novateur,
25:04ce n'est pas très novateur,
25:06ce n'est pas très précis.
25:08La revalorisation des preuves,
25:09je vais vous dire,
25:10c'est 3% pendant 4 ans,
25:12c'est un peu précis,
25:12tiens.
25:13Et les 18% de moins,
25:14c'était précis quand même Charles.
25:15Par exemple,
25:16sur l'Ukraine,
25:16même à la louche,
25:17vous ne s'achetez pas à dire.
25:19D'accord,
25:19tout m'est confusé.
25:21Pourquoi ce n'est pas précis ?
25:21Je le précise.
25:23Je précise moi
25:24pourquoi ça n'était pas précis.
25:25très bien,
25:26je veux dire,
25:28en même temps,
25:28ça ne changera rien.
25:30C'est ça qui est très intéressant.
25:32Ça veut dire quoi,
25:32ça ne change rien ?
25:33C'est un parti
25:34qui ne propose pas de changement.
25:35Au fond,
25:36on voit bien sur la retraite
25:37à quel point...
25:37C'est le truc le plus disruptif
25:38qu'on a entendu sur ce plateau
25:40quand même aujourd'hui, Charles.
25:41C'est la théorie de Charles.
25:43Oui, mais je pense que
25:44Marine ne passe pas d'ailleurs.
25:45Peut-être pour ça
25:46que vous êtes populaire,
25:47c'est que vous ne proposez pas
25:48de changement.
25:49Donc les gens se disent...
25:50On va un changement migratoire,
25:52on va un changement sécuritaire,
25:53on va un changement
25:53dans les comptes publics,
25:54on va un changement à l'hôpital,
25:55on va remettre...
25:56C'est fou !
25:57Moi, je suis sûr qu'il ne se passera rien.
25:58Il pense que ça va changer.
25:59Mais je pense qu'il ne se passera rien.
26:00Ah oui, c'est ça.
26:01Tu penses qu'il ne se passera rien.
26:03Est-ce que vous êtes chafouin
26:04quand on voit
26:04les scores de votre famille politique ?
26:06C'est peut-être ça
26:06qui vous rend dépressif, Charles.
26:08Je pense que vous ne changerez rien.
26:11Et c'est ça qui rassure au fond les Français.
26:13Moi, je veux rassurer les Français,
26:14on va tout changer.
26:15Alors, Marine Le Pen
26:16a quasiment 40%
26:18selon le sondage auto-oxys
26:20à 37-38.
26:21Ça veut dire que l'élection
26:22est irratable pour vous ?
26:23Non, pas du tout.
26:24Ça veut dire qu'il y a une adéquation
26:27entre nos constats,
26:28nos solutions
26:28et le peuple français
26:29à six mois d'une élection présidentielle.
26:31On voit ça avec beaucoup d'humilité
26:32et nous, on fait campagne
26:33comme si nous étions à 10%.
26:35Une dernière question
26:35parce qu'on parlait
26:36de la crise lycéenne
26:37mais samedi,
26:37il y a des rassemblements.
26:39Alors, on ne sait pas trop
26:40comment ça va se passer.
26:42Il y a des gilets jaunes,
26:43il y a des routiers,
26:44des taxis,
26:45des agriculteurs,
26:46des lycéens.
26:47Le mot d'ordre,
26:48c'est manifester aussi
26:49contre la vie chère,
26:50demander une baisse des taxes
26:52sur les carburants
26:52et c'est ce que vous revendiquez.
26:54Est-ce que vous allez descendre
26:54dans la rue ?
26:55Depuis cinq ans.
26:55Est-ce que vous allez descendre
26:56dans la rue samedi ?
26:57Vous savez que ce n'est pas
26:58tellement notre ADN.
26:59C'est vrai en plus.
27:00On a des électeurs
27:01bien sûr qui descendent
27:02et ça je l'entends.
27:02C'est catharsis aussi franchement.
27:04Quand vous n'en pouvez plus,
27:05quand vous n'avez pas
27:05à régler vos factures,
27:07je crois que demain
27:07on perd 15 degrés.
27:08Les Français,
27:08ils hésitaient déjà
27:09entre bien dîner,
27:11mettre de l'essence
27:11dans leur bagnole.
27:12Maintenant,
27:12il va falloir hésiter encore
27:13à se chauffer.
27:15La situation,
27:15elle est catastrophique.
27:17La précarité dans laquelle
27:18on est tombé
27:18au bout de dix ans
27:19de macronisme,
27:20c'est dingue.
27:20On a des étudiants
27:21qui se prostituent,
27:22qui sont aux banques alimentaires.
27:23Enfin,
27:24moi des taxis
27:25qui n'arrivent pas à vivre
27:25parce qu'il y a eu
27:26une ubérisation de la société
27:27aussi qui a été compliquée
27:28mise en place
27:28par Emmanuel Macron.
27:31Nos agriculteurs,
27:32il y en a un par jour
27:33qui se suicident
27:33et il y a des fous
27:34qui veulent encore
27:35faire entrer typiquement
27:36l'Ukraine dans l'Union Européenne
27:37alors que c'est le grenier
27:38de l'Europe.
27:38Voilà, stop.
27:39Moi je veux dire aux Français,
27:40je comprends que vous manifestiez
27:41parce que cette colère,
27:42je l'entends.
27:44Par contre,
27:44moi je suis une responsable politique.
27:45Je pense que la meilleure arme
27:47sous la Ve République,
27:49c'est évidemment
27:49le bulletin de vote.
27:50Si vous voulez
27:51que les choses changent,
27:52glissez un bulletin
27:53Marine Le Pen dans l'Urne.
27:54Merci Laure Lavalette
27:55d'être passée par
27:56les GG députés
27:57Rassemblement National.
27:58Je reviendrai
27:58malgré les vacheries de Charles.
28:00Non, ce n'est pas des vacheries,
28:01c'est des constats.

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