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Aujourd'hui, c'est au tour de Prisca Thévenot, députée "EPR" des Hauts-de-Seine, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05Aujourd'hui dans les G.G. Bruno Poncet-Cheminot, Antoine Diers, consultant juridique, Laurent Barton-Martinez qui s'offre au
00:10log et puis le face au G.G.
00:12Avec Prisca Thévenot, députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine, ancienne porte-parole du gouvernement.
00:17Bonjour Madame Thévenot.
00:17Bonjour à tous.
00:18Prisca Thévenot, vous êtes derrière la candidature de Gabriel Attal à l'élection présidentielle.
00:22Très mauvaise nouvelle pour vous quand même cette candidature de Marine Le Pen.
00:24Parce que quand on voit les intentions de vote, il y a eu plusieurs sondages publiés, c'est la grande
00:29favorite de ce scrutin.
00:30Elle n'a jamais été aussi haute et elle est même donnée gagnante contre tout le monde et notamment Gabriel
00:35Attal au second tour.
00:36Mauvaise nouvelle donc ?
00:38Non, ce n'est pas une mauvaise nouvelle.
00:39La nouvelle c'est que nous avons aujourd'hui le nom du candidat du Rassemblement National pour la campagne de
00:442027.
00:45C'est acté, c'est fait.
00:47Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour quelqu'un qui espérait prendre sa place, Jordan Bardella.
00:50Pour le reste, nous, nous sommes prêts à affronter le candidat ou la candidate du Rassemblement National.
00:55Et c'est une candidate plus redoutable que Jordan Bardella ?
00:57Ça, on le verra dans la campagne.
00:59Et la campagne, elle ne fait que commencer.
01:01Et là, j'espère que sur la campagne, on ne va pas s'amuser matin, midi et soir à commenter
01:05ses débois de judiciaire,
01:06mais plutôt parler du fond.
01:07Qu'est-ce qu'elle fait par rapport au réchauffement climatique ?
01:09Qu'est-ce qu'elle fait sur la justice ?
01:11Sur l'Europe ?
01:12Sur les relations internationales ?
01:14Parce que c'est vrai que Marine Le Pen est dans le paysage politique depuis très longtemps,
01:17mais pardon, son seul fait politique pour le moment, c'est d'avoir été devant les tribunaux.
01:21Maintenant, on veut savoir ce qu'elle a à dire devant les Français.
01:23Mais on le sait.
01:23On sait ce qu'elle représente, Marine Le Pen.
01:25Et les gens qui ont envie de voter pour elle...
01:26On sait ce qu'elle représente, mais est-ce qu'on sait ce qu'elle fait ?
01:29Et c'est là aussi le sujet.
01:30Parce que maintenant, on a l'incarnation.
01:32On sait qui sera le candidat, en l'occurrence la candidate RN.
01:36Mais il y a plein de lignes au sein du Rassemblement National.
01:38Et on l'a vu au cours des dernières semaines et des derniers mois.
01:40Il y a une ligne qui est peut-être un peu plus libérale économique.
01:43Et puis, il y a la ligne qui est très à gauche économiquement.
01:45Laquelle va l'emporter, par exemple ?
01:47Mais face à la puissance aujourd'hui que représente cette candidate,
01:53est-ce qu'il n'est pas temps de vous entendre ?
01:54Est-ce que ce n'est pas finalement ridicule de voir...
01:56Vous entendre avec qui ?
01:58Entre Édouard Philippe, Gabriel Attal, peut-être Bruno Retailleau et d'autres.
02:02Parce qu'il y a plein de candidats.
02:04En fait, on a un bloc qui est prêt, le bloc Mélenchon, le bloc Le Pen.
02:09Et chez vous, c'est la foire d'empoigne, sa multitude de candidats.
02:15Non, ce n'est pas la foire d'empoigne.
02:17C'est vrai qu'on aimerait tout de suite avoir trois noms pour faire bien dans les commentaires.
02:22Mais pour être efficace.
02:24Oui, justement, pour être efficace, il faut d'abord s'entendre sur le fond, en fait.
02:27Sinon, pardon, ça ne sert à rien d'y aller, chacun reste chez soi.
02:29Il y en a, et c'est heureux.
02:32Et justement, la campagne va permettre aussi de dire qu'elle est...
02:37Je vous donne un exemple.
02:38Un exemple.
02:38La réforme des retraites ?
02:40Je ne suis pas en train d'inventer un truc, la réforme des retraites.
02:43Nous, on se dit, bon, ça y est, les Français en ont assez des réformes paramétriques.
02:47Et je sais de quoi je parle.
02:48J'ai été sur de nombreux plateaux pour la réforme Borne.
02:51Là, l'enjeu, c'est de dire, on change complètement le système des retraites,
02:54avec une part de capitalisation.
02:56Chez Édouard, ils sont plutôt sur une démarche de réforme à 67 ans.
03:00Bon, je ne suis pas en train de faire de la morale,
03:01simplement en train de dire quel est le projet qui plaira plus aux Français
03:05dans cet échiquet politique.
03:06Et il y a plein d'autres sujets comme ça.
03:08– Là, vraiment, ce que je viens d'entendre, c'est marquant.
03:12En fait, vous êtes en train de nous expliquer que vous,
03:13vous êtes pour la capitalisation, et qu'Édouard Philippe, c'est 67 ans.
03:16Sauf qu'Édouard Philippe, c'est lui la retraite à capitalisation.
03:18Donc, en fait, vous êtes en train de nous dire que Macron contre Macron,
03:21que vous allez nous faire le deuxième tour,
03:23excusez-moi, la réforme de 2019, c'était la capitalisation.
03:25Donc, vous êtes en train de nous dire aujourd'hui que vous,
03:27vous êtes en train de vous opposer entre vous
03:29pour nous faire la même chose, vous allez nous faire pendant 10 ans.
03:31Excusez-moi, Mme Prisco.
03:32– Prisca, Prisca, ça sera mieux comme ça.
03:34– C'était Venou Prisca, excusez-moi.
03:37– C'est pas grave.
03:37– Moi, je pense réellement, ce qui va vous arriver,
03:39c'est que je pense que, là, cherchez...
03:41– C'est la chaleur, c'est quoi qu'il fait près, là ?
03:43– Brûlé ponceau, brûlé ponceau à côté.
03:45– Moi, je ne suis personne, mais ce que je vois surtout,
03:46c'est qu'à mon avis, ne cherchez pas trop à savoir
03:49qui de vous trois, vos candidats, vos quatre candidats,
03:51ne cherchez pas trop, vous ne serez même pas au deuxième tour.
03:53– Du coup, on arrête de débattre et puis on laisse tomber.
03:56– Allez-y, arrêtez de débattre, arrêtez de surtout de nous...
03:58Comme l'heure de la fin, on a eu le maire en train de nous expliquer
04:00que si elle mécanise des finances...
04:01– Non, mais je pense qu'on peut avoir ce débat...
04:03Je pense qu'on est en France et on a le droit d'avoir un débat politique.
04:06Vous ne voulez pas entendre ce que j'ai à dire, c'est un fait,
04:08et je le respecte.
04:09– Non, mais je vais faire que ça, j'en comprends un an.
04:10– Non, mais vous avez le droit de couper la télé.
04:11– Vous êtes au pouvoir, vous êtes au pouvoir, vous avez fait la même chose.
04:14– Ok, là c'est bon, on a la petite capsicule à faire le buzz,
04:16il a mis des veneaux à l'amende, c'est génial.
04:18– Moi je ne suis pas là pour ça, ok.
04:21– Moi je n'en ai pas rien à foutre.
04:23– Moi je n'en ai pas rien à foutre.
04:25– Avoir la boîte, avoir la France...
04:27– J'en ai pas rien à foutre, comme vous le dites.
04:30– Moi je suis là...
04:31– Qu'est-ce qu'on fait ?
04:32– Non, mais qu'est-ce qu'on fait Bruno ?
04:33– On s'engueule, on se sourit, on fait quoi ?
04:36– On s'écoute.
04:37– Moi je vous écoute.
04:37– D'accord.
04:39– Non, mais est-ce que...
04:39– Donc ce que je dis, c'est qu'à un moment il faut aussi accepter
04:42d'apprendre de son expérience.
04:44La réforme paramétrique aujourd'hui, ça ne marche pas,
04:47d'ailleurs il n'y a pas unanimité politique dessus,
04:49vous le dites très justement, il n'y a pas unanimité des Français dessus.
04:52Par contre, il y a un fait, je suis déso,
04:54il y a un fait, c'est que notre système de retraite aujourd'hui,
04:56il n'est plus financé, on fait quoi ?
04:58On fait quoi ?
04:59On s'engueule et on laisse le truc tomber à la ramasse ?
05:01Ou on essaie de prendre un peu de notre courage,
05:04de se dire, ça n'a pas marché, ça n'a pas fonctionné,
05:06mais on n'a pas le choix.
05:07Et on doit commencer à avancer.
05:08– Et à quel moment vous allez acter au sein du bloc central
05:12qu'il faut se mettre autour d'une table
05:14et rallier le candidat le mieux placé ?
05:17– C'est les sondages qui vont trancher ?
05:20– Les sondages, ça peut être un sujet,
05:21il peut y avoir la primaire, tout est ouvert, franchement.
05:23– À la primaire ?
05:23– Nous, on n'est pas fermé à des modes de désignation du candidat
05:27de ce bloc de rassemblement.
05:30C'est pour ça qu'on a mis en place un comité de liaison,
05:32et je le dis assez simplement, on a vu plein de tribunes arriver sur
05:35il faut le candidat du centre et de la droite,
05:37des injonctions, des promesses sur les plateaux télé.
05:40Enfin, c'est bien tout ça, mais en gros, il faut aussi mettre en action
05:42cette démarche de rassemblement.
05:43– Et vous avez, comme le dit Bruno, compris que s'il y a plusieurs candidats,
05:48il y a peu de chances d'être au second tour aujourd'hui.
05:51– C'est pour ça que Gabriel a demandé, Gabriel Attal a mis en place ce comité de liaison.
05:56Pour le coup, tout le monde a souhaité y participer.
05:58Horizon, donc nous, Renaissance, l'UDI, le Modem, Parti Radical.
06:01Et on met en place les conditions pour qu'on puisse avoir cette capacité de rassemblement.
06:05Pas tout de suite, parce qu'il faut aussi que les programmes puissent être débattus.
06:08Et c'est quand même heureux.
06:08On est sur une campagne des présidentielles qui va durer un an.
06:11Pour le coup, on ne l'a pas vécu il y a maintenant cinq ans.
06:14Là, on va pouvoir la vivre pleinement.
06:16Débattons du fond.
06:17Et puis aussi, laissons les colères s'exprimer,
06:18parce qu'une campagne aussi, c'est ça.
06:19C'est aussi ce moment où on se dit, en fait, ça, c'était nul.
06:22Ça, ça a bien marché.
06:22Ça, je n'ai pas compris.
06:23Ça, je suis en colère.
06:24Ça, je suis plutôt rassurée.
06:25Et c'est ça aussi qu'il faut pouvoir entendre.
06:27– Antoine Diers.
06:30– Je pense qu'on arrive à la fin du macronisme,
06:33dont vous avez été un des visages brillants
06:37avec votre collègue Maude Bréjon.
06:39Et vous évoquez Attal, Philippe.
06:43– J'évoque Attal, surtout.
06:44– J'y vois gauche, droite.
06:48– Et votre parcours parallèle à celui de Maude Bréjon,
06:51c'est exactement ça.
06:52Vous êtes l'aile gauche et l'aile droite du macronisme
06:55qui, finalement, vont exploser.
06:57Et donc, c'est le retour du clivage droite-gauche.
06:59C'est la fin de cette réussite d'Emmanuel Macron
07:02parce qu'il ne sera plus là.
07:03Et donc, vous allez chacun repartir de votre côté, c'est ça ?
07:05– Ok, la droite est morte avec Nicolas Sarkozy ?
07:08– Ouais, je pense.
07:10– Alors, vous êtes en train de dire à M. Rotaillot,
07:12à M. Wauquiez qu'il faut qu'ils rentrent.
07:13– Je pense qu'ils n'ont aucune chance.
07:14En fait, je pense que, comme vous, comme le Blanc central,
07:17il n'y a plus de chance.
07:19C'est le mouvement des clivages, c'est LFI-RN aujourd'hui.
07:22– Oui, en fait, par rapport à ça, je vous entends.
07:25Et je sais, on s'est retrouvés sur d'autres plateaux télé
07:27en d'autres temps et je sais quelle est votre religion politique.
07:30Donc, je n'ai pas de débat.
07:31– Pas de religion politique, j'ai des idées politiques.
07:33– Oui, c'est une façon de parler, vous en conviendrez.
07:34Comme le petit liaïus que vous venez de faire avant,
07:37c'est très beau, mais honnêtement,
07:38dans le débat politique dans lequel on est aujourd'hui,
07:40ma famille politique, justement,
07:42on refuse cette fatalité d'un deuxième tour
07:44entre LFI et RN.
07:45Non, on la refuse. C'est vrai qu'aujourd'hui, les sondages nous disent
07:47qu'on se dirige vers ça, on le regarde avec attention,
07:50mais on le refuse. Et c'est pour ça qu'on veut que la campagne
07:52puisse commencer sur le fond et qu'on puisse avoir
07:54des débats très précis.
07:56– Vous assumez que vous êtes
07:58l'aile gauche de la Macronie ?
08:00– Ça veut dire quoi, l'aile gauche de la Macronie ?
08:01– Je suis libérale économiquement,
08:04est-ce que c'est l'aile gauche de la Macronie ?
08:05– Oui, vous êtes gauche libérale,
08:07la gauche libérale,
08:09ce qui était avant la social-démocratie,
08:11Gabriel Attal vient de la gauche,
08:14est-ce que vous assumez, par rapport à un Édouard Philippe,
08:16qui est plus tourné vers la droite ?
08:19Et qui l'assume d'ailleurs, qui le dit.
08:21– Mais encore une fois, ça veut dire quoi aujourd'hui ?
08:23Regardez, on parle de la droite et de la gauche.
08:24Parlons de la droite et de la gauche.
08:25La droite aujourd'hui, c'est quoi ?
08:27La droite, quand elle arrive à Matignon,
08:29elle n'est pas arrivée à Matignon en 1999,
08:31elle est arrivée à Matignon en 2024.
08:33D'accord ?
08:33Michel Barnier, ce n'est pas un affreux gaucho.
08:36Le premier acte que ce gouvernement a fait,
08:38avec tout le respect que j'ai pour eux,
08:39et je ne les ai pas censurés,
08:41au contraire, j'ai validé la stabilité politique,
08:43c'est d'augmenter, d'une, les impôts,
08:45et de deux, d'en créer de nouveaux.
08:46– Et vous n'avez pas l'air de guérir le droitière,
08:48un truc comme ça ?
08:48– Non, mais c'est la droite, ça.
08:50– La droite au pouvoir n'a peut-être pas été suffisamment à droite.
08:53– Non, non, mais ce n'est pas ça,
08:54c'est qu'aujourd'hui…
08:55– Bah oui, non, mais c'est pour ça qu'aujourd'hui,
09:02on ne peut pas d'être vraiment à gauche,
09:03c'est ça qui a brouillé Emmanuel Macron,
09:05en avait tiré les leçons.
09:07Vous ne pouvez pas dire que la droite et la gauche,
09:08ça n'existe pas, bien sûr.
09:09– C'est parce que je suis en train de vous dire,
09:11c'est qu'est-ce qui les différencie aujourd'hui,
09:13sur le fond, qu'est-ce qui les identifie aujourd'hui,
09:16sur le fond, et de se dire aujourd'hui,
09:17est-ce qu'on est de droite ?
09:18– La droite est contre la GPA,
09:19Gabriel Attal défend la légalisation de la GPA.
09:22– Alors, pas toute la droite ?
09:23– Bah voilà, écoutez, vous vous rendez compte,
09:26on est en train de rentrer dans un débat philosophique
09:28qui est tout à fait intéressant,
09:29sur est-ce qu'on est de droite, de gauche, etc.,
09:31pendant qu'on a le réchauffement climatique,
09:33pendant qu'on a des sujets de fin de mois,
09:35pendant qu'on a la dame qui était au téléphone tout à l'heure
09:36qui disait qu'elle s'occupait de sa maman,
09:38enfin, eux, ils n'en ont rien à faire,
09:39eux, ils veulent savoir,
09:40sur le réchauffement climatique,
09:42à gauche, on a tout fait pour freiner la climatisation.
09:46– Et à droite, on a fait quoi ?
09:47– Et à droite, le maire de Cannes, David Zissner,
09:49il climatise les écoles, voilà,
09:51on voit quand même qu'il y a une approche différente.
09:52– Et à l'extrême droite, Marine Le Pen nous explique
09:54qu'il faut plein de clim partout,
09:55mais qu'il ne vole jamais les budgets.
09:56Enfin, je veux dire, à un moment,
09:57enfin, je veux dire, ça, ça agace, en fait.
09:59Moi, je veux bien qu'on se fasse...
10:00Ben non, ça agace et ça fatigue.
10:02Aujourd'hui, ce qu'on veut,
10:03c'est pouvoir parler des sujets de fond.
10:05Ensuite, les uns et les autres
10:06nous classent comme ils le veulent.
10:07– Prenons un sujet de fond,
10:08puisque c'est la canicule.
10:09Pourquoi vous n'avez pas suffisamment
10:10climatisé les hôpitaux ?
10:11Et aujourd'hui, Sébastien Descornus
10:13est obligé, en catastrophe,
10:15de commenter des climatiseurs.
10:16Alors, heureusement pour lui,
10:17il y a une troisième canicule.
10:20– Non, il y a un sujet
10:22que vous dites qui est très, très juste.
10:23C'est plutôt que de gérer les crises,
10:24il faut les anticiper.
10:26Et donc, sur le sujet,
10:27quand on était pour le coup aux affaires,
10:28quand Gabriel était aux affaires,
10:29sur le sujet des écoles,
10:31il a mis en place une grande démarche
10:32pour permettre de refroidir les écoles
10:34et les adapter.
10:35Bon, après, il s'est passé un truc,
10:36c'est la disso.
10:37On ne va pas revenir dessus 20 fois,
10:38c'est fait, c'est acté.
10:40La dissolution, pardon, excusez-moi.
10:42L'enjeu que nous avons...
10:43– Vous êtes trop jeunes.
10:43– Ouais, je suis trop jeunes.
10:44À 40 ans, on est encore jeunes.
10:45– Elle est déso, c'est la disso.
10:47– C'est le nouveau miso.
10:48– Non, mais je vais le dire,
10:49c'est Téveno, enfin bref,
10:50c'est Crisco.
10:51Non, mais j'essaie de faire sourire
10:52mon voisin face qui ne veut plus parler.
10:55– Il est Crisco.
10:55– Il est Crisco.
10:57Non, mais le sujet,
10:58on ne va pas y revenir 20 fois,
11:00mais c'est un sujet important.
11:01Quand on se dit de façon très simple,
11:03c'est le sujet du réchauffement climatique,
11:06il y a effectivement des hivers très rugueux,
11:07on l'a vu l'hiver dernier,
11:09et des étés beaucoup plus précoces
11:10avec des épisodes de canicule
11:12que nous vivons à répétition
11:13et qui vont malheureusement
11:14ne pas aller en s'améliorant.
11:15Sur ça, c'est un plan très simple,
11:16c'est climatisation et simplification.
11:18La climatisation,
11:20pas simplement pour des effets d'annonce
11:21et commander des clims,
11:22c'est aussi prévoir un système d'énergie
11:24viable et en cohérence
11:26avec notre empreinte carbone.
11:28Ça s'appelle la géoénergie.
11:29La géoénergie, ça permet
11:30de pouvoir refroidir en été
11:33et réchauffer en hiver
11:34tout en visant toujours
11:37la baisse des effets de CO2
11:40et la baisse de la facture
11:41des Français pour l'énergie.
11:42Parce qu'il ne faut pas oublier
11:43aussi cet enjeu-là.
11:44Et c'est ce que nous proposons.
11:45Et ensuite, en parallèle de ça,
11:46c'est simplifier les normes administratives.
11:48Vous l'avez vu,
11:48je pense que vous avez parlé
11:49sur vos émissions,
11:50qui empêchent par exemple
11:51certaines copropriétés
11:52de s'adapter face aux situations.
11:54Mais pourquoi vous ne l'avez pas
11:54suffisamment fait, ça ?
11:56De simplifier.
11:56C'était une des promesses
11:57du macronisme,
11:58la simplification.
11:59Simplifier, on a commencé à le faire
12:01et on n'a pas fini,
12:01vous avez raison.
12:02On bute à chaque fois.
12:03Mais vous avez raison.
12:04La gestion est toujours plus forte.
12:05Qu'est-ce qu'empêche ?
12:05Non, mais après,
12:06il y a aussi un truc
12:06qui s'appelle à chaque fois.
12:08Pardon, on avait essayé de le faire
12:09et on l'a fait notamment
12:10sur un certain nombre de pans
12:11sur le volet agricole.
12:12Souvenez-vous,
12:13pendant la crise agricole
12:14qui avait commencé en janvier 2024,
12:15on a simplifié,
12:16on a dénormé,
12:18c'est ce qu'on disait à l'époque,
12:19un certain nombre de choses
12:20qui étaient complètement incohérents
12:21sur la gestion de l'eau,
12:22sur la gestion des zones humides,
12:25etc.
12:25Il y a eu une grande loi
12:26à simplification
12:27qui arrive aussi dans la foulée.
12:28Mais là, il y a eu
12:29un problème de portage aussi politique
12:30où cette loi
12:31a complètement été dénaturée
12:32avec les gouvernements
12:34qui se sont suivis
12:34et dont la ligne n'était pas la même
12:36après la dissolution.
12:37Pourquoi vous n'assumez pas
12:38plus clairement
12:39que le bilan est raté ?
12:41Vous avez un avenir politique
12:43devant vous,
12:44vous continuez à défendre
12:46la Macronie
12:46et en même temps,
12:47vous n'êtes pas hyper à l'aise
12:48parce qu'il n'y a pas grand-chose
12:49qui se fait...
12:49Moi, je suis à l'aise,
12:50je ne suis pas devenue chroniqueuse
12:51au GG,
12:51je continue à m'engager
12:52en politique.
12:53Moi, j'ai arrêté.
12:54Moi, j'ai arrêté.
12:55On verra l'année prochaine.
12:57Je retournerai dans le privé.
12:58Je ne voudrais pas être à votre place.
13:04J'étais dans le privé avant,
13:04je suis content
13:05d'avoir arrêté la politique.
13:06C'est parce que
13:07je détestais
13:08de voir me retrouver
13:09comme vous là,
13:09à défendre des trucs.
13:10Mais je ne défends pas des trucs,
13:11je défends mon pays
13:12et je propose des solutions.
13:14Mais alors,
13:14essayez,
13:15pourquoi vous ne faites pas
13:16la rupture dans le macronisme ?
13:17Il n'y a personne
13:18qui est en mesure de dire
13:20que non,
13:20ça n'a pas été bon,
13:21mais au centre,
13:22on va avoir
13:23de nouvelles propositions.
13:24Vous répétez les mêmes trucs
13:25que vous avez...
13:25Est-ce que vous êtes prêts
13:25à faire un devoir d'inventaire ?
13:29Un bilan critique ?
13:29Mais regarde,
13:30mais on le...
13:31Enfin, pardon,
13:31on a le droit de critiquer.
13:32D'ailleurs,
13:33j'y réponds là,
13:33aux critiques.
13:34J'y réponds là,
13:35pardon,
13:35j'y réponds là,
13:36mais non,
13:36mais j'y réponds...
13:37Vous n'avez pas bien fait
13:37pendant ces dix ans.
13:39Tout,
13:39c'est souvent regretté.
13:40Vous n'avez pas compris
13:41de ce qu'on peut faire de bien ?
13:42Non,
13:42mais c'est quand même génial.
13:44Enfin,
13:44ce n'est pas à la hauteur,
13:45je pense.
13:45Non,
13:46il y a plein de choses
13:47sur lesquelles,
13:48oui,
13:49sur la capacité
13:50de revoir
13:50un certain nombre
13:51de fonctionnements
13:51dans notre système
13:52tel qu'il fonctionne.
13:53Le système politique,
13:54le système judiciaire,
13:55on l'a vu malheureusement
13:56récemment,
13:57et puis cette capacité
13:58à lutter contre le pas de vagues
13:59et l'immobilisme.
14:00Sur ça,
14:00oui,
14:00sur la façon dont on gère
14:02aujourd'hui le pouvoir
14:03en France
14:04et la politique en France,
14:05oui,
14:05on doit aller plus loin
14:06et on doit complètement réformer.
14:07C'est ce qu'on propose d'ailleurs.
14:08Maintenant,
14:09sur d'autres sujets,
14:10la lutte contre le chômage,
14:11la réindustrialisation,
14:12la capacité de toujours
14:13regarder vers l'Europe
14:14parce que c'est comme ça
14:15que ça sera aussi une puissance,
14:17ça,
14:17pardon,
14:17on l'a fait.
14:18Laura Varton,
14:19Martinez.
14:20Oui,
14:20moi j'ai écouté un petit peu
14:22ce que disait M. Attal
14:24et en fait,
14:24j'ai l'impression
14:25que ce qui est dit,
14:26c'est beau,
14:27c'est joli,
14:29la syntaxe est parfaite
14:30mais dans le fond,
14:31on n'y va pas.
14:31Je me souviens,
14:32c'est plus de 100 millions
14:33d'économies,
14:34etc.
14:35Oui,
14:36mais dans quoi ?
14:37Et j'ai pas...
14:38Micro.
14:38Et j'ai pas,
14:39en fait,
14:40je m'attendais
14:40avec un candidat aussi jeune
14:43d'avoir des idées qui changent
14:45mais de réelles idées qui changent.
14:46Là,
14:47hormis,
14:47je veux dire,
14:48vous n'allez pas au bout
14:48avec la retraite
14:51par principe
14:52avec un petit peu
14:52de capitalisation.
14:53Non,
14:53il faut une retraite
14:54avec de la capitalisation.
14:56Maintenant,
14:57il faut le dire
14:58que même un smicard,
14:59il gagnerait deux fois plus d'argent
15:00s'il avait sa retraite
15:02par capitalisation.
15:02Il faut dire les choses correctement
15:04et en fait,
15:04c'est ce qui manque
15:05et je pensais...
15:06De quoi ?
15:07Les smicards,
15:08ils ne peuvent pas capitaliser.
15:09Mais en fait,
15:10il faut...
15:10Tu fais comment pour capitaliser
15:11quand avec tes 1400 balles,
15:12tu n'arrives pas à finir
15:12à la fin du mois ?
15:13Parce que l'argent
15:14que moi je te prends
15:16pour le placer si bien
15:17qu'on a un système
15:19de retraite
15:20qui est en train
15:20de s'écrouler,
15:21bah cet argent-là,
15:22tu le prends,
15:23tu le capitalises
15:23comme tu veux.
15:24Tu es BlackRock ?
15:25Mais t'en as plein.
15:26Il ne faut pas être
15:27complètement fermé.
15:27On a un truc
15:28qui est en train de mourir.
15:29On ne va en français.
15:29Mais voilà !
15:30Mais regarde,
15:31là on a des...
15:32Non mais regarde,
15:33on a des entreprises
15:36monstrueuses
15:36qui sont françaises,
15:37qui sont détenues
15:38par des retraités américains
15:40et qui n'appartiennent plus
15:41aux Français.
15:42On a un fond de capitalisation
15:42français.
15:43Complètement !
15:43Un fond s'ouvre !
15:45Là je ne suis même pas
15:45en train de débattre
15:46de mon idée.
15:46Vous êtes d'accord ?
15:47Je ne suis même pas
15:48en train de débattre
15:48de mon idée.
15:50Là il faut y aller.
15:50Il faut une rupture.
15:51Là ça fait 60 ans
15:52qu'on a les mêmes ingrédients
15:53pour faire la même recette
15:54et bien la recette
15:55on ne veut plus la bouffer.
15:55Est-ce que Gabriel Natal
15:56c'est l'homme de la rupture ?
15:58C'est l'homme de la rupture
15:58sur le système
15:59et la façon dont on voit
16:00aujourd'hui
16:01le système politique,
16:03judiciaire,
16:04institutionnel
16:04qui pardon
16:05est à bout de souffle.
16:06Et ce n'est pas...
16:07Les solutions claires,
16:13notre capacité
16:13à réformer complètement
16:14le système
16:14et ne pas le changer
16:15et mettre de rustine
16:16mais un exemple très concret
16:17dont on ne parle pas
16:17et pourtant qui fait partie
16:18de notre vie
16:19et qui va être un sujet
16:20des générations à venir.
16:21C'est l'IA.
16:22L'IA je suis désolée
16:23c'est le seul candidat
16:24à en parler aujourd'hui.
16:26Alors que pardon
16:26quand vous en parlez
16:27en général ça fait plutôt
16:28un peu peur.
16:29Et c'est normal
16:29parce qu'on se dit
16:30c'est quoi ?
16:30Ça va remplacer des gens ?
16:31L'IA déjà pour être
16:33une nation souveraine
16:33par rapport à cette révolution
16:34qui arrive
16:35parce qu'on peut dire
16:35toute la journée
16:37la révolution
16:37de l'intelligence artificielle
16:39on ne veut pas
16:39mais si on ne la prend pas
16:40elle se fera sans nous
16:41et surtout contre nous.
16:43Vous parliez des salaires.
16:44L'IA permet justement
16:45d'améliorer les gains
16:46de productivité.
16:47Permet justement
16:47de dégager des marges
16:48financières supérieures
16:49et supplémentaires
16:50aussi bien pour financer
16:51notre système
16:52que pour mieux payer
16:53les françaises
16:54et les français.
16:54C'est d'ailleurs
16:55ce qu'on a vu aux Etats-Unis
16:55leur salaire moyen
16:56eux a augmenté
16:57quand le nôtre
16:58n'a pas pu augmenter
16:59correctement
16:59à cause de ce genre de sujet.
17:01J'entends ce que ça va faire
17:01mais je n'entends pas
17:01comment vous allez le faire.
17:02Comment on va le faire ?
17:03En prenant le sujet
17:04que vous veniez de dire avant
17:05le système de retraite
17:06avec une part de capitalisation
17:08pour mettre en place
17:08un fonds souverain.
17:10Et donc c'est ça aussi aujourd'hui.
17:11C'est remettre un système
17:12en place
17:13qui est vertueux
17:14qui fonctionne
17:15et pas en permanence
17:16faire des réformes de Rustine.
17:18Merci Prisca Tevno.
17:20Déso c'est terminé maintenant.
17:22Prisca, déso, Tevno.
17:23C'est bon, c'est dit.
17:25On se retrouvera
17:26pendant la campagne électorale.
17:27Avec plaisir.
17:28Le tempo accélère
17:29à partir du mois de septembre
17:30de toutes les manières.
17:31Tout à fait.
17:31Mais on sera sur le terrain
17:33tout l'été.
17:34Sauf s'il y a une disso.
17:35Non, mais pas avant, non ?
17:36Vous avez des infos ?
17:37Ah bah je ne sais pas.
17:39Merci Prisca Tevno.
17:41Merci bien.
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