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Quels sont les besoins des entreprises et institutions du secteur de la Défense et de l’aéronautique ? Quelles conséquences pour la France si ces besoins ne sont pas pourvus ? On fait un retour terrain avec Mario Benedetti, commandant du service recrutement de la Marine nationale, Sawsen Ayari-Pouliquen, directrice des affaires sociales et de la formation au GIFAS, et Julien Charlier, directeur général de Manpower France.
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00:04Générique
00:08...
00:12Smart Job, notre débat pour parler des enjeux de recrutement dans le secteur de la défense
00:16et plus largement d'ailleurs dans le secteur de l'aéronautique,
00:20avec un budget de la défense sanctuarisé et augmenté d'ailleurs, on en parlera peut-être,
00:24et avec des enjeux de recrutement tendus, secteur tendu avec des techniciens,
00:28des ouvriers spécialisés dont on manque, comment faire, comment redonner aussi d'attractivité
00:34à la fois à ces métiers et au secteur.
00:37On en parle avec mes invités, Julien Charlier, ravi de vous accueillir,
00:41vous êtes le directeur général de Manpower France,
00:43on fera le point évidemment sur l'action que vous menez en matière de ces secteurs
00:47et de ces métiers et de la formation, parce qu'il faut évidemment former.
00:50On parlera des femmes et des jeunes, il ne faut pas les oublier,
00:52parce que l'armée leur temps ouvre grand ses bras.
00:55Avec nous, Sao Sen Ayari Poulikin, ravi de vous accueillir,
00:59directrice des affaires sociales et de la formation au GIFAS,
01:02vous nous expliquerez ce que fait le GIFAS,
01:04et puis qui est à l'intérieur du GIFAS avec de très belles entreprises de l'aéronautique,
01:09née en 1908, c'est ça ?
01:11C'est ça.
01:11Plus que centenaire, et avec nous, Mario Benedetti.
01:14Bonjour, monsieur le capitaine de vaisseau,
01:17commandant du service recrutement de la Marine Nationale.
01:19La Marine Nationale qui recrute, je commence par vous,
01:21puisque on est dans un climat un peu anxiogène.
01:24On parle beaucoup de guerre, on a beaucoup d'images de guerre,
01:27on parle beaucoup de souveraineté.
01:29On voit que l'armée accélère.
01:31J'imagine que la Marine n'est pas en reste.
01:33Le niveau de recrutement est de combien, là ?
01:35Vous avez combien de recrutement ouvert ?
01:36Alors, cher monsieur, cette année, nous recrutons 5000 jeunes,
01:39donc de 16 à 30 ans,
01:41et l'augmentation est de 20% par rapport à l'année dernière.
01:45Cette augmentation, elle est portée notamment par le nouveau service national
01:48qui a été lancée par le président.
01:51Et donc, nous recrutons dans tous les secteurs, tous les métiers,
01:5480 métiers, donc voilà, des métiers manuels.
01:56Service national, pour vous, c'est un vivier ?
01:58Alors, service national, c'est potentiellement un futur vivier.
02:01Le service national répond à des objectifs de protection du territoire,
02:05de renforcement de la cohésion,
02:07mais également potentiellement de vivier pour des jeunes
02:10qui souhaiteraient, après une année de césure,
02:12s'engager dans la marine.
02:13Et donc là, cette année, nous recrutons nos 600 premiers jeunes
02:16du service national sur les 5000.
02:18Ça, au sein de le GIFAS, en quelques mots qu'on comprenne,
02:21parce qu'on n'est pas loin de l'armée,
02:23mais ce n'est pas 100% militaire,
02:25même si parmi les membres du GIFAS,
02:27il y a des entreprises militaires.
02:29C'est quoi le GIFAS ?
02:30Et qu'est-ce que vous faites concrètement pour l'emploi ?
02:32C'est le groupement des industries françaises,
02:34de l'aéronautique et du spatial,
02:35et ça rassemble 535 adhérents,
02:38donc entreprises de toute taille,
02:40grands donneurs d'ordre que l'on connaît tous,
02:42mais également des équipementiers,
02:44et toute la chaîne de sous-traitance de PME et start-up
02:48qui la compose.
02:49Je vais donner la parole à Julien,
02:51mais un petit mot quand même sur ce que j'évoquais,
02:52sur les tensions de recrutement.
02:54Est-ce que les entreprises membres du GIFAS,
02:57vous le signalent, vous disent,
02:58on peine à recruter,
02:59on n'a pas la manœuvre qui va bien ?
03:01Ça fait un certain nombre d'années
03:02qu'on parle de ces tensions de recrutement
03:04qui s'exacerbent avec le temps,
03:06puisqu'on est un certain nombre de filières industrielles
03:08qui recrutent au même moment,
03:10des profils similaires de techniciens
03:12qui sont souvent des métiers moins bien aimés des jeunes,
03:16et donc ces tensions de recrutement
03:18depuis la sortie du Covid sont toujours présentes.
03:21Il y a un double défi aujourd'hui,
03:22c'est ces tensions de recrutement,
03:23mais également la fidélisation des salariés
03:25et l'intégration de ces nouveaux salariés
03:28dans les entreprises.
03:29Le GIFAS, c'est aussi des salariés de droits privés,
03:31on est bien d'accord ?
03:32Ce sont des salariés de droits privés.
03:35Effectivement, le marché de la défense,
03:36puisque c'est un marché pour les entreprises
03:38industrielles, aéronautiques,
03:41représente à peu près un quart
03:43du chiffre d'affaires total de la filière.
03:45C'est un peu plus dur de pouvoir contourer,
03:48on va dire, les emplois directement,
03:50mais ça donne des ordres de grandeur.
03:52Julien Charlier, Manpower,
03:55observe évidemment cette situation de tension
03:57sur le marché,
03:57et vous avez décidé d'accélérer sur ce sujet.
03:59Comment vous faites très concrètement ?
04:01Tout à fait.
04:02Déjà, pour rebondir sur ce que disait madame,
04:03on observe que trois quarts des recruteurs,
04:05qu'ils soient dans la défense ou pas,
04:07déjà peinent à recruter.
04:08C'est encore plus vrai dans le marché de la défense,
04:10alors que paradoxalement,
04:11on a un chômage qui augmente.
04:13Donc, il y a une vraie question d'attractivité.
04:15Et d'orienter les bons profils
04:17vers ces besoins qui sont importants,
04:19c'est tout le rôle de Manpower.
04:21Manpower, c'est un peu plus 600 agences en France,
04:23plus de 80 000 intérimaires tous les jours en poste,
04:26plus de 20 000 recrutements par an.
04:28Notre principale activité, c'est l'industrie,
04:30et en particulier l'aéronautique et la défense.
04:32Et nous, on est là pour, comme je le disais,
04:34orienter les bons profils,
04:36qu'ils soient jeunes ou expérimentés d'ailleurs,
04:38vers ces besoins de la défense.
04:41Sécuriser les parcours de ces intérimaires,
04:42parce que l'intérim, ce n'est pas de la précarité,
04:44mais on peut le sécuriser,
04:46notamment à travers du CDI intérimaire.
04:48Sécuriser aussi les employeurs,
04:49parce que ça permet aussi de choisir,
04:51ne prenez pas moins de risques avec de l'intérim.
04:54Sécuriser des deux côtés.
04:55Et puis, comme on peut le faire très vite,
04:57l'intérim, c'est hyper réactif,
04:58ça permet d'accélérer la montée en puissance industrielle,
05:01notamment dans la défense.
05:03Juste un mot, vous parlez de 600 agences,
05:05ça veut dire que les collaborateurs terrain,
05:06qui sont frontalement confrontés aux clients,
05:09au public, il faut qu'ils les flèchent,
05:10en leur disant,
05:11mais vous avez pensé au secteur de la défense ?
05:12Vous avez pensé à l'aéronautique ?
05:14Parce que c'est vrai que c'est un secteur,
05:15on le connaît tous,
05:16mais on n'y va pas forcément.
05:18Exactement.
05:19Nous, à peu près 35% de nos intérimaires
05:22sont des jeunes de 18 à 25 ans.
05:24Et donc, on a un rôle, effectivement,
05:26de les orienter vers les bonnes opportunités,
05:28qui ne connaissent pas toujours,
05:29ou comme vous le disiez, madame,
05:30qui sont sous de désaffection,
05:33alors que c'est des jobs fantastiques,
05:35techniques,
05:35qui peuvent être passionnants,
05:36dans des contextes passionnants comme la marine.
05:39Donc, on a ce rôle-là,
05:40et puis on a le rôle de les former,
05:41parce qu'une des principales barrières aussi,
05:43c'est la formation et des métiers
05:44qui restent assez techniques.
05:45La qualification.
05:46Exactement.
05:47Un soudeur, c'est un métier qui s'apprend.
05:50Un chaudronnier, un métallier, un technicien.
05:53Vous, de votre côté, vous intégrez ces jeunes,
05:55on parlait du service national,
05:56du service...
05:58Ces jeunes non formés,
05:59qui vous disent,
05:59moi, je veux entrer dans la marine,
06:00alors il y a un peu l'image d'Épinal,
06:01je veux être combattant,
06:03je veux partir en mer,
06:04parce que c'est aussi cette aventure-là, la marine.
06:06Vous, vous nous dites,
06:07mais non, c'est aussi des gens
06:08qui vont être sur terre,
06:10c'est des gens qui vont réparer les bateaux,
06:11c'est des gens qui vont gérer
06:12les services informatiques,
06:13c'est ça, le sujet.
06:14Exactement, on offre vraiment
06:16une variété très, très large de métiers,
06:18donc les jeunes qui nous rejoignent
06:19vont après évoluer soit sur bateaux de surface,
06:22soit sur sous-marins,
06:23dans l'aéronautique navale ou à terre,
06:24notamment comme marins combattants,
06:26fusillés marins ou sur les samas forts.
06:27Formation difficile.
06:29Et donc, l'enjeu, c'est justement
06:30de leur donner les clés de la réussite,
06:32d'abord de faire connaître
06:34cette variété des métiers,
06:35et puis, comme ça a été dit par monsieur et madame,
06:37on a aussi un enjeu de formation,
06:39c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
06:40on a des jeunes en niveau BAC qui se disent
06:43« j'ai pas envie de rentrer dans la marine
06:46sans avoir une formation académique en parallèle ».
06:48Et on propose maintenant une formation académique
06:50sous statut militaire.
06:51On a commencé en 2024,
06:52niveau technicien-opérateur,
06:54puisque technicien-opérateur,
06:56ça représente à peu près 93% de notre recrutement,
07:00dans des métiers qui sont les métiers de niche,
07:03les métiers du haut un peu en tension,
07:05c'est-à-dire les métiers du numérique,
07:06de l'électricité, du nucléaire,
07:09les métiers aussi de l'aéronautique,
07:10et puis ça peut être aussi des métiers plus manuels
07:12comme la restauration,
07:13puisque sur un bateau,
07:14en réalité, c'est une ville flottante,
07:16on a toutes les compétences,
07:18et on a aussi un bateau sous-marin,
07:20et on a bien sûr cette exigence aussi
07:22d'accélération de la technologie,
07:25c'est-à-dire l'essor de l'IA et du numérique
07:27qui transforment nos compétences,
07:29enfin nos capacités,
07:31et donc le besoin de génération de compétences derrière.
07:33Juste double question,
07:34il y a à la fois les enjeux de souveraineté,
07:35je l'évoquais quand même,
07:37on a des informations parfois contredites,
07:40on dit que ce sont des fake news,
07:41mais on voit quand même que les guerres
07:42sont aux portes de l'Europe,
07:44est-ce qu'il y a,
07:44vous sentez aussi un sursaut côté GIFAS,
07:46est-ce qu'il y a une partie de notre jeunesse,
07:48une partie des Français qui disent
07:50je vais plutôt m'orienter vers ce secteur-là
07:51pour des raisons de souveraineté,
07:53des questions d'engagement presque citoyen,
07:55vous le ressentez ou pas ça ?
07:57Ou il n'y a pas de signaux faibles sur ce sujet ?
07:59On ressent que la notion de souveraineté industrielle
08:02avant les enjeux de défense s'était bien installée déjà en France
08:06et c'est intéressant,
08:07et donc avec effectivement la dimension défense,
08:11il y a eu des explications,
08:13et effectivement un sentiment à défendre
08:17sur ces enjeux qui a pu avoir lieu,
08:21mais finalement de ce qu'on entend des entreprises,
08:26la souveraineté industrielle en fait porte largement,
08:30et donc les enjeux de défense
08:33sont sous-tendus à ces enjeux de souveraineté en fait.
08:35Mais on parle des salariés,
08:37on est dans un contexte de climat inflammable des lycéens
08:43qui revendiquent,
08:44qui pour certains cassent,
08:47et il y a quand même en bout de chaîne
08:49des chefs d'entreprise qui vous disent
08:50moi j'arrive avec des gens qui ne sont pas formés,
08:52ils ont fait des études, ils n'ont pas le niveau,
08:55est-ce que cette question-là impacte aussi
08:56les entreprises d'intérim comme la vôtre,
08:58où il faut quand même répondre à un service,
09:01à une qualité de service, à une compétence,
09:03et on a le sentiment aujourd'hui
09:04que la formation elle n'est pas là,
09:06sans remettre en question le modèle éducatif,
09:08mais quand même.
09:10Je dirais que c'est plutôt que les compétences
09:12maintenant pour rentrer dans le marché du travail
09:13sont différentes.
09:14Avant on était plutôt dans un besoin technique,
09:17et maintenant les employeurs doivent accepter
09:19de recruter des savoir-faire,
09:21et des savoir-être aussi.
09:23Pardon, des savoir-être, vous avez raison,
09:25des savoir-être, une capacité à s'adapter,
09:28une capacité à apprendre,
09:30et effectivement aussi même du relationnel,
09:33et construire le technique et le savoir-faire sur ça.
09:36Sur site donc pour le coup.
09:37Sur site, ou avec des acteurs comme nous,
09:40ou d'autres, ça peut être aussi la formation
09:42hors des cursus, hors de l'éducation nationale.
09:45Bien sûr.
09:46Pour un adulte, pour une reconversion,
09:48parce que c'est un sujet.
09:48Voilà, des passerelles professionnelles,
09:50mais c'est le savoir-être,
09:51la capacité à apprendre de nouvelles compétences,
09:54et avec l'IA, le numérique,
09:56à se former même en continu,
09:57parce que ces compétences,
09:58elles changent très très rapidement aujourd'hui,
10:00c'est plutôt ça qu'il faut rechercher,
10:02et qu'il faut obtenir.
10:02Mais dans l'armée, excusez-moi,
10:03vous êtes militaire,
10:04dans la marine,
10:05mais vous êtes de l'armée française,
10:07bon là il y a un cadre,
10:07enfin je veux dire,
10:08quand on rentre dans l'armée,
10:10on a une discipline,
10:11on a des règles,
10:12on est d'accord.
10:13Oui, oui, oui.
10:14Donc là, le savoir-être,
10:15il est relativement réduit,
10:18Alors, je dirais qu'en réalité,
10:20le jeune qui entre dans la marine,
10:22il rentre dans un cycle d'apprentissage
10:24qui est continu.
10:25C'est Tabarly, je crois qu'il disait
10:27que la mer, c'est un milieu exigeant
10:28qui exige justement un long apprentissage,
10:31une grande humilité,
10:32donc on ne se couche jamais
10:33sans avoir appris quelque chose de nouveau.
10:34Chaque marin est formé 22 jours par an,
10:38en formation continue.
10:39Donc en plus du bagage académique
10:41qu'il a pu avoir en dehors de l'école,
10:43ou au sein, en dehors de la marine,
10:45ou au sein de la marine,
10:46et donc on a effectivement,
10:48ce besoin continu de monter en compétences,
10:51parce que ce qui est aussi assez extraordinaire
10:54et ce qui fait l'attractivité de la marine,
10:55c'est qu'un marin n'a pas qu'un seul métier
10:57sur un bateau.
10:58En réalité, le marin,
10:59il va être détecteur,
11:00il va être navigateur, canonnier,
11:02et puis en même temps,
11:03il peut être pompier,
11:04il peut être manœuvrier.
11:05J'ai mal posé ma question,
11:06Mario Benedetti,
11:07je redis,
11:07dans un climat
11:09où on voit une forme de dérégulation,
11:11les manifestations dans son incarnation,
11:13j'entends parmi les revendications,
11:15les programmes sont trop lourds,
11:16on a une charge mentale trop forte,
11:18je veux dire,
11:18l'armée c'est la discipline quand même.
11:20Excusez-moi,
11:21c'est un cadre.
11:21La marine offre effectivement un cadre,
11:24un cadre à des jeunes
11:25qui sont en quête de sens,
11:27effectivement on parle de servir la nation,
11:29de chercher à se dépasser,
11:31et puis aussi de rejoindre un collectif,
11:32c'est le fameux esprit d'équipage,
11:34quand on est face à un milieu
11:35qui est exigeant comme la mer,
11:37c'est l'esprit de cordée
11:38pour les alpinistes par exemple,
11:40on a besoin de ça
11:41et on se dépasse collectivement.
11:43Et ça, c'est un game changer qui est énorme,
11:46et souvent les jeunes le découvrent,
11:49ils reçoivent beaucoup plus qu'ils ne donnent.
11:50Et ils l'apprécient.
11:51Et il apprécie.
11:52Non mais c'est intéressant d'entendre.
11:53Et puis il y a aussi un retour sur investissement du jeune,
11:55c'est-à-dire qu'il y a un escalier social
11:57qui est reconnu, bien fonctionné au sein de la marine.
12:00Vous, c'est l'escalier, c'est pas l'ascenseur.
12:01Alors voilà, c'est à la force des jarrets.
12:03Non, non, c'est à la force des jambes,
12:04il n'y a pas dans les bateaux, c'est l'escalier.
12:06Mais vous voyez, on parlait de Macara
12:08qui était intervenu l'année dernière sur ce plateau,
12:11son prédécesseur est entré amiral,
12:14entré pardon, Matelot,
12:15et aujourd'hui est amiral,
12:15il commande le pôle des écoles de la Méditerranée.
12:17On a plein d'exemples,
12:18j'ai croisé récemment Nadia
12:20qui est rentrée via l'école des Mousses,
12:22donc à 16 ans,
12:23sans niveau 3ème,
12:24et aujourd'hui,
12:25elle va probablement devenir officier.
12:27On a beaucoup d'exemples comme ça,
12:29ce que je veux dire,
12:29qui illustrent le propos que je tiens.
12:31Oui, la réussite sociale,
12:32la réussite sociale.
12:33De grandir dans une institution.
12:35Il n'y a pas place à la sinistra,
12:36il n'y a rien,
12:37il n'y a pas de schéma établi,
12:38il y a une vraie égalité des chances.
12:39J'avais un peu envie de rebondir
12:41avec cet angle-là
12:43qui est effectivement,
12:44la question du savoir-être,
12:46elle est présente,
12:47elle est présente régulièrement,
12:49sans doute pour chacune des générations
12:51qui arrivent sur un marché du travail
12:53et aujourd'hui,
12:54ce qu'il faut mettre en avant,
12:55c'est la place qui est offerte aux jeunes
12:59dans des organismes de formation.
13:01Aujourd'hui,
13:01ils ne sont pas complets.
13:03En fait,
13:03on n'attire pas assez dans les métiers
13:04parce qu'on n'attire pas assez
13:05dans les formations initiales
13:07qui mènent à ces métiers.
13:08Tout votre présence,
13:09je me permets.
13:10Exactement.
13:10Et donc,
13:11c'est pour ça qu'on a une marque employeur
13:13qui s'appelle l'Aéro Recruit
13:14et que d'autres filières
13:15vont avoir ces engagements-là
13:17et il y a des très bons exemples
13:19qui ressortent
13:19et là, récemment,
13:20la France a eu la médaille d'or
13:22avec un jeune apprenti
13:24de chez Airbus
13:25à Shanghai.
13:26C'était les WorldSkills
13:27en fabrication additive.
13:29Donc,
13:30notre jeunesse
13:31a également...
13:33Thibaut Guiluil était présent,
13:34il a beaucoup communiqué
13:34entre autres
13:35avec plein d'autres
13:36mais le patron de France Travail
13:37était là-bas.
13:39Quand même,
13:39Thibaut Guiluil a beaucoup communiqué
13:41aussi sur l'accélération
13:42avec le ministre du Travail
13:44qui était venu s'exprimer
13:45sur notre antenne
13:46en expliquant
13:47qu'il fallait accélérer
13:47l'accrutement dans la défense.
13:49Côté Manpower,
13:50vous avez aussi
13:51des agences spécialisées.
13:52C'est-à-dire qu'il y a
13:54quand même
13:54des professionnels
13:55chez vous spécialisés
13:57pour ces secteurs.
13:59Pourquoi spécialisés ?
14:00Parce qu'il y a
14:00un cadre particulier ?
14:01Parce que ça oblige...
14:02Parfois,
14:03il y a des tampons défense,
14:05il y a des règles particulières.
14:06C'est spécial.
14:07Vous avez quasiment tout dit.
14:09C'est spécial par les métiers
14:11qui sont exercés,
14:12les métiers industriels,
14:13techniques,
14:14par le fait qu'il faut
14:16des habilitations
14:17et même quand vous allez
14:18travailler dans l'aéronautique
14:19civile,
14:20maintenant,
14:20il faut des habilitations.
14:22Et puis,
14:24parce que c'est aussi
14:26certains clients,
14:27le marché de la défense,
14:29c'est un marché important,
14:29mais au fond,
14:31avec une dizaine d'entreprises,
14:32vous avez les plus grands acteurs
14:34et ceux-là,
14:36il faut s'occuper d'eux
14:37de manière particulière.
14:38Ils ont des attentes particulières,
14:39donc des jobs particuliers,
14:41un cadre réglementaire,
14:42c'est peut-être pas le bon terme,
14:43particulier,
14:43et des clients particuliers
14:45nous amènent à avoir
14:46effectivement une quarantaine
14:47d'agences spécialisées
14:49dans l'aérodéfense.
14:50Vous en êtes tous côté GIFAS
14:51et côté marine.
14:52Le ministre,
14:53il y a un peu moins d'un an,
14:54a dit on accélère
14:55pour des raisons de souveraineté.
14:58Le Charles de Gaulle
14:59partait,
15:00naviguait vers le détroit d'Orboux,
15:01c'était dans cette période.
15:03On en est où ?
15:03Est-ce que vous avez réussi
15:04à accélérer ?
15:05Est-ce que les entreprises vous disent
15:06on est toujours au point mort ?
15:07On galère,
15:08pour le dire,
15:08un peu cash ?
15:10Alors,
15:11les entreprises,
15:12elles ont déjà accéléré
15:14avant que le ministre
15:15dise d'accélérer
15:16et les cadences,
15:18elles sont liées
15:18au carnet de commande.
15:19Donc,
15:20si je prends l'aéronautique,
15:21les mille avions
15:22que Airbus doit sortir
15:24annuellement,
15:25les rafales
15:26qui sont également
15:27sur des cadences fortes.
15:29Donc,
15:29en ce terme-là,
15:31elles ont recruté
15:32la 21 300 salariés
15:34l'année dernière,
15:35elles annoncent
15:35un recrutement
15:36de 20 000 personnes
15:37pour l'année prochaine
15:38et c'est des tendances
15:39qui sont de cet ordre-là
15:41depuis quelques années.
15:42Donc,
15:42oui,
15:43l'accélération,
15:43elle est là
15:44et après,
15:45on apprécie les moyens
15:46qui sont donnés
15:47vers l'industrie
15:48et vers la défense
15:49en particulier.
15:49Donc,
15:50on peut se féliciter
15:51du plan
15:51en faveur des 100 000 recrutements.
15:53Ce qui permet d'ailleurs
15:54de sauver notre industrie.
15:55Il faut quand même
15:55le préciser.
15:56Notre industrie va mal
15:57mais l'industrie
15:59de l'armement
15:59de l'aéronautique
16:00permet quand même
16:01à la France
16:01de garder un savoir-faire
16:03puisqu'on était en train
16:03doucement de le perdre.
16:06Je ne sais pas
16:17un indicateur avancé
16:17de croissance réelle
16:18des activités
16:19parce que
16:20les premiers bras
16:21qu'on recrute
16:22sont souvent à l'intérieur.
16:23En tout cas,
16:24ça annonce
16:24que ça devrait bien aller.
16:26Exactement.
16:27Et donc,
16:28il y a une croissance
16:28même significative
16:29qui peut selon les mois
16:30être de 5 à 10 %
16:31de l'industrie globale
16:33tirée principalement
16:33par l'aéro,
16:34la défense
16:35mais aussi par le ferroviaire,
16:36par certains acteurs
16:37de l'automobile.
16:38De l'automobile ?
16:39Certains acteurs
16:40de l'automobile.
16:41Électriques ?
16:42Voilà,
16:42plutôt dans le nord.
16:43Dans le nord,
16:43dans les gigafactories
16:45puisque vous évoquez
16:46c'est une entreprise.
16:47Là,
16:47il y a un besoin
16:47de main-d'oeuvre impressionnant
16:48et de formation
16:49puisqu'il faut aussi se former.
16:51L'intérim,
16:51parce qu'il y a aussi
16:52des salariés
16:52qui ne sont pas militaires
16:54mais qui sont des salariés
16:56qui travaillent
16:57au sein de l'armée.
16:58L'intérim,
16:59je fais la passerelle,
17:00vous dites on y pense
17:01ou vous préférez garder
17:02votre modèle ?
17:03Ça vous fait rire ?
17:03Moi,
17:04j'aimerais bien qu'ils y pensent
17:04mais je ne suis pas certain.
17:06J'ai envie que vous vous parliez
17:07un petit peu quand même maintenant.
17:08En fait,
17:09ce que je vais expliquer
17:10c'est qu'effectivement
17:10la physiognomie de la marine,
17:12il y a différents types
17:13de contrats.
17:14On a des contrats,
17:16le plus court
17:17c'est le contrat
17:18du service national
17:18c'était 10 mois
17:19et ça peut aller
17:19jusqu'à carrière
17:20mais on a la majorité
17:22de jeunes
17:22qui s'engagent
17:23sur des périodes courtes
17:24de en gros
17:24un an à quatre ans
17:25et après,
17:26en moyenne,
17:26les gens,
17:27voilà.
17:27Et en réalité,
17:28ils restent pour la plupart
17:30jusqu'à 12 ans.
17:31Mais ce qui est important
17:32je pense,
17:32parce qu'on parlait
17:33un peu de renouvellement
17:34capacitaire
17:35et de défis technologiques,
17:38vous avez parlé
17:38du porte-avions
17:39mais le futur
17:39porte-avions France Libre,
17:40va arriver
17:41donc il faut générer
17:41déjà les compétences
17:42aujourd'hui.
17:43Les SNLE 3ème génération
17:44également,
17:45les frégates de défense
17:46et d'intervention
17:46qui sont déjà là
17:47et puis la marine
17:48se dronise de plus en plus
17:49donc tout ça,
17:50ça tire les capacités.
17:52Voilà,
17:52on a des flux entrants
17:54et une exigence aussi
17:56de jeunesse
17:57et donc
17:58ce qui est vraiment
17:59important là-dedans
18:00c'est d'arriver
18:01à fidéliser
18:02et d'encourager
18:03les carrières longues
18:04mais aussi
18:04d'encourager les jeunes
18:05à découvrir la marine.
18:06Donc on a beaucoup
18:07de partenariats
18:08avec par exemple
18:09France Travail
18:09vous parliez
18:10du ministre du Travail
18:11on a partenarié
18:12au niveau national
18:13on est présent partout
18:15dans une soixantaine
18:16de cirfas
18:16et puis également
18:17Outre-mer
18:17à la fin du mois
18:18je me déplace
18:18à Nouméa
18:19on organise
18:20des forums
18:21des métiers
18:22donc je serai arrangé.
18:23ça c'est vrai.
18:23On a besoin
18:24parce qu'on n'est
18:24sinon pas tellement
18:25connus
18:26des français
18:27puisqu'on est
18:27présent essentiellement
18:29en Brest
18:29Toulon
18:30ou connu
18:30par le petit bout
18:31de la lorniette
18:31enfin par l'image
18:32d'épinale
18:32alors que quasiment
18:33un jeune sur deux
18:34qui s'engage
18:34vient de l'intérieur
18:35des terres
18:35on a aujourd'hui
18:3615% d'ultramarins
18:38dans nos chiffres
18:39de recrutement
18:39et en tout cas
18:41on a bien vu
18:41avec les 400 ans
18:42puisque la marine
18:43aussi est une vieille dame
18:44qui est à la pointe
18:44de la technologie
18:45mais qui existe
18:46depuis un moment
18:49et on a vu
18:50toute l'appétence
18:51des jeunes
18:51pour une forme
18:52d'engagement
18:53qui est un peu plus light
18:54qui s'appelle
18:54la préparation militaire marine
18:55qui permet
18:55dès 15 ans
18:56de découvrir
18:57donc en parallèle
18:58de ces études
18:58ça répond vraiment
19:00à un engagement
19:01pour la France
19:01on revient toujours
19:02à cette quête de sens
19:03et après les formes
19:04d'engagement
19:05peuvent être hybrides
19:05c'est à dire que
19:06certains peuvent décider
19:07de s'engager d'actifs
19:08d'autres avec
19:09la PMM
19:11le service national
19:11ou la réserve opérationnelle
19:13aussi
19:13qui est une forme
19:14d'engagement
19:15qui permet de concilier
19:16une vie militaire
19:17et puis une vie professionnelle
19:18une vie civile
19:19merci de nous avoir rendu visite
19:21de nous avoir éclairé
19:21donc le GIFAS
19:22évidemment un site internet
19:23j'imagine que
19:24et vous êtes en charge
19:25de la formation
19:26justement
19:27donc Aéro Recruite
19:27toutes les informations
19:28sur les métiers
19:29et les formations
19:30j'étais déjà allé
19:31sur votre site
19:31Aéro Recruite
19:32vous êtes déjà venu
19:33nous parler
19:33merci de nous avoir rendu visite
19:35cher Saoussen
19:35Ayari Poulikin
19:37vous êtes directrice
19:37des affaires sociales
19:38de la formation
19:39au GIFAS
19:39combien d'entreprises ?
19:40535
19:42535 belges entreprises
19:43avec des très très grosses
19:43et 230 000 salariés
19:45et 230 000 salariés
19:46c'est un secteur qui pèse
19:47merci à vous
19:48cher Mario Benedetti
19:49capitaine de vaisseau
19:50mais aujourd'hui
19:50commandant du service
19:51recrutement
19:51à la Marine Nationale
19:52et vous faites le tour
19:53des plateaux télé
19:54pour dire
19:54venez à la Marine Nationale
19:56le site La Marine Recruite
19:57qui est là aussi
19:58notre marque employeur
19:59très visible
20:01et merci à Julien Charlier
20:03de nous avoir éclairé
20:04vous êtes le directeur général
20:05de Manpower France
20:07merci à vous
20:08merci à toute l'équipe
20:09merci à Mani
20:10à la réalisation
20:11merci à Paul Hausson
20:12et merci évidemment
20:13l'incontournable Nicolas Juchat
20:15merci à vous
20:16pour votre fidélité
20:16et vos messages
20:17je vous dis à très bientôt
20:18bye bye
20:18merci à tous