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Vendredi 9 octobre 2026, retrouvez Benjamin Suchar (fondateur, Worklife), Sawsen Ayari-Pouliquen (directrice des Affaires sociales et de la formation, GIFAS), Mario Benedeti (commandant du service recrutement, Marine nationale) et Julien Charlier (directeur général, Manpower France) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16On parle des tickets restos, tout le monde connaît les tickets restos, sont-ils en danger ?
00:21On va en parler avec Benjamin Suchart, il est le CEO de WorkLife.
00:24Un débat parlementaire va avoir lieu et qui peut remettre en question le modèle.
00:28Peut-être, on fait le point avec lui dans quelques instants.
00:31Le cercle RH, on va parler d'emploi dans la défense, l'aéronautique, avec des enjeux très forts de recrutement
00:37évidemment,
00:37des enjeux de souveraineté aussi et on en débattra avec Julien Charlier, le directeur général de Manpower France.
00:43Il est notre invité, il sera accompagné de Mario Benedetti, commandant du service de recrutement de la Marine Nationale qui
00:49recrute,
00:50on en a déjà parlé, et Soassène Ayari-Poulikin, directrice des affaires sociales et de la formation au GIFAS.
00:56On fera le point avec eux sur ces enjeux de recrutement et de souveraineté.
01:01Tout de suite, c'est Bien dans Soundjob.
01:15Bien dans Soundjob pour parler des tickets restaurant.
01:18On en a beaucoup parlé, alors on en a parlé pendant la période Covid, on en a parlé après le
01:22Covid,
01:23qui était un outil, ce ticket restaurant, pouvoir d'achat, puisqu'on découvre qu'avec ce ticket,
01:27on achète souvent sa nourriture pour le midi au travail, mais pas seulement.
01:32Et on en parle avec vous, Benjamin Suchard.
01:33Vous êtes le CEO de Worklife, qui est une solution qui fait partie des marques,
01:39qui propose aux salariés, alors quoi, une carte sur laquelle il y a tout dessus.
01:44Exactement.
01:45Vous avez vos titres restaurant, mais vous avez aussi le financement de la mobilité,
01:48de votre garde d'enfants, vos cadeaux, vos vacances.
01:51On retrouve aussi tous vos frais professionnels.
01:54Donc on va regrouper dans un seul endroit tous vos avantages sociaux.
01:57Alors, il y a une chose intéressante que vous portez,
01:59parce qu'un débat parlementaire a eu lieu en commission des affaires sociales,
02:03il va arriver dans l'hémicycle aux alentours du 10-12 octobre.
02:06Là, vous soulevez, comme on dit, un loup.
02:09C'est une étude sur l'analyse socio-économique du dispositif des titres restaurant,
02:14et non pas des tickets restaurant, que vous avez porté.
02:16Et vous dites, attention, danger, les commissions sont trop importantes.
02:21Expliquez-nous, parce que le consommateur qui donne son ticket,
02:23il ne sait pas ce qui se passe derrière en coulisses.
02:25Oui, il faut comprendre qu'en fait, quand vous utilisez un titre restaurant,
02:29la réalité, c'est que le commerce qui va les accepter va payer une commission.
02:33Que cette commission, elle est de l'ordre de 5%
02:36et qu'elle n'a cessé d'augmenter ces dernières années,
02:38alors même que le titre s'est dématérialisé.
02:41On est passé du papier à la carte.
02:43Donc, ça veut dire concrètement quoi ?
02:45Ça veut dire que quand vous vendez,
02:46quand les entreprises vendent leurs titres restaurant,
02:49elles font des prix qui sont gratuits, voire négatifs.
02:52Ça veut dire concrètement qu'elles vont donner de l'argent,
02:54les émettrices de tickets restaurant,
02:57auprès des entreprises.
02:59Et c'est derrière le consommateur, le bénéficiaire,
03:02quand il l'utilise,
03:03qui va en réalité faire payer les restaurateurs.
03:06Alors, les restaurateurs qui commencent à se rebiffer,
03:08parce que c'est ce que vous soulevez,
03:09il y a 89% de ces restaurateurs
03:11qui ont déjà refusé un titre restaurant.
03:13Et vous qui nous regardez,
03:15peut-être que vous avez eu un commerçant
03:16qui vous a dit, désolé, je les prends plus.
03:18En un mot, ça me coûte trop cher.
03:20Bah oui, de plus en plus.
03:21Il y en a un tiers aujourd'hui qui ont refusé
03:23et 9 sur 10 qui envisagent de le faire.
03:25Ça leur coûte beaucoup trop cher.
03:26Il faut bien se rendre compte.
03:28C'est 5 à 10 fois plus qu'une commission bancaire.
03:32Qu'est-ce qui justifie aujourd'hui,
03:34où les titres restaurants sont ni plus ni moins
03:36qu'une carte et qui fonctionnent
03:38comme les cartes bancaires classiques ?
03:39Eh bien, qu'est-ce qui justifie
03:40le fait de pouvoir prendre autant de commissions ?
03:42Et ça, c'est un point important
03:44parce que les titres restaurants,
03:46dans l'étude qu'on a démontré,
03:48c'est 51% du budget alimentaire
03:51de leurs bénéficiaires.
03:52C'est énorme.
03:54Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
03:55Ça veut dire que demain, si ça continue comme ça,
03:57vous avez de plus en plus de commerces
03:59qui vont refuser les titres restaurants
04:01et c'est donc une question
04:01de pouvoir d'achat des Français.
04:02Donc, il y a véritablement un danger
04:04sur ces tickets restaurants
04:06dont vous parlez, 64.
04:08On est passé de 24% à 60%
04:10de refus commerçants.
04:11Donc, ça veut dire que c'est un sujet
04:12qui impacte les commerçants
04:13puisqu'eux-mêmes, évidemment,
04:15ont leur revenu qui baisse.
04:16Moins de consommateurs,
04:18hausse des matières premières.
04:18Vous, vous portez cela, je dirais,
04:21à l'Assemblée.
04:21J'imagine que des députés
04:23portent votre voix.
04:24Est-ce que vous avez le sentiment
04:25d'avoir gain de cause ?
04:27Alors, c'est intéressant.
04:28Oui, de manière large,
04:30ce débat, il est maintenant transpartisan.
04:32C'est à l'Assemblée le lundi 12 octobre.
04:34Et qu'est-ce qu'on voit ?
04:35C'est que sur les 11 groupes parlementaires,
04:37il y en a 9 qui ont déposé un amendement
04:40qui vise à encadrer ces commissions
04:42aux alentours de 2 à 2,5%.
04:44Alors, Benjamin, il faut préciser que vous,
04:46parce que vous dirigez une entreprise,
04:48vous portez aussi une forme de lobbying
04:49sur ce sujet,
04:50vous êtes à combien, vous, en commission ?
04:51Aujourd'hui, nous,
04:52on a des commissions de cartes bancaires.
04:54Donc, c'est 1,5%.
04:55C'est exactement la même chose
04:57que n'importe quelle carte d'entreprise.
04:58Donc, quand vous utilisez
04:59une carte Work Life
05:01pour payer vos titres restaurant,
05:02ça coûte ni plus ni moins
05:03la même chose
05:04qu'une carte Visa, Mastercard
05:06ou CB d'une entreprise.
05:08Ça veut dire que là,
05:09il y a des concurrents
05:09qui nous regardent,
05:10qui vous regardent,
05:11qui observent ce débat de très près,
05:13qui vont avoir un manque à gagner.
05:15C'est ce que vous êtes en train de nous dire, là.
05:16Mais je vais même vous dire plus.
05:17Aujourd'hui, c'est un marché
05:18qui est jugé défaillant
05:19par l'autorité de la concurrence.
05:21C'est un oligopole,
05:23c'est-à-dire que vous avez 4 acteurs
05:25qui, depuis des dizaines d'années,
05:27concentrent 99% du marché.
05:29Ça empêche tout nouvel acteur de rentrer
05:31parce que vous avez finalement
05:33des restaurateurs
05:33qui n'ont pas la capacité de négocier,
05:35parce que ça représente trop
05:36dans leur chiffre d'affaires,
05:38qui sont donc obligés
05:40soit d'augmenter leur prix,
05:41soit finalement d'essayer
05:44de faire comme ils peuvent
05:45et certains qui refusent.
05:46Et donc là, en effet,
05:47c'est pour la première fois
05:48un vrai débat qui s'inscrit
05:50et une possibilité
05:51d'aller changer ce système.
05:52Alors, par contre,
05:53vous ne vous remettez pas en question,
05:54évidemment, tous les avantages
05:55qui ont été acquis
05:56au fur et à mesure des lois
05:58au Covid,
05:58l'utilisation le dimanche,
05:59on n'utilise pas que
06:00pour le repas du midi,
06:01mais on peut l'utiliser
06:02pour faire ses courses,
06:03ce qui a beaucoup agacé
06:03d'ailleurs les restaurateurs,
06:04par ailleurs.
06:05Bien sûr.
06:05Ça, vous le validez,
06:06vous ne le remettez pas en question.
06:07Nous, on est assez neutre
06:08sur ce point-là,
06:10mais vous avez raison
06:10de le souligner.
06:11Aujourd'hui, c'est devenu
06:11un vrai outil de pouvoir d'achat.
06:13C'est dur de revenir en arrière.
06:15Vous parlez de l'utilisation
06:16le dimanche,
06:17c'est un des amendements
06:18et je comprends très bien
06:19qu'on le soutienne aujourd'hui.
06:21La réalité pour les restaurateurs,
06:23pour pouvoir récupérer
06:24leurs marges,
06:25eh bien, en fait,
06:26tout simplement,
06:26c'est de plafonner les commissions.
06:28Concrètement, ça veut dire quoi ?
06:29C'est-à-dire que si vous plafonnez,
06:30par exemple,
06:31à 2, 2,5%,
06:32c'est directement 170 millions d'euros
06:35parce que c'est un marché
06:36qui revient dans les poches
06:36des restaurateurs.
06:38Compte tenu que vous êtes,
06:39vous, à 1,5%.
06:40Nous, on est 1,5%.
06:411,5%.
06:41Exactement.
06:42Et donc, la loi,
06:43vous voulez qu'elle se fixe où ?
06:44Parce qu'à un moment donné,
06:45les législateurs
06:45vont devoir trancher.
06:471,5%, 2%, 3%.
06:48Nous, ce qu'on dit,
06:48c'est que ça doit être
06:49le plus proche
06:49des commissions de carte bancaire.
06:51Idéalement, c'est 1,5%.
06:52Mais il faut faire preuve
06:53de compromis.
06:54Vous avez des acteurs
06:55qui, eux, sont à 5%.
06:57Ils ne vont pas faire des efforts ?
06:58Ça veut dire quoi ?
06:58Ça veut dire que vous divisez en deux.
07:00Vous êtes à 2,5%.
07:00Ça veut dire que vous faites
07:01porter le modèle à équilibre
07:03entre les restaurateurs
07:04et les entreprises.
07:05Et ça, ça nous paraît être cohérent,
07:06par exemple, avec l'ANCV,
07:08vous savez, les chèques vacances
07:10qui est à 2,5%.
07:11Donc là, vous avez
07:11quelque chose de cohérent,
07:12d'équilibré,
07:13sur lequel, en fait,
07:14les Français vont pouvoir
07:15continuer à utiliser
07:16leur titre restaurant
07:17et particulièrement
07:18dans les territoires.
07:19Parce que où est-ce que
07:20les restaurants commencent
07:21à les réfuser en particulier ?
07:23C'est dans les petites bourres,
07:24les petites villes.
07:24Ça coûte beaucoup trop cher.
07:26Et où le volume d'activité
07:27a baissé aussi
07:28sur ces territoires.
07:29Merci, Benjamin Suchard,
07:30nous avoir éclairé
07:31sur les coulisses
07:32ce qui se cache
07:33derrière votre ticket restaurant
07:34quand vous le donnez
07:35et quand, parfois,
07:35on vous le refuse
07:36parce que c'était le sujet du jour.
07:38C'est un vrai plaisir
07:38de vous accueillir.
07:39CEO de Work Life,
07:40qui est évidemment
07:41un des acteurs de ce sujet
07:43pour que les choses
07:43soient totalement transparentes.
07:44Merci à vous.
07:45On tourne une page.
07:46On s'intéresse évidemment
07:47dans notre débat
07:49à un sujet important,
07:51le recrutement
07:51dans le secteur de la défense,
07:53secteur tendu,
07:55dans l'aéronautique aussi,
07:56avec la recherche
07:57de salariés techniques,
07:59manuels,
07:59de techniciens,
08:00et on en manque.
08:01On fait le point
08:02avec mes invités.
08:03C'est le Cercle RH
08:04et c'est le débat.
08:05Tout de suite.
08:18Smart Job,
08:19notre débat
08:20pour parler
08:20des enjeux de recrutement
08:21dans le secteur
08:22de la défense
08:22et plus largement
08:23d'ailleurs
08:23dans le secteur
08:24de l'aéronautique,
08:25avec un budget
08:27de la défense
08:27sanctuarisé et augmenté.
08:29D'ailleurs,
08:29on en parlera peut-être
08:30et avec des enjeux
08:31de recrutement tendu,
08:32secteur tendu
08:33avec des techniciens,
08:35des ouvriers spécialisés
08:36dont on manque.
08:38Comment faire ?
08:38Comment redonner aussi
08:39d'attractivité
08:40à la fois
08:41à ces métiers
08:42et au secteur ?
08:43On en parle
08:43avec mes invités.
08:45Julien Charlier,
08:45ravi de vous accueillir.
08:46Vous êtes le directeur général
08:48de Manpower France.
08:49On fera le point
08:50évidemment sur l'action
08:51que vous menez
08:51en matière de ces secteurs
08:53et de ces métiers
08:54et de la formation
08:55parce qu'il faut évidemment
08:56former.
08:56On parlera des femmes
08:57et des jeunes,
08:58il ne faut pas les oublier
08:58parce que l'armée
08:59leur temps ouvre grand
09:00ses bras.
09:01Avec nous,
09:02Sao Sen Ayari Poulikin,
09:04ravi de vous accueillir.
09:05Directrice des affaires sociales
09:07et de la formation
09:07au GIFAS.
09:08Vous nous expliquerez
09:09ce que fait le GIFAS
09:10et puis qui est à l'intérieur
09:11du GIFAS
09:12avec de très belles entreprises
09:14de l'aéronautique.
09:15Né en 1908,
09:16c'est ça ?
09:17C'est ça.
09:17Plus que centenaire
09:18et avec nous,
09:19Mario Benedetti.
09:20Bonjour,
09:21monsieur le capitaine
09:22de vaisseau,
09:23commandant du service
09:23recrutement de la Marine nationale.
09:25La Marine nationale
09:26qui recrute,
09:26je commence par vous
09:27puisque on est dans
09:28un climat un peu anxiogène.
09:30On parle beaucoup de guerre,
09:32on a beaucoup d'images de guerre,
09:33on parle beaucoup
09:34de souveraineté.
09:35On voit que l'armée accélère.
09:37J'imagine que la marine
09:39n'est pas en reste.
09:39Le niveau de recrutement
09:40est de combien là ?
09:41Vous avez combien
09:41de recrutement ouvert ?
09:42Alors cher monsieur,
09:43cette année,
09:44nous recrutons 5000 jeunes
09:45donc de 16 à 30 ans
09:47et l'augmentation
09:48est de 20%
09:49par rapport à l'année dernière.
09:51Cette augmentation,
09:52elle est portée notamment
09:53par le nouveau service national
09:54qui a été lancé
09:55par le président
09:56et donc nous recrutons
09:58dans tous les secteurs,
10:00tous les métiers,
10:0080 métiers,
10:01donc voilà,
10:02des métiers manuels.
10:03Service national,
10:03pour vous,
10:03c'est un vivier ?
10:04Alors service national,
10:05c'est potentiellement
10:07un futur vivier.
10:07Le service national
10:08répond à des objectifs
10:09de protection du territoire,
10:11de renforcement
10:12de la cohésion,
10:12mais également potentiellement
10:14de vivier
10:15pour des jeunes
10:16qui souhaiteraient,
10:16après une année de césure,
10:18s'engager dans la marine.
10:19Et donc là,
10:19cette année,
10:20nous recrutons
10:20nos 600 premiers jeunes
10:22du service national
10:23sur les 5000.
10:24Ça au sein,
10:25le GIFAS,
10:26en quelques mots
10:26qu'on comprenne
10:27parce qu'on n'est pas loin
10:28de l'armée
10:29mais c'est pas 100% militaire
10:31même si parmi les membres
10:32du GIFAS,
10:33il y a des entreprises militaires.
10:35C'est quoi le GIFAS
10:35et qu'est-ce que vous faites
10:36concrètement pour l'emploi ?
10:38C'est le groupement
10:38des industries françaises
10:40de l'aéronautique
10:40et du spatial
10:41et ça rassemble
10:43535 adhérents,
10:44donc entreprises
10:45de toute taille,
10:46grand honneur d'ordre
10:47que l'on connaît tous
10:48mais également
10:49des équipementiers
10:50et toute la chaîne
10:51de sous-traitance
10:51de PME
10:53et start-up
10:54qui la compose.
10:55Je vais donner la parole
10:56à Julien
10:57mais un petit mot
10:57quand même
10:58sur ce que j'évoquais
10:58sur les tensions
10:59de recrutement.
11:00Est-ce que les entreprises
11:01membres du GIFAS
11:02vous le signalent,
11:03vous disent
11:04on peine à recruter,
11:05on n'a pas la manœuvre
11:06qui va bien ?
11:07Ça fait un certain nombre
11:08d'années qu'on parle
11:09de ces tensions
11:09de recrutement
11:10qui s'exacerbent
11:11avec le temps
11:12puisqu'on est un certain
11:13nombre de filières
11:13industrielles
11:14qui recrutent
11:15au même moment,
11:16des profils similaires
11:17de techniciens
11:18qui sont souvent
11:19des métiers
11:19moins bien aimés
11:21des jeunes
11:22et donc ces tensions
11:24de recrutement
11:24depuis la sortie du Covid
11:25sont toujours présentes.
11:27Il y a un double défi
11:28aujourd'hui,
11:28c'est ces tensions
11:29de recrutement
11:29mais également
11:30la fidélisation
11:31des salariés
11:31et l'intégration
11:32de ces nouveaux salariés
11:34dans les entreprises.
11:35Le GIFAS,
11:35c'est aussi des salariés
11:36de droits privés,
11:37on est bien d'accord ?
11:38Ce sont des salariés
11:39de droits privés.
11:41Effectivement,
11:41le marché de la défense,
11:42puisque c'est un marché
11:43pour les entreprises
11:45industrielles,
11:45aéronautiques,
11:47représente à peu près
11:48un quart du chiffre
11:50d'affaires total
11:50de la filière.
11:51C'est un peu plus dur
11:52de pouvoir contourer,
11:54on va dire,
11:54les emplois directement
11:55mais ça donne
11:57des ordres de grandeur.
11:57Julien Charlier,
12:00Manpower observe évidemment
12:01cette situation
12:02de tension sur le marché
12:03et vous avez décidé
12:04d'accélérer sur ce sujet.
12:05Comment vous faites
12:06très concrètement ?
12:07Tout à fait.
12:08Déjà,
12:08pour rebondir
12:08sur ce que disait Madame,
12:09on observe que
12:10trois quarts des recruteurs,
12:11qu'ils soient dans la défense
12:12ou pas,
12:13déjà peinent à recruter.
12:14C'est encore plus vrai
12:15dans le marché de la défense
12:16alors que paradoxalement,
12:17on a un chômage
12:18qui augmente.
12:19Donc,
12:19il y a une vraie question
12:20d'attractivité
12:21et d'orienter
12:22les bons profils
12:23vers ces besoins
12:24qui sont importants.
12:25C'est tout le rôle
12:26de Manpower.
12:26Manpower,
12:27c'est un peu plus
12:28600 agences en France,
12:29plus de 80 000 intérimaires
12:31tous les jours en poste,
12:32plus de 20 000 recrutements
12:33par an.
12:34Notre principale activité,
12:35c'est l'industrie
12:36et en particulier
12:37l'aéronautique
12:37et la défense.
12:38Et nous,
12:39on est là pour,
12:39comme je le disais,
12:40orienter les bons profils
12:42qui soient jeunes
12:43ou expérimentés d'ailleurs
12:44vers ces besoins
12:45de la défense,
12:47sécuriser les parcours
12:47de ces intérimaires
12:48parce que l'intérim,
12:49ce n'est pas de la précarité,
12:50mais on peut le sécuriser
12:51notamment à travers
12:52du CDI intérimaire.
12:54Sécuriser aussi
12:54les employeurs
12:55parce que ça permet aussi
12:56de choisir,
12:57ne prenez pas moins de risques
12:58avec de l'intérim.
12:59Avec des deux côtés,
12:59j'ai envie de dire.
13:00Sécuriser des deux côtés
13:01et puis,
13:01comme on peut le faire très vite,
13:03l'intérim,
13:03c'est hyper réactif,
13:04ça permet d'accélérer
13:05la montée en puissance industrielle,
13:07notamment dans la défense.
13:09Juste un mot,
13:10vous parlez de 600 agences,
13:11ça veut dire
13:11que les collaborateurs terrain
13:12qui sont frontalement
13:13confrontés aux clients,
13:15au public,
13:15il faut qu'ils les flèchent
13:16en leur disant
13:17mais vous avez pensé
13:17au secteur de la défense,
13:18vous avez pensé
13:19à l'aéronautique ?
13:20Parce que c'est vrai
13:20que c'est un secteur,
13:21on le connaît tous
13:22mais on n'y va pas forcément.
13:24Exactement.
13:25Donc nous,
13:26à peu près 35%
13:27de nos intérimaires
13:28sont des jeunes
13:29de 18 à 25 ans.
13:31Et donc on a un rôle
13:31effectivement
13:32de les orienter
13:33vers les bonnes opportunités
13:34qu'ils ne connaissent pas toujours
13:35ou comme vous le disiez madame,
13:37qui sont sous de désaffection
13:39alors que c'est des jobs fantastiques,
13:41techniques,
13:41qui peuvent être passionnants
13:42dans des contextes passionnants
13:43comme la marine.
13:45Donc on a ce rôle-là
13:46et puis on a le rôle
13:46de les former
13:47parce qu'une des principales barrières
13:49aussi c'est la formation
13:50et des métiers
13:50qui restent assez techniques.
13:51La qualification.
13:52Exactement.
13:53Un soudeur,
13:54c'est un métier qui s'apprend.
13:56Un chaudronnier,
13:57un métallier,
13:58un technicien,
13:59vous de votre côté,
14:00vous intégrez ces jeunes,
14:01on parlait du service national,
14:02du service,
14:04ces jeunes non formés
14:05qui vous disent
14:05moi je veux entrer dans la marine,
14:06alors il y a un peu
14:07l'image d'Épinal,
14:07je veux être combattant,
14:09je veux partir en mer
14:10parce que c'est aussi
14:10cette aventure-là,
14:11la marine.
14:12Vous, vous nous dites
14:13mais non,
14:13c'est aussi des gens
14:14qui vont être sur terre,
14:16c'est des gens
14:16qui vont réparer les bateaux,
14:17c'est des gens
14:17qui vont gérer
14:18les services informatiques,
14:19c'est ça le sujet.
14:20Exactement,
14:20on offre vraiment
14:22une variété très large
14:23de métiers,
14:24donc les jeunes
14:24qui nous rejoignent
14:25vont après évoluer
14:26soit sur bateau-surface,
14:28soit sur sous-marin,
14:29dans l'aéronautique navale
14:30ou à terre,
14:30notamment comme marin combattant,
14:32fusier marin
14:32ou sur les salmats forts.
14:33Formation difficile.
14:35Et donc l'enjeu,
14:36c'est justement
14:36de leur donner
14:37les clés de la réussite,
14:38d'abord de faire connaître
14:40cette variété des métiers
14:41et puis comme ça a été dit
14:42par monsieur et madame,
14:43on a aussi un enjeu
14:44de formation,
14:45c'est-à-dire qu'aujourd'hui
14:46on a des jeunes
14:47en niveau bac
14:48qui se disent
14:49j'ai pas envie
14:50de rentrer dans la marine
14:52sans avoir
14:52une formation académique
14:53en parallèle
14:54et on propose maintenant
14:55une formation académique
14:56sous statut militaire.
14:57On a commencé en 2024
14:58niveau technicien-opérateur
15:00puisque les technicien-opérateur
15:02ça représente
15:04à peu près 93%
15:05de notre recrutement
15:06dans des métiers
15:07qui sont les métiers de niche,
15:09les métiers du haut
15:10un peu en tension,
15:11c'est-à-dire les métiers
15:11du numérique,
15:12de l'électricité,
15:13du nucléaire,
15:14les métiers aussi
15:15de l'aéronautique
15:16et puis ça peut être aussi
15:17des métiers plus manuels
15:18comme la restauration
15:19puisque sur un bateau
15:20en réalité c'est une ville
15:21flottante,
15:22on a toutes les compétences
15:23et on a aussi
15:24un bateau sous-marin
15:26et on a bien sûr
15:26cette exigence aussi
15:28d'accélération
15:29de la technologie
15:31c'est-à-dire
15:31l'essor de l'IA
15:32et du numérique
15:33qui transforment
15:34nos compétences,
15:35enfin nos capacités
15:36et donc le besoin
15:37de génération
15:38de compétences derrière.
15:39Juste double question,
15:40il y a à la fois
15:40les enjeux de souveraineté,
15:41je l'évoquais quand même
15:43on a des informations
15:44parfois contredites,
15:46on dit que ce sont
15:46des fake news
15:47mais on voit quand même
15:48que les guerres
15:48sont aux portes de l'Europe.
15:50Est-ce qu'il y a,
15:50vous sentez aussi
15:51un sursaut côté GIFAS ?
15:52Est-ce qu'il y a
15:53une partie de notre jeunesse,
15:54une partie des Français
15:55qui disent
15:56je vais plutôt m'orienter
15:57vers ce secteur-là
15:57pour des raisons
15:58de souveraineté,
15:59des questions
15:59d'engagement
16:00presque citoyen ?
16:01Vous le ressentez
16:02ou pas ça ?
16:03Ou il n'y a pas
16:03de signaux faibles
16:04sur ce sujet ?
16:05On ressent que
16:06la notion de souveraineté
16:08industrielle
16:08avant les enjeux
16:09de défense
16:10s'était bien installée
16:11déjà en France
16:12et c'était intéressant
16:13et donc avec
16:14effectivement
16:15la dimension défense
16:16il y a eu
16:18des explications
16:19et effectivement
16:20un sentiment
16:22à défendre
16:23sur ces enjeux
16:25qui a pu avoir lieu
16:27mais finalement
16:28de ce qu'on entend
16:30des entreprises
16:32la souveraineté
16:33industrielle
16:33en fait porte
16:35largement
16:36et donc
16:37les enjeux de défense
16:39sont sous-tendus
16:40à ces enjeux
16:40de souveraineté
16:41en fait
16:41On parle des salariés
16:43on est dans un contexte
16:44de climat inflammable
16:46des lycéens
16:49qui est revendique
16:50qui pour certains
16:51casse
16:53et il y a quand même
16:54en bout de chaîne
16:55des chefs d'entreprise
16:56qui vous disent
16:56moi j'arrive avec des gens
16:58qui ne sont pas formés
16:58ils ont fait des études
17:00ils n'ont pas le niveau
17:00est-ce que cette question-là
17:02impacte aussi
17:02les entreprises d'intérim
17:03comme la vôtre
17:04où il faut quand même
17:05répondre à un service
17:07à une qualité de service
17:08à une compétence
17:09et on a le sentiment
17:10aujourd'hui
17:10que la formation
17:11elle n'est pas là
17:12sans remettre en question
17:13le modèle éducatif
17:14mais quand même
17:16Je dirais que c'est plutôt
17:16que les compétences
17:18maintenant
17:18pour rentrer dans le marché
17:19du travail
17:19sont différentes
17:20avant on était plutôt
17:21dans un besoin technique
17:23et maintenant
17:24les employeurs doivent accepter
17:25de recruter
17:26des savoir-faire
17:27et des savoir-être aussi
17:29pardon
17:30des savoir-être
17:30vous avez raison
17:30des savoir-être
17:31une capacité à s'adapter
17:34une capacité à apprendre
17:36et effectivement
17:36aussi même
17:37du relationnel
17:39et construire le technique
17:40et le savoir-faire
17:41sur ça
17:42sur site
17:43donc pour le coup
17:43sur site
17:44ou avec des acteurs
17:45comme nous
17:45ou d'autres
17:46ça peut être aussi
17:47de la formation
17:48hors des cursus
17:50hors de l'éducation nationale
17:51bien sûr
17:52pour un adulte
17:53pour une reconversion
17:54parce que c'est un sujet
17:54voilà
17:55des passerelles professionnelles
17:56mais c'est le savoir-être
17:57la capacité
17:58à apprendre
17:59de nouvelles compétences
18:00et avec l'IA
18:01le numérique
18:01à se former
18:03même en continu
18:03parce que ces compétences
18:04elles changent
18:05très très rapidement
18:05aujourd'hui
18:06c'est plutôt ça
18:07qu'il faut rechercher
18:07et qu'il faut obtenir
18:08mais dans l'armée
18:09excusez-moi
18:09vous êtes militaire
18:10dans la marine
18:11mais vous êtes de l'armée française
18:12bon là il y a un cadre
18:13enfin je veux dire
18:14quand on rentre dans l'armée
18:16on a une discipline
18:17on a des règles
18:18on est d'accord
18:19donc là le savoir-être
18:21il est relativement réduit
18:22on ne laisse pas
18:23la personnalité s'exprimer
18:24alors je dirais
18:25qu'en réalité
18:26le jeune
18:26qui entre dans la marine
18:28il rentre dans un cycle
18:29d'apprentissage
18:30qui est continu
18:31c'est à parler
18:32je crois qu'il disait
18:33que la mer
18:33c'est un milieu exigeant
18:34qui exige justement
18:35un long apprentissage
18:37une grande humilité
18:38donc on ne se couche jamais
18:39sans avoir appris
18:39quelque chose de nouveau
18:40chaque marin
18:41est formé 22 jours
18:43par an
18:44en formation continue
18:45donc en plus du bagage
18:46académique
18:47qu'il a pu avoir
18:47en dehors de l'école
18:48ou au sein
18:50en dehors de la marine
18:51ou au sein de la marine
18:52et donc on a
18:53effectivement
18:54ce besoin continu
18:56de monter en compétence
18:57parce que
18:58ce qui est aussi
18:59assez extraordinaire
19:00et ce qui fait
19:00l'attractivité de la marine
19:01c'est qu'un marin
19:02n'a pas qu'un seul métier
19:03sur un bateau
19:04en réalité
19:05le marin
19:05il va être détecteur
19:06il va être navigateur
19:07canonnier
19:08et puis en même temps
19:09il peut être pompier
19:10il peut être manœuvrier
19:11j'ai mal posé ma question
19:12Mario Benedetti
19:12je redis
19:13dans un climat
19:14où on voit
19:15une forme de dérégulation
19:17les manifestations
19:17en sont l'incarnation
19:18j'entends parmi
19:20les revendications
19:20les programmes sont trop lourds
19:22on a une charge mentale
19:23trop forte
19:23je veux dire
19:24l'armée c'est la discipline
19:25quand même
19:26excusez-moi
19:27c'est un cadre
19:27la marine offre
19:28effectivement
19:29un cadre
19:30un cadre
19:30à des jeunes
19:31qui sont en quête de sens
19:32effectivement
19:33on parle de servir la nation
19:35de chercher à se dépasser
19:36et puis aussi
19:37de rejoindre un collectif
19:38c'est le fameux
19:39esprit d'équipage
19:40quand on est face
19:40à un milieu
19:41qui est exigeant
19:42comme la mer
19:43c'est l'esprit de cordée
19:44pour les alpinistes
19:45par exemple
19:46on a besoin de ça
19:47et on se dépasse
19:48collectivement
19:49et ça
19:49c'est un game changer
19:51qui est énorme
19:52et souvent
19:52les jeunes
19:54le découvrent
19:55ils reçoivent
19:55beaucoup plus
19:56qu'ils ne donnent
19:56et ils l'apprécient
19:58et puis il y a aussi
20:00un retour sur
20:00investissement du jeune
20:01c'est-à-dire qu'il y a
20:02un escalier social
20:03qui est reconnu
20:04bien fonctionné
20:05au sein de la marine
20:06vous c'est l'escalier
20:06c'est pas l'ascenseur
20:07alors voilà
20:07c'est à la force des jarrets
20:09non non
20:09c'est à la force des jambes
20:10il n'y a pas
20:11dans les bateaux
20:11c'est l'escalier
20:12mais vous voyez
20:13on parlait de Macara
20:14qui était intervenu
20:15l'année dernière
20:16sur ce plateau
20:17son prédécesseur
20:18est entré amiral
20:19entré pardon
20:20Matelot
20:20et aujourd'hui
20:21est amiral
20:21il commande le pôle
20:22des écoles
20:22de la Méditerranée
20:23on a plein d'exemples
20:24j'ai croisé récemment
20:25Nadia
20:26qui est rentrée
20:27via l'école des mousses
20:28donc à 16 ans
20:29sans niveau 3ème
20:30et aujourd'hui
20:31elle va probablement
20:32devenir officier
20:33on a beaucoup d'exemples
20:34comme ça
20:35ce que je veux dire
20:35qui illustrent
20:36le propos que je tiens
20:37la réussite sociale
20:38la réussite sociale
20:39de grandir
20:39dans une institution
20:40il n'y a pas place
20:41à la sinistrause
20:42il n'y a rien
20:43il n'y a pas de schéma établi
20:43il y a une vraie
20:44égalité des chances
20:45j'avais un peu envie
20:46de rebondir
20:47avec cet angle là
20:49qui effectivement
20:50la question du savoir-être
20:52elle est présente
20:53elle est présente
20:54régulièrement
20:55sans doute
20:55pour chacune des générations
20:57qui arrivent
20:58sur un marché du travail
20:59et aujourd'hui
21:00ce qu'il faut mettre en avant
21:01c'est
21:02la place
21:03qui est offerte aux jeunes
21:05en fait
21:05dans des organismes
21:06de formation
21:07aujourd'hui
21:07ils ne sont pas complets
21:08en fait
21:09on n'attire pas assez
21:10dans les métiers
21:10parce qu'on n'attire pas assez
21:11dans les formations initiales
21:13qui mènent à ces métiers
21:14tout votre présence
21:15je me permets
21:15exactement
21:16et donc c'est pour ça
21:17qu'on a une marque employeur
21:19qui s'appelle
21:19l'Aéro Recruit
21:20et que d'autres filières
21:21vont avoir
21:22ces engagements là
21:23et il y a des
21:23très bons exemples
21:25qui ressortent
21:25et là récemment
21:26la France a eu
21:27la médaille d'or
21:28avec un jeune apprenti
21:30de chez Airbus
21:30à Shanghai
21:31c'était les WorldSkills
21:33en fabrication additive
21:35donc
21:36notre jeunesse
21:37a également
21:38Thibaut Guilu
21:39était présent
21:40il a beaucoup communiqué
21:40entre autres
21:41avec plein d'autres
21:42mais le patron
21:42de France Travail
21:43était là-bas
21:44quand même
21:45là
21:45Thibaut Guilu
21:46a beaucoup communiqué
21:47aussi sur l'accélération
21:48avec le ministre du Travail
21:50qui était venu
21:51s'exprimer sur notre antenne
21:52en expliquant
21:53qu'il fallait accélérer
21:53l'accrutement
21:54dans la défense
21:55côté Manpower
21:56vous avez aussi
21:57des agences spécialisées
21:58c'est à dire que
21:59il y a quand même
22:00des professionnels
22:01chez vous
22:02spécialisés
22:02pour ces secteurs
22:05pourquoi spécialisés
22:06parce qu'il y a un cadre particulier
22:07parce que ça oblige
22:08parfois il y a des
22:09il y a des tampons défense
22:11il y a des règles particulières
22:12c'est spécial
22:13vous avez quasiment tout dit
22:14c'est spécial
22:15par les métiers
22:17qui sont exercés
22:18métiers industriels
22:19techniques
22:20par le fait
22:21qu'il faut des habilitations
22:22et même
22:23quand vous allez travailler
22:24dans l'aéronautique civile
22:25maintenant
22:26il faut des habilitations
22:28et puis
22:29et puis parce que
22:30c'est aussi
22:32certains clients
22:33le marché de la défense
22:34c'est un marché important
22:35mais au fond
22:37avec une dizaine d'entreprises
22:38vous avez
22:39les plus grands acteurs
22:40et ceux-là
22:41il faut s'occuper d'eux
22:43de manière particulière
22:44ils ont des attentes particulières
22:45donc des jobs particuliers
22:46un cadre réglementaire
22:48c'est peut-être pas le mon terme
22:49particulier
22:49et des clients particuliers
22:51nous amènent à avoir
22:52effectivement une quarantaine
22:53d'agences
22:54spécialisées dans
22:55l'aérodéfense
22:56vous en avez tout
22:57côté GIFAS
22:57et côté marine
22:58le ministre
22:59il y a un peu
23:00moins d'un an
23:00a dit on accélère
23:01pour des raisons de souveraineté
23:03le Charles de Gaulle
23:05partait
23:06naviguer vers le détroit
23:07d'Orboux
23:07c'était dans cette période
23:08on en est où
23:09est-ce que vous avez réussi
23:10à accélérer
23:11est-ce que les entreprises
23:11vous disent
23:12on est toujours au point mort
23:13on galère
23:14pour le dire
23:14un peu cash
23:16alors les entreprises
23:18elles ont déjà accéléré
23:20avant que le ministre
23:21dise d'accélérer
23:22et les cadences
23:24elles sont liées
23:24au carnet de commande
23:25donc si je prends
23:26l'aéronautique
23:27les mille avions
23:28que Airbus
23:29doit sortir
23:29annuellement
23:30les rafales
23:32qui sont également
23:33sur des cadences fortes
23:34donc
23:35en ce terme là
23:36elles ont
23:37recruté
23:38la 21 300
23:39salariés
23:40l'année dernière
23:41elles annoncent
23:41un recrutement
23:42de 20 000 personnes
23:43pour l'année prochaine
23:44et c'est des tendances
23:45qui sont
23:46de cet ordre là
23:47depuis quelques années
23:48donc oui
23:48l'accélération
23:49elle est là
23:50et après
23:51on apprécie
23:52les moyens
23:52qui sont donnés
23:53vers l'industrie
23:54et vers la défense
23:55en particulier
23:55donc on peut
23:56se féliciter
23:57du plan
23:57en faveur
23:58des 100 000 recrutements
23:59ce qui permet d'ailleurs
24:00de sauver notre industrie
24:01il faut quand même
24:01le préciser
24:02notre industrie
24:02va mal
24:03mais l'industrie
24:04de l'armement
24:05de l'aéronautique
24:06permet quand même
24:07à la France
24:07de garder
24:08un savoir-faire
24:09puisqu'on était en train
24:09doucement de le perdre
24:10je ne sais pas ce que
24:11vous en pensez mais
24:11tout à fait
24:12justement je voulais
24:13rebondir là-dessus
24:14nous on observe
24:14depuis mi-2025
24:16que l'industrie
24:17au sens large
24:19vue de l'intérim
24:20est en croissance
24:21sachant que l'intérim
24:22est souvent un indicateur
24:23avancé
24:23de croissance réelle
24:24des activités
24:25parce que
24:26les premiers bras
24:27qu'on recrute
24:28qu'on n'intérime pas
24:28tout va
24:29en tout cas
24:30ça annonce
24:30que ça devrait bien aller
24:31exactement
24:33et donc
24:33il y a une croissance
24:34même significative
24:35qui peut selon les moi
24:36être de 5 à 10%
24:37de l'industrie globale
24:38tirée principalement
24:39par l'aéro
24:40la défense
24:41mais aussi
24:41par le ferroviaire
24:42par certains acteurs
24:43de l'automobile
24:44de l'automobile
24:45certains acteurs
24:46de l'automobile
24:47électrique
24:48voilà
24:48plutôt dans le nord
24:49dans le nord
24:49on est d'accord
24:50dans les gigafactories
24:51puisque vous évoquez
24:52c'est une entreprise
24:52là il y a un besoin
24:53de main d'oeuvre
24:54impressionnant
24:54et de formation
24:55puisqu'il faut aussi
24:56se former
24:57l'intérim
24:57parce qu'il y a aussi
24:58des salariés
24:58qui ne sont pas militaires
25:00mais qui sont des salariés
25:02qui travaillent
25:03au sein de l'armée
25:04l'intérim
25:05je fais la passerelle
25:06vous dites
25:06on y pense
25:07ou vous préférez garder
25:08votre modèle
25:09ça vous fait rire
25:09moi j'aimerais bien
25:10qu'ils y pensent
25:10mais je ne suis pas certain
25:12j'ai envie que vous
25:12vous parliez un petit peu
25:13quand même maintenant
25:14en fait
25:15ce que je vais expliquer
25:16c'est qu'effectivement
25:16la physiognomie de la marine
25:17il y a différents types
25:19de contrats
25:20on a des contrats
25:21le plus court
25:23c'est le contrat
25:24du service national
25:24c'était 10 mois
25:25ça peut aller jusqu'à carrière
25:26mais on a
25:27la majorité de jeunes
25:28qui s'engagent
25:29sur des périodes courtes
25:30de en gros
25:30un an à 4 ans
25:31et après
25:31en moyenne
25:32les gens
25:33et en réalité
25:34ils restent
25:35pour la plupart
25:36jusqu'à 12 ans
25:37mais ce qui est important
25:38je pense
25:38parce qu'on parlait
25:39un peu de renouvellement
25:40capacitaire
25:41et de défis
25:42technologiques
25:43vous avez parlé
25:44du porte-avions
25:45mais le futur
25:45porte-avions France Libre
25:46va arriver
25:47donc il faut générer
25:47déjà les compétences
25:48aujourd'hui
25:49les SNL
25:50de troisième génération
25:50également
25:51les frégates de défense
25:52et d'intervention
25:52qui sont déjà là
25:53et puis la marine
25:54se dronise de plus en plus
25:55donc tout ça
25:56ça tire
25:56les capacités
25:57voilà
25:58on a des flux
25:59des flux entrants
26:00avec une exigence
26:02aussi de jeunesse
26:03et donc
26:04ce qui est vraiment important
26:05là-dedans
26:06c'est d'arriver
26:07à fidéliser
26:08et d'encourager
26:09les carrières à l'ombre
26:10mais aussi
26:10d'encourager les jeunes
26:11à découvrir la marine
26:12donc on a beaucoup
26:13de partenariats
26:14avec par exemple
26:15France Travail
26:15vous parliez du ministre
26:16du Travail
26:17on a un partenariat
26:18au niveau national
26:19on est présent partout
26:21dans une soixantaine
26:22de cirfas
26:22et puis également
26:23Outre-mer
26:23à la fin du mois
26:24je me déplace
26:24à Nouméa
26:25on organise
26:26des forums
26:27des métiers
26:28donc je laisserai arranger
26:29ça c'est vrai
26:29on a besoin
26:30parce qu'on n'est
26:30sinon pas tellement
26:31connus
26:32des français
26:33puisqu'on est présent
26:34essentiellement
26:35Brest, Toulon, Charbourg
26:36ou connus par le petit bout
26:37de la lorniette
26:37enfin par l'image
26:38d'épinale
26:38alors que quasiment
26:39un jeune sur deux
26:40qui s'engage
26:40vient de l'intérieur
26:41des terres
26:41on a aujourd'hui
26:4215% d'ultramarins
26:44dans nos chiffres
26:45de recrutement
26:45et en tout cas
26:46on a bien vu
26:47avec les 400 ans
26:48puisque la marine
26:49aussi est une vieille dame
26:50qui est à la pointe
26:50de la technologie
26:51mais qui existe
26:52depuis un moment
26:55et on a vu
26:56toute l'appétence
26:57des jeunes
26:57pour une forme
26:58d'engagement
26:59qui est un peu plus light
27:00qui s'appelle
27:00la préparation militaire marine
27:01qui permet
27:01dès 15 ans
27:02de découvrir
27:03donc en parallèle
27:04de ces études
27:04ça répond vraiment
27:06à un engagement
27:07pour la France
27:07on revient toujours
27:08à cette quête de sens
27:09et après les formes
27:10d'engagement
27:11peuvent être hybrides
27:11c'est à dire que
27:12certains peuvent décider
27:13de s'engager d'actifs
27:14d'autres avec
27:15la PMM
27:17le service national
27:17ou la réserve opérationnelle
27:19aussi
27:19qui est une forme
27:20d'engagement
27:21qui permet de concilier
27:22une vie militaire
27:23et puis une vie professionnelle
27:24une vie civile
27:25Merci de nous avoir rendu visite
27:27de nous avoir éclairé
27:27donc le GIFAS
27:28évidemment un site internet
27:29j'imagine que
27:30et vous êtes en charge
27:31de la formation
27:32justement
27:33Donc Aéro Recrut
27:33toutes les informations
27:34sur les métiers
27:35et les formations
27:36J'étais déjà allé
27:37sur votre site
27:37Aéro Recrut
27:38vous êtes déjà venu
27:39nous parler
27:39Merci de nous avoir rendu visite
27:41Cher Saoussen
27:41Ayari Poulikin
27:43vous êtes directrice
27:43des affaires sociales
27:44de la formation
27:45au GIFAS
27:45Combien d'entreprises ?
27:46535
27:48535 belles entreprises
27:49avec des très très grosses
27:49et 230 000 salariés
27:51et 230 000 salariés
27:52c'est un secteur qui pèse
27:53Merci à vous
27:54cher Mario Benedetti
27:55capitaine de vaisseau
27:56mais aujourd'hui
27:56commandant du service recrutement
27:57à la Marine Nationale
27:58et vous faites le tour
27:59des plateaux télé
28:00pour dire
28:00venez à la Marine Nationale
28:02Et puis le site
28:02La Marine Recruite
28:03qui est là aussi
28:04notre marque employeur
28:05Très visible
28:06Très visible
28:07Et merci à Julien Charlier
28:09de nous avoir éclairé
28:10vous êtes le directeur général
28:11de Manpower France
28:13Merci à vous
28:14Merci à toute l'équipe
28:15Merci à Mani
28:16à la réalisation
28:17Merci à Paul Hausson
28:18et merci évidemment
28:19à l'incontournable
28:20Nicolas Juchat
28:21Merci à vous
28:22pour votre fidélité
28:22et vos messages
28:23Je vous dis à très bientôt
28:24Bye bye
28:33Merci à vous