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  • il y a 2 heures
Vendredi 9 octobre 2026, retrouvez Patrice Gautry (Chef économiste, Union Bancaire Privée), Alain Durré (Chef économiste Europe, Natixis CIB) et Emeric Blond (Gérant fonds actions, Tailor AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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Transcription
00:08Bonsoir, bienvenue à tous, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition de Smart Bourse.
00:12Voilà pour terminer la semaine sans grande surprise au sommaire de cette édition.
00:17On va s'intéresser bien sûr à ce qui se passe sur les taux qui sont légers reflux mais qui
00:22restent toujours tendus.
00:23On s'intéressera également à la réaction des banques centrales qui vont bientôt rentrer en action à la fin du
00:29mois.
00:30Et puis saison des résultats à haut risque, ça démarre à Wall Street et on verra s'il y a
00:36toujours de l'énergie, de l'envie pour acheter les valeurs,
00:41notamment de la tech. On va en parler avec nos invités dans un instant.
00:44Du côté de la Bourse, le CAC 40 retrouve un peu ses esprits.
00:47L'indice phare de la Bourse de Paris gagne près de 1% ce soir et termine au-dessus des
00:527805 points.
00:55L'indice parisien soutenu par une accalmie sur les cours de pétrole qui permet également aux taux obligataires de dégonfler.
01:02Du côté du pétrole, le contrat de décembre sur le brand de mer du Nord abandonne 1,4% à
01:08102,7 dollars.
01:10Du côté du WTI à New York, on est à 90,5 dollars, moins 1,1%.
01:16Pourquoi ? Tout simplement, cette pression sur les cours du brut s'est atténuée après que Donald Trump a publié
01:21sur son réseau Social Truth
01:24exclure de nouvelles frappes contre l'Iran de la part des Etats-Unis avant, en tout cas, les élections de
01:28mi-mandat.
01:29Du côté de Wall Street également, ça repart un petit peu à la hausse.
01:32Il y avait une petite purge, un mini purge hier, un mouvement de défiance en tout cas,
01:36sur les valeurs notamment de l'intelligence artificielle ou peut-être de la super-intelligence,
01:40c'est maintenant ce qu'on dit, liée notamment à OpenAI qui a pénalisé le secteur des technologies.
01:47La société créatrice de Chagipity n'aurait généré que 50 milliards de dollars de revenus en rythme annuel,
01:54bien moins que ce qu'on avait, que ce qu'on attendait, près de 70 milliards.
01:58Et donc, petite défiance corrigée ce matin, on va en parler dans un instant.
02:01Et puis, je vous le disais au niveau géopolitique, Donald Trump, qui donc a permis cette petite accalmie de son
02:10côté,
02:10selon la télévision d'État, le président iranien, Massoud Pesekchian, a indiqué que son pays était engagé dans un dialogue,
02:16mais à chaque fois que nous négocions avec les Etats-Unis, ils attaquent de nouveau.
02:19Bref, situation pas évidente.
02:22Tout de suite, on se concentre sur la bourse avec nos invités.
02:35Et dans ce parcours, on est ravi d'accueillir sur le plateau Alain Duré.
02:40Bonjour Alain.
02:41Bonsoir.
02:42Alain, vous êtes chef économiste Europe pour Natixi CIB.
02:45Bienvenue à vous.
02:46Merci.
02:46À vos côtés, Patrice Gautry. Bonjour Patrice.
02:49Bonjour.
02:49Vous êtes chef économiste à l'UBP, l'Union bancaire privée.
02:53Bienvenue à vous également.
02:54Et puis, Emmerick Blond. Bonjour Emmerick.
02:56Bonjour.
02:56Emmerick, avec vous, on va parler un petit peu plus d'action,
02:58puisque vous êtes gérant fonds actions chez Taylor AM.
03:02Pour démarrer, messieurs, je vous propose de faire un petit état des lieux.
03:05C'est vrai qu'on a vu notre CAC 40, qui n'en finit pas de dévisser.
03:10On est un petit peu la lanterne rouge, je ne sais pas comment dire ça,
03:14en tout cas sur le marché européen.
03:15C'est peut-être aussi, en relation avec ce qui se passe dans notre beau pays,
03:20un petit peu compliqué au niveau politique, avec des élections qui arrivent,
03:24avec des manifestations ces derniers jours.
03:26Je pense que peut-être ceux qui regardent à l'extérieur ne sont pas forcément rassurés.
03:29Et puis, surtout, ces taux, notamment de l'OAT, qui s'envolent.
03:33Patrice Gautrin, on démarre avec vous.
03:36Voilà, c'est une crainte, en fait, c'est une défiance, aujourd'hui, sur le...
03:39Oui, il y a des inquiétudes, effectivement, sur les marchés,
03:42et notamment de tout ce qui peut constituer les investisseurs étrangers
03:46qui interviennent sur l'OAT.
03:48Donc, on a vu, c'était la semaine dernière, il y a eu beaucoup de coups de semence.
03:52Et ces coups de semence se traduisent aussi par des retraits.
03:54Alors, il y a des investisseurs un peu spéculatifs avec les hedge funds
03:58qui, effectivement, ont appuyé un petit peu là où ça fait mal,
04:02puisqu'il semblerait qu'il n'y ait pas de pilotes, véritablement, dans la politique budgétaire,
04:06où il y a plusieurs pilotes en même temps.
04:07Et donc, la direction de l'avion devient un petit peu plus difficile à estimer.
04:11Et puis, il y a des investisseurs qui sont plus réguliers,
04:13mais qui, dès qu'il y a, effectivement, un petit peu de manque de visibilité,
04:17se retirent, je pense, aux investisseurs japonais.
04:20Et donc, ceux-ci sont partis.
04:22Alors, la bonne nouvelle, c'est peut-être qu'il n'y a pas d'autres vendeurs structurels à venir
04:26qui feraient monter encore les taux d'intérêt de façon démesurée.
04:30Mais par contre, c'est une façon de signaler, de la part des investisseurs étrangers,
04:35qu'il y a un devoir, il y a un devoir à faire,
04:38déjà d'essayer de voter un budget 2027 qui soit à peu près crédible.
04:43Et puis après, c'est peut-être un exercice de clarification de l'ensemble des candidats,
04:48puisque là, on a été dans un début de campagne qu'on peut juger de l'extérieur assez difficile,
04:53avec plein de petites phrases et pas beaucoup de chiffrages.
04:56Et effectivement, le Rassemblement National a proposé des chiffrages.
04:59Pour l'instant, on attend les chiffrages, des précisions sur ces chiffrages,
05:02avant de dire si c'est réaliste ou pas.
05:04Et puis, d'autres chiffrages de la part des autres candidats.
05:07Et ils sont nombreux.
05:08Donc, je dirais, c'est un avertissement de la part des marchés financiers,
05:11en disant que vous avez un devoir d'explication.
05:13Et avant, ce devoir d'explication pour les candidats des prochaines élections,
05:18c'est aussi d'essayer de mener à bien cet exercice budgétaire.
05:21Sinon, si on rate l'exercice budgétaire, c'est 6% de déficit en 2027.
05:26Et là, les marchés ne vont pas apprécier du tout.
05:27Oui, les marchés peuvent mettre la pression sur les candidats pour justement peaufiner leur copie ?
05:34Alors, au jour le jour, oui, on peut voir les réactions.
05:37Et je dirais, est-ce que, dans un premier temps, ce n'est pas de voter à la place des
05:42citoyens,
05:43c'est de juger s'il y a un horizon, déjà, quel type d'horizon ?
05:47Est-ce qu'il y a une maîtrise de la dette publique ?
05:49Une maîtrise du déficit ?
05:51Par quels moyens on arrive ?
05:53Et quelles sont les hypothèses ?
05:54Et sont-elles réalistes ?
05:57Donc, il ne s'agit pas, pour les marchés financiers,
05:59de se substituer à des citoyens et des gens qui votent.
06:03Mais c'est bien, effectivement, de juger du réalisme des hypothèses qui sont proposées.
06:08Alain Duré, sur cette question et cette flambée des taux,
06:11alors on sait qu'on n'est pas tout seul dans l'univers.
06:14Évidemment, il y a eu une grande flambée aussi du côté des États-Unis.
06:18Ça s'est répandu un petit peu partout.
06:19Je pense qu'on étudiera peut-être dans certains temps les livres d'histoire
06:23en disant, tiens, on avait des taux négatifs.
06:25Comment ça s'est fait, cette histoire ?
06:26Et puis, on a eu progressivement, aujourd'hui, tout le contraire.
06:28On se dit, on est peut-être dans un nouveau régime de taux résolument haut.
06:33Qu'est-ce que vous en pensez ?
06:33Justement, c'est un point que je voulais souligner.
06:36C'est qu'il y a un aspect global dans la remontée des taux.
06:40Si vous regardez un peu l'évolution des taux d'intérêt réels
06:44par rapport aux déterminants macroéconomiques
06:46qu'est la productivité et le vieillissement de la population,
06:51ça collait assez bien jusqu'en 2009.
06:53Et à partir du moment où il y a eu les banques centrales
06:57qui ont fourni amplement de la liquidité,
06:59ont baissé les taux, voire des taux d'intérêt négatifs,
07:02on a eu un gap.
07:03On a eu les taux d'intérêt réels qui se sont aplatis
07:05et on a la courbe des taux déterminée par les variables macroéconomiques
07:11qui a continué à augmenter.
07:13Donc aujourd'hui, c'est un peu le retour à la normale.
07:16C'est qu'on est dans une situation où il y a plus d'investissements
07:18que d'épargne.
07:20Et aujourd'hui, avoir un taux à 10 ans sur la dette publique française,
07:27l'OAT, à 5%, alors qu'on a une croissance faible,
07:30une inflation élevée et un déficit à 5%,
07:33ce n'est pas délirant.
07:34Maintenant, ce qui est clair, c'est qu'à long terme,
07:37si rien n'est fait, ou si le gouvernement et les gouvernements successifs
07:41fixent le déficit public à 5% jusqu'en 2031,
07:44en 2031, on serait à 127% de dette par rapport au PIB.
07:48Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
07:51Je pense que, comme mon collègue vient de le dire,
07:55ça sera réagi avant.
07:57Les marchés financiers, mais est-ce que certains disent
07:59qu'on entend mis sous tutelle, on serait comme la Grèce,
08:02on n'est quand même pas dans la même dimension ?
08:04Non, parce que d'abord, on a des institutions fortes,
08:08on a quand même un tissu industriel qui est assez robuste.
08:11D'ailleurs, on voit très bien que nos exploitations fonctionnent assez bien.
08:14Ce qui pêche un peu dans la croissance, c'est la faiblesse de la consommation,
08:18parce que les consommateurs sont assez pessimistes sur l'avenir.
08:21Maintenant, la BCE a appris de la période 2008-2009,
08:28elle s'est dotée d'outils qu'on n'avait pas à l'époque,
08:31et le marché, très clairement, comprend qu'il y a cette facilité d'intervention de la BCE,
08:40à un moment donné, si ça va trop loin.
08:41On va en parler justement de l'intervention de la BCE, ou du haut, cette montée des taux.
08:46Est-ce que c'est justifié ou pas ?
08:46Juste pour finir sur ce thème de la flambée des taux, avec des réels impacts, on le voit.
08:52Pour l'instant, est-ce que ça crante justement sur l'économie réelle ?
08:54Vous qui regardez les actions, est-ce que les chefs d'entreprise commencent à être inquiets,
08:58parce que ça va peser forcément sur les finances des entreprises ?
09:02Non, en fait.
09:03De manière un peu contre-intuitive, ça ne va pas peser sur les finances des entreprises,
09:06ça va peser parce que...
09:08Le coût de la dette, le coût d'argent ?
09:10Le coût de la dette, c'est pas...
09:12Les sociétés françaises ne sont pas vraiment endettées.
09:14Justement, elles sont en bien meilleur état que la France.
09:17Et elles empruntent à des bien meilleures conditions que la France aujourd'hui.
09:19Mais en fait, la vraie problématique, c'est qu'elle va être la tentation de l'État français
09:25à ponctionner les revenus de ces sociétés, pour qui ça va bien.
09:28Et on l'a vu, les super taxes, milieu bancaire, infrastructure, tout ce qu'on peut penser,
09:34avec des revenus excédentaires, ils peuvent avoir cette tentation de ponctionner un petit peu à tout va.
09:38Et après, effectivement, de fil en aiguille, aller peut-être augmenter les impôts sur les consommateurs,
09:43de manière directe ou indirecte, par voie de TVA ou de manière un peu plus directe.
09:49Et de fil en aiguille, peut-être, effectivement, impacter la consommation.
09:53Parce que c'est un peu de ça dont on parle, c'est la force du consommateur,
09:57c'est sa capacité à continuer à consommer dans un environnement adverse.
10:01Et c'est vrai, on a un taux de chômage qui n'est pas très haut.
10:04On voit quand même que les Français commencent à...
10:05Enfin, on se trouve inquiets, on a des records d'épargne.
10:09Oui, c'est ça, les Français sont inquiets, ils provisionnent, ils ont de l'argent un peu de côté,
10:13en moyenne, parce que tout le monde n'en a pas.
10:15Mais, effectivement, il y a ces sujets-là.
10:18Et après, sur la partie marché, si on doit adresser la partie marché,
10:21le marché français est un marché un peu spécifique.
10:24Il y a des billets sectoriels très forts, en consommation de base,
10:27consommation discrétionnaire, industrie, et effectivement, ça s'en ressent.
10:34Ces secteurs-là, aujourd'hui, de l'activité, pêchent en termes de croissance,
10:38ont des problématiques de rentabilité,
10:40et on voit qu'effectivement, ça a un impact quand on moyenne tout ça dans l'indice.
10:46Oui, d'où un CAC 40 à la traîne par rapport à IBEX, à nos voisins italiens, espagnols notamment.
10:53Les solutions, on a l'impression, quand j'entends les briques,
10:56qu'on est encore dans le vieux logiciel avec des vieilles recettes,
10:58c'est-à-dire que l'État a toujours besoin d'argent, on va le ponctionner.
11:01Alors, qui ?
11:02Chez les entreprises, on va essayer de mettre des taxes par-ci, par-là,
11:04faire des ajustements, aller chercher quelques milliards.
11:06Mais on n'est pas, et le marché financier pourrait,
11:10alors sans parler de tutelle, nous forcer à faire des vraies réformes.
11:13C'est ça qu'on attend, c'est peut-être ça qu'on n'ose pas faire,
11:16ou que les politiques en place n'ont pas osé faire jusqu'ici, Patrick Vautry ?
11:18Oui, quand on regarde la copie française, effectivement, on le voit bien,
11:23il y a des thèmes de réformes qui sont importants,
11:25la fiscalité, qui paye l'impôt, comment est réparti l'impôt,
11:30sur quel taux, quelle base.
11:31Je pense que ça, c'est quelque chose qui mériterait d'être dans le débat,
11:35je ne l'ai pas encore vu.
11:36Ou du moins, il y a des politiques de hausse ou de baisse de taxes
11:40dans certaines déclarations.
11:42Il y a des changements de fiscalité,
11:44il y a aussi quelques hausses de taxes à droite ou à gauche,
11:47on joue avec la TVA.
11:49Peut-être qu'il faudrait remettre un petit peu à plat le système français.
11:52Ce n'est pas le grand soir.
11:53Ce n'est pas le grand soir encore,
11:55mais il y a eu énormément de rapports de la Cour des comptes
11:58sur les niches fiscales, par exemple,
12:00en disant qu'il y en a beaucoup trop et ça ne rapporte pas assez.
12:03Et donc, effectivement, il y aurait peut-être un petit besoin
12:05de clarification sous cet angle-là.
12:09Sinon, effectivement, c'est ce que l'on disait tout à l'heure,
12:11si on reste avec un déficit à 5,
12:14on appartient à un club, enfin la France appartient à un club,
12:16et le club s'appelle la zone euro.
12:18Et la France avait même la chance d'être le cœur avec l'Allemagne
12:22de cette zone euro.
12:24Ce qu'on est en train de voir maintenant,
12:25c'est que si on ne prend pas en compte effectivement ces problèmes,
12:28si on ne les gère pas,
12:29la France ne va pas sortir de la zone euro,
12:32mais elle va sortir du cœur de la zone euro,
12:34et elle va être traitée comme un pays secondaire.
12:37Donc déjà, on comptera moins dans les instances.
12:40On se moquait des pays club-mètre,
12:42comme on les appelait lors de la crise.
12:44Aujourd'hui, on a l'impression que le club-mètre, c'est nous.
12:46Alors, la moitié de la croissance de la zone euro
12:48est faite depuis deux ans
12:49par l'Espagne, la Portugal et l'Italie.
12:53Ce sont eux qui sont les plus dynamiques.
12:54Mais parce qu'ils ont fait les réformes,
12:55je pense au Portugal notamment.
12:57Alors, ils ont plutôt bien géré la sortie du Covid.
13:00Ils ont été aidés par les fonds européens,
13:03le fameux recovery fund,
13:05qui a été maintenant reconverti en fonds
13:07avec la défense et les infrastructures.
13:10Donc ils ont plutôt bien géré la sortie du Covid.
13:13Peut-être plus que de retour à un club-mètre
13:15dans lequel on ne sait pas trop mettre où la France,
13:17ce que je craindrais,
13:19ce serait avoir une opposition
13:20entre une Europe à deux vitesses.
13:21Ça, on en avait évoqué dans les années précédentes,
13:24comme 1990,
13:25où on avait effectivement les pays qui sont bien gérés,
13:28plutôt le nord de l'Europe,
13:29avec des pays qui ont des difficultés de gestion,
13:31présentes, passées ou futures,
13:33où on retrouverait les pays du Sud.
13:35Et là, on aurait une logique à deux vitesses.
13:37Et ça, en dehors du côté club-mètre,
13:40ce sera effectivement pénalisant
13:42pour la crédibilité de la zone euro.
13:43Parce qu'en fait, il y a deux pays ou deux zones
13:47qui veulent démanteler la zone euro.
13:49Ce sont les États-Unis et la Chine.
13:51Oui, ça a des raisons.
13:52Je ne sais pas qu'on soit au milieu.
13:53Alain Duré, pendant longtemps,
13:55on se souvient de cette expression,
13:56le malade de l'Europe, c'était l'Allemagne.
13:58On a l'impression qu'aujourd'hui,
13:59c'est la France qui est un petit peu en panne.
14:02Par rapport à ça,
14:03la Banque centrale, elle peut faire quoi ?
14:05Parce qu'on parle de monter les taux pour contenir
14:07le doigt sur la couture du pantalon.
14:09Elle regarde l'inflation, évidemment.
14:11Pas cette logique de l'emploi comme aux États-Unis.
14:13Qu'est-ce qu'on peut faire face à cette situation ?
14:16Alors, peut-être une précision
14:17par rapport à la question précédente,
14:19c'est qu'on parle de la France, effectivement.
14:22Mais quand on regarde les perspectives économiques
14:24de l'Allemagne,
14:25et maintenant même,
14:26à partir de 2027 de l'Italie,
14:28on est quand même dans un rythme de croissance
14:30assez faible,
14:31avec un taux de chômage qui remonte
14:33et ce pessimisme des consommateurs
14:35dont je parlais tout à l'heure.
14:37Finalement, ce n'est pas cantonné à la France ?
14:38Vous dites qu'il y a eu une embellie sur ce pays ?
14:40L'Allemagne a connu une récession, nous, pas.
14:44Donc voilà, nous, notre perspective de croissance,
14:46c'est 0,7% l'année prochaine pour la France.
14:51On dépasse à peine le pourcent pour l'Allemagne.
14:54Parce qu'il y a cette dynamique encore interne
14:56qui est sauvée en partie par le plan budgétaire allemand,
15:00mais qui va apporter jusqu'à un point de croissance.
15:03Mais le reste ne suit pas.
15:06Donc que peut faire la BCE ?
15:08La BCE, par expérience,
15:11je peux dire qu'elle regarde un peu les chiffres moyens
15:14de la zone en ce qui concerne la détermination
15:17des taux d'intérêt.
15:18Maintenant, en tant que crise,
15:21je pense qu'il y a trois instruments nouveaux
15:25qui vont être permanents.
15:27Ce qu'on appelle l'instrument de protection
15:29de la transmission,
15:30donc pour la protection de la transmission
15:32de la politique monétaire,
15:33qui a été adoptée en 2022,
15:35où la Banque centrale vous dit
15:36s'il y a perturbations dans le marché
15:39qu'un pays est attaqué
15:42et qu'on considère que sa dette publique
15:45est soutenable à long terme,
15:46sans définir le long terme,
15:48on interviendra.
15:49Alors, évidemment...
15:50Avec l'arsenal qui a été mis en place...
15:52Si on a un déficit qui est grandissant,
15:54une dette qui n'arrête pas d'augmenter,
15:57c'est un sujet,
15:58mais elle a la marge de manœuvre pour intervenir.
16:00Les deux autres instruments
16:01qui vont être très importants
16:04et qui vont faire partie de manière permanente
16:06du bilan de la Banque centrale,
16:07c'est les opérations de refinancement structurel
16:10qui vont permettre aux banques
16:12de gérer leur écart de maturité dans leur bilan,
16:16et le portefeuille structurel de politique monétaire,
16:19où en gros, la Banque centrale
16:21va garder un certain pourcentage
16:23de tous les actifs qu'elle a accumulés
16:24pendant la crise.
16:26Et ça, ce portefeuille-là,
16:27l'objectif, c'est de garder la porte ouverte
16:29à un QE si nécessaire.
16:31Donc, la première ligne de défense
16:34pourrait être une décélération
16:36ou voire un arrêt
16:37du resserrement monétaire quantitatif
16:39qu'on a aujourd'hui,
16:40le quantitative tightening,
16:42comme on dit en anglais.
16:43Ça continue, là ?
16:44On est sur quel rythme en ce moment ?
16:45On reste sur les 30 milliards mensuels.
16:48On est toujours à 2200 milliards
16:50d'excès de liquidités excédentaires.
16:53Donc, voilà.
16:54On en retire 30 milliards par mois ?
16:56Comment ?
16:58On ne réinvestit pas une partie
17:00des obligations qui arrivent.
17:01On ne roule pas la dette.
17:02Ok, très bien.
17:02Donc, ça, c'est la première ligne de défense.
17:04Donc, à l'induration,
17:04on comprend bien,
17:06une stratégie,
17:06une boîte à outils
17:07ou un arsenal,
17:08on peut dire ça comme on veut,
17:09assez profond,
17:10du côté de la BCE,
17:11qui peut faire face
17:11si la dette française,
17:13par exemple,
17:13était attaquée.
17:15Modulo,
17:16qu'on ait quand même
17:16une visibilité d'amélioration,
17:18une piste d'amélioration
17:19à long terme.
17:20Mais ce qui est important,
17:20c'est qu'il y a l'aspect contagion.
17:22La BCE n'aura très difficile
17:24d'intervenir que pour un pays,
17:26même si c'est la France.
17:27Mais on a bien vu sur le marché
17:29que quand il y a eu
17:30les premiers sell-off
17:31après la publication du budget,
17:33l'Italie n'est pas restée insensible
17:35au mouvement français.
17:38Donc, je pense que contagion,
17:40ils pourront le démontrer
17:41assez facilement.
17:41Et le paradoxe,
17:43c'est que si aujourd'hui,
17:43la BCE devait intervenir
17:45en termes de TPI
17:46sur cette protection,
17:47elle achèterait de la dette
17:48espagnole et italienne,
17:49mais pas nécessairement
17:50de la dette française
17:50tant que le budget
17:51n'est pas voté.
17:52D'accord.
17:52Bon.
17:53Donc, affaire à suivre.
17:55On passe à notre page
17:57micro,
17:57microéconomie,
17:58la vie des entreprises,
17:59avec la saison des résultats
18:00qui démarre.
18:02Ça a démarré
18:03en demi-teinte hier
18:04du côté des États-Unis
18:07avec, effectivement,
18:07cette déception.
18:09Alors, vous allez nous en parler,
18:10Emmerick Blond,
18:11sur OpenAI
18:12avec des revenus,
18:13alors, bon,
18:14qui peuvent être gigantesques
18:15pour une autre société,
18:17mais TchadGPT
18:18qui n'aurait généré
18:19que 50 milliards de dollars
18:20en revenus
18:21en rythme annuel
18:22alors qu'on attendait
18:2368 milliards.
18:25Alors, expliquez-nous
18:26qu'est-ce que vous en pensez.
18:27Ça rebondit aujourd'hui, d'ailleurs.
18:28Oui, ça rebondit
18:30pas parce que...
18:30On a mal compté.
18:31Voilà.
18:32Les gens, en fait,
18:33ont sorti les calculettes
18:34après cette publication
18:35et ont réalisé
18:36que les plateformes
18:38qui diffusent
18:39ces grands modèles
18:40comme Amazon
18:41Web Services,
18:42comme Microsoft,
18:43comme Alphabet,
18:45Meta, etc.
18:46Ces hyperscalers,
18:47quand ils diffusent
18:47ces modèles,
18:49ils ponctionnent
18:49une partie du revenu.
18:50En fait,
18:51c'est comme un Apple Store,
18:52c'est comme...
18:53Enfin,
18:53comme un store
18:54d'un opérateur
18:56de smartphone,
18:57c'est comme un Uber,
18:59c'est comme Deliveroo.
19:00Quand vous faites
19:01du chiffre d'affaires
19:01sur la plateforme,
19:02ils prélèvent
19:02une partie
19:03de ce chiffre d'affaires
19:04et c'est entre 20 et 30 %.
19:06Et en fait,
19:07ce qu'a fait
19:09OpenAI,
19:09c'est qu'ils ont communiqué
19:10sur le chiffre d'affaires
19:11net société,
19:12ce qui touchait réellement.
19:14Là où Anthropique,
19:15quand ils ont commencé
19:15à communiquer,
19:16on communiquait
19:17plutôt en brut.
19:18Donc du coup,
19:19effectivement,
19:19ça a créé une confusion
19:20et tout le monde
19:21s'est mis à recalculer
19:22un petit peu
19:22et à refaire tourner
19:23les modèles
19:23pour tenir compte
19:25de cette partie brute nette
19:26qui n'était pas vraiment
19:27encore intégrée
19:28dans les modèles.
19:28D'accord,
19:29donc la différence
19:29s'explique par ce retraitement ?
19:31Exactement,
19:32de cette ponction
19:33des hyperscalers
19:34et des diffuseurs
19:34de ces grands modèles.
19:35Et c'est ce qui fait
19:36qu'aujourd'hui,
19:36effectivement,
19:37dans la techno
19:37et dans l'intelligence artificielle,
19:39les marchés remontent en fait.
19:40Donc au final,
19:41ça n'a pas vraiment
19:42quitté personne.
19:42Alors au-delà,
19:43effectivement,
19:44ce qu'on va surveiller
19:44parce qu'on attend
19:45le signal d'une bulle
19:47avec ses CAPEX,
19:48ses centaines de milliards,
19:50voire milliers de milliards
19:50investis,
19:51on dit que ça va continuer.
19:53On dit jusqu'à quand ?
19:54Est-ce que la productivité
19:55est en face ?
19:56Est-ce qu'on aura
19:56ces fameux ROI,
19:58retour sur investissement ?
19:59Quelle est votre thèse ?
20:01On va avoir de la déception ?
20:03On pourrait avoir de la déception
20:04sur cette saison ?
20:04Ou pas encore ?
20:05Parce que finalement,
20:06la machine est lancée
20:06et c'est trop tôt
20:07pour faire le bilan ?
20:09Non, non, non,
20:10c'est encore trop tôt.
20:11Aujourd'hui,
20:11on a encore une phase
20:12expansionniste
20:13en termes de CAPEX,
20:14d'effet d'annonce
20:14et puis d'expansion
20:19des carnets de commandes
20:20en fait.
20:21Et on passe les ordres,
20:22on quantifie les besoins
20:23en termes de puissance
20:23de calculs nécessaires
20:24pour le futur
20:25et on sait qu'effectivement,
20:27on va avoir un certain
20:27type de besoin.
20:30Alors,
20:31on sait qu'effectivement,
20:34un data center
20:35à maturité,
20:36une fois qu'il commence
20:37à délivrer,
20:37qu'il a amorti
20:38effectivement ses CAPEX,
20:41devient rentable
20:41au bout d'une...
20:45Alors,
20:45c'est selon la génération,
20:46comment l'énergie
20:47est produite,
20:48selon le type
20:49de refroidissement,
20:50etc.
20:50Mais on sait
20:51qu'au bout de 10 ans,
20:53tout est amorti,
20:54tout est payé,
20:55et qu'on tourne
20:55à plein régime
20:56en termes de rentabilité.
20:57Il n'y a pas une certaine
20:57forme d'obsolescence
20:58qui rebalance ?
21:00Si,
21:00mais justement,
21:01dans les modèles,
21:02on tient compte du fait
21:02qu'on va effectivement
21:03renouveler les puces
21:04au fur et à mesure
21:05que le temps passe
21:05pour effectivement augmenter.
21:07En fait,
21:07le plus lourd,
21:08c'est l'infrastructure.
21:09Une fois que l'infrastructure
21:09est en place,
21:10changer les puces,
21:11ça fait partie de l'OPEX.
21:13Ça veut dire que les puces
21:13ont tout le temps besoin ?
21:15On va effectivement
21:15avoir des rotations.
21:17Des acteurs
21:17qui voudront dépenser moins
21:18rachèteront
21:19les vieilles puces
21:21au prix moins installant
21:22et qui achèteront
21:24effectivement
21:24les puces
21:25de la dernière génération.
21:26Sachant que quand on achète
21:27les puces de la dernière génération,
21:29on peut multiplier
21:30par des facteurs
21:31assez importants,
21:32la capacité
21:34à faire du calcul
21:34et l'efficience énergétique.
21:35on peut réduire
21:36la consommation
21:37entre une génération 1
21:38Nvidia
21:39et une génération 2
21:40ou 3.
21:40On diminue
21:41la consommation électrique
21:42par 40%.
21:43On augmente
21:44la puissance de calcul
21:46de 60%.
21:47C'est la loi de mouvement
21:48pour les puces
21:50qui s'appliquent.
21:51Je demande votre avis
21:52même si ce n'est pas
21:53votre cœur
21:54de mes teams
21:55parce qu'en fait
21:55on a une porosité
21:56entre cette micro-économie
21:57avec ces chiffres
21:58absolument gigantesques
22:00sur certains
22:01des PIB
22:02de certains pays
22:04et la macro
22:05parce qu'il y a forcé
22:05forcément aussi
22:06des craintes
22:06quand je dis concentration.
22:08Il y a un peu
22:09les 7 magnifiques
22:09et puis les 493
22:10restent en tout cas
22:11sur le S&P 500.
22:12Comment vous voyez ça ?
22:14Est-ce que vous surveillez
22:15quand même
22:15se dire
22:16tiens un moment
22:16il y a une bulle
22:18il faudra faire attention
22:18il faudra prendre en compte
22:20ce poids de ces géants
22:21de la tech ?
22:22Alors la notion de bulle
22:23je ne vais pas la mettre
22:25je ne vais pas l'utiliser
22:26effectivement
22:26dans la macro-économie
22:27parce que là
22:28c'est beaucoup plus
22:29effectivement sur le débat
22:30de la monétisation
22:31parce que les investissements
22:32ils sont là
22:32et ils vont continuer
22:33de se développer
22:34effectivement
22:34et les questions
22:35qu'on peut se poser
22:36c'est sur
22:37je dirais
22:37le pic d'investissement
22:39alors est-ce que c'est
22:402027
22:40ou est-ce que c'est
22:41encore plus loin
22:42et puis effectivement
22:43après il y a un passage
22:44entre les hyperscalers
22:46avec ceux qui vont
22:47fabriquer les logiciels
22:48qui vont
22:48comme vous l'avez rappelé
22:49renouveler les puces
22:50etc.
22:51Donc on voit bien
22:51que de toute façon
22:52c'est tout un écosystème
22:54qui se met en place
22:54pour l'instant
22:55on n'a pas visiblement
22:56fait le plein
22:57encore
22:58de toutes les capacités
22:59ni de remplir
23:00les capacités
23:01c'est-à-dire
23:01alors là
23:02j'utilise des termes
23:03moins précis que vous
23:04sur l'utilisation
23:05des logiciels
23:05et des puces
23:06et puis après
23:06il y a la diffusion
23:07dans l'économie
23:07c'est-à-dire que pour l'instant
23:08on est
23:09et si on prend
23:10l'échantillon américain
23:12assez représentatif
23:13de ce qui se passe
23:14la diffusion en fait
23:15dans le reste de l'économie
23:17dans l'ensemble de l'économie
23:17est encore relativement faible
23:19relativement modérée
23:19donc la productivité dégagée
23:21aujourd'hui
23:22c'est l'activité pure
23:23et dure
23:24c'est pas l'activité
23:25c'est pas de la productivité
23:26liée à une activité
23:28ou liée
23:28aux nouvelles technologies
23:29ou à l'intelligence artificielle
23:31et ça
23:31ça va venir
23:32encore
23:32peut-être
23:342028
23:352030
23:36peut-être 2027
23:37pour certains secteurs
23:38ce qui est intéressant
23:39c'est qu'il y a encore
23:40beaucoup de secteurs
23:41qui n'utilisent pas cela
23:42qui sont en période de test
23:43donc là
23:44et ceux qui utilisent
23:45donc il y a 4 grands secteurs
23:46qui sont plutôt
23:47dans les secteurs des services
23:48la publication
23:49la communication
23:50les services juridiques
23:51etc
23:52le service scientifique également
23:53et là
23:54il y a des gains de productivité
23:55qui sont
23:56assez importants
23:57et en finance aussi
23:58on va bientôt être tous remplacés
23:59vous le savez
24:00Alain Duret
24:01une question
24:01on l'a vu
24:02ces hyperscalers
24:03ils utilisaient leur cash flow
24:04aujourd'hui
24:05ils vont sur les marchés
24:06et avec des meilleures signatures
24:07même que certains états
24:08est-ce qu'il y a une course
24:10là aussi
24:11une compétition
24:12voilà
24:13pour attirer le cash
24:14des investisseurs
24:16oui
24:16et du point de vue macroéconomique
24:18on le voit
24:19comme je le disais tout à l'heure
24:20on a à la fois
24:22ces hyperscalers
24:24qui maintenant
24:25vont s'endetter
24:26mais qui investissent énormément
24:28dans un cycle
24:29où on a des gouvernements
24:31de manière globale
24:33qui s'endettent également
24:33pour la transition climatique
24:35mais qui essayent aussi
24:36d'aider l'innovation
24:38donc aujourd'hui
24:39on est dans un phénomène
24:40où on a plus d'investissement
24:41que d'épargne
24:44mais avec toujours
24:46un contexte
24:47de liquidité
24:48ample
24:49et excédentaire
24:50partout
24:50la Fed a arrêté son cutie
24:52la Banque d'Angleterre
24:54l'a réduit
24:55et l'a gelé
24:56jusqu'en 2034
24:57et donc
24:58au jour d'aujourd'hui
24:59avec les craintes
25:00qu'on peut avoir
25:00sur le secteur public
25:02en termes de dette
25:03soutenabilité de la dette
25:05avec la combinaison
25:06de ces liquidités excédentaires
25:08on a toujours des primes
25:10de risque comprimées
25:10et donc
25:11c'est pour ça
25:11qu'on a toujours
25:13un marché
25:13qui va plutôt
25:14vers les actifs risqués
25:15que les actifs
25:16dits non risqués
25:17qui sont les dettes publiques
25:19qui pour certains
25:20deviennent risqués
25:21qui pourtant
25:21commencent à offrir
25:22quand même
25:22des beaux rendements
25:23alors on va se reposer
25:24les questions
25:24peut-être refaire
25:25tourner des portefeuilles
25:26et c'est capté
25:27justement de l'obligataire
25:28sauf si ça continue
25:29évidemment à flamber
25:30où là on n'a pas intérêt
25:31il vaut mieux attendre
25:32un petit peu
25:33Ebrick on revient
25:33justement à vous
25:34qu'est-ce que vous
25:35vous allez surveiller
25:37sur le marché action
25:38dans les prochaines semaines
25:39prochains mois
25:40ces résultats sont importants
25:41certes
25:41on aura ceux
25:42évidemment de l'Europe
25:43en suivant
25:44non non mais vraiment
25:45ce qu'on va surveiller
25:46c'est vous l'avez dit
25:46c'est les publications
25:47les publications
25:48à l'aune de cette
25:49inflation énergétique
25:50à l'aune de ce contexte
25:52géopolitique instable
25:53et volatile lui aussi
25:56et on va surveiller
25:59aussi cette
26:02cette composante
26:03détroit d'hormose
26:04confiée avec l'Iran
26:05inflation énergétique
26:07le problème
26:08c'est qu'en fait
26:08aujourd'hui
26:09on a une dissonance
26:10cognitive
26:10entre la micro
26:11et la macro
26:11on a une macro
26:12qui est un peu plus opaque
26:13un peu moins lisible
26:14ou un peu plus anxiogène
26:15et là où on a eu
26:17de la micro
26:17de très très très
26:19grande qualité
26:20on l'a vu
26:21les dernières saisons
26:21de publication
26:22étaient quasiment
26:23toutes
26:25encore plus
26:26aux US
26:26qu'en Europe
26:27non seulement
26:28c'est à deux chiffres
26:28mais on a eu
26:29des publications
26:30exceptionnelles
26:30avec les croissances
26:31et bénéfices
26:32bien supérieures
26:33aux attentes
26:33etc
26:33et ce qui est étonnant
26:36c'est que ce n'est pas
26:37soutenu le marché
26:37un peu plus
26:38cet été
26:38mais avec
26:39des composantes
26:41de perspectives
26:43pour le deuxième semestre
26:44et pour le 2027
26:45qui étaient là aussi
26:46très prometteuses
26:49ce qu'on va devoir
26:50surveiller
26:50c'est effectivement
26:51est-ce que ces promesses
26:51pour le S2
26:52pour le T3
26:53et puis le T4
26:572026
26:57puis 2027
26:58est-ce que ces promesses
26:59vont être tenues
26:59et est-ce que cette composante
27:01d'inflation énergétique
27:02et puis d'instabilité
27:04géopolitique
27:04un peu chronique
27:05globale
27:06va abîmer
27:08effectivement
27:08ces perspectives
27:09ou minorer
27:10le discours
27:11des dirigeants
27:12aujourd'hui
27:13instabilité géopolitique
27:14le pétrole
27:15on n'aura pas le temps
27:16messieurs
27:16ce soir
27:17d'en parler
27:17mais en tout cas
27:18un grand merci
27:19pour ce tour d'horizon
27:20des marchés
27:21que ce soit en macro
27:22économie
27:23ou en micro
27:24un grand merci à Alain Duré
27:25chef économiste
27:26de Naxi
27:26ici à Ibi
27:27Patrice Gautry
27:28chef économiste à l'UBP
27:29union bancaire privé
27:30et Emmerick Blond
27:31le gérant fonds action
27:32chez Terlove AM
27:33merci messieurs
27:35cette édition de Smartboard
27:36se touche à sa fin
27:37merci de nous avoir suivis
27:38comme tous les soirs
27:3917h30
27:40jusqu'à 18h
27:42un peu moins
27:43et puis vous nous retrouvez
27:44également
27:45tous les jours
27:46à midi 30
27:46pour un point également
27:48avec un gérant
27:49ou un économiste
27:50lundi
27:51vous retrouvez
27:52Pauline Grattel
27:53qui revient
27:54on vous souhaite à tous
27:55une excellente fin de semaine
27:56et à très bientôt
27:57Sous-titrage Société Radio-Canada
28:01Sous-titrage Société Radio-Canada
28:02Sous-titrage Société Radio-Canada
28:04Sous-titrage Société Radio-Canada

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