- il y a 39 minutes
- #sudradio
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-07##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-07##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
00:00:08Nous sommes le mercredi 7 octobre 2026, c'est une date qui a marqué l'histoire et je vais y
00:00:14revenir tout à l'heure.
00:00:17A mes côtés, Anissa Arfawi qui a préparé cette émission avec moi avec beaucoup de sérénité et beaucoup d'aplomb.
00:00:23Évidemment.
00:00:24Julien Delmas est là et s'assure de la réalisation de cette émission avec l'exigence qu'on lui connaît.
00:00:30Et la précision d'un grand technicien, d'un grand réalisateur.
00:00:34Et Zacharias Abrus est à son poste à l'écoute au 0826 300 300.
00:00:41C'est un chiffre magique pour moi, c'est un chiffre de commando, c'est un signal.
00:00:44Voilà, c'est pour vous l'occasion, ceux qui nous écoutez et de toute la France,
00:00:48c'est pour vous l'occasion de vous exprimer sur cette antenne, sur Sud Radio,
00:00:52de dire ce que vous pensez, de réagir à l'actualité, de partager avec nous vos craintes, vos joies, vos
00:00:58colères,
00:00:58en tout cas vos émotions.
00:01:00Voilà, c'est l'humeur de la France qui est à l'antenne pendant 2h, de midi à 14h.
00:01:05Elvide n'est pas là, mais je sais qu'il veille au grain et que tout ce qui s'est
00:01:08dit aujourd'hui ici sera retranscrit fidèlement
00:01:10sur le site de Sud Radio que vous pouvez consulter en permanence pour savoir ce que cette radio
00:01:14nous apporte comme information et la qualité de nos échanges.
00:01:19Va-t-on confier notre santé à un ordinateur ?
00:01:24Je vais, pour en parler, recevoir le professeur David Kaya, grand cancérologue,
00:01:28qui a écrit un livre, Les gestes qui changent tous,
00:01:32Cancer, IA, Alimentation, la nouvelle donne aux éditions Fayard.
00:01:36Voilà, et nous verrons avec lui si effectivement,
00:01:39dans cette grande nébuleuse de la santé qui est en train d'être bouleversée,
00:01:43est-ce que l'intelligence artificielle va changer la donne ?
00:01:46Est-ce qu'au lieu d'avoir un médecin généraliste,
00:01:48c'est ce que lui appelle un bon médecin,
00:01:51est-ce que nous allons avoir une machine ?
00:01:53Et là, le docteur Kaya, le professeur Kaya s'inquiète parce qu'il dit
00:01:56un bon médecin c'est bien, mais il faut aussi avoir un médecin bon,
00:01:59c'est-à-dire un médecin qui apporte de l'humanité quand il y a une mauvaise nouvelle,
00:02:02quand il y a un traitement difficile, il faut de l'humanité,
00:02:04et ça, l'intelligence artificielle ne pourra pas l'apporter.
00:02:07Et ça, c'est de 13h à 14h, bien sûr, vous pourrez appeler au 0826 300 300,
00:02:11c'est un sujet qui vous intéresse, qui vous concerne, qui vous passionne.
00:02:14Et puis avant ça, à 12h15, nous allons nous poser une autre question,
00:02:19la République doit-elle sermonner les parents ?
00:02:21L'État doit-il se mêler de la façon dont les parents éduquent leurs enfants ?
00:02:26Et pour ça, nous aurons un débat entre l'avocat Pierre Gentilet,
00:02:29qui est un avocat un peu conservateur,
00:02:31et puis Nathalie Théiot, avocate qui est présidente de la Ligue des droits d'hommes.
00:02:35Anissa, on va jouer les arbitres.
00:02:37Voilà, mais est-ce que le préfet, c'était le préfet des Hauts-de-Seine ?
00:02:41C'est-à-dire que d'un point de vue légal, législatif, le sujet se discute,
00:02:46et justement, d'où l'intérêt d'avoir nos deux avocats.
00:02:49Le préfet, c'est la République.
00:02:50Bon, est-ce que Marianne a droit de dire son mot ?
00:02:52Allez, ça sera le sujet du débat.
00:02:54On ne va pas le faire en avance.
00:02:55Voilà.
00:02:56Le professeur Bercoff reviendra sur l'intervention de cette militante de l'UNI,
00:03:01qui a interpellé Gabriel Attal avec beaucoup de pertinence.
00:03:05Voilà, pauvre Attal, il n'était peut-être pas le plus coupable.
00:03:08Enfin, elle a eu des mots très durs,
00:03:09et voilà, on sentait qu'il y avait une vision globale de la Macronie,
00:03:13avec des mots, à mon avis, assez juste.
00:03:15On entendra André Bercoff, vous expliquez ça.
00:03:16Puis, Anissa, il y a des perles.
00:03:18Évidemment, on va revenir sur la primaire de la gauche.
00:03:21Alors, on va dire que c'est l'épisode numéro 2, n'est-ce pas ?
00:03:23Il y a beaucoup de monde.
00:03:24Elle fait des petits.
00:03:26Est-ce qu'il y aura une incidence sur le résultat ?
00:03:28Elle fait des petits, et puis surtout, je pense que c'est l'épisode numéro 2,
00:03:31mais on en aura une bonne dizaine, voire plus, à traiter par la suite.
00:03:36Vous reviendrez également, Perico, sur le fiasco des casques blancs.
00:03:40Écoutez, M. Mélenchon l'a lancé d'une façon très solennelle et paternelle.
00:03:45Je n'en ai pas vu beaucoup, à part les 3-4 copains qu'il avait autour de lui.
00:03:47Donc, je verrai si c'est un fiasco ou pas, l'histoire des casques blancs et des charpes blanches.
00:03:51On reviendra également sur le fléau du krach qui continue de sévir à Paris.
00:03:56On en parlait hier avec...
00:03:56Exact, bien sûr, avec Benjamin Cyr.
00:03:59Le bilan est extrêmement compliqué, non seulement pour les habitants,
00:04:02mais aussi pour les personnes qui souffrent de ce problème, les personnes dépendantes.
00:04:07C'est une bonne nouvelle !
00:04:08Ah là là, Coco Rico, allez, Coco Rico, nous saluerons le retour de Mme Sophie Adneau.
00:04:14Après huit mois dans l'espace, la française s'apprête enfin à retrouver la Terre.
00:04:20Ce sera demain, mais on va voir qu'évidemment, en rentrant, il y aura du boulot.
00:04:23La réadaptation physique devra durer quand même quelques jours.
00:04:27Voilà pour le programme de cette émission.
00:04:29Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Perico.
00:04:35J'affirme, et je redoute, que c'est en France que la plaie du 7 octobre 2023 s'est le
00:04:40moins bien refermée.
00:04:42Il faut vraiment parler d'une plaie béante, infectée, douloureuse, d'une fracture historique,
00:04:47d'un fracas dont les âmes et les consciences ne se remettront peut-être jamais.
00:04:51Ce qui s'est passé en Israël ce 7 octobre 2023 ne s'effacera jamais des mémoires,
00:04:56car cette abomination, par son atrocité, a dépassé les limites d'un acte terroriste militant.
00:05:01Il constitue un crime contre l'humanité, froidement prémédité et haineusement perpétré
00:05:06contre une population civile surpris chez elle, parfois dans l'intimité familiale.
00:05:10Un massacre qualifié de pogrom, mais qui est plus que cela, bien plus que cela,
00:05:15car précisément survenu à une époque où, au-delà des crimes d'état qui ponctuent l'actualité,
00:05:19on croyait depuis la Shoah que de tels extrêmes ne seraient plus jamais atteints.
00:05:24Il faut présenter les faits dans leur stricte réalité.
00:05:27Benyamin Netanyahou et le gouvernement israélien sont tombés dans le double piège tendu par le Hamas.
00:05:32Le premier est d'avoir cru qu'en assurant le financement de ce mouvement par le Qatar via Israël,
00:05:37la tranquillité était assurée à Gaza.
00:05:39On sait comment le Hamas a procédé pour occulter la préparation du 7 octobre.
00:05:43Aucune communication numérique, aucun échange par téléphone,
00:05:47tout fut tourdi avec des messages sur papier et des instructions données verbalement.
00:05:50Le Mossad et la CIA n'y ont vu que du feu.
00:05:53Le deuxième piège est lié à la violence du massacre, d'une atrocité et d'une barbarie épouvantables,
00:05:59dont certaines scènes resteront marquées par l'horreur absolue,
00:06:03de sorte que la réaction israélienne soit proportionnelle à la douleur, l'indignation et la rage suscité.
00:06:09Benyamin Netanyahou n'a pas hésité un seul instant en donnant à ça l'ordre de vitrifier Gaza.
00:06:14La loi du talion a fonctionné à 100% et le Hamas a obtenu ce qu'il voulait,
00:06:18après l'effet de sidération, celui de la vengeance aveugle et sans limite,
00:06:22quoi qu'il en coûte à la terre promise.
00:06:24La tragédie a bien vite traversé la Méditerranée pour s'installer en France,
00:06:28se refontant en un premier temps sur l'effroi suscité à juste titre chez les juifs de France,
00:06:32offrant en un deuxième temps à la France insoumise du fait des crimes perpétrés par l'amie israélienne
00:06:37sur une population civile prise en otage par les deux camps,
00:06:40même si une partie d'entre elles se réjouissait du 7 octobre,
00:06:43l'occasion de faire acte de solidarité immédiate et proclamée
00:06:47avec les musulmans de France et une grande partie de la jeunesse issue de l'immigration maghrébine,
00:06:52à leur tour horrifiée par la tragédie humanitaire de Gaza.
00:06:55Ce soutien était-il sincère et spontané ?
00:06:58Les anathèmes lancés par la France insoumise contre Israël étaient-ils désintéressés,
00:07:02exempts de tout le cacu electoraliste ?
00:07:04Les derniers scrutins ont apporté une partie de la réponse.
00:07:07Nous connaissons la suite.
00:07:08Une immense majorité de juifs de France,
00:07:10soutenant une partie importante de l'opinion israélienne,
00:07:13considère que la paix avec les palestiniens est désormais impossible
00:07:16et que pour les arabes, un bon juif est un juif mort.
00:07:19En face, Israël est présenté comme un état génocidaire,
00:07:22que tout individu niant cette lecture de l'histoire
00:07:25est un affreuxioniste complice des crimes contre l'humanité ordonnés par Netanyahou.
00:07:29Et cela se passe en France.
00:07:31La plaie est béante, je vous le disais.
00:07:32Savamment entretenu par ceux qui veulent en découdre,
00:07:35persuadé que l'importation de la tragédie de Gaza dans le débat politique français
00:07:38entretient une humaine suffisante
00:07:40pour que ceux qui ne votent pas ou hésitent à le faire
00:07:43se décident enfin à mettre un bulletin dans l'urne.
00:07:46Aussi, aussi, dans un grand élan de laïcité,
00:07:49irréversible et unique garantie de la paix civile dans cette république,
00:07:53prions Allah le méritier ricordieux et Yahvé le Tout-Puissant,
00:07:55mais aussi Bouddha, Brahma et toutes les divinités
00:07:58et grands esprits prenant la non-violence
00:08:00pour que le peuple israélien évacue Benyamin Netanyahou le 27 octobre prochain,
00:08:04laissant enfin espérer la création d'un État palestinien
00:08:07aux côtés d'une nation israélienne reconnue dans ses frontières du traité d'Oslo.
00:08:10Sans quoi la paix du 7 octobre 2023 continuera de saigner en Palestine,
00:08:14en Israël et en France, et cela pour longtemps.
00:08:17Depuis deux jours, le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère,
00:08:21défrait la chronique après avoir convoqué des parents de lycéens
00:08:24soupçonnés d'avoir participé à des violences.
00:08:27Une manière de rappeler les familles à leurs responsabilités
00:08:30qui fait débat.
00:08:32L'État doit-il sermonner les parents des émeutiers ?
00:08:34Nous allons en discuter dans un instant avec Pierre Gentillet,
00:08:37avocat au barreau de Paris et enseignant,
00:08:40ainsi que Nathalie Théo, avocate et présidente de la Ligue des droits de l'homme.
00:08:43Perle du jour.
00:08:44Beaucoup au Parti Socialiste à place publique,
00:08:46mais aussi des citoyens qui rejoignent la primaire
00:08:50sans être membre d'un parti.
00:08:51Et je pense que ce soir, grâce aux médias,
00:08:55grâce à l'intérêt des Français,
00:08:57on va peut-être dépasser les 100 000 inscrits.
00:08:59Eh bien, la primaire de la gauche,
00:09:01il y avait des gens qui ont douté,
00:09:03en disant, bon, ça sera une petite promenade folklorique.
00:09:05Vous avez entendu Christian Menuzzi,
00:09:07qui est l'organisateur de cette...
00:09:08le dirigeant du Parti Socialiste,
00:09:10qui a supervisé cette primaire.
00:09:12Elle semble avoir pris dans l'électorat de gauche,
00:09:14et on est même à des chiffres...
00:09:17Voilà, il y aurait eu 140 000 participants en plus.
00:09:21Donc, finalement, ces trois débats télévisés
00:09:24où on a vu les cinq candidats se départager
00:09:27avec des arguments quelquefois un peu conciliants
00:09:29avec des vraies confrontations,
00:09:30notamment l'épisode où Raphaël Glucksmann se fait reprocher
00:09:33par Ségolène Royal d'avoir utilisé le terme
00:09:36« elle fait du danse du ventre »
00:09:38pour avoir un poste chez Macron.
00:09:40Et je vous ai dit hier qu'effectivement,
00:09:41elle aurait bien aimé la voir
00:09:43et qu'elle avait peut-être fait nécessaire
00:09:44sans aller jusqu'à la danse du ventre.
00:09:46Voilà, et que les relations entre Mme Royal
00:09:48et M. Macron ont eu des hauts et des bas.
00:09:50Donc, voilà, Raphaël Glucksmann était dans son droit
00:09:52d'évoquer cette réalité.
00:09:55Peut-être que la formule qu'il a utilisée
00:09:56était mal droite.
00:09:57En tout cas, il y a eu la tension,
00:09:58il y a eu des échanges,
00:09:59d'autres échanges un peu crispés
00:10:01quand il s'agissait de savoir
00:10:02si ou pas, en cas de victoire,
00:10:04on allait rallier la France insoumise
00:10:05et accepter le soutien de Jean-Luc Mélenchon.
00:10:08Voilà, donc ça s'est départagé.
00:10:10Là, aujourd'hui, on commence...
00:10:11On ne va pas parler de sondage,
00:10:13mais on a des indicateurs, j'allais dire,
00:10:15de milieux autorisés
00:10:16pour utiliser une formule autorisée
00:10:20qui indiqueraient que Raphaël Glucksmann
00:10:23semble avoir des chances d'arriver en tête
00:10:24et de bien s'en tirer.
00:10:25Je le dis en toute prudence
00:10:26parce qu'on n'a pas encore de sondage strict,
00:10:29mais enfin, il y a des indicateurs
00:10:30et les gens qui l'ont dit
00:10:31ne sont pas forcément des gens qui le soutiennent.
00:10:32Au contraire, c'est des gens qui ne soutiennent pas.
00:10:34Et voilà, il semblerait que l'effet Glucksmann
00:10:36ait marché dans l'électorat
00:10:38de cette première de la gauche.
00:10:39Et si, évidemment, je donne la suite du scénario,
00:10:42si l'effet Glucksmann est aussi satisfaisant
00:10:45et important que cela,
00:10:47ça retire de la marge à François Hollande
00:10:49pour pouvoir se présenter
00:10:50puisque on pense que François Hollande
00:10:52calculait le fait qu'Olivier Faure arrive en tête,
00:10:54ensuite est un mauvais score dans les sondages
00:10:56parce qu'Olivier Faure n'attire pas les foules
00:10:58et que donc François Hollande aurait pu dire
00:11:00« Écoutez, pour sauver la gauche républicaine,
00:11:02social-démocrate,
00:11:03je suis obligé de me présenter
00:11:04pour qu'on soit présent au deuxième tour. »
00:11:06Et bien, si c'est M. Glucksmann qui est désigné vainqueur
00:11:09par cette primaire de la gauche,
00:11:10les rêves hollandiens seront peut-être dissipés.
00:11:13Là, j'extrapole totalement
00:11:14parce qu'on n'a pas un indicateur,
00:11:15mais voilà ce que des gens autorisés
00:11:17nous ont transmis comme information.
00:11:20Alors, je précise simplement aux personnes
00:11:22qui nous écoutent qu'on a un petit peu
00:11:23inversé le programme
00:11:24parce qu'on a un invité qui est un tout petit peu en retard,
00:11:26donc c'est pour ça qu'on a commencé par les perles.
00:11:29C'est ici que se sont installés en septembre dernier
00:11:32entre 150 à 200 consommateurs de crack.
00:11:35Et en quelques mois,
00:11:37le quotidien des habitants est devenu un enfer.
00:11:41Restaurateur dans ce quartier,
00:11:42Samir préfère témoigner à visage caché
00:11:44par crainte des représailles.
00:11:46« J'arrive avec la boule au ventre
00:11:47parce que je sais que je vais arriver,
00:11:50des individus seront devant mon établissement,
00:11:53devant la porte de l'établissement,
00:11:54qu'il va falloir dès le matin
00:11:55leur demander, soit gentiment
00:11:58ou soit par la force,
00:12:00de libérer... »
00:12:02C'est un témoignage assez difficile
00:12:04qu'on entend là.
00:12:04Et là, il s'agit du témoignage
00:12:06d'un commerçant qui explique
00:12:08vivre dans un endroit
00:12:09où le fléau du crack sévit sévèrement.
00:12:12Donc, on se retrouve quand même
00:12:13avec des habitants qui souffrent énormément.
00:12:15Et ça, c'est dans les colonnes du Parisien
00:12:17qu'on nous rappelle un petit peu cette histoire.
00:12:19Vous vous souvenez, 2022,
00:12:20et le démantèlement du square Forceval
00:12:22où effectivement,
00:12:24des personnes ont été évacuées
00:12:26et suite à quoi,
00:12:28des associations ont essayé
00:12:29de râler un petit peu
00:12:31et de dire que ce n'était pas si simple.
00:12:33Ce qu'il faut savoir,
00:12:33c'est que depuis avril 2023,
00:12:35la police, la préfecture de police,
00:12:38renouvelle, désarrêtée,
00:12:38sans cesse, interdisant les regroupements
00:12:40dans certains secteurs de Paris
00:12:41et de la Seine-Saint-Denis,
00:12:42justement dans le but de lutter
00:12:45contre ce fléau.
00:12:46L'objectif pour la préfecture de police
00:12:48est d'empêcher la reconstitution
00:12:50de campements,
00:12:51comme on a pu en voir par le passé,
00:12:53et de protéger les habitants.
00:12:55Le problème,
00:12:55c'est ces associations,
00:12:56il faut le dire,
00:12:57qui contestent souvent
00:12:58cette politique de dispersion.
00:13:00La police agit pourtant.
00:13:02C'est-à-dire qu'on a quelques chiffres,
00:13:03si vous voulez.
00:13:04Dans son arrêté du 31 mars 2026,
00:13:06la préfecture faisait état
00:13:07de 1535 contrôles
00:13:09et 190 interpellations
00:13:11en trois mois.
00:13:12C'est-à-dire qu'entre janvier
00:13:13et mars 2026.
00:13:14Donc, c'est des chiffres
00:13:15qui mesurent une véritable activité policière.
00:13:18Maintenant,
00:13:18ils ne nous disent pas
00:13:20ce qui s'est passé par la suite.
00:13:22C'est-à-dire que parmi ces personnes,
00:13:24ces squatteurs
00:13:25et ces personnes
00:13:25qui souffrent d'addictions sévères,
00:13:28combien ont engagé
00:13:28un parcours de soins
00:13:29et puis combien ont été
00:13:30relogés ou pris en charge.
00:13:32Le ministère de l'Intérieur
00:13:33reconnaissait lui-même
00:13:35dans une réponse
00:13:36faite aux députés
00:13:37en février dernier
00:13:38que malheureusement,
00:13:39la répression seule
00:13:40ne suffit pas.
00:13:41Il faut aussi des soins,
00:13:42un accompagnement social
00:13:43et une mise à l'abri.
00:13:44Le problème,
00:13:45c'est que les riverains,
00:13:46eux aussi,
00:13:46ont droit d'être en sécurité
00:13:48et d'être à l'abri.
00:13:49Les personnes dépendantes
00:13:50ont besoin d'une prise en charge.
00:13:52On est obligé
00:13:53de le reconnaître.
00:13:54Est-ce que les deux exigences
00:13:55peuvent avancer ensemble ?
00:13:56Ça reste la question
00:13:57que l'on se pose
00:13:58à la lecture
00:13:59de cet article du Parisien.
00:14:00Après 4 ans,
00:14:01on attend un bilan
00:14:02qui soit quand même
00:14:02un petit peu plus positif.
00:14:03Oui,
00:14:03on va faire plus simple
00:14:04et on en a convenu hier
00:14:05avec Benjamin Cyr
00:14:06qui parlait de ce sujet.
00:14:08Les pouvoirs publics
00:14:08sont totalement dépassés,
00:14:09ne contrôlent plus rien
00:14:10et le narcotrafic
00:14:12fait ce qu'il veut
00:14:13où il veut,
00:14:13comme il veut.
00:14:14Il n'y a pas pour l'instant
00:14:15d'entrave
00:14:16à l'extension,
00:14:18à la démultiplication
00:14:19de ces réseaux
00:14:19de marchands de drogue
00:14:20et stif et fiant
00:14:20et ça ne manquera pas
00:14:22de poser,
00:14:22alors non seulement
00:14:23un problème arrive,
00:14:23mais un problème
00:14:25à l'état de droit
00:14:26qui est bien malmené
00:14:27sur ce secteur.
00:14:30Moi,
00:14:30j'invite les adultes,
00:14:31les parents
00:14:33à se mettre
00:14:34un casque blanc
00:14:34ou un brassard blanc
00:14:35et à entourer
00:14:37les manifestations
00:14:37pour qu'on l'avait déjà fait
00:14:39dans les années
00:14:40après la mort
00:14:41de Malik Ousekine
00:14:42ou dans les années 90
00:14:43pour protéger.
00:14:45On a un devoir
00:14:46d'abord de protection
00:14:47à leur égard.
00:14:49Alors,
00:14:49appel solennel
00:14:50du leader
00:14:50de la France Insoumise,
00:14:52on l'a tous écouté,
00:14:53on l'a tous regardé,
00:14:54je suis très étonné
00:14:55de la très faible réaction
00:14:57des médias
00:14:59en signalant,
00:15:00pour signaler
00:15:00que ça a été
00:15:01un flop retentissant
00:15:03et je suis persuadé
00:15:04que Jean-Luc Mélenchon
00:15:05a lancé cet appel
00:15:06pour mesurer justement
00:15:07l'impact qu'il pouvait avoir
00:15:08en tout cas
00:15:09sur une population
00:15:09qui l'écoute,
00:15:10il s'adresse aux parents
00:15:11ou aux familles
00:15:12des manifestants,
00:15:13aller porter ce casque blanc
00:15:15ou cette écharpe blanche
00:15:16pour jouer,
00:15:18vous interposer
00:15:19entre les manifestants
00:15:20et les violences policières.
00:15:22C'est même pas
00:15:23des violences des manifestants,
00:15:24c'est des violences policières.
00:15:25Alors donc,
00:15:25hier on a vu,
00:15:26je me suis renseigné
00:15:27chez des amis
00:15:28qui sont dans des grandes villes
00:15:30où il y a des manifestations,
00:15:31dans Paris,
00:15:32des étudiants,
00:15:33des amis
00:15:33qui sont allés manifester,
00:15:34et bien on n'a pas vu
00:15:36une seule fois
00:15:37des casques blancs
00:15:38à part la petite bande
00:15:39de parlementaires
00:15:40et les copains
00:15:40de Jean-Luc Mélenchon
00:15:41qui autour de lui,
00:15:42les pauvres,
00:15:42ils avaient presque l'air ridicules,
00:15:44on voyait monsieur
00:15:44Alexis Corbière
00:15:45avec son casque blanc,
00:15:46c'était presque dérisoire
00:15:48et on voyait bien
00:15:49que c'était pour faire plaisir
00:15:50au chef,
00:15:50au gourou.
00:15:51Par ailleurs,
00:15:52on n'a vu aucun casque blanc
00:15:54à moins que des manifestants
00:15:56n'aient pas compris
00:15:56et ils aient compris
00:15:57que casque blanc
00:15:58c'était cagoule noir.
00:15:59Là par contre,
00:15:59on en a vu beaucoup,
00:16:00beaucoup des gens masqués
00:16:01mais des jarpes blanches
00:16:03et des casques blancs,
00:16:03on n'en a pas vu
00:16:04mais quasiment pas du tout.
00:16:07Donc Jean-Luc Mélenchon,
00:16:07je ne sais pas
00:16:08s'il va en tirer les conséquences,
00:16:09voilà,
00:16:09je considère qu'il y a
00:16:10une forme d'omerta
00:16:11mais il fallait signaler
00:16:12que cet appel,
00:16:14d'ailleurs très pacifique,
00:16:16vraiment,
00:16:16j'allais dire même patriarcal,
00:16:18on donne un signe de paix,
00:16:19et bien n'a pas été suivi.
00:16:20Est-ce que ça signifie
00:16:21que la France insoumise
00:16:22peut avoir un impact
00:16:23sur l'opinion publique
00:16:24mais que Jean-Luc Mélenchon
00:16:25lui-même
00:16:26n'est pas toujours écouté
00:16:27par des gens ?
00:16:27Il est vrai
00:16:29que c'est un peu folklorique
00:16:30comme démarche
00:16:31et que, bon,
00:16:31pour l'instant,
00:16:32je ne pense pas
00:16:33que la police française
00:16:34soit une menace
00:16:34sur la paix civile française
00:16:36au point que
00:16:36on se mette des casques blancs
00:16:37pour protéger des manifestants
00:16:39dont on sait pour l'instant
00:16:40qu'ils ont plutôt
00:16:40commis des choses graves
00:16:41à part les lycéens
00:16:42qui sont venus
00:16:42pour manifester normalement.
00:16:44Quant aux autres,
00:16:45je ne sais pas
00:16:45de qui il fallait les protéger
00:16:47mais j'aurais voulu
00:16:49et j'aurais aimé aussi
00:16:49que Jean-Luc Mélenchon dise
00:16:50comment nous protéger
00:16:52des gens qui sont venus
00:16:52pour casser,
00:16:53pour violer la loi
00:16:54et pour agresser
00:16:55les symboles de la République.
00:16:57Je suis très heureux
00:16:58parce que je vais retourner
00:16:59à la terre
00:17:00pour pouvoir manger
00:17:01ce que je veux,
00:17:02pour pouvoir voir
00:17:03les gens que je love,
00:17:04pour pouvoir respirer
00:17:06fraîchement,
00:17:07ouvrir les fenêtres,
00:17:08voir un arbre.
00:17:10Eh bien oui,
00:17:11alors,
00:17:12on entend,
00:17:12on va traduire,
00:17:13alors là,
00:17:14c'est une femme
00:17:15qu'on va vous présenter
00:17:17très vite
00:17:17qui parle du plaisir
00:17:19d'ouvrir une fenêtre,
00:17:20de respirer de l'air,
00:17:21de regarder des arbres.
00:17:22Évidemment,
00:17:22on parle d'une personne
00:17:23qui a passé 235 jours
00:17:25à 400 kilomètres
00:17:26au-dessus de la Terre.
00:17:28C'est l'exploit
00:17:29réalisé par la Française
00:17:30Sophie Adnaud.
00:17:31L'astronaute
00:17:32Made in Bleu-Blanc-Rouge
00:17:33a battu le record
00:17:34du séjour orbital
00:17:35en continu
00:17:36le plus long d'Europe.
00:17:38Alors,
00:17:38au moment où l'on parle,
00:17:39Sophie Adnaud
00:17:39est sur le point
00:17:40d'entamer son trajet
00:17:41de retour sur Terre.
00:17:42Après huit mois
00:17:43passée à bord
00:17:44de la Station Spatiale
00:17:46Internationale,
00:17:46alors la Française
00:17:47n'était pas seule.
00:17:49Deux Américains
00:17:50et un Russe
00:17:50étaient aussi de la partie.
00:17:51Je me permets,
00:17:52en aparté,
00:17:53que c'est drôle
00:17:54de voir
00:17:54comme certains
00:17:55peuvent se battre
00:17:55sur Terre
00:17:56mais travailler
00:17:56en collaboration
00:17:57main dans la main
00:17:58une fois qu'ils sont
00:17:59dans l'espace.
00:18:01La Française
00:18:02avait embarqué
00:18:03avec ses camarades
00:18:06il y a huit mois
00:18:07maintenant
00:18:08et ils sont tous
00:18:09en train de se préparer
00:18:10pour leur retour
00:18:11aujourd'hui
00:18:12qui est prévu
00:18:13à 14h05 précise
00:18:14en heure de Paris.
00:18:16Ils devront ensuite
00:18:17s'armer de patience
00:18:18parce que le retour
00:18:19durera plus d'une journée
00:18:20de voyage.
00:18:20Ils traverseront
00:18:21l'atmosphère
00:18:22et atterriront
00:18:23dans l'océan Pacifique
00:18:24au large de la Californie
00:18:25aux alentours
00:18:26de 17h30 demain.
00:18:27Maintenant,
00:18:29que se passe-t-il ?
00:18:29Une fois que notre Française
00:18:31aura retrouvé
00:18:32la gravité terrestre
00:18:33et bien commencera
00:18:34l'adaptation.
00:18:35Le journal Le Parisien
00:18:36rappelle aujourd'hui
00:18:37dans ses colonnes
00:18:37les effets de ses séjours
00:18:39sur le corps humain.
00:18:40Alors évidemment,
00:18:41des muscles qui s'affaiblissent,
00:18:42des os qui perdent
00:18:43de leur densité,
00:18:44une vue qui s'amoindrit.
00:18:46Dès demain,
00:18:47Sophie Adnaud
00:18:48entamera une batterie
00:18:49d'examens médicaux
00:18:50mais se dit aussi
00:18:51un peu nostalgique
00:18:52de son voyage
00:18:53extraterrestre.
00:18:53Ça me rappelle
00:18:54la scène de Tintin
00:18:56en Amarchie sur la Lune
00:18:57où le capitaine Haddock
00:18:58chante
00:18:58au clair de la Terre
00:19:00mon ami Pierrot.
00:19:01Enfin, en tout cas,
00:19:02comme quoi la preuve,
00:19:02ça fait du bien
00:19:03de revenir sur le plancher
00:19:04des vaches.
00:19:04Même si on a pris
00:19:05de la distance
00:19:06avec ce qui se passe
00:19:06sur cette planète,
00:19:07c'est bien de rentrer
00:19:08quelquefois à la maison
00:19:09dans notre douce France
00:19:10que nous aimons tant
00:19:11et dont nous préservons
00:19:12bien entendu les charmes
00:19:13ici sur ce radio.
00:19:14Alors,
00:19:14on va enchaîner
00:19:15avec le fait du jour
00:19:17dans les Hauts-de-Seine.
00:19:18Le préfet a convoqué
00:19:19des parents de lycéens
00:19:21soupçonnés
00:19:21d'avoir participé
00:19:22à des violences.
00:19:23Son message,
00:19:23les familles doivent
00:19:24prendre leurs responsabilités
00:19:26et empêcher
00:19:27que cela recommence.
00:19:28A d'ailleurs,
00:19:29créer le buzz
00:19:29sur les réseaux sociaux
00:19:30hier et avant-hier.
00:19:31L'État doit-il sermonner
00:19:33les parents des émeutiers ?
00:19:34C'est donc notre fait du jour
00:19:35et pour en débattre,
00:19:36nous recevons
00:19:36Pierre Gentillet,
00:19:37avocat au barreau de Paris
00:19:38et enseignant,
00:19:39ainsi que Nathalie Théiot,
00:19:40avocate et présidente
00:19:41de la Ligue des Droits de l'Homme.
00:19:44Sud Radio.
00:19:4514h, Sud Radio,
00:19:47la France dans tous ses États,
00:19:49le fait du jour.
00:19:50Oh pardon Péricault,
00:19:52j'allais représenter la situation.
00:19:53Ah ben si vous voulez,
00:19:54vous le faites très bien,
00:19:55mais je vous laisse le faire.
00:19:57Vous êtes trop gentils.
00:19:59Nous allons savoir
00:20:01si la République
00:20:02doit peu sermonner les parents,
00:20:04si l'État doit se mêler
00:20:05et donner des leçons
00:20:06de comportement civique
00:20:08aux familles
00:20:09dont les enfants manifestent.
00:20:11Nous avons réuni pour cela
00:20:12dans ce studio
00:20:13en direct
00:20:14autour de ce plateau
00:20:16Mme Nathalie Théiot,
00:20:18Maître Nathalie Théiot,
00:20:19avocate
00:20:19et vous êtes présidente
00:20:21de la Ligue des Droits de l'Homme.
00:20:23Bonjour.
00:20:25Et Maître Pierre Gentillet,
00:20:26avocat et enseignant.
00:20:27Iyer, si je puis me permettre.
00:20:29Bien sûr.
00:20:29Et en plus je sais
00:20:30que c'est Pierre Gentillet
00:20:31à chaque fois.
00:20:32Oui, c'est la première fois
00:20:33que vous le faites.
00:20:33Vous me faites une leçon de phonétique.
00:20:35I, deux L,
00:20:36c'est bien I.
00:20:37Absolument.
00:20:38Gentillet, Pierre Gentillet.
00:20:39Merci pour votre invitation.
00:20:40Voilà.
00:20:40Donc, à ma droite
00:20:42Maître Pierre Gentillet,
00:20:43à ma gauche
00:20:44Maître Nathalie Théiot,
00:20:46donc deux juristes.
00:20:47On va rentrer évidemment
00:20:47dans des notions de droit,
00:20:49ensuite on va
00:20:49dans des notions de légalité
00:20:51et ensuite
00:20:52d'éthique publique
00:20:53et de morale publique.
00:20:54Est-ce qu'un préfet
00:20:55peut
00:20:56convoquer des parents
00:20:57et leur dire
00:20:58comment ils doivent se comporter
00:20:59ou comment ils doivent surveiller
00:21:01le comportement
00:21:01de leurs enfants ?
00:21:02Maître Nathalie Théiot,
00:21:04je commence par vous.
00:21:05Est-ce qu'il était dans son rôle
00:21:06préfet ?
00:21:07Il représente l'État,
00:21:07il représente la République.
00:21:09Je disais tout à l'heure
00:21:10en rentaine
00:21:11que j'étais gamin
00:21:11mais qu'il y avait
00:21:12une petite dissension
00:21:13dans des maisons à la campagne.
00:21:14Le brigadier de gendarmerie
00:21:15arrivait,
00:21:16il sermonnait le gamin,
00:21:18il disait aux parents
00:21:18et c'est lui qui faisait
00:21:19le juge de paix.
00:21:19Bon, c'était une circonstance
00:21:21très particulière
00:21:21et voilà,
00:21:22ces situations n'existaient plus
00:21:24puisqu'ils ont des consignes
00:21:24de ne pas se mêler.
00:21:25Est-ce que le préfet des Hauts-de-Seine
00:21:27avait en gros
00:21:28le droit
00:21:28ou la mission
00:21:30d'intervenir
00:21:31dans la vie familiale ?
00:21:32Le préfet,
00:21:32il est le représentant
00:21:33de l'exécutif.
00:21:34Donc à partir de là,
00:21:35il y a un problème déjà
00:21:36de séparation des pouvoirs
00:21:37dans la mesure
00:21:38où vous avez
00:21:39la séparation
00:21:39entre l'exécutif
00:21:40et le judiciaire.
00:21:42Or là,
00:21:42lorsqu'on a,
00:21:44s'il y a,
00:21:44parce qu'il y a aussi
00:21:45la question de la présomption
00:21:46d'innocence,
00:21:47mais s'il y a
00:21:48des problèmes,
00:21:49des dégradations
00:21:50qui ont été commises
00:21:51par certains élèves,
00:21:53civilement,
00:21:54les parents sont responsables,
00:21:55pas pénalement,
00:21:56mais civilement,
00:21:57oui,
00:21:57et en tout cas,
00:21:58ça relève du judiciaire,
00:22:00c'est-à-dire que
00:22:00c'est le procureur
00:22:01de la République
00:22:02qui peut éventuellement
00:22:04diligenter une enquête
00:22:06puis ensuite
00:22:07faire qu'il y ait
00:22:08le juge des enfants
00:22:10qui interviennent,
00:22:10mais en plus de ça,
00:22:11il y a une séparation
00:22:12au sein du judiciaire
00:22:13entre celui qui poursuit
00:22:15et celui qui juge.
00:22:16Et là,
00:22:17on a tout vol en éclat
00:22:18puisqu'on a l'impression
00:22:19qu'ils sont jugés par avance
00:22:21en dépit de la présomption
00:22:22d'innocence
00:22:23et que c'est le préfet lui-même
00:22:25qui juge
00:22:25et qui décide de la sanction.
00:22:27Une des sanctions,
00:22:28ça peut être l'admonestation.
00:22:29Bien sûr.
00:22:30Comme vous avez rappelé,
00:22:31ça s'appelle l'admonestation.
00:22:32Je ne pense pas,
00:22:33je vais donner la parole
00:22:33à Pierre Gentil,
00:22:34je ne pense pas
00:22:34que le préfet
00:22:35voulait reconstituer
00:22:36un procès.
00:22:38Que dirait-on
00:22:38d'un proviseur
00:22:39qui convoquerait des parents
00:22:40dont les enfants
00:22:40se comportent mal à l'école
00:22:41en disant
00:22:42ce que vous pouvez dire
00:22:42à vos enfants
00:22:43de se calmer un petit peu
00:22:44ou de se compter...
00:22:44Mais là,
00:22:44c'est pas une infraction.
00:22:45Non mais,
00:22:46il n'y avait pas d'infraction,
00:22:47il donne une leçon de morale.
00:22:48Voilà,
00:22:48il n'est pas en train
00:22:48de faire une injonction.
00:22:49Oui,
00:22:50mais il a quand même
00:22:50ciblé des enfants
00:22:51qui sont censés,
00:22:53dont il suppose
00:22:54qu'ils ont commis
00:22:55des infractions.
00:22:56Donc,
00:22:56il est sorti
00:22:57de ses prérogatives
00:22:58de représentants
00:22:59de la République.
00:22:59Et vous avez dit vous-même
00:23:00que c'est le proviseur
00:23:02qui le ferait.
00:23:03Oui.
00:23:03Autant dire
00:23:04que ça n'est pas non plus
00:23:05le rôle du préfet.
00:23:06Là aussi,
00:23:06ce sont des rôles différents.
00:23:08Mais je tiens à le dire
00:23:08parce que ça signifie...
00:23:09Ils ont une autorité
00:23:09l'un et l'autre.
00:23:10Ils ont une autorité.
00:23:11Ils ont une autorité.
00:23:12Ils ont une autorité.
00:23:14Le préfet représente
00:23:15la justice,
00:23:16non pas du tout.
00:23:16Non,
00:23:17il représente
00:23:17en tant que représentant
00:23:18du gouvernement,
00:23:18y compris le ministère
00:23:19de la justice.
00:23:20Non,
00:23:20il représente l'exécutif.
00:23:21Oui,
00:23:22je vous ai dit
00:23:22le ministère de la justice,
00:23:23je n'ai pas parlé
00:23:24d'autorité judiciaire.
00:23:25Il ne représente pas
00:23:25les magistrats.
00:23:26Il représente l'autorité
00:23:27que représente le garde des soins
00:23:28et le ministre de la justice.
00:23:29Voilà.
00:23:30C'est le procureur, là.
00:23:31Et il avait un procureur
00:23:32à ses côtés.
00:23:33mais alors là,
00:23:34ça pose aussi une autre question
00:23:35parce que comment se fait-il
00:23:37alors qu'il y a
00:23:37une enquête en cours ?
00:23:39Comment se fait-il
00:23:40qu'il ait eu accès
00:23:41aux éléments de l'enquête ?
00:23:42Parce que le procureur
00:23:42n'a pas le droit,
00:23:43c'est l'article 11
00:23:44du Code de procédure pénale,
00:23:45il n'a pas le droit
00:23:46de divulguer l'enquête.
00:23:47Donc ça,
00:23:47c'est une infraction.
00:23:48Et quelqu'un
00:23:49qui récupère les données
00:23:51et qui s'en sert,
00:23:52c'est un recel
00:23:52de violation
00:23:54du secret de l'enquête.
00:23:56Maître Gentilly,
00:23:56j'ai entamé le débat
00:23:58avec Maître Théyo.
00:24:00Je suis assez d'accord
00:24:03avec ce qui a été dit
00:24:03par ma consoeur,
00:24:04c'est-à-dire que
00:24:05je pense qu'il y a ici
00:24:05une confusion
00:24:06entre le rôle
00:24:07des autorités administratives
00:24:08et le rôle
00:24:08des autorités judiciaires.
00:24:10Et encore une fois,
00:24:11je vais le dire
00:24:12un peu plus loin,
00:24:13mais ce n'est pas
00:24:14le rôle de l'État.
00:24:15Pardon.
00:24:16Ici,
00:24:18le préfet
00:24:19et toute autorité administrative
00:24:20n'a un pas compétence
00:24:23pour procéder
00:24:24à ce genre de serment public,
00:24:25à une espèce
00:24:25de mise en scène.
00:24:27Pardonnez-moi,
00:24:28si quelqu'un
00:24:29doit intervenir ici,
00:24:30en l'occurrence,
00:24:31il y a deux interlocuteurs,
00:24:32les parents
00:24:33et la justice.
00:24:35Et par ailleurs,
00:24:35ça a été rappelé,
00:24:36ils sont présumés innocents,
00:24:38donc dans le temps,
00:24:39dans l'attente,
00:24:40effectivement,
00:24:41du résultat de l'enquête
00:24:42et le prononcé judiciaire,
00:24:44il me semble qu'ici,
00:24:46que l'État se mette en scène,
00:24:47parce que c'est littéralement ça,
00:24:49et qu'il mette en scène aussi,
00:24:50parce que c'est ça
00:24:50le fond du sujet,
00:24:51c'est la véritable impuissance.
00:24:52Parce que, pardonnez-moi,
00:24:54si l'État arrive
00:24:55et ad bonnest
00:24:55comme ça,
00:24:56en public,
00:24:57les parents,
00:24:59je dis supposés,
00:25:00en plus,
00:25:01même pas du tout,
00:25:03des personnes
00:25:03qu'ils supposent,
00:25:04des élèves,
00:25:05des enfants qu'ils supposent
00:25:06comme étant responsables
00:25:07de dégradation,
00:25:09moi,
00:25:09j'y vois
00:25:10un constat d'impuissance,
00:25:12si vous voulez.
00:25:13C'est à l'autorité judiciaire
00:25:15d'intervenir,
00:25:16c'est à elle
00:25:16de prononcer
00:25:18des sanctions,
00:25:19et pour cela,
00:25:19effectivement,
00:25:20il faut laisser
00:25:22la justice se prononcer.
00:25:24Donc,
00:25:25je pense que,
00:25:26un,
00:25:26ce n'est pas son rôle,
00:25:26et j'y vois là,
00:25:27effectivement,
00:25:28un constat d'impuissance
00:25:29de l'État,
00:25:29ce n'est pas à l'État
00:25:31d'éduquer ni les enfants,
00:25:32ni les parents,
00:25:34ni les parents.
00:25:35C'est aux parents,
00:25:36eux-mêmes,
00:25:37de se prendre en charge
00:25:38et de prendre en charge
00:25:39leurs enfants.
00:25:40Voilà,
00:25:40ça me paraît,
00:25:41pardon,
00:25:42ça me paraît vraiment
00:25:42un propos de béotien,
00:25:43ce que je tiens là,
00:25:44c'est du droit positif.
00:25:46Je vous entends,
00:25:46alors je vais reformuler
00:25:47la question différemment,
00:25:48quelle autorité
00:25:49de la République
00:25:51peut faire un rappel
00:25:52à l'ordre citoyen
00:25:53pour rappeler
00:25:55à des parents
00:25:56qu'ils doivent,
00:25:57on n'est pas dans
00:25:58une instruction judiciaire,
00:26:00il n'y a pas une procédure
00:26:01devant un tribunal.
00:26:02Est-ce que l'autorité
00:26:03de la République,
00:26:04que ce soit un préfet,
00:26:05peut-être un commissaire
00:26:05de police,
00:26:06un gendarme,
00:26:07peut faire un rappel
00:26:08à l'ordre citoyen
00:26:09en demandant aux parents
00:26:11de s'assurer
00:26:11du comportement
00:26:12de leurs enfants,
00:26:13justement,
00:26:14pour éviter
00:26:14que nous en arrivions
00:26:16à une procédure judiciaire.
00:26:17Est-ce que l'État français,
00:26:18est-ce que la République
00:26:18a le droit de dire à un moment
00:26:19aux parents,
00:26:20faites votre boulot de parents
00:26:21et surveillez vos enfants ?
00:26:23Le juge des enfants.
00:26:24Le juge des enfants.
00:26:26Mais là,
00:26:26mais dans une procédure judiciaire,
00:26:27il n'y a pas de plainte
00:26:28pour l'instant.
00:26:29Parce que ce n'est pas
00:26:29au rôle de l'État.
00:26:30Et justement,
00:26:31c'est pour ça qu'on distingue
00:26:32l'autorité administrative
00:26:33de l'autorité judiciaire.
00:26:35Encore une fois,
00:26:35on part du principe
00:26:36que ces gens sont coupables,
00:26:37c'est-à-dire qu'à partir du moment
00:26:39où ils le contestent,
00:26:39ils sont présumés innocents.
00:26:40à partir du moment
00:26:41où ils contestent
00:26:43les faits
00:26:43qui leur seront reprochés.
00:26:44Oui, c'est une interpellation.
00:26:45Mais si vous considérez
00:26:46que l'État doit procéder
00:26:48à une admonestation,
00:26:49c'est-à-dire un rappel
00:26:49à la loi,
00:26:50enfin,
00:26:50pas un rappel à la loi ici,
00:26:51mais effectivement,
00:26:54faire ce genre
00:26:55d'humiliation publique,
00:26:56ça veut dire
00:26:56qu'il présume
00:26:58que les enfants
00:26:59sont coupables
00:27:00et donc,
00:27:01ici,
00:27:01les parents.
00:27:02Donc je le dis,
00:27:02là,
00:27:03on va trop vite,
00:27:03on prend le pas
00:27:04sur l'autorité judiciaire
00:27:05et puis encore une fois,
00:27:06on ne responsabilise
00:27:09pas ici
00:27:09les parents.
00:27:10Je rappelle une chose,
00:27:11si les enfants
00:27:12sont condamnés,
00:27:13civilement,
00:27:14ce sont les parents
00:27:16qui seront responsables.
00:27:17Il faut juste
00:27:17que la justice se prononce
00:27:18et ça,
00:27:19c'est un autre sujet,
00:27:19qu'elle se prononce
00:27:20rapidement.
00:27:21Mais le juge des enfants,
00:27:22attendez,
00:27:23parce que vous avez dit
00:27:24il n'y a pas de plainte.
00:27:25En fait,
00:27:25le juge des enfants,
00:27:26il est compétent
00:27:26à la fois au civil
00:27:27et au pénal.
00:27:28Il peut très bien décider
00:27:29de n'ouvrir
00:27:30qu'une procédure civile
00:27:32et dans le cadre
00:27:33de la procédure civile,
00:27:34il reçoit
00:27:35les parents,
00:27:36il reçoit les enfants
00:27:37et il leur rappelle
00:27:38les règles.
00:27:39Ça fait partie
00:27:39du rôle du juge
00:27:40des enfants.
00:27:41Encore faut-il
00:27:41qu'il soit saisi
00:27:42par le procureur.
00:27:43Est-ce que ça signifie
00:27:44en termes,
00:27:44j'allais dire,
00:27:45juridiques,
00:27:45que lorsque un policier
00:27:47et les forces de l'ordre
00:27:48interpellent un manifestant,
00:27:50qu'il soit délinquant,
00:27:51soit émeutier,
00:27:51qui sont les deux stades
00:27:52du trou d'ordre public,
00:27:54il n'a même pas le droit
00:27:54de leur adresser la parole ?
00:27:56Il doit les arrêter
00:27:57sans rien leur dire ?
00:27:57On ne peut pas les engueuler ?
00:27:58On ne peut pas leur dire
00:27:59arrête tes bêtises
00:28:00ou calme-toi ?
00:28:06Encore une fois,
00:28:07la police,
00:28:07vous évoquez la police,
00:28:08le travail de la police
00:28:09ce n'est pas de faire,
00:28:10comme vous dites ici,
00:28:12concrètement,
00:28:12des rappels à la loi.
00:28:13C'est soit,
00:28:14de manière préventive,
00:28:16d'empêcher
00:28:16la réalisation
00:28:17d'une infraction,
00:28:18soit de la constater,
00:28:19mais ce n'est pas à lui
00:28:21par exemple d'établir,
00:28:23de prononcer judiciairement
00:28:24qu'il y a eu des violences.
00:28:25C'est pour cela
00:28:26qu'il y a derrière
00:28:26une instruction
00:28:27et qu'il y a après
00:28:28un jugement.
00:28:30Encore une fois,
00:28:30ce n'est pas le rôle
00:28:31de la police.
00:28:32On n'a pas le droit,
00:28:33un préfet et un gendarme
00:28:34ou un policier
00:28:35n'ont pas le droit
00:28:35d'engueuler quelqu'un
00:28:36car un préfet,
00:28:37il est là pour donner
00:28:39des instructions
00:28:40à la police
00:28:41et faire en sorte
00:28:41que la loi soit respectée
00:28:44après le prononcé
00:28:45de la décision judiciaire.
00:28:48Maître Théiot,
00:28:48en tant que président
00:28:49de la Ligue des droits d'hommes,
00:28:51comment vous verriez
00:28:52justement qu'on puisse
00:28:53interpeller les parents
00:28:54sous quelle forme
00:28:54juridique acceptable ?
00:28:55Est-ce que vous trouvez
00:28:56légitime déjà
00:28:57que la puissance publique
00:28:58puisse demander aux familles ?
00:28:59Le juge des enfants,
00:29:00encore une fois,
00:29:01c'est l'État aussi.
00:29:02Un juge ne va pas
00:29:02prendre la parole
00:29:03devant la télévision.
00:29:05Est-ce qu'il y aurait
00:29:05une forme de message
00:29:07légale ?
00:29:08Ce n'est pas normal
00:29:08de le faire en public.
00:29:10Regardez,
00:29:10on n'a pas le droit
00:29:11par exemple
00:29:11de présenter quelqu'un
00:29:12menotté
00:29:12parce que c'est une atteinte
00:29:14à la dignité de la personne.
00:29:15Vous voyez,
00:29:16c'est encore plus
00:29:16vis-à-vis d'enfants
00:29:17qu'il faut protéger.
00:29:18Mais je dirais plus,
00:29:20le préfet,
00:29:20là,
00:29:20il dit qu'il veut
00:29:22rappeler la loi.
00:29:23Mais lui-même,
00:29:24il faut d'abord
00:29:25qu'il applique la loi.
00:29:26Il faut être exemplaire
00:29:27dans ce cas-là.
00:29:28Il n'est pas exemplaire
00:29:29dans ce qu'il fait
00:29:30cette mise en scène,
00:29:31mais il n'est pas exemplaire
00:29:32non plus
00:29:32parce que je me pose
00:29:33la question
00:29:33comment a-t-il récupéré
00:29:34les noms des enfants
00:29:36et les noms des parents ?
00:29:37Or,
00:29:38il n'a pas accès
00:29:39normalement
00:29:39au fichier
00:29:40de l'éducation nationale.
00:29:42Donc,
00:29:42s'il a eu accès,
00:29:43moi,
00:29:43je vais saisir la CNIL,
00:29:45en tout cas,
00:29:45en tant que présidente
00:29:46de la Ligue des droits de l'homme,
00:29:47je vais saisir la CNIL
00:29:48pour qu'il y ait
00:29:50une enquête
00:29:50sur le détournement
00:29:52de fichiers
00:29:52par rapport
00:29:53à ses finalités.
00:29:54Vous êtes en train
00:29:54de me dire,
00:29:55imaginez que nous soyons
00:29:56dans un commissariat de police
00:29:57où les jeunes délinquants
00:29:58ont été arrêtés.
00:29:59Ils ne sont pas encore délinquants,
00:30:00ils ne sont pas,
00:30:01mais ils ont été arrêtés
00:30:01parce qu'ils ont contrevenu
00:30:02à la loi.
00:30:04Les policiers les arrêtent.
00:30:05Le préfet vient dans ce commissariat,
00:30:06les parents sont venus
00:30:07chercher leurs enfants,
00:30:08est-ce qu'il a le droit
00:30:08d'avoir une conversation
00:30:09avec eux
00:30:10en disant,
00:30:10vous auriez dû quand même
00:30:11les surveiller un peu mieux
00:30:12ou il n'a même pas le droit
00:30:13de faire ça ?
00:30:13Et là,
00:30:14il n'a sorti aucun fichier.
00:30:15Il va dans un commissariat,
00:30:16il tombe sur les délinquants,
00:30:17les parents sont dans le commissariat
00:30:18avec leurs enfants,
00:30:19il leur dit,
00:30:20écoutez,
00:30:20est-ce que vous pouvez les sermoner
00:30:21faire en sorte
00:30:22qu'ils ne fassent pas de bêtises ?
00:30:22Le préfet viendrait
00:30:23dans le commissariat ?
00:30:24Je vous donne un exemple
00:30:24ou une autorité de la police
00:30:26qui viendrait
00:30:26ou le commissaire de police
00:30:27qui va voir les parents
00:30:27qui leur dit,
00:30:28écoutez,
00:30:29tenez vos gosses,
00:30:30vous voyez,
00:30:30ils sont là.
00:30:32En informel,
00:30:33ça se fait de toute façon.
00:30:34Est-ce que vous l'autorisez
00:30:35ou est-ce qu'il n'a même
00:30:36pas le droit de faire ça ?
00:30:36Je vous dis,
00:30:37on ne dit rien.
00:30:38Ça se fait souvent en informel
00:30:40quand justement
00:30:41on les relâche.
00:30:43Maître Gentiller.
00:30:43Deux éléments.
00:30:44Premièrement,
00:30:45ce n'est pas qu'on ne dit rien.
00:30:46C'est simplement que
00:30:47c'est le...
00:30:47On va arrêter de se répéter
00:30:48là-dessus.
00:30:49Vous êtes une tolérance
00:30:49tous les deux.
00:30:50Non, non, non.
00:30:51Non, non, non.
00:30:52C'est le respect des prérogatives
00:30:56administratives d'une part
00:30:56et judiciaires de l'autre.
00:30:58S'il y a prononcé
00:30:59effectivement judiciaire,
00:31:01alors derrière,
00:31:01effectivement,
00:31:02il y a sanction
00:31:02et il faut que cette sanction
00:31:03soit appliquée.
00:31:04Mais là où je veux arriver
00:31:05sur un point important,
00:31:06je vous disais tout à l'heure,
00:31:07au fond,
00:31:08cette mise en scène,
00:31:08pour moi,
00:31:09ce que ça traduit politiquement,
00:31:11c'est l'impuissance
00:31:14et je parlais des missions
00:31:15de police administratives.
00:31:16C'est des missions ici
00:31:17de prévention.
00:31:18L'État se fait fort
00:31:20d'organiser une mise en scène
00:31:21pour s'amener les parents.
00:31:22En attendant,
00:31:23les universités sont bloquées.
00:31:25Les lycées sont bloquées
00:31:26et ça, effectivement,
00:31:27c'est parfaitement contraire au droit.
00:31:29Là, l'État,
00:31:30il devrait intervenir.
00:31:31Il y a eu des cas
00:31:31de délit d'entrave.
00:31:32J'ai vu des vidéos
00:31:33où on avait des enseignants
00:31:34qui voulaient entrer
00:31:36et qui ne le pouvaient pas.
00:31:37Ça, je rappelle
00:31:37que c'est un délit d'entrave,
00:31:38c'est un an de prison quand même.
00:31:39Sur simple menace.
00:31:40Avec violence,
00:31:41ça monte jusqu'à 3 ans.
00:31:42Donc là,
00:31:43l'État démontre
00:31:44par son absence d'action ici
00:31:46qu'il est profondément inefficace.
00:31:49Et après, on nous dit
00:31:49il faut comprendre,
00:31:50c'est normal,
00:31:51c'est la révolte des jeunes.
00:31:53Je note qu'ici,
00:31:53on ne respecte pas
00:31:54l'État du droit.
00:31:55Voilà.
00:31:55Donc pour moi,
00:31:56ça démontre aussi
00:31:58l'impuissance de l'État
00:31:59à agir sur les vrais sujets.
00:32:01Alors Anissa,
00:32:01est-ce qu'il y a une montée
00:32:02de la violence chez les jeunes ?
00:32:04Alors effectivement,
00:32:05c'est quand même le sujet
00:32:05finalement de tout ce débat
00:32:08et de toutes ces discussions.
00:32:09et on va faire un petit pas de côté
00:32:11parce que quand on regarde
00:32:12le tableau dressé
00:32:13ces derniers jours
00:32:14par les médias,
00:32:15effectivement,
00:32:15on a l'impression
00:32:16qu'on fait face
00:32:16à une jeunesse armée
00:32:17et une hausse d'une violence
00:32:19encore jamais vue
00:32:20et on s'en inquiète
00:32:21à juste titre.
00:32:22Pourtant,
00:32:22on va déchanter un peu
00:32:24parce que quand on regarde
00:32:25les chiffres,
00:32:25la réponse est non.
00:32:26Les chiffres montrent surtout
00:32:27une hausse
00:32:28de certaines violences graves
00:32:30plutôt qu'une augmentation
00:32:32générale
00:32:32de la délinquance des mineurs.
00:32:34En moins de 10 ans,
00:32:36le nombre de mineurs
00:32:37mis en cause
00:32:37par la police
00:32:38et la gendarmerie
00:32:38a baissé de 15%.
00:32:40Autrement dit,
00:32:41nos jeunes sont moins violents
00:32:42et le chiffre est resté stable
00:32:44pour les violences physiques.
00:32:45En revanche,
00:32:46et c'est là que les choses
00:32:46sont inquiétantes,
00:32:47c'est qu'il a été multiplié
00:32:48par 2,2 pour les tentatives
00:32:50d'homicide.
00:32:50Ça veut dire quoi tout ça ?
00:32:52Ça veut dire que les chiffres
00:32:53montrent surtout
00:32:54une hausse de violences graves
00:32:56plutôt qu'une augmentation
00:32:57générale
00:32:57de la délinquance des mineurs.
00:32:59Alors,
00:32:59est-ce que ça peut nous aider
00:33:00à comprendre un peu
00:33:01ce qui se passe aujourd'hui
00:33:02dans les blocus de lycée
00:33:03avec peut-être
00:33:04parfois des réactions
00:33:05qui sont quand même
00:33:05très disproportionnées ?
00:33:06Ça nous amène aussi
00:33:07à nous poser une autre question.
00:33:09Est-ce qu'on fait face
00:33:10aujourd'hui à une jeunesse
00:33:11finalement segmentée,
00:33:12divisée en deux ?
00:33:13Et c'est aussi
00:33:14ce qu'on peut ressentir
00:33:15parfois au cours
00:33:16de ces blocus
00:33:17et de cette mobilisation lycéenne
00:33:19avec d'un côté
00:33:20des jeunes
00:33:21qui réclament
00:33:21plus de moyens
00:33:22pour étudier
00:33:23et puis d'autres,
00:33:24c'est vrai,
00:33:24qui cassent
00:33:26tout simplement.
00:33:28Alors,
00:33:28rien ne nous prouve
00:33:29pour le moment
00:33:30que notre jeunesse
00:33:30est véritablement divisée
00:33:32en deux.
00:33:33Ceci étant dit,
00:33:35ces chiffres
00:33:36nous donnent quand même
00:33:37des éléments
00:33:37d'interprétation.
00:33:39Cela révèle
00:33:39une transformation
00:33:40de la délinquance,
00:33:41c'est sûr.
00:33:42Une étude
00:33:42du ministère
00:33:43de la Justice
00:33:44nous explique
00:33:45par ailleurs,
00:33:46renforce en fait
00:33:47si vous voulez
00:33:48cette impression
00:33:49de division aussi
00:33:50chez les jeunes
00:33:50avec ces violences
00:33:51encore plus intenses.
00:33:52On ne va pas rentrer
00:33:53dans le détail,
00:33:54nous n'avons pas
00:33:55nécessairement le temps.
00:33:56Ceci étant dit,
00:33:58il serait temps pour...
00:33:59C'est un autre débat
00:34:00en fait que vous êtes
00:34:01en train de faire.
00:34:02Non, non, non.
00:34:02C'est un autre point
00:34:03et j'allais vous demander
00:34:04justement par rapport
00:34:05à ce que dit Anissa
00:34:05puisque vous êtes
00:34:06président de l'ordre,
00:34:07est-ce qu'il y a
00:34:07aujourd'hui en France
00:34:08dans la façon
00:34:09de maintenir
00:34:10l'ordre public
00:34:10de la part de la police
00:34:11une inquiétude
00:34:12de la part
00:34:12de la présidente
00:34:13des droits de l'ordre ?
00:34:13C'est plus qu'une inquiétude.
00:34:15Il y a des violences
00:34:15extrêmement graves
00:34:16et au départ,
00:34:17il faut quand même
00:34:18se rendre compte
00:34:18que c'est une mobilisation
00:34:20citoyenne
00:34:20et c'est très à leur honneur
00:34:21que de prendre en compte
00:34:23les besoins
00:34:24du service public
00:34:25c'était en plus
00:34:26au moment où les syndicats
00:34:27eux-mêmes appelaient
00:34:28à de la grève
00:34:29par rapport à ce qui se passe
00:34:30dans la fonction publique
00:34:31et au fait qu'il n'y ait pas
00:34:31de moyens
00:34:32pour notamment
00:34:33le service public
00:34:34de l'éducation.
00:34:35Donc c'est vraiment
00:34:36une interrogation citoyenne
00:34:37et normalement
00:34:38on répond par la négociation
00:34:39par le fait...
00:34:41Là on est en train...
00:34:41Le ministre nous dit
00:34:43maintenant
00:34:43qu'il faut que ce soit
00:34:45du débat démocratique
00:34:46au sein des établissements.
00:34:47Pourquoi ne l'a-t-il pas fait
00:34:49au départ ?
00:34:50La démocratie c'est ça aussi
00:34:51c'est du dialogue,
00:34:52c'est du débat.
00:34:52Ça relève des droits de l'homme
00:34:53ou c'est un autre ?
00:34:55Qu'il y ait des casseurs
00:34:56après c'est de la délinquance
00:34:57mais le problème
00:34:58c'est qu'on aggrave les choses
00:34:59en répondant uniquement
00:35:00par de la répression
00:35:01et c'est de l'escalade
00:35:02des violences.
00:35:03Je tiens quand même
00:35:03à dire ici
00:35:04qu'hier par exemple
00:35:06il y avait des observateurs
00:35:07de la LDH
00:35:08et du Salgue des Avocats de France
00:35:10et ils étaient mis
00:35:12à côté des journalistes
00:35:13à l'écart de la foule.
00:35:15Ils ont reçu une grenade
00:35:17une grenade offensive.
00:35:18Vous imaginez ?
00:35:19Donc voilà ce que c'est
00:35:21quand on dit
00:35:21qu'il y a de la violence policière
00:35:22c'est ça.
00:35:23On cible des journalistes
00:35:24et on a vu...
00:35:25Ah vous pensez
00:35:25qu'elle avait été lancée ?
00:35:26Mais bien sûr.
00:35:27Ils étaient à l'écart de la foule
00:35:28donc ils ont été ciblés
00:35:30délibérément
00:35:30parce qu'ils sont en train
00:35:31de documenter
00:35:32ce qui est en train de se passer.
00:35:33Maître Gentilier.
00:35:34Alors là je suis...
00:35:35Pour finir
00:35:35parce que nous avons atteint
00:35:36la limite de notre timing.
00:35:38Là je suis pour le coup
00:35:38effectivement en désaccord.
00:35:39C'est-à-dire que
00:35:40je pense que c'est une question
00:35:41de perspective.
00:35:42C'est-à-dire que
00:35:42je ne pense pas
00:35:43qu'il y ait
00:35:43à répondre effectivement
00:35:45par la négociation
00:35:47à des gens qui
00:35:48au départ
00:35:49sont dans une posture
00:35:51qui est une posture
00:35:52pardon de le rappeler
00:35:53illégale.
00:35:53Il est illégal
00:35:54de bloquer l'université.
00:35:55Il est illégal
00:35:55d'empêcher des professeurs
00:35:56et d'empêcher
00:35:57des lycéens
00:35:58et même des étudiants
00:35:59parce qu'on parle assez peu
00:36:00finalement je trouve
00:36:00des universités.
00:36:01J'enseigne à l'université
00:36:02aujourd'hui mon université
00:36:03est bloquée
00:36:03pardon de le dire aussi.
00:36:05On est de base
00:36:06face à des gens
00:36:07qui se mettent
00:36:08dans l'illégalité.
00:36:09Après tout ça
00:36:09doit être évidemment
00:36:10traité par le droit
00:36:11et s'il y a des abus
00:36:13qui sont commis
00:36:14et s'il y a des abus
00:36:15qui sont commis par la police
00:36:16et s'il y a des abus
00:36:16qui sont commis par la police
00:36:17ils devront être
00:36:19réprimés
00:36:20mais ne pas oublier
00:36:21qu'à l'origine
00:36:22ce sont des situations
00:36:23que vous appelez
00:36:24mobilisation de toine
00:36:24qui sont des situations
00:36:25d'illégalité
00:36:26parfaitement inactérale.
00:36:26Non parce qu'il y a
00:36:27le droit de la Cour européenne
00:36:29de la liberté d'expression
00:36:30et ce qui dit
00:36:31la Cour de cassation
00:36:32suppose de respecter
00:36:33les fous
00:36:35nous vous réinviterons
00:36:36les droits de l'antenne
00:36:37sont arrivés à leur terme
00:36:38je vois que le débat
00:36:38n'est pas terminé
00:36:39que vous êtes d'excellents partenaires
00:36:40et nous poursuivrons ce débat
00:36:41une autre fois
00:36:42parce que je pense que
00:36:43le dossier n'est pas clos
00:36:44grâce au casseur
00:36:45et grâce au préfet
00:36:46nous aurons encore
00:36:47l'occasion de discuter
00:36:48entre nous.
00:36:49Dans un instant
00:36:49on retrouve André Bercoff
00:36:50sur Sud Radio
00:36:53Midi 14h
00:36:54Sud Radio
00:36:56la France dans tous ses états
00:36:58Il est 12h50
00:36:59vous êtes bien sûr
00:36:59Sud Radio
00:37:00et vous allez entendre
00:37:01André Bercoff
00:37:02vous donner son avis
00:37:03sur la façon dont
00:37:04Gabriel Attal
00:37:04a été interpellé hier
00:37:05virulement
00:37:06par une jeune militante
00:37:08de l'Uni
00:37:09Ici Sud Radio
00:37:10les français parlent au français
00:37:13les carottes sont cuites
00:37:16Sud Radio Bercoff
00:37:18dans tous ses états
00:37:197 octobre 2023
00:37:227 octobre 2026
00:37:253 ans après
00:37:27effectivement
00:37:28ce qui s'est passé
00:37:29à la frontière de Gaza
00:37:31et en Israël
00:37:34et bien
00:37:34je ne sais pas
00:37:35s'il faut
00:37:36le mémorer
00:37:38le célébrer
00:37:39mais quelque chose
00:37:41juste
00:37:42quelques mots là-dessus
00:37:44vous voyez
00:37:44certains disent
00:37:46from the river
00:37:47to the sea
00:37:48Palestine will be free
00:37:49du fleuve
00:37:51à la mer
00:37:52la Palestine
00:37:53sera libre
00:37:53et on entend
00:37:54aujourd'hui
00:37:55des voix
00:37:55qui disent
00:37:56de la Seine
00:37:58à la Méditerranée
00:38:00la France
00:38:00sera-t-elle libre
00:38:02et on entend
00:38:03aux Etats-Unis
00:38:04du Mississippi
00:38:05à l'océan
00:38:06Atlantique
00:38:07l'Amérique
00:38:08etc
00:38:08et en Angleterre
00:38:09voilà
00:38:10au fond
00:38:10l'exportation
00:38:11hélas
00:38:12de l'horreur
00:38:13elle s'est bien faite
00:38:13elle s'est faite
00:38:14et elle continue
00:38:15mais
00:38:15nous allons parler
00:38:17de ce qui se passe
00:38:17ici
00:38:18encore aujourd'hui
00:38:19les lycéens
00:38:21les policiers
00:38:22les manifestations
00:38:24les récupérations
00:38:25politiques
00:38:26et autres
00:38:26et il y a eu
00:38:27quelque chose
00:38:28qui s'est passé
00:38:28sur LCI
00:38:29je vais parler
00:38:29de Louise Montignon
00:38:31Louise Montignon
00:38:32elle est
00:38:33d'un syndicat
00:38:34uni
00:38:35étudiant
00:38:36à Bordeaux
00:38:36et puis
00:38:37on parlait
00:38:38évidemment
00:38:38des horaires
00:38:39les lycéens
00:38:40n'en peuvent plus
00:38:40les horaires
00:38:41pas possibles
00:38:42et on a vu
00:38:43sur le plateau
00:38:43donc de
00:38:44Darius Rochebin
00:38:45on a entendu
00:38:46un lycéen
00:38:47qui disait
00:38:48ceci
00:38:49et Louise Montignon
00:38:51qui est elle
00:38:52universitaire
00:38:53maintenant
00:38:53répondre
00:38:54écoutez
00:38:55écoutez ça
00:38:56vous voyez
00:38:56vous voyez
00:38:56qu'il y a
00:38:57un jour
00:38:58où je fais
00:38:588h
00:38:5918h
00:38:59mais après
00:39:01ce sont des horaires
00:39:02qui vont loin
00:39:03vous faites sur sauter
00:39:04Louise
00:39:04est-ce que je peux avoir
00:39:05votre emploi et temps
00:39:06juste deux petits minutes
00:39:06parce que j'ai pas eu le temps
00:39:07de bien le voir
00:39:07s'il vous plaît
00:39:08donc lundi et mardi
00:39:09on commence à 10h
00:39:10on termine à 18h
00:39:11certes
00:39:11mercredi
00:39:12pas court l'après-midi
00:39:13jeudi
00:39:14grosse journée
00:39:14j'accorde
00:39:158h
00:39:1518h
00:39:15vendredi
00:39:16termine à 15h
00:39:17donc là
00:39:18c'est ça
00:39:18une grosse semaine
00:39:19moi je préfère vous le dire
00:39:20je suis complètement honnête
00:39:21avec vous
00:39:21vraiment je suis honnête
00:39:22ça va vous faire
00:39:23très très mal
00:39:24quand vous allez redescendre
00:39:25sur terre
00:39:25quand vous allez poser
00:39:26les pieds à plat
00:39:27parce que moi je vous le dis
00:39:28la journée type
00:39:29d'un étudiant
00:39:30et aujourd'hui je suis en master
00:39:30il y a des moments
00:39:31je commençais à 8h
00:39:32je partais de la fac
00:39:33il était 21h
00:39:34il fallait que je fasse mes TD
00:39:35il fallait que je révise mes partiels
00:39:37parce que oui
00:39:37tout ne se passe pas
00:39:38en contrôle continu
00:39:38le contrôle continu
00:39:39c'est la belle vie
00:39:40je tiens à le rappeler
00:39:41et surtout
00:39:41et surtout
00:39:42j'ai un 25h semaine à côté
00:39:44voilà
00:39:44elle sait
00:39:45elle sait
00:39:45elle même est jeune d'ailleurs
00:39:47c'est intéressant
00:39:48parce qu'on se demande
00:39:49effectivement dans la rue
00:39:50est-ce qu'il y a les gens
00:39:52qui regardent
00:39:53ce que c'est que le travail
00:39:54qui regardent
00:39:55ce que c'est que le lycée
00:39:56alors évidemment
00:39:57qu'il y a le problème
00:39:58des lycées
00:39:58des professeurs
00:40:00qui ne sont pas là
00:40:01de l'absentéisme
00:40:02de part et d'autre
00:40:03et tout
00:40:03mais enfin
00:40:04il y a cette espèce
00:40:05de goût
00:40:06de l'effort
00:40:06qui a l'air
00:40:07de s'être complètement perdu
00:40:08on se plaint
00:40:09de ne pas assez dormir
00:40:10de ne pas ceci
00:40:12de ne pas cela
00:40:13alors que dans le monde
00:40:14il y a en Afrique
00:40:15en Chine et ailleurs
00:40:16des gens qui crèvent
00:40:17d'avoir envie de travailler
00:40:19d'avancer
00:40:19etc
00:40:20alors on se demande
00:40:21vraiment
00:40:22qui fait quoi
00:40:23et puis
00:40:24la même
00:40:25Louise
00:40:26et bien
00:40:26s'en prend
00:40:27parce qu'il y avait
00:40:28Gabriel Attal
00:40:28évidemment
00:40:29candidat à la présidentielle
00:40:30ancien premier ministre
00:40:31etc
00:40:31ancien ministre
00:40:32de l'éducation nationale
00:40:33qui était là
00:40:34et elle regarde
00:40:35Gabriel Attal
00:40:36et lui teint
00:40:37à peu près
00:40:38ce langage
00:40:38écoutez
00:40:39votre bilan
00:40:40il est désastreux
00:40:41je suis désolée
00:40:41de vous le dire
00:40:42je suis honnête
00:40:42des milliers de jeunes
00:40:43ne pensent
00:40:44et ça sert à rien
00:40:44de me regarder
00:40:45avec un petit sourire
00:40:45votre bilan
00:40:46il est désastreux
00:40:46on peut parler
00:40:47du classement PISA
00:40:48la chute du niveau scolaire
00:40:49en français
00:40:50en maths
00:40:51la montée de la violence
00:40:52des lycéens
00:40:53ou même juste
00:40:54des étudiants en général
00:40:55envers leurs professeurs
00:40:56vous êtes dans le pas de vague
00:40:57vous êtes le visage du laxisme
00:40:59vous avez dit
00:41:00tu casses
00:41:00tu répares
00:41:01tu défies l'autorité
00:41:02on t'apprend à la respecter
00:41:03c'est faux
00:41:03aujourd'hui nous avons
00:41:04des milliers de lycéens
00:41:05des milliers d'étudiants
00:41:06qui n'ont aucun cadre
00:41:08qui n'ont aucun cadre
00:41:09qui n'ont aucune hiérarchie
00:41:10qui ne respectent rien
00:41:11votre bilan
00:41:12c'est la suppression
00:41:12de milliers de postes
00:41:13de professeurs
00:41:14et vous osez nous sortir
00:41:15des vidéos Instagram
00:41:16bien sûr que c'est
00:41:17monsieur Attal
00:41:17votre PLF 2024
00:41:19voilà
00:41:19vous entendez
00:41:20c'est un sacré
00:41:22une sacrée analyse
00:41:23de cette jeune étudiante
00:41:25de ce qui se passe
00:41:26parce que
00:41:26qu'est-ce qui se dit là
00:41:28et ce qui est très important
00:41:29d'écouter hier
00:41:30ce qui se dit simplement
00:41:32c'est qu'il y a
00:41:32les casseurs d'en bas
00:41:33oui
00:41:34il y a aussi
00:41:36les casseurs d'en haut
00:41:37et on parle tout le temps
00:41:39et du matin au soir
00:41:40des casseurs d'en bas
00:41:40mais est-ce qu'on ne pourrait pas
00:41:42un peu parler
00:41:42un peu plus
00:41:43des casseurs d'en haut
00:41:44qu'est-ce qui s'est passé
00:41:45depuis
00:41:46pas seulement 5 ans
00:41:4710 ans
00:41:4820 ans
00:41:49le pédagogisme
00:41:50le collège unique
00:41:5299%
00:41:54réussis au bac
00:41:54et après
00:41:55quand ils arrivent
00:41:56aux universités
00:41:57qu'ils veulent faire
00:41:57psychologue, sociologue
00:41:58il n'y a plus de débouchés
00:42:00qu'est-ce qu'il y a eu
00:42:01dans cet extraordinaire
00:42:04laxisme
00:42:04je m'en foutisme
00:42:06incompétence
00:42:07et négligence
00:42:08des casseurs d'en haut
00:42:09et aujourd'hui
00:42:10il faut autant parler
00:42:11des casseurs d'en haut
00:42:12au moins
00:42:13que des casseurs d'en bas
00:42:14parce qu'il n'existe
00:42:15que aussi
00:42:16parce qu'il y a eu
00:42:17la casse en haut
00:42:18il y a les récupérations politiques
00:42:19il y a les démagogues
00:42:20il y a tout ce que vous voulez
00:42:21mais il y a ça
00:42:23que les gens
00:42:24que l'on paye
00:42:25pour nous gouverner
00:42:25fassent leur boulot
00:42:26ou s'en aillent
00:42:28il est temps quand même
00:42:29je veux dire
00:42:30qu'ils se regardent
00:42:31dans un miroir
00:42:31qu'ils regardent dans une glace
00:42:33et qu'ils se disent
00:42:34allez
00:42:34ciao
00:42:35goodbye
00:42:36nous
00:42:36ciao
00:42:37à demain
00:42:45il est 13h
00:42:46non
00:42:47alors en fait
00:42:48on va surtout
00:42:49revenir un petit peu
00:42:50sur
00:42:51sur
00:42:52sur la suite
00:42:54de notre programme
00:42:55je pensais
00:42:56que vous alliez donner
00:42:57les informations
00:43:00les ordinateurs
00:43:01peuvent calculer
00:43:02et analyser
00:43:02nos conseillers
00:43:03mais jusqu'où
00:43:04leur confier
00:43:05nos décisions
00:43:06notre travail
00:43:07et notre santé
00:43:07faut-il laisser
00:43:08les ordinateurs
00:43:10remplacer les humains
00:43:11ce sera le thème
00:43:11de notre face à face
00:43:12aujourd'hui
00:43:13avec un invité hors pair
00:43:14le professeur David Kayat
00:43:16auteur du livre
00:43:17Les gestes qui changent tout
00:43:19c'est à suivre
00:43:19sur Sud Radio
00:43:23midi 14h
00:43:24Sud Radio
00:43:25la France dans tous ses états
00:43:28le face à face
00:43:29nous sommes le mercredi
00:43:31c'est l'octobre 2026
00:43:32il est 13h03
00:43:33vous êtes bien sur Sud Radio
00:43:35et nous allons nous demander
00:43:36s'il faut confier
00:43:37à un ordinateur
00:43:38notre santé
00:43:39je reçois pour en parler
00:43:41l'excellent et magnanime
00:43:43professeur David Kayat
00:43:44qui fait partie
00:43:45des éléphants
00:43:46de la cancérologie
00:43:47on a eu des grands noms
00:43:49je me souviens
00:43:49du professeur Charles
00:43:50du professeur Israël
00:43:51du professeur Loubiana
00:43:53vous faites partie
00:43:54de cette caste
00:43:56je le dis
00:43:56avec tout l'honneur
00:43:58que peut recouvrer
00:44:00ce terme
00:44:01car vous êtes
00:44:02beaucoup impliqué
00:44:03non seulement
00:44:04contre le cancer
00:44:06mais surtout
00:44:06dans la communication
00:44:07la pédagogie
00:44:08pour expliquer
00:44:09ce qu'était cette maladie
00:44:10et comment surtout
00:44:11essayer
00:44:11d'en réduire
00:44:12les risques
00:44:13au maximum
00:44:14je me souviens
00:44:15docteur Kayat
00:44:15vous m'avez dit
00:44:15le meilleur remède
00:44:16contre le cancer
00:44:17c'est de se lever le matin
00:44:18de regarder le soleil se lever
00:44:19et de se dire
00:44:20que c'est un instant de bonheur
00:44:21c'est déjà la première thérapie
00:44:22qui limite le cancer
00:44:23vous avez écrit
00:44:25hier
00:44:26vous n'êtes pas
00:44:26votre premier ouvrage
00:44:28je me souviens
00:44:29que vous aviez déjà
00:44:30publié des livres
00:44:31sur les liens
00:44:31entre l'alimentation
00:44:32et le cancer
00:44:32qui ont eu un grand succès
00:44:33et là vous êtes
00:44:34les gestes qui changent tout
00:44:35cancer
00:44:36intelligence artificielle
00:44:37alimentation
00:44:37la nouvelle donne
00:44:39voilà
00:44:39et dans votre livre
00:44:42vous insistez beaucoup
00:44:43sur l'arrivée de l'IA
00:44:44de l'intelligence artificielle
00:44:45dont
00:44:46et vous allez nous expliquer
00:44:47ça
00:44:48dont vous expliquez
00:44:49qu'elle
00:44:50constitue un progrès énorme
00:44:52dans la mesure
00:44:52où le diagnostic
00:44:53est fait par une machine
00:44:54qui peut synthétiser
00:44:55la totalité des éléments
00:44:57peut-être qu'un cerveau humain
00:44:58ne peut pas retenir
00:44:59et pour autant
00:45:00vous dites
00:45:00que le diagnostic
00:45:01sera incomparablement
00:45:02plus précis
00:45:03plus fiable
00:45:04que celui d'un praticien
00:45:05qui reste avec
00:45:07j'allais dire
00:45:08les défaillances
00:45:08d'un être humain
00:45:09pour autant
00:45:10pour autant
00:45:11le bon médecin
00:45:13ne suffit pas
00:45:13il faut aussi
00:45:14que le médecin
00:45:14soit bon
00:45:15c'est à dire
00:45:15qu'il y a une part
00:45:15d'humanité
00:45:16dans la façon
00:45:17dont on annonce
00:45:18le diagnostic
00:45:18et dont on suit
00:45:19ensuite le traitement
00:45:20et la thérapie
00:45:21du malade
00:45:22pourquoi
00:45:23vous avez décidé
00:45:24professeur Kayad
00:45:25David Kayad
00:45:26là
00:45:27aujourd'hui
00:45:28de vous intéresser
00:45:29à l'intelligence artificielle
00:45:30c'est une vraie
00:45:31révolution médicale
00:45:32ou non ?
00:45:33absolument
00:45:33absolument
00:45:34merci
00:45:34de me poser la question
00:45:36absolument
00:45:37l'intelligence artificielle
00:45:38ça va avoir des impacts
00:45:39extrêmement positifs
00:45:41dans la lutte contre le cancer
00:45:42on va y revenir
00:45:43mais ça peut avoir également
00:45:44des impacts
00:45:46plutôt négatifs
00:45:47alors les impacts positifs
00:45:48ils sont évidents
00:45:49d'abord parce qu'aujourd'hui
00:45:51il y a 20 ans
00:45:5230 ans
00:45:53quand j'étais avec Schwarzenberg
00:45:54avec Tubiana
00:45:55etc
00:45:56on pensait même
00:45:57que c'était contagieux
00:45:58le cancer
00:45:58on ne savait pas
00:45:59comment ça marchait
00:46:00les progrès effectués
00:46:01pendant les 30-40 dernières années
00:46:03moi j'avais 47 ans
00:46:04que je fais de la cancérologie
00:46:05quand j'ai commencé
00:46:06il n'y avait rien
00:46:07on ne savait rien
00:46:08il n'y avait pas de livre
00:46:08de cancérologie
00:46:09mais non
00:46:10on a compris
00:46:10qu'une cellule devient cancéreuse
00:46:12parce qu'à un moment donné
00:46:14il y a un dérèglement
00:46:15un dérèglement
00:46:16dans la signalisation
00:46:18c'est-à-dire la discussion
00:46:19entre les différents morceaux
00:46:20de la cellule
00:46:21dans une cellule
00:46:22il y a des choses
00:46:22qui respirent
00:46:23des choses qui font bouger
00:46:24des choses qui
00:46:25toutes les fonctions
00:46:27d'une cellule
00:46:29sont gérées
00:46:29par différentes structures
00:46:30à l'intérieur de la cellule
00:46:31et ces structures
00:46:32communiquent entre elles
00:46:33et d'ailleurs
00:46:34dans votre corps
00:46:35vous avez à peu près
00:46:36un million de milliards
00:46:36de cellules
00:46:37et elles parlent entre elles
00:46:38toute la journée
00:46:39toute la nuit
00:46:40elles ne s'arrêtent jamais
00:46:40de se parler entre elles
00:46:41pour dire attention
00:46:42il y a une bactérie
00:46:43que j'ai vue passer par là
00:46:44etc
00:46:45à un moment donné
00:46:46cette signalisation
00:46:47c'est-à-dire la discussion
00:46:48entre eux
00:46:49soit les différentes cellules
00:46:50soit à l'intérieur d'une cellule
00:46:53des différentes parties
00:46:54qui la constituent
00:46:54se dérègle
00:46:55un jour vous m'avez expliqué
00:46:56le phénomène du télomère
00:46:58il y a des gendarmes
00:46:59dans l'organisme
00:46:59qui sont là
00:47:00pour reconnaître
00:47:00la cellule cancéreuse
00:47:01et le génie
00:47:02de la cellule cancéreuse
00:47:03c'est qu'elle se maquille
00:47:04et elle passe
00:47:05pour une anticellule
00:47:06alors qu'elle est méchante
00:47:06et là on ne la voit pas
00:47:08d'ailleurs
00:47:08c'est pour ça
00:47:09qu'on l'appelle maligne
00:47:10elle est très maligne
00:47:11la cellule cancéreuse
00:47:12c'est très difficile
00:47:13de la combattre
00:47:14ça fait 50 ans à peu près
00:47:15que je fais ça
00:47:15normalement l'organisme
00:47:16doit la repérer
00:47:16oui mais alors
00:47:17elle a plein de moyens
00:47:18d'abord elle sait par exemple
00:47:19se camoufler
00:47:21elle a une espèce de colle
00:47:23sur la surface
00:47:24de cette cellule
00:47:25et cette colle
00:47:26va à tous les petits débris
00:47:27qui circulent dans le sang
00:47:28les petits débris
00:47:29de globules blancs
00:47:29de plaquettes
00:47:30il y a plein de choses
00:47:31qui circulent dans le sang
00:47:32ça la recouvre
00:47:33comme des feuilles mortes
00:47:34elle se camoufle
00:47:36elle se camoufle
00:47:36elle circule
00:47:37et on ne la voit pas
00:47:38parce qu'on voit passer
00:47:38des détritus
00:47:39dans le sang
00:47:40et donc les globules blancs
00:47:41qui sont là pour l'attraper
00:47:42ils voient passer des détritus
00:47:43ils ne l'attaquent pas
00:47:44et puis elle sait surtout
00:47:46être éternelle
00:47:47normalement une cellule
00:47:49vivante
00:47:49qu'elle soit animale
00:47:50végétale
00:47:51ou humaine
00:47:52elle a un temps de vie
00:47:53qui lui est déterminé
00:47:54par ce qu'on appelle
00:47:56le télomère
00:47:56c'est une espèce
00:47:57de l'horloge interne
00:47:58à chaque cellule
00:47:59cette horloge
00:48:00dit à la cellule
00:48:00combien de temps
00:48:01il lui reste à vivre
00:48:02alors par exemple
00:48:03un globule blanc
00:48:03ça vit 7 jours
00:48:04un globule rouge
00:48:05ça vit 120 jours
00:48:07une cellule du sein
00:48:08ça vit 3 mois
00:48:09bon chaque cellule
00:48:10elle sait combien de temps
00:48:11il lui reste à vivre
00:48:11grâce à ce télomère
00:48:13et la cellule
00:48:14et donc au fur et à mesure
00:48:15que les secondes passent
00:48:16que le sable tombe
00:48:17dans le sablier
00:48:18ce télomère se raccourcit
00:48:20jusqu'au moment
00:48:21où devenu trop petit
00:48:22il ne peut plus assurer
00:48:23la survie de la cellule
00:48:24et de manière à ce que
00:48:26cette cellule sénescente
00:48:27vieille
00:48:28fatiguée
00:48:28pas plus parfaite du tout
00:48:30ne fasse pas de mal aux autres
00:48:32il existe un mécanisme
00:48:33qui s'appelle apoptose
00:48:34c'est-à-dire le suicide
00:48:35de la cellule
00:48:36il y a un gène
00:48:37qui s'appelle le P53
00:48:38au milieu des chromosomes
00:48:39dès qu'il voit que
00:48:41ça va plus
00:48:42justement le télomère
00:48:42n'est plus valable
00:48:43et il suicide la cellule
00:48:45il évacue
00:48:45il fait des trous
00:48:46dans la membrane
00:48:47l'eau rentre à l'intérieur
00:48:48la cellule explose
00:48:49et le cancer
00:48:49c'est justement ce processus
00:48:51qui ne se produit pas
00:48:51il ne se produit pas
00:48:52soit parce que
00:48:53ce gène
00:48:54gardien du génome
00:48:54le P53
00:48:55ne fonctionne pas
00:48:56soit parce que
00:48:56la cellule cancéreuse
00:48:58refabrique du télomère
00:48:59au fur et à mesure
00:48:59qu'il est usé
00:49:00c'est un des mécanismes
00:49:02c'est un commando
00:49:02c'est un des mécanismes
00:49:04extrêmement géniaux
00:49:06que développe
00:49:06la cellule cancéreuse
00:49:07et c'est pour ça d'ailleurs
00:49:08vous savez
00:49:09ce qui fait l'intelligence
00:49:10d'une espèce
00:49:10quelque part
00:49:12c'est la complexité
00:49:14des molécules
00:49:16qu'elle peut fabriquer
00:49:17or chaque molécule
00:49:18qu'un organisme fabrique
00:49:19il le fabrique
00:49:20parce qu'il y a les gènes
00:49:21sur les chromosomes
00:49:22qui lui expliquent
00:49:22la recette
00:49:23pour fabriquer
00:49:24donc plus il y a de gènes
00:49:25en principe
00:49:26plus une espèce
00:49:27est intelligente
00:49:28l'espèce humaine
00:49:29est la plus intelligente
00:49:30la plus adaptative
00:49:31etc
00:49:31mais n'oubliez pas un truc
00:49:33c'est que la cellule cancéreuse
00:49:35elle a le même patrimoine
00:49:36que les autres cellules
00:49:37donc elle est aussi intelligente
00:49:38que le cancérologue
00:49:39qui est lui contre elle
00:49:40alors question éternelle
00:49:41auquel on n'a toujours pas
00:49:42apporté la réponse
00:49:43même si vous avez des idées
00:49:44qu'est-ce qui fait
00:49:45que cette cellule
00:49:45à un moment donné
00:49:46qui se comportait normalement
00:49:48comme l'ange Gabriel
00:49:49qui était gentil
00:49:50il devient satanique
00:49:51qu'est-ce qui fait
00:49:52que l'ange devient un démon
00:49:53quel est le processus intérieur
00:49:55et là vous avez
00:49:56vous avez toujours dit
00:49:56il y a mille raisons
00:49:57ça peut être psychologique
00:49:58ça peut être environnemental
00:50:00mais en tout cas
00:50:00c'est une forme de protestation
00:50:02dans l'organisme
00:50:02de quelque chose
00:50:03qui ne se reconnaît plus
00:50:04dans l'ordre établi
00:50:05absolument
00:50:06c'est-à-dire qu'en fait
00:50:07il y a mille raisons possibles
00:50:09à la limite
00:50:09on peut se poser même
00:50:10l'autre question
00:50:11pourquoi certaines cellules
00:50:12ne deviennent pas cancéreuses
00:50:13tellement le risque est probable
00:50:16parce qu'en fait
00:50:17nous sommes soumis
00:50:18à une multitude
00:50:20de facteurs
00:50:21qui ont tendance
00:50:22à abîmer la cellule
00:50:23et donc
00:50:24la probabilité
00:50:26qu'une cellule
00:50:26à force d'être abîmée
00:50:27finisse par devenir cancéreuse
00:50:29elle est quand même très importante
00:50:30ce qui explique
00:50:30qu'un homme sur deux
00:50:32en France a un cancer
00:50:33une femme sur trois
00:50:34ça fait beaucoup de monde
00:50:34vous voulez dire professeur
00:50:35pour caricaturer
00:50:36que nous avons des cellules
00:50:37nous avons des cellules
00:50:38black blocks
00:50:39en permanence dans l'organisme
00:50:40mais nous avons des CRS
00:50:41qui interviennent tout de suite
00:50:42et qui les éliminent
00:50:43jusqu'au moment
00:50:44où elles prennent
00:50:45les cellules cancéreuses
00:50:48on déclenche
00:50:49vous êtes en train de me dire
00:50:50peut-être que nous avons
00:50:52vous et moi
00:50:52ou des amis
00:50:53déclenché
00:50:53depuis que nous existons
00:50:55deux, trois fois
00:50:55quatre, cinq
00:50:56des quatre cancers
00:50:56que nous avons réprimés
00:50:57nous avons détruit
00:50:59surtout
00:50:59ça c'est l'idée
00:51:01ce que vous développez
00:51:02c'est que des cellules
00:51:03viendraient détruire
00:51:04les cellules cancéreuses
00:51:05alors clairement
00:51:05ça arrive
00:51:06et c'est très important
00:51:07c'est un mécanisme
00:51:08de protection majeur
00:51:09mais l'autre mécanisme
00:51:10de protection
00:51:10c'est qu'à l'intérieur
00:51:11de la cellule
00:51:13quand elle est encore normale
00:51:15il y a des tas de mécanismes
00:51:17de surveillance
00:51:18de sa qualité
00:51:19de son intégrité
00:51:22et qui permettent
00:51:23chaque fois qu'elle est abîmée
00:51:24de réparer
00:51:25ce qui s'est passé
00:51:27et ça c'est dû justement
00:51:28on l'a vu
00:51:29par exemple
00:51:29vous savez le télomère
00:51:30enfin on va prendre
00:51:32vous savez dans une cellule
00:51:33il y a 46 chromosomes
00:51:35dans l'espèce humaine
00:51:35il faut savoir
00:51:36que ces chromosomes
00:51:37en fait c'est de l'ADN
00:51:38vous savez dans les films
00:51:40ils parlent de l'ADN
00:51:41pour trouver le suspect
00:51:42cet ADN
00:51:43essayez d'imaginer
00:51:44vous avez 1 million
00:51:45de milliards de cellules
00:51:46dans votre corps
00:51:46dans chacune de ce million
00:51:48de milliards de cellules
00:51:49vous avez 2 brins d'ADN
00:51:51un qui vient de votre mère
00:51:52un qui vient de votre père
00:51:53chaque brin mesure 2 mètres
00:51:56ça veut dire que
00:51:57dans chacune de votre
00:51:58million de milliards de cellules
00:51:59vous avez 4 mètres d'ADN
00:52:01ça fait 4 millions
00:52:03de milliards de mètres
00:52:04d'ADN
00:52:05et vous ne le voyez pas
00:52:06ça veut dire quoi
00:52:07on ne le voit pas
00:52:07ça veut dire que c'est très très fin
00:52:08c'est très fragile
00:52:09mais il y a des trucs
00:52:10qui réparent l'ADN
00:52:13en permanence
00:52:13est-ce que l'intelligence artificielle
00:52:14ça elle pourrait commencer
00:52:16à le voir ?
00:52:16oui voilà
00:52:16l'intelligence artificielle
00:52:17aujourd'hui
00:52:18je commençais par ça
00:52:19on sait qu'une cellule
00:52:20devient maligne
00:52:20parce que la signalisation
00:52:21la discussion entre les structures
00:52:23ne fonctionne plus
00:52:23or il y a une équipe
00:52:25à San Diego
00:52:26qui a trouvé que
00:52:26tel récepteur
00:52:28parlait à telle structure
00:52:29une autre équipe
00:52:30à Nice
00:52:30qui a trouvé ça
00:52:31le problème
00:52:31c'est regrouper
00:52:32toutes ces informations
00:52:33et quand vous voyez
00:52:34aujourd'hui
00:52:35sur un schéma
00:52:35ça existe
00:52:36de mettre tous les systèmes
00:52:38de signalisation
00:52:39de discussion
00:52:40vous voyez
00:52:41en fait
00:52:41comme une pelote
00:52:42de trucs
00:52:43c'est impossible
00:52:43pour l'esprit humain
00:52:44de savoir
00:52:45si je touche à ça
00:52:46qu'est-ce qui va se passer
00:52:47de l'autre côté
00:52:48alors est-ce qu'on pourrait
00:52:49mettre de l'intelligence
00:52:50artificielle médicale
00:52:52dans des endroits
00:52:52où il n'y a pas
00:52:54de médecin
00:52:54ou d'hôpitaux
00:52:56est-ce que ça peut
00:52:56créer un premier contact
00:52:58avec un premier diagnostic
00:53:00écoutez
00:53:00on pourrait
00:53:01est-ce que c'est une bonne chose
00:53:02de le faire
00:53:03j'en suis pas sûr
00:53:03c'est un art
00:53:08l'art ça implique
00:53:09une pensée
00:53:09ça implique
00:53:10une vision personnelle
00:53:12c'est pour ça
00:53:13que chaque médecin
00:53:13ne fait pas
00:53:14son métier
00:53:15de la même manière
00:53:16et puis surtout
00:53:17le danger
00:53:17alors ça va aider
00:53:18à trouver des médicaments
00:53:19parce que
00:53:20l'intelligence
00:53:21sera capable
00:53:22de dire
00:53:22attendez
00:53:22c'est sur cette molécule
00:53:24qu'il faut agir
00:53:25donc il faut chercher
00:53:25des trucs qui la bloquent
00:53:26donc de ce côté-là
00:53:28c'est sûr que c'est un progrès
00:53:29par contre demain
00:53:30on risque de dire
00:53:31de présenter à l'intelligence
00:53:32un dossier
00:53:33et l'intelligence dira
00:53:35voilà le traitement
00:53:36alors là ça va poser
00:53:36deux problèmes
00:53:37le premier c'est
00:53:39moi l'autre jour
00:53:39j'étais dans un aéroport
00:53:40je demande à Tchad GPT
00:53:41où se trouve le salon
00:53:43dans tel aéroport du monde
00:53:44etc
00:53:45il me dit près de la porte B27
00:53:46je vais B27
00:53:47il n'y a pas de salon
00:53:48je lui dis
00:53:49non tu t'es trompé
00:53:51il me dit
00:53:51ah oui je m'excuse
00:53:52c'était de l'autre côté
00:53:52bon
00:53:53ouais mais quand c'est décidé
00:53:54d'un traitement pour un malade
00:53:55il est mort le malade
00:53:56d'accord
00:53:58il a perdu les chances
00:53:58s'il y a ce trompe sur le diagnostic
00:54:00alors lui il me répond
00:54:00excuse moi je me suis trompé
00:54:02oui mais tu ne peux pas faire ça
00:54:04avec un malade
00:54:04oui si c'était une grippe
00:54:06oui mais moi je ne sois pas les grippes
00:54:08je sois des trucs beaucoup plus graves
00:54:09j'ai bien compris
00:54:10mais j'imagine
00:54:10il y a un diagnostic
00:54:11déjà chez un médecin humain
00:54:13c'est douloureux
00:54:13mais alors si c'est une machine
00:54:14qui vous en va manger
00:54:15vous savez que c'est pour ça
00:54:16qu'avec Jacques Chirac
00:54:17nous avons créé dans le plan cancer
00:54:18l'obligation pour les cancérologues
00:54:20de faire des discussions
00:54:21ce qu'on appelle
00:54:22les réunions de concertation
00:54:23pluridisciplinaire
00:54:23c'est la loi
00:54:24chaque cas en France
00:54:26doit être discuté
00:54:26par au moins trois médecins
00:54:27très bien
00:54:27au moins
00:54:28qu'est-ce qui se passe
00:54:29dans cette discussion
00:54:30s'il y en a un qui pense
00:54:31qu'il faut faire bleu
00:54:32mais que l'autre il explique
00:54:33que bleu
00:54:33dans ce cas là
00:54:34ça ne serait pas bien
00:54:35et qu'il faut faire rouge
00:54:35on peut changer d'avis
00:54:37deuxièmement
00:54:38on parle de quoi dans ce groupe
00:54:40on parle du malade
00:54:41c'est-à-dire celui qui a vu le malade
00:54:42il dit vous savez
00:54:43il est fatigué
00:54:43il est seul
00:54:44il habite au sixième étage
00:54:45enfin on parle du malade
00:54:47l'intelligence artificielle
00:54:48elle parle de la maladie
00:54:50bien
00:54:51professeur Kayat
00:54:52on continue cet échange avec vous
00:54:53à Nissan
00:54:54trouver un médecin
00:54:55obtenir un rendez-vous
00:54:56pouvoir se faire soigner
00:54:57près de chez soi
00:54:58c'est ce que réclament
00:54:58les habitants
00:54:59des déserts médicaux
00:55:00en réponse à cette demande
00:55:02pas de médecins
00:55:02mais de l'intelligence artificielle
00:55:04justement
00:55:04nous parlerons avec
00:55:05Joël Auclé
00:55:06maire de Marmande
00:55:07qui nous rejoindra
00:55:08pour nous expliquer
00:55:09sur le terrain
00:55:09quelle est la place
00:55:10de cette technologie
00:55:12Sud Radio
00:55:13midi 14h
00:55:14Sud Radio
00:55:15la France dans tous ses états
00:55:17Péricault Légas
00:55:19va t'en confier
00:55:20notre santé
00:55:22à l'ordinateur
00:55:22c'est le sujet
00:55:23qui anime ce débat
00:55:25avec le professeur
00:55:26David Kayat
00:55:27auteur de
00:55:27Les gestes qui changent tout
00:55:28cancer
00:55:29IA alimentation
00:55:30la nouvelle donne
00:55:31aux éditions Fayard
00:55:32on en discute avec
00:55:33cet éminent cancérologue
00:55:34et il nous explique
00:55:35les progrès retentissants
00:55:37qu'apporte l'intelligence artificielle
00:55:38sans pour autant
00:55:39remplacer
00:55:40évidemment
00:55:42l'acte humain
00:55:43la conscience humaine
00:55:44et surtout
00:55:45les sentiments
00:55:46qui fait qu'un malade
00:55:47a besoin d'être accompagné
00:55:48et entouré
00:55:49quand il est confronté
00:55:49à une maladie grave
00:55:50mais nous parlions
00:55:51intelligence artificielle
00:55:53peut-elle à un moment donné
00:55:55compenser
00:55:55les déserts médicaux
00:55:56ou remplacer
00:55:57les médecins
00:55:58là où il n'y en a pas
00:55:58nous avons pour ça
00:55:59en ligne
00:56:00Joël Oclet
00:56:01maire de Marmonde
00:56:03bonjour monsieur le maire
00:56:04bonjour
00:56:05bonjour
00:56:05est-ce que Marmonde
00:56:06qui est connu pour ses tomates
00:56:07et le professeur Kayat
00:56:09est un fin gastronome
00:56:09il adore les salades
00:56:10de tomates de Marmonde
00:56:11est-ce que pour autant
00:56:12malgré que vous soyez
00:56:13dans un joli paradis gascon
00:56:15est-ce que vous êtes aussi
00:56:16frappé comme beaucoup
00:56:17de territoires français
00:56:18par le désert médical
00:56:20oui absolument
00:56:21on est frappé
00:56:22même si on est
00:56:23à 85 km de Bordeaux
00:56:25et 60 km d'agent
00:56:26et donc vous pensez
00:56:27que les nouvelles
00:56:28technologies médicales
00:56:29dont l'intelligence artificielle
00:56:30pourraient être
00:56:31un remède
00:56:32avec des points
00:56:33de consultation
00:56:34qui ne seraient pas
00:56:35tenus par un être humain
00:56:36mais par une machine
00:56:38mais je pense que
00:56:39ça sera toujours
00:56:40mieux que rien
00:56:41je pense que
00:56:42alors il y a déjà
00:56:43des cabines de télémédecine
00:56:44il y a déjà
00:56:45des dispositifs comme ça
00:56:46je pense que
00:56:47l'intelligence artificielle
00:56:48les rendra nettement
00:56:50plus efficients
00:56:50mais à mon sens
00:56:52ça ne remplacera
00:56:53jamais
00:56:54un médecin de premier recours
00:56:56qui était le médecin généraliste
00:56:57alors c'était mon métier
00:56:58donc j'en suis évidemment
00:57:00un peu nostalgique
00:57:00mais il y a une dimension
00:57:02qui humaine
00:57:03d'écoute aussi
00:57:04et de qualité d'écoute
00:57:05et de connaissance
00:57:06du patient
00:57:07dans son histoire
00:57:07qui est importante
00:57:09on ne pourra pas
00:57:10remplacer la machine
00:57:10c'est ce que dit
00:57:11le professeur Coyard
00:57:12dans son livre
00:57:13Joël Coquelet
00:57:14vous avez été médecin
00:57:15à la ville
00:57:15ou médecin de campagne ?
00:57:16non
00:57:17j'étais médecin à ville de Marmont
00:57:1917 000 habitants
00:57:1917 000 habitants
00:57:20donc consultation
00:57:21à domicile
00:57:22et chez vous
00:57:22dans votre cabinet
00:57:23et voilà
00:57:24et souvent suivre une famille
00:57:26sur plusieurs générations
00:57:27je suppose qu'il y avait
00:57:27une part d'humanité énorme
00:57:29et un diagnostic
00:57:30d'autant plus affiné
00:57:31que vous connaissiez
00:57:32le dossier en conscience
00:57:35exactement
00:57:35la empathie bien sûr
00:57:37elle existe
00:57:38mais le fait de connaître
00:57:39l'histoire du patient
00:57:40et aussi
00:57:40l'histoire de sa famille
00:57:42et là où il vit
00:57:43c'est un plus indéniable
00:57:46dans la pratique médicale
00:57:47je suppose qu'en tant que maire
00:57:49d'une ville comme Marmont
00:57:49le dossier des
00:57:52désirs médicaux
00:57:53est quelque chose
00:57:53qui vous interpelle
00:57:54est-ce qu'il y a
00:57:55au-delà des solutions techniques
00:57:57que le progrès
00:57:58va mettre à notre disposition
00:57:59est-ce qu'il y aurait
00:58:00quand même quelques dispositions
00:58:01politiques
00:58:02que nos gouvernants
00:58:03auraient pu prendre
00:58:04pour éviter qu'on en arrive
00:58:05à un tel fiasco
00:58:06dans certains territoires ?
00:58:07c'est déjà
00:58:08de ne pas prendre
00:58:09la politique
00:58:10de numerus clausus
00:58:11qui date de 1974
00:58:13moi je suis rentré
00:58:14en médecine en 1977
00:58:15et j'ai vu
00:58:16se fondre comme neige au soleil
00:58:17les effets effectifs
00:58:19mais aujourd'hui
00:58:21il faut mettre
00:58:22des médecins
00:58:23que la technologie améliore
00:58:25il n'y a pas de problème
00:58:26ce sont des outils
00:58:27mais il faut quand même
00:58:28former des médecins
00:58:29sur le territoire
00:58:29et mieux les répartir
00:58:31j'ai eu l'occasion
00:58:32de dire au cabinet
00:58:32du ministre
00:58:33mais qui je l'avoue
00:58:34ou sans mot
00:58:35qu'on ne percute pas
00:58:36l'actuel
00:58:36l'actuel
00:58:37oui oui
00:58:38l'actuel
00:58:39c'était vendredi dernier
00:58:39aujourd'hui
00:58:40mes confrères spécialistes
00:58:42entre autres
00:58:43voient des pathologies
00:58:44à des stades
00:58:44qu'on voyait
00:58:46du temps de mes études
00:58:47dans les années 80
00:58:48et qu'on ne voyait plus
00:58:49c'est ça la réalité
00:58:50des territoires
00:58:52et donc
00:58:52là
00:58:53s'il n'y a pas
00:58:54de constat
00:58:55et de diagnostic humain
00:58:55il faut que
00:58:56évidemment
00:58:56la mécanique
00:58:57ou la technologie
00:58:58puissent le compenser
00:58:59ça ne résout pas
00:59:00la totalité du problème
00:59:01mais ça permet
00:59:01de gagner un peu de temps
00:59:02sur une maladie grave
00:59:04exactement
00:59:04c'est tout à fait ça
00:59:05permettre de gagner
00:59:06un peu de temps
00:59:06avant qu'on ait de nouveau
00:59:08une présence médicale
00:59:09humaine
00:59:10digne de notre pays
00:59:11la ville de Marmande
00:59:12reste pour autant
00:59:14équipée
00:59:15j'allais dire
00:59:16en personnel
00:59:16mais ce n'est pas
00:59:17le terme équipée
00:59:17est-ce qu'elle est munie
00:59:19en personnel médical
00:59:21ou même
00:59:21une ville comme Marmande
00:59:23manque de médecins
00:59:24aujourd'hui ?
00:59:25non non
00:59:25nous sommes en manque
00:59:26de médecins
00:59:27y compris dans la ville
00:59:28oui oui oui
00:59:29y compris
00:59:30dans la ville
00:59:31avec des critères
00:59:32des indicateurs médicaux
00:59:35qui reculent
00:59:36que ce soit
00:59:37en termes de dépistage
00:59:38par exemple
00:59:39du cancer du sein
00:59:40on était à 85%
00:59:41on est à 50%
00:59:43avec des taux
00:59:44sur la mortalité
00:59:45périnatale
00:59:46ainsi de suite
00:59:47tous ces résultats
00:59:48s'altèrent en France
00:59:49et des délais d'attente
00:59:50pour un rendez-vous
00:59:51chez un spécialiste
00:59:52rhumatologue
00:59:54cancérologue
00:59:55cardiologue
00:59:56ophtalmologue
00:59:56là c'est quoi ?
00:59:57c'est un mois
00:59:57deux mois
00:59:58trois mois
00:59:58non non
00:59:59c'est trois
01:00:00quatre
01:00:00cinq mois
01:00:00six mois
01:00:01donc qu'est-ce qu'on fait ?
01:00:02on va à Bordeaux
01:00:03voir comme je vois
01:00:04quelques fois
01:00:04c'est plus simple
01:00:05d'aller à Paris
01:00:05on a le rendez-vous
01:00:06dans la semaine
01:00:07et on reprend le TGV
01:00:08ou l'avion
01:00:08dans l'autre sens
01:00:09je connais des gens
01:00:10qui sont soumis
01:00:11à cette situation
01:00:12oui
01:00:13les nouveaux marmandés
01:00:14en général
01:00:14sont très contents
01:00:15de la ville
01:00:16mais ils ont ce problème
01:00:17d'accès aux soins
01:00:17et ils gardent leurs médecins
01:00:19et ils font effectivement
01:00:20parfois des trajets
01:00:21en train
01:00:21très loin
01:00:22pour continuer
01:00:22de suivre
01:00:23là vous êtes
01:00:23vous êtes équipé
01:00:25en cabine
01:00:26justement
01:00:26de téléconsultation
01:00:28il y en a
01:00:29chez des pharmaciens
01:00:30oui
01:00:31ça ne compense pas tout
01:00:33mais comme vous dites
01:00:33c'est déjà mieux que rien
01:00:36ça a été
01:00:37là sur un suivi
01:00:38mais c'est pas la médecine
01:00:40telle que je la vois
01:00:40bon
01:00:41et bien espérons
01:00:42que les pouvoirs publics
01:00:43et nos gouvernants
01:00:44prendront ce dossier
01:00:45qui vraiment
01:00:47inquiète les français
01:00:47au plus haut point
01:00:48et signale
01:00:49un grand malaise
01:00:50territorial
01:00:51d'équipement
01:00:52dans notre pays
01:00:52voilà
01:00:52la santé c'est sacré
01:00:53et quand un gouvernement
01:00:55n'arrive plus à faire face
01:00:56ça veut dire que le pays
01:00:57est en très très mal emploi
01:00:58merci Joël Coquelet
01:00:59pour votre témoignage
01:01:00et pour votre participation
01:01:01à l'antenne
01:01:02et peut-être à bientôt
01:01:02parce qu'on aura peut-être
01:01:03l'occasion de reparler
01:01:04des tomates de marmande
01:01:06merci au revoir
01:01:08professeur Kayatte
01:01:09vous entendez le témoignage
01:01:10d'un maire
01:01:10un marmande
01:01:11vous connaissez aussi
01:01:11c'est l'automate
01:01:12des meilleurs tomates du monde
01:01:13des meilleurs tomates du monde
01:01:14bon et là voilà
01:01:14il est confronté à une situation
01:01:16pas assez de médecins
01:01:17mais vous savez
01:01:18il y a plein de maladies
01:01:20des choses bénignes
01:01:21des choses moyennement graves
01:01:22et puis il y a le cancer
01:01:23le cancer
01:01:23il fait mal
01:01:24avant même
01:01:25qu'on commence le traitement
01:01:26parce que le seul mot
01:01:28cancer
01:01:29signifie pour la plupart des gens
01:01:30qu'ils vont mourir
01:01:30qu'ils vont souffrir
01:01:31et que ça va être horrible
01:01:32donc
01:01:33je vous pose la question
01:01:34l'intelligence artificielle
01:01:35est-ce qu'elle sera capable
01:01:36de poser sa main
01:01:37sur l'épaule
01:01:38d'un malade
01:01:39à qui on vient d'annoncer
01:01:40qu'il a un cancer
01:01:41pour essayer de le
01:01:42le réconforter
01:01:43de lui donner confiance
01:01:44absolument pas
01:01:45absolument pas
01:01:46ce geste là
01:01:47ce geste qui consiste
01:01:49à dire
01:01:49je serai avec vous
01:01:50qui consiste à dire
01:01:51ayez confiance
01:01:51qui consiste à dire
01:01:52il y a des solutions
01:01:54même dans des cas
01:01:55désespérés parfois
01:01:55pour juste donner
01:01:56du sens à la vie
01:01:57qui reste
01:01:58vous avez vous-même
01:01:59annoncé souvent
01:02:00la mauvaise nouvelle
01:02:00c'est les 47 ans
01:02:01que je fais que ça
01:02:02c'est votre métier
01:02:03c'est mon métier
01:02:03d'annoncer
01:02:04aussi bien un diagnostic
01:02:05aussi terrible
01:02:06que le cancer
01:02:06que d'annoncer
01:02:07pire une rechute
01:02:08et que d'annoncer
01:02:10encore pire
01:02:10que malheureusement
01:02:11on est au bout
01:02:12le coup
01:02:12vous le prenez vous
01:02:13en premier
01:02:14lorsque vous avez
01:02:14le résultat de l'examen
01:02:15et vous savez
01:02:16que vous allez devoir
01:02:17annoncer
01:02:17c'est terrible
01:02:18parce que vous pouvez
01:02:19avoir vous-même
01:02:19dans votre thérapie
01:02:20un espoir
01:02:20en disant
01:02:21est-ce que la thérapie
01:02:21a fonctionné
01:02:22on va voir
01:02:23finalement le protocole
01:02:24n'a pas pris
01:02:25vous constatez l'échec
01:02:26et c'est vous
01:02:26qui l'annoncez
01:02:27à la personne
01:02:28que vous soyez
01:02:28qui avait confiance en vous
01:02:29bien sûr
01:02:30et vous lui dites
01:02:30on a
01:02:31pour l'instant
01:02:32et j'ai réussi
01:02:32par la façon
01:02:33que j'ai eu
01:02:34de pratiquer mon métier
01:02:35jusqu'à aujourd'hui
01:02:36même dans l'échec
01:02:37à garder la confiance
01:02:38de mes malades
01:02:38parce qu'ils ont eu
01:02:39le sentiment
01:02:40que j'avais fait
01:02:40tout ce qui était possible
01:02:41donc vous faites
01:02:41de la pédagogie
01:02:42de la psychologie
01:02:44et vous me racontiez
01:02:45un jour le témoignage
01:02:45de quelqu'un
01:02:46qui vous a dit
01:02:46à qui vous annoncez
01:02:47la très mauvaise nouvelle
01:02:48mais j'ai vécu
01:02:49toute ma vie justement
01:02:50pour avoir
01:02:51une fin de vie heureuse
01:02:53voilà j'ai mis l'argent de côté
01:02:54je n'ai pas profité
01:02:55franchement le cancer
01:02:56c'est un truc dégueulasse
01:02:58ça ne tient pas compte
01:02:59du fait que vous avez été
01:03:00un type bien
01:03:01ça ne tient pas compte
01:03:02du fait que vous avez
01:03:03fait attention
01:03:03à ce que vous avez mangé
01:03:04que vous avez fait du sport
01:03:05que vous n'ayez jamais fumé
01:03:07donc ça tire surtout
01:03:07ce qui bouge
01:03:08alors le risque il augmente
01:03:09c'est ceux qui font des
01:03:11mauvais style de vie
01:03:12mais ça peut affecter
01:03:14tout le monde le cancer
01:03:14tout le monde
01:03:15tout le monde
01:03:16alors c'est pire
01:03:17parce que ceux qui ont fait
01:03:18attention à tout
01:03:18quand vous leur dites
01:03:19il y a un cancer
01:03:20alors là ils comprennent
01:03:21encore moins
01:03:21à la limite le type
01:03:22avec les joues rouges
01:03:25le nez fatigué par le vin
01:03:28qui fume et tout
01:03:29vous lui dites
01:03:29bon bah c'est un cancer
01:03:30à la limite
01:03:30je m'y attendais
01:03:32je le mérite
01:03:32la plupart du temps
01:03:34je vous parle
01:03:3450 ans d'expérience
01:03:35quand même
01:03:35mais le type
01:03:37qui a tout fait bien
01:03:38la femme
01:03:39qui a tout fait bien
01:03:40et qui se retrouve
01:03:41avec ce diagnostic
01:03:41or ils sont touchés
01:03:42bien sûr que l'autre
01:03:44sera plus fréquemment touché
01:03:46mais il n'y a pas de gens
01:03:47chez qui le cancer
01:03:48n'arrivera pas
01:03:48je suppose que vous avez
01:03:49connu des gens
01:03:50qui devraient être en vie
01:03:51et qui sont morts jeunes
01:03:52en parfaite santé
01:03:53frappés par le cancer
01:03:54et vous connaissez des gens
01:03:55qui devraient être morts
01:03:56depuis longtemps
01:03:56et qui ont traversé
01:03:57les tempêtes
01:03:58de leur insouciance
01:03:59de leur mauvaise hygiène de vie
01:04:00et qui sont toujours là
01:04:01bien sûr
01:04:01donc voilà
01:04:02j'ai commencé un de mes livres
01:04:03je me souviens
01:04:04il y a quelques années
01:04:04en disant
01:04:05on connait tous un papy
01:04:06qui a 90 ans
01:04:07qui n'a jamais arrêté de fumer
01:04:08et qui buvait du vin
01:04:09tous les jours
01:04:10Churchill est quand même
01:04:10un cas en historique
01:04:12mais bon
01:04:12ça ne veut pas dire
01:04:13que c'est bon de fumer
01:04:14surtout pas
01:04:15je dis bien le contraire
01:04:16mais je veux dire
01:04:17c'est une espèce de loterie
01:04:19dans lequel
01:04:20en fait
01:04:21selon comment vous vivez
01:04:22vous allez acheter
01:04:23plus ou moins
01:04:23de tickets gagnants
01:04:24potentiellement gagnants
01:04:25ça c'est le mystère de la vie
01:04:26mais il y a forcément
01:04:26quelque chose
01:04:27qui codifie ça
01:04:29on est avec le professeur Kayat
01:04:31c'est passionnant
01:04:31c'est absolument passionnant
01:04:33effectivement
01:04:33on parle donc de santé
01:04:35de maladie
01:04:36et d'intelligence artificielle
01:04:38et ainsi que de déserts médicaux
01:04:40et justement
01:04:40est-ce que vous vivez
01:04:41dans un désert médical
01:04:43racontez-nous
01:04:44ce que ça change
01:04:44dans votre quotidien
01:04:46et face au manque de médecins
01:04:47feriez-vous confiance
01:04:48à l'intelligence artificielle
01:04:49pour orienter vos soins
01:04:51jusqu'où accepteriez-vous
01:04:52de lui confier votre santé
01:04:53dites-le nous
01:04:54au 0826 300 300
01:05:02Vous êtes bien sûr
01:05:03Sud Radio
01:05:04il est 13h32
01:05:05je reçois le professeur
01:05:06David Kayat
01:05:07auteur des gestes
01:05:08qui changent tout
01:05:09cancer
01:05:09intelligence artificielle
01:05:10alimentation
01:05:11la nouvelle donne
01:05:12aux éditions Fayard
01:05:13évidemment vous imaginez
01:05:14un échange passionnant
01:05:16bouleversant
01:05:17parce que le professeur Kayat
01:05:18raconte sa vie de cancérologue
01:05:20le nombre de fois
01:05:20où il a annoncé
01:05:21une mauvaise nouvelle
01:05:22à ses patients
01:05:22mais aussi il y a eu
01:05:23des défaites
01:05:24et il y a eu des victoires
01:05:24il y a aussi des gens
01:05:25qui ont été sauvés
01:05:26cette maladie est terrible
01:05:27elle ne fait pas de discernement
01:05:29elle a été mystérieuse
01:05:30très longtemps
01:05:30et aujourd'hui
01:05:31grâce au progrès de la science
01:05:32on l'en sait chaque jour
01:05:33davantage
01:05:33on guérit chaque jour
01:05:34de plus en plus
01:05:35de cancéreux
01:05:36et l'intelligence artificielle
01:05:38va venir en renfort
01:05:39puisqu'elle peut synthétiser
01:05:40la totalité d'un diagnostic
01:05:41et pouvoir aider un médecin
01:05:44à trouver la bonne thérapie
01:05:45ou prévenir une maladie
01:05:46qui pourrait être
01:05:47beaucoup plus grave
01:05:48il n'y a pas que le cancer
01:05:48d'ailleurs
01:05:48l'intelligence artificielle
01:05:49elle peut aller partout
01:05:51Anissa
01:05:52ensuite on parlera
01:05:53alimentation quand même
01:05:54c'est très important
01:05:54et comportement dans la vie
01:05:55c'est ça qui nous concerne
01:05:58Anissa le déploiement
01:05:59des télécabines
01:06:00de consultation en France
01:06:01se porte bien ?
01:06:02c'est en bonne voie
01:06:04en tout cas
01:06:04ça se comporte
01:06:05ça c'est sûr
01:06:05alors on entend bien
01:06:06que les télécabines
01:06:08sont une réponse
01:06:09aux déserts médicaux
01:06:10qui frappent l'hexagone
01:06:12alors comment ça se passe ?
01:06:14vous entrez dans une pharmacie
01:06:15vous vous installez
01:06:16devant un écran
01:06:17et un médecin
01:06:17vous reçoit à distance
01:06:19avec un tensiomètre
01:06:20un stéthoscope connecté
01:06:21et éventuellement
01:06:22l'aide du pharmacien
01:06:23voilà le principe
01:06:24des cabines de téléconsultation
01:06:26qui se déploient en France
01:06:27pour quelqu'un
01:06:28qui peine à obtenir
01:06:29un rendez-vous
01:06:29ça peut être une aide précieuse
01:06:31alors on a envie de se dire
01:06:32où sont-elles ?
01:06:33est-ce qu'elles sont installées
01:06:34dans les déserts médicaux
01:06:35ou en tout cas
01:06:36là où on en a le plus besoin ?
01:06:38et bien non
01:06:38sur 6105 dispositifs
01:06:40de téléconsultation
01:06:41cabines et bornes comprises
01:06:43seulement 18,5%
01:06:45se trouvent dans les communes
01:06:46présentant des difficultés
01:06:47d'accès aux soins
01:06:48les plus fortes
01:06:49leur implantation dépendait surtout
01:06:51de la présence préalable
01:06:52de pharmacies
01:06:53autrement dit
01:06:54le déploiement
01:06:54ne suit pas encore
01:06:55automatiquement
01:06:56la carte des besoins
01:06:57c'est ce qu'on peut retenir
01:06:58finalement
01:06:59derrière l'équipement
01:07:00évidemment
01:07:01il faut un accompagnement
01:07:02la haute autorité de santé
01:07:04recommande
01:07:05de privilégier
01:07:05les lieux de soins
01:07:06de garantir la confidentialité
01:07:08et de prévoir
01:07:09quelqu'un sur place
01:07:09pour accueillir
01:07:10et aider le patient
01:07:11c'est ce qu'on veut tous
01:07:12pourtant dans les faits
01:07:13malheureusement
01:07:13la carte nous montre
01:07:15que ce n'est pas le cas
01:07:16dans son rapport
01:07:182026
01:07:18de 2026
01:07:19l'ordre des médecins
01:07:20réclame aussi
01:07:21une régulation
01:07:21des installations
01:07:22et un lien
01:07:23avec les soignants
01:07:24du territoire
01:07:24pour permettre
01:07:25un examen
01:07:26en personne
01:07:26quand c'est nécessaire
01:07:27on le souhaite vivement
01:07:29pour le moment
01:07:29ce n'est pas encore
01:07:30bien appliqué
01:07:30ces cabines peuvent
01:07:31rapprocher les patients
01:07:32d'un médecin
01:07:32mais leur multiplication
01:07:34ne suffit absolument pas
01:07:35à résoudre la pénurie
01:07:36nous avons professeur
01:07:38des épiceries
01:07:38qui sont des machines
01:07:39dans les villages
01:07:40il y a des distributeurs
01:07:41de pain
01:07:41distributeurs
01:07:42d'alimentation
01:07:42de duitres
01:07:42j'ai vu l'autre jour
01:07:43voilà
01:07:43et maintenant on a
01:07:45un distributeur
01:07:45de médecins
01:07:46oui mais vous savez
01:07:47la cabine ne va pas
01:07:48palper les seins
01:07:49d'une femme
01:07:49qui a peur
01:07:50d'avoir un nodule
01:07:51et un cancer
01:07:51c'est clair
01:07:52il y a des limites
01:07:54mais c'est bien
01:07:55comme a dit le maire
01:07:56de Marmande
01:07:56c'est mieux que rien
01:07:57mais il faut réfléchir
01:07:59à aller plus loin
01:08:00surtout il faut reconnaître
01:08:01la responsabilité
01:08:01de ceux qui nous ont
01:08:02gouvernés
01:08:03moi j'ai commencé
01:08:04l'année
01:08:05du numerus clausus
01:08:06on est 5%
01:08:07des étudiants en médecine
01:08:08et après
01:08:095% à l'internat
01:08:10donc ça fait 2 fois
01:08:115% de sélection
01:08:12mais bon
01:08:13il paraît
01:08:14d'après le journal
01:08:15ce matin que j'ai lu
01:08:16il va y avoir
01:08:1780 000 nouveaux médecins
01:08:18d'ici 10 ans
01:08:19ils ont cassé
01:08:20le numerus clausus
01:08:21après
01:08:22est-ce que la formation
01:08:23des médecins
01:08:24moi j'ai un mot à dire
01:08:25sur ça
01:08:25elle est trop basée
01:08:27sur la science
01:08:27sur les mathématiques
01:08:28sur la physique
01:08:29et je pense que
01:08:30sans aller de l'autre côté
01:08:31avoir des médecins
01:08:32qui ne comprennent rien
01:08:33au mécanisme
01:08:33qui génère un cancer
01:08:35ou le mode d'action
01:08:35d'un médicament
01:08:36c'est de la chimie
01:08:37c'est de la biochimie
01:08:38et les remplacer
01:08:39par juste de la philosophie
01:08:41mais il faut quand même aussi
01:08:43qu'on forme les médecins
01:08:45qu'on sélectionne les médecins
01:08:47sur des choses
01:08:48qui ont rapport
01:08:48avec la biologie humaine
01:08:49et pas sur
01:08:52la gravité
01:08:53et le machin quoi
01:08:54donc un vieux médecin
01:08:55n'est pas forcément
01:08:56un moins bon diagnosticien
01:08:58certainement pas
01:08:59il a quand même
01:08:59son expérience pour lui
01:09:00et ça vaut de l'or
01:09:01d'abord je vais vous dire
01:09:02la plupart des médecins
01:09:03en France
01:09:03alors qu'on a eu
01:09:05que très récemment
01:09:06l'obligation
01:09:07d'avoir une formation continue
01:09:08en France
01:09:08contrairement aux anglo-saxons
01:09:10pour autant
01:09:11les médecins français
01:09:13se maintiennent
01:09:14à un bon niveau
01:09:14quel que soit leur âge
01:09:15ils lisent des revues
01:09:16ils écoutent
01:09:17des informations
01:09:19ici et là
01:09:21ils ont perdu
01:09:22en grande partie
01:09:23le réseau
01:09:24des visiteurs médicaux
01:09:25alors c'est vrai
01:09:26que des fois
01:09:27ils dépassaient
01:09:28les bornes
01:09:29en finançant
01:09:30des trucs et tout
01:09:31mais ils expliquaient
01:09:32un mécanisme
01:09:33tout ça
01:09:33sur des médecins
01:09:34justement dans des endroits
01:09:35où ils ne pouvaient pas aller
01:09:36à des enseignements
01:09:37post-universitaires
01:09:38dans des facs
01:09:39à 80 km
01:09:39donc je veux dire
01:09:40on a un peu perdu
01:09:41le sens
01:09:42du métier médical
01:09:43et puis surtout
01:09:44on l'a galvaudé
01:09:44avec un prix à la consultation
01:09:46qui fait que
01:09:47ils préfèrent être coiffeur
01:09:48que des médecins
01:09:50bien sûr
01:09:50c'est clair
01:09:51nous avons Gérald
01:09:52qui nous appelle
01:09:53de Courson-les-Carrières
01:09:54bonjour Gérald
01:09:56bonjour
01:09:57bonjour
01:09:58bonjour à tout le monde
01:09:59voilà
01:09:59et vous vous dites
01:10:00que vous vivez
01:10:00dans un désert médical
01:10:02totalement
01:10:02et je suis tout à fait d'accord
01:10:04avec ce que disait
01:10:05le professeur
01:10:07déjà il y a plusieurs points
01:10:09déjà une télécabine
01:10:10ça ne va pas remplacer
01:10:11ce qu'on appelle
01:10:11un vrai examen clinique
01:10:13quand vous venez
01:10:14que c'est un médecin
01:10:15quand vous avez la chance
01:10:16d'en avoir un
01:10:17lui il va vous examiner
01:10:19il va prendre attention
01:10:19il va vous palper
01:10:20il va vous regarder
01:10:22une télécabine
01:10:22pour moi ça ne sert strictement
01:10:24c'est pas que ça sert à rien
01:10:25c'est à dire
01:10:26que c'est un pantement
01:10:26sur une jambe de voie
01:10:27et ça c'est le problème
01:10:29maintenant
01:10:30il y a plusieurs solutions
01:10:31la solution
01:10:33peut-être
01:10:35je dirais
01:10:35c'est
01:10:36quand un médecin
01:10:37jeune diplômé
01:10:38sort avec
01:10:39son bagage
01:10:41il faudrait
01:10:42entre guillemets
01:10:42l'obliger à dire
01:10:43voilà
01:10:43il y a des déserts médicaux
01:10:45vous avez trois ans
01:10:46dans pleine zone
01:10:47et puis ensuite
01:10:48vous direz où vous voulez
01:10:48or c'est pas le cas
01:10:49ce n'est jamais le cas
01:10:51parce que
01:10:52on en parle tellement
01:10:53depuis longtemps
01:10:54moi je connais
01:10:55ce problème
01:10:56de déserts médicaux
01:10:57ça fait plus de 25 ans
01:10:58moi j'ai travaillé
01:10:59dans les occulteaux
01:11:00on n'avait pas de médecin
01:11:01on n'avait pas toujours
01:11:02des possibilités
01:11:03d'avoir des médecins
01:11:04je dirais
01:11:05parce que
01:11:06il y a des zones
01:11:07qui ne plaisent pas
01:11:09voilà
01:11:10vous savez
01:11:10la campagne est bien
01:11:11mais comme on dit
01:11:13parfois la campagne
01:11:14elle a ses avantages
01:11:15et ses inconvénients
01:11:17maintenant
01:11:18pour moi
01:11:18la médecine
01:11:19c'est important
01:11:20qu'elle soit toujours
01:11:21je dirais
01:11:21régulière
01:11:23la médecine
01:11:24a évolué en France
01:11:25à un moment donné
01:11:25on était un pays
01:11:26où on avait
01:11:26la meilleure médecine
01:11:27du monde
01:11:28maintenant
01:11:28c'est pas le cas
01:11:29c'est pas vrai
01:11:30parce qu'on a mis en place
01:11:31je dirais
01:11:32un système
01:11:33d'études
01:11:34qui n'a plus du tout
01:11:35le même niveau
01:11:36qu'il y avait
01:11:37il y a peut-être 20 ans
01:11:38alors qu'on va dire
01:11:38mais il y a 20 ans
01:11:39ou 25 ans
01:11:40ou 30 ans
01:11:40c'était pas mal
01:11:42mais on a évolué
01:11:44oui
01:11:44on a évolué
01:11:45sur quoi ?
01:11:46sur l'intelligence artificielle
01:11:48pour moi c'est pas ça
01:11:49l'intelligence artificielle
01:11:50ne vaudra jamais
01:11:51un médecin physique
01:11:53c'est ce que
01:11:54merci Gérald
01:11:55pour votre témoignage
01:11:55c'est ce que dit
01:11:56le professeur David Kayat
01:11:57hors de question
01:11:58de télécharger
01:11:59son diagnostic
01:11:59comme ça
01:12:00sur son ordinateur
01:12:01et c'est une machine
01:12:02qui vous dit
01:12:02restant de temps à vivre
01:12:03c'est hallucinant
01:12:04c'est hallucinant
01:12:05mais vous avez vu
01:12:05tous les piratages
01:12:06qu'il y a eu
01:12:06dans l'administration
01:12:07les impôts
01:12:08qui se sont fait pirater
01:12:09le jour où on va pirater
01:12:10les données de santé
01:12:11et on l'enverra aux gens
01:12:12directement
01:12:12il y a beaucoup de problèmes
01:12:15c'est une solution
01:12:16et elle participera
01:12:18c'est un outil
01:12:18c'est un outil
01:12:19ça participera à tout ça
01:12:20mais bon
01:12:21il faudra du temps
01:12:24il faudra
01:12:24qu'on régule tout ça
01:12:27mais moi j'ai confiance
01:12:28je suis
01:12:29pour être cancérologue
01:12:30après autant d'années
01:12:31sans avoir renoncé
01:12:32c'est qu'il faut
01:12:33une part d'optimisme
01:12:34alors justement
01:12:34vous ne parlez pas
01:12:35que d'intelligence artificielle
01:12:37dans votre ouvrage
01:12:37vous êtes d'abord
01:12:38un cancérologue
01:12:39et c'est normal
01:12:40je sens pour avoir lu
01:12:41tous vos livres aujourd'hui
01:12:42qu'il y a une vraie avancée
01:12:43dans la connaissance
01:12:44de cette maladie
01:12:44on en parlait un petit peu
01:12:45tout à l'heure
01:12:46professeur
01:12:46d'abord parlez-nous
01:12:47des cancers qui sont en recul
01:12:49là vous êtes assez formel
01:12:50sur certains cas de cancer
01:12:51le col de l'utérus
01:12:52par exemple
01:12:52ou l'estomac
01:12:53il y a une régression
01:12:54la régression du col de l'utérus
01:12:55ça a été d'abord
01:12:56grâce au pap test
01:12:57avec le frottis
01:12:59cervico-vaginal
01:13:00et puis après
01:13:01ça a été grâce à la vaccination
01:13:02contre le virus
01:13:03qui donne le cancer
01:13:04le papillomavirus
01:13:06ce vaccin contre l'HPV
01:13:07alors on a été timide
01:13:08en France
01:13:08on a commencé par le faire
01:13:09coffee
01:13:10en se disant
01:13:11si les filles ont plus d'HPV
01:13:12les garçons ne les attraperont pas
01:13:13et puis heureusement
01:13:14maintenant on a ouvert
01:13:15aux deux sexes
01:13:16et ce cancer
01:13:17est en voie
01:13:18de disparition
01:13:18le cancer de l'estomac
01:13:20aussi est en train
01:13:21de disparaître
01:13:21pour des raisons d'hygiène
01:13:22avec le frigidaire
01:13:24le fait qu'on mange
01:13:24des produits frais
01:13:25vous dites qu'à l'époque
01:13:27la malbouffe
01:13:27c'était des produits malsains
01:13:28parce qu'ils n'étaient pas frais
01:13:29peut-être cause de maladie
01:13:31oui parce qu'il y a des champignons
01:13:31qui se développent
01:13:32même si vous n'êtes pas malade
01:13:33en les mangeant
01:13:34ces agents infectieux
01:13:37contaminent votre estomac
01:13:38et peuvent donner des maladies
01:13:40alors ça ça fait partie
01:13:41il y en a d'autres
01:13:42mais moi je suis angoissé
01:13:45à ce tournant de ma vie
01:13:47de l'épidémie que je vois
01:13:49et qui est rapportée
01:13:49par toutes les institutions
01:13:51scientifiques mondiales
01:13:52dans les pays développés
01:13:53des cancers
01:13:54en progression
01:13:55chez la femme non fumeuse
01:13:57non fumeuse
01:13:58chez la femme en général
01:14:00et surtout chez la femme non fumeuse
01:14:01attendez c'est quand même
01:14:02lié à ce qu'elle respire
01:14:03ça veut donc dire
01:14:04qu'il y a un problème environnemental
01:14:05non parce que
01:14:05les femmes respirent
01:14:07la même chose que les hommes
01:14:08ah et vous dire
01:14:09c'est chez la femme
01:14:10ils respirent le même air pollué
01:14:11pollué
01:14:12donc il y a des mécanismes
01:14:14qu'on n'a pas encore compris
01:14:15et puis surtout
01:14:15parce que celui-là
01:14:16il se guérit bien
01:14:16en plus chez le cancer
01:14:18ce fameux cancer du poumon
01:14:19chez la femme non fumeuse
01:14:20moi j'en vois tout le temps
01:14:21il se traite avec un comprimé par jour
01:14:23pris à temps
01:14:23pris à temps toujours
01:14:24même tard
01:14:25un comprimé par jour
01:14:26vous vous rendez compte
01:14:27c'est plus de la chimio
01:14:28c'est même pas de l'immuno
01:14:29c'est fantastique
01:14:30c'est pas une aspirine
01:14:30évidemment
01:14:31mais c'est comme si on prenait
01:14:32c'est vrai
01:14:33par contre l'autre
01:14:34l'épidémie de l'autre cancer
01:14:35c'est le pancréas
01:14:36et le cancer du côlon
01:14:38de l'intestin
01:14:38c'est-à-dire
01:14:39chez les jeunes de moins de 40 ans
01:14:40moins de 40 ans
01:14:40la colorectale
01:14:41alors là
01:14:41toutes les institutions
01:14:43américaines, anglaises, etc
01:14:44sont alarmées
01:14:46par ce que l'on voit
01:14:47dans les statistiques
01:14:48le cancer du pancréas
01:14:49qui reste une maladie redoutable
01:14:51il y a 3 mois
01:14:52on a dit
01:14:53qu'il y avait un nouveau médicament
01:14:55donc tout le monde s'est mis à rêver
01:14:56moi j'ai eu des gens
01:14:56qui m'ont proposé n'importe quoi
01:14:58pour l'obtenir
01:14:58ça va
01:14:59ça augmente la durée de vie
01:15:00de moins d'un mois
01:15:01il y a des guérisons quand même
01:15:03oui 5%
01:15:045%
01:15:04on sait pourquoi
01:15:05là où on est à 88%
01:15:07là on est à 5%
01:15:08on sait pourquoi
01:15:09c'est simple
01:15:10c'est qu'en fait
01:15:11le type il avait mal au ventre
01:15:12on lui a fait une écho
01:15:13pour voir s'il avait un truc
01:15:14dans la vésicule
01:15:15la vésicule c'est juste
01:15:16à côté du pancréas
01:15:17le type a dit
01:15:17la vésicule ça va
01:15:18mais il y a un petit quelque chose
01:15:19dans le pancréas
01:15:20celui-là on peut l'opérer
01:15:21il peut guérir
01:15:21donc diagnostic
01:15:22très précoce
01:15:23très précoce
01:15:24la plupart des diagnostics
01:15:25du cancer du pancréas
01:15:26se font à un moment donné
01:15:27où la tumeur n'est plus opérable
01:15:28si pas de chirurgie
01:15:30pas de cancer
01:15:30pas de guérison
01:15:31et on ne peut pas vivre
01:15:32sans pancréas
01:15:33on est d'accord
01:15:34presque
01:15:34mais on ne peut pas l'enlever
01:15:36quand il y a une tumeur dedans
01:15:37ça ne sert à rien
01:15:38ça ne sert à rien
01:15:39dans le pancréas
01:15:40ça se répand très vite
01:15:42et le pancréas
01:15:42vous savez
01:15:43ça fabrique des enzymes
01:15:44qui digèrent
01:15:45tout ce que nous mangeons
01:15:46et l'insuline notamment
01:15:47il y a une partie
01:15:48qui est une glande
01:15:50qui fabrique l'insuline
01:15:51le glucagon etc
01:15:52diabète si vous ne l'avez pas
01:15:53mais une autre partie
01:15:55la plus importante
01:15:55ça fabrique des enzymes
01:15:56pancréatiques
01:15:57pour digérer
01:15:57or
01:15:58ça devrait digérer
01:15:59le pancréas
01:16:00lui-même
01:16:00s'auto-digérer
01:16:01puisqu'il fabrique
01:16:02le truc qui bouffe
01:16:03ça arrive
01:16:04ça c'est les pancréatites aigus
01:16:06c'est bénin
01:16:06enfin c'est bénin
01:16:07c'est grave
01:16:07mais ce n'est pas un cancer
01:16:08mais le problème
01:16:09c'est que le cancer
01:16:10pour se défendre
01:16:11contre ce quoi
01:16:12il fabrique
01:16:13et qui le met en danger
01:16:14il a développé
01:16:15des mécanismes de résistance
01:16:16qui font que
01:16:17contre tous les produits chimiques
01:16:19tout ce qui peut l'agresser
01:16:20et donc quand il devient cancéreux
01:16:21il a gardé cette résistance
01:16:22c'est pour ça que
01:16:23les cancers du pancréas
01:16:24la chimio ça ne marche pas
01:16:25beaucoup beaucoup
01:16:26on pourrait peut-être
01:16:27tirer un jour
01:16:27les conclusions
01:16:27de cette intelligence satanique
01:16:29savoir comment ça fonctionne
01:16:30et peut-être la réutiliser
01:16:31pour sauver des vies
01:16:32vous restez avec nous
01:16:33vous êtes sur Sud Radio
01:16:34je reçois le professeur
01:16:36Kayak
01:16:37et puis
01:16:38et nous allons continuer
01:16:39évidemment
01:16:39et surtout à vous interpeller
01:16:41avez-vous déjà
01:16:41vous renoncé
01:16:42à vous faire soigner
01:16:43faute de médecins disponibles
01:16:45d'ailleurs
01:16:46jusqu'où
01:16:46devez-vous
01:16:47vous déplacer
01:16:48pour une consultation
01:16:49appelez-nous
01:16:49et partagez vos expériences
01:16:51au 0826 300 300
01:16:5314h
01:16:54Sud Radio
01:16:55la France dans tous ses états
01:16:57Péricault Légas
01:16:58vous êtes bien sûr
01:16:59Sud Radio
01:17:00il est 13h47
01:17:00je reçois le professeur
01:17:02David Kayak
01:17:02avec lequel nous
01:17:04nous racontons des choses
01:17:05qui sont pleines d'espoir
01:17:06pleines d'angoisse
01:17:07le rôle de l'intelligence artificielle
01:17:09et pourtant
01:17:10beaucoup plus de cancers
01:17:11certains cancers se guérissent
01:17:12d'autres au contraire
01:17:13sont en explosion
01:17:14et voilà
01:17:15ce mécanisme reste secret
01:17:16mais jamais la science
01:17:17n'a fait autant de progrès
01:17:18et jamais la médecine française
01:17:20n'a été à ce point
01:17:20en première ligne
01:17:22pour prouver que nous restons
01:17:23un grand pays médical
01:17:24avec des spécialistes
01:17:25et des thérapeutes exceptionnels
01:17:27on va juste revenir un petit peu
01:17:29sur les désirs médicaux
01:17:29avec Jean-Paul
01:17:30qui nous appelle de Toulouse
01:17:31vous aussi Jean-Paul
01:17:32même à Toulouse
01:17:33vous manquez de médecins ?
01:17:35Oui bonjour Perico
01:17:36et bonjour au professeur Kayak
01:17:38Perico
01:17:39merci de recevoir
01:17:40des gens intelligents
01:17:41et de les faire parler
01:17:42ça change un petit peu
01:17:44de ce qu'on voit
01:17:45sur certaines
01:17:45chaînes de télévision
01:17:46Oui mais on en a encore
01:17:48suffisamment
01:17:49merci pour ce compliment
01:17:51Je ne citerai
01:17:52je ne citerai personne
01:17:53mais enfin bon
01:17:54j'aurais des noms
01:17:56à citer
01:17:56effectivement
01:17:57mais par contre
01:17:58pour la partie
01:17:58des aires médicaux
01:17:59donc il y a 3 ans
01:18:00j'habitais Istres
01:18:01et je me suis rapatrié
01:18:04sur Toulouse
01:18:04où j'avais une maison
01:18:05en construction
01:18:06donc que j'habite
01:18:08ce qui fait que
01:18:08j'ai cherché un médecin
01:18:10partout
01:18:11partout
01:18:12refus
01:18:13refus
01:18:14refus
01:18:15donc
01:18:16j'ai comme
01:18:18j'ai attrapé
01:18:18j'ai attrapé
01:18:19une autre petite
01:18:20j'ai effectué
01:18:22une téléconsultation
01:18:24donc par internet
01:18:24et le médecin m'a dit
01:18:26ben il faudrait
01:18:27que je vous vois
01:18:27donc passer au cabinet
01:18:28même si vous n'êtes
01:18:30toujours un client
01:18:31et donc
01:18:32le médecin m'a reçu
01:18:34passer au cabinet
01:18:35ben il me fait
01:18:36prise de tension
01:18:37donc systématique
01:18:39il dit
01:18:39oula vous n'avez plus
01:18:40de 15
01:18:41donc je ne peux pas
01:18:42vous laisser partir
01:18:43comme ça
01:18:44ce qui fait qu'il a commencé
01:18:45il a commencé
01:18:46à me suivre
01:18:46à me traiter
01:18:48autrement
01:18:48je n'aurais pas
01:18:49de médecin
01:18:50ah oui
01:18:51d'accord
01:18:51carrément
01:18:52on est à Toulouse
01:18:54on n'est pas
01:18:55au fin fond
01:18:56de la Lozère
01:18:57ou de
01:18:57je ne sais quelle
01:19:01département
01:19:01où il n'y a plus
01:19:03personne
01:19:03vous voulez dire
01:19:04Jean-Paul
01:19:04qu'il n'y a plus
01:19:05aucun territoire
01:19:05qui est épargné
01:19:07par ce fléau
01:19:08du désert médical
01:19:09c'est
01:19:11c'est pas sûr
01:19:11exactement
01:19:13et ça
01:19:15les gouvernements
01:19:16qui ont instauré
01:19:17le numéros
01:19:18claudiste
01:19:19et donc le numéros
01:19:20claudiste
01:19:21n'a pas été
01:19:22supprimé
01:19:22apparemment
01:19:23donc c'est complètement
01:19:25dédié
01:19:25mais il faut quand même
01:19:26savoir que la France
01:19:27il semble
01:19:28Jean-Paul
01:19:28oui
01:19:29il semble
01:19:30que les gouvernements
01:19:31David Kayat
01:19:32et le gouvernement
01:19:33ont pris conscience
01:19:33quand même
01:19:34et on va revenir dessus
01:19:35c'est un phénomène
01:19:36qui est typiquement français
01:19:37professeur Kayat
01:19:38oui
01:19:39à cette époque là
01:19:40dans les années 70
01:19:41les gouvernements
01:19:42ont pensé
01:19:44que pour maîtriser
01:19:45les dépenses de santé
01:19:46il fallait maîtriser
01:19:48l'offre de santé
01:19:49c'était basé
01:19:50sur une étude
01:19:51dont je ne sais pas
01:19:52à la valeur aujourd'hui
01:19:53rétrospectivement
01:19:54dans laquelle on avait dit
01:19:55s'il y a un médecin
01:19:56dans un village
01:19:56il voit 2000 malades par an
01:19:58si on en met deux
01:19:59chacun en voit 2000
01:20:00donc il faut limiter
01:20:01à un seul médecin
01:20:02ça fera que 2000
01:20:03donc ça coûtera moins cher
01:20:04que 4000
01:20:05mais bon
01:20:06c'est pas sûr
01:20:07et puis c'est allé trop loin
01:20:08surtout parce qu'on n'a pas
01:20:09tenu compte
01:20:09qu'il fallait 15 ans
01:20:10pour faire un médecin
01:20:11on n'a pas tenu compte
01:20:12du vieillissement
01:20:13de la population
01:20:14on est passé d'une période
01:20:15où on avait des maladies aiguës
01:20:17à une période
01:20:18où on a des maladies chroniques
01:20:19ça veut dire que les gens
01:20:19il faut qu'ils voient
01:20:20leur médecin régulièrement
01:20:21alors
01:20:22professeur Kayad
01:20:23vous êtes un spécialiste
01:20:24du cancer lié
01:20:25aux comportements alimentaires
01:20:27à l'hygiène alimentaire
01:20:28là aussi
01:20:28des progrès gigantesques
01:20:30des connaissances
01:20:31des découvertes
01:20:31vous même vous avez
01:20:32j'allais dire
01:20:33planché sur le sujet
01:20:35sans dire qu'il y a
01:20:36une alimentation qui guérit
01:20:37ou une alimentation
01:20:38qui empêche le cancer
01:20:39il y a des comportements
01:20:40alimentaires
01:20:41qui réduisent les risques
01:20:43ou qui améliorent
01:20:44les possibilités
01:20:45de faire face
01:20:45à certaines maladies
01:20:46la consigne générale
01:20:48c'est quoi ?
01:20:48c'est quand même
01:20:49du frais
01:20:49c'est ce que vous avez
01:20:50toujours dit
01:20:51mon cher Perico
01:20:52suivez les saisons
01:20:53c'est pas normal
01:20:54de manger des tomates
01:20:55en hiver
01:20:56et de manger
01:20:57de je sais pas quoi
01:20:59voilà
01:21:00il faut suivre les saisons
01:21:01il faut avoir
01:21:02une alimentation
01:21:04diversifiée
01:21:05il faut se priver
01:21:06de rien
01:21:07moi j'ai toujours dit
01:21:08qu'il fallait jamais
01:21:09diaboliser quelque chose
01:21:11bien sûr que
01:21:12certains produits
01:21:13sont plus dangereux
01:21:13mais comme je l'explique
01:21:14dans tous mes livres
01:21:15j'avais un interview
01:21:17hier avec un journaliste
01:21:18italien
01:21:19qui me dit
01:21:20mais est-ce que telle chose
01:21:21tel comportement alimentaire
01:21:22est dangereux
01:21:22alors c'est vrai que
01:21:24techniquement c'est dangereux
01:21:25mais est-ce que c'est risqué
01:21:27c'est ça la différence
01:21:28alors j'explique
01:21:29je lui explique
01:21:30écoutez
01:21:30le requin
01:21:31c'est un animal dangereux
01:21:32où est le requin ?
01:21:33dans la mer
01:21:33donc aller dans la mer
01:21:34c'est dangereux
01:21:35non il n'y a pas à discuter
01:21:36transitivité
01:21:37c'est sûr
01:21:38mais est-ce que
01:21:38vraiment si vous allez
01:21:39dans la mer
01:21:40vous risquez de vous faire
01:21:42mort par un requin
01:21:42il y en a 7 par an
01:21:44dans le monde
01:21:457 morts par un requin par an
01:21:46donc je dis
01:21:47voilà
01:21:47toute la différence
01:21:48c'est le danger et le risque
01:21:49alors c'est vrai que
01:21:50boire un verre de vin
01:21:51ça va augmenter de 0 à 1%
01:21:53le risque d'avoir
01:21:53quand c'est un du sein
01:21:54Mme Buzet était très ferme
01:21:55là-dessus
01:21:56le premier verre de vin
01:21:57mais bon voilà
01:21:59je pense qu'il faut
01:22:00se priver de rien
01:22:02transformer soi-même
01:22:03au maximum
01:22:03le fait de faire la cuisine
01:22:05et d'acheter des produits frais
01:22:06pas chers
01:22:07et pas des produits
01:22:08ultra transformés
01:22:09c'est-à-dire que
01:22:09si vous voyez que dans l'étiquette
01:22:10il y a plus de 6-7 produits
01:22:12oubliez
01:22:12laissez-le sur l'étagère
01:22:13et allez plutôt
01:22:14faire à manger
01:22:15en achetant des produits
01:22:17relativement naturels
01:22:17et préparés de façon
01:22:19relativement naturelle
01:22:20variez les modes de cuisson
01:22:21le wok
01:22:22c'est dangereux
01:22:23mais est-ce qu'il faut vous passer
01:22:24d'aller manger chez un chinois
01:22:25voilà
01:22:26le barbecue à l'américaine
01:22:28directement brûlé à la flamme
01:22:29avec des idrocarbures
01:22:30voilà
01:22:30parce que le noir
01:22:31que vous avez sur le steak
01:22:32que vous avez fait griller
01:22:33ce noir
01:22:34qui marque la viande
01:22:35c'est la même chose
01:22:36que ce qu'il y a dans une cigarette
01:22:38donc ça donne le cancer
01:22:39mais enfin
01:22:39si vous mangez 2 barbecues par an
01:22:41vous croyez que c'est à cause de ça
01:22:42que vous allez avoir un cancer
01:22:43alors
01:22:43donc équilibrer
01:22:45une alimentation
01:22:46elle doit être équilibrée
01:22:47faire une large part
01:22:48aux fruits et légumes
01:22:49et aux légumineuses
01:22:49le végétal
01:22:50et les français n'aiment pas
01:22:51et c'est dommage
01:22:52moi je viens de Tunisie
01:22:53donc on a une alimentation
01:22:55où on aimait bien
01:22:56Anissa aussi vient de Tunisie
01:22:57voilà
01:22:58donc on sait ce que c'est
01:23:00que les légumineuses
01:23:00les pois chiches
01:23:01les lentilles
01:23:02etc
01:23:02et c'est très bon
01:23:04c'est bon pour la plaine
01:23:04parce qu'il faut
01:23:06faire un kilo de lentilles
01:23:07alors qu'il en faut 200
01:23:08pour faire un avocat
01:23:09donc pas besoin d'être végétarien
01:23:11non
01:23:12végétalien
01:23:12vous savez l'espérance de vie
01:23:14la viande raisonnablement
01:23:15de la bonne viande
01:23:15l'espérance de vie
01:23:17d'un végétarien
01:23:18comparé à quelqu'un
01:23:19qui mange un peu de viande
01:23:20qu'on appelle un flexitarien
01:23:21oui
01:23:22les différences d'espérance de vie
01:23:23elle est négligeable
01:23:24d'accord
01:23:25arrêtez de croire
01:23:26que parce que vous mangez
01:23:27plus de viande
01:23:27il va rien vous arriver
01:23:28et les gens qui ne boivent pas
01:23:30du tout du tout de vin
01:23:30ne vivent pas beaucoup
01:23:32forcément plus longtemps
01:23:32que ceux qui en boivent modérément
01:23:34modérément
01:23:34d'ailleurs le comité de santé publique
01:23:36n'a pas changé
01:23:37sa recommandation
01:23:38c'est 10 verres par semaine
01:23:40c'est à dire
01:23:402 verres par jour
01:23:41mais pas tous les jours
01:23:42alors il y a professeur
01:23:43vous tombez bien
01:23:43polémique sur l'endroit
01:23:45des guéménées
01:23:45elle est fumée
01:23:46et les gens du nord
01:23:48mangent la peau
01:23:49qui contient justement
01:23:50des hydrocarbures
01:23:51alors que normalement
01:23:51on l'appelle
01:23:52donc nous avons des pouvoirs publics
01:23:54qui disent
01:23:54les nitrates et les nitrites
01:23:56dans le jambon blanc
01:23:56faut pas trop les limiter
01:23:58parce que le lobby agroalimentaire
01:23:59va perdre de l'argent
01:24:01donc faut pas les contrarier
01:24:01donc pour l'instant
01:24:02on est à réduction de 20%
01:24:04de produits dont on sait
01:24:05qui provoquent
01:24:06entre 3 et 5 000 cancers
01:24:07du côlon par an
01:24:08par contre
01:24:08à la thème
01:24:09sur l'endouille de guéménée
01:24:10il y a deux producteurs
01:24:11et on vous dit
01:24:12si vous mangez de l'endouille
01:24:13l'endouille tue
01:24:13c'est stupide
01:24:14moi j'adore l'endouille de guéménée
01:24:17j'adore les andouillettes aussi d'ailleurs
01:24:18et les abats
01:24:19de façon générale
01:24:20c'est des produits très sains
01:24:21pour la santé
01:24:21les abats
01:24:22c'est très peu calorique
01:24:23c'est très peu gras
01:24:23et malheureusement
01:24:25en France
01:24:25on en mange de moins en moins
01:24:26mais je pense que
01:24:27c'est pas à vous
01:24:27je vais le dire
01:24:28mais non alors
01:24:30je suis contre
01:24:30parce que
01:24:31enfin vous allez en manger
01:24:31combien d'endouilles ?
01:24:33c'est ce que je disais
01:24:34je crois qu'il en faut
01:24:34une tonne par an
01:24:35pour avoir la première pathologie
01:24:36mais ça va quoi
01:24:37vous allez pas manger
01:24:37une tonne d'endouilles
01:24:39vous allez manger
01:24:403-4 tranches
01:24:41comme ça
01:24:41dans l'apéritif
01:24:43mais vous allez pas
01:24:44donc c'est le risque
01:24:45et le danger
01:24:45mais tout est dangereux
01:24:47respirer c'est dangereux
01:24:48parce qu'il y a de la pollution
01:24:49sortir c'est dangereux
01:24:50parce qu'il y a des UV du soleil
01:24:52tout est dangereux
01:24:53vivre est dangereux
01:24:54mais vivre
01:24:54est la première cause de maladie
01:24:56d'accord
01:24:56mais en bon sang
01:24:57il faut vivre
01:24:58et moi je peux vous dire
01:24:59c'est le message
01:24:59que m'ont transmis
01:25:00tous ceux qui sont morts
01:25:01c'est vous qui êtes vivant
01:25:02vivez
01:25:03donc il y a un risque
01:25:04de mortalité assez fort
01:25:05dans l'existence finalement
01:25:06c'est une maladie
01:25:07sexuellement transmissible
01:25:08qui finit toujours mal
01:25:10la réponse dans les gestes
01:25:11qui changent tout
01:25:12on n'a pas pu tout dire
01:25:14professeur Kayat
01:25:15vous reviendrez
01:25:15pour nous parler
01:25:16parce que les sujets alimentaires
01:25:18vont être à mon avis
01:25:19au coeur du débat politique
01:25:19assez vite
01:25:20au niveau des cantines
01:25:21des offres publiques
01:25:22et de ce que les agroalimentaires
01:25:24nous mettent dans l'assiette
01:25:24donc les gestes qui changent tout
01:25:27cancer
01:25:27intelligence artificielle
01:25:29alimentation
01:25:29la nouvelle donne
01:25:30chez Fayard
01:25:31professeur David Kayat
01:25:32c'est un de vos ouvrages
01:25:34et on a dedans
01:25:35beaucoup de réponses
01:25:36à nos interrogations de santé
01:25:38et quelques pistes
01:25:39très optimistes
01:25:40sur le soin
01:25:41des maladies graves
01:25:42grâce à l'intelligence artificielle
01:25:44qui doit rester un outil
01:25:45et non pas une finalité
01:25:46Anissa là
01:25:47c'est terminé
01:25:48ça y est
01:25:48ça y est
01:25:49c'est terminé pour aujourd'hui
01:25:49on va remercier également
01:25:50Pierre Gentil
01:25:51Nathalie Théiot
01:25:52et Joël Auclay
01:25:53d'avoir participé
01:25:55à nos échanges
01:25:56aujourd'hui
01:25:57à suivre bien sûr
01:25:58Brigitte
01:25:58qui parle là
01:25:59et qui parlera
01:26:00de l'engagement
01:26:01à l'heure des applis
Commentaires