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  • il y a 18 minutes
Retrouvez le Morning Meeting du vendredi 11 septembre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:12C'est parti pour Good Morning Market avec en plateau François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir.
00:16Bonjour François.
00:17Bonjour Etienne.
00:17Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Fabien Bossy, chef économiste franche chez Société Générale CIB.
00:22Bonjour Fabien Bossy, merci également d'être là ce matin.
00:25Ça tombe bien, vous êtes chef économiste franche, vous allez un petit peu pouvoir quand même nous éclairer sur la
00:30situation française.
00:31Et puis dans un instant on parlera bien sûr de la BCE, l'Insee qui ne voit plus que 0
00:36,4% de croissance cette année.
00:38Lors de sa dernière estimation c'était 0,7%.
00:41Est-ce qu'on prend un petit peu la route de la récession ou non il faut s'attendre à
00:44un rebond en 2027 ?
00:46Alors la route de la récession on ne la prend pas, à vrai dire les choses vont aller en s
00:51'améliorant.
00:52Il faut rappeler qu'on avait commencé l'année avec un premier trimestre en croissance négative, une croissance 0 au
00:58T2.
00:59Et maintenant l'Insee voit une croissance à 0,1 au T3 et à 0,2 au T4.
01:03Bon, il faut faire un petit peu la part des choses.
01:06Il y a beaucoup de volatilité dans ces chiffres trimestriels et le chiffre négatif du T1 exagérait un petit peu
01:12la situation.
01:13Et au final ce qu'on a c'est quand même une situation économique qui reste sur ces tendances de
01:18ces dernières années
01:18avec une demande domestique privée notamment à tonnes.
01:23Mais c'est le cas depuis 4-5 ans maintenant.
01:26La croissance avait été un peu flattée par des chiffres notamment de demandes publiques.
01:30La demande publique se retourne cette année avec le cycle des investissements locaux.
01:34Ce n'est pas une surprise, ça arrive à chaque fois après les élections municipales.
01:38À cela il faut ajouter les problèmes de la canicule du secteur agricole.
01:42Donc la situation est effectivement pas reluisante.
01:45Mais il n'y a pas vraiment de changement de tendance massif comparé aux années précédentes.
01:49Alors quand on regarde la réaction sur la partie action, elle est négligeable, François Meunier,
01:53dans le sens où les entreprises du CAC 40 sont internationales, elles sont présentes à l'export.
01:59Comment aujourd'hui vous regardez la situation française, sachant qu'on parlera de la BCE dans un instant ?
02:04La BCE vous dit qu'en regardant au niveau européen, on n'est pas si inquiet que ça.
02:09L'économie est résiliente.
02:10Oui, mais c'est là peut-être où ça pique.
02:13On a vu cette semaine quand même la BCE qui a revu à la hausse, elle, sa prévision de croissance
02:18pour l'ensemble des pays de la zone euro.
02:20Alors que l'INSEE revoit à la baisse sa prévision de croissance pour notre pays.
02:26Donc on montre quand même qu'il y a un décrochage.
02:28En tout cas on n'arrive pas à suivre tout à fait les mouvements de nos amis et de nos
02:34voisins.
02:34On va avoir probablement dans les heures qui viennent une révision, une dégradation de notre objectif de déficit.
02:43On visait 5, ce sera plus que 5.
02:46Est-ce que ce sera 5,2%, 5,4% ?
02:48Alors que nos voisins semblent quand même plus sérieux.
02:52Donc nos voisins, notamment italiens, vont être aux alentours des 3%.
02:56Donc on est là aussi sur une trajectoire budgétaire qui est compliquée.
03:01Donc on a en relatif une situation qui peut conduire les investisseurs à sous-pondérer les actions françaises
03:10par rapport aux poches qu'ils pourraient avoir sur les autres zones géographiques.
03:15On l'a vu cet été, Bank of America a montré dans son enquête que les gérants européens
03:21étaient globalement sous-pondérés en actions françaises.
03:23Donc vous avez un problème de croissance, vous avez un problème de déficit
03:28et vous n'avez pas de solution, en tout cas pas de réforme prévue,
03:32en tout cas pas avant l'élection présidentielle.
03:34Donc ce triptyque fait qu'aujourd'hui les actions françaises, en relatif, sont quand même délaissées
03:40et on le voit sur le comportement du marché depuis le début de l'année.
03:44Ce n'est pas en France qu'on trouve les parcours les plus sympathiques
03:49puisque le CAC 40 est en retard par rapport aux indices européens,
03:52par rapport aux indices américains.
03:54Mais il y a toujours des opportunités, donc c'est ça qu'il faut essayer de chercher.
03:58Mais globalement, il faut reconnaître qu'on est quand même dans une phase difficile,
04:01même si le mouvement de désaffection pour les actifs français, ça ne date pas d'aujourd'hui.
04:09En fait, depuis l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024,
04:14c'est là qu'on a vu qu'il y avait un décrochage, une sorte de prime de risque qui
04:18a été appliquée aux actions,
04:21mais qu'on retrouve aussi sur le marché obligataire,
04:23avec un écart de taux du disant français par rapport au disant allemand,
04:28qui a tendance à se creuser sans devenir dramatique, sans devenir vraiment trop préoccupant.
04:33Mais on voit que tout doucement, mais sûrement, il y a un écart qui se creuse,
04:38d'autant que nos amis allemands, ça y est, leur plan de relance commence à porter leur fruit.
04:44Donc eux, ils sont dans une phase d'accélération, et nous, on a du mal à suivre.
04:49Le disant français est ce matin à 4,44.
04:52C'est une première depuis 2008, Fabien Bossy.
04:54Si on dézoome un petit peu, alors je ne vais pas aller trop loin,
04:57jusqu'au taux négatif d'il y a 5-6 ans, juste sur 2-3 mois,
05:00on était fin juillet à 3,6%.
05:024% au milieu du mois d'août, et là on se retrouve à 4,44.
05:06Est-ce qu'aujourd'hui, quand vous voyez le prix de notre dette, ça vous inquiète ?
05:10On est quand même sur une croissance fulgurante.
05:13Alors, le mouvement, effectivement, si vous prenez la tendance des derniers mois
05:17et que vous prolongez le trait, évidemment, on va vraiment dans une situation un peu compliquée
05:23si vraiment on prolonge le trait durant encore 6 mois, 1 an.
05:27Après, il faut aussi mettre les choses un petit peu en relatif.
05:29Le mouvement de hausse des taux, c'est quelque chose qui a commencé depuis 2022.
05:33Il faut rappeler qu'en 2022, le mouvement avait été beaucoup plus violent
05:37que ce qu'on observe ces derniers mois.
05:38On avait pris 300, 300, jusqu'à 300, 400 points de base sur les taux en une année.
05:45Pour l'instant, on est sur un mouvement de encore moins de 100 points de base en une année.
05:49C'est un mouvement qu'il faut surveiller,
05:53qui a des conséquences nettes sur la trajectoire des finances publiques.
05:56En tant que choc économique seul,
05:59on reste d'un ordre de grandeur en dessous de ce qu'on a connu en 2022.
06:03Mais clairement, ça dit quelque chose de la situation française,
06:06mais ça dit avant tout quelque chose de la situation mondiale,
06:08parce que cette hausse des taux français, ça reflète avant tout une hausse des taux mondiales
06:13dans un contexte d'activité qui s'est révélé assez résiliente au conflit au Moyen-Orient
06:19et à une inflation qui est élevée et au-dessus de la cible,
06:22voire même nettement au-dessus de la cible en zone euro,
06:25mais aussi et surtout aux États-Unis.
06:27Hier, la BCE a donc décidé de relever ses taux, comme attendu,
06:30pour la simple et bonne raison qu'elle voit plus d'inflation,
06:34mais également plus de croissance.
06:36C'est peut-être un petit peu la bonne nouvelle.
06:37Elle voit 0,9% de croissance cette année dans la zone euro
06:41contre 0,8% lors de sa précédente estimation,
06:44et puis une nette accélération l'an prochain à 1,4%.
06:48Alors on va mettre de côté le cas français,
06:50où c'est un petit peu la double peine,
06:51on est de le souligner, moins de croissance, plus d'inflation.
06:54Est-ce qu'aujourd'hui, la BCE doit encore relever ses taux ?
06:57Quelles sont vos prévisions chez Société Générale ?
06:59Alors c'est vrai qu'il faut être tout à fait objectif.
07:02Lorsqu'on revoit à la hausse la croissance et l'inflation,
07:05et que l'inflation est revue à la hausse et était déjà au-dessus de la cible,
07:08tout ça pointe vers plus de hausses de taux.
07:11Donc on voit le mouvement des hausses de taux se poursuivre.
07:15Mais toutefois, on est assez prudent sur l'ampleur des hausses de taux
07:20qu'il faudra encore réaliser,
07:22parce qu'on est quand même dans une situation un peu inconfortable.
07:25Ces dernières semaines, les mouvements de taux ont été accompagnés
07:27par une forte hausse des prix de l'énergie.
07:29C'est un choc inflationniste, bien sûr,
07:31mais ça va aussi raviver des craintes sur l'activité.
07:34Bon, ces craintes sur l'activité, finalement,
07:36ce n'était pas matérialisé après la hausse de juin.
07:39On a passé un été quand même relativement rassurant,
07:42mais vu la hausse de taux,
07:43vu les hausses des prix de l'énergie récentes
07:45et des hausses de prix qui, maintenant,
07:47touchent aussi le gaz et l'électricité,
07:49donc le cœur de l'économie domestique européenne,
07:52ça va avoir des conséquences un petit peu négatives pour l'activité.
07:55Donc il faut tempérer un petit peu les attentes de hausses de taux.
07:59Pour rentrer vraiment dans un cycle restrictif,
08:01il faudrait avoir des preuves d'effets de second tour
08:04avec des accélérations sur les hausses de salaire.
08:06Pour l'instant, Christine Lagarde l'a encore souligné hier,
08:09on n'a pas vraiment de preuves d'une accélération des hausses de salaire
08:12et pas vraiment de raison de rentrer dans un rapide cycle de resserrement monétaire.
08:18Mais en attendant, il faut continuer sur cette voie un peu prudente
08:22qu'a prise la BCE en montant lentement les taux
08:23et en attendant de voir, tant que l'activité tient,
08:26tant que l'inflation reste au sud de la cible,
08:28la direction est évidente.
08:29Le prix du pétrole est ce matin à 105 dollars.
08:32C'est le prix pour un baril de Brent.
08:34Le cours du gaz, le TTF, c'est la référence en Europe.
08:3780 euros pour un mégawatt-heure.
08:39C'est quoi aujourd'hui le sujet de fin d'année, François Monnier ?
08:42Est-ce que c'est encore de hausses de taux pour la BCE, pour la Fed ?
08:47On verra l'inflation américaine cet après-midi à 14h30.
08:50On voit quand même qu'il y a beaucoup d'incertitudes
08:53sur ces dernières semaines de 2026
08:55avec des investisseurs qui posent un petit peu le crayon.
08:58Il y a de l'attentisme partout, même dans les entreprises.
09:00Oui, en fait, pour moi, il y a deux grands rendez-vous
09:03à ne pas rater d'ici la fin d'année.
09:05D'abord, c'est la semaine prochaine avec l'intervention de la Fed.
09:10Donc, on a un nouveau patron de la Réserve fédérale.
09:13Là, on va voir s'il prend vraiment la main
09:17et la mesure de son travail.
09:19On ne l'a pas encore vraiment vu à l'œuvre.
09:21D'autant que sa stratégie était un petit peu polluée
09:24par les déclarations de Donald Trump
09:26et par les actions du Trésor américain.
09:29Il faut se rappeler quand même que cet été,
09:31on a eu un Trésor américain qui a essayé de montrer
09:34qu'il pouvait piloter l'étau à 10 ans aux États-Unis
09:37en essayant de manipuler avec l'étau à court terme
09:42l'étau à long terme.
09:44Il a échoué.
09:45Il a essayé de relever, maintenant, son intervention.
09:48On parle de 6 milliards sur une dette de 40 000 milliards de dollars.
09:53Donc, on a montré que le Trésor était impuissant
09:56et que finalement, le pouvoir, normalement,
09:58il est à la Fed, il est à la Banque Centrale américaine.
10:00Et là, on va voir si le nouveau patron de la Fed
10:05rassure, montre que c'est vraiment le pilote
10:08et qu'on peut avoir confiance dans une Fed indépendante.
10:12S'il montre qu'avec simplement une petite hausse de taux en septembre,
10:18on aura plus d'indications cet après-midi
10:21avec des chiffres de l'inflation aux États-Unis.
10:23Mais si on montre que vraiment,
10:24c'est un vrai guide des marchés,
10:27peut-être un pompier,
10:29ça va peut-être rassurer tout le monde.
10:30Ça, c'est le premier point.
10:31Le deuxième point, ça va être la publication des résultats des entreprises.
10:33On a eu un été fantastique.
10:35Les entreprises ont continué d'investir,
10:37ont continué d'innover.
10:39La croissance des bénéfices était au rendez-vous.
10:41On a eu, depuis le début de l'année,
10:43alors qu'il y a la guerre, alors qu'il y a l'inflation,
10:45alors qu'il y a des problèmes politiques,
10:47on a eu sans cesse des révisions à la hausse de la croissance bénéficiaire.
10:50Là, on vise quand même une progression
10:51de près de 33% des profits au sein du S&P 500.
10:55En Europe, c'est moins,
10:57mais c'est plus que ce qui était prévu au début de l'année.
10:59On est sur une tendance à l'amélioration de 18% des profits des entreprises.
11:04Et donc, on est vraiment sur une très bonne dynamique.
11:06Maintenant, il va falloir confirmer que cette dynamique,
11:08elle est toujours là.
11:09Et ça, on va découvrir ça avec la saison des publications
11:13des comptes du troisième trimestre,
11:15qui vont commencer à partir de mi-octobre.
11:17Dernier exemple en date,
11:18hier soir, Oracle, qui publie des résultats au-delà des attentes.
11:21Le titre était à plus 5.
11:22C'était vraiment un test,
11:23dans le sens où depuis plus d'un an maintenant,
11:26Oracle attire toutes les attentions.
11:27Parce qu'il y a des craintes sur la modétisation de l'IA,
11:29surtout que c'est une société qui s'est beaucoup endettée.
11:31Oui, et puis c'est dans les hyperscalers,
11:33c'est l'entreprise la plus fragile.
11:34C'est l'entreprise qui a le bilan le plus dégradé.
11:37Elle s'est mise à investir un peu tardivement
11:39par rapport aux autres grands acteurs américains.
11:42Et donc, si jamais ça craquait du côté
11:45de ce qu'on appelle les hyperscalers,
11:47de ceux qui gèrent ces data centers
11:49et qui veulent se développer dans le cloud,
11:51c'est probablement Oracle qui est le maillon faible.
11:53Donc, de voir que Oracle rassure,
11:55c'est tout l'écosystème qui en profite.
11:57Oracle qui lève massivement des capitaux,
11:59comme l'ensemble des hyperscalers,
12:00ça fait une concurrence aux États.
12:02Fabien aussi, ça explique aussi pourquoi
12:04on a des taux qui sont sur les niveaux actuels.
12:08Le 10 ans américain frôle les 5 % ce matin.
12:11Nous sommes à 4,94.
12:13Le 30 ans américain est sur des plus hauts
12:15de 2001 à 5,3 %.
12:18L'ensemble des taux longs sont sur des plus hauts.
12:20On l'a encore vu la semaine dernière
12:21avec le Japon au-delà des 3 %.
12:23En ce qui concerne l'Europe, la France,
12:26est-ce qu'on a encore des marges de manœuvre ?
12:28Est-ce qu'on ne va risque pas un petit peu
12:29de se faire étouffer par cette remontée des taux longs
12:31qui, à court terme, n'a pas l'air de vouloir s'arrêter ?
12:34C'est clair qu'on ne va pas pouvoir maintenir
12:37ces niveaux de déficit aussi élevés.
12:39En France, mais en général dans le monde,
12:42les États-Unis ont des déficits.
12:44Lorsqu'on prend le gouvernement dans son ensemble,
12:46le déficit américain,
12:47c'est proche des 8-9 %
12:50lorsqu'on inclut non seulement le gouvernement fédéral,
12:52mais l'ensemble des administrations locales.
12:55Il y a un besoin de consolidation fiscale
12:57qui est mondial.
12:59La France détonne un peu au sein de la zone euro,
13:02pas beaucoup plus que d'habitude.
13:04D'ailleurs, la France a toujours dépensé
13:05plus que les autres.
13:07On est à nouveau parmi les derniers de la classe.
13:10Pas vraiment malheureusement de nouveautés
13:13de ce point de vue-là.
13:14Mais il va falloir faire effectivement
13:15de la consolidation fiscale.
13:16parce que, comme vous l'avez dit,
13:19après la crise financière,
13:20on était un peu dans une phase d'excès d'épargne.
13:22Maintenant, on est dans une phase d'excès d'emprunt.
13:25Et clairement, il y a trop d'obligations
13:27qui sont à mise en ce moment.
13:28L'écart de taux entre la France et l'Allemagne
13:29est au-delà des 90 points.
13:31Quelles sont vos projections ?
13:32Parce que j'imagine que vous mettez
13:34un petit peu à jour vos prévisions
13:36au vu de la croissance, de l'inflation,
13:38des déficits publics, des incertitudes politiques.
13:40Est-ce que vous voyez un spread
13:41aller à 100, 110, 120 ?
13:43Éventuellement, c'est une possibilité
13:44ou pour l'instant, c'est un risque
13:46que vous écartez ?
13:47Alors, un spread à 100, 110,
13:49vu le mouvement des dernières semaines,
13:52les choses sont allées tellement vite
13:53qu'on ne peut évidemment pas l'écarter.
13:55Là, on est à quelques séances
13:58d'un petit peu de turbulences
13:59et on peut y arriver.
14:01Toutefois, il faut aussi un peu remettre
14:02les choses dans leur contexte.
14:03On n'a pas eu vraiment de nouvelles
14:06du côté français qui pourraient expliquer
14:07vraiment une dégradation
14:08de la situation française.
14:10Le déficit français est au-delà des 5 %,
14:11on le sait.
14:12Il risque de rester proche des 5 %
14:16l'année prochaine.
14:16Là aussi, il n'y a pas de nouvelles.
14:18Tous les investisseurs étaient bien au courant
14:19qu'il ne fallait pas attendre
14:20de grands changements de politique fiscale
14:21avant les prochaines élections.
14:23Et côté croissance,
14:25les révisions à la baisse de l'INSEE
14:28et probablement du gouvernement,
14:29là aussi, ne sont pas une surprise
14:30pour les investisseurs.
14:31Les chiffres de croissance étaient connus.
14:34Donc, il n'y a pas de raison non plus
14:35de voir une nette dégradation
14:37de la France seule.
14:38Après, si des facteurs globaux sont en jeu,
14:40la France pourra bien entendu
14:41ne pas y échapper.
14:42Le mot de la fin, François Meunier,
14:43comment vous accompagnez vos lecteurs en ce moment ?
14:45On a déjà parlé souvent sur ce plateau.
14:47C'est vrai que la France a une part
14:48de plus en plus petite
14:49dans la part des portefeuilles.
14:51Tout à l'heure, vous avez parlé des opportunités.
14:52Où sont les opportunités pour vous aujourd'hui ?
14:54Les opportunités, c'est plutôt
14:55de profiter des trous d'air.
14:57On va...
14:58Il n'y a pas de raison non plus de...
14:59Je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit.
15:01Il n'y a pas non plus de raison
15:02de s'alarmer, voire de paniquer
15:04ou de s'inquiéter outre mesure.
15:06En revanche, on va, et ce serait logique naturel,
15:10d'avoir plus de volatilité sur les marchés.
15:12Donc, on va avoir des séances
15:13peut-être un petit peu difficiles.
15:15Et c'est probablement dans ces séances difficiles
15:17qu'il faudra garder le cap
15:18et saisir des opportunités.
15:20On en a même vu au niveau mondial.
15:22La tech, ça s'est mal passé aux États-Unis
15:24au mois de juillet.
15:25C'était plutôt des opportunités d'achat.
15:27Donc, on va essayer de trouver
15:29les moments un peu difficiles
15:31où il y a un peu de stress
15:32pour rentrer sur des beaux actifs,
15:35des belles valeurs.
15:36Et donc, c'est ça qu'il faut aujourd'hui surveiller.
15:38Merci à tous les deux
15:39de nous raccompagner ce matin en plateau.
15:40François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir
15:42et Fabien Bossy,
15:44chef économiste France de Société Générale CIB.
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