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Retrouvez le club de la Bourse du mercredi 12 août dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:03En plateau donc ce matin, Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché de Natixis IM.
00:08Bonjour Mabrouk.
00:09Bonjour Atiène.
00:10Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Frédéric Loisel, gérant de portefeuille chez Quairo Capital.
00:15Bonjour Atiène.
00:15Merci également d'être présent ce matin.
00:18Beaucoup d'actualités en plein cœur de l'été, alors moins d'actualités d'entreprises, mais beaucoup d'indicateurs.
00:23On aura donc cet après-midi à 14h30 l'inflation américaine en ce qui concerne la période du mois de
00:29juillet.
00:29Et puis, je le disais en préambule, un pétrole qui continue de grimper parce que les négociations n'aboutissent pas
00:35entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:37Tout cela se voit donc Mabrouk sur le pétrole, forcément, mais aussi derrière sur le marché obligataire.
00:43C'est-à-dire qu'on a pas mal d'effets ricochés en ce moment, à l'exception du marché
00:45actions.
00:46On aura peut-être l'occasion d'en parler.
00:47Oui, effectivement, les négociations pathogent entre guillemets.
00:52Le Pakistan hier a indiqué que ça avançait mieux que ce que disait l'administration américaine,
00:56ce qui a permis une légère détente, mais était assez temporaire finalement.
00:59Et donc, vous l'indiquiez, ceci exerce une pression sur la partie longue des taux.
01:04Mais il y a quand même un autre facteur qu'il convient de rappeler à ce stade concernant la partie
01:08obligataire.
01:09C'est que, oui, en effet, on a vu effectivement quel était l'impact des prix du pétrole sur la
01:13partie taux d'intérêt à long terme à 10 ans.
01:16Mais rappelons une chose extrêmement importante, c'est que cette augmentation des taux longs,
01:20elle provient également de la partie réelle.
01:22C'est-à-dire qu'en gros, les taux réels, c'est-à-dire qu'en gros, quand on déflate
01:25finalement la partie inflation,
01:27augmentent également.
01:28C'est-à-dire qu'en gros, on a aujourd'hui finalement une appréciation du marché concernant à la fois
01:33le cycle macroéconomique,
01:34mais également finalement la posture de politique monétaire,
01:37qui pousse finalement également ces taux d'intérêt à long terme.
01:39L'air de dire que finalement, les banques centrales sont peut-être derrière la courbe
01:42et qu'il va falloir qu'elles en fassent un peu plus.
01:44Donc c'est un peu aussi le sentiment que l'on a, c'est que globalement,
01:47que vont dire les banques centrales, notamment au symposium de Jackson Hole,
01:50où on va voir effectivement quelle va être la nouvelle posture, finalement, de politique monétaire,
01:54donc celle de Kevin Warch, où finalement, il n'y a pas de posture, il n'y a rien en
01:57fait.
01:57Donc on navigue finalement complètement à vue, et puis alors là, c'est un peu débrouillez-vous avec ce que
02:01je vous donne,
02:02c'est-à-dire pas grand-chose.
02:03Et finalement, la nouvelle framework guidance de Christine Lagarde,
02:06avec finalement une espèce d'entre-deux par rapport au vide, on va dire sidéral de la Fed,
02:11et finalement une guidance qui était quand même extrêmement forte avant justement ce nouveau paradigme.
02:17Donc tout ça pour dire que, oui, effectivement, la partie pétrole joue sur les taux longs,
02:21mais il n'y a pas que ça, il y a également cette partie taux réelle,
02:23qui augmente de manière significative,
02:25et ces taux réels sont extrêmement importants pour les marchés actions notamment,
02:28vous le citiez, puisque c'est finalement le vrai coût du capital,
02:32et c'est finalement, quand on regarde les valorisations, notamment des valeurs de croissance,
02:36des valeurs de la tech, etc., elles sont négativement corrélées, entre guillemets,
02:39avec ces taux d'intérêt réels. Dit autrement, plus les taux d'intérêt réels montent,
02:43et plus vous avez des valorisations qui vont être effectivement tirées à la baisse.
02:46Et donc ça, effectivement, c'est quelque chose d'extrêmement important.
02:48Pour le moment, ça va, on est encore en saison de publication des résultats,
02:52donc les résultats sont plutôt très bons côté valeurs, effectivement, de croissance,
02:56côté États-Unis, mais néanmoins, attention, finalement,
02:59il y a des effets de seuil sur le marché obligataire.
03:01Dès qu'on atteint certains seuils, un peu psychologiques,
03:03vous citiez le 4% pour l'OAT,
03:04et bien, finalement, le marché peut considérer qu'à ce moment-là,
03:08effectivement, avoir trop d'actions en portefeuille,
03:10ce n'est pas forcément ce qui compte,
03:12ce qui est le plus pertinent pour un gérant d'actifs.
03:15Quand vous regardez l'OAT, 10 ans, Frédéric Loisel à 4%,
03:19ça vous interpelle ou vous dites,
03:21ben non, en fait, c'est le juste prix ?
03:24C'est le prix du marché,
03:25et je rebondis effectivement sur ce que disait mon camarade,
03:28c'est que les taux réels à long terme,
03:31en fait, c'est un peu le point aveugle des banques centrales,
03:33ce n'est pas dans leur mandat,
03:34mais c'est un petit peu ce que disait Gambetta
03:36à propos de l'Alsace-Lorraine,
03:38c'est « y penser toujours, n'en parler jamais ».
03:40Et c'est un vrai frein, en fait, pour les banques centrales.
03:43Alors, effectivement, la Fed,
03:44c'est très compliqué, effectivement,
03:45d'anticiper cette fonction de réaction.
03:47On présume qu'effectivement,
03:48avec ce qu'on a eu sur le chômage,
03:50qui a surpris tout le monde, en fait, à la baisse,
03:53on a moins de créations d'emplois, en fait,
03:56en juin et en mai.
03:57Et sur la BCE,
03:59il y a une espèce de conflit, en fait, interne,
04:02de nos directoires, qu'on sent bien.
04:04La main allemande est très forte.
04:06Maintenant, effectivement,
04:07on prend bien conscience qu'effectivement,
04:08avec des taux de refinancement,
04:10pour la plupart des États,
04:12qui naviguent sur des plus hauts historiques,
04:13on parlait des taux réels,
04:15on est sur des plus hauts depuis 10 ans,
04:16en Europe et aux États-Unis.
04:19Il y a une limite, quand même,
04:21à la hausse des taux.
04:22On l'a bien vu, en fait,
04:24fin juillet,
04:24lors de l'intervention concertée
04:27entre les États-Unis et le Japon,
04:28pour réagir à la dépréciation
04:30très forte du Yen.
04:32Donc, ce qu'on n'a pas forcément assez vu,
04:34c'est que cette action concertée,
04:38elle était là également
04:39pour que la Banque centrale du Japon
04:41intervienne sans toucher
04:43à son portefeuille de trésorerie.
04:44Donc, ce qu'on a organisé,
04:46c'est qu'effectivement,
04:47elle se procure du dollar
04:48pour ensuite arracheter du Yen
04:50en mettant en ripo.
04:51Donc, c'est des procédures
04:52un petit peu complexes.
04:53Mais l'idée générale,
04:55c'est que les États-Unis
04:56ont demandé au Japon
04:57de ne pas puiser
04:59dans leurs stocks de trésorerie,
05:00les vendre,
05:01ce qui aurait provoqué, en fait,
05:03une panique un petit peu
05:05sur les taux longs américains.
05:06Et Scott Besson,
05:07donc le ministre des Finances,
05:08est très sourcilieux là-dessus.
05:09Donc, on a vraiment un cap politique,
05:12une espèce de plafond politique,
05:14en fait, sur la hausse de ces taux.
05:15Et sur la France,
05:16c'est un cas un peu particulier.
05:17Les taux longs, en fait,
05:18en Europe,
05:19ne sont pas forcément un sujet,
05:20sauf pour l'Italie,
05:21mais qui a une trajectoire budgétaire
05:22qui est bien supérieure
05:23et bien plus saine que la France.
05:25La France est un véritable cas particulier.
05:27Avec, bien sûr,
05:28l'élection présidentielle
05:29l'année prochaine.
05:29Oui, voilà.
05:29C'est le concours l'épine,
05:31en fait,
05:31de tout ce qu'on fait.
05:32On brûle la dette.
05:33En fait,
05:35on annule la dette.
05:36On a des débats
05:37un peu démentiels
05:38en ce moment.
05:38Et comment vous expliquez
05:39la très bonne résilience,
05:41Mabrouk Chetouane,
05:41du marché action
05:42dans ce contexte ?
05:43C'est-à-dire que l'Europe
05:44est au plus haut,
05:45Wall Street également,
05:46alors qu'habituellement,
05:47quand le pétrole remonte,
05:49quand on a un 10 ans français
05:51à 4 points,
05:52quand on a un 10 ans américain
05:55qui se retrouve,
05:55allez, encore ce matin,
05:56à 4,7,
05:57un 30 ans à 5,
05:58enfin bon,
05:58tout cela,
05:59parfois,
05:59ça fait un peu bouger
06:00le marché action.
06:01Là, en fait,
06:02pas du tout.
06:03Déjà,
06:03il y a la volumétrie
06:04du marché
06:05qui habituellement,
06:06de manière saisonnière,
06:07en été,
06:08est relativement faible,
06:09donc moins, finalement,
06:10de mouvements erratiques,
06:11premièrement.
06:12Deuxièmement,
06:12encore une fois,
06:14le marché se revêt des œillères,
06:17en quelque sorte,
06:17quand on est dans cette phase micro.
06:19C'est-à-dire qu'en gros,
06:20on est toujours dans cette alternance
06:21micro, macro, micro, macro.
06:23Et donc là,
06:23on est en pleine,
06:24entre guillemets,
06:25phase micro,
06:26avec donc la saison
06:27de publication de résultats,
06:28qui, encore une fois,
06:29je le disais,
06:29est plutôt, effectivement,
06:30extrêmement, on va dire,
06:31ce qui soutient les marchés actions.
06:32Donc, on regarde un peu moins
06:33la macroéconomie.
06:35Et on voit bien
06:35que le rapport sur l'emploi
06:37qui n'était pas très bon,
06:38effectivement,
06:39aux États-Unis,
06:40qui étaient publiés vendredi dernier,
06:41aurait dû engendrer,
06:42entre guillemets,
06:43une pression beaucoup plus baissière,
06:45finalement,
06:45sur les taux longs.
06:46Ça n'a pas été le cas.
06:47Ça a soutenu les marchés actions,
06:48finalement,
06:48qui ont dit,
06:48bon,
06:49la Fed ne va peut-être pas délivrer
06:51autant, finalement,
06:52que le marché ne l'anticipait.
06:55Et puis,
06:55encore une fois,
06:55le point,
06:56c'est qu'elle est l'origine
06:57de cette hausse des taux longs.
06:58Parce que les taux longs,
06:59encore une fois,
07:00c'est le coût du capital.
07:01C'est extrêmement important
07:02pour les marchés actions.
07:03Et si l'origine de cette hausse des taux longs,
07:04finalement,
07:05c'est un cycle macroéconomique
07:06qui tient,
07:08un peu mieux,
07:08finalement,
07:09qu'attendu.
07:09On attendait,
07:10finalement,
07:10en Europe,
07:10une croissance extrêmement mollassonne,
07:12etc.
07:13On se rend compte qu'au deuxième trimestre,
07:14ça a été plutôt pas mal,
07:15alors même qu'on était en pleine guerre,
07:16finalement,
07:18en pleine situation conflictuelle
07:19entre l'Iran et les États-Unis.
07:22On pourrait même gager,
07:22finalement,
07:23que le troisième trimestre
07:24se passe un peu mieux que prévu,
07:25etc.
07:25Et que, finalement,
07:25la croissance européenne
07:26se redresse un peu plus,
07:28finalement,
07:29que ce qu'escomptait,
07:30finalement,
07:30le consensus.
07:31Donc, globalement,
07:32encore une fois,
07:32d'où vient l'origine du mal ?
07:33Ça, c'est la question numéro un.
07:35Deuxième point,
07:36la partie, effectivement,
07:37résultat des entreprises,
07:38cette phase micro,
07:39met de côté, en fait,
07:40toute la partie macro.
07:41Et on va revenir,
07:41finalement,
07:42une fois qu'on aura terminé
07:42cette phase micro,
07:43sur la partie macro.
07:44Et alors là,
07:44effectivement,
07:45si les banques centrales
07:46organisent,
07:47une remontée de taux concertée,
07:49ce genre de choses,
07:50par exemple,
07:51et on le voit très bien
07:52sur les taux d'intérêt réels,
07:53là, effectivement,
07:53on pourrait avoir,
07:54de nouveau,
07:54une respiration,
07:55voire même une correction de marché.
07:57Donc, cette interdente de phase
07:58est extrêmement importante.
07:59Et pour le moment,
08:00les marchés,
08:00donc, n'écoutent pas,
08:01ne regardent,
08:02ou regardent beaucoup moins
08:03la partie macro.
08:04Je crois que c'est important,
08:05effectivement,
08:06l'effet saisonnier,
08:07il est très important.
08:08Parce qu'on a eu des résultats
08:09assez extraordinaires et tout,
08:10mais vous avez toujours
08:10le même rapport
08:11qui a inquiété les marchés
08:13avant ces résultats
08:13entre les dépenses de capital
08:17On est, en fait,
08:18sur des régimes de croisière
08:19de 200 milliards par trimestre
08:20de dépenses de capital,
08:21si on prend ensemble
08:23tous les hyperscalers,
08:24et à peu près 12 milliards
08:26de revenus, en fait,
08:27qu'il y a.
08:27Donc, on est toujours
08:28sur les mêmes rapports.
08:30Donc, ce qui inquiétait
08:31les marchés au mois de juin,
08:32ne les inquiète pas
08:33au mois de juillet.
08:34Donc, il y a effectivement
08:34un effet saisonnier,
08:35il y a des flux, effectivement,
08:36qui sont moins forts.
08:38Et sur les taux longs,
08:39alors, effectivement,
08:39la croissance,
08:40on regarde, en fait,
08:41les enquêtes que suivent
08:42les banques centrales,
08:43donc les enquêtes PMI
08:44et les directeurs d'achat
08:45sont plutôt OK.
08:46En fait, ça incite
08:47à un optimisme mesuré.
08:49On n'est pas non plus
08:50dans l'explosion de la croissance.
08:51On est sur des zones
08:53d'atterrissage prévues
08:54à 0,7, 0,8
08:56pour la croissance européenne.
08:57Donc, ce n'est pas non plus
08:58extraordinaire.
08:59Donc, 3 autour
09:01en croissance nominale.
09:03Mais je pense plutôt,
09:04effectivement,
09:05que, alors, nous,
09:06on est assez convaincus
09:07que le choc des taux longs,
09:08et c'est un réel choc,
09:10en fait, appuiera quand même
09:11sur la deuxième partie
09:12de l'année sur les valorisations.
09:15Alors, notez aussi
09:16que ça change très vite.
09:17Les anticipations
09:18de banques centrales,
09:18si vous voulez,
09:20elles changent extrêmement rapidement
09:22au gré d'une déclaration
09:24qu'on pourrait avoir
09:24fin août à Jackson Hole,
09:25effectivement,
09:27ou d'un mauvais chiffre.
09:28La question aussi,
09:29Brouk, chez Toine,
09:30c'est quoi l'alternative
09:31aujourd'hui au marché action ?
09:32Alors, on peut peut-être
09:33parler de l'once d'or,
09:34qui a repris 10 %
09:35en quelques jours,
09:36mais ça ne fait pas
09:36toute une allocation.
09:37Non, mais en termes
09:37de diversification,
09:38la question peut se poser
09:39pour l'or.
09:40L'or, le problème de l'or,
09:41en fait,
09:41c'est que ça monte en escalier.
09:42C'est-à-dire qu'en gros,
09:43à chaque fois,
09:43finalement, on se rend compte
09:45qu'on a une phase haussière.
09:47L'or, qui en principe,
09:49effectivement,
09:50jouait son rôle
09:51de valeur refuge,
09:53n'a absolument pas fonctionné
09:54durant la partie conflictuelle
09:55qui a opposé l'Iran
09:56aux États-Unis.
09:58Alors oui,
09:59cette partie remontée
10:00finalement des taux
10:00est en train
10:01effectivement de justifier
10:02cette appréciation de l'or.
10:05Mais néanmoins,
10:06à un moment donné,
10:07est-ce qu'on peut finalement
10:08bâtir une allocation là-dessus ?
10:10Non, très franchement,
10:11non, c'est vraiment
10:12très tactique à la limite.
10:13Mais à part les actions,
10:14on fait quoi ?
10:14Parce que sur les fonds obligataires,
10:16ce n'est pas évident depuis le début.
10:17Tout dépend de votre objectif en quelque sorte.
10:17Donc, ça dépend de votre objectif,
10:19votre raison d'investissement.
10:20Mais si l'objectif,
10:20c'est de faire du rendement,
10:21effectivement,
10:21bon,
10:22faites des actions
10:23et puis accrochez-vous
10:25sur finalement
10:26les chocs de volatilité
10:28auxquels
10:29on sera prochainement exposés.
10:31Après,
10:31sur la partie obligataire,
10:32tout n'est pas ajouté,
10:33effectivement.
10:33Donc certes,
10:34la partie souveraine
10:34est un peu compliquée
10:35et je laisserai effectivement
10:37Frédéric Elaboré
10:38davantage là-dessus.
10:39Il est beaucoup plus spécialiste
10:39que moi.
10:40Mais globalement,
10:41nous, on aime bien finalement
10:42tout ce qui est duration courte,
10:44tout ce qui est effectivement,
10:44tout ce qui nous immunise un peu
10:46contre cette remontée
10:47des taux longs.
10:48Et puis,
10:48il ne faut pas non plus
10:49entre guillemets
10:50se dire que
10:51même les actifs monétaires
10:52aujourd'hui,
10:54ça paye en quelque sorte.
10:55Quand vous regardez,
10:55c'est une tendance,
10:57une rémunération
10:58qui est sans volatilité
10:59avec très peu de volatilité.
11:00Par exemple,
11:01là en Europe,
11:01c'est de 25.
11:02C'est le taux de la BCE.
11:02C'est de 25.
11:03Mais bon,
11:03aux Etats-Unis,
11:04effectivement,
11:05on couvait le risque de change,
11:06etc.
11:06Mais aux Etats-Unis,
11:07on n'est pas loin de 4,
11:07etc.
11:08Donc,
11:08il y a des choses à faire
11:09sur le cash.
11:10Et quand vous regardez
11:10la rentabilité,
11:11finalement,
11:11la performance
11:12des actifs souverains,
11:14de la dette publique,
11:15mais c'est quasiment zéro,
11:16voire même négatif
11:17depuis le début de l'année.
11:18Donc,
11:18sur la partie longue
11:19de la courbe,
11:20évidemment.
11:20Donc,
11:20encore une fois,
11:21privilégiez plutôt
11:22la duration courte.
11:23On va se mettre à l'abri
11:25en quelque sorte.
11:25Et puis,
11:26toujours rester exposé
11:27sur les marchés actions.
11:28Dès l'instant,
11:28vous avez une publication
11:29d'un résultat d'entreprise
11:30qui est fort.
11:31Si vous n'êtes pas exposé,
11:32vous loupez le train.
11:33Donc,
11:33vous pouvez louper,
11:33effectivement,
11:34des journées à plus de 2.
11:35Je rappelle juste que,
11:35par exemple,
11:36le Nasdaq,
11:37depuis le début du mois,
11:39en deux séances,
11:40il a fait plus 5.
11:40Alors,
11:40il a rendu un peu,
11:41là,
11:41on est à plus 4,
11:42plus 3,5,
11:43mais juste en deux séances,
11:44publication de résultats,
11:46stratosphérique,
11:46plus 5.
11:47Vous n'étiez pas dedans,
11:47vous les avez perdus.
11:50Aujourd'hui,
11:50en termes d'allocations,
11:52marchés actions,
11:53c'est quoi aujourd'hui
11:53les secteurs que vous préférez,
11:54Mabrouk,
11:55chez toi,
11:55juste pour terminer sur...
11:57C'est toujours
11:57les mêmes suspects.
12:00On est toujours
12:01sur les valeurs de croissance.
12:02Et puis,
12:03d'une part,
12:04qui dit valeurs de croissance
12:05qu'on se dit évidemment,
12:05bon,
12:06tech toujours,
12:06donc malgré toutes les discussions...
12:08Et l'Europe,
12:09en voyant à la situation
12:10moins mauvaise,
12:11finalement,
12:12que pressentie au deuxième trimestre,
12:14est-ce que ça ne vous donne pas envie
12:15de remettre un petit peu
12:15d'Europe en portefeuille ?
12:16L'Europe qui est au plus haut ?
12:17On en a remis,
12:18effectivement.
12:18Donc,
12:19encore une fois,
12:20ce sentiment,
12:21effectivement,
12:21que la situation est moins mauvaise,
12:23en tout cas,
12:24sur le front macroéconomique,
12:26on garde l'espoir
12:27que la BCE
12:27ne fera pas une sortie de route,
12:29en quelque sorte,
12:30en remontant de manière,
12:31enfin,
12:32tout azimut
12:32de ses taux d'intérêt directeurs.
12:34Et puis,
12:35donc,
12:36globalement,
12:36cette situation conjoncturelle
12:37qui s'améliore
12:38nous a,
12:39effectivement,
12:40début août,
12:40incité à remettre de l'Europe.
12:42Donc,
12:42on en a remis.
12:43Et en jouant,
12:43finalement,
12:44cette fois-ci,
12:44on n'a pas vraiment
12:45de préférence sectorielle.
12:46Vraiment,
12:46on joue les indices
12:47de manière,
12:49sans discrimination
12:50au niveau sectoriel.
12:51Frédéric Loisel,
12:52le mot de la fin,
12:52un petit peu sur ce que vous faites
12:53chez Equairo aujourd'hui.
12:54Sur l'Europe,
12:55je suis assez d'accord.
12:56L'Europe,
12:56en fait,
12:56sur la location action,
12:57c'est un pari macro.
12:58Comme depuis deux ans,
12:59en fait,
13:00vous avez les meilleurs performeurs,
13:01c'est les indices espagnols,
13:02les indices italiens.
13:03Donc,
13:04on n'est pas,
13:04en fait,
13:04en train de distinguer
13:05quel secteur,
13:06en fait,
13:06dans le contexte va marcher.
13:08Sur la location,
13:09moi,
13:09j'aime bien l'or,
13:10en fait,
13:10dans l'idée,
13:11en fait,
13:11de mettre un peu d'or.
13:12En fait,
13:12ils retrouvent,
13:13et depuis un mois,
13:13c'est assez spectaculaire,
13:14dans un contexte où le dollar
13:16est assez contesté
13:17comme valeur refuge ultime.
13:18Alors maintenant,
13:19le taux dix ans,
13:19il est piloté
13:20par le ministère des Finances.
13:21Donc,
13:21c'est assez inquiétant.
13:22Donc,
13:22c'est vraiment la raison
13:25de la montée de l'or.
13:26C'est un mauvais outil
13:28contre l'inflation,
13:29on l'a vu,
13:29parce que les banques centrales
13:30sont très crédibles,
13:31mais c'est un très bon outil
13:32lorsqu'effectivement,
13:33vous ne comprenez plus rien
13:34et que,
13:34en fait,
13:34les fondamentaux sont contestés.
13:36J'aime beaucoup également
13:37sur le marché obligataire
13:38les durations courtes.
13:39Et puis,
13:40effectivement,
13:40comme la santé des entreprises
13:41est très bonne,
13:42vous pouvez également
13:43mettre un petit peu
13:44de haut rendement,
13:44de fonds haut rendement.
13:45Donc,
13:45on ne fait pas tout à fait
13:46le coupon cette année.
13:48On fait autour de 1,5-2,
13:49mais ce n'est pas mal.
13:50Et effectivement,
13:51il y a un deuxième semestre
13:52sur lequel on est assez confiant.
13:53Au rendement,
13:54donc,
13:55on est sur du high yield,
13:56sur des entreprises
13:57qui ont des notations
14:00un peu plus sensibles.
14:01Parce qu'en fait,
14:01le high yield,
14:02il y a un peu tout.
14:03Vous avez le bas du high yield,
14:04en fait,
14:04avec des leviers financiers.
14:06Donc,
14:06avec la hausse des taux,
14:06c'est plutôt à éviter.
14:09Et puis,
14:09vous avez le monde du high yield,
14:10le gros high yield.
14:11Donc,
14:12c'est noté,
14:12dans les notations,
14:14en fait,
14:14c'est plutôt des entreprises
14:15qui sont double B
14:16et qui ont des leviers
14:18tout à fait contenus
14:19avec des phases de croissance
14:20et des secteurs
14:22qui sont très solides.
14:23Donc,
14:23les bilans sont très solides
14:24en Europe
14:24sur les entreprises.
14:25Donc,
14:26on est assez confiant
14:27sur ces allocations-là.
14:28Merci à tous les deux
14:29de nous raccompagner ce matin
14:30en plateau.
14:30Frééric Loisel,
14:31Coaéro Capital
14:31et Mabrouk Chetouane
14:32pour Natixis IM.
14:33et Mabrouk Chetouane
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