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  • il y a 3 mois
Retrouvez le club de la Bourse du jeudi 25 juin dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:03Le club de la bourse à 8h40, aujourd'hui c'est avec Thibaut Prébet.
00:06Bonjour, économiste indépendant à côté de vous, Stéphane Lévy, stratégiste chez Irivest IM.
00:11Bonjour, merci de nous avoir rejoints. On a plein de sujets ce matin.
00:14Je commence avec Binance, cette annonce qui n'aura pas son agrément, c'est Mika, le nom de l'agrément
00:21en Europe.
00:23Etienne, on pourra continuer quand même à trader, mais on ne pourra plus trader, mais on pourra garder ses fonds
00:28sur la plateforme.
00:29À partir du 1er juillet, vous ne pourrez plus acheter via cette plateforme Binance.
00:34Par contre, vous pourrez continuer à vendre vos positions et récupérer votre argent.
00:38Il faut bien le souligner, les clients aujourd'hui de Binance peuvent récupérer leurs fonds.
00:41La plateforme n'a pas fait faillite, loin de là.
00:43C'est juste qu'elle a besoin d'un agrément européen, Mika, pour pouvoir continuer à opérer en Europe.
00:48Et ils n'ont pas réussi à avoir cet agrément pour l'instant, puisque encore hier, les dirigeants auprès de
00:54l'agence Reuters ont bien souligné
00:55qu'ils réfléchissaient à d'autres solutions.
00:57Ils étaient passés par la Grèce, ils avaient déposé un dossier.
00:59Finalement, au dernier moment, ils l'ont retiré.
01:01On ne sait pas pourquoi, bon, il faut potentiellement qu'il n'était pas assez solide pour pouvoir aboutir.
01:05Alexandre Sachenko mettait en avant une des théories qui était que c'était Christine Lagarde
01:09qui avait demandé à ce que Binance n'ait pas à l'agrément à cause des stable coins
01:14poussés par ce type de plateformes qui font concurrence à l'euro numérique.
01:17Vous vous dites, ce n'est pas une bonne théorie, Thibaut ?
01:19Moi, j'aime bien le complotiste, ça fait des belles histoires pour des marais, c'est toujours complètement con.
01:23La réalité, c'est qu'il y a aujourd'hui 187 prestataires sur 117 dans les prestataires sur les actifs
01:28numériques
01:28qui ont été agréés.
01:29Donc, il n'y a quand même pas non plus un raz-de-marais à refuser.
01:32On parle d'une société qui a été condamnée, aux US, qui n'a pas donné satisfaction sur les sujets
01:36anti-blanchiment.
01:37On est quand même dans un truc qui est assez spécifique.
01:40Si des acteurs beaucoup plus petits, moins structurés y arrivent tous, c'est qu'il y a un sujet qui
01:43est un peu intrinsèque.
01:44En revanche, si le marché est très bien, on se dirait, on passe sur le numéro 2, on s'en
01:48fout.
01:48La réalité, c'est qu'aujourd'hui, il y a une logique de la recherche du relais de croissance numérique
01:52qui s'était beaucoup reportée sur le Bitcoin, qui a complètement changé vers l'IA,
01:56au point que la crypto intéresse quand même de moins en moins.
01:59Et donc là, c'est vrai que ça vient un peu dans une actualité un peu lourde.
02:02Donc, ce n'est quand même pas terrible pour l'écosystème Bitcoin de manière générale.
02:06Bon, dans l'actualité également, ce dollar qui monte, Etienne, jour après jour,
02:10ce n'est pas très bon pour nous, notamment pour notre achat de pétrole.
02:12Non, ce n'est pas très bon pour le pétrole, qui est repassé certes cette nuit sur ses niveaux d
02:16'avant-guerre,
02:16du 27 février, 72 pour le Brent, 70 dollars pour le WTI.
02:20Mais souvenez-vous, on était à 1,17 sur l'euro dollar en février, on est ce matin à 1
02:23,13.
02:23Et puis, c'est également une mauvaise nouvelle pour l'once d'or,
02:25qui est repassé sous le cap symbolique des 4 000 dollars,
02:28mais également pour le Bitcoin, qui là aussi a cassé les 60 000 brièvement cette nuit.
02:32Stéphanie, on a changé de monde là, en quelques jours.
02:37Dollar fort, Brent qui repasse aux 70, l'or qui redescend, le Bitcoin sous les 60 000.
02:41Oui, ça va vite. Les événements, effectivement, se succèdent à une vitesse assez hallucinante.
02:46Alors bon, concernant le dollar, une fois née finalement, comme souvent,
02:49rappelez-vous, il y a 6 mois, il y a 12 mois de ça, le consensus était assez unanime,
02:54c'était très baissé sur le dollar.
02:55Et on avait prévenu que M. Walsh, le nouveau président de la Fed,
02:59avait probablement un bien un peu plus orthodoxe qu'on ne pouvait imaginer.
03:03On pensait que c'était quelqu'un qui était complètement dans les mains de M. Trump.
03:06En fait, il n'en est rien. Et sa première réunion monétaire a quand même pas mal secoué.
03:11Il a quand même annoncé des choses assez fortes.
03:15Il a mis fin au fameux principe assez récent quand même de forward guidance,
03:19qui laisse quelque part une place plus forte au marché.
03:24Et la Fed aujourd'hui a abandonné tout billet, toute projection sur les taux.
03:28Et par ailleurs, il a fait quelque chose d'assez rare finalement,
03:32un certain constat d'échec sur la politique mise en oeuvre par la Fed depuis 5 ans,
03:37qui avait été dans l'incapacité quelque part de juguler l'inflation.
03:40Donc le marché a pris ça comme, je dirais, un ton au quiche, pas du tout accommodant.
03:47Et ça a eu pour conséquence de faire monter les anticipations des taux de la Fed.
03:51Et du coup, le dollar est monté.
03:54Nous, on n'est pas tellement convaincus que la Fed va monter les taux, pour être honnête.
03:58Et les choses pourraient vite évoluer dans l'autre sens.
04:02Pourquoi ?
04:03Donc finalement, c'est pas si il faut qu'on que ça, quoi.
04:05Non.
04:06C'est un colombe déguisé en faucon déguisé en colombe.
04:08C'est compliqué.
04:10C'est un jeu billard à plusieurs bandes.
04:13Donc le sentiment, c'est qu'il est peut-être en train un petit peu de doucher l'enthousiasme.
04:17Parce que là, en ce moment-là, il y a une finance qui se passe, objectivement,
04:21avant de revenir à des considérations peut-être un petit peu plus cohérentes avec le niveau d'endettement des États
04:28-Unis
04:28et la baisse profonde des break-even d'inflation.
04:30C'est-à-dire ce que le marché anticipe en termes d'inflation.
04:33Il faut se rendre compte d'un truc.
04:34C'est qu'il y a un mois et demi, l'inflation anticipée dans un an aux États-Unis, c
04:38'était 5,5.
04:39On est à l'heure où je parle, on est descendu à 1,5.
04:43Donc on n'est pas...
04:441,5 ?
04:44Oui, le break-even d'inflation, c'est-à-dire ce que l'on...
04:47Vous pensez que vous alliez me dire 3 ou 1,5 ?
04:49Non, non, non, je ne parle pas d'un consensus d'économie, je ne parle pas d'une donnée de
04:52marché dans laquelle les investisseurs...
04:54Donc l'inflation s'est finie pour...
04:56Alors, l'inflation s'est finie aujourd'hui.
04:59Elle était, je veux dire, mortifère il y a un an, il y a un mois, pardon.
05:04Thibault ?
05:05Alors moi je ne suis pas du tout d'accord, parce que je séparais complètement Kevin Warge du reste du
05:08board.
05:08C'est-à-dire que Kevin Warge c'est le méchant, et pour moi c'est de la trumpisation pure
05:11et dure,
05:12mais souvent quand il y a un grand méchant, il y a une résistance qui s'est mise.
05:14Et c'est les autres membres du comité de la Réserve fédérale qui ont monté leurs anticipations,
05:20ce qu'on appelle des dots de hausse de taux.
05:21Mais excusez-moi quand je vois ce que fait Kevin Warge, qu'est-ce qu'il fait ?
05:24Il prend tout le communiqué avec toute l'analyse économique et il barre tout en rouge.
05:27C'est la définition de Trump.
05:28Il remplace par « we will deliver », ce qui est quand même du pur trumpisme.
05:32C'est « t'inquiète, on gère », avec zéro argument derrière.
05:35Ensuite, il a dit dans le communiqué de presse que toutes les données économiques qu'ils avaient étaient traditionnelles
05:40et qu'ils étaient ouverts à d'autres types de données économiques.
05:43Genre ?
05:44Alternative fact, c'est quand même trumpisme vers 1.0.
05:47Donc moi je trouve qu'il y a au contraire plutôt une dérive trumpiste,
05:50il a bien rappelé qu'il ne s'intéressait pas à l'inflation mais aussi à l'économie,
05:53donc il cherche plein d'excuses pour ne pas monter les taux.
05:55Là où le marché a été un peu douché sur le coup,
05:58c'est plutôt que tous les autres membres du board de la Réserve fédérale ont dit
06:01« mais attends, ce délégat, il y a quand même de l'inflation, il faudrait remonter les taux ».
06:03Donc je pense qu'au contraire, on arrive peut-être vers une rupture
06:06entre Dark Vador ou Arche et la Résistance,
06:08et ce qui va se passer va être intéressant.
06:10Et là où je suis plutôt d'accord, en revanche, c'est que je ne pense pas qu'ils vont
06:11monter les taux.
06:12Mais il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, on a une scission au sein du board
06:16avec un niveau d'information, de transparence qui a énormément baissé,
06:20ce qui pour moi est strictement une mauvaise nouvelle pour les marchés.
06:21Mais on rappelle qu'Étienne, il faut voter.
06:24Kevin Warch, il ne décide pas du tout tout seul.
06:26C'est comme la BCE.
06:27Non, il y a des membres votants qui se réunissent à chaque réunion,
06:30et il va falloir convaincre l'ensemble du board.
06:33Mais on est dans un exercice de communication qui, pour l'instant, fonctionne,
06:36avant la prochaine réunion du mois de janvier,
06:38et surtout avant Jackson Hole,
06:40puisque c'est surtout là où Kevin Warch pourra donner un peu plus sa vision de sa politique monétaire,
06:44parce qu'en fait, pour l'instant, il n'a quand même pas dit grand-chose.
06:47Il a barré plein de trucs.
06:48Si je comprends pas, il n'y a pas de vision.
06:50Il a barré plein de trucs.
06:52La forward-guide-on, c'est un des outils de stabilisation du marché.
06:54On voit là ce qu'on va faire, on voit là ce qu'on regarde.
06:56Mais il a dit, c'est pas mon travail de stabiliser les marchés.
06:57Il a dit, yo, on se voit toutes les six semaines, c'est suffisant comme info.
07:00C'est ce qu'il a dit.
07:01Il a dit, toutes les six semaines, ça va les gars.
07:02Depuis que vous êtes économiste indépendant, vous avez changé de vocabulaire.
07:05Pas du tout.
07:06C'est juste que vous étiez déshabitué.
07:08C'est ça.
07:09C'est aussi Kevin Warch, le président de la fête, qui a changé de vocabulaire.
07:12Je suis désolé.
07:12J'ai quelqu'un qui vous parle d'alternative fax et qui répond, oui, oui, le déliver,
07:16en fin de comité.
07:17Il faut se rendre compte du délire.
07:18Après, effectivement, c'est incarné.
07:20C'est toujours comme ça.
07:21C'est incarné.
07:22Je vous rappelle que Jean-Claude Trichet est coupable d'avoir fait des hausses de taux
07:25en 2000-2011.
07:26Tout le monde lui met sur le dos.
07:27Mario Draghi, il était au board, il a voté pour.
07:28Mais tout le monde dit, Draghi, il est très bien et Trichet, il est nul.
07:31Donc, on est dans cette logique, de toute façon, toujours de...
07:33Mais il y a quand même un poids fort de celui qui parle.
07:35Donc, il a plus de poids que les autres.
07:37Mais ça reste néanmoins une discussion.
07:39À la fin, Stéphane, je reviens sur les questions d'inflation.
07:41Vous la voyez évoluer comment, vous, l'inflation américaine ?
07:44Alors, l'inflation américaine, de quelle inflation parle-t-on ?
07:47C'est pas en Alchim, cet après-midi, c'est ça, Étienne.
07:51Alors, sur l'inflation, évidemment, il y a deux types d'inflation.
07:56Il y a l'inflation, je dirais, headline, l'inflation globale qui prend en compte les prix d'énergie.
08:00Et là, je vous avoue que c'est très lié à la situation géopolitique.
08:05Et personnellement, je pense que je n'ai pas une expertise très forte.
08:09En revanche, sur tous les aspects core inflation, on est structurellement engagés sur des niveaux d'inflation core
08:16qui devraient rester relativement soutenus et bien au-delà des standards qu'on avait pu observer depuis la période de
08:23Lehman, en fait.
08:24Et ça, c'est évidemment un régime de marché qui a changé, qui en réalité, c'est un phénomène qu
08:29'on observe depuis 2020.
08:30On est rentré définitivement dans un régime plus inflationniste.
08:34Alors, certains pourraient dire que c'est en contradiction avec le choc de productivité lié à l'IA qui est
08:42une sorte extrêmement déflationniste.
08:45Ce n'est pas, en tout cas, ce que l'on constate aujourd'hui.
08:48Ça nous fait enchaîner sur Micron.
08:49On redit les résultats hier, Étienne.
08:52Ça s'est très bien passé en après-marché.
08:53Plus 14% en après-bourse, 28 milliards de profits.
08:56C'est 20% au-delà des attentes des analystes.
08:59Donc, une nouvelle fois, le consensus a largement sous-estimé ses profits.
09:02Le groupe a revu à la hausse ses prévisions pour cette année.
09:05Ils disent que le carnet de commande est plein.
09:06Pas de pénurie avant 2027, voire même fin 2027.
09:10Et Qualcomm, de son côté, qui tenait sa journée d'investisseur, a dit
09:12« Nous, on relève nos prévisions jusqu'à 2029. »
09:15Donc, certes, on a des profits qui sont en forte hausse.
09:19Mais visiblement, le marché en veut encore.
09:20D'autant plus qu'en fait, les progressions, visiblement, n'ont pas encore suivi la vitesse à laquelle ces profits
09:26vont.
09:26C'est-à-dire que le titre a fait fois 3 en l'espace d'un an, fois 9 en
09:29l'espace...
09:30Non, fois 3 depuis le début de l'année, fois 9 en l'espace d'un an.
09:32On ne sait plus.
09:33Mais les profits vont plus vite que la progression du cours de bourse.
09:36Thibaut.
09:36Oui, ce qui est très intéressant, c'est que ça reflète un nouveau monde économique, en fait,
09:39qui a complètement vrillé sur les 29 dernières années.
09:41C'est-à-dire que l'histoire économique moderne, c'est des industriels qui ne gagnent pas d'argent
09:44en faisant des voitures, des ordinateurs, etc.
09:46Pendant que les prestataires de services, que sont les GAFAM,
09:49et même chez les industriels comme Apple, c'est plus le service ou dans d'autres, le cloud, qui explose.
09:53Donc, en fait, on fait du hardware en ne gagnant pas d'argent et tous ceux qui l'utilisent se
09:56gavent.
09:57Et là, on a l'inversion historique parce qu'il y a tellement, un, de compétition sur l'IA,
10:00de besoins d'investissement, que ces boîtes ne gagnent pas d'argent,
10:02au point qu'on commence à se demander s'il y a un vrai modèle.
10:04Mais tous ceux qui fournissent les biens, donc la mémoire dont on a besoin pour l'IA,
10:10se retrouvent.
10:11On le voit pour Nvidia, on le voit pour Micron, avec des résultats monstrueux,
10:16des quadruplements de chiffre d'affaires, ce qui est dingue,
10:18ce qui se fait par un effet prix, puisqu'en réalité, on voit, par exemple,
10:20qu'on est passé de 37 à 84 de marge brute,
10:23ce qui est délirant pour des biens industriels.
10:24Et sur une société dont le chiffre d'affaires n'avait pas bougé globalement
10:27sur une dizaine d'années, puisque en 2024, on a fait moins qu'en 2018,
10:30qui se retrouve à x5.
10:31Donc ce qui est intéressant, c'est qu'on est en une phase très intermédiaire
10:34où il y a une course en avant.
10:35Les prestataires industriels ont, pour une fois,
10:38la capacité, dans un monde particulièrement récession démographique,
10:40de pousser beaucoup.
10:41Et tout le monde est obligé de payer.
10:42Et ça leur sort des résultats dingues,
10:43pendant que les utilisateurs ne gagnent pas d'argent.
10:45Donc il faut savoir que c'est une anomalie.
10:46C'est toujours une phase de transition,
10:48jusqu'à ce que soit il y ait de plus en plus de producteurs,
10:50soit la demande commence à se calmer.
10:54qui est dans une phase incroyable, qui est temporaire.
10:57Mais quand on voit le temporaire de Nvidia,
10:59ça peut gagner beaucoup d'argent en temporaire.
11:00Et donc c'est une donne pour les marchés,
11:01sur les boîtes industrielles, qui est nouvelle et intéressante à analyser.
11:04C'est VanEvy.
11:05Oui, je partage les propos de Thibault.
11:07Ce qui se passe est assez impressionnant.
11:10Alors, ce qui est un peu gênant, je dirais,
11:14pour l'opérateur de marché, pour l'investisseur aujourd'hui,
11:16c'est la dichotomie qu'on a entre, je dirais,
11:18un regard purement bottom-up,
11:20qui est par le bas, valeur par valeur,
11:22qui, en agrégé, montre des très belles progressions de résultats.
11:27Mais c'est très, très, très lié à l'IA.
11:30Et, objectivement, une photographie macro
11:33qui n'est pas très emballante.
11:36Donc, je partage donc l'avis.
11:38C'est toute la difficulté sur...
11:42Aujourd'hui, c'est d'appréhender
11:45la différence, je dirais, de rythme
11:47qu'il y a entre cycle industriel et cycle boursier.
11:50J'entends beaucoup une expression qui me fait peur en ce moment,
11:53c'est...
11:55Cette fois, c'est différent.
11:57Moi, j'ai commencé ma carrière,
11:59je suis un millenial de l'asset management.
12:02J'ai commencé en pleine bulle des années 2000.
12:05Et je vois des phénomènes qui ressemblent beaucoup.
12:07Sur les télécoms, notamment.
12:09Enfin, ça ressemble à ça.
12:10À l'époque, toutes ces valeurs dot com,
12:12les valeurs Internet.
12:15Et en fait, on me dit, cette fois, c'est différent
12:18parce qu'effectivement, ces boîtes gagnent beaucoup d'argent,
12:21ont un modèle économique.
12:22Alors, les pelles et les pioches,
12:24on parle là, effectivement, des semis essentiellement.
12:30Mais il y a un moment où la réalité économique,
12:34effectivement, va rattraper.
12:35Là où il y a une bulle, à mon sens,
12:36c'est une bulle des earnings
12:37et non pas une bulle des valorisations.
12:39Ça va vous faire des bons débats
12:40pour Good Morning Market, Etienne,
12:42sachant que quand même,
12:43le Nikkei vient de clôturer en hausse de plus de 4%.
12:45Sur un nouveau record.
12:47C'est vrai que l'ensemble des indices asiatiques
12:48sont sur des plus hauts
12:49grâce à ces valeurs liées aux semi-conducteurs.
12:51Bon, nous, on le verra dans un instant.
12:52La Bourse de Paris devrait être stable
12:53parce que malheureusement,
12:54on a assez peu de valeurs liées aux semi-conducteurs.
12:56Le Rostox devrait faire un peu mieux
12:57grâce à ASML.
12:58C'est la plus grande capitalisation européenne.
13:00Le titre est en hausse de 5% en préouverture.
13:02On se retrouve demain.
13:03Merci à tous les deux d'être venus ce matin
13:04dans la matinale de l'économie.
13:05Merci.
13:05Merci.
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