- il y a 5 heures
Ce vendredi 14 août, Jean-Wilfrid Forquès vous accompagne de 15h à 17h dans BFM Non-Stop.
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00:00:00Il est bientôt 15h30, merci d'être avec nous cet après-midi sur BFM TV.
00:00:04Les piratages se multiplient, le fisc a été ciblé cette fois, particulier et professionnel, visé par des escrocs.
00:00:12Que font-ils des données volées ? A quoi servent-elles ? Nous en parlerons avec nos spécialistes en plateau.
00:00:19La direction des impôts cet après-midi estime que ce piratage concerne quelques centaines de milliers de personnes.
00:00:25Une décision importante dans l'actualité cet après-midi, le Conseil constitutionnel a décidé de censurer l'interdiction des réseaux
00:00:35sociaux au moins de 15 ans.
00:00:37Et puis dans l'actualité, la guerre en Ukraine avec la poursuite des frappes de part et d'autre.
00:00:42Après les axes ferroviaires au cours des dernières heures, une plateforme destinée aux exportations a été visée en Ukraine.
00:00:48Moscou durcit le son et menace de détruire tout ce qui alimente la machine de guerre ukrainienne depuis l'Occident.
00:00:54Nous en parlerons avec nos correspondants sur le terrain et nos spécialistes en plateau.
00:01:01On commence donc par ce nouveau piratage de données.
00:01:05Cette fois, c'est le fisc qui a été la cible des escrocs.
00:01:09Près de 700 000 particuliers sont concernés, un peu moins de 300 000 professionnels.
00:01:14Des piratages qui ont tendance à se multiplier.
00:01:16On va en parler avec nos invités.
00:01:18Nous serons avec Fanny De Coster, secrétaire générale CGT des Finances Publiques.
00:01:23Et avec moi au plateau pour en parler, un expert en cybersécurité, expert en risque.
00:01:28Bonjour Santot.
00:01:29Bonjour.
00:01:29Alors, ces piratages, on a le sentiment qu'ils se multiplient ?
00:01:34Ce n'est pas un sentiment, c'est un...
00:01:36C'est une réalité ?
00:01:36Ah, c'est avéré.
00:01:37On le voit encore aujourd'hui.
00:01:39Entre guillemets, que 700 000 personnes concernées.
00:01:42Bon, pour moi...
00:01:42700 000 particuliers, 300 000 professionnels.
00:01:44C'est encore pire que ce que moi j'avais compris.
00:01:46J'avais compris que c'était 700 000 sur les deux.
00:01:48Donc vous voyez, c'est encore pire que ce qu'on avait présumé.
00:01:51Donc moi, je considère que rien que le fait que ça soit arrivé,
00:01:55c'est un aveu de faiblesse de la part du gouvernement en termes de protection numérique, en fait.
00:01:59C'est-à-dire que nos comptes sont mal protégés, nos portables, nos cartes bancaires ?
00:02:05Non, je ne pense pas qu'il faut aller quand même à ces extrêmes-là.
00:02:08J'ai plus l'impression quand même qu'on est à des manquements de vigilance de la part de Bercy.
00:02:16Le hacker aurait prétendument, ce qui me semble être le cas,
00:02:19volé 700 000 ou 1 million, visiblement, d'informations.
00:02:25Moi, ma question, c'est pourquoi ça n'a pas été bloqué avant
00:02:27et pourquoi est-ce qu'ils l'ont bloqué au bout de ce chiffre hallucinant ?
00:02:31Parce que c'est bien gentil de dire qu'on a fait le nécessaire,
00:02:33mais il fallait le faire avant, pas après.
00:02:35C'est problématique, en fait.
00:02:36Le vol d'une carte bancaire, de données d'une carte bancaire,
00:02:39tout le monde comprend, il y a l'attrait de l'argent.
00:02:42Voler des données au fisc, ça sert à quoi ?
00:02:45Ça peut servir pour faire du ciblage, par exemple.
00:02:48Imaginons que l'on ait, je dis une bêtise,
00:02:50mais l'adresse de Bernard Arnault, par exemple.
00:02:52On pourrait être tenté d'aller lui cambrioler sa maison si on est mal intentionné.
00:02:55Si on a les informations de tout un tas de particuliers de notre région qui ont de l'argent,
00:02:59on peut être tenté d'aller essayer de les escroquer via une arnaque à la carte bancaire,
00:03:03les suivre dans la rue pour les agresser,
00:03:05faire du kidnapping, comme on en a déjà eu, d'ailleurs,
00:03:07avec les fuites de données liées aux crypto-monnaies.
00:03:10Il y a eu des kidnappings, il y a eu des demandes de rançons,
00:03:12il y a eu, malheureusement, des personnes qui ont été kidnappées et battues
00:03:17alors que c'était une erreur, c'était des homonymes,
00:03:20des personnes qui n'habitaient pas là.
00:03:21Donc, il y a un véritable danger avec ces fuites de données, en fait.
00:03:25Ce n'est pas justement des personnes qui sont inconnues de tous,
00:03:27ça nous concerne tous, en fait.
00:03:29Et ces escrocs, ils sévissent depuis la France ou depuis l'étranger ?
00:03:34Oui, alors après, on n'est pas forcément sur des escrocs.
00:03:35Là, on est sur des hackers qui veulent montrer, j'ai envie de dire, une défaillance en termes de sécurité.
00:03:41Mais par contre, on peut avoir des escrocs qui s'en servent.
00:03:43Et eux, dans tous les cas, ils sont en France, ça c'est une certitude.
00:03:45Le gros risque, en fait, c'est que là, on a des personnes qui ont entre 15 et 20 ans,
00:03:49pour la plupart, qui signent ici, et qui sont même, la preuve est qu'ils sont très très bons dans
00:03:54ce qu'ils font,
00:03:55qui arrivent à mettre en péril la sécurité de tous les Français.
00:03:58Donc, ça veut dire que l'État n'est pas en mesure de se protéger de quelqu'un.
00:04:02C'est quand même une preuve de la défaillance de ce que l'on a actuellement.
00:04:05Fanny De Coster est également en ligne avec nous.
00:04:07Vous êtes la secrétaire générale CGT Finances Publiques.
00:04:10Votre réaction à ce qui s'est passé avec ces comptes piratés,
00:04:15ça concerne environ un million de Français, un million de personnes.
00:04:19Oui, bonjour.
00:04:21La première réaction du syndicat, c'est de dire qu'on avait largement alerté
00:04:26sur ce qu'on pouvait penser comme risque, ce qui pouvait arriver comme risque,
00:04:33puisque nous, on sait qu'on a une dette informatique très importante aux finances publiques,
00:04:38qui sont liées à des questions budgétaires, vous vous en doutez bien,
00:04:41puisque les budgets de l'État sont constamment remis à la baisse,
00:04:44mais ça concerne aussi, du coup, les budgets de fonctionnement.
00:04:49Vous nous dites en gros que s'il y a des trous dans la raquette,
00:04:53c'est tout simplement parce qu'on n'a pas les moyens de se protéger, c'est ça ?
00:04:57On ne les a pas suffisamment.
00:04:58On n'est pourtant pas les plus mal lotis,
00:05:00puisqu'effectivement, on est détenteur de données éminemment sensibles.
00:05:04Bien sûr, tout le monde peut le comprendre.
00:05:06Donc au niveau de l'État, si vous voulez, on n'est pas les plus mal lotis.
00:05:09On a quand même des performances dans notre administration,
00:05:12mais pour autant, les moyens qui sont mis à disposition,
00:05:16les moyens budgétaires pour développer la sécurité informatique,
00:05:19sont largement insuffisants et en plus, dans la période,
00:05:23commencent à être déployés sur plutôt la mise en place de l'intelligence artificielle, etc.
00:05:27Donc clairement, oui, il y a des trous dans la raquette.
00:05:29Et quand on alerte notre administration,
00:05:32elle nous répond systématiquement que tout est sous contrôle.
00:05:36Il n'y a pas de sujet.
00:05:37– En tout cas, il y a beaucoup de Français depuis quelques semaines,
00:05:41quelques mois qui sont victimes de ces piratages.
00:05:44C'est le cas de Nicole, par exemple.
00:05:46Elle était ce matin sur l'antenne de BFM TV.
00:05:48Écoutez son témoignage.
00:05:50– J'ai été contactée par un gestionnaire de patrimoine
00:05:54via ma nièce et mon frère,
00:05:57qui me disaient qu'ils travaillaient pour Rothschild
00:05:59et qu'ils géraient des gros portefeuilles,
00:06:02notamment celui d'Mbappé, le footballeur.
00:06:05Mon frère a placé 30 000 euros à hauteur de 10 % d'intérêt pour trois ans.
00:06:10Il a été remboursé de sa première année, je l'ai vu de mes yeux.
00:06:14Il lui a ramené, j'essaie de dire tout le patrimoine,
00:06:16lui a ramené ses 3 000 euros pour la première année.
00:06:19Il m'a mis en confiance, il m'a fait un bourrage de crâne, ce monsieur.
00:06:23Place ton argent, Nicole, j'avais eu un petit héritage.
00:06:27Place ton argent, ça ne sert à rien de laisser en banque.
00:06:30Moi, je peux te mettre chez Rothschild à hauteur de 4 % pour 5 ans.
00:06:35En 2028, tu toucheras 7 000 euros.
00:06:37Il m'a emmené en bateau pendant des mois et j'ai fini par déposer plainte.
00:06:40– Alors les arnaques, on le voit, elles sont multiples et variées.
00:06:44Il y a soit le piratage pour le fisc, par exemple, typiquement,
00:06:48ou alors il y a le coup de fil,
00:06:51où on passe un coup de fil à cette dame, à Nicole,
00:06:54on essaie de l'influencer, on la guide et on l'escroque.
00:06:56– Alors après, pour Nicole, c'est un cas un petit peu particulier
00:06:58parce que dans les arnaques qu'il y a l'investissement,
00:07:01on n'est pas sur du faux conseiller bancaire traditionnel
00:07:03où on a quelqu'un qui vient à la maison.
00:07:04On est plutôt sur un faux gestionnaire de patrimoine
00:07:08et pour les traquer très, très fréquemment,
00:07:11ces personnes-là, pour le coup, peuvent brasser des millions par mois.
00:07:16On a eu accès, avec mon équipe, à des tableurs Excel,
00:07:21mais on parle de millions d'euros volés tous les mois
00:07:23à des Français, à des Belges, à des Suisses.
00:07:25Ils s'attaquent à tout le monde.
00:07:27Et le problème, c'est que ces gens-là sont très difficilement attaquables
00:07:29parce qu'en fait, ils sont en dehors de l'Union européenne.
00:07:32La plupart sont en Israël, pour le coup.
00:07:34Et c'est très difficile de faire quoi que ce soit,
00:07:36dans ce genre de cas de figure.
00:07:37On peut essayer d'attaquer les banques,
00:07:39on peut essayer de faire quoi que ce soit,
00:07:41mais le problème, c'est que les banques sont très réticentes à rembourser.
00:07:44Il faut les assigner en justice et beaucoup ne vont pas jusqu'à là.
00:07:47– Vous voulez dire que c'est très lent pour se faire rembourser, par exemple ?
00:07:49– Ce n'est pas que c'est très lent, c'est que c'est très lent et très compliqué.
00:07:53Là, actuellement, les avocats sont surbouqués de demandes
00:07:56suite à des arnaques de cet ordre-là.
00:07:59Il y a encore quelques années, c'était entre guillemets marginal.
00:08:01Maintenant, ça touche monsieur et madame tout le monde, en fait.
00:08:03– Alors, cette fois, on le disait, c'est le fisc qui a été impacté.
00:08:06Mais, Valentin Demé, vous, vous nous dites qu'il y a d'autres précédents, en fait.
00:08:12– Au total, une dizaine d'affaires de piratage depuis la fin d'année 2025,
00:08:18celles, en tout cas, qui ont été rendues publiques en décembre.
00:08:20Trois ministères sont visés, l'intérieur, les sports et l'éducation nationale.
00:08:24Les données de plus de 3 millions de foyers sont susceptibles d'avoir été piratées.
00:08:28Des données d'élèves sont également téléchargées.
00:08:30La compromission concernait notamment leur identité, l'identifiant EduConnect,
00:08:34l'établissement et certains codes d'activation.
00:08:37En janvier 2026, c'est la Direction générale des finances publiques
00:08:40qui annonce le piratage d'une partie du fichier FICOBA.
00:08:42Vous savez, c'est le fichier qui recense l'ensemble des comptes bancaires
00:08:45qui ont été ouverts dans des établissements français.
00:08:48L'Ursaf, le même mois, est également victime d'une compromission.
00:08:50Jusqu'à 12 millions de salariés sont potentiellement concernés.
00:08:54UBI, une plateforme d'échange administratif, est également visée en janvier.
00:08:58Mais l'attaque est heureusement stoppée à temps.
00:09:01En février, une nouvelle attaque contre le ministère des Sports.
00:09:03C'est une plateforme qui est utilisée pour gérer la formation,
00:09:06la formation notamment des secteurs de l'animation et du sport, qui est compromise.
00:09:10En mars, le système de l'éducation nationale est de nouveau ciblé.
00:09:14Système COMPAS, la fuite concerne les données de 243 000 comptes.
00:09:18Enfin, en juin, en plus du nouveau piratage de la plateforme des impôts,
00:09:21CHAP, une messagerie sécurisée de l'État, est également touchée par une attaque.
00:09:27Des conversations publiques ont fuité.
00:09:29La plateforme jeveuxaider.gouv.fr est aussi attaquée.
00:09:32C'est environ 550 000 comptes qui sont concernés par une extraction de données.
00:09:37Saint-O, on le voit, ça ne vous surprend pas.
00:09:38Les cibles sont multiples.
00:09:40Tout le monde y passe.
00:09:40Non, mais ça fait des années.
00:09:42On a eu les opérateurs télécom.
00:09:44On a eu le transporteur d'Amazon, colis privé, qui est responsable d'une grande fuite de données
00:09:51qui, malheureusement, correspond à quasiment tous les clients.
00:09:54Je pense que vous aussi, vous avez reçu ces fameux SMS.
00:09:56J'ai un colis pour vous, à telle adresse, tel numéro d'immeuble, tel digicode.
00:10:00Ça vient de cette fuite de données.
00:10:01On est tous impactés, en fait.
00:10:03Même si on ne le pense pas, on est tous quelque part là-dedans.
00:10:04Alors, tout à l'heure, vous en preniez à l'État,
00:10:06mais vous me disiez également que Sébastien Lecornu avait débloqué un budget pour ça ?
00:10:10Oui, une enveloppe de 200 millions d'euros suite au piratage de l'ANTS.
00:10:13Et ça ne sert à rien ?
00:10:14Ils sont où, les résultats ? Moi, je les attends.
00:10:17Ce n'est pas la première fois que ça arrive.
00:10:18En février, FICOBA avait été piraté.
00:10:19FICOBA, c'est les impôts.
00:10:21C'est la DGFIP.
00:10:22Donc, il y a déjà eu une fuite de données des comptes bancaires des Français.
00:10:25Et elles sont où les conséquences ?
00:10:27Qui a tiré la sonnette d'alarme ?
00:10:28Personne.
00:10:29Ça continue.
00:10:30Donc, moi, je déplore ça.
00:10:31Il faudrait faire quoi, concrètement ?
00:10:33Il faudrait revoir tout le système.
00:10:34Il faudrait qu'on mette des gens qui sont calés en cybersécurité
00:10:37au poste où ils devraient être.
00:10:39S'il y a une enveloppe qui a été attribuée, pourquoi est-ce qu'il n'y a personne ?
00:10:41Où est le résultat ?
00:10:42Là, les gens vont en train…
00:10:44On est en train, comme je le disais ce matin, de foncer dans le mur.
00:10:47Et là, on est en train de klaxonner en disant
00:10:48« Mais ne vous inquiétez pas, tout va bien ».
00:10:50Mais rien ne va.
00:10:50C'est catastrophique, la situation, en fait.
00:10:54Bon, merci.
00:10:55On a bien compris votre colère et le constat qui est fait après ces piratages qui se multiplient.
00:11:00À 15h40, on va partir à l'étranger.
00:11:03L'actualité, toujours dominée par la guerre en Ukraine,
00:11:05avec une reprise des frappes de part et d'autre de la frontière au cours des dernières heures.
00:11:11Activité militaire intense, frappes souvent meurtrières.
00:11:13On va en parler en plateau avec nos invités.
00:11:16Mais d'abord, nous allons faire un détour par Kiev, en Ukraine.
00:11:19Cyril Amourski, on vous retrouve.
00:11:21Il y a eu des frappes contre une plaque tournante pour des exportations d'énergie.
00:11:26Ça s'est passé dans une commune qui s'appelle Oust-Luga.
00:11:29C'est bien ça ?
00:11:32Absolument.
00:11:32C'est l'un des ports principaux de la Russie.
00:11:34D'ailleurs, on a vu qu'il y a deux jours, c'était un autre port qui a été touché
00:11:38par des drones ukrainiens,
00:11:39notamment un terminal céréalier à Novorussi, qui est le port principal de la Russie.
00:11:45Et désormais, on voit que cette stratégie se poursuit
00:11:47avec d'autres infrastructures similaires dans le reste du pays.
00:11:51Et en termes d'autres frappes, ce qu'on voit, c'est que l'Ukraine a mené aussi des attaques
00:11:55contre,
00:11:56en gros, en quelque sorte l'équivalent de Leroy Merlin,
00:11:59mais en territoire occupé ukrainien, dans la ville de Yenak, dans la région de Donetsk.
00:12:02Et là encore, l'Ukraine avait mené une frappe, une attaque assez importante, similaire, il y a seulement quelques jours.
00:12:07Donc on voit qu'il y a une véritable tendance de frappe aux profondeurs contre également des cibles économiques,
00:12:13comme ce que fait la Russie depuis plusieurs semaines en Ukraine, en détruisant des entrepôts,
00:12:17en détruisant des centres logistiques, en tapant des stocks en rapport avec des entreprises dans le privé.
00:12:22Et bien là, l'Ukraine fait plus ou moins la même chose et s'intaque vraiment au secteur portuaire de
00:12:26la Russie,
00:12:27parce que depuis plusieurs semaines, la Russie a accentué ses frappes contre le port d'Odessa,
00:12:32le port principal de l'Ukraine, par où transite justement le blé et les céréales ukrainiennes.
00:12:36Donc on voit vraiment une sorte d'escalade entre les deux pays,
00:12:39puisque désormais ces attaques deviennent hebdomadaires, très régulières et surtout très conséquentes.
00:12:44Et on voit que la Russie, elle aussi, n'est pas en capacité d'abattre tous les projectiles qui sont
00:12:48envoyés depuis l'Ukraine.
00:12:49Rappelons-le, plusieurs centaines de drones, mais aussi des missiles ont été envoyés en direction de la Russie.
00:12:54Et désormais, c'est quelque chose que l'on observe quotidiennement.
00:12:57Merci Cyril.
00:12:58Cyril Amoursky, le correspondant de BFM TV en Ukraine,
00:13:01et on en parle en plateau avec vous, Philomène Remy.
00:13:04Bonjour.
00:13:04Bonjour.
00:13:05Vous êtes éditorialiste politique internationale à BFM TV.
00:13:08On le voit, Cyril le rappeler encore à l'instant, les frappes se multiplient.
00:13:12On a le sentiment qu'il y a une forte pression, une forte action militaire,
00:13:15et que les combats ont repris sur le terrain.
00:13:18Mais chaque fois, ce sont des cibles particulières qui sont visées, ciblées.
00:13:22Oui, effectivement, d'un côté comme de l'autre,
00:13:24la stratégie, elle est simple, c'est détruire en fait ce qui finance la guerre.
00:13:30Donc en fait, les Ukrainiens corsent, lorsqu'ils ont visé hier soir Oustluga,
00:13:35c'est très simple, c'est l'un des principaux débouchés énergétiques de la Russie sur la Baltique.
00:13:39Ça veut dire pétrole brut, produits pétroliers, charbon, engrais.
00:13:42Et puis, les dernières frappes, ils ont mis à l'arrêt une raffinerie
00:13:46qui produisait 115 000 barils par jour.
00:13:50Le niveau de raffinement des Russes n'a jamais été aussi bas depuis 20 ans.
00:13:56Et puis, il y a cette autre campagne d'acharnement,
00:13:58et aussi sur les entrepôts Wildberries, on l'a redit, c'est l'Amazon russe.
00:14:03Alors désormais, selon le magazine Forbes,
00:14:05on a une estimation pour l'instant du niveau de destruction de ces attaques.
00:14:09Elle pourrait avoir coûté 10 milliards de dollars aux géants du e-commerce russe.
00:14:14Donc en fait, c'est cette stratégie, on va venir couper tous les financements de la guerre.
00:14:19On est également en ligne avec Anthony Dabila.
00:14:21Bonjour, merci d'être avec nous sur BFM TV cet après-midi.
00:14:25Cette situation, vous le constatez, elle s'accentue,
00:14:30pression militaire sur le terrain depuis quelques jours maintenant ?
00:14:34Oui, il y a vraiment une accentuation depuis la fin du mois de juillet
00:14:39et le début de ce mois d'août, avec des coûts sur des cibles à très haute valeur ajoutée,
00:14:44qui, comme vient de le dire très justement votre éditorialiste,
00:14:48sert à détruire tout ce qui finance la guerre.
00:14:51Et maintenant, les coûts sont quotidiens.
00:14:55Donc la guerre coûte très cher déjà parce que déployer des forces
00:14:58et avoir des centaines de milliers d'hommes sous les drapeaux,
00:15:01les équiper, les nourrir, les loger, ça coûte très cher.
00:15:04Mais maintenant, les dégâts vont aussi être sur l'économie.
00:15:08Donc maintenant, nous sommes vraiment dans un moment décisif de la confrontation.
00:15:12Peut-être qu'il y aura un moment où ça va redescendre en intensité.
00:15:15Mais là, on cherche le chaos très clairement.
00:15:18On est en fin de round, si vous me permettez l'expression.
00:15:21Et les deux adversaires, on la garde baissée
00:15:24et mettent des coups sans retenir leur force à leur adversaire.
00:15:29Et puis, il y a cette petite séquence que je voudrais vous montrer à tous les deux,
00:15:33que vous allez peut-être commenter ensuite.
00:15:34C'est cet avion qui poursuit un drone.
00:15:37Ça veut dire que les drones ont leur place dans ce conflit
00:15:40et qu'il faut tout simplement les abattre.
00:15:42Regardez.
00:15:57Philomène, ça c'est la guerre d'aujourd'hui.
00:16:00C'est-à-dire que des avions pourchassent des drones, tout simplement.
00:16:04Ce n'est pas que les drones ont leur place dans cette guerre.
00:16:06C'est que maintenant, ils ont une place absolument gigantesque dans ce conflit.
00:16:10Alors là, c'est à Odessa ce qui s'est passé.
00:16:15Mais il faut rappeler qu'aujourd'hui, il y a un drone qui a été abattu en Lettonie.
00:16:21Un drone qui a été abattu par des rafales en mission,
00:16:24des rafales italiens qui étaient en mission pour l'OTAN.
00:16:28Mais donc en fait, on a une multiplication aussi de ces événements.
00:16:33C'est-à-dire que cette guerre, elle est en train, cette guerre des drones,
00:16:36elle déborde des frontières de la Russie et de l'Ukraine en fait.
00:16:40Parce que la Russie, elle a quand même déclaré avoir abattu 553 drones ukrainiens la nuit dernière.
00:16:48Et effectivement, il y a des brouillages russes.
00:16:50Ça peut être des drones russes envoyés cette fois-ci par la Russie pour déstabiliser.
00:16:54Cette bataille des drones, elle est très présente en Russie et en Ukraine.
00:16:57Et elle déborde actuellement des frontières en Lettonie et même en Roumanie aussi.
00:17:00Et puis, il y a ces nouvelles menaces également.
00:17:02Menace du ministre russe des Affaires étrangères.
00:17:05Sergeï Lavrov dit que la Russie peut durcir tout simplement ses méthodes
00:17:09afin, je cite, de détruire tout ce qui alimente l'Ukraine depuis l'Occident.
00:17:14Écoutez.
00:17:17Nous allons durcir considérablement nos méthodes afin de démanteler tout ce qui, depuis l'Occident,
00:17:22alimente la machine de guerre de Kiev.
00:17:24Nous sommes déjà en train de le faire et ils commencent déjà à se plaindre.
00:17:31Et je vais faire réagir à ce petit élément sonore.
00:17:36Vera Grintseva qui est également avec nous cet après-midi.
00:17:38Politologue russe, enseignante à Sciences Po Paris.
00:17:41C'est quoi de la part de Sergeï Lavrov ?
00:17:43C'est des menaces sérieuses ou qu'est-ce qu'il veut faire passer comme message ?
00:17:49Bon, c'est assez classique comme la déclaration.
00:17:52Depuis le début de la guerre, Lavrov, le ministre des Affaires étrangères
00:17:56et d'autres personnes publiques, politiques, ont menacé à l'Occident.
00:18:00Bon, quatre ans plus tard, on peut constater qu'il n'y a pas derrière une vraie stratégie.
00:18:04C'est plutôt l'utilisation d'un certain mythe d'une grande Russie
00:18:09qui est invincible, qui peut aller très loin.
00:18:11D'ailleurs, parfois, ils disent qu'ils sont capables d'aller jusqu'à Berlin, jusqu'à New York, etc.
00:18:18Mais derrière, effectivement, qu'est-ce que la Russie peut faire pour nuire au soutien ukrainien ?
00:18:25Oui, effectivement, il y a une stratégie, par exemple, qui n'est pas directement militaire,
00:18:28qui plutôt consiste dans une sorte de subversion politique et subversion du renseignement,
00:18:35par exemple, par le financement des partis politiques d'extrême droite ou d'extrême gauche, etc.
00:18:40Mais au-delà de ça, on a vu depuis quatre ans que la Russie n'ose pas s'engager dans
00:18:46un conflit avec l'OTAN.
00:18:47Parce que quand la preuve mentionne de telles possibilités,
00:18:51en fait, il peut s'agir d'une confrontation avec l'OTAN.
00:18:56Quand on dit qu'on sait que les potentiels de l'OTAN et de la Russie, de l'autre côté,
00:18:59ne sont pas égaux,
00:19:01et la Russie ne peut pas, en fait, engager une guerre avec une telle alliance.
00:19:05Donc voilà, quatre ans plus tard, on ne prend plus au sérieux, je dirais, ces menaces.
00:19:10Ça reste la communication qui est destinée tout d'abord à l'opération russe,
00:19:14qui doit croire au gouvernement fort, ferme, qui est capable de répliquer à l'Occident.
00:19:19Eh bien, justement, on va aller en Russie, on va aller à Moscou,
00:19:21rejoindre le correspondant permanent de BFM TV sur place.
00:19:24Et je pose la question directement à Jean-Didier Revoin.
00:19:28Jean-Didier, c'est quoi ? C'est de la menace ? C'est des paroles en l'air ?
00:19:33Alors, de la menace, oui, des paroles en l'air, certainement pas.
00:19:36Disons que quand Serret Lavrov parle de détruire tous les éléments utilisés par l'Occident
00:19:41afin de soutenir l'effort de guerre ukrainien,
00:19:43ça veut plutôt dire que les frappes sur l'Ukraine vont s'intensifier,
00:19:48que peut-être les cibles qui seront visées par les missiles russes vont se diversifier
00:19:52de façon à freiner l'approvisionnement de l'Ukraine en armes occidentales.
00:19:59D'autant plus qu'on sait que l'Ukraine n'a plus les moyens anti-aériens
00:20:03d'intercepter les missiles qu'on voit la Russie sur son territoire.
00:20:08Et dans ces conditions, ça veut donc dire qu'il pourrait y avoir une intensification
00:20:11de ces frappes de missiles pendant que, justement, l'Ukraine n'a pas les moyens d'y répondre.
00:20:15Mais avant d'évoquer une confrontation avec l'OTAN,
00:20:19il y a un autre élément que Serret Lavrov a donné dans cette interview télévisée,
00:20:23c'est qu'il a également parlé de l'implication croissante des États-Unis dans le conflit,
00:20:29notamment pour ce qui est de préparer, de cibler, de donner des informations
00:20:34pour cibler des sites stratégiques en Russie.
00:20:37Et le ministre des Affaires étrangères russe a donc déclaré à la journaliste
00:20:42que Moscou avait envoyé toute une série de questions au département de l'État américain
00:20:46et qu'il attendait maintenant des réponses.
00:20:48Et donc, une fois qu'il aura ces réponses, on saura peut-être plus précisément
00:20:51de quelle nature sera la réaction qu'a évoquée Serret Lavrov aujourd'hui.
00:20:55– Et pour conclure et refermer ce dossier, une question directement pour vous,
00:21:00Anthony Dabila, est-ce que vous considérez que c'est de la gesticulation diplomatique ?
00:21:05– Non, il faut le prendre au sérieux, se préparer,
00:21:10être complètement clair sur le contenu réel de cette menace.
00:21:15Les Russes, on le sait, peuvent mener des actions hostiles
00:21:19et réagir avec sérénité et voir quelle est la réalité derrière.
00:21:24Mais comme ça a été dit, il y a plus de mots que de vrais risques de montée en intensité
00:21:34vers les alliés de l'Ukraine aujourd'hui.
00:21:36– Merci à tous les trois pour vos éclairages précieux sur ce dossier ukrainien.
00:21:42On est de retour dans quelques minutes, dans un instant sur BFM TV La Météo.
00:21:45– Il est quasiment 16h, merci d'être avec nous cet après-midi sur BFM TV à la une.
00:21:56Cet après-midi, une décision très importante du Conseil constitutionnel.
00:22:00L'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans a été tout simplement censurée
00:22:05par le Conseil constitutionnel.
00:22:07C'était pourtant une mesure phare du programme du président Macron.
00:22:12L'incendie des Landes n'est toujours pas fixé.
00:22:14Plus de 1000 hectares détruits, 550 pompiers mobilisés,
00:22:18d'importants moyens à mobiliser également, dont un hélicoptère,
00:22:21un hélicoptère australien.
00:22:23Les pompiers craignent le retour du vent.
00:22:25Nous serons sous place dans quelques instants avec Clémence Renard
00:22:27et nous en parlerons avec nos spécialistes en plateau.
00:22:31Et pendant ce temps, il fait toujours aussi chaud en France.
00:22:33Désormais, ce sont 83 départements qui sont en vigilance orange canicule.
00:22:38Le mercure a dépassé cet après-midi les 40 degrés en Ile-de-France
00:22:41et un record, record historique enregistré à Lille,
00:22:44du jamais vu depuis 82 ans.
00:22:46Il a fait cet après-midi à Lille 37 degrés 3.
00:22:50Et puis le moral de l'armée américaine est au plus bas.
00:22:53Condition de vie très difficile à port du porte-avions Lincoln.
00:22:56Un quart des drones US abattus en Iran.
00:22:59Tout cela inquiète les Américains et notamment les démocrates au Congrès.
00:23:02Nous appellerons Antoine Leleur à Washington
00:23:04et nous en parlerons avec nos invités en plateau.
00:23:10C'est donc l'information de l'après-midi
00:23:12dont nous vous parlions dès 15h15 sur BFM TV.
00:23:16Cette information, elle vient du Conseil constitutionnel.
00:23:19Edgar Becket, on en parle avec vous.
00:23:21L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
00:23:24a tout simplement été censurée.
00:23:25Oui, c'était l'une des mesures phares du second quinquennat
00:23:28du président de la République Emmanuel Macron.
00:23:30Et cette décision, elle est tombée en tout début d'après-midi.
00:23:33Le Conseil constitutionnel a donc décidé de censurer cette loi
00:23:38visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
00:23:42Un texte qui devait initialement entrer en vigueur au 1er septembre.
00:23:45Si on résume cette décision,
00:23:47les sages jugent que ce texte ne respecte pas
00:23:50ni la liberté d'expression, ni la vie privée
00:23:53et que le danger que représentent les réseaux sociaux
00:23:57pour les mineurs n'est pas prouvé.
00:23:59Alors, on va voir avec vous, politiquement,
00:24:01quelles peuvent être les suites.
00:24:02Comment l'Élysée, puisque l'Élysée a réagi, envisage la suite.
00:24:06Je voudrais qu'on se tourne vers Raphaël Grabli.
00:24:09Bonjour, merci d'être avec nous, Raphaël.
00:24:11On vous connaît bien ici sur BFM TV
00:24:13puisque vous êtes le spécialiste du numérique.
00:24:16Vous avez souvent parlé à l'antenne
00:24:18de cette interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
00:24:22Quel était l'objet, initialement,
00:24:24de cette mesure de la part du président Macron ?
00:24:28Edgar le rappelle à l'instant,
00:24:30c'était une mesure phare du programme Macron.
00:24:33Oui, c'était une mesure extrêmement symbolique.
00:24:36Emmanuel Macron en parle depuis plusieurs années.
00:24:38Cette mesure, en fait, elle était extrêmement simple.
00:24:40L'idée, c'était d'interdire les réseaux sociaux
00:24:42à tous les mineurs de moins de 15 ans,
00:24:45ce qui impliquait donc de vérifier l'âge
00:24:47de tous les Français qui ont actuellement un compte
00:24:50sur Facebook, sur Instagram ou sur TikTok.
00:24:54Et c'était effectivement une des grandes ambitions.
00:24:56On pensait que les limites viendraient
00:24:59plutôt de l'Union européenne
00:25:00parce que c'est vrai que, en fait,
00:25:01cette régulation, elle est normalement
00:25:04uniquement réservée à l'Union européenne.
00:25:06Mais finalement, il y avait eu ce texte
00:25:07qui avait été justement calibré
00:25:09pour coller aux demandes de l'Union européenne.
00:25:12Mais finalement, c'est le Conseil constitutionnel
00:25:14qui le censure, notamment parce que
00:25:16cette interdiction, elle est jugée
00:25:17trop large, trop généralisée.
00:25:19Pour le Conseil constitutionnel,
00:25:20ça ne va pas d'interdire finalement
00:25:22les réseaux sociaux à tous les mineurs
00:25:23sans tenir compte individuellement
00:25:25de l'âge, de la maturité,
00:25:27de la situation familiale.
00:25:28Et puis, il y a effectivement
00:25:29une atteinte au respect de la vie privée,
00:25:31notamment parce qu'il faut vérifier
00:25:32l'âge de tous les internautes.
00:25:34Et cette modalité de vérification,
00:25:37elle n'est pas précisée.
00:25:38Et le problème, et c'est vraiment
00:25:39ce qui va être très compliqué,
00:25:40c'est que, certes, interdiction très large,
00:25:43très basique, et le fait
00:25:44de ne pas imposer de modalité,
00:25:46c'est justement ce qu'impose
00:25:47l'Union européenne.
00:25:48Autrement dit, ce qu'interdit
00:25:49le Conseil constitutionnel
00:25:51et ce qui est obligatoire
00:25:52selon l'Union européenne.
00:25:53Donc, c'est vrai que ça va paraître
00:25:54extrêmement compliqué.
00:25:56Je le signale quand même,
00:25:56c'est le deuxième texte quasiment identique.
00:25:58Il y a eu un autre texte
00:25:59il y a deux ans
00:26:01qui est voté définitivement
00:26:03à l'Assemblée nationale
00:26:03et qui finit à la poubelle
00:26:05pour cause d'incompatibilité,
00:26:08soit avec le droit de l'Union européenne,
00:26:09soit avec la Constitution.
00:26:12On le lit sur l'écran,
00:26:14le président de la République a réagi.
00:26:16Il demande à Matignon
00:26:18d'envisager le plombé, c'est ça ?
00:26:19Oui, exactement.
00:26:20Le président de la République
00:26:22a chargé Sébastien Lecornu,
00:26:25donc le Premier ministre,
00:26:26de travailler, je cite,
00:26:27dans les meilleurs délais
00:26:28à une rédaction juridiquement robuste,
00:26:30tenant compte donc
00:26:31de cette décision des sages
00:26:34ainsi que du cadre européen
00:26:35parce qu'au-delà du Conseil constitutionnel,
00:26:37il y a aussi la voie européenne
00:26:38qui compte dans cette interdiction
00:26:40des réseaux sociaux
00:26:42et plus largement du côté
00:26:43des défenseurs du texte.
00:26:45On préfère parler d'un ralentissement
00:26:47parce qu'au-delà de cette décision
00:26:49des sages qui a eu lieu aujourd'hui,
00:26:51le Conseil constitutionnel
00:26:52a validé la loi de programmation militaire,
00:26:55a validé également la loi
00:26:57sur la fin de vie.
00:26:59Donc on parle plutôt d'un ralentissement
00:27:00du côté des défenseurs du texte
00:27:03et d'ailleurs à noter ce message
00:27:05de Gabriel Attal,
00:27:07l'ancien Premier ministre
00:27:09qui explique prendre acte
00:27:11de cette décision.
00:27:13Et on le rappelle,
00:27:14Gabriel Attal était l'un des défenseurs
00:27:16de cette loi,
00:27:17l'un des défenseurs de ce texte.
00:27:19Il explique vouloir continuer
00:27:21à se battre pour protéger la jeunesse.
00:27:23On attend d'autres réactions,
00:27:24j'imagine, dans l'après-midi ?
00:27:25Oui, on attend d'autres réactions
00:27:26dans l'après-midi
00:27:27puisque ce texte,
00:27:28il a beaucoup fait parler
00:27:29à l'Assemblée nationale
00:27:31et au Sénat
00:27:31ces dernières semaines,
00:27:34ces derniers jours.
00:27:35On peut également noter
00:27:37cette réaction du député PS
00:27:39Arthur Delaporte,
00:27:41Arthur Delaporte,
00:27:41qui lui,
00:27:42à l'inverse de Gabriel Attal,
00:27:44se félicite de cette décision
00:27:45du Conseil constitutionnel.
00:27:47Il explique que son recours,
00:27:49puisqu'il y avait eu un recours
00:27:50déposé par à la fois
00:27:51les socialistes
00:27:52et par les insoumis,
00:27:54dans notre recours,
00:27:54nous dénoncions
00:27:55un dispositif disproportionné
00:27:57passant à côté
00:27:58de son objectif.
00:27:59Les juges nous ont suivis.
00:28:00Donc évidemment,
00:28:01les socialistes se félicitent
00:28:02de cette décision.
00:28:03Merci à tous les deux
00:28:04pour vos précisions
00:28:05sur ce dossier à 16h05.
00:28:07Nous allons nous rendre
00:28:08maintenant sur les incendies.
00:28:10Les incendies dans les Landes,
00:28:12c'est une journée,
00:28:12vous le savez,
00:28:13à haut risque dans ce département
00:28:15avec le possible retour du vent
00:28:17dans les prochaines minutes,
00:28:18les prochaines heures,
00:28:19notamment dans ce département.
00:28:21Direction Luglon
00:28:22où plus de 1100 hectares
00:28:24sont déjà partis en fumée.
00:28:25On vous retrouve sur place
00:28:26Clémence Renard
00:28:27avec Tanguy Triquard.
00:28:29Est-ce que le feu est maîtrisé
00:28:30ou toujours pas ?
00:28:34Le feu continue sa progression.
00:28:36On était il y a encore
00:28:37quelques minutes
00:28:38sur cette zone d'incendie.
00:28:40On peut vous dire
00:28:40qu'il y a beaucoup de fumée.
00:28:42Surtout, on avait l'impression
00:28:43qu'il y avait des reprises
00:28:45un petit peu partout.
00:28:46Parfois de la fumée noire aussi
00:28:47avec tous ces combustibles,
00:28:50ces forêts de pain.
00:28:52Et aussi toujours des largages
00:28:53qui sont en cours
00:28:54de la part des canadaires
00:28:55et également du Chinook australien.
00:28:57Vous savez,
00:28:57cet hélicoptère lourd
00:28:58par l'Australie
00:29:00et qui est utilisé
00:29:00pour la première fois en France
00:29:01sur cet incendie de Luglon.
00:29:04Alors, en termes de chiffres,
00:29:05on est toujours officiellement,
00:29:06selon la préfecture des Landes,
00:29:08à 1100 hectares parcourus.
00:29:10Mais le feu continue bien
00:29:12sa progression,
00:29:13notamment à cause du vent.
00:29:15Ce vent qui est toujours
00:29:16imprévisible
00:29:16et qui devrait d'ailleurs
00:29:17continuer en intensité,
00:29:19d'augmenter en intensité
00:29:20à partir de maintenant.
00:29:22Les pompiers nous disaient
00:29:22qu'ils s'inquiétaient
00:29:23de rafales de ventes
00:29:25de plus en plus importantes
00:29:25à partir de 16h.
00:29:27C'est un vent qui change
00:29:28continuellement.
00:29:29Une direction nous parle
00:29:30d'un peu qui s'alimente
00:29:32tout seul
00:29:32et qui continue
00:29:33de menacer
00:29:34certaines habitations,
00:29:36notamment les habitations
00:29:37de Luglon.
00:29:38Alors, c'est bien là,
00:29:39la priorité des pompiers,
00:29:41c'est de limiter
00:29:41au maximum, justement,
00:29:43la progression
00:29:44de ce brasier
00:29:45pour protéger les maisons.
00:29:46Merci à Clémence Renard
00:29:48sur place avec Tanguy Triquoir
00:29:50et pardonnez-nous
00:29:51pour cette liaison
00:29:52un petit peu difficile
00:29:52puisque, vous le savez,
00:29:53les conditions de travail
00:29:55sont un petit peu compliquées
00:29:57à proximité de cet incendie
00:29:59qu'il y a déjà 1100 hectares
00:30:01qui sont partis en fumée
00:30:03depuis quelques heures.
00:30:04On en parle en plateau
00:30:05avec Olivier Gallichet,
00:30:06avec Jean Serrat également.
00:30:07Olivier Gallichet,
00:30:08on l'a vu,
00:30:09le combat,
00:30:10il va se poursuivre au sol
00:30:11cet après-midi,
00:30:11il est très important.
00:30:13Le vent est là,
00:30:14les sols sont secs également.
00:30:15Oui, c'est à partir
00:30:16de 15-16 heures
00:30:17que ça commence
00:30:18à devenir difficile.
00:30:19Le vent qui se renforce,
00:30:22la température qui est très haute
00:30:23et clairement,
00:30:25on a évoqué
00:30:26des possibles reprises.
00:30:27Oui, clairement,
00:30:27il peut y avoir
00:30:28des sautes de feu,
00:30:29il peut y avoir des reprises,
00:30:30il peut y avoir un vent
00:30:31dont on ne connaît pas
00:30:32vraiment le sens
00:30:32qui va changer.
00:30:34Donc là,
00:30:34c'est le moment difficile.
00:30:35Heureusement,
00:30:36appuyé par les moyens aériens
00:30:37si le vent n'est pas
00:30:38trop contradictoire,
00:30:39mais c'est le moment
00:30:41où ça va être déterminant.
00:30:43Et parmi ces moyens aériens,
00:30:44Jean Serrat,
00:30:45il y a le Chinook.
00:30:46Le fameux Chinook
00:30:49qui arrive d'Australie
00:30:50et qui est un hélicoptère
00:30:54particulièrement performant.
00:30:56Qu'on voit d'ailleurs
00:30:56sur ces images.
00:30:57Tout à fait.
00:30:58Il est capable
00:30:58de transporter
00:30:5911 000 litres
00:31:00soit de retardant
00:31:02ou de liquide.
00:31:03C'est quand même
00:31:04quelque chose
00:31:04vraiment d'exceptionnel
00:31:06et d'efficace
00:31:08pour lutter
00:31:09contre la propagation
00:31:10de feu.
00:31:10Deux fois la capacité
00:31:11dans le Canadair,
00:31:11c'est ça ?
00:31:11Tout à fait.
00:31:12Le Canadair,
00:31:13c'est 6 000 litres.
00:31:13Lui,
00:31:14il est à 11 000 litres.
00:31:15Donc,
00:31:15c'est pratiquement le double.
00:31:16C'est un avion
00:31:17qui est loué
00:31:18à ce qu'on appelle
00:31:18dans notre terme technique,
00:31:20il est loué
00:31:21ACMI,
00:31:22Aircraft Crew
00:31:23Management Insurance.
00:31:24Ça veut dire
00:31:24qu'il y a l'avion,
00:31:27Crew,
00:31:27l'équipage,
00:31:29M Management,
00:31:30c'est-à-dire
00:31:30l'entretien mécanique
00:31:31et E-Insurance,
00:31:32l'assurance.
00:31:33Donc,
00:31:33il est loué
00:31:34avec tout ça
00:31:34à l'Australie
00:31:36et il est vraiment
00:31:38une aide précieuse
00:31:39pour pouvoir,
00:31:40dans une zone
00:31:41qui est très plate
00:31:41comme les Landes,
00:31:42pour pouvoir répandre
00:31:43des quantités d'eau
00:31:44extrêmement importantes.
00:31:45Pour autant,
00:31:46vous me disiez,
00:31:47cet avion,
00:31:48cet aéronef
00:31:49ne remplace pas
00:31:50les Canadair,
00:31:51ne remplace pas
00:31:53les autres appareils.
00:31:54Non,
00:31:54il ne remplace pas.
00:31:55Chacun a ses qualités
00:31:57et est utilisé
00:31:58pour certaines choses
00:31:59très précises.
00:32:00Celui-là,
00:32:01avec ses quantités d'eau
00:32:02qui sont colossales,
00:32:0411 000 litres,
00:32:05va pouvoir effectivement
00:32:07répandre du liquide
00:32:09sur une très grande largeur
00:32:11et des zones
00:32:12dont les sapeurs-pompiers
00:32:14au sol vont lui donner
00:32:15exactement les limites
00:32:17à respecter.
00:32:18À côté de ça,
00:32:19le Canadair,
00:32:20lui,
00:32:20il est capable
00:32:21de balancer 6 000 litres
00:32:22mais en plus,
00:32:23à très basse altitude
00:32:24et à très grande vitesse
00:32:25ce qui va faire
00:32:26en plus
00:32:27un effet de souffle
00:32:28pour baisser la température
00:32:30et donc diminuer
00:32:32l'intensité des flammes.
00:32:33Alors,
00:32:33Marquet était également
00:32:34avec nous en plateau,
00:32:36chef du service
00:32:36météo et climat
00:32:37de BFM TV.
00:32:38On le voit,
00:32:39les sols sont très très secs
00:32:40et ça,
00:32:41Olivier Gallichet
00:32:42le disait à l'instant,
00:32:43ça favorise
00:32:44les feux
00:32:45et les départs de feu.
00:32:46Bien sûr,
00:32:46oui,
00:32:47des sols en effet
00:32:48très secs,
00:32:48une végétation très sèche,
00:32:50des températures
00:32:51qui sont élevées
00:32:52même si elles n'atteignent
00:32:53pas les niveaux extrêmes
00:32:55que dans d'autres régions.
00:32:56Là,
00:32:56on est actuellement
00:32:57à 32-33 degrés
00:32:58sur la zone
00:32:58alors que dans un bon
00:33:00nombre de départements,
00:33:01il fait cet après-midi
00:33:01entre 40 et 42 degrés
00:33:03et malgré tout,
00:33:04ça reste très chaud,
00:33:05le vent est sensible,
00:33:0620-30 km par heure,
00:33:07le taux d'humidité
00:33:08relativement bas,
00:33:09proche de 40 %,
00:33:10donc très clairement,
00:33:11oui,
00:33:12les conditions météo
00:33:12ne sont pas optimales
00:33:13et puis surtout,
00:33:14l'hiver a été très pluvieux,
00:33:15ça a favorisé la végétation
00:33:17et donc depuis plusieurs semaines,
00:33:18il ne pleut plus,
00:33:19la végétation est très sèche,
00:33:21il y a eu plusieurs canicules
00:33:22qui sont passées par là
00:33:23avec un vent souvent brûlant,
00:33:25donc un effet sèche-cheveux
00:33:26et donc il y a du combustible
00:33:28et donc dès qu'il y a
00:33:30un départ de feu,
00:33:30malheureusement,
00:33:31eh bien,
00:33:33ça devient très rapidement difficile.
00:33:35Alors,
00:33:35il y a le combat au sol,
00:33:36il y a le combat également
00:33:37des enquêteurs
00:33:38qui depuis quelques heures,
00:33:40quelques jours,
00:33:41travaillent maintenant,
00:33:41notamment sur l'enquête
00:33:43en Gironde
00:33:44avec l'incendie
00:33:44de l'aéroport de Mérignac.
00:33:45Paul Conge
00:33:46est avec nous
00:33:46du service police-justice
00:33:48de BFMTV.
00:33:49Deux personnes
00:33:50avaient été arrêtées
00:33:51et un mineur
00:33:52a été placé en garde à vue,
00:33:54interrogé
00:33:55et a priori,
00:33:55il a raconté l'histoire.
00:33:56Oui,
00:33:57on se rappelle
00:33:57cet incendie tragique,
00:33:59particulièrement tragique
00:33:59qui avait démarré
00:34:00aux abords
00:34:01de l'aéroport
00:34:01de Bordeaux-Mérignac.
00:34:03Donc hier,
00:34:03un mineur de 15 ans
00:34:04a été mis en examen
00:34:05pour cet incendie.
00:34:07On rappelle,
00:34:07au cours de cet incendie,
00:34:08deux pompiers
00:34:09étaient tombés
00:34:09pendant leur combat
00:34:10contre les flammes.
00:34:11Cet adolescent
00:34:12de 15 ans,
00:34:13il a reconnu
00:34:13que lui et son frère aîné
00:34:14âgés de 22 ans
00:34:15se retrouvaient
00:34:16sur la zone
00:34:16de départ du feu
00:34:17dans leur voiture.
00:34:18Il a reconnu,
00:34:19d'après le parquet
00:34:20de Bordeaux,
00:34:21il a reconnu
00:34:22avoir fumé une cigarette
00:34:23sur place
00:34:24qu'il a jeté ensuite,
00:34:25estimant que ça pouvait être
00:34:26selon lui
00:34:26l'origine effectivement
00:34:27de ce sinistre.
00:34:29Mais ce n'est pas non plus
00:34:29une certitude
00:34:30parce que les enquêteurs
00:34:31ne sont pas encore certains
00:34:32vraiment du mécanisme
00:34:33de mise à feu.
00:34:34Mais les enquêteurs
00:34:35ont pu en tout cas
00:34:36mettre en évidence
00:34:37au départ
00:34:37leur présence
00:34:38à ces deux frères
00:34:40la présence de leur voiture
00:34:41notamment.
00:34:42C'est comme ça
00:34:42qu'ils sont remontés
00:34:43jusqu'à eux
00:34:43et qu'ils ont pu
00:34:44les interpeller
00:34:44et les placer
00:34:45en garde à vue.
00:34:46Au cours de cette garde à vue,
00:34:47le frère cadet
00:34:48a disculpé son frère aîné.
00:34:49Donc le frère aîné
00:34:50a été libéré
00:34:50et c'est seulement
00:34:51ce mineur de 15 ans
00:34:52qui a été mis en examen
00:34:53pour destruction involontaire
00:34:54par incendie de forêt
00:34:55ayant provoqué
00:34:56la mort d'autrui.
00:34:57Il a été placé
00:34:58en centre éducatif fermé.
00:35:00Alors il y a, Paul,
00:35:01cette histoire tragique
00:35:02évidemment à Mérignac
00:35:03mais depuis le début de l'été,
00:35:06474 personnes
00:35:06ont été interpellées
00:35:07pour avoir causé
00:35:08des incendies
00:35:08et parmi elles,
00:35:09on compte également
00:35:11183 mineurs.
00:35:12Absolument.
00:35:12Depuis le début de la saison,
00:35:14474 personnes interpellées
00:35:15pour des départs de feu.
00:35:17Volontaires aussi bien
00:35:18qu'involontaires.
00:35:19Ça peut être des actes
00:35:19aussi bien de négligence
00:35:20comme le jet d'un mégot
00:35:21mais comme des actes volontaires
00:35:22de personnes qui ont mis le feu
00:35:23à des brindilles par exemple
00:35:24comme on l'a vu à Fontainebleau.
00:35:26Parmi ces 474 personnes,
00:35:28ces 183 mineurs,
00:35:29ça représente à peu près
00:35:304 incendies
00:35:30représumés sur 10.
00:35:31C'est quand même beaucoup.
00:35:3339% des personnes interpellées.
00:35:36Alors il y a les incendies,
00:35:37il y a la canicule,
00:35:38on y faisait allusion
00:35:39il y a quelques secondes
00:35:40avec marqué,
00:35:41avec des températures
00:35:42aujourd'hui qui dépassent
00:35:43les 40 degrés,
00:35:43notamment dans la région
00:35:45Île-de-France.
00:35:45Pour les franciliens,
00:35:46il s'agit tout simplement
00:35:48de trouver si c'est possible
00:35:49des îlots de fraîcheur
00:35:50pour éviter de transpirer
00:35:52à grosses gouttes.
00:35:53Nicolas Coadou,
00:35:54vous êtes donc parti
00:35:55à l'aventure pour BFM TV.
00:35:57Où êtes-vous ?
00:35:58Vous êtes parti avec
00:35:58Coline Guillemard.
00:35:59Avez-vous trouvé
00:36:00un lieu, je vais dire,
00:36:02relativement frais ?
00:36:05Bonjour Jean-Olifrit.
00:36:06Difficile de trouver
00:36:07un lieu frais
00:36:07parce que vous l'avez dit,
00:36:08les températures sont
00:36:09caniculaires,
00:36:09très hautes aujourd'hui
00:36:10sur la capitale.
00:36:1239 degrés
00:36:12alors qu'il est 16h
00:36:14et donc c'est difficile
00:36:15de trouver un point
00:36:17un petit peu plus frais.
00:36:17En revanche,
00:36:18regardez,
00:36:18il y a cette fontaine à eau
00:36:20qui fait également
00:36:20office de brumisateur
00:36:21qui a été mise en place
00:36:22au début de l'été
00:36:23par la ville de Paris
00:36:24et qui est littéralement
00:36:25prise d'assaut
00:36:26par les visiteurs,
00:36:27par les touristes
00:36:28pour tenter
00:36:28de se rafraîchir
00:36:29un petit peu.
00:36:30Mais on a passé
00:36:31une partie de l'après-midi
00:36:32avec Colline Guilmar
00:36:33à discuter
00:36:34avec les Parisiens
00:36:35de cette énième vague
00:36:36de chaleur
00:36:37parce que ce n'est pas
00:36:38la première
00:36:38depuis le début de l'été
00:36:39et tout le monde
00:36:39en a globalement.
00:36:40Mars,
00:36:41ça devient très difficilement
00:36:42supportable
00:36:42pour l'ensemble
00:36:43des Parisiens
00:36:44qui espèrent
00:36:44que ces températures
00:36:46vont bientôt baisser.
00:36:47Alors normalement,
00:36:47ça devrait être le cas
00:36:48dès demain.
00:36:49Ils devraient faire
00:36:49au moins 5 degrés
00:36:51de moins sur la capitale
00:36:52mais ce ne sera pas du tout
00:36:53le cas dans le reste
00:36:54de la France.
00:36:56Merci Nicolas,
00:36:56merci Colline également
00:36:57qui vous accompagne
00:36:58pour les images.
00:36:59Je n'en parle en plateau
00:37:00donc avec vous,
00:37:01Marqué.
00:37:01Les jours se suivent
00:37:02et se ressemblent.
00:37:03Il fait toujours aussi chaud
00:37:05voire même
00:37:05de plus en plus chaud.
00:37:06En fait,
00:37:07il ne fait pas chaud.
00:37:08C'est insupportable.
00:37:10C'est insupportable.
00:37:12Il suffit d'aller
00:37:13à l'extérieur,
00:37:14vous marchez 5 minutes
00:37:15et c'est insupportable.
00:37:16Il fait par endroits
00:37:18cet après-midi
00:37:1842-43 degrés.
00:37:20On relève en Ile-de-France
00:37:2141 degrés
00:37:22très localement.
00:37:23On n'est pas loin
00:37:25à quelques dixièmes
00:37:26de degré
00:37:26de la barre des 40
00:37:29pour Paris-Intramurose.
00:37:31Dans le Cher,
00:37:31actuellement,
00:37:32on est à 42 degrés 1.
00:37:33Dans le secteur de Tours,
00:37:35on est à 41 degrés 4.
00:37:36À Thouard,
00:37:37dans les Deux-Sèvres,
00:37:37on est à 41 degrés 1.
00:37:39À Saint-Mord-des-Fossés,
00:37:40dans le Val-de-Marne,
00:37:41à 40 degrés 8.
00:37:42À Saumur,
00:37:43dans le Ménéloir,
00:37:4440 degrés 7.
00:37:44Ce ne sont pas des 40 degrés
00:37:46isolés,
00:37:47mais ce sont des 40 degrés
00:37:48qui sont observés
00:37:49cet après-midi
00:37:49à l'ombre
00:37:50dans de très nombreux départements.
00:37:52Je vous rappelle
00:37:52que nos confrères japonais,
00:37:54dès lors qu'il fait 40 degrés,
00:37:56parlent de chaleur cruelle.
00:37:57Chez nous,
00:37:58on parle de chaleur,
00:37:58forte chaleur,
00:37:59très forte chaleur,
00:38:00et puis on n'a pas de qualificatif
00:38:01à partir de 40 degrés.
00:38:02Eh bien,
00:38:03voilà ce qui se passe
00:38:03depuis maintenant plusieurs jours
00:38:05de manière consécutive.
00:38:06Et en gros,
00:38:06depuis le début de l'été,
00:38:08cette barre des 40 degrés
00:38:09qui était autrefois atteinte
00:38:12quelquefois dans l'année
00:38:13et de manière très localisée,
00:38:15eh bien maintenant,
00:38:16c'est notre quotidien
00:38:17et ce n'est pas uniquement
00:38:17quelques villes,
00:38:18c'est de très nombreux départements.
00:38:20Je le disais dans les titres,
00:38:22il y a des villes
00:38:22où c'est en dessous de 40 degrés,
00:38:24mais 37,3 à Lille,
00:38:26c'est exceptionnel.
00:38:26Oui, en effet.
00:38:27Alors,
00:38:28vous le faites bien de le signaler,
00:38:30des dizaines de records
00:38:32de chaleur cet après-midi.
00:38:34On va avoir d'ailleurs
00:38:35un nouveau listing
00:38:35d'ici 3, 4 minutes,
00:38:37mais c'est vrai
00:38:38qu'on est à plus de 50 records
00:38:40de chaleur à l'instant.
00:38:43À Lille,
00:38:43on est sur une maximale
00:38:45de 37,6 degrés.
00:38:46Jamais il n'avait fait aussi chaud
00:38:48au mois d'août à Lille.
00:38:49La station a 82 ans.
00:38:51On a des records de chaleur
00:38:52à Melun,
00:38:53on a des records de chaleur
00:38:54à Châteaudun également.
00:38:56Là,
00:38:56il n'avait jamais fait aussi chaud
00:38:57en août
00:38:58en 74 ans de mesure.
00:38:59Donc en effet,
00:39:00une météo complètement,
00:39:01j'allais dire,
00:39:02folle
00:39:03et la chaleur
00:39:04qui va encore durer demain,
00:39:05la canicule se poursuit
00:39:06et pour le porteur méditerranéen,
00:39:08il n'y a pas de date de fin.
00:39:10On pensait que les températures
00:39:10allaient baisser
00:39:11en début de semaine prochaine.
00:39:12Ce n'est pas le cas.
00:39:13Merci Marc.
00:39:1416 heures et 16 minutes
00:39:15sur BFM TV.
00:39:16On part à l'étranger
00:39:17avec les soldats américains,
00:39:19les soldats américains
00:39:20qui ont, figurez-vous,
00:39:21le moral dans les Rangers.
00:39:24Ils sont au bord
00:39:24tout simplement
00:39:25de la dépression
00:39:26sur le porte-avions Lincoln.
00:39:28Les drones sont abattus
00:39:30régulièrement,
00:39:31les uns après les autres,
00:39:32en Iran depuis quelques jours.
00:39:34Et les démocrates,
00:39:35les démocrates commencent
00:39:36à s'en inquiéter au Congrès.
00:39:37On part aux Etats-Unis,
00:39:38on retrouve l'envoyé spécial
00:39:39permanent de BFM TV
00:39:41sur place à Washington,
00:39:42Antoine Lard.
00:39:43Bonjour Antoine.
00:39:43Et on apprend,
00:39:44on apprend également
00:39:46que le président Trump
00:39:47réclame le retour
00:39:48des catapultes à l'ancienne
00:39:50sur les porte-avions.
00:39:52Franchement,
00:39:52il est sérieux ?
00:39:56Oui, très sérieux.
00:39:58Il a signé hier un décret
00:39:59pour ordonner ce retour en arrière.
00:40:02En fait,
00:40:02c'est une vieille lubie
00:40:03du président américain.
00:40:05Il ne n'aime pas
00:40:06les nouveaux systèmes
00:40:08de propulsion des aéronefs
00:40:09qui sont progressivement
00:40:10mis en place
00:40:10sur les porte-avions américains.
00:40:12Des systèmes de propulsion
00:40:14électromagnétiques
00:40:14qui,
00:40:15tous les experts le disent,
00:40:16sont très efficaces
00:40:17et permettent d'accélérer
00:40:19la cadence des décollages.
00:40:20Seulement voilà,
00:40:20Donald Trump estime
00:40:21que cette technologie
00:40:22n'est pas fiable.
00:40:23Et donc hier,
00:40:24il a ordonné le retour
00:40:25des catapultes à l'ancienne,
00:40:27les catapultes à vapeur,
00:40:28une technologie
00:40:29qui date quand même
00:40:30des années 50.
00:40:31Alors c'est la consternation
00:40:32au sein de l'US Navy.
00:40:34Donald Trump a pris
00:40:35cette décision tout seul
00:40:36contre l'avis unanime
00:40:38de l'état-major.
00:40:39Cette décision,
00:40:40ce retour en arrière,
00:40:41va coûter des milliards
00:40:42de dollars à l'armée américaine
00:40:44et surtout va retarder
00:40:46la livraison
00:40:46des nouveaux porte-avions
00:40:47ce qui de fait
00:40:48va affaiblir
00:40:49la marine américaine.
00:40:51Cela intervient
00:40:52alors qu'il y a déjà
00:40:53une longue liste
00:40:54de déboires
00:40:55de l'armée américaine.
00:40:56On a notamment appris
00:40:57hier que l'armée américaine
00:40:59a perdu 45 drones
00:41:00Reaper pendant la guerre
00:41:01en Iran.
00:41:0245, c'est beaucoup.
00:41:03Ça représente
00:41:04un quart de la flotte.
00:41:06Ces drones ont notamment
00:41:07été abattus
00:41:07au-dessus du détroit d'Hormuz
00:41:08où ils étaient engagés
00:41:09dans des opérations
00:41:10de surveillance.
00:41:11Il faut savoir que
00:41:11chaque appareil coûte
00:41:12pièce 50 millions de dollars.
00:41:14Donc le remplacement
00:41:16va coûter très cher,
00:41:17la facture va être très salée.
00:41:18Le tout dans un contexte
00:41:19où le budget de la défense
00:41:21pour 2027
00:41:21n'a toujours pas été voté.
00:41:23Vous vous souvenez peut-être
00:41:24que Donald Trump
00:41:24a réclamé une enveloppe
00:41:27extraordinaire, record,
00:41:281 500 milliards de dollars.
00:41:29Seulement voilà,
00:41:30pour le moment,
00:41:31cette enveloppe
00:41:31n'a toujours pas été validée
00:41:32par le Congrès.
00:41:33Merci Antoine.
00:41:34Antoine Larros aux Etats-Unis
00:41:35pour BFM TV.
00:41:36On en parle avec nos invités
00:41:37en plateau ou à distance.
00:41:39C'est votre cas,
00:41:40Romuald Sciorra.
00:41:41Vous êtes directeur
00:41:41de l'Observatoire politique
00:41:43et géostratégique des Etats-Unis.
00:41:45Est-ce que,
00:41:46comme vous l'écrivez
00:41:47dans votre ouvrage,
00:41:49cette armée est en déliquescence
00:41:51comme la nation en déliquescence
00:41:53que vous décrivez ?
00:41:55Alors l'armée n'est pas
00:41:56en déliquescence.
00:41:57L'État fédéral en partie,
00:41:59mais l'armée demeure encore
00:42:00la plus puissante armée
00:42:01de l'histoire de l'humanité,
00:42:01la plus puissante armée
00:42:02aujourd'hui sur Terre.
00:42:03Par contre,
00:42:03ce qui est certain,
00:42:04c'est qu'il y a des problèmes
00:42:06systémiques au sein
00:42:07de l'armée américaine
00:42:07et cela remonte
00:42:09à la fin de la guerre froide.
00:42:10Aujourd'hui,
00:42:11au-delà de l'échec
00:42:12qui n'est pas un échec militaire
00:42:13mais plutôt politique en Iran,
00:42:15on insiste à une pénurie
00:42:17de munitions.
00:42:17Imaginons s'il y avait
00:42:18une crise dans la région
00:42:20indopacifique,
00:42:20qu'est-ce qui se passerait ?
00:42:21Et aujourd'hui,
00:42:22avec l'USS Abraham Lincoln,
00:42:24c'est au grand jour
00:42:26que ces problèmes
00:42:27de logistique
00:42:28interne à la mer américaine
00:42:29apparaissent.
00:42:30Donc ce n'est pas une armée
00:42:31en déliquescence,
00:42:32on n'en est pas encore là,
00:42:33mais en tout cas,
00:42:33c'est un très très mauvais symbole
00:42:35pour les États-Unis
00:42:36et même si Trump
00:42:37n'est pas responsable
00:42:38de tout cela,
00:42:40le USS Abraham Lincoln
00:42:42pourrait se payer
00:42:43dans les urnes
00:42:44car les Américains
00:42:45ici aux États-Unis
00:42:46ont l'impression
00:42:47que les marins
00:42:47y sont abandonnés.
00:42:48– Et on en parle également
00:42:50avec un visage
00:42:51que vous connaissez
00:42:52sur l'antenne de BFMTV,
00:42:53c'est le général
00:42:54Jérôme Pellisrandi,
00:42:55consultant défense BFMTV.
00:42:58Général,
00:42:59faut-il s'inquiéter
00:42:59pour l'armée américaine ?
00:43:01– Oui et non.
00:43:03En fait,
00:43:03il faut s'inquiéter
00:43:04sur le court terme
00:43:06avec des décisions
00:43:08qui sont à l'hôport de pièces
00:43:09et notamment
00:43:10avec le secrétaire
00:43:12aux armées
00:43:13donc Pitex-7,
00:43:15mais sur le long terme,
00:43:17il y a une capacité
00:43:18de l'armée américaine
00:43:19à innover,
00:43:20à avoir de nouveaux concepts
00:43:22et donc,
00:43:23en fait,
00:43:24il faut être patient,
00:43:26entre guillemets,
00:43:26faire le dos rond
00:43:27mais une chose est sûre,
00:43:28c'est que la condition
00:43:28des militaires américains
00:43:30est un sujet
00:43:30extrêmement sensible,
00:43:32notamment dans l'opinion
00:43:33publique américaine
00:43:34et ce,
00:43:35à quelques semaines
00:43:35des élections
00:43:36de mi-mandat.
00:43:37– Et on en parle
00:43:38avec Philomène Romy
00:43:39également d'un mot
00:43:41au Congrès,
00:43:42notamment les démocrates,
00:43:43que le général
00:43:43en parlait à l'instant,
00:43:45s'en inquiète.
00:43:46Il y a une véritable inquiétude
00:43:48sur le matériel
00:43:49utilisé par les Américains ?
00:43:51– Alors,
00:43:52il y a certaines inquiétudes,
00:43:54évidemment,
00:43:55c'est ce qui a été souligné,
00:43:56mais moi,
00:43:56ce que j'aimerais rappeler,
00:43:58c'est qu'en fait,
00:43:58la vie sur un porte-avions
00:44:00comme le d'Abraham Lincoln,
00:44:02moi,
00:44:02je me suis rendue en mission
00:44:03sur le porte-avions
00:44:04Charles de Gaulle,
00:44:05ce qui est extrêmement,
00:44:06ce qui est difficile
00:44:07pour tous ces marins,
00:44:08ce qu'il faut bien s'imaginer,
00:44:09c'est qu'en fait,
00:44:10vous débarquer dans
00:44:11une véritable ville
00:44:12où il n'y a pas de fenêtre,
00:44:13en fait.
00:44:13Sur le porte-avions
00:44:14Charles de Gaulle,
00:44:15il y a 2000 marins
00:44:16et certains marins
00:44:17ne peuvent ne jamais voir
00:44:18la lumière du ciel.
00:44:19Donc,
00:44:20c'est pour ça qu'en pleine nuit,
00:44:21il y a une lumière rouge
00:44:22qui se met dans ce porte-avions
00:44:23et il faut bien s'imaginer
00:44:24qu'il y a un bruit permanent,
00:44:25le bruit des machines.
00:44:27Et puis,
00:44:28pour tous ceux
00:44:28qui sont à bord,
00:44:29il n'y a jamais de l'intimité,
00:44:31il y a une promiscuité
00:44:31qui est extrêmement importante.
00:44:33Donc,
00:44:33ce qui est dur,
00:44:34évidemment,
00:44:34pour ces marins,
00:44:35c'est,
00:44:35on s'imagine bien,
00:44:36260 jours
00:44:37sans escale
00:44:38en permanence
00:44:39sur une machine,
00:44:40c'est-à-dire une mission
00:44:41qui n'a pas de début
00:44:42et pas de fin.
00:44:42C'est ça qui est très très dur
00:44:44pour ces marins américains.
00:44:44Merci à tous les trois
00:44:45pour vos éclairages
00:44:46et vos explications
00:44:47à 16h23
00:44:48sur BFM TV,
00:44:50la chronique éco.
00:44:54Soyez créatifs
00:44:55devant votre programme
00:44:56avec les coupons
00:44:57de Saint-Pierre.fr
00:44:58Vente en ligne
00:44:59de tissu de qualité
00:45:00et à petit prix.
00:45:08Et on parle d'une grève
00:45:09qui arrive au mauvais moment.
00:45:11C'est le week-end du 15 août
00:45:13qui débute cet après-midi.
00:45:14Une grève chez EasyJet
00:45:16et évidemment,
00:45:17cela met dans l'embarras
00:45:18de très nombreux passagers.
00:45:20Les explications signées
00:45:21Julien Migaud-Muller.
00:45:25Ira-t-elle à Marrakech ?
00:45:27Aurore doit partir dimanche
00:45:28au Maroc avec EasyJet.
00:45:30Son voyage est prévu
00:45:31de longue date
00:45:31mais le doute plane toujours.
00:45:33Il a en plus été
00:45:34pour l'anniversaire
00:45:35de mon mari.
00:45:36C'est 40 ans.
00:45:37On croise les doigts
00:45:38et on se dit
00:45:38peut-être que notre vol
00:45:39ne sera pas impacté.
00:45:41C'est vrai qu'on est
00:45:41un peu dégoûté quand même.
00:45:42Au total,
00:45:43une quarantaine de vols
00:45:44est annulée demain
00:45:45et probablement autant dimanche
00:45:47sans grande visibilité
00:45:48pour l'instant
00:45:48car les personnels
00:45:49navigants commerciaux
00:45:50ont jusqu'à minuit
00:45:51pour se déclarer.
00:45:53Cette grève
00:45:53qui tombe en plein week-end
00:45:54du 15 août
00:45:55est une manière
00:45:56pour les hôtesses
00:45:56et les stewards
00:45:57de marquer le coup
00:45:58et d'énoncer notamment
00:45:59une instabilité chronique
00:46:01des plannings.
00:46:01Qui dit fatigue
00:46:02accrue chez les personnels
00:46:04navigants
00:46:04dit la sécurité
00:46:06qui est compromise
00:46:07potentiellement
00:46:07puisque si les PNC
00:46:09ne peuvent pas
00:46:09avoir les temps
00:46:10de repos adaptés
00:46:11sont constamment perturbés
00:46:13je pense à des bases
00:46:13communes par exemple
00:46:14qui vont subir
00:46:15des 50 voire 60
00:46:16changements de planning
00:46:17par mois.
00:46:18Ils sont très stressés
00:46:19très perturbés
00:46:20très fatigués
00:46:21automatiquement
00:46:21ça met en péril
00:46:22la sécurité de nos passagers.
00:46:24Dans un communiqué
00:46:25la deuxième compagnie
00:46:26aérienne en France
00:46:27qualifie cette action
00:46:28d'opportuniste
00:46:29et souligne
00:46:29que des négociations
00:46:30sont prévues
00:46:31le mois prochain.
00:46:43Il est quasiment
00:46:4416h30
00:46:45merci d'être avec nous
00:46:46cet après-midi
00:46:47sur BFM TV
00:46:48les titres à la une
00:46:49les piratages
00:46:50se multiplient
00:46:51le fisc a été ciblé
00:46:52cette fois
00:46:53particuliers
00:46:54et professionnels
00:46:55ont été visés
00:46:56par des escrocs
00:46:57que font-ils
00:46:58des données volées
00:46:58à quoi servent-elles
00:47:00concrètement ?
00:47:01Nous en parlerons
00:47:02avec un spécialiste
00:47:03en cybersécurité
00:47:04la direction
00:47:05des finances publiques
00:47:06confirme que
00:47:07plusieurs centaines
00:47:08de milliers
00:47:08de personnes
00:47:09ont été touchées.
00:47:10La guerre en Ukraine
00:47:11avec la poursuite
00:47:12des frappes
00:47:13de part et d'autre
00:47:13après les axes ferroviaires
00:47:15au cours des dernières heures
00:47:16une plateforme
00:47:17destinée aux exportations
00:47:18a été visée en Ukraine
00:47:19Moscou
00:47:20durcit le ton
00:47:21et menace
00:47:22de détruire
00:47:23tout ce qui alimente
00:47:24la machine de guerre
00:47:25ukrainienne
00:47:25depuis l'Occident
00:47:27nous en parlerons
00:47:27avec nos correspondants
00:47:28sur le terrain
00:47:29et nos spécialistes
00:47:30en plateau
00:47:30et puis la canicule
00:47:32est toujours là
00:47:32température au-dessus
00:47:33de 40 degrés
00:47:34un petit peu partout
00:47:35en France
00:47:35cet après-midi
00:47:36c'est le cas
00:47:36notamment en Ile-de-France
00:47:37demain ça va continuer
00:47:39nous dit Marc
00:47:40et il fera toujours
00:47:41aussi chaud
00:47:41ça baisse seulement
00:47:43à partir de dimanche
00:47:44soyez donc
00:47:45très patients
00:47:48on commence donc
00:47:49par ce nouveau
00:47:50piratage de données
00:47:51cette fois
00:47:51c'est le fisc
00:47:52qui a été ciblé
00:47:53par des escrocs
00:47:54près de 700 000
00:47:56particuliers
00:47:56sont concernés
00:47:57un peu moins
00:47:57de 300 000
00:47:58professionnels
00:47:59des piratages
00:48:00qui ont tendance
00:48:00à se multiplier
00:48:01depuis plusieurs mois
00:48:03les précisions
00:48:03signées
00:48:04Maïva Lamy
00:48:07cette fuite de données
00:48:08au cœur de l'état français
00:48:09a de quoi vous préoccuper
00:48:11dans quelle main
00:48:11ça va partir
00:48:13toutes ces informations
00:48:14on ne sait pas
00:48:14où est-ce que ça va
00:48:15c'est notre sécurité
00:48:16qui est en jeu
00:48:17alors de quoi parle-t-on
00:48:18selon les hackers
00:48:20le piratage
00:48:21est survenu fin juin
00:48:22sur la plateforme
00:48:22des impôts
00:48:23pour l'instant
00:48:24pas de précision
00:48:25officielle
00:48:25sur le type
00:48:26de données concernées
00:48:27mais pour le site
00:48:28de référencement
00:48:29de données
00:48:29French Breachies
00:48:30il pourrait s'agir
00:48:31de noms
00:48:32et d'adresses
00:48:32mais aussi
00:48:33des revenus fiscaux
00:48:34de référence
00:48:35aujourd'hui je le dis
00:48:36je le redis
00:48:37c'est la cyberathe
00:48:38la plus critique
00:48:39que la France
00:48:39ait connue
00:48:40parce que là
00:48:40on parle vraiment
00:48:41d'une dernière
00:48:42bastion en France
00:48:42qui détient absolument
00:48:43toutes les informations
00:48:44les plus sensibles
00:48:45mais alors
00:48:46qui est concerné
00:48:47à ce stade
00:48:48des investigations
00:48:49quelques centaines
00:48:50de milliers d'usagers
00:48:51sont concernés
00:48:52par cet acte malveillant
00:48:53les investigations
00:48:54se poursuivent
00:48:55et la direction générale
00:48:56des finances publiques
00:48:57communiquera
00:48:58un bilan consolidé
00:48:59prochainement
00:49:00mais que risquent
00:49:01concrètement
00:49:02les personnes concernées
00:49:03des malfaiteurs
00:49:04pourraient racheter
00:49:05ces données
00:49:06objectif
00:49:07rendre des arnaques
00:49:08plus crédibles
00:49:08en ciblant directement
00:49:10leurs victimes
00:49:11mais avec une adresse
00:49:12et des revenus déclarés
00:49:13les risques vont même
00:49:14un peu plus loin
00:49:15alors pour éviter
00:49:16les arnaques
00:49:16une règle simple
00:49:17rester extrêmement vigilant
00:49:19face aux messages
00:49:20prétendant venir
00:49:21d'institutions
00:49:22comme la banque
00:49:22ou la poste
00:49:23plutôt que de vous
00:49:24transformer en enquêteur
00:49:25pour savoir si le message
00:49:26est légitime ou non
00:49:27et bien considérez
00:49:28que celui-ci est illégitime
00:49:30et rendez-vous
00:49:31dans l'application
00:49:32depuis laquelle
00:49:33le message est censé arriver
00:49:35contrairement à ce
00:49:36qu'affirment les malfaiteurs
00:49:37la direction générale
00:49:38des finances publiques
00:49:39affirme que le site
00:49:40impots.gouv.fr
00:49:41n'a pas été compromis
00:49:42que ce soit pour les particuliers
00:49:44ou les professionnels
00:49:45elle affirme également
00:49:46qu'il n'est pas vecteur
00:49:48de ces extractions
00:49:49de données
00:49:50Voilà pour ce sujet
00:49:52donc signé
00:49:52Julien Migaud-Muller
00:49:53et on en parle avec vous
00:49:54Damien Brancal
00:49:55merci d'être avec nous
00:49:56vous êtes spécialiste
00:49:58en cybersécurité
00:49:59vous avez été surpris
00:50:01en apprenant cette information
00:50:03cette nouvelle escroquerie
00:50:05ce nouveau piratage
00:50:06de données
00:50:07avec cette fois
00:50:07le fisc
00:50:08qui a été ciblé
00:50:10Bonjour
00:50:10non
00:50:11je vais être très honnête
00:50:12avec vous
00:50:12moi ça fait 30 ans
00:50:13que j'ai un bloc
00:50:14qui est dédié
00:50:14à la cybersécurité
00:50:16des fuites de données
00:50:17il y en a tous les jours
00:50:19quand ce n'est pas
00:50:19des dizaines par semaine
00:50:21ce qui est plus impressionnant
00:50:23si on devait prendre
00:50:24cet angle là
00:50:25c'est que ça vise quand même
00:50:26une entité administrative
00:50:28et étatique
00:50:28et qui n'est pas des moindres
00:50:29vu qu'elle gère
00:50:30les données
00:50:31et bien de 69 millions
00:50:33de personnes
00:50:33ce qui est plus intéressant
00:50:35encore malheureusement
00:50:36et je vais être très honnête
00:50:36avec vous
00:50:37je viens de quitter
00:50:38les pirates
00:50:38j'ai pu converser
00:50:39avec eux sur internet
00:50:40on a encore une fois
00:50:41affaire à des populations
00:50:43qui c'est l'occasion
00:50:44qui fait le larron
00:50:45ils ont trouvé le moyen
00:50:47de pouvoir impacter
00:50:48un humain
00:50:48et ensuite
00:50:49et bien
00:50:50ils lancent leur filet
00:50:51puis ils voient
00:50:51ce qu'ils peuvent récupérer
00:50:52alors lorsque vous dites
00:50:54ils
00:50:54c'est qui
00:50:55est-ce qu'on a
00:50:56un portrait robot
00:50:58de ce pirate
00:50:59qui pêche des données
00:51:02et ensuite
00:51:03vous nous direz
00:51:03ce qu'ils en font
00:51:05je vais être très honnête
00:51:06avec vous
00:51:06ils ont entre 7 et 77 ans
00:51:08ceux avec qui
00:51:09j'ai pu parler
00:51:10parlent allemand
00:51:11et anglais
00:51:11mais ils peuvent être
00:51:12très bien belges
00:51:13français
00:51:13québécois
00:51:14ce sont des populations
00:51:15qui peuvent être
00:51:16souvent assez jeunes
00:51:17comme on peut aussi
00:51:18retrouver des adultes
00:51:19bref
00:51:20la cartographie
00:51:21de ce type de population
00:51:22est assez compliquée
00:51:23d'autant plus
00:51:23que leur motivation
00:51:24aussi n'est pas simple
00:51:26bon je vais être très clair
00:51:26avec vous
00:51:27ceux que j'ai croisés
00:51:29sur internet
00:51:29avec qui on a pu causer
00:51:30c'est clairement
00:51:31et purement pour l'argent
00:51:32voilà
00:51:33ils me l'ont dit
00:51:34nous on vole des informations
00:51:35pour les revendre
00:51:36maintenant
00:51:37il y a aussi
00:51:38beaucoup de blabla
00:51:39j'entends par là
00:51:40c'est du marketing
00:51:41de la malveillance
00:51:42ils diffusent sur des forums
00:51:43il n'y a rien de mystérieux
00:51:45c'est ça qui est terrible
00:51:45aujourd'hui
00:51:46c'est que leur marketing
00:51:46de la malveillance
00:51:47ils diffusent leurs petites annonces
00:51:49sur des forums
00:51:50et donc du coup
00:51:51il n'y a qu'à lire
00:51:51ce qu'ils racontent
00:51:52et quand ils le racontent
00:51:53ce ne sont que leurs propos
00:51:55là ce qui est très bien
00:51:56c'est que
00:51:56voilà
00:51:57le ministère Bersti
00:51:59a expliqué aussi
00:52:00que de leur côté
00:52:00ils avaient réussi à les bloquer
00:52:01et les pirates le disent
00:52:02au mois de juin
00:52:03voilà
00:52:04on voit que d'un côté
00:52:05ça tente de défendre
00:52:06et de l'autre
00:52:06on a des populations
00:52:07qui
00:52:07et bien voilà
00:52:08quasiment 7 jours sur 7
00:52:0924 heures sur 24
00:52:10essayent de trouver
00:52:11la porte d'entrée
00:52:12Alors Damien Bancal
00:52:14vous ne bougez pas
00:52:15vous restez avec nous
00:52:15je vais vous faire réagir
00:52:16à cette information
00:52:17développée par Valentin Demey
00:52:21il n'y a pas que le fisc
00:52:22qui a été visé
00:52:23il y a des précédents
00:52:24Valentin
00:52:26Au total
00:52:27une dizaine d'affaires
00:52:28de piratage
00:52:29depuis la fin d'année 2025
00:52:30celles en tout cas
00:52:31qui ont été rendues publiques
00:52:32en décembre
00:52:33trois ministères sont visés
00:52:34l'intérieur
00:52:35les sports
00:52:35et l'éducation nationale
00:52:36les données de plus de
00:52:373 millions de foyers
00:52:38sont susceptibles
00:52:39d'avoir été piratées
00:52:41des données d'élèves
00:52:41sont également téléchargées
00:52:43la compromission
00:52:44concernait notamment
00:52:44leur identité
00:52:45l'identifiant EduConnect
00:52:47l'établissement
00:52:48et certains codes
00:52:48d'activation
00:52:49en janvier 2026
00:52:51c'est la direction générale
00:52:52des finances publiques
00:52:53qui annonce le piratage
00:52:54d'une partie du fichier FICOBA
00:52:55vous savez c'est le fichier
00:52:56qui recense l'ensemble
00:52:57des comptes bancaires
00:52:58qui ont été ouverts
00:52:59dans des établissements français
00:53:00l'Ursaf le même mois
00:53:02est également victime
00:53:02d'une compromission
00:53:03jusqu'à 12 millions
00:53:04de salariés
00:53:05sont potentiellement concernés
00:53:07UBI
00:53:07une plateforme d'échange
00:53:08administratif
00:53:09est également visée
00:53:11en janvier
00:53:11mais l'attaque
00:53:12est heureusement stoppée
00:53:13à temps
00:53:14en février
00:53:14une nouvelle attaque
00:53:15contre le ministère des sports
00:53:16c'est une plateforme
00:53:17qui est utilisée
00:53:18pour gérer la formation
00:53:19la formation notamment
00:53:20des secteurs de l'animation
00:53:21et du sport
00:53:22qui est compromise
00:53:23en mars
00:53:23le système de l'éducation nationale
00:53:25est de nouveau ciblé
00:53:26système COMPAS
00:53:27la fuite concerne
00:53:28les données
00:53:29de 243 000 comptes
00:53:31enfin en juin
00:53:31en plus du nouveau piratage
00:53:33de la plateforme
00:53:33des impôts
00:53:34Tchap
00:53:35une messagerie sécurisée
00:53:37de l'état
00:53:37est également touchée
00:53:39par une attaque
00:53:39des conversations publiques
00:53:41ont fuité
00:53:41la plateforme
00:53:42jeveuxaider.gouv.fr
00:53:44est aussi attaquée
00:53:45c'est environ 550 000 comptes
00:53:47qui sont concernés
00:53:48par une extraction de données
00:53:49Damien Bancal
00:53:50on le voit
00:53:51lorsqu'ils mettent
00:53:53les filets
00:53:54à la mer
00:53:54les escrocs
00:53:56ils visent n'importe qui
00:53:57ils visent non seulement
00:53:58n'importe qui
00:53:59n'importe comment
00:54:00et n'importe quoi
00:54:01c'est pas des génies
00:54:03il faut clairement
00:54:03enlever ce terme
00:54:04ce sont des hackers
00:54:05avec des capacités
00:54:07hors du commun
00:54:08non
00:54:08ils ont besoin
00:54:09d'avoir une chance
00:54:10une seule fois
00:54:10une fois qu'ils sont rentrés
00:54:12et bien ils vont regarder
00:54:13à droite
00:54:13à gauche
00:54:14ils vont essayer de voir
00:54:15ce qu'ils peuvent collecter
00:54:15parce que leur mission
00:54:16clairement est de collecter
00:54:18de l'information
00:54:19qu'ils vont tenter
00:54:20de revendre
00:54:20donc peu importe
00:54:21où ils peuvent rentrer
00:54:22je vais vous donner
00:54:22un exemple très concret
00:54:23plus tard qu'il y a 4 jours
00:54:25un pirate informatique
00:54:26de la même bande
00:54:27du même groupuscule
00:54:28de malveillants
00:54:29explique qu'ils ont infiltré
00:54:30une société française
00:54:31qui est dédiée au cloud
00:54:32à l'espace nuagique
00:54:34quand ils ont réussi
00:54:35à rentrer dans cette entreprise
00:54:36ils ont pu mettre la main
00:54:37sur au moins
00:54:38200 de leurs clients
00:54:39qui sont des PME
00:54:40et des PMI
00:54:41voilà
00:54:41on est dans cette espèce
00:54:43d'avalanche
00:54:44d'informations
00:54:45et juste pour finir
00:54:46la semaine dernière
00:54:47je suis tombé
00:54:48sur un espace de pirates
00:54:49avec 1,7 milliard
00:54:51de mails
00:54:52et de mots de passe
00:54:52appartenant uniquement
00:54:53à des personnes
00:54:54qui ont un .fr
00:54:55donc un mail
00:54:56.fr
00:54:57donc c'est de la collecte
00:54:58d'informations
00:54:58depuis 2013
00:54:59les pirates
00:55:00ne font que ça
00:55:00aujourd'hui
00:55:01c'est la nouvelle
00:55:02ruée vers l'or
00:55:03pardon du terme
00:55:03qui est vraiment pas jolie
00:55:04pour ce type de population là
00:55:06mais la collecte
00:55:07d'informations
00:55:08leur permet
00:55:08de les revendre
00:55:09après à d'autres escrocs
00:55:10d'autres pirates
00:55:11merci Daniel Bancal
00:55:13tout cela est passionnant
00:55:15tout cela est aussi
00:55:15un petit peu inquiétant
00:55:17l'actualité à l'étranger
00:55:18à présent
00:55:19à 16h37
00:55:21l'actualité
00:55:22toujours dominée
00:55:22par la guerre
00:55:24en Ucrète
00:55:25avec une reprise
00:55:26des frappes
00:55:26de part et d'autre
00:55:27de la frontière
00:55:27au cours des derniers jours
00:55:29activité militaire intense
00:55:30et frappe
00:55:31souvent meurtrière
00:55:32on va en parler
00:55:33en plateau
00:55:33avec nos invités
00:55:34mais d'abord
00:55:35on va partir
00:55:35à Kiev
00:55:36où on retrouve
00:55:37le correspondant
00:55:38de BFMTB
00:55:39sur place
00:55:39Cyril Amoursky
00:55:41Cyril il y a eu
00:55:41une frappe
00:55:42contre une plaque tournante
00:55:43pour des exportations
00:55:45d'énergie
00:55:46racontez-nous
00:55:48Absolument
00:55:48c'est le port
00:55:48d'Oustluga
00:55:49qui a été ciblé
00:55:50cette nuit
00:55:51ce n'est pas la première fois
00:55:52que d'ailleurs
00:55:52ce port a été ciblé
00:55:53par l'armée ukrainienne
00:55:54et cela se passe
00:55:55seulement deux jours
00:55:56après une attaque
00:55:57contre le port principal
00:55:58commercial de la Russie
00:55:59à Novorossinsk
00:56:00selon les informations
00:56:01que l'on possède
00:56:02à ce stade
00:56:03on sait que
00:56:04des installations gazières
00:56:05ont été touchées
00:56:06au niveau de ce port
00:56:07et donc on voit
00:56:08au cours des derniers jours
00:56:08que la stratégie ukrainienne
00:56:10est vraiment de taper
00:56:10l'économie russe
00:56:11que ce soit
00:56:12au niveau des entreprises
00:56:13comme Walberys
00:56:14qui représentent
00:56:15entre 3 et 4%
00:56:16du PIB russe
00:56:17et qui est en quelque sorte
00:56:18l'équivalent d'Amazon en Russie
00:56:20mais aussi
00:56:20contre vraiment
00:56:21des installations portuaires
00:56:23je vous l'ai dit
00:56:24à Novorossinsk
00:56:25à Oustluga
00:56:25Novorossinsk
00:56:26c'était plutôt
00:56:27des installations
00:56:28et des terminaux céréaliers
00:56:29notamment avec des céréales
00:56:30qui ont été volées
00:56:31sur le territoire ukrainien
00:56:32en territoire occupé
00:56:33depuis 2022
00:56:34et à Oustluga
00:56:35c'est vraiment
00:56:36un autre secteur
00:56:37mais qui participe aussi
00:56:38à l'effort de guerre
00:56:39et qui est très important
00:56:39pour l'économie russe
00:56:40et bien c'est
00:56:41tout ce qui touche au gaz
00:56:42mais aussi aux exportations
00:56:44pétrolières
00:56:44donc on voit vraiment
00:56:46qu'au cours de ces dernières semaines
00:56:47l'Ukraine a une capacité
00:56:48de frappe de plus en plus importante
00:56:50à des centaines
00:56:50voire parfois même
00:56:51à plus de 1000
00:56:522000 kilomètres
00:56:53en territoire occupé
00:56:54mais aussi en Russie
00:56:55quelque chose
00:56:56qui n'était pas encore
00:56:58possible il y a quelques mois
00:56:59mais désormais
00:57:00l'Ukraine envoie
00:57:00des centaines de drones
00:57:01et aussi des missiles
00:57:02en direction de la Russie
00:57:03la Russie elle aussi
00:57:05continue à bombarder l'Ukraine
00:57:06au moins 5 personnes
00:57:07ont été tuées
00:57:08au cours de cette nuit
00:57:09notamment dans la région de Soumy
00:57:10Voilà pour l'aspect militaire
00:57:12sur le terrain
00:57:13il y a également
00:57:14cet après-midi
00:57:15l'aspect diplomatique
00:57:17avec ces nouvelles menaces
00:57:19du ministre russe
00:57:20des affaires étrangères
00:57:21Sergei Lavrov
00:57:23dit que
00:57:23la Russie
00:57:24tout simplement
00:57:25peut durcir
00:57:26ses méthodes
00:57:26afin de détruire
00:57:28tout ce qui alimente
00:57:28l'Ukraine
00:57:29directement
00:57:30depuis l'Occident
00:57:31écoutez
00:57:35Nous allons durcir
00:57:36considérablement
00:57:37nos méthodes
00:57:37afin de démanteler
00:57:38tout ce qui
00:57:39depuis l'Occident
00:57:40alimente la machine
00:57:41de guerre de Kiev
00:57:41nous sommes déjà
00:57:43en train de le faire
00:57:44et il commence déjà
00:57:45à se plaindre
00:57:48voilà pour ce que dit le ministre russe des affaires étrangères
00:57:52on va reçoindre notre correspondant à Moscou
00:57:54Jean-Didier Revoin
00:57:55Jean-Didier
00:57:55est-il important d'accorder de l'importance à ce que dit Lavrov ?
00:58:00Ou bien c'est à nouveau peut-être de la gesticulation politique ?
00:58:06Alors la voix est un diplomate
00:58:07donc il y a forcément
00:58:08une dimension
00:58:11de communication
00:58:12dans cette annonce
00:58:12mais
00:58:13souvenez-vous
00:58:14lorsque Volodymyr Zelensky
00:58:15avait annoncé
00:58:16une campagne de frappe
00:58:17massive de drones
00:58:18sur le territoire de la Russie
00:58:19qui devait durer 40 jours
00:58:20et bien
00:58:21on peut aussi y voir
00:58:23une réponse
00:58:24à cette
00:58:25à cette nouvelle campagne
00:58:27de Volodymyr Zelensky
00:58:28dans la mesure
00:58:29où pour le président
00:58:30ukrainien
00:58:30cette campagne avait pour but
00:58:31d'amener la Russie
00:58:32à la table de négociation
00:58:33on voit que ce n'est pas du tout le cas
00:58:35et donc
00:58:36pour ça
00:58:36c'est une déclaration concrète
00:58:38la Russie
00:58:40qui a même demandé
00:58:42aux Etats-Unis
00:58:43au département d'Etat américain
00:58:44des explications
00:58:46concernant son implication
00:58:47croissante dans le conflit
00:58:49c'est du moins sûr
00:58:49qu'elle croit Moscou
00:58:50au vu de la précision
00:58:51des frappes ukrainiennes
00:58:53dans la profondeur
00:58:53du territoire russe
00:58:54et on demandait encore
00:58:56au ministre
00:58:57des affaires étrangères
00:58:58russe
00:58:59dans cette interview
00:58:59s'il envisageait
00:59:01s'il y avait la possibilité
00:59:02d'envisager
00:59:03un cessez-le-feu
00:59:04pour lui
00:59:05dans l'immédiat
00:59:06cela est inacceptable
00:59:07dans la mesure
00:59:08où
00:59:10seule une paix durable
00:59:11pérenne
00:59:12et fiable
00:59:13peut être conclue
00:59:14avec l'Ukraine
00:59:15si à défaut
00:59:16ce serait
00:59:17faire affront
00:59:18aux combattants soviétiques
00:59:19qui sont morts
00:59:20en combattant l'Allemagne nazie
00:59:21et de même
00:59:22un autre affront
00:59:23à l'histoire millénaire
00:59:24de la Russie
00:59:25si merci pour ces précisions
00:59:27Jean-Didier Rauvoin
00:59:28le correspondant
00:59:29de BFM TV
00:59:29à Moscou
00:59:30et on en parle
00:59:31toujours avec
00:59:32notre invité
00:59:32notre général
00:59:35général Jérôme Pellisrandi
00:59:37qui est consultant
00:59:38défense BFM TV
00:59:39Jérôme Pellisrandi
00:59:41que faut-il penser
00:59:43de ces nouvelles frappes
00:59:45qui se poursuivent
00:59:46sur le terrain
00:59:46des frappes
00:59:47on va dire
00:59:47plutôt cibées
00:59:48d'abord
00:59:49le ferroviaire
00:59:50il y a quelques heures
00:59:50et là
00:59:52une plateforme
00:59:53économique
00:59:54stratégique
00:59:56Oui
00:59:56il y a très clairement
00:59:57un durcissement
00:59:58de la part de Moscou
00:59:59avec donc ces frappes
01:00:00qui font
01:00:01d'abord
01:00:01de très nombreuses
01:00:02victimes civiles
01:00:03il faut le rappeler
01:00:04du côté ukrainien
01:00:05ça c'est quelque chose
01:00:06qui est absolument dramatique
01:00:07et puis effectivement
01:00:09parallèlement
01:00:09un certain nombre d'actions
01:00:10de guerre hybride
01:00:12menées à l'égard
01:00:13des Européens
01:00:14des déclarations
01:00:16très agressives
01:00:17de la part
01:00:18à la fois
01:00:19de Vladimir Poutine
01:00:20notamment
01:00:20lorsqu'il était
01:00:21donc hier
01:00:23donc
01:00:25à l'extrême-orient
01:00:27en Russie
01:00:27sur les îles Kouril
01:00:29et en quelque sorte
01:00:30sur un territoire
01:00:30occupé par l'Union soviétique
01:00:32depuis 1945
01:00:33là les propos
01:00:34de Sergei Lavrov
01:00:35donc oui
01:00:36une tension
01:00:37très forte
01:00:38donc
01:00:38un an à peine
01:00:40après le fameux sommet
01:00:42la fameuse rencontre
01:00:43d'Angorage
01:00:44où Donald Trump
01:00:45avait failli
01:00:45tout céder
01:00:46à Vladimir Poutine
01:00:47donc oui
01:00:48stratégie de l'attention
01:00:49maintenant
01:00:49il va falloir voir
01:00:50comment cela va évoluer
01:00:52dans les semaines à venir
01:00:53D'un mot
01:00:54Jérôme Pellisrandi
01:00:55je voudrais vous faire
01:00:56réagir
01:00:57et commenter
01:00:58ce petit document
01:00:59que nous allons voir
01:01:00visuel
01:01:01c'est cet avion
01:01:02qui poursuit
01:01:03un drone
01:01:04sans dire peut-être
01:01:04long
01:01:05sur ce conflit
01:01:06qui dure
01:01:07regardez
01:01:21ça fait 7
01:01:22voilà
01:01:23un général Pellisrandi
01:01:25un drone
01:01:26poursuivi par un avion
01:01:28le drone
01:01:29au coeur
01:01:29de cette
01:01:29de cette bataille
01:01:31de cette guerre
01:01:31qui dure depuis
01:01:32des mois
01:01:32et des mois
01:01:32maintenant
01:01:34absolument
01:01:35et ces drones
01:01:35en fait
01:01:36tirés par la Russie
01:01:37et qui frappent
01:01:38l'ensemble du territoire
01:01:39donc
01:01:40et qui sont précis
01:01:41on a l'exemple
01:01:43de ce train
01:01:43de passagers
01:01:45donc un train
01:01:47transportant
01:01:47des passagers civils
01:01:49avec
01:01:49les deux cheminots
01:01:50qui ont été tués
01:01:51donc dans la frappe
01:01:52et donc
01:01:53on voit bien
01:01:53cette stratégie
01:01:54de l'attention
01:01:54parce que bien entendu
01:01:55ça oblige
01:01:58les forces armées
01:01:59ukrainiennes
01:02:00à riposter
01:02:01ou en tout cas
01:02:01à essayer de protéger
01:02:02un maximum
01:02:03et puis bien sûr
01:02:04la population
01:02:05elle vit sous cette tension
01:02:06permanente
01:02:06de bombardement
01:02:07et ça c'est quelque chose
01:02:09qui psychologiquement
01:02:10est extrêmement dur
01:02:11mais qui est délibérément
01:02:12voulu
01:02:12par donc
01:02:14Moscou
01:02:16Merci Jérôme Pellisrandi
01:02:18Général Pellisrandi
01:02:19pour ces précisions
01:02:20cet éclairage
01:02:21sur cette guerre
01:02:22en Ukraine
01:02:23qui se poursuit
01:02:24sur le terrain
01:02:25et Jérémy Brossard
01:02:27qui prend le relais
01:02:27dans quelques minutes
01:02:28aura certainement
01:02:29l'occasion
01:02:30d'y revenir
01:02:31Je vous dis à demain
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