Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
Retrouvez le club de la Bourse du vendredi 17 juillet dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:03Le club de la bourse, on se dirige vers Good Morning Market dans un quart d'heure.
00:06Mais avant cela, nous recevons avec Aude Kersulek, Julien Marcy, chef économiste de Global Sovereign Advisory
00:11et Sylvain Goyon, gérant action chez Montpensier Arbevel.
00:16On a parlé de ça ce matin Aude, des semi-conducteurs qui vivent une nouvelle fois une période difficile avec
00:22des baisses importantes.
00:22Est-ce que d'après vous Julien, c'est une rotation de secteur ou est-ce que c'est passager
00:27?
00:28Le paradoxe, c'est que moi, avec mon œil d'économiste, les chiffres sont toujours excellents dans ce domaine.
00:34On l'a vu il y a quelques jours avec notamment les données du commerce extérieur chinois.
00:40Quand on regarde le détail, c'est toujours très tiré par ce secteur-là.
00:45Tous les biens liés à l'électronique, aux technologies, les chiffres sont excellents.
00:50On est sur des doublements par rapport à l'année dernière qui était déjà une base élevée.
00:56On s'en souvient déjà l'année dernière, on disait que le commerce extérieur chinois était très résilient.
01:01Et en fait, quand on regarde dans le détail, on voit que la Chine importe aussi beaucoup de ce secteur
01:05-là.
01:06Donc on voit que les chaînes de valeur asiatiques dans ce domaine-là, franchement, tournent à plein régime.
01:12Donc si ce n'est pas la macro, ça veut dire que sans doute que les investisseurs, maintenant,
01:16sont un peu plus regardants sur la qualité des investissements.
01:19C'est-à-dire qu'on accorde moins d'importance au volume et on se demande de plus en plus
01:24si les investissements passés vont être rentables.
01:27Et donc on regarde un peu plus les marges.
01:29Oui, alors justement, c'est vrai que c'est un secteur qui est très volatil en bourse,
01:32que ce soit les valeurs asiatiques, sud-coréennes, japonaises, américaines, mais aussi françaises.
01:37On a par exemple, hier, Sylvain, ST Microelectronics, qui a baissé de 5 %, moins 10 % de jour.
01:43Ça devrait continuer à l'ouverture aujourd'hui à 9 heures.
01:46Pourquoi les Françaises souffrent beaucoup ? Parce qu'il y a aussi Soitec qui faisait partie du lot,
01:51et peut-être plus que, par exemple, les Américaines.
01:53Alors en fait, je pense qu'il faut...
01:55Alors c'est vrai qu'il y a une très forte volatilité, ça on est entièrement d'accord.
01:58Mais moi j'aimerais, malgré votre question, dézoomer quand même par rapport à la France,
02:02parce que ce sujet de volatilité, il est absolument général.
02:05Je me suis livré un petit exercice, j'ai regardé en fait quelle était la volatilité aujourd'hui du SOX,
02:11et même du S&P, pardon, par rapport au COSPI, tel qu'elle existe aujourd'hui.
02:15Et cette volatilité, en fait, n'a été plus élevée sur le SOX qu'à trois reprises.
02:21C'était en 2008, c'était en 2020, et je crois que la dernière fois, ça devait être à peu
02:27près dans cette zone-là.
02:29Mais l'indice de semi-conducteurs et la bourse de Corée du Sud, on est sur deux choses très volatiles
02:34déjà à l'origine.
02:34Et ce qui est assez intéressant, c'est que lorsqu'on regarde en fait comment les rendements se poursuivent,
02:38et c'est sans doute aussi une des raisons pour lesquelles aujourd'hui on voit les semi-conducteurs baisser,
02:42je pense que Julien l'a très justement dit, ce ne sont pas les résultats qui sont en cause.
02:45Les résultats qui ont été très très bons et qui continuent à l'être ont amené en fait un positionnement
02:49massif des investisseurs sur ce secteur-là.
02:51Aujourd'hui, il y a ce questionnement sur les investissements, ça a été dit également.
02:54Et donc, en l'occurrence, quand on est sur un segment qui est très encombré,
02:57eh bien aujourd'hui, il y a une tentation de la part de certains acteurs, notamment les acteurs systématiques,
03:01de se désengager, ce qui provoque cette volatilité sur les cours.
03:04Mais ce n'est pas le niveau en l'occurrence des résultats qui provoque cela.
03:09Et donc, à partir de ce moment-là, eh bien, on a envie de se dire que non, ça n
03:12'est pas une vraie rotation,
03:13c'est plutôt un mouvement, je dirais, de marché qui est assez normal.
03:17D'ailleurs, pour preuve, quand on regarde la volatilité sur l'ensemble, par exemple, du S&P 500 hors cette
03:21partie-là,
03:22elle est tout à fait normale et en ligne à 16 avec ce qui se fait d'habitude.
03:25Donc, on est sur un phénomène qui est purement sectoriel et qui n'a pas contaminé le reste du marché
03:29à l'heure actuelle.
03:30– Dans un autre sujet, parce que le temps avance très vite, les réunions de Banque centrale,
03:35on parlait en début de semaine de celle de la Fed, il y a aussi celle de la Banque centrale
03:39européenne à venir la semaine prochaine,
03:40on est en moyenne période, il n'y a plus de déclarations, mais une des dernières, c'était celle de
03:44Joachim Nagel,
03:45le gouverneur allemand, l'un des plus sévères normalement, qui a dit qu'il n'y avait pas de précipitation
03:51à avoir.
03:52Julien.
03:53– Oui, en effet, si on fait le bilan depuis la dernière réunion, le contexte n'a pas vraiment changé
03:59pour la BCE.
04:00Donc, dit autrement, on est toujours un peu dans le scénario central que la BCE décrivait à l'époque.
04:08Alors, on se souvient que c'était juste avant la décision d'augmenter les taux,
04:12juste avant l'accord annoncé entre les États-Unis et l'Iran,
04:15mais depuis, cet accord a pris un peu de plomb dans l'aile.
04:20Donc, au final, qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
04:23On a eu les chiffres d'inflation du mois de juin qui ont été quand même assez favorables,
04:27ne montrant toujours aucun signe d'effet de second tour, de pression sur l'inflation sous-jacente,
04:32sur les salaires et les enquêtes de confiance vont dans ce sens aussi.
04:36Et puis, il y a toujours cette incertitude politique qui, désormais, est là pour rester.
04:40Et donc, qui va quand même dans le sens de la décision de la BCE du mois de juin,
04:43qui était de dire, c'est vrai qu'on ne voit pas de signe à ce stade d'emballement sur
04:47l'inflation,
04:48mais il faut rester vigilant.
04:49Alors, est-ce que ça veut dire d'autres hausses de taux ?
04:52La semaine prochaine, il y a assez peu de chances,
04:55d'autant plus que ce n'est pas une réunion de politique monétaire
04:58au cours de laquelle la BCE va revoir son scénario économique.
05:02Ça, ce sera en septembre.
05:03Donc, si la BCE augmente ses taux,
05:06ce serait peut-être un peu plus justifié d'attendre au moins l'été
05:09pour voir ce qui se passe, d'actualiser ses prévisions
05:11et à ce moment-là, de prendre une décision.
05:13D'autant plus que le chiffre d'inflation de la zone euro,
05:16il a fortement décru au mois de juin.
05:18On va avoir le chiffre de la confirmation tout à l'heure à 11h,
05:21mais 2,8% quand il était à 3,2% sur un rythme annuel au mois de mai,
05:26ça veut dire que c'est notamment dû à l'énergie,
05:29mais ça veut dire que finalement, les scénarios
05:31et les prévisions qu'avait fait la BCE au mois de juin
05:34et qu'elle ne réactualise pas effectivement en juillet,
05:36mais ce que ce sera en septembre,
05:38elle va peut-être devoir communiquer dessus.
05:40Qu'est-ce qu'elle pourrait le dire, Sylvain ?
05:42Qu'est-ce que pourrait dire Christine Lagarde jeudi ?
05:43Je pense qu'en fait, Julien, encore une fois,
05:46défriché l'essentiel du terrain,
05:47les prévisions d'inflation de la BCE,
05:49elles ont été construites sur un baril moyen,
05:52sur un baril à 97 dollars en moyenne en 2026.
05:57Donc bon, là, aujourd'hui, même avec le rebond que l'on a,
06:00on est aux alentours de 86 à 88, je pense,
06:02en termes de moyenne depuis le début de l'année.
06:03Donc cette hypothèse-là n'est pas invalidée.
06:06Et à ce stade, on a envie de se dire que même si on regarde le calme
06:10plutôt relatif qui existe sur les marchés,
06:12le marché n'est pas en train de penser qu'on va pouvoir dépasser ce plafond
06:16de façon assez importante.
06:17Ce que veut faire la BCE avec cette première hausse,
06:20c'était plutôt de signaler qu'elle serait attentive aux effets de second tour,
06:23des effets de second tour qu'on ne voit pas aujourd'hui encore
06:25dans les salaires ou dans ce genre de choses.
06:27Donc effectivement, pas de précipitation.
06:29On n'a pas vraiment de cartouche pour cette réunion du 23
06:31pour pouvoir se dire qu'on va remonter les taux.
06:33Il nous faut effectivement des nouvelles projections économiques.
06:35Et à partir de là, oui, si on parle de quelque chose,
06:38on parle peut-être d'un quart de point.
06:40À mon avis, encore plus dans cette idée de signaler
06:43qu'on sera attentif à ces effets de second tour.
06:45Mais honnêtement, on peut peut-être penser effectivement
06:47que cette escalade relative, qui est quand même moins importante
06:50que lors de la première vague de frappe, va arriver à son terme.
06:53On aura un nouvel accord.
06:54Et puis l'autre chose qui est assez intéressante,
06:56c'est que finalement, la composante énergétique que vous avez soulevée,
06:59c'est effectivement celle qui est essentielle aujourd'hui
07:02dans l'évolution de l'inflation.
07:03Et quand on regarde le prix du Bren par rapport à ce qu'on perd
07:06en termes de trafic dans Hormuz,
07:07on n'est pas là du tout où on devrait être.
07:09Le prix du pétrole devrait être beaucoup plus élevé.
07:11Deux raisons pour ça.
07:12La consommation de la Chine, qui est bien moins importante que prévue.
07:15Et même, je dirais, une sorte de culture de sobriété énergétique
07:19qui est en train de s'installer en Occident.
07:21Je regardais avec surprise, mais par exemple,
07:22le montant des réserves stratégiques qui ont été débloquées par l'Allemagne,
07:26il y en a 77% qui n'ont pas été consommées.
07:29Donc ça peut paraître assez curieux,
07:30mais ça veut dire également qu'en absence de tension,
07:34notamment de cette partie énergétique,
07:35on a peut-être une inflation qui est mieux contrôlée,
07:37même en headline, que ce qu'on peut penser.
07:39Juste une minute pour finir.
07:40Vous avez noté que Goldman Sachs passait des prévisions économiques
07:44à des prévisions footballistiques.
07:46Et il nous dit quel sera le vainqueur de la Coupe du Monde.
07:49Oui, c'était des vraies notes de recherche à accès restreint.
07:53Goldman Sachs avait vu la finale Espagne-Argentine,
07:57en tout cas ces derniers jours,
07:58parce que leur modèle a évolué au fur et à mesure de la compétition.
08:01Alors très exactement avant la compétition, c'était l'Espagne.
08:05Ensuite, au début, il a placé la France en tant que vainqueur.
08:09Et puis ensuite, on a vu que ça a un peu changé.
08:12Alors par exemple, dans le modèle,
08:14on utilisait la performance passée,
08:17la propension à marquer des buts,
08:18le momentum et aussi la géographie,
08:20parce qu'on jouerait moins bien si on est loin de chez soi.
08:22Alors il y a quand même un challenger
08:23dont les choses sont pas mal montées
08:25lors des matchs, notamment éliminatoires,
08:28c'est l'Argentine.
08:29Mais pour la finale de dimanche,
08:32la prévision de Goldman Sachs, c'est l'Espagne à 61%.
08:35Et alors une autre chose qui pourrait nous intéresser,
08:37c'est pour la petite finale à laquelle forcément la France va participer.
08:40Et bien Goldman Sachs donne la France vainqueur de ce match,
08:43donc troisième de la Coupe du Monde.
08:44On va vérifier ça la semaine prochaine,
08:46à la fin du week-end en tout cas.
08:48Merci messieurs d'être venus ce matin.
08:49Julien Marcilli,
08:51chef économiste de Global Sovereign Advisory,
08:53et Sylvain Goyon, gérant action chez Montpensier Arbevel.
08:56Merci.
08:56Merci.
Commentaires

Recommandations